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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 17 mars 2017 26 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileEurope & internationalInstitutions & électionsJustice

Marine Le Pen est "attaquée en toutes circonstances par un système coalisé", assure Nicolas Bay

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 15 %Attaque 65 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:22OuverteRéponse directe

    Comment analysez-vous l'échec de l'extrême droite aux Pays-Bas ?

  • 2:12RelanceRéponse partielle

    La droite et la gauche peuvent être patriotes, même ensemble ?

  • 3:08OuverteRéponse directe

    Gilles Bonchon : Marine Le Pen intègre déjà une défaite ?

  • 3:55RelanceÉludée

    Qu'est-ce que concrètement vous pouvez reprocher à la presse ?

  • 6:09FerméeRéponse directe

    Vous parlez du système aux États-Unis, Donald Trump a gagné. Donc si le système est coalisé contre Marine Le Pen, ça va marcher ?

  • 7:04RelanceRéponse directe

    C'est-à-dire les candidats qui ne sont pas ceux du Parti Socialiste ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:44Invité politiqueChiffre
    « Il est passé de 15 à 20 sièges au sein du Parlement néerlandais donc c'est un beau succès. »
  • 2:00Invité politiqueFait
    « On traite avec beaucoup de bienveillance, de sympathie, de connivence, pour dire les choses simplement, la candidature de M. Macron. »
  • 2:22Invité politiqueFait
    « Être patriote, ça consiste à défendre son pays et pas à le soumettre à des institutions supranationales. »
  • 2:33Invité politiqueFait
    « Patriote contre mondialiste. C'est le nouveau clivage. »
  • 3:20Invité politiqueFait
    « Je m'élève aussi contre l'unanimisme des médias, particulièrement lorsqu'il s'agit quand même du service public. »
  • 3:30Invité politiqueFait
    « France 2 qui, tous les jours, tape à bras raccourcis sur les adversaires de M. Macron, mais qui jamais non plus ne le mettra face à ses contradictions. »
  • 4:23Invité politiqueFait
    « Il y a eu un certain nombre de révélations, par exemple, sur sa déclaration de patrimoine. On a demandé à ce qu'il y ait de l'enquête. Il n'y a toujours pas d'enquête, rien n'avance. »
  • 6:36Invité politiqueFait
    « C'est-à-dire des manœuvres, des accusations infondées. »
  • 11:31Invité politiqueFait
    « Je pense qu'un certain nombre de journalistes se comportent naturellement comme des militants. »
  • 16:54Invité politiqueFait
    « Elle rassemble des Français qui viennent d'horizons très différents. »

Temps de parole

  • Locuteur 362 %
  • Nicolas Bay18 %
  • Locuteur 27 %
  • Présentateur6 %
  • Locuteur 82 %
  • Invité2 %

1,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:02
Présentateur

France Info. La politique sur France Info jusqu'à 9h avec Jean-Michel Apathy, bonjour. Bonjour Nicolas. Guy Birenbaum, Gilles Bornstein avec nous et votre invité bien sûr. Bonjour

0:19
Nicolas Bay

Nicolas Bé. Bonjour. Vous êtes secrétaire général du Front National. Comment analysez-vous l'échec de l'extrême droite aux Pays-Bas, le parti de Gerd... J'oublie son nom, tiens. Gerd Wilders. Wilders, voilà. Devaient remporter ses élections, c'était ce que disaient les sondages et puis finalement il est assez loin. Non, les sondages

0:38
Locuteur 3

étaient plus nuancés. Le parti de Gerd Wilders faisait partie de l'opposition mais n'était pas la force principale d'opposition ces 5 dernières années. Il a connu un nouveau succès d'étape, une vraie progression très importante. Il est passé de 15 à 20 sièges au sein du Parlement néerlandais donc c'est un beau succès. Ce n'est pas encore la victoire finale. Mais il était donné en tête... Non, il est maintenant la première force d'opposition. Il devait être le premier parti politique. Je ne sais pas d'où tenait cette information. Il était la deuxième ou la troisième force d'opposition et devient la première force d'opposition. C'est un succès ?

Oui, ça participe je crois d'une dynamique générale en Europe. On voit que les mouvements patriotes aujourd'hui partout en Europe sont en progression. On l'a vu en Grande-Bretagne. Mais n'arrive pas à gagner. Pas encore, mais on s'en approche à chaque fois un petit peu plus. Je crois qu'on l'a vu en Autriche. On voit aussi des mouvements qui ont des similitudes avec le Front National ou avec les patriotes en général en Hongrie, en Pologne, en Slovaquie. Partout, je crois qu'il y a une tendance qui est de retour des peuples. Mais jamais de victoire. Pas encore. On a vu Outre-Atlantique aussi des belles victoires. Voilà, on me disait

1:40
Nicolas Bay

après le Brexit, après Donald Trump, à la Hollande. Et puis non. Ça ne vous inquiète pas ? Non, pas du tout.

1:46
Locuteur 3

Je crois qu'il y a encore une fois une progression qui est constante et qui est absolument incontestable. Il n'y a pas de régression électorale, au contraire. Je pense qu'il y a une vraie dynamique. Aujourd'hui, il y a surtout une aspiration profonde des peuples à retrouver la maîtrise de leur destin, à s'affranchir de l'Union Européenne, à contester l'immigration massive qui a été organisée par leur gouvernement et d'ailleurs par l'Union Européenne. Et je crois que le nouveau succès du PVV de Gerdwilders participe de cette dynamique générale.

2:12
Locuteur 8

Justement, la façon dont vous accaparez comme élément de langage le mot patriote, vous savez qu'à a priori,

2:18
Locuteur 3

beaucoup de partis politiques sont patriotes. Non, moi je ne crois pas. Moi je crois qu'être patriote, ça consiste à défendre son pays et pas à le soumettre à des institutions supranationales. C'est un élément de langage. Ça consiste aussi à défendre son identité et pas à soumettre son pays à des vagues d'immigration massive.

2:31
Nicolas Bay

Donc si les autres ne sont pas patriotes, ils sont quoi ? Eh bien ils sont mondialistes. D'accord. Patriote contre mondialiste. C'est le nouveau clivage.

2:38
Locuteur 3

Je crois que d'ailleurs, Emmanuel Macron, il est emblématique de ça. On en parlera. Emmanuel Macron, il rassemble à la fois la droite et la gauche. Il est la synthèse des deux. Lui-même, à titre personnel, il est un peu la synthèse des deux. C'est le banquier d'affaires devenu ministre socialiste.

2:52
Locuteur 8

Là, vous êtes parti à toute vitesse, mais la droite et la gauche peuvent être patriotes, même ensemble.

2:56
Locuteur 3

Non mais moi, je ne sonde pas les reins et les cœurs. Que individuellement, ils n'aiment pas la France, je n'en sais rien. Moi, je fais juste le constat que quand ils sont au pouvoir, ils desservent les intérêts fondamentaux du peuple, ils desservent les intérêts du pays, donc ce ne sont pas des patriotes. Bien sûr. Ok. Gilles Bonchon.

3:09
Invité

Alors, on a un peu parfois l'impression que Marine Le Pen intègre déjà une défaite et elle a même trouvé des responsables de cette défaite. On l'écoute, c'était mercredi en meeting à Saint-Raphaël.

3:20
Locuteur 1

Je m'élève aussi contre l'unanimisme des médias, particulièrement lorsqu'il s'agit quand même du service public. France 2 qui, tous les jours, tape à bras raccourcis sur les adversaires de M. Macron, mais qui jamais non plus ne le mettra face à ses contradictions, jamais ne le dérangera. Libération, le monde, avec M. Berger qui soutient M. Macron, BFM, RMC, blablabla, blablabla, blablabla.

3:50
Invité

Alors, blablabla, blablabla, il faut, quand on dénonce quelque chose, il faut dire quoi ? Qu'est-ce que concrètement vous pouvez reprocher à la presse ? Est-ce que vous avez des éléments concrets de ce que vous avancez ?

4:00
Locuteur 3

Non, mais vous savez, il n'y a pas besoin d'avoir des éléments concrets. Il suffit d'ouvrir grand ses oreilles et d'écouter tous les jours dans les médias. On voit qu'il y a une espèce de bienveillance quasi unanime au bénéfice de M. Macron. Mais on voit. Oui, bien sûr, on voit, on entend. Bien sûr, évidemment. On traite avec beaucoup de bienveillance, de sympathie, de connivence, pour dire les choses simplement, la candidature de M. Macron. Écoutez, je vais vous donner un exemple. Il y a eu un certain nombre de révélations, par exemple, sur sa déclaration de patrimoine. On a demandé à ce qu'il y ait de l'enquête. Il n'y a toujours pas d'enquête, rien n'avance.

On a l'impression que c'est partie des sujets qui sont totalement bloqués. C'est-à-dire qu'envoyé spécial, on va avoir un envoyé spécial, par exemple, sur M. Macron ?

4:40
Nicolas Bay

Anticor a demandé à la Haute Autorité pour la transparence de la vie politique d'enquêter sur... Et par exemple, nous avons donné, nous, sur France Info, la parole au responsable d'Anticor pour qu'ils expliquent pourquoi ils le faisaient. Vous pensez qu'on ne fait pas notre travail ?

4:58
Locuteur 3

Moi, ce que je vois, c'est que les médias sont très bienveillants à l'égard de M. Macron.

5:04
Nicolas Bay

Quand on donne la parole au président d'Anticor, on fait notre travail ?

5:07
Locuteur 3

Oui, vous faites votre travail, mais je ne dis pas qu'en permanence, vous ne le faites pas. Je dis simplement qu'il y a des moments où on a le sentiment que Marine Le Pen est la cible principale qui est attaquée en toutes circonstances par un système coalisé. Système ? Oui, je crois qu'il y a un système coalisé. Mais vous savez, je crois que ça apparaît comme une évidence pour des millions de Français. Alors vous pouvez le contester. Ah, je ne conteste rien, je relève.

Mais quand on voit aujourd'hui qu'on a le gouvernement, l'institution judiciaire qui est instrumentalisée, les médias qui participent de cette tendance générale, on a d'ailleurs quelques ingrédients de ce qu'on a observé ailleurs. L'institution judiciaire. Et notamment aux Etats-Unis, il y a quelques mois, où on a vu aussi, d'une certaine manière, ce système coalisé contre un candidat. Là, on a un peu la même chose. Moi, je crois que les Français sont très lucides sur ce genre de phénomène. Je crois que quand on a, comme ça, 14 livres contre Marine Le Pen en deux mois, 5 reportages télévisés en 15 jours, un film financé d'ailleurs en partie par l'argent public.

Voilà, tout ça exclusivement à charge. Évidemment que les médias ne peuvent pas ensuite dire oui, on est indépendant, oui, on traite tout le monde avec équité.

6:09
Nicolas Bay

Vous parlez du système aux Etats-Unis, Nicolas Bé, Donald Trump a gagné. Donc si le système est coalisé contre Marine Le Pen, ça va marcher. Vous allez gagner.

6:18
Locuteur 3

Je pense que ça peut nous faire gagner. C'est ça. Absolument.

6:20
Nicolas Bay

Donc c'est une chance pour vous.

6:21
Locuteur 3

Ah bah peut-être, on en le verra. Mais vous savez, le système médiatique est une chance pour vous. Je suis convaincu en tout cas que l'ensemble de ces reportages à charge, de toutes ces manœuvres qui sont engagées aujourd'hui contre le Front National et contre Marine Le Pen sont perçues par les Français pour ce qu'elles sont. C'est-à-dire des manœuvres, des accusations infondées. Et je crois qu'il y a des millions de Français que ça révolte profondément. Et qui ont aussi le sentiment, Jean-Michel Apathy, qu'en fait, on essaye avec tout ça de priver un peu les Français du débat démocratique. On retrouve dans votre discours... On a une élection présidentielle.

Il y a un enjeu fondamental pour l'avenir du pays. C'est la France comme nation libre qui se joue en 2017. C'est les droits fondamentaux du peuple français. Et on essaye d'occulter totalement ce débat en multipliant les attaques incessantes, toujours contre les mêmes.

7:04
Nicolas Bay

C'est-à-dire les candidats qui ne sont pas ceux du Parti Socialiste. On retrouve dans votre discours les propos que Jean-Marie Le Pen tenait en 1995, en 2002, en 2007. Et ça n'est pas la France apaisée qu'avait évoqué Marine Le Pen en 2015.

7:15
Locuteur 3

Non, mais la France apaisée, c'est un objectif. Et vous savez, si Jean-Marie Le Pen dit que le ciel est bleu, on peut être d'accord aussi avec ce qu'il dit. Mais c'est le même discours. Non, mais c'est pas le même discours. C'est un retour à un discours antérieur. Encore une fois, c'est un constat que tous les Français font. Quand on voit une émission comme envoyée spéciale hier, qui était une attaque frontale contre Marine Le Pen. Tout ça avec de l'argent public. Parce qu'il s'agit de cela. C'est l'argent de la redevance. C'est le prix des 30% des lecteurs du Front National qui est utilisé pour faire une opération à charge. C'est évidemment extrêmement grave.

On voit bien qu'il n'y a pas de parole à la défense. Il n'y a aucune équité qui est respectée. Aucune récule de déontologie journalistique non plus.

7:51
Présentateur

On va en parler parce qu'il y a beaucoup de choses à dire sur ce que vous dites de ce reportage. L'info, Victor Maté à 8h40.

7:58
Locuteur 2

Un jeune homme fragile et fasciné par les armes à feu et qui a réagi par animosité envers d'autres élèves. Voilà le profil du lycéen de 16 ans qui a tiré hier dans son établissement de Grasse. Il est depuis en garde à vue. Quatre personnes ont été blessées par des plombs. Après les soupçons d'emploi fictifs de son épouse et de ses enfants, le parquet national financier s'intéresse désormais aux costumes offerts à François Fillon. L'enquête est donc étendue. Le candidat de la droite qui aurait dû se retirer de la présidentielle après sa mise en examen. C'est en tout cas ce que pensent trois personnes interrogées sur quatre enquêtes au DOXA pour France Info.

Il risque jusqu'à dix ans de prison et l'interdiction définitive d'exercer son métier. Le policier au cœur du procès du vol de cocaïne au 36 à des orfèvres il y a trois ans sera fixé cet après-midi. Le jugement est rendu à Paris. Les Etats-Unis ont-ils involontairement bombardé une mosquée au nord de la Syrie ? Washington reconnaît avoir ciblé un rassemblement d'Al-Qaïda dans la région d'Alep. La frappe sur la mosquée a fait 42 morts, principalement des civils.

8:58
Présentateur

Qu'est-ce qu'il faut ? Nicolas Bé, membre du Front National, est notre invité jusqu'à 9h. Avant de vous donner la parole, Gilles Bornstein, un mot de ses accusations contre ce reportage d'envoyé spécial qui a été diffusé hier soir. C'est une enquête. Vous dites qu'on n'a pas donné la parole au Front National. On voit à plusieurs reprises dans ce reportage des tentatives d'interview, des demandes d'interview par mail, des poursuites même dans certains couloirs pour obtenir une réponse de membre du Front National. des portes qui se ferment, en quoi la parole n'est pas donnée aux membres du Front National.

9:27
Locuteur 3

Vous croyez que c'est des méthodes de travail normales pour un journaliste ?

9:30
Présentateur

Quand un mail est envoyé pour demander une réponse ? D'aller pourchasser les députés, les assistants parlementaires. C'est parce qu'il n'y a pas de réponse au mail qu'il y a ces poursuites. Vous vous posez une question, je peux peut-être vous répondre. S'il y avait des rendez-vous auparavant.

9:40
Locuteur 3

On pourchasse des assistants parlementaires sur leur lieu de travail, y compris quand ils vont au parking, quand ils vont aux toilettes, ou quand ils vont à la buvette. Mais qu'est-ce que c'est que ces méthodes de voyous ? Et on fait comme ça témoigner des gens, anonymement, la voix masquée, le visage flouté, qui racontent n'importe quoi, un torrent de mensonges et de diffamations, tout ça avec l'argent du contribuable. C'est ça le service public en France ? C'est ça le service public dans une grande démocratie ? Mais c'est des méthodes absolument honteuses, absolument scandaleuses, qui d'ailleurs disqualifient toute une profession. Mais messieurs, vous êtes des journalistes.

Vous vous rendez compte que c'est aussi vous qui êtes indirectement les victimes de tout ça ? Parce que, est-ce que vous pensez que les Français vont avoir une bonne opinion de la presse et des journalistes quand on voit des méthodes comme ça qui sont utilisées ? Moi, je ne le crois pas.

10:21
Nicolas Bay

Je pense, Nicolas B, il faut quand même remettre un peu les choses dans leur contexte, parce que là, vous êtes indigné, mais peut-être sans beaucoup d'arguments. Ah bon ? Sans beaucoup d'arguments ?

Si on a bien compris, mais ils se défendront eux-mêmes, les journalistes qui ont fait le reportage qui a été diffusé hier soir par Envoyé Spécial, plusieurs, voire beaucoup de demandes d'entretien ont été réalisées, aucune n'a été faite, ce qui conduit parfois à attraper quelqu'un dans un couloir des élus qui ne veulent pas parler, qui se cachent, à les attraper dans le couloir, à leur demander des choses, mais en fait, ça n'est quand même pas l'inquisition moscovite que vous suggérez dans vos propos. C'est pour ça qu'il faut savoir un peu raison garder. Et je termine juste...

11:01
Locuteur 3

Vous avez la même ligne de défense que M. Lagache pour son reportage sur C8 qui nous explique. On a fait des demandes et on n'a pas eu de réponse. Bien sûr que si, en permanence, tous les jours, nous répondons aux sollicitations des journalistes, et je le fais ce matin avec vous, et on le fait en toutes circonstances, simplement on attend que les journalistes se comportent comme des journalistes, que ce ne soient pas des militants politiques déguisés en journalistes. Et évidemment, quand ils utilisent des méthodes qui sont contraires à toutes les règles de la déontologie, évidemment, on a le droit de s'indigner.

11:26
Invité

Militants politiques, vous pensez, pour dire clairement les choses, vous pensez qu'on reçoit des ordres,

11:30
Locuteur 3

et si oui, de qui ? Je pense même qu'il n'y a pas besoin d'ordre. Je pense qu'un certain nombre de journalistes se comportent naturellement comme des militants. Mais enfin, moi, je n'oublie pas qu'on est sur le service public, que Mme Ernotte, elle a été nommée par François Hollande. Oui, peut-être. Elle a été nommée selon la loi. On a le sentiment aujourd'hui qu'elle fait un peu la campagne de M. Macron, quand même, disant les choses simplement. On voit qu'il y a des reportages à charge contre le fondamental. Encore une fois, ça pose un problème très grave.

Je vous signale quand même qu'un envoyé spécial hier est entièrement financé sur l'argent public, puisque sur cette tranche-là, oui, non, mais sur cette tranche-là, c'est important, il n'y a pas de recettes publicitaires. Donc ça veut dire que tout est entièrement financé par le contribuable. Est-ce que vous croyez vraiment qu'un reportage comme celui d'hier participe de l'information et du débat démocratique dans notre pays ? Je ne le crois pas. C'est évidemment une opération à charge de déstabilisation de tentatives d'attaque frontale contre un mouvement politique. On jette la suspicion, on a des témoignages anonymes, il n'y a pas un seul fait qui est avéré.

Voilà, tout ça, ce sont des méthodes honteuses. Et encore une fois, je crois que les Français les perçoivent comme telles.

12:30
Nicolas Bay

On verra les téléspectateurs qui ne l'ont pas vu. Ceux qui l'ont vu n'ont pas besoin de le faire sur le site de France Télévisions pour voir ce reportage et se faire une idée. Puisque vous avez cette opinion d'une manipulation absolue des journalistes, pourquoi suspendez-vous ? C'est vous qui l'avez fait, Nicolas B. Bernard Leuillet. Benoît. Benoît, pardon, décidément, je veux toujours appeler Bernard Leuillet. Benoît Leuillet qui a tenu des propos devant une caméra, celle de C8. Vous avez mis en cause le reportage de C8. Si tout est à ce point malhonnête, pourquoi avez-vous suspendu Benoît Leuillet ?

13:02
Locuteur 3

La méthode est malhonnête. Caméra cachée, un journaliste qui se fait passer pour un militant pendant deux mois qui enregistre des conversations privées, qui fait de la provocation en permanence pour inciter des jeunes militants en les emmenant sur des sujets sensibles. Nous avons pris nos responsabilités. Mais pourquoi

13:19
Nicolas Bay

le suspendez-vous si tout est malhonnête ? Vous semblez créditer le travail des journalistes.

13:22
Locuteur 3

La méthode est scandaleuse. Pour le reste, quand on a un membre du Front National, à forcerie, un de nos élus locaux, qui tient des propos contraires à nos idées et à nos valeurs, il est immédiatement sanctionné. On aimerait bien que ce soit partout pareil. On aimerait bien que quand les républicains ont un député-maire, celui de Sifour, M. Vialat, qui tient des propos racistes, eh bien, il soit sanctionné. Il n'est pas sanctionné, il est investi par M. Fillon. On aimerait bien aussi que la presse se comporte de façon irréprochable. Quand M. Mehdi Mekla, ses propos ont été révélés, des appels à la haine explicites, on n'a pas vu de sanctions immédiates. Il était chroniqué sur France Inter.

Il n'est plus depuis très longtemps, il était très longtemps qui était dénoncé. L'exigence d'exemplarité à l'égard du Front National, on aimerait bien qu'elle ne soit pas géométrielle variable. Est-ce que vous comprenez

14:04
Nicolas Bay

la contradiction ? Vous dénoncez le travail de la presse et vous suspendez quelqu'un au terme du travail de la presse. C'est compliqué à comprendre.

14:13
Locuteur 3

Vous cédez à la dictature de la presse ? Quelle que soit la manière dont on a eu cette information, dans tous les cas de figure, il aurait été sanctionné parce qu'il a tenu des propos qui sont fondamentalement contraires à nos valeurs et ça n'a pas sa place. Mais vous validez l'information à l'heure. Ces idées-là n'ont pas leur place au Front National. Donc heureusement qu'on l'a vu. Écoutez, on aurait sans doute eu l'occasion de la voir autrement mais fondamentalement ce qui est très grave, c'est écoutez, vous avez des méthodes de caméras cachées. Est-ce que c'est une manière de faire de l'information libre ? Non. Évidemment pas.

14:42
Locuteur 8

On peut vous répondre, M. Beck, par exemple, vous empêchez certaines équipes de travailler. Je pense aux équipes de nos confrères de quotidien. Je pense aux équipes de Mediapart qui ne peuvent pas venir vous interviewer puisqu'ils n'ont pas accès à vos meetings. Si vous les laissez venir, peut-être que personne ne cachera de caméras.

14:54
Locuteur 3

Je vous tiens que ce sont les seuls qu'on a interdits. Pourquoi ? Parce qu'ils ne se comportent pas comme des journalistes. Mais qu'est-ce qui vous permet

14:58
Nicolas Bay

d'interdire des journalistes ?

15:00
Locuteur 3

Vous savez, les journalistes, ce n'est pas une espèce supérieure. Vous ne choisissez pas les journalistes. Nous, nous respectons la presse, nous respectons la liberté de la presse. Il y a même des orientations éditoriales, je l'évoquais, qui nous sont souvent très hostiles. Tant que les journalistes se comportent de façon professionnelle, nous travaillons au quotidien avec eux, ils ont leur place dans nos meetings, dans nos réunions. En revanche, quand il y en a, comme Mediapart ou comme le quotidien, qui ne font pas un travail d'information, mais un travail militant d'hostilité permanente à Marine Le Pen et au Front National. Oui, à l'intérieur de nos meetings, on a encore le droit, oui.

15:32
Invité

Non, mais c'est vous qui décrétez qui est professionnel et qui ne le parle.

15:34
Locuteur 3

Ce qu'on voit simplement, c'est qu'il y en a qui se comportent uniquement comme des adversaires politiques. Donc, à ce moment-là, évidemment, il n'y a aucune raison qu'on les traite comme des journalistes.

15:43
Nicolas Bay

Marine Le Pen a demandé un audit général de la Fédération du Front National des Alpes-Maritimes. Il faut s'attendre à des sanctions au sein de cette fédération.

15:51
Locuteur 3

Il va y avoir un audit. Vous savez, nous faisons souvent des audits. Qu'est-ce que c'est un audit ? Les audits dans nos fédérations, c'est le moment de faire un petit peu un point complet sur le fonctionnement d'une fédération, de rencontrer l'ensemble des cadres, des élus, pour améliorer le fonctionnement, pour régler les problèmes quand il y en a. Vous savez, c'est une procédure absolument classique. Moi, je suis en matière générale du mouvement. On fait une quinzaine ou une vingtaine d'audits par an dans nos fédérations. C'est une procédure courante, mais c'est une procédure interne.

16:14
Nicolas Bay

Vous redoutez qu'il y ait des cas comme celui de Benoît Leyer ?

16:18
Locuteur 3

Non, je ne le redoute pas. Mais si jamais il y en avait d'autres, évidemment, il serait sanctionné. Encore une fois, nous nous prenons nos responsabilités. Mais on attend simplement que chacun en fasse autant.

16:27
Nicolas Bay

Benoît Leyer est un militant identitaire, enfin, un ancien militant identitaire. Tout le monde dit depuis des années que Marion Maréchal Le Pen, qui a promu Philippe Vardant, joue un peu avec le feu, puisque Philippe Vardant est le même militant. Il a le même parcours que celui de Benoît Leyer. Vous avez besoin de la presse pour savoir tout ça ?

16:44
Locuteur 3

Philippe Vardant, en l'occurrence, n'a jamais tenu de tels propos. Ce n'est pas ça. Il ne vous a pas dit qu'il tenait des propos comme ceux-là. Il vous a dit qu'il avait le même parcours que Benoît Leyer. Un militant identitaire. Elle rassemble des Français qui viennent d'horizons très différents. Cette mouvance identitaire que vous évoquez, elle est très vigueuse. Elle est très diverse en réalité. Il y a aussi bien des gens qui ont des idées qui ne sont pas les nôtres et qui n'ont pas leur place au Front National que des gens qui finalement défendent l'identité de la France. On a encore le droit de le faire. Et à ce moment-là, ils ont tout à fait leur place parmi nous.

Donc, c'est à nous de faire le tri de qui on veut et qui on ne veut pas au Front National. Mais vous savez, derrière Marine Le Pen, il y a des Français qui ont été déçus par la droite, déçus par la gauche, déçus aussi même parfois par l'extrême gauche, pourvu que ce soit des patriotes, pourvu qu'ils soient en phase avec notre projet. Ils ont évidemment leur place dans l'Europe.

17:27
Nicolas Bay

C'est quand même Emmanuel Macron des déçus de la droite et des déçus de la gauche. Non, lui, c'est un peu différent.

17:31
Locuteur 3

Lui, c'est la synthèse des défauts de la droite et de la gauche. Et d'ailleurs, on le voit bien, on a de Bertrand Delanoé à François Béroux, en passant par Daniel Cohn-Bendit. Aujourd'hui, Emmanuel Macron, il est à la fois le candidat du Parti Socialiste, Hamon étant le candidat des frondeurs, et il recycle finalement tous les représentants du système, y compris les plus caricaturaux.

17:51
Présentateur

Nicolas Bé, sur France Info, jusqu'à 9h, un point sur l'info à 8h50. Victor Mathé.

17:57
Locuteur 2

La conspiration des cellules de feu. Ce groupe anarchiste grec, sans doute à l'origine du courrier piégé envoyé hier au siège parisien du FMI, une employée a été blessée. Le groupe uscule avait revendiqué mercredi l'envoi d'un colis piégé, cette fois en Allemagne. Une cellule psychologique installée ce matin au lycée Tocqueville de Grasse. Les cours ne reprendront que lundi. Après l'attaque d'hier, l'un des élèves âgés de 16 ans a pris un fusil de son père pour tirer sur 4 personnes avec du plomb. L'acte fou d'un jeune homme fragile et fasciné par les armes du blizzard. La rencontre Merkel-Trump aura bien lieu aujourd'hui à Washington après une série d'échanges tendus.

La chancelière allemande compte bien rappeler au président américain les dangers d'une guerre commerciale avec l'Europe. Et puis la belle performance de Lyon, qualifiée pour les quart de finale de la Ligue Europass et du football. Malgré la défaite demain sur le terrain de la Roma, l'OL s'était en effet imposé 4-2 au match allé.

18:50
Présentateur

France Info. C'est Nicolas Bé qui est l'invité politique de France Info. Jusqu'à 9h, une question de Gilles Bornstein.

18:58
Invité

Oui Nicolas, Emmanuel Macron a été reçu hier à la chancellerie par Angela Merkel. On écoute sa déclaration, on en parlera après.

19:05
Locuteur 5

Je suis là en tant que candidat et je n'oublie pas que je ne suis là qu'en tant que candidat. Ça n'est en aucun cas un adoubement. Vous savez, dans une campagne présidentielle française, le seul adoubement qui existe, c'est celui du peuple.

19:18
Invité

Alors en tant que candidate, Marine Le Pen ne peut pas prétendre à une telle réception. Est-ce que ça vous frustre ?

19:22
Locuteur 3

Non, pas du tout parce qu'elle n'a pas du tout envie de rencontrer Mme Merkel. Mme Merkel est une adversaire politique. Très clairement, alors que M. Fillon et M. Macron aillent la voir comme s'ils allaient à un pèlerinage parce qu'ils sont parfaitement en phase finalement avec ce qu'elle fait, avec ce qu'elle dit d'ailleurs. Emmanuel Macron, je crois, a commencé la première fois qu'il est allé à Berlin par expliquer qu'elle avait sauvé l'honneur de l'Europe en accueillant 1,5 million de migrants en Allemagne.

Moi, je pense que tout ça est fondamentalement contraire aux intérêts des nations européennes, aux intérêts même de l'Allemagne que c'est un moyen de peser à la baisse sur les salaires et sur les droits sociaux que c'était l'objectif de Mme Merkel de faire entrer une main d'oeuvre à bas coût. Mais évidemment, elle est une icône pour ces gens-là. Donc, on voit Emmanuel Macron aujourd'hui qui est en phase avec Mme Merkel. Ce n'est pas une surprise. Ça correspond exactement à ce qu'on disait tout à l'heure. C'est-à-dire qu'il est la synthèse de la droite et de la gauche.

C'est-à-dire qu'il est le candidat mondialiste, le continuateur, bien sûr, du quinquennat désastreux qui est en train de s'achever et sur lequel les Français ont envie de tirer un trait. et évidemment aussi le représentant d'une idéologie. Le débat entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron, il a le mérite de la clarté.

D'un côté, Marine Le Pen qui défend la nation comme moyen d'assurer notre sécurité, de préserver notre prospérité économique, d'assurer nos libertés fondamentales et Emmanuel Macron qui assume d'ailleurs, il faut bien le dire, un positionnement post-national, c'est-à-dire plus de protection aux frontières, plus de protection territoriale, moins possible de régulation, c'est-à-dire le mondialisme ultra-libéral

20:47
Nicolas Bay

qui est dangereuse. Vous qualifiez Angela Merkel d'adversaire politique mais si Marine Le Pen est élue à l'Élysée, ce sera une partenaire politique. Une partenaire, en tout cas, ce sera le chef d'État d'un pays voisin et nous, évidemment... Difficile d'imaginer autre chose qu'un dialogue avec l'Allemagne, quel que soit le contenu de ce dialogue mais ce ne sont pas des ennemis les Allemands.

21:04
Locuteur 3

Bien entendu, il y a des liens d'amitié entre les nations, entre les peuples. Après, on peut avoir des désaccords politiques avec ceux qui sont à la tête des États. Vous avez dit

21:13
Locuteur 8

qu'elle n'a pas envie de rencontrer Mme Merkel et quels sont vos mots précis et elle sera peut-être obligée. C'est ce que vous disiez, Jean-Michel Lappartier. Je veux dire par là

21:19
Locuteur 3

qu'elle n'a pas envie, elle n'a pas demandé d'abord et elle n'a pas spécialement envie en campagne électorale. Quand elle sera présidente de la République, évidemment, elle sera amenée à rencontrer tous les chefs d'État, Mme Merkel comme les autres.

21:28
Nicolas Bay

Elle avait souhaité Marine Le Pen.

21:29
Locuteur 3

Et puis on peut espérer aussi peut-être que Mme Merkel ne restera pas éternellement l'électeur jugeant.

21:34
Nicolas Bay

Elle avait souhaité Marine Le Pen rencontrer Theresa May, ça n'a pas été possible. Visiblement,

21:45
Locuteur 3

Jean-Michel Lappartier, qu'est-ce qui vous fait dire qu'elle a souhaité rencontrer Donald Trump ou Theresa May ?

21:50
Nicolas Bay

Theresa May, je l'ai lu, je crois qu'elle le dit ou Nigel Farage dans une interview qu'elle lui a accordée récemment, lui dit vous avez souhaité rencontrer Theresa May qui n'a pas voulu le rencontrer.

22:00
Locuteur 3

Nigel Farage a exprimé le souhait que Theresa May rencontre Marine Le Pen.

22:04
Nicolas Bay

Quant à la présence de Marine Le Pen dans la Tour Trump, elle est avérée, il y a des photos. Alors, je veux bien que cette visite ait une volonté touristique pure. Mais vous savez, c'est quand même assez étonnant. Pourquoi ne pas dire les choses ? Pourquoi ne pas dire les choses simplement ?

22:20
Locuteur 3

Il y a des similitudes dans les politiques menées par Theresa May en Grande-Bretagne avec ce que nous, nous souhaitons mettre en oeuvre. Il y a aussi des différences d'ailleurs. Mais je crois qu'une campagne électorale, on s'adresse d'abord au peuple français. Donc, le but, ce n'est pas forcément de multiplier les déplacements à l'étranger. On aura le temps après la campagne quand Marine Le Pen sera à l'Elysée de rencontrer les autres chefs d'État, notamment des pays voisins et même des pays plus lointains. Mais ce qui est important, encore une fois, c'est le projet politique qu'on porte.

On voit bien qu'aujourd'hui, vous citez la Grande-Bretagne ou les États-Unis, aujourd'hui, l'aspiration profonde des peuples en Europe et en Occident de manière générale, c'est avoir un État qui joue à nouveau son rôle, avoir une autorité politique qui défend les intérêts du peuple, c'est-à-dire qui met en place un certain nombre de protections, des protections économiques, des protections territoriales, c'est-à-dire la métallise des frontières. Aujourd'hui, c'est ça l'aspiration profonde.

23:06
Nicolas Bay

J'ai cité la Grande-Bretagne et les États-Unis et je n'ai pas pu ajouter la Hollande à la liste parce que le peuple vendais en a décidé autrement que Guy Birenbaum.

23:13
Locuteur 8

Que pensez-vous de la décision du parquet financier d'étendre l'enquête et les investigations concernant François Fillon aux achats dont on a beaucoup parlé de ses costumes ?

23:21
Locuteur 3

Écoutez, moi je crois qu'il faut que la justice fasse son travail, il faut laisser la justice travailler. Là, c'est justement l'enquête est étendue, d'où ma question. L'enquête est étendue, très bien, ils enquêtent. Mais que la justice fasse son travail dans la sérénité. Aujourd'hui, il y a un vrai problème, c'est qu'on voit bien qu'il y a une instrumentalisation de la justice par le pouvoir socialiste, il y a une espèce de précipitation dans le traitement des dossiers et ça, c'est extrêmement nuisible à la justice elle-même. Vous n'avez pas envie de savoir qui a offert ses costumes à M. Sion ? L'image des magistrats et de la justice est considérablement détériorée dans l'opinion publique.

C'est aussi quand les gens ont le sentiment que la justice n'a pas d'indépendance. Ça ne vous intéresse pas de savoir qui potentiellement lui a offert ses costumes ? Moi, ça ne me passionne pas en l'occurrence, mais en même temps, je trouve ça normal. À titre personnel, ça ne me passionne pas. En revanche, que la justice enquête là-dessus, c'est parfaitement légitime. Il faut simplement que le calendrier judiciaire ne soit pas calqué sur le calendrier politique et qu'on n'ait pas le sentiment en permanence dans cette campagne d'avoir une émixion du pouvoir judiciaire dans le calendrier électoral. On voit bien aujourd'hui que...

24:20
Nicolas Bay

Qui fait des cadeaux à quelqu'un qui est peut-être le prochain président de la République ? C'est une question politique, non ?

24:26
Locuteur 3

Oui, enfin... Non ? Pour l'indépendance ? Oui, bien sûr. Est-ce que derrière tout ça, il y a des conflits d'intérêts ? Tout ça, cette enquête-là, elle est légitime. Mais est-ce que... Donc, vous voyez que c'est intéressant de savoir qui a offert les costumes à François Fillon ? Si vous êtes attaché à la séparation des pouvoirs, vous conviendrez quand même qu'il est absolument indispensable que la justice, non seulement travaille de façon sereine, mais qu'elle ait aussi les apparences de cette sérénité. Parce qu'aujourd'hui, on a un sentiment d'abord de précipitation totale. Vous dites, Nicolas Bay,

24:53
Nicolas Bay

que les Français ont une mauvaise image de la justice. Je voulais citer un sondage au DOXA que diffuse France Info ce matin. Pour les deux tiers des Français sondés, ils ne comprennent pas que contrairement à François Fillon, Marine Le Pen refuse, puisqu'elle l'a refusé, de répondre à la convocation des juges.

25:08
Locuteur 3

Vous savez, Marine Le Pen, justement, elle a déjà répondu à toutes les accusations depuis deux ans quand même. Là, comme par hasard, on a des actes de procédure qui sont mis en oeuvre à un moment du scrutin ou à six semaines du scrutin. L'objectif est évidemment de polluer la campagne électorale et donc de priver les Français d'un débat absolument fondamental. C'est ça qu'elle refuse. Elle est dans la parfaite application de la loi puisque je vous rappelle qu'elle applique l'immunité parlementaire qui n'est pas un privilège mais simplement le moyen d'éviter justement ces pressions des autres pouvoirs sur le pouvoir législatif. Et vive l'immunité parlementaire

25:37
Présentateur

d'accord de l'Europe. Merci Nicolas Bay. Ce sera le mot de la fin. Merci Nicolas Bay. Merci Jean-Michel Apathy. L'info continue.