L'édito de Pascal Praud : «Sébastien Lecornu : voilà ce qu'on a merdé»
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« On a merdé »
- 1:03Invité politiqueFait
« Des hordes de jeunes gens venus des quartiers. Ils ont entre 15 et 20 ans. 90 % sont des hommes, ils arrivent en bande, ils pillent, ils saccagent et ils repartent. »
- 1:46Invité politiqueFait
« Ce sont des jeunes gens qui au fond n'ont aucun sens de la République, mais pourquoi n'ont-ils aucun sens de la ? Parce que ça fait plus de 40 ans qu'on ne les a pas inclus à la République »
Temps de parole
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La société médiatique a donné sa lecture de ce qui s'est passé samedi et dimanche en France. Pour faire court, c'est la faute de l'État. Le renseignement a pêché, les moyens sur le terrain [musique] étaient insuffisants, analyse validée par le Premier ministre lui-même, Sébastien Lecornu, qui a utilisé
[musique]
une expression que je n'avais jamais entendu au sommet de l'exécutif, on a merdé. On a merdé, mais tout le monde reste en place. Aucune démission, aucune sanction, on a merdé, mais je vous promets, monsieur le directeur, je ne ferai plus. Cette même société médiatique reconnaît volontiers que les casseurs viennent de l'ultra-gauche, qu'ils sont organisés, fanatisés, armés. Les black blocks veulent la révolution. En revanche, le profil des pillards semble embarrasser les commentateurs. C'est une autre sociologie. Et pointer ces voyous, c'est constater l'échec d'une immigration massive qui produit des jeunes gens qui brûlent, qui volent, qui pillent.
J'entends sur les ondes, il n'y a pas de profil type des pillards qui sont entrés avenue Montaigne ou qui ont dévalisé Darty à Belleville. Ah ? Vous êtes ? Parce que face à ce qui ressemble à du déni, il y a les images qui tournent en boucle sur les réseaux sociaux. Chacun peut voir. Et il y a les témoignages des commerçants à Lyon, à Marseille, à Paris qui rapportent tous le même scénario. Des hordes de jeunes gens venus des quartiers. Ils ont entre 15 et 20 ans. 90 % sont des hommes, ils arrivent en bande, ils pillent, ils saccagent et ils repartent. Alors hier, hier lundi, quelques voix discordantes ont évoqué le profil de ces émeutiers.
L'avocat et éditorialiste Charles Consigny, dans un échange avec Sandrine Rousseau chez nos confrères de RMC Eric Zemmour a partagé ce constat. Plus surprenant, Emmanuel Petit dans une vidéo a dit son ras-le-bol et a décliné à sa façon une formule [musique] de Nicolas Sarkozy "La France, tu l'aimes ou tu la quittes." J'observe d'ailleurs le silence [musique] des artistes, des intellectuels, des écrivains, des personnalités du monde médiatique, pas un mot pour les commerçants, pas un mot pour les policiers. La comédienne Ariane Ascaride [musique] a reconnu qu'il existait une sociologie du pillard. Elle l'a dit sur France Inter dans un aveu absolument incroyable. Je la cite.
"Ce sont des jeunes gens qui au fond n'ont aucun sens de la République, mais pourquoi n'ont-ils aucun sens de la ? Parce que ça fait plus de 40 ans qu'on ne les a pas inclus à la République, qu'on n'a plus appris à ces jeunes gens, à ces enfants dit madame Ascaride, qu'ils pouvaient faire partie de la République." Alors, il y a ceux qui sont dans le déni, ça n'existe pas. Il y a celle qui est dans l'excuse, ce n'est pas leur faute. Et il y a le réel. Le pillage, j'en ai peur, ne fait que commencer.
Sébastien Lecornu