GABRIEL ATTAL SUR RTL|INTERDICTION DES RÉSEAUX SOCIAUX AUX MOINS DE 15 ANS
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Faut-il interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans ?
- 0:45OuverteRéponse directe
Comment fonctionnera la vérification de l'âge ?
- 1:45RelanceRéponse partielle
Les jeunes sont très présents sur les réseaux, n'est-ce pas un combat d'un autre temps ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Comment éviter que l'interdiction ne soit contournée ?
- 4:30RelanceRéponse directe
Faut-il aussi interdire Pronote pour lutter contre l'addiction ?
- 5:30OuverteRéponse directe
La France peut-elle être pionnière en Europe sur ce sujet ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Gabriel AttalFait
« Pour s'inscrire, il faudra envoyer son passeport, sa carte d'identité. »
- 1:30Gabriel AttalPromesse
« Cette interdiction rentrera en vigueur à partir du 1er septembre. »
- 2:30Gabriel AttalFait
« Les plateformes de réseaux sociaux auront jusqu'au 31 décembre pour désactiver les comptes existants. »
- 3:30Gabriel AttalFait
« Ni l'État ni les plateformes de réseaux sociaux ne disposeront de ces données. »
- 6:30Gabriel AttalFait
« La France sera le premier pays de l'Union européenne à le faire. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
ancien premier ministre, il est aujourd'hui le chef des députés macronistes à l'assemblée, le secrétaire général du parti Renaissance, Gabriel Atal est donc l'invité d'ertel Matin. Bonjour et bienvenue sur RTL. Gabriel Atal.
Bonjour Thomas Auto. Alors non, l'assemblée ne s'occupe pas que du budget puisqueaujourd'hui arrive dans les mécycles un débat qui nous concerne tous autour d'une question : "Faut-il interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans ? Ces réseaux dont on sait maintenant avec certitude qu'ils attaquent la santé mentale des ados.
Votre groupe a déposé une proposition de loi et c'est la la mise en musique d'une promesse d'un combat qu'Emmanuel Macron porte depuis 2018. La grande nouveauté, ça va être la vérification de l'identité. Comment ça va fonctionner ?
Pour s'inscrire, il faudra envoyer son passeport, sa carte d'identité. C'est un combat que je porte depuis 2 ans et demi et qui s'inscrit dans un combat qui est le mien pour protéger nos jeunes, protéger nos enfants. J'ai lutté contre le harcèlement scolaire à l'école, proposé une bulle de protection autour de notre jeunesse et là, vous l'avez dit, c'est une étapte décisive avec ce texte que j'ai déposé pour interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans.
Concrètement, ce que je peux vous dire ou vous annoncer, c'est que cette interdiction rentrera en vigueur à partir du 1er septembre. Si le voté aujourd'hui, si le texte est adopté, il devrait être examiné au Sénat. à la mi-février.
Ça veut dire qu'en un mois, il peut être adopté et qu'au 1er septembre, l'interdiction entrera en vigueur pour les nouveaux comptes qui seront créés. Mais comment on va la faire au bout sur le calendrier, ensuite les plateformes de réseaux sociaux auront jusqu'au 31 décembre pour désactiver les comptes existants qui ne respectent pas la nouvelle limitage. Absolument.
Ils pourront d'ailleurs démarrer avant que l'interdiction rentre en vigueur s'il le si s'ils le souhaitent. Ensuite, sur la vérification euh de l'âge, différents outils seront possibles. Il peut y avoir euh des outils de vérification via une reconnaissance faciale de l'âge.
Il peut y avoir des outils euh via euh des documents d'information sur l'âge euh qui peuvent être euh téléchargés. Je veux dire juste un point qui est très important pour ceux qui nous écoutent, c'est que ni l'État ni les plateformes de réseaux sociaux ne disposeront de ces données. Ce qui est préparé protégé.
Oui, ce qui est travaillé, c'est que cela passe par ce qu'on appelle un tiers de confiance, un partenaire, c'est-à-dire euh un outil qui ne donne ni à l'État ni aux réseaux sociaux les données dont euh disposera cet outil pour vérifier l'âge des personnes. En gros, quand vous vous inscrirez sur les réseaux sociaux, ça enverra une seule question à cet outil. Est-ce que la personne qui veut s'inscrire a bien plus de 15 ans ?
Oui ou non ? Mais évidemment, il y aura pas d'informations qui seront données. Est-ce que c'est un combat qui n'est pas un combat d'un autre temps ?
Je dis pas qu'il y a pas de problème, mais les jeunes sont très présents. Vous-même, vous postez beaucoup sur Instagram, sur TikTok, vous vous adressez à eux. Est-ce qu'aujourd'hui on n'est pas en décalage avec un avec un mouvement qui nous dépasse ?
Moi, je suis pas contre les réseaux sociaux par principe. Je sais que les réseaux sociaux, ça permet de découvrir des choses, ça permet d'apprendre des choses, ça permet de rencontrer des gens. simplement je constate, je vois que pour ce qui est de nos ados, de nos plus jeunes ados, l'impact des écrans des réseaux sociaux où on scrollle pendant des heures avec des vidéos qui parfois banalisent la violence, véhicule du cyber harcèlement, euh pousse parfois la radicalisation, ça a un impact sur la santé mentale de nos jeunes.
Et la deuxième chose que je vois, c'est que c'est aussi un nouveau terrain pour un certain nombre de puissances qui à travers des plateformes de réseaux sociaux quelque partent coloniser les cerveaux. Parce que ce qu'on pensera à quoi au chinois avec TikTok par exemple ? toutes ces plateformes, il y a TikTok en Chine évidemment, il y a aussi des plateformes qui viennent des États-Unis, mais en général, on sait assez peu de choses sur les algorithmes.
Parfois ces algorithmes même ne sont pas utilisés dans les pays d'où ils viennent. Exemple TikTok avec la Chine. On a cet algorithme qui est utilisé avec nos alors parce que on comprend la difficulté du combat et c'est vraiment toute la cette difficulté à se dire on va combattre quelque chose dont on a aujourd'hui besoin.
Regardez le le pronote, l'application pronote pour les lycéens. Est-ce qu'il faut l'interdire ? Aujourd'hui, les profs, les collèges, les lycées passent par prenot et les élèves doivent se connecter pour connaître le remplur du temps du lendemain, pour connaître les devoirs.
Si on va au bout, si on veut lutter contre cette addiction, est-ce qu'il faut interdire Pronotte ? Alors ce n'est pas la même chose Thomas Stois ministre de l'éducation nationale. Je vois à quel point pronon ça a apporté des choses ça a été plus utile pour la communication entre les établissement, les élèves et les familles.
Maintenant je pense qu'il y a des mesures de bon sens qui peuvent être prises. Je crois qu'elles l'ont été récemment pour par exemple dire qu'il y a plus de messages qui sont envoyés le soir. Mais vous voyez bien qu'il y a une différence entre Prenote qui a un outil pour communiquer avec un établissement scolaire et TikTok ou Instagram.
Vous pouvez pendant des heures avoir des jeunes collés sur leur écran à regarder des vidéos qui durent parfois moins de 10 secondes qui peuvent banaliser la violence, véhiculer du cyberharcèlement ou appeler à la radicalisation. C'est deux choses différentes. Moi ce que je veux c'est protéger nos jeunes et ce que je vois c'est que la France peut être pionnière en Europe en un mois.
On peut à la fois changer la vie de nos jeunes et de nos familles et changer peut-être aussi un peu du destin de notre pays en matière d'indépendance. Le chef de l'État l'a dit he ce weekend, il veut que ça aille vite. Vous pensez vraiment que tout ça et y compris d'ailleurs l'interdiction des téléphones au lycée, ça peut être appliqué dès la rentrée de septembre ?
Moi, vous savez, dans les différents ministères que j'ai occupé, j'ai toujours entendu des gens me dire "C'est pas possible, techniquement ça marchera pas, ça pourrait être le conseil d'État a mis des réserves aussi hein, ça pas échapper". Précisément, j'ai saisi le Conseil d'État pour qu'on puisse connaître leurs réserves, leurs ajouts et on a on adapte le texte en fonction des retours du Conseil d'État. Mais oui, évidemment euh si on vote ce texte et si ensuite le gouvernement fait ce qu'il faut pour euh l'appliquer, ça peut rentrer en vigueur cette année.
La France sera le premier pays de l'Union européenne à le faire. Je rappelle que l'Australie l'a fait il y a quelques mois maintenant et je pense que d'autres pays nous embreront le pas. Vous savez, il y a beaucoup de ministres ou de responsables politiques étrangers en Europe qui m'ont contacté ces derniers jours pour me demander des informations sur comment est-ce qu'on le fait, comment ça va fonctionner pour eux aussi passer ce texte dans leur pays.
C'est une semaine chargée qui s'ouvre pour vous Gabriel Atal puisque demain vous organisez un meeting la nuit de la Nouvelle République à Paris. C'est quoi ? C'est votre premier meeting de campagne présidentielle ?
Alors non, ça n'est pas un meeting. C'est une réunion avec des personnalités. Oui, mais c'est des personnalités qui euh me soutiennent pas forcément euh sont pas forcément d'accord entre elles, mais qui viennent d'horizon très différents.
Pourquoi ? Parce que la politique aujourd'hui c'est un champ de ruine. H et on a deux choix en fait.
Soit on laisse le chandru ruin fumantes euh et on laisse un terrain aux extrêmes. C'est difficile de dire que c'est un chandroine pour quelqu'un qui est au pouvoir enf avec l'équipe au pouvoir depuis presque 9 ans. Et je je suis clinique, je constate la situation.
Depuis la dissolution, la politique est un chandruine en France. C'est une réalité. Donc soit on laisse les choses comme ça, soit on essaie de reconstruire le pays, de reconstruire politiquement notre pays brique par brique.
Bah moi c'est dans ce cette deuxième possibilité que je me place. Et donc 2027, j'y songe à l' Gérald de Darmanin hier sur LCI et vous ? Mais moi vous savez ce que je dis c'est que il y a souvent des candidats sans projet.
Moi je veux d'abord un projet pour avoir un candidat mais pour ça il faut travailler sur le fond. Donc oui demain à Paris mon parti Renaissance dans un événement qui est apolitique va réunir des personnes d'horizon très différents. La patronne de la CFDT Marlise Léon.
Oui, le patron du Pat Michelard Alain des chefs d'entreprise des intellectuels, des syndicalistes pour se retrousser les manches ensemble et se demander ce qu'il faut faire pour calendrier pour se retrousser les manches et et finir par accéder au pouvoir que ce soit vous ou quelqu'un d'autre. Vous le direz quand vous ? Avant l'été à l'automne si vous moi je prends les choses étape par étape.
D'abord il y a des élections municipales et d'ailleurs je le précise, il y avait aussi une élection législative partielle hier dans le Loiret. Stéphanie Ristand Renaissance a gagné et a battu la France insoumise et le Rassemblement national. Et donc c'est c'est évidemment un signal positif pour mon parti Renaissance.
C'est ce qu'on doit faire ensuite. Il y a les municipales et après il y aura la préparation de l'élection présidentielle. Et vous comprenez bien Thomas Auto que moi ce que je veux d'abord c'est qu'on se remette à parler de fonds et d'idées.
Il y a quelques semaines ou quelques mois ce qu'on fait mais pardon mais il y a quand même y compris dans votre famille politique des gens qui s'interrogent sur votre stratégie. Il paraît que vous allez sortir un livre assez personnel après les municipales. C'est vrai ça ou pas ?
Oui, bien sûr, mais c'est pas c'est pas une surprise. Je Oui, mais tout ça, toutes ces petits tous ces petits cailloux, ça fait dire à votre camarade de Renaissance et ancienne première ministre comme vous Élisabeth Borne. Renaissance, c'est pas un parti, c'est l'agence de com de Gabriel Atal.
Écoutez, moi les commentaires ça m'intéresse pas. Ce que je vois c'est que il y a pas d'autres parti que le nôtre qui organise un événement comme celui qu'on organise demain où on fait venir des personnes de l'extérieur de la société civile pour réfléchir ensemble pour travailler. J'ai pas vu un autre parti que Renaissance à l'automne dernier formuler une proposition claire sur un nouveau système de retraite comme on l'a fait un système universel libre sans âge légal de départ avec de la capitalisation.
J'ai pas vu un autre parti mettre les idées comme on le fait aujourd'hui. Après, je vais vous dire, moi, il y aura toujours des commentaires. Il y aura toujours des gens qui diront "ça ça me va pas.
Moi, je préférerais c, je préférerais ça." L'important, c'est quand même d'avancer. H Nouvelle République, est-ce que c'est le prochain nom de votre parti Renaissance ?
Est-ce qu'il y aura un changement de nom après les municipales ? Oui, parce que les adhérents ont souhaité. J'ai fait voter les adhérents de Renaissance pour leur poser la question à plus de 70 %.
Ils ont souhaité qu'on puisse changer de nom. Et ce qu'on a décidé, c'est que le nom devait suivre un projet quand on travaille sur le fond. C'est les idées d'abord le projet.
Oui, mais parce que le nom le nom finalement c'est c'est la deventure. Mais d'abord vous devez travailler votre projet. On a beaucoup travaillé par exemple sur les questions de sécurité, de justice, de laïcité, d'autorité parce que c'est vrai qu'il y a eu un angle mort sur ces sujets-là ces dernières années dans ce qu'on a appelé le macronisme.
Bon, une fois qu'on a fait tout ce travail, effectivement le nom peut changer pour refléter une idéologie, une proposition politique. Quelques mots des municipales que vous avez évoqué. La bataille s'annonce très serrée, très incertaine à Paris.
Est-ce que pour le second tour, une alliance entre Rachid Adati, ministre du gouvernement que vous soutenez et Pierre Bournazel qui lui candidat horizon que vous avez choisi de soutenir est un chemin naturel ? Oui ou non ? D'abord, vous avez raison de le dire.
Il y a pas de candidat favoris à Paris. Vous venez de dire que c'est incertain. C'est parce que parfois, j'entends certaines déclarations, on a l'impression qu'il y aurait un seul bulletin possible pour l'alternance et qu'il y aurait des favoris.
Il y a pas de favoris, tous les sondages le montrent. Donc tout est possible. Il y a deux favoris, Rachid, Emmanuel Gré, non, c'est uncertain.
Comme vous l'avez dit, il y a pas de favoris et nous Renaissance, on a fait le choix d'apporter notre soutien à Pierre Bournazel parce qu'on pense qu'il a le meilleur projet et qu'il a le meilleur espace politique pour gagner. Je vous repose ma question parce qu'on arrive au bout. C'est un chemin naturel l'alliance entre Dati.
Moi je vous réponds. Le chemin naturel ce sera que les autres candidats se rangent derrière Pierrive Bournael parce qu'il sera arrivé en tête au premier tour. C'est ce c'est pour ça qu'on se bat.
Donc moi, je vais pas être là à vous dire ce qu'on va faire dans un deuxième tour alors que le premier tour n'a pas eu lieu. On se bat pour la candidature de Pierre Bournael. C'est le choix de nos élus Renaissance à Paris encore une fois parce que il a le meilleur projet pour Paris. c'est celui qui travaille le plus sur un projet depuis le plus longtemps et donc on va continuer à faire campagne et on verra le soir du premier tour.
Rapidement pour pour terminer, vous avez poster après la chute du président Maduro au Venezuela un message sur R et sur les réseaux sociaux dans lequel vous disiez bah se contenter d'être les derniers à défendre et à respecter la charte des nationnistes, c'est sans doute être fidèle à notre doctrine, mais c'est surtout être complètement effacé. Est-ce que Trump dans sa façon de faire, dans ses méthodes est aujourd'hui une inspiration pour vous ? Je dis pas que vous êtes d'accord avec lui mais dans la façon de faire pas du tout une inspiration simplement il est le reflet de l'état du monde aujourd'hui.
Il est un monde de rafor de rapport de force avant tout. Et moi ce que j'ai voulu dire dans ce message c'est quand j'entends à chaque fois que le droit international est violé certaines voies s'ériger en condamnant mais sans être capable une seule seconde de s'interroger sur la manière dont on peut faire respecter le droit international. Je trouve qu'on affaiblit euh notre crédibilité.
Moi, je suis pour un changement de doctrine. Je pense qu'il faut assumer maintenant un multilatéralisme euh lucide, conditionnel. C'est-à-dire qu'avec des pays qui respectent les mêmes règles, bah on les respecte aussi, notamment les règles de l'OMC, par exemple sur les questions économiques.
Mais quand des pays assument ne pas respecter les règles, on ne les respecte pas avec eux parce qu'on est toujours les victimes et les dindons de la farce. Merci Gabriel Athal d'être venu ce matin sur Vous reviendrez.
Gabriel Attal