Louis Alliot est l'invité de Vincent Parizot
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:13OuverteRéponse directe
Pour décrypter ce qui ressemble à un tournant de la rigueur annoncé par votre candidate hier face au patron du MEDEF, que vous êtes un proche de Marine Le Pen.
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On peut avoir des détails parce que 125 milliards sur les dépenses publiques c'est beaucoup, ce serait à quelle échéance ?
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Mais les agences et le coût de l'immigration, allez...
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Mais ça veut dire que les aides sociales, les effectifs publics, les collectivités ne seront pas mises à contribution ?
- 2:11OuverteRéponse directe
Cet engagement suscite quelques doutes. On se demande comment vous allez pouvoir financer vos réformes, vos promesses, le pouvoir d'achat, la sécurité, les retraites ?
- 4:01RelanceRéponse directe
Alors rassurer, on va y venir, mais on est bien d'accord que ce n'est pas ça qui va amener des économies, enfin 125 milliards sur les dépenses publiques.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Qui a donc promis 125 milliards d'euros d'économie sur les dépenses publiques hier, c'est très ambitieux. »
- 0:36PrésentateurFait
« C'est un engagement qui n'avait jamais été annoncé jusqu'ici, plan d'économie qui doit être présenté fin septembre. »
- 1:00Invité politiqueFait
« Mais vous savez, des sources d'économie sur les budgets de l'État concernant les agences, le coût de l'immigration et un certain nombre d'autres mesures, ce ne sera quand même pas très difficile à aller chercher. »
- 1:41Invité politiqueFait
« Et si on ne résolve pas ce déficit, eh bien, tout le monde se rend en difficulté. »
- 2:21PrésentateurChiffre
« Ce qui coûterait, en tout cas, là encore, quelques milliards. »
- 2:27PrésentateurFait
« le programme, c'est 62 ans, mais 60 ans pour ceux qui ont commencé avant 20 ans. »
- 3:39Invité politiqueFait
« notamment par le fait que tout projet industriel qui s'implante dans les territoires pourra le faire sans considération de ce que l'on appelle le ZAN »
- 6:05PrésentateurFait
« cet engagement sur la règle d'or des 3% de déficit, ce qui empêche évidemment toute marge de manœuvre. »
- 6:21Invité politiqueFait
« Elle a été longtemps combattue par le Rassemblement National, c'est vrai. »
- 6:34Invité politiqueFait
« Je crois que depuis Raymond Barr, il n'y a jamais eu un budget en France voté à l'équilibre. »
- 6:51Invité politiqueFait
« le premier devoir d'un gouvernement patriote, c'est quand même de préserver l'avenir du pays et des générations futures. »
- 7:20Invité politiqueFait
« L'électorat populaire n'est pas un électorat qui se réjouit du déficit de la dette et de l'argent dépensé sans compter. »
Temps de parole
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Et l'invité d'RTL Soir est le maire de Perpignan et vice-président du Rassemblement National. Bonsoir Louis Alliot. Bonsoir. Merci d'être avec nous. Pour décrypter ce qui ressemble quand même à un peu à un tournant de la rigueur annoncé par votre candidate hier face au patron du MEDEF, j'en profite pour préciser, pour que les choses soient bien claires, c'est important dans le contexte notamment du départ du conseiller spécial libéral de Jordan Bardella, que vous êtes un proche de Marine Le Pen. Qui a donc promis 125 milliards d'euros d'économie sur les dépenses publiques hier, c'est très ambitieux.
C'est un engagement qui n'avait jamais été annoncé jusqu'ici, plan d'économie qui doit être présenté fin septembre. On peut avoir des détails parce que 125 milliards sur les dépenses publiques c'est beaucoup, ce serait à quelle échéance ?
Écoutez, tout est prévu pour le présenter à la presse et à l'opinion au moment du débat budgétaire à l'Assemblée. Pour l'instant, je ne peux pas vous donner de détails particulièrement. Mais vous savez, des sources d'économie sur les budgets de l'État concernant les agences, le coût de l'immigration et un certain nombre d'autres mesures, ce ne sera quand même pas très difficile à aller chercher.
Mais les agences et le coût de l'immigration, allez... Je ne vous ai donné que deux exemples, c'est tout. Oui, oui, parce que 125... Non, non, je n'en tire aucune conclusion. Mais ça veut dire que les aides sociales, les effectifs publics, les collectivités ne seront pas mises à contribution. 125 milliards d'euros, c'est une somme énorme, monsieur Alliot.
Oui, bien sûr, c'est une somme énorme, mais le déficit est énorme. Et si on ne résolve pas ce déficit, eh bien, tout le monde se rend en difficulté. Concernant les collectivités territoriales, moi, je suis bien placé pour le savoir. Je peux vous dire qu'on fait des économies permanentes et on serre les boulons de toutes parts, parce que l'on voit bien que les budgets sont de plus en plus contraints, et qu'on est obligé de limiter la dépense publique, mais aussi l'emploi. Et dans tous les cas de figure, la fonction publique en tant que telle devra se réduire dans un certain nombre de collectivités, parce qu'on ne peut pas continuer comme ça.
Mais en même temps, si je vous pose cette question, c'est que cet engagement suscite quelques doutes. On se demande comment vous allez pouvoir, en même temps, financer vos réformes, vos promesses, le pouvoir d'achat, le rappel, la sécurité, les retraites, puisque le programme, c'est 62 ans, mais 60 ans pour ceux qui ont commencé avant 20 ans. Ce qui coûterait, en tout cas, là encore, quelques milliards. Vous allez pouvoir arriver à tout faire en même temps ? La rigueur et vos promesses ?
Présentons les économies, d'abord. Libérons un certain nombre de carcans administratifs sur les entreprises et sur l'économie en général. Et quand le cercle vertueux de l'économie commencera à se faire jour, on s'apercevra que le déficit budgétaire se résorbera petit à petit, que les retraites ne seront plus impactées autant qu'elles le sont aujourd'hui, que l'emploi, évidemment, a un impact majeur sur les réformes en cours, et que c'est par la multiplication de l'emploi qu'on arrivera à résorber une partie de la dette. Bref, il faut remettre l'économie à l'endroit, mais aussi il faut libérer les énergies. Et c'est ce, je pense, que Marine a proposé hier devant les chefs d'entreprise.
J'ajoute que la réindustrialisation du pays devra être une priorité. Et je peux vous dire que ce qu'elle a proposé, notamment par le fait que tout projet industriel qui s'implante dans les territoires pourra le faire sans considération de ce que l'on appelle le ZAN, c'est-à-dire le gel du foncier pour des considérations, paraît-il, environnementales, eh bien c'est de nature à rassurer les chefs d'entreprise et à relancer l'économie.
Alors rassurer, on va y venir, mais on est bien d'accord que ce n'est pas ça qui va amener des économies, enfin 125 milliards sur les dépenses publiques.
Écoutez, ça peut aller vite, je veux dire, quand on voit le nombre d'agences, les budgets qui sont alloués et qui très honnêtement ne fournissent pas des rapports que l'on pourrait en tout cas en attendre, je pense que ça pourrait aller très vite.
En tout cas, on aura le détail fin septembre, ça c'est sûr, c'est promis.
Exactement, c'est pour cela, de toute façon, c'est le budget de l'État, nous présenterons un contre-budget, et dans ce contre-budget, il y aura les 125 milliards d'économies.
Vous l'avez dit, il y a quand même une volonté de rassurer les patrons, les investisseurs, les marchés, au moment où la ligne libérale, on peut dire, même si c'est un peu caricatural, mais on va dire ça comme ça, défendue par Jordan Mardella, semble écartée. À l'image du départ de ce conseiller spécial, économique et libéral qui a claqué la porte, François Durvy, ça fait un petit peu de bruit dans le landerneau politique.
Écoutez, je ne sais pas qui connaissait M. Durvy, je m'excuse, et sans porter attente à son honneur et à ses compétences et à sa considération. Voilà, c'était...
Mais il était le symbole d'une ligne libérale qui, visiblement, a perdu.
Oui, oui, mais la France... Oui, d'accord, mais je ne suis pas persuadé de cela, pour tout vous dire, parce que j'ai assisté à un certain nombre de réunions avec lui et il n'a jamais défendu une ligne libérale comme celle, par exemple, de M. Lysnard ou de quelques autres. Donc, sur des sujets, il avait sa propre sensibilité, mais je crains que ce soit plus par orgueil qu'il se soit retiré de la course parce que ses vues n'ont pas été prises en compte ou pas totalement prises en compte plutôt qu'une différence majeure de stratégie économique. Et j'ajoute qu'il n'est pas le seul à donner des conseils, à apporter des éléments à la politique économique et qu'il y en aura d'autres.
Je ne me fais aucun souci à la matière.
Autre élément important qu'on a entendu hier dans la bouche de Marine Le Pen, cet engagement sur la règle d'or des 3% de déficit, ce qui empêche évidemment toute marge de manœuvre. D'ailleurs, c'est une idée qui n'était pas du tout défendue par le Rassemblement National jusque-là.
Elle a été longtemps combattue par le Rassemblement National, c'est vrai.
Donc, c'est quand même un changement radical, là, de...
C'est de toute façon le retour à une rigueur budgétaire. Je crois que depuis Raymond Barr, il n'y a jamais eu un budget en France voté à l'équilibre. Et on voit bien qu'on continue à vivre sur de l'argent qu'on emprunte. Et donc, on fait peser la charge sur les générations qui arrivent. Donc, ça ne peut pas durer éternellement. Et je crois que le premier devoir d'un gouvernement patriote, c'est quand même de préserver l'avenir du pays et des générations futures. Et de ce point de vue-là, la règle d'or met, si vous voulez, un curseur, un symbole fort pour ne pas dépasser des limites acceptables. Et en fonction de ces limites, d'ailleurs, il y aura des choix à faire.
Il faudra assumer ces choix et nous assumerons ces choix.
Au risque de s'éloigner d'électorat populaire et des promesses que vous avez faites d'augmentation du pouvoir d'achat, notamment ?
L'électorat populaire n'est pas un électorat qui se réjouit du déficit de la dette et de l'argent dépensé sans compter.
Non, mais il y a le pouvoir d'achat, il y a les retraites, tout ça, ça va coûter de l'argent.
Oui, mais justement, il sera l'une des priorités de la politique que nous venons mener en place. Et précisément, il en sera le bénéficiaire. Ce sont d'autres cibles qui, elles, ne seront plus, j'allais dire, des priorités pour le budget de l'État. Mais de tout cela, on pourra en discuter à partir de la fin du mois de septembre.
Voilà, fin septembre, avec la présentation de ce contre-budget que vous allez donc présenter pour le Rassemblement national. Merci beaucoup. Merci à vous. Louis Alliot, vice-président du Rassemblement national. Sur ce tournant de la rigueur, on peut...