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Chroniquefranceinfo (sur YouTube)· 3 septembre 2026 9 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesRetraitesImmigration & asile

"L’ironie c’est que François Hollande est à deux doigts de réinventer le macronisme" (Henri Vernet)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

un livre programme, un bain de foule à la foire de chalon en Champagne, il est candidat François Hollande, il est candidat, disons que pour l'instant, il est candidat embusqué, c'estàdire qu'il sait très bien qu'il lui faudra certaines circonstances, ce qu'on appelle un petit peu l'alignement des planètes qui dépendent pas toutes de lui d'ailleurs, mais oui, clairement, il est candidat, il est plus que candidat à la candidature. Alors, évidemment, l'actualité aujourd'hui de sa famille politique originelle, c'est-à-dire le PS, c'est la primaire à venir dans un mois, là il n'en est pas, il n'y va pas. Il l'a dit assez clairement et c'est assez logique d'ailleurs hein parce qu'il n'y aurait aucune chance à cette primaire.

Il n'a pas laissé de très bons souvenirs au PS. Il n'y ait pas disons personnata aujourd'hui. Donc il préfère attendre.

Il se dit voyons comment les choses peuvent tourner. C'est-à-dire que son espace à lui, l'espace naturel de France Hollande ancien président la social déémocratie. Néanmoins, j'imagine qu'on va y revenir.

Il y a un électorat François Hollande aujourd'hui en France. Alors, il y a un électorat social-démocrate, ça très clairement, on le voit d'ailleurs avec aujourd'hui Raphaël Luxman qui est quand même malgré tout dans cette famille là le mieux placé hein si on regarde les sondages. Alors, ce n'est pas évidemment toute tout le PS et encore moins toute la gauche qui reste dominée par ce qui n'est pas PS, c'est-à-dire par Jean-Luc Mélenchon.

Mais il y a cet espace là. Mais ce qui est intéressant avec ce livre, c'est qu'on voit qu'en plus François Hollande, il veut élargir, c'est-à-dire qu'il l'orgne sur sa droite. Exactement.

Voilà ça qui est intéressant avec on y reviendra un tout petit peu après. Lugra, si c'est son désir vraiment, pourquoi il attend ? Il veut se présenter comme un recours si le vainqueur de la primaire à gauche ne décolle pas dans les sondages.

C'est ça l'idée ? Oui, en fait, il ne peut pas s'exposer dans la primaire donc personne ne sait quel sera le résultat. Et donc il justifie de son statut d'ancien président de la République pour ne pas euh se mêler à la foule des prétendants. qu'il a donc examiné, c'est un choix politique stratégique de se dire il vaut mieux si j'ai une chance davantage comme recours à l'issue de la sélection d'un candidat par la primaire qui ne décollerait pas comme on a vu avec Benoît Amont notamment au Parti socialiste récemment et bien je serai l'alternative.

Il joue donc de son statut d'ancien président pour être un recours. Alors comparaison n n'est pas raison, mais il me vient en mémoire que Nicolas Sarkozi, l'ancien président 2016, lui avait choisi de participer à à cette primaire et il avait été euh battu. Voilà pour cette petite parenthèse.

Est-ce qu'on peut prétendre unir la gauche en refusant de participer à une primaire ? Bah, c'est vrai que c'est difficile. C'est bien pour ça qu'il joue un nouveau créneau.

En réalité, il a pas cette prétention de vraiment vouloir unir la gauche. Il parle bien du centre de l'espace social-démocrate. Regardez, aujourd'hui dans cette primaire, cet espace-là, il est essentiellement préempté par Gluxman, pas tellement par les autres.

On sait pas aujourd'hui par exemple Olivier Fort, on ne sait si jamais il finissait par gagner cette primaire, après tout rien n'est exclu aujourd'hui. Euh bah lui, il serait pas du tout sur le même créneau, il serait plutôt sur une alliance possible en cas d'évolution électorale évidemment avec Li, avec Mélanchon, on nen sait rien pour l'instant. C'est ce jeu-là est caché.

Donc non, de ce côté-là, clairement François Hollande n'est pas un rassembleur de la gauche dans ce sens large. Je vous le disais, il est plutôt alors la gauche social-démocrate donc oui, mais également le centre et le centre droite, c'estàdire est déçu du macronisme. Alors justement, il veut il veut élargir son, c'est ça l'idée.

Alors dans son livre, il y a une proposition sur la réforme des retraites hein et donc lui, il table sur 63 ans avec une partie de capitalisation. Là, c'est l'exemple précis de cette envie de draguer l'électorat macroniste. Mais très clairement parce que c'est quoi 63 ans ?

Bah finalement, c'est là où on est aujourd'hui la réforme Ellisabeth Borne. On est à 63 ans puisquelle a été suspendue et même de toute façon, elle allait pas tellement tellement plus loin. Il y a quelques années pour aller plus loin.

Et de manière aussi assez intéressante sur ces retraites, il parle également d'un morceau d'un bout de capitalisation. Qui d'autre dit cela ? Gabriel Atal, ancien premier ministre d'Emmanuel Macron.

Donc on voit bien que oui, il y a cette idée-là, mais ça va même au-delà, ça va également draguer du côté finalement bah des sympathisants du modè en tout cas de François Bairou puisque Bairou bah cette fois non plus il vira pas et donc il il a d'ailleurs presque désigné François Hollande comme un un espèce d'héritier putatif enfin de quelqu'un avec qui il pourrait faire quelque chose. Donc on voit bien que là il se construit quelque chose. En gros, ce serait, imaginons donc que sorte Gluxman ou quelqu'un d'autre de la primaire socialiste.

Comme l'a dit Lugra, finalement la dynamique ne prend pas. Alors citer l'exemple de Benoît Amont. Il faut quand même rappeler que Benoît Amont à peine il avait gagné la primaire, il était désavoué par ses concurrents, notamment par Val et oui par Vals qui fonçait chez chez Macron.

Vous êtes d'accord sur ce point Luc Grave, François Hollande, on sent qu'il est en train d'aller un petit peu sur sa droite. Je suis tout à fait d'accord. Moi, je dirais que c'est c'est même plus un candidat social démocrate au regard des 80 propositions qu'il délivre dans son livre, ça serait plutôt un candidat social libéral démocrate, voir libéral démocrate, hein.

Regardez, il il n'a pas dit qu'il touchera au SMIC, à la hausse du SMIC. Il est contre l'attaque Zucman. Donc, on voit qu'il se situe véritablement pas à l'épicentre euh des euh convictions socialistes, mais plutôt dans un centre qui serait évidemment pas macronisme dont il a été la première victime, hein, faut pas oublier.

Il a été la première victime, donc il a soif de revanche. Et à côté de ça, il a il occupe un espace qui effectivement peut tout à fait être un lieu commun ceux qui ne veulent ni LFI ni du Rassemblement national. Tout en ayant une différence avec Luxman, c'est que lui n'est pas du tout contre récupérer l'électorat LFI.

Il ne s'engage en rien par rapport à cela et notamment dans la perspective des législatives. Et dans ce débat, c'est vrai qu'on on peut se souvenir aussi de son slogan pendant sa campagne présidentielle 2012. Mon ennemi c'est la finance.

Là encore on sent qu'il qu'il bifurque un petit peu. Oui oui. L'évolution est net he ça a été cité le refus de la taxe Zucman par exemple.

L'idée de de d'augmenter la TVA de la PLE de l'augmenter de 24 enfin de 20 à 24 %. ce qui est la moyenne européenne, il faut le dire. Alors, tout en baissant en revanche la TVA de 5 % sur les produits de première nécessité qui elle passerait à zéro.

Mais quand même une proposition qui fait pas l'unanimité à gauche. Bien sûr que non, mais surtout pas à gauche. Même non, c'est même pas qu'elle fait pas l'unanimité, c'est qu'elle hérissent à gauche.

Parce que même si le but final d'après Hollande, c'est de redonner du pouvoir d'achat grâce aux feuilles de paye qui serait enf le net serait un peu gonflé, néanmoins, c'est vrai que ça passe pas parce que c'est c'est vraiment c'est la peau qui touche tout le monde hein, la TVA puisque tout tout le monde le paye tous les consommateurs. Donc ça c'est pas du tout à droite. Il y a un autre élément alors son ademis c'est la finance.

Non, on voit qu'aujourd'hui il a plutôt évolué. Alors, c'était la finance et en plus honnêtement lui-même l'a avoué d'ailleurs par la suite, c'était un slogan de campagne qu'il avait lancé à un moment où dans la présidentielle de 2012 Mélenchon était en train de le rattraper quelque part et donc c'était une façon de faire la différence. En réalité, il n'y a jamais cru.

Il y a un autre élément qui marque un petit peu cette façon de l'ornier sur sa droite, c'est également ce qu'il propose sur l'immigration. Là, il a des mesures qui sont quand même quand il propose par exemple de durcir le regroupement familial. Ça c'est pas du tout un langage qui plaît à la gauche aujourd'hui.

Euh quand il parle également d'avoir ses débats sur une immigration davantage choisie, enfin voilà, là il va vraiment sur des terrains qui sont plutôt et on se rappelle d'ailleurs les propos, je reviens à lui d'un François Bairou, premier ministre qui avait un peu choqué lui-même en son temps par ses propos sur la sur l'immigration. Et bien on voit bien qu'il y a vraiment cette idél deessayer en fait il est très mato François Hollande il est comme je disais un peu embusqué comme ça. Il construit quelque chose Pierre après Pierre et là on voit bien que c'est cet espace là qui l'entend occuper c'est-à-dire qu'il va vraiment du centre au sens large et les déutes du macronisme l'ironie c'est qu'il a deux doigts de réinventer le macronisme finalement.

Allez Lucra, pour conclure, on revient sur cet espace politique parce que c'est le cœur du sujet à mon sens. Entre la gauche radicale de Jean-Luc Mélenchon et ce fameux bloc central, il y a de la place pour rassembler. Vous savez Hollande c'est un animal politique.

Il est non seulement matoi, mais il est madré. C'est-à-dire qu'il a compris que la France était plus aujourd'hui libérale, plus en colère par rapport au système, mais qu'elle veut quand même, s'il a une chance d'y arriver, ce sera autour d'une d'un remplacement du bloc central. Euh Macron était jeune, lui, il est plus expérimenté.

Euh euh il espère effectivement son objectif, il a compris parce que Olivier Fortnent quand même d'une manière ou d'une autre là pareil et il y a eu un un discours de bonne tenue euh la dernière fois qu'il a pris la parole fort mais à gauche et bien lui il occupe l'espace qui sera entre Olivier Fort et euh et le candidat centriste ou du bloc commun. Donc c'est là qu'il croit qu'il y a l'espace. Faut pas trop s'attacher aux idées parce que François Hollande, c'est d'abord un animal politique et c'est là qui voit l'éventuelle trou de souris.

François Hollande sera-t-il candidat ? Et bien, ce sera l'un des enjeux de cette campagne présidentielle dans les semaines et dans les mois qui viennent. Merci beaucoup à tous les deux.

M.