Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Discours / meetingRassemblement National (sur YouTube)· 8 septembre 2015 21 minAutoproduitActualité / polémiqueImmigration & asileSécuritéInstitutions & électionsSolidarités & famille

UDT Marseille : Discours de Stéphane Ravier

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 5 %Attaque 85 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:29Invité politiqueChiffre
    « Moins 20% sur la voie publique. »
  • 3:33Invité politiqueChiffre
    « Moins 23% pour les cambriolages. »
  • 3:35Invité politiqueChiffre
    « Et même moins de 30% pour les vols avec violence. »
  • 3:51Invité politiqueChiffre
    « « A mon arrivée, il y avait 15 arrachages de colliers par jour. Aujourd'hui, il n'y en a plus qu'un par semaine. » »
  • 5:59Invité politiqueFait
    « Alors comment dès lors ne pas parler de grand remplacement ? »
  • 7:08Invité politiqueFait
    « il y a cinq ans, des individus issus de la communauté Roms ont investi les lieux. »
  • 7:20Invité politiqueFait
    « Il y a deux ans, une décision de justice avait prononcé l'expulsion des Roms. »
  • 9:21Invité politiqueFait
    « Marseille est devenue la deuxième ville de France du salafisme. »
  • 12:07Invité politiqueFait
    « c'est à l'île Maurice que Renaud Muselier a préféré investir quelques millions d'euros, allant même jusqu'à demander la nationalité mauricienne. »

Temps de parole

  • Stéphane Ravier100 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Stéphane Ravier

Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les membres du bureau exécutif, Mesdames et Messieurs les membres du bureau politique, Mesdames et Messieurs les élus du comité central, Mesdames et Messieurs les élus, Chers camarades du Front National de la Jeunesse, Peuples du Front National, soyez les bienvenus à Marseille ! Il y a deux ans, presque jour pour jour, j'avais déjà l'honneur de prononcer le mot d'accueil à l'occasion d'une université d'été dont la qualité allait convaincre Marine Le Pen d'organiser désormais chaque année nos UDT dans la plus belle cité de France, dans la cité phocéenne.

Je rappelais donc en septembre 2013 que Marseille était la capitale européenne de la culture du cannabis, de la kalachnikov, des vols à la roulotte, mais aussi des embouteillages, de la pollution, de la magouille politique, du surendettement, du chômage de masse et bien sûr de l'immigration massive et incontrôlée. Deux années se sont écoulées depuis, deux années qui ont vu le Front National remporter des victoires locales au retentissement national. Victoire dans la municipale des 13e et 14e arrondissements, élection d'un sénateur, premier parti des Bouches-du-Rhône à l'occasion des élections européennes, position confirmée à l'issue des départementales.

Ces excellents résultats enregistrés par le Front National des Bouches-du-Rhône sont, je dois l'avouer, entachés sinon d'un échec, en tout cas d'une non-victoire, face à un adversaire redoutable, le Front National du Var.

La fédération des Bouches-du-Rhône, malgré un effort permanent, en ayant changé de permanence, ayant un local plus somptueux encore que celui du Var, en ayant effectué des efforts encore une fois au quotidien, en ayant organisé des conférences de formation, et bien malgré tous ces efforts, et je remercie d'ailleurs les militants du FN13 pour leur travail, et bien nous n'avons pas réussi à passer devant la fédération du Var, qui reste la première fédération en nombre d'adhérents. Bravo ! Bravo aux militants du Var, et à leur secrétaire départementale et ami, M. Frédéric Bocaletti. Rendez-vous à la fin de l'année pour le match retour.

Mais revenons à Marseille, si vous le voulez bien, deux ans ont passé depuis cette université d'été historique, et la situation marseillaise n'a fait qu'empirer. Je n'évoquerai que trois points, comme le veut la tradition républicaine. La sécurité, tout d'abord. Les statisticiens magiciens de la préfecture des Bouches-du-Rhône ont annoncé il y a quelques jours une chute vertigineuse de l'insécurité à Marseille. Moins 20% sur la voie publique. Moins 23% pour les cambriolages. Et même moins de 30% pour les vols avec violence. Bigre ! Pour illustrer ce succès historique, le directeur départemental de la sécurité publique, M. Bournickel, a même usé d'un argument.

Je cite, « A mon arrivée, il y avait 15 arrachages de colliers par jour. Aujourd'hui, il n'y en a plus qu'un par semaine. » Alors, soit M. le directeur de la sécurité publique prend les Marseillais pour les imbéciles, soit il habite sur Mars, mais assurément pas à Marseille. Car ils devraient savoir que les Marseillaises ne portent plus de colliers. Tout simplement, elles ne prennent même plus leur sac lorsqu'elles sont obligées d'aller dans le centre-ville. Les Marseillais, ceux qui vivent Marseille, ont été abasourdis et scandalisés par cette propagande. Car de toute évidence, ces chiffres sont bidons, truqués et manipulés.

Des chiffres bidons, truqués et manipulés, c'est aussi la méthode utilisée pour masquer les conséquences de la folle politique d'immigration qui prend aujourd'hui l'attitude d'un véritable suicide. Une déferlante migratoire qui change chaque jour un peu plus le visage de la ville de la Bonne-mer, et pas seulement dans les quartiers nord. Au voile islamique, devenu largement majoritaire dans de nombreuses cités, est venu se greffer, et de plus en plus, le port du niqab, qu'une loi de 2010, souhaitée par l'UMP, avait pourtant interdit. Le repli communautaire et les revendications, les provocations communautaristes se multiplient. Que fait la municipalité, pardon, UMPS ?

Encore que l'on ne dit plus UMPS aujourd'hui, on dit RPS ou RPS. Rassurez-vous, une bonne adhésion au Front National et vous en êtes préservés. Que fait-elle face à ce phénomène ? Elle soutient par couardise ou par calcul électoraliste ce processus de remplacement de population par d'autres, avec ses conséquences logiques d'installation de nouvelles coutumes, d'un autre culte, d'un autre modèle de civilisation. Alors comment dès lors ne pas parler de grand remplacement ? L'application zélée des 17 versets de la religion laïque et des droits de l'homme font aujourd'hui de la France le pays des droits de l'autre.

Les Marseillais, à l'image des Français, sont devenus pour beaucoup d'entre eux les retraités, les agriculteurs, il y en a encore un petit peu à Marseille. Les jeunes, les chômeurs, ils sont devenus de véritables parias dans leur propre ville et dans leur propre pays, puisque moins bien traités que les étrangers, voire même que les clandestins. Un exemple concret de cette délirante politique d'immigration, la villa des Roms de Sévigné. Alors ça, ça ne parlera qu'au Marseillais ou ceux qui habitent dans les 13e et 14e arrondissements. Sévigné, c'est un établissement scolaire qui se trouve dans le 13e arrondissement.

Et à côté de cet établissement, il y a une villa qui n'était plus habitée, son propriétaire étant sous tutelle. Eh bien, il y a cinq ans, des individus issus de la communauté Roms ont investi les lieux. Il y a deux ans, une décision de justice avait prononcé l'expulsion des Roms. Il y a deux ans. Mais la préfète à l'égalité des chances, parce que nous avons ça à Marseille. Nous n'avons pas d'argent, mais nous avons les préfets. Elle avait décidé d'interrompre ou de s'opposer à cette expulsion.

Et cela a encore duré deux ans, jusqu'à ce qu'elle nous écrive, au mois de juin de cette année, pour nous annoncer qu'elle allait procéder à l'expulsion, qu'elle attendait la fin de l'année scolaire et des solutions de relogement. Elle allait donc procéder à cette expulsion avant la mi-juillet. Et puis la mi-juillet est arrivée, et puis la fin juillet, et puis le début août, et puis la mi-août. Toujours pas d'expulsion. La seule qui avait fait ses valises, c'était la préfète à l'égalité des chances. Elle a été remplacée, bien sûr. Je suis donc allé rencontrer son successeur, et je lui ai rappelé les engagements de Mme Lajus. Lajus, ça s'arrête là, ça ne va pas jusqu'à la justice.

Et il m'a expliqué, il dit, M. le maire, au mois de juin, nous ne pouvions pas imaginer ce qui allait se passer au mois de juillet. Et l'actualité que vous connaissez, M. le maire, l'actualité migratoire, a fait que les solutions de relogement prévues pour les Roms, nous avons dû les attribuer aux clandestins, aux migrants, comme ils disent. Voilà la réalité de leur folle politique d'immigration, une vague migratoire en écrase une autre. Et puis dessous, dessous, vous trouverez les Français. Ce scandale est le parfait exemple qui démontre à quel point nos dirigeants sont incapables aujourd'hui de maîtriser le monstre qu'ils ont créé. Ici aussi, l'immigration est totalement hors contrôle.

Et aujourd'hui, Marseille est devenue la deuxième ville de France du salafisme. Les mosquées sont de plus en plus nombreuses à tomber entre les mains des barbus. Mais je crois que nous aurons l'occasion d'en reparler cet après-midi. Et en troisième point, je vous ai gardé quand même le meilleur pour la fin, le plus savoureux. Marseille demeure, et de loin, la capitale mondiale de la magouille politique. S'il fallait un exemple pour vous en convaincre, permettez-moi de vous narrer l'œuvre, car à ce niveau-là, c'est carrément de l'art.

L'œuvre réalisée par les deux grands artistes, les deux grands scénaristes du cinéma politique local, l'UMP Jean-Claude Gaudin et le socialiste Jean-Noël Guérini. Bref, retour en arrière. Nous sommes en 2008, au lendemain des élections municipales, et fort d'une majorité dite de droite, le petit muselier, que certains appellent le muselier le petit. Après avoir été pendant 13 longues années le premier adjoint de Jean-Claude Gaudin à la tête de la ville, était appelé, du moins le pensait-il, à devenir le président de la communauté urbaine. Il avait même commandé un nouveau mobilier et même un écran plasma pour son bureau.

Contre toute attente, parce que c'était sans compter sur les accords sequés passés entre Jean-Noël et Jean-Claude. Contre toute attente, c'est Eugène Cazély, poulain de Jean-Noël Guérini, crinière blanche casacrose, qui coiffe au poteau le fougueux mais désordonné canasson muselier. Et pendant six ans, c'est la gauche minoritaire, guériniste, qui gouverna la communauté urbaine de Marseille. Muselier écarté de toute influence sur la commune de Marseille, fin du premier acte. Pendant de longues années, le petit muselier n'a eu de cesse de ruminer sa défaite, qui raisonnait, il faut bien le dire, comme une humiliation.

Il est même allé jusqu'à s'attaquer au système guérini, s'aliénant un peu plus le président de ce qui était encore le Conseil Général. Écoeuré et surtout lâché par ses pairs, Renaud Muselier annonça même son vrai faux retrait de la vie politique. Vrai faux car il n'a jamais démissionné de son poste de conseiller municipal et a même soutenu la politique du maire de Marseille en votant son budget. Il partage donc avec lui le bilan désastreux de la gestion de la ville. Six ans plus tard, nous sommes en 2014, et Renaud Muselier, le plus mauricien des Marseillais, revient sur la scène médiatique.

Je dis mauricien car après avoir vanté les atouts de Marseille et la nécessité d'y investir pendant ses 13 années de mandat, c'est à l'île Maurice que Renaud Muselier a préféré investir quelques millions d'euros, allant même jusqu'à demander la nationalité mauricienne. Chacun appréciera le patriotisme économique et le patriotisme tout court du petit-fils de l'amiral, qui est en même temps un grand admirateur du général. Car il faut le savoir, M. Muselier a les adducteurs solides, il excelle dans le grand écart historique. Renaud Muselier voue un double culte. Un culte à son amiral de grand-père, ce que je me garderais bien de critiquer, et un culte au général de Gaulle.

Mais quand on connaît les relations qui animaient les deux hommes, ces deux militaires, qui se détestaient cordialement, on ne peut s'empêcher de penser que si l'un ou l'autre revenait, il y aurait des coups de pied au culte qui ne seraient pas perdus pour tout le monde. Ironie de l'histoire, le député européen Muselier siège au Parlement à côté d'une députée italienne, une certaine Alessandra Mussolini. Revenons à Marseille, revenons à notre film. Le petit Renaud, donc, pointe le bout de son nez et annonce en 2014 qu'il va soutenir Jean-Claude Godin à l'occasion de ses élections municipales.

Il sera face à votre serviteur et à ses colistiers et au toujours agréable et si délicat Patrick Menouchi du Parti Socialiste. Au soir du premier tour, Godin est en tête, suivi du Front National, ce qui a déjà été un tremblement de terre et de la liste du PS. Malgré une avance, Jean-Claude Godin n'est pas assuré de conserver sa mairie. Au soir du deuxième tour, et ce en raison de la loi PLM dont je vous ferai grâce, huit secteurs, huit listes, il y a en réalité huit élections municipales à Marseille.

Godin sait qu'il va perdre le septième secteur au profit du Front National, et c'est ce qui s'est passé, au profit surtout des habitants des 13e et 14e arrondissements, et ce huitième secteur abandonné depuis longtemps au communautarisme socialiste de Samia Ghali. Il n'est pas certain de ce que vont faire les électeurs des premiers et deuxièmes secteurs. Dans le deuxième secteur, c'est la liste de Godin qui est arrivée en tête devant celle de Mme Lisette Narducci, qui n'est pas une inconnue ici. Mme Narducci est une proche, une fidèle de Jean-Noël Guérini. Elle fait partie de la majorité socialo-guériniste du Conseil général. Elle est même le maire sortant de ce secteur.

Mais comme son mentor, elle est en rupture avec le PS. C'est donc sous l'étiquette « Parti radical » de gauche qu'elle se présente à l'occasion de cette élection. Réussissant à se qualifier, elle lance entre les deux tours un appel, un appel républicain, auquel va répondre Jean-Claude Godin. La liste Godin fusionnera avec la liste guériniste de Mme Narducci, et ensemble, ils remporteront ce secteur, permettant ainsi au maire de Marseille de conserver son fauteuil. Un an plus tard, Mme Narducci, qui fait toujours partie de la majorité de Jean-Claude Godin à la ville, se présente aux élections départementales. Vous le savez, il fallait former un binôme. Elle formera un binôme avec M. Guérini.

Elle fait partie de la majorité municipale avec Jean-Claude Godin, et elle est élue avec Jean-Noël Guérini au Conseil général. Le petit Renaud a une fois de plus avalé non pas une couleuvre, mais un anaconda. Du coup, il s'est présenté aux élections européennes où il a pris une fessée électorale. Et gageons que Marion lui donnera une nouvelle fessée électorale au mois de décembre 2015. Après un tel scénario, un tel quotidien à Marseille, après un tel film qui relèverait du roman, comment espérer que Marseille, ou plutôt son personnel politique, soit pris au sérieux ?

Comment le peuple historique de Marseille pourrait-il croire en l'avenir quand les portes étendards des valeurs républicaines que sont la liberté, l'égalité, la fraternité et le vivre ensemble ? Je t'en foutrai, moi, du vivre ensemble. Donne une telle image de la politique. Il y aurait de quoi désespérer Billancourt et le Vieux-Port, mais nous savons, nous, qu'en politique, tout désespoir est une sottise absolue. Pour sauver Marseille, pour que la capitale régionale amorce un redressement, il n'y a qu'une seule solution. Cette solution, mesdames et messieurs, elle porte un prénom. Ce prénom, c'est Marion.

Seule Marion et son équipe peuvent redonner confiance et espoir à Marseille et à l'ensemble de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Sa victoire au mois de décembre n'est pas seulement possible. Elle est nécessaire. Elle est urgente. Une gestion saine, dynamique, rigoureuse et intelligente au service des Français d'abord de notre région permettra aux navires amirales de s'amarrer sur les quais de Seine en 2017 pour que Marine puisse franchir les grilles de l'Elysée. Car l'enjeu, mesdames et messieurs, l'enjeu désormais n'est pas de savoir si nous allons pouvoir conserver 35 heures, d'obtenir ou pas un point de plus de croissance ou une nouvelle ligne de métro.

L'enjeu est de savoir si nous allons pouvoir rester Français en France. C'est ça l'enjeu. C'est de savoir si la France restera un pays libre ou si nous allons devoir nous habituer à vivre avec le terrorisme comme l'annonce M. Valls et avec le salafisme par-dessus tout. La bataille sera donc crude. Les vents violents. Il suffisait d'écouter hier le ministre de l'Intérieur à la mairie de Marseille, M. Cazeneuve, véritable fou qui est un ville des années 2015 qui a prononcé un réquisitoire contre le Front National sans le nommer, bien sûr. La bataille sera donc rude, les vents violents, tourbillonnants, ce sera un combat difficile. Mais rappelons-nous ce conseil éclairé que M. Panisse, M.

Panisse, M. Voilier, de Marseille, dans la trilogie de Pagnole, que M. Panisse donnait à M. Brun lorsque celui-ci hésitait à acheter le Pitalug parce qu'on disait qu'il chavirait. Il était connu dans toute la madrague sous le surnom de sous-marin. Et M. Brun met tout chavir dans la vie et surtout les bateaux. Et César d'ajouter, oui, et surtout celui-là. Ce conseil à ceux qui hésitent, à ceux qui ont peur, quelquefois de leur ombre, si vous voulez aller sur la mer en étant certain de ne pas chavirer, alors n'achetez pas un bateau, achetez une île.

Soyez cependant convaincus, nous sommes tous ici, mais faites-le savoir autour de vous, soyez cependant convaincus, mes chers amis, que le bateau, que le navire Front National n'est pas le Pitalug. Rien ni personne ne le fera chavirer. Rien ni personne. Hissez les voiles. Hissez les voiles, souké ferme et pour la France, direction plein sud. Mesdames et messieurs, Madame la Présidente, soyez les bienvenus à Marseille et excellente université d'été à tous. Sous-titrage Société Radio-Canada,