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Interviewyoutube.com· 8 octobre 2026 11 minComplaisantFond programmatiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

David Lisnard : « Il faut redonner du pouvoir aux maires »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:14OuverteRéponse directe

    Pourquoi être venu ici à cet événement ?

  • 0:51OuverteRéponse directe

    Quel regard portez-vous sur ce renouvellement des maires ?

  • 1:31OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qu'il faudrait donner plus d'autonomie aux mairies ?

  • 2:47OuverteRéponse partielle

    Les 'méga décrets' ont-ils suffi à redonner du pouvoir aux communes ?

  • 4:11OuverteRéponse directe

    Comment retrouver de l'oxygène juridique et financier pour les mairies ?

  • 5:32OuverteRéponse directe

    Que peut faire l'AMF pour soutenir les maires dans le combat budgétaire ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:11Chiffre
    « Le code des collectivités territoriales a été multiplié par 3 en 25 ans. »

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:03
Non speech

[musique] [musique]

0:14
Locuteur

2026, l'année du renouvellement dans les communes, renouvellement de la confiance des électeurs en ce qui concerne les maires sortants qui ont été rélu en mars dernier et puis dans le scénario inverse, renouvellement des équipes avec une passation de pouvoir dans de très nombreuses communes. 6 mois après ces élections municipales, dans quel état d'esprit sont les maires et surtout quelles sont leurs principales préoccupations ? Pour en parler, j'accueille David Lisnard. Bonjour. Bonjour. Vous êtes maire de Cann et surtout vous êtes président de l'association des maires de France. Première question, pourquoi être venu ici à cet événement ?

Alors, je suis déjà venu à plusieurs reprises parce que j'estime qu'en tant que président des maires, il est normal de rencontrer mes mes collègues tout simplement maire et président d'Interco. Ensuite, c'est un très bel événement puisqu'il réunit deux départements, euh les prestataires, euh les élus, euh enfin parce que et on a aussi on est en début de mandat et il y a beaucoup de nouveaux élus, nouveaux maires et je crois qu'il est important de venir écouter, de venir rencontrer, de venir discuter. Beaucoup de nouveaux maires. Quel regard vous portez sur ce renouvellement ? Bah moi, j'ai pas de regard particulier à porter.

Je Il faut que la démocratie se se renouvelle quand elle doit se renouveler. C'est c'est aux habitants de décider qu'ils veulent comme maire. Euh ce qui est sûr, c'est que il faut bien montrer au nouveau maire à quel point euh on a perdu en pouvoir depuis une quinzaine d'années. Il y a une recentralisation des pouvoirs et à quel point il est nécessaire de nous réunir au-delà des différences géographiques, des différences de typologie de commune.

On a ici de la ruralité, on a aussi les plus grandes villes parmi les plus grandes villes de France au-delà des clivages partisans de nous réunir au sein des associations départementales de maire et au sein de l'association des maires de France pour faire valoir non pas une défense corporatiste des communes, c'est pas du tout l'enjeu, mais pour faire valoir une certaine idée de la démocratie de la France qui repose sur la cette réalité territoriale, humaine, historique, géographique, physique que sont les communes qui sont modernes.

ce sont les espaces d'innovation, de solidarité et que il est temps de retrouver du pouvoir d'action et c'est comme cela qu'on sortira de cette période absolument sinistre dans laquelle nous sommes. Pouvoir d'action, Sébastien Lecnu parlait il y a un an de plus de décentralisation pour pour les communes. Un an plus tard, rien n'a bougé, voire même on a on a reculé. Qu'est-ce qu'il faudrait justement donner plus d'autonomie à à ces mairies ? Alors déjà, si vous voulez, ça fait 10 ans qu'on entend parler de ça, donc euh on éétait pas dupe. Je pense que le premier ministre, il est de bonne foi, il connaît bien euh la réalité des communes et des département Sébastien le Cornu.

Mais euh il faut pas dire qu'on va faire la décentralisation quand il y a pas de majorité à l'assemblée, quand la la seule préoccupation des gouvernants est de rester au pouvoir. Enfin voilà, il faut faut on est entre adultes. que je je le crois sincère dans la perception qu'il a de la nécessité de décentraliser, mais je ne le crois pas absolument convaincu lui-même de ce qu'il nous dit lorsqu'il dit qu'il va décentraliser. Alors, il y a eu des choses intéressantes comme les ce qu'ils ont appelé de façon un peu pompeuse les méga décret. Ça a été ça ça a enlevé quelques contraintes, la fameuse vidange des piscines et cetera obligatoire qui coûtait 30 millions d'euros.

C'est des petits ajustements mais c'est aujourd'hui le système qui ne fonctionne plus. il est on a eu une recentralisation qui n'a jamais marché nulle part et dans l'histoire et deuxièmement un éclatement de l'État c'est que l'État est à la fois recentralisé et éclaté donc on on la la première des choses à faire c'est de réorganiser l'État euh de le simplifier de le déburocratiser d'éviter cet éclatement en 1153 organismes qui coûtent 100 milliards par an qui ont recruté 440000 personnes et dont aucune des entités que ce soit laal la DDTM ne peut à elle seule vous autoriser un projet mais dont chacune peut vous planter un projet.

Donc il faut retrouver de la responsabilité individuelle claire. Et deuxièmement et bien que les communes et les intercommunalités qui sont la base de la démocratie soit enfin respecté dans le principe de de subsidiarité, c'est-à-dire qu'on retrouve de la liberté locale. On a été c'est difficile à à exprimer en quelques mots, mais moi j'ai vu l'évolution. Je suis élu local depuis 25 ans, je suis maire depuis 12 ans. J'ai bien vu qu'on est passé d'un régime d'un régime de liberté, de responsabilité où on doit rendre des comptes, mais on est jugé à postériori d'abord par nos citoyens électeurs et ensuite par l'État et éventuellement par le juge, y compris pénal.

Mais on est passé de ça à un régime d'autorisation préalable. Le code des collectivités territoriales a été multiplié par 3 en 25 ans. Le code de l'urbanisme, le code de la commande publique, le code de l'environnement. Donc ce qu'il faut c'est retrouver de l'oxygène juridique et retrouver de l'oxygène financier. Euh tout ce qui a été fait depuis 15 ans sur la recentralisation financière fait qu'on a moins de marge de manœuvre locale qui a plus d'impôts qu'avant mais que nous on a moins de de respiration. C'est une évidence. Il faut un choc de simplification. Alors euh je je pitié, je me permets. [rires] Dès qu'on nous a parlé de choc 2, ça a été toujours dans le sens inverse.

Et alors simplification, dès qu'on va parler de simplification, à la fin c'était plus compliqué. Voilà, il faut retrouver du bon sens et retrouver les principes généraux qui font les une efficacité d'organisation, c'est-à-dire qui qui paye décide, qui décide p qui décide paye. Euh une responsabilité personnelle par action, euh bref sortir de de cet immense merdier, pardonnez-moi l'expression, technocratique et bureaucratique dans lequel nous sommes. Il y a un enjeu aussi euh budgétaire évidemment l'État qui sûr les liés d'ailleurs qui veut faire des des économies qui doit faire des économies.

Que peut faire euh l'association des des maire de France pour soutenir les maires euh dans ce combat budgétaire et éviter que les les subventions à loi collectivité continuent sans cesse de baisser ? Alors plein de choses aussi dans votre question hein. Un la MF elle est là d'abord pour apporter du service et on a rendu 12000 services l'année dernière 12000 réponses à des à des interrogations de communes qui peuvent être budgétaires mais juridiques, normatives et cetera. Deuxièmement, on est là pour coproduire avec le Parlement et le gouvernement des textes.

Alors, c'est très compliqué depuis la dissolution, mais on a obtenu des avancées sur le statut de l'élu, sur les secrétaires de mairie, très important dans la ruralité, sur les violences sur les élus et cetera. Et troisièmement, la discussion budgétaire. On demande pas des subventions, pardon. On n pas de on a très peu de subvention d'ailleurs, c'est pas l'enjeu. Ce que l'on veut, c'est de la liberté d'action, c'est de la responsabilité d'action et que l'argent qui appartient au contribuable local et que l'on devrait retrouver dans les mairies et les intercommunalités reviennent vraiment aux mairies, aux intercommunalités.

Le la dotation globale de fonctionnement par exemple n'est pas une subvention. C'est de l'argent local qui passe per Merci, qui revient chez nous. Sauf qu'avant, il revenait réévaluer tous les ans par rapport à la dynamique budget fiscale et que depuis quelques années euh il y a eu 82 milliards d'euros et c'est pas contesté qui depuis 2011 depuis 2010 pardon ont été prélevés par l'État. C'est nous qui subventionnons l'État. Et or l'État s'endettete toujours plus et plus il est endetté, plus il est en appelé budgétaire, plus il va prélever sur les entreprises sur les collectivités.

Ça veut pas dire que toutes les collectivités sont bien gérées, il y a des collectivités mal gérées, mais qu'aujourd'hui le problème des pouvoirs publics en France, c'est un problème de désorganisation, de suradministration et c'est un problème de surrégulation et et on en paye les pota cassé. Pour terminer rapidement, la dette publique. Dans la dette publique, il y a l'État, les comptes sociaux, c'est la même chose, c'est l'État qui dirige et les collectivités.

Malgré les 1000 feuilles que l'on subit, malgré le fait qu'il y a plusieurs strates, régions, département, interco, euh intercommunalité pardon et commune, la dette des collectivités par rapport à la richesse nationale, elle représente 9 % au moment où on se parle. C'est exactement le même pourcentage qu'il y a 30 ans, qu'en 1995, en par rapport à la richesse, elle n'a pas augmenté et c'est une dette uniquement d'investissement. La dette de l'État, elle a explosé. Donc c'est un petit peu de du détournement d'opinion que de dire vous devez participer à l'effort de machin. Tout le monde doit participer de façon équitable à l'effort.

Sauf qu'en réalité l'État aujourd'hui, les gouvernants amplifient les causes qui créent les problèmes budgétaires, c'est-à-dire en allant réduire les capacités d'autofinancement des entreprises, le pouvoir d'achat des ménages et les les capacités d'autofinancement des collectivités. Vous êtes ici au titre de de président de l'association des maires de France, mais en parallèle, vous êtes aussi candidat à l'élection présidentielle. Si demain vous êtes élu à à la présidence de la République, quelles seraient les grandes réformes que vous mettriez en faveur euh en place en faveur des des collectivités ?

Alors, c'est vrai que moi je mélange pas les gens à chaque fois, je le précise avant, mais vous me posez la question, je vais y répondre. D'abord, je pense que ce serait une bonne nouvelle pour le pays réel, pour les les élus locaux, que enfin on prenne un peu le pouvoir et et et qu'on dirige le pays. Voilà, je pense que le président de la MF qui qui soit la tête de l'État serait pas une mauvaise chose forcément, même plutôt une bonne chose. Mais deuxièmement, ce qu'il faut c'est évidemment un grand mouvement de liberté locale.

et des choses très simples plutôt que de faire des statuts dérogatoires, de demander des droits d'adaptation et cetera qui sont contraire aux principes généraux du droit, que l'État se recentre sur le régalien, sur ce qui est sa compétence, la justice, la sécurité, une instruction de qualité, ça fait débat aujourd'hui, et un système de santé efficace et équitable mais que pour le reste, même sur la santé d'ailleurs, on est vraiment des pouvoirs locaux. C'est plus que de la décentralisation, c'est vraiment la subsidiarité qui a valeur constitutionnelle.

C'est le fait de transférer le pouvoir réglementaire d'application des lois que la loi la loi doit être la même pour tous pour tout le territoire national hexagonal et ultramarin.

En revanche, l'application de les lois sans créer des statuts d'érogatoires, et bien les décrets d'application devraient être à la main des collectivités et c'est ce qui permettrait d'aller beaucoup plus vite, d'être beaucoup plus efficace, d'être beaucoup plus dans les réalités territoriales et et d'éviter cette contradiction dans laquelle nous sommes des grandes lois comme la loi clé résilience très monolitique, très centralisatrices qui sont inapplicables et on ne cesse de les détricoter, de créer des régimes dérogatoires qui multiplie la bureaucratie, les procédures et l'injustice.

Parce que il y a les élus qui ont accès à un micro comme moi et qui peuvent euh en criant un peu obtenir parfois des dérogations. Et puis il y a tous les les élus qui euh notamment dans la ruralité aujourd'hui sont les grands perdants. Donc il faut défendre cette ruralité. Il faut défendre c'est un principe de justice aussi pas simplement d'efficacité que l'on défend. Et bien merci beaucoup David Disnard. Quant à moi, je vous retrouve vers 14h15 sur un enjeu très crucial, un plateau sur l'accès aux soins dans les communes. Essentiel.

10:41
Non speech

[musique] [musique]