Louis Aliot : "Aujourd'hui, vous avez de la drogue jusque dans les collèges, à 11 ans !"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Quelle est la situation à Perpignan ?
- 2:13OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y en a moins depuis que vous êtes aux affaires ?
- 2:53OuverteRéponse directe
Le risque de la French Connection existe-t-il encore ?
- 3:35OuverteRéponse directe
Que préconisez-vous pour criminaliser les trafiquants ?
- 4:16RelanceRéponse partielle
À quel niveau de sanction entrez-vous pour les consommateurs ?
- 4:57OuverteRéponse directe
Vous êtes pour des sanctions très sévères ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:16Louis AliotFait
« On a réussi à démanteler un point de deal en faisant de la présence 7 jours sur 7 24h sur 24 à l'entrée de la cité. »
- 5:31Louis AliotChiffre
« Une amende sur trois seulement est payée en fait. »
- 6:11Louis AliotChiffre
« 80 % de la consommation aujourd'hui, c'est de la cocaïne. »
- 6:49Louis AliotFait
« La cocaïne a supplanté le cannabis. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Alors Louis Al avec nous ce matin. Euh le narcotrafic nous a occupé toute la semaine. Je voudrais qu'on écoute Nicolas Besson euh puisque Nicolas Besson, il y a quand même une prise de conscience. Nicolas Besson, c'est le procureur de Marseille. Il était ce matin euh sur Europ, il faut changer des choses, il faut peut-être changer la loi. Écoutez ce qu'il dit. Nous, notre objectif avec la police judiciaire, c'est même au-delà de de démanteler les réseaux et les trafics, c'est de travailler changer totalement de paradigme, mais de travailler sur les organisations et plus simplement sur l'événement, c'est-à-dire ouvrir des enquêtes sur association de malfaiteurs criminels désormais depuis la loi narcotrafic pour en quelque sorte les
mettre hors d'état de nuire dans la globalité, y compris sur leur blanchiment, y compris sur leur volonté de corrompre, y compris leur équipe peu feu qui commettent des assassinats. Nous avons en face de nous une contreciété. Nous avons un système. Nous devons combattre de manière systémique ces phénomènes. Nicolas Besson, c'était ce matin dans la matinale de rep au micro de Dimitri Pavelko. Il a évoqué également les menaces menaces qui peuvent exister évidemment sur les procureurs mais aussi sur tous les personnels judiciaires et peut-être policier. écouter sa réponse. Mon parquet, les juges d'instruction, on est au travail et c'est quelque chose qui ne doit pas prendre en ligne rentrer en ligne de compte. En revanche, il faut
être prudent, il faut être vigilant. Euh nous intéressons évidemment à la problématique qui peut être une essayé d'infiltrer également la sphère politique. Ce qu'a subi Benoît Paillant est tout à fait inadmissible. Euh après euh pour le reste euh non, on n' pas peur, on travaille hein, on est là, on est payé pour ça, pour lutter contre ce phénomène et il ne faut pas parce que sinon ça serait leur donné raison euh que les journalistes se taisent euh que les politiques euh ne fassent pas leur travail et les magistrats donc euh on continue. Louo, quelle est la situation à à Perpignan ? Est-ce qu'il y a des points de est-ce qu'il y a du narcou ? Oui oui, il y a des points d'î. Est-ce qu'il y en a moins depuis que vous êtes aux
affaires que lorsque vous êtes arrivé par exemple ? Je pense qu'il y en a un peu moins mais parce que tout le monde a pris conscience de la gravité de la situation et pour ne pas que Perpignan devienne Marseille, la police nationale avec les préfets successifs et le préfet que nous avons aujourd'hui, le parquet avec le le procureur que nous avons prennent des mesures et une collaboration avec la police municipale qui fait qu'on est sur le terrain et on y est tous les jours. Mais le chantier est tellement énorme, l'argent est tellement massif que je pense on ne prend pas la mesure de ce qui se passe dans nos rues. Donc on a l'impression de vider l'océan à la petite cuillère. Mais oui, on fait le job et on y arrive petit à petit. Voilà. George Fec. Oui. Moi, je ne peux pas ne pas rappeler
la mémoire quand j'entends monsieur Besson du jeu instruction de Marseille, monsieur évidemment Pierre Michel qui a été assassiné par juge Michel le juge Michel qui a été assassiné par Amoto par les narcotrafiquants. Ce qui veut dire que le risque c'est la French Connection c'était en 1980. Donc le risque il existe mais voyez monsieur Besson, c'est vraiment le magistrat courageux qui prend en position et qui dit on continuera. Et là où il a raison, c'est qu'il faut s'attaquer en haut du spectre, c'estàd les organisations mafieuses. D'accord ? Et la création ça pardonnez-moi George, tout ça on le sait mais il faut savoir qu'est-ce qu'on fait. On sait bien qu' faut s'attaquer en haut plutôt qu'en bas. Si j'avais pu terminer ma vrai mais qu'est-ce qu'il faut faire ? Le
constat, on l'a. Le constat, il faut criminaliser au maximum ces grands trafiquants et les renvoyer devant des cours d'assise et les condamner à perpétuité. Voyez-vous, voilà ce que je ce que moi je préconise. Pas que h Pourquoi vous dites pas que Louis ? Parce que il faut s'occuper des consommateurs. Ah la consommation, elle est massive. Si vous n'allez pas voir les consommateurs avec il faut le dire le le le la verbalisation au minimum et de l'autre côté la pédagogie chez les jeunes aujourd'hui vous avez de la drogue dans des collèges à 11 ans. Si vous n'allez pas dire aux enfants attention comme on l'a fait avec l'alcool et mais non mais ça on le se fait on le on le dit aux enfants. On le dit aux d'abord c'est aux parents. C'est aux parents d'éduquer les enfants.
Mais les parents aujourd'hui vous savez c'est le smartphone c'est la télévision c'est les parents qui éduquent les enfants. En revanche, qu'est-ce qu'on fait avec les consommateurs ? Ça ça m'intéresse. À quel niveau de sanction vous entrez dans les consommateurs Nous, par exemple, on demande de pouvoir verbaliser le consommateur. Par exemple, on a réussi à démanteler un point de deal en faisant de la présence 7 jours sur 7 24h sur 24 à l'entrée de la cité en question verbalisation des consommateurs par la police nationale ou des véhicules qui venaient et qui n'avaient pas le droit et cetera. Vous savez, le consommateur qui est fonctionnaire, qui est dans un certain nombre de de positions sociales, une fois qu'il est arrêté verbalisé, qui a son nom et sa plaque d'immatriculation,
c'est plus la même chose. Voilà. Bon, non, mais moi j'entends ce que vous dites, mais à quel niveau de sanction vous opérez ? André Valini, je suis pour des sanctions très sévères. Je vous le dis souvent Pascal, il faut sanctionner des amendes des amendes financières de plus en plus lourdes de plus en plus lourdes et et si on arrive à tarir en partie la source en tout cas la consommation et bien la source ne sera plus une amende sur tr qui est payée en moyenne aujourd'hui bon une amende sur trois seulement est payée en fait vous mettez des amendes aux gens et la plupart vous disuasif mais bon ben on fait rien alors non mais non mais c'est ce que je suis d'accord avec vous mais c'est simplement elles ne sont pas payé un an d'emprisonnement prévu par la loi
bon et sur le et sur le ce que ce que disait George C'est vrai qu'il faut investiguer, il faut sanctionner, criminaliser, investiguer. Et la police judiciaire fait un travail qui est difficile dans le Figaro d'aujourd'hui. Il y a une double page sur les plus gros trafiquants dont certains sont en prison parce que Besson, le procureur, les policiers, ils font du travail, ils arrêtent des gens, ils en mettent en prison. Monsieur Pro, est-ce que vous savez combien de mise en examen à Marseille aujourd'hui ? Des centaines 2000. Ah 2000. Est-ce que vous imaginez pour le narcotrafic pour le narcotrafic où les comment voulez-vous qu'il y ait assez de magistrats et de policiers pour traiter cette C'est massif, c'est quoi ? Oui, mais alors Oui, mais alors euh je vous Il faut faire une guerre hein.
D'accord, je vous entends mais euh est-ce que la réponse politique aujourd'hui existe ? Pour l'instant, je trouve qu'elle n'existe pas parce qu'elle doit avoir plusieurs volets. Je l'ai dit, la pédagogie, la répression et il faut aller voir les pays aussi étrangers qui nous envoient cette drogue. Mais comment vous faites avec la Colombie ? Vous allez entrer en guerre avec la Colombie ? Non, mais peut-être qu'on devrait aller voir les présidents et aller voir un peu le et comment ça se passe parce que je trouve absolument normal que aujourd'hui à Barcelone pratiquement la cocaïne est en train d'irriguer l'Europe de Barcelone. Chez nous en 2 ans, la cocaïne a supplanté le cannabis. 80 % de la consommation aujourd'hui, c'est de la cocaïne. Mais les effets sont désastreux
parce qu'en plus de tout ça, derrière, vous avez l'aspect psychiatrique, vous avez de plus en plus de gens qui ont des faiblesses psychologiques et psychiatriques et qui dans les rues créent de l'insécurité, des agressions, des squats et cetera et cetera. Élisabeth Lévi. Non mais sur cette question des consommateurs, je comprends bien que c'est un problème et en particulier le fait que quand ils nous ont pas on est passé du cannabis à la cocaïne et maintenant on protoxyde d'azote a des tas de trucs, il y a des tas de problèmes avec des substances qu'on trouve sur place. Non, j'ai juste une question à poser. Pourquoi ? Parce que ça a visiblement changé depuis notre jeunesse. Il y avait pas ce truc massif. Pourquoi euh tant de jeunes ont besoin d'absorber toute la journée des
substances psychotropes ? Euh moi, j'ai le sentiment que ça a quelque chose à voir avec la saturation en quelque sorte du désir qui n'ont plus il y a il y a plus moyen d'avoir du désir pour quoi que ce soit puisque tout vient à vous avec votre téléphone portable. Et je dis, j'ai pas de solution à ça mais il me semble qu'on devrait essayer de comprendre pourquoi au moins parce qu'on en parle jamais. On se demande jamais pourquoi il y a tant de jeunes. Oui mais j'entends tout ça. Pourquoi ? Bien sûr. Alors, on va dire toutes les mêmes banalités que la société rude, que ce que les parents négent leurs enfants. Alors, je vais vous répondre, je vais vous répondre. C'est multi évidemment facteur. Je pense qu'effectivement les parents ne font plus leur job alors
qu'ils le faisaient. Il y a aussi des offres qui existent aujourd'hui alors qu'elles n'existaient pas avant. Il y avait pas de cocaïne quand vous étiez petite sur le marché au coin de la rue. Ça n'existait pas. Donc à partir du moment où vous il y a une offre qui est là et ben l'offre crée la demande comme dit l'autre et et je pense que mais mais je veux bien qu'on entame cette discussion mais il me semble aujourd'hui qu'on doit chercher les solutions pour éradiquer le le le phénomène. D'abord, je voulais vous proposer le sujet de Corentin Alosio sur l'armée parce qu'il y a une demande de nos concitoyens de dire il faut que l'armée notamment à Marseille mais l'armée n'est pas là pour a priori faire du service d'ordre et voyez ce sujet. Écoutez-le. À notre micro, les
Marseillais sont presque unanimes. Pour eux, il faut envoyer l'armée dans les quartier gangrainé par le trafic de drogue. C'est tellement terrible ce que fait la drogue que il faut un truc radical. Oui, en voyant l'armée, peut-être ça sera plus rassurant pour tout le monde et que ça sera plus sécurisé. Exactement. Ils font une solution parce que tous les jours on perd quelqu'un, c'est pas c'est pas normal. Une idée évoquée déjà en 2012 par Samia Gali, l'ancienne mère socialiste des 15 et 16e arrondissement de Marseille, faisait cette proposition après un été particulièrement meurtrier dans les quartiers nord de la ville. Face aux engins de guerre utilisé par les réseaux, il n'y a que l'armée qui puisse intervenir pour désarmer les dealers d'abord et puis pour bloquer
l'accès des quartiers aux clients comme en temps de guerre avec des barrages. L'armée elle combat déjà les trafics de drogue. La marine nationale mène des missions d'interception et des saisies en mer. Mais intervenir dans les quartiers demande des compétences différentes. Les armées sont entraînées à faire la guerre. Elles sont pas entraînées à faire des missions de police. Donc si elles devait intervenir dans ce type d'affaire, ça serait évidemment en soutien logistique ou en soutien dans tous les sens du terme des forces de police et de gendarmerie. Qu'il faut simplement bien prendre en bien prendre conscience de ce qui savent faire et de ceux qui ne qui ne savent pas faire. Depuis 2021, le ministère de l'intérieur a choisi de développer des CRS nouvelle
génération plus mobiles et disponible en permanence pour intervenir face aux violences urbaines. L'armée sur le terrain, Louis Aliot, je pense que c'est une fausse bonne idée. En tout cas, pour l'instant hein, il suffit de de donner des ordres aux forces de l'ordre tout simplement. Vous savez les policiers, les et les et les gendarmes mobiles quand ils viennent dans les quartiers, ils savent faire. Ils connaissent des techniques, ils ont l'habitude, si je puis dire. Il faut simplement donner les ordres et assumer les ordres. Pour démerrer les trafics, il faut des officiers de police judiciaire. D'ailleurs, Mot Bron, le porte-parole du gouvernement a dit c'est pas le rôle de l'armée. Mais non, c'est pas le rôle de l'armée. Ils sont pas rô de l'armée, mais c'est pour
faire des enquêtes, ils peuvent même pas interpeller. Oui, mais ça rassure en fait, il y a un affaire psychologique. Moi alors je vous dire peut-être je vais vous dire quelque chose de très simple. Je suis comme tout le monde. Quand je me balade dans les gares et que je vois des des sentinelles passer, je trouve que ça crée un sentiment euh d'être rassuré. Voilà. Et je trouve que c'est pas des enquêtes. Ah, je vous dis pas c'est pas ça. Je vous dis que de mettre du bleu ou du gris euh quoi du vert sur le ter c'est peut-être pas leur métier. Je suis d'accord. C'est pas leur métier. Mais quand on entend les ministres nous parler de guerre contre le narcotrafic, vous menez la guerre avec qui ? Moi je me demande si on pour l'instant on se pose la question mais si on y échappera
parce qu'en réalité l'argent les armes qui sont du côté des narcotrafiquants, moi je me demande si à un moment donné on sera pas dans l'obligation d'en venir là pardon. Ce sont nos ministres qui parlent de guerre. Ce sont nos ministres qui parlent
Louis Aliot