"Pour éviter les débordements, le gouvernement doit écouter la rue" selon Serge Ragazzacci, leader CGT dans l'Hérault
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:25OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous avez le sentiment d'avoir été débordé samedi dernier à Montpellier ?
- 0:58RelanceRéponse directe
Ces violences, vous y attendiez-vous ?
- 1:11RelanceRéponse directe
Est-ce que vous, du côté de la CGT, vous vous attendiez à un tel déchaînement ?
- 2:29OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous irez manifester à leur côté ?
- 3:28RelanceRéponse partielle
Vous comptez participer à tout ?
- 4:39OuverteRéponse directe
La seule voie de sortie de crise, c'est d'aborder le fond des revendications ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:51Invité politiqueChiffre
« On est à près d'un million de manifestants en France. »
- 1:27Invité politiqueFait
« ça fait maintenant des mois que nous alertons le gouvernement sur la situation sociale, sur les urgences à régler, en particulier en termes de pouvoir d'achat, le plein d'essence, le caddie de course »
- 3:44Invité politiqueChiffre
« Il y a eu 10 000 postes d'enseignants qui ont été supprimés sous le gouvernement Macron »
- 3:47Invité politiqueFait
« et on voit les conséquences aujourd'hui dans les classes. »
- 3:52Invité politiquePromesse
« Il y a un parcours sup qui doit être abrogé »
- 4:11Invité politiqueFait
« il a dit que la démocratie, notre République, avait été brutalisée, mais c'est lui qui brutalise notre démocratie »
- 5:00Invité politiqueFait
« une citation de Victor Hugo : Ce sont les coups de bâton qui rendent les bêtes féroces. »
- 5:04Invité politiqueFait
« À trop vouloir l'ordre, on engendre le chaos. »
Temps de parole
- Invité politique64 %
- Présentateur29 %
- Présentateur 25 %
- ?3 %
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Le
Premier ministre recevra les principaux syndicats demain à Matignon avant une mobilisation interprofessionnelle le 5 novembre prochain. Votre invité Sébastien Garnier, c'est le numéro 1 de la CGT dans les
rondes.
Serge Ragazacci, bonjour. Bonjour. Sébastien Lecornu veut discuter notamment des conditions de sécurité autour des prochaines manifestations. Est-ce que vous avez, vous, le sentiment d'avoir été débordé samedi dernier à Montpellier ? Il y avait, je le rappelle, 35 000 manifestants et plusieurs dizaines de casseurs.
Écoutez, pour l'instant, nous avons une convocation effectivement des organisations syndicales, mais sans ordre du jour plus précis que cela. Les services de police avaient établé sur 200 000 manifestants au plus haut. On est à près d'un million de manifestants en France. Je crois que c'est plutôt le gouvernement qui a été débordé par l'ampleur de la colère qui s'exprime dans le pays.
Mais quand même, ces violences, vous y attendiez, vous
? Pardon,
je ne vous ai pas entendu.
Je dis les violences, vous vous y attendiez, parce que le gouvernement, oui, visiblement, a été un peu surpris. Mais est-ce que vous, du côté de la CGT, vous vous attendiez à un tel déchaînement
? Alors,
nous, on s'attendait à une très forte mobilisation, puisque ça fait maintenant des mois que nous alertons le gouvernement sur la situation sociale, sur les urgences à régler, en particulier en termes de pouvoir d'achat, le plein d'essence, le caddie de course, et que ce gouvernement reste sourd à toutes nos alertes. Et ensuite, ce qui s'est passé en marge des manifestations, ça ne relève pas de l'action syndicale. Et évidemment, nous avons été surpris, et nous avons évidemment condamné, comme tous les démocrates de ce pays, ce qui s'est passé en marge des manifestations. Mais aujourd'hui, il faut que le gouvernement réponde aux attentes de la population.
Et sur ce sujet précis, nous avons fait hier une communication, et nous demandons une commission d'enquête, pour faire la lumière sur tous les faits, et nous demandons, nous, un apaisement, et à ce que toutes les violences soient stoppées.
Vous les condamnez, ces violences, les commerces saccagés, pillés
? Je
viens de le dire.
Je
ne
peux
pas être plus clair.
Vous
les condamnez, donc. Avant la journée interprofessionnelle du 5 novembre, il y a l'acte 2 des Gilets jaunes, dès samedi prochain. Est-ce que vous irez manifester à leur côté ?
Écoutez,
on va en discuter. Je ne suis pas sûr que ce soit d'ailleurs l'acte 2 des Gilets jaunes, puisqu'on a vu que dans les manifestations, c'était beaucoup plus homopolite. Il y avait aussi, il y avait toute la jeunesse qui mobilisait depuis des mois. Il y avait des salariés, de petites entreprises. Donc, il
y
a une colère extrêmement importante dans le pays, et effectivement, partout où les conditions seront réunies, nous accompagnerons ces manifestations sur le département, mais toujours dans le même état d'esprit, à savoir faire des mobilisations de masse, pacifistes.
Oui,
parce qu'il y a la mobilisation du 5 novembre, donc mobilisation interprofessionnelle, mais d'abord, donc, cet appel des Gilets jaunes, rejoint par les étudiants, pour les deux prochains samedis. Ça fait donc plusieurs mouvements. Vous comptez participer à tout
?
Écoutez, nous allons en discuter avec nos syndicats, mais vous savez, depuis maintenant plusieurs semaines, nous accompagnons les jeunes dans leur mouvement, parce que c'est légitime. Il y a eu 10 000 postes d'enseignants qui ont été supprimés sous le gouvernement Macron, et on voit les conséquences aujourd'hui dans les classes. Il y a un parcours sup qui doit être abrogé, donc il faut continuer à porter ces sujets revendicatifs. Et à ce qu'on écoute la jeunesse, vous savez, Emmanuel Macron,
il
y
a
une chose sur laquelle je le rejoins, il a dit que la démocratie, notre République, avait été brutalisée, mais c'est lui qui brutalise notre démocratie, notre République, en ne respectant pas les syndicats, les associations, les oppositions, l'Assemblée nationale, et le résultat des différentes élections. Et donc, il va falloir peut-être,
à
un moment donné, qu'on retrouve un peu de sens démocratique dans ce pays, à commencer par le plus haut niveau de l'État, et à ce qu'il écoute, ce qui vient de la rue, pour éviter, justement, les débordements. Moi, je crois que tout ce qui se passe aujourd'hui est aussi la conséquence d'une façon de mener la politique très autoritaire.
Donc, selon vous, la seule voie de sortie de crise, c'est d'aborder le fond des revendications, et c'est peut-être, on l'espère, ce que fera le Premier ministre avec les syndicats qu'il reçoit demain.
Écoutez, pour l'instant, ce n
'est
pas tout à fait le signal qu'il envoie, puisque depuis hier, on apprend qu'il y
a
des couvre-feux. Vous savez, j'ai en mémoire une citation de Victor Hugo.
Ce
sont les coups
de
bâton qui rendent les bêtes féroces. À trop vouloir l'ordre, on engendre le chaos. Et je crois que le gouvernement est en train de jouer avec le feu, de faire monter la pression, et est en train de servir notre démocratie sur un plateau, à l'extrême droite, qui se délecte de tout ce qui se passe. Et ça, c'est extrêmement dangereux. Et je veux ici le dénoncer.
Merci Serge Ragazachi, numéro 1 de la CGT dans l'Hérault. Bonne journée à vous.
Merci.
Et l'invité d'ICIHérault a retrouvé son autre site internet, ici.fr.