"MACRON C'EST L'INSTABILITÉ ET L'OPPORTUNISME" LES CONFESSIONS D'UN MACRONISTE REPENTI
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:30OuverteRéponse directe
Quels espoirs aviez-vous en Macron en 2017 ?
- 3:30OuverteRéponse directe
La fibre néolibérale de Macron était-elle visible dès le départ ?
- 5:30RelanceRéponse directe
Comment analysez-vous la réponse aux gilets jaunes ?
- 7:30OuverteRéponse directe
Macron est-il un libéral autoritaire ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Les changements de position de Macron sur la colonisation sont-ils symptomatiques ?
- 12:00OuverteRéponse directe
L'affaire Coler illustre-t-elle la macronie ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 9:30Jean-Pierre MignardFait
« Les Français étaient venus en Algérie avec la déclaration des droits de l'homme dans leur bagage. Ce qui est vrai, l'ennui c'est qu'ils avaient oublié de la lire. »
- 12:30Jean-Pierre MignardFait
« C'est profondément un opportunisme. »
- 15:30Jean-Pierre MignardFait
« Emmanuel Macron, c'est le relativisme, c'est-à-dire qu'il n'y a aucune règle qui s'applique de manière stricte. »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Et déjà en fil rouge de cette actualité, la présidentielle 202 est sur toutes les lèvres et dans tous les esprits qui pour diriger la France après deux quinquen de d'Emmanuel Macron. À gauche comme à droite, le flou persiste. Des prétendants se bousculent pour récupérer un pays à bout de souffle, tant sur le plan économique que sur le plan social.
Le Pen de Villepin Mélenchant à tal. On est plus proche de 2027 qu'il n'y paraît. C'est cette revue des troupes que je vous propose de faire mais aussi un regard critique de la politique nationale et internationale d'Emmanuel Macron.
Euh je vous le propose aujourd'hui avec un invité exceptionnel, l'avocat esséiste Jean-Pierre Mignard connu pour ses interventions dans des dossiers très médiatiques comme celui des écoutes de l'Élysée sous le premier Septenaat de François Mitteran. euh mais également avocat de médiia partent dans l'affaire Causac ou encore des partis civiles au procès clearstream. On évoquera aussi son rapport à ce monde politique qu'il a côtoyé de près et même de très près et pour m'accompagner également toujours avec Bellir Nabli.
Bonsoir Jean-Pierre Mignard. Bonsoir. Alors Jean-Pierre Mignard, je n'ai évidemment pas été complet sur votre description il y a quelques il y a il y a un instant.
Vous avez été compagnon de route des socialistes et d'Emmanuel Macron puisque vous étiez membre du comité d'éthique de LREM avant de prendre vos distances et finalement de soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon en 2022. On imagine qu'en qu'en 2017 vous aviez certainement beaucoup d'espoir dans cet OVNI qui était le macronisme. Qu'en pensez-vous aujourd'hui ?
J'avais surtout l'espoir de que soit bloqué une éventuelle victoire de de Marine Le Pen. Deuxièmement, le programme de monsieur Fillon était guère plus réjouissant. Il proposait rien de moins que la suppression de 500000 fonctionnaires.
François Hollande avait euh quitté sa fonction en n'ayant pas l'intention de se représenter. Ce qui veut dire que la gauche socialiste était dans un état le plus mauvais qui soit puisque le président sortant décidait en partant de la laisser à elle-même avec deux candidats qui d'ailleurs ne se sont pas entendus puisque l'un des deux a refusé le verdict de la primaire, c'était Emmanuel Vals. Donc, j'ai soutenu effectivement Emmanuel Macron car je pensais qu'il était celui qui pouvait bloquer l'accès au pouvoir de Marine Le Pen ou d'une candidature de droite dure de monsieur Fillon.
Est-ce que j'avais un espoir démesuré ? Certainement pas. La preuve, il m'a m'a été proposé d'être député.
J'ai refusé tout de suite un mandat estimant que je n'en savais pas assez pour occuper une position à l'assemblée et puis je suis quelqu'un de qui aime la liberté. la liberté de parole euh ce qui n'est pas toujours compatible avec la parole organisée d'un groupe parlementaire et puis il y avait des inconnus et donc j'attendais de voir voilà en tout cas le paris a été gagné puisque Marine Le Pen n'a pas été élu. La suite a montré très vite les grandes failles de la candidature d'Emmanuel Macron et je pense que l'affaire des gilets jaunes a été majeure.
Euh j'ai réagi, c'est la ma première réaction d'opposants d'ailleurs euh au Parlement comme à Emmanuel Macron puisque je trouvais que cette manière de répondre à une révolte populaire, hein, même si elle s'exprimait de manière quelquefois difficile à saisir, un peu chaotique, c'était quand même la violence. Et ça, il m'a semblé que s'il fallait réagir à des manifestations populaires qui traduisaient d'ailleurs des symptômes de la mondialisation, de de l'inégalité entre les forces sociales, entre les classes sociales, et si on y répondait par la gendarmerie ou par l'usage inconsidéré des forces de police, on était très mal parti. H et à partir de ce moment-là, je me suis lentement mais sûrement détaché de l'affaire d'Enmarche Bellir, le macronisme a peu trompé son monde au départ comme monsieur Mignard où est-ce qu'il est il était déjà possible à l'époque de voir la fibre néolibérale chez chez Macron et de comprendre qu'elle allait forcément opérer sur sa politique ?
Non, il y a eu euh beaucoup de personnes honnêtes comme Jean-Pierre Mignard qui ont euh cru euh à une partie du discours de monsieur Macron euh notamment parce que il a été habile, il faut le rappeler quand même, on a on le critique régulièrement ici, mais ça reste un personnage qui restera justement dans l'histoire de la 5e République comme particulièrement habile, qui sait séduire ses interlocuteurs et il a poussé le curseur au maximum de par rapport à ses vertus mitérandiennes, si j'ose dire, ses qualités en tout cas myterandiennes. Et euh pour les plus lucides comme Jean-Pierre Mignard, bon le le la prise de conscience fut relativement rapide quand même malgré tout. Et là où il a été habile, c'est quand même l'équation idéologique qu'il a proposé parce queil faut rappeler que son discours était manié ou allié à la fois une forme de libéralisme économique mais dans une version démocrate américaine et précisément un libéralisme politique qui pouvait également parler à une certaine gauche notamment sur la laïcité et sur l'égalité des chances.
Et donc on a avec le avec l'expérience qu'on a vécu, on tend à oublier finalement le message originel du macronisme et qui précisément était équivoque parce qu'il mobilisait ce qui pouvait apparaître comme des contradictoires. Et finalement ce qui ce qui va trancher finalement ce cette ambiguïté c'est l'exercice du pouvoir. qui rapidement il a fendu l'armure d'une certaine manière mais en apparaissant pour ce qu'il était fondamentalement à savoir un libéral autoritaire avec un discours qui a changé qui s'est métamorphosé on se souvient Jean-Pierre Mignard de ses propos très critiques envers la colonisation la politique de d'Emmanuel Macron a radicalement changé depuis c'est-à-dire que Emmanuel Macron c'est une c'est une succession d'opinions qui quelque fois n'ont rien à voir entre elles.
C'està-dire que c'est un personnage qui change de position. Il est en effet, il faut le dire, très caméléon sur la colonisation, je sais bien puisque je l'ai accompagné deux fois à Alger, il était très critique au point d'ailleurs de tenir des propos sur la colonisation qu'en tant que tel, il définissait comme un crime contre l'humanité. Les gens, les nonjuristes peuvent parfaitement accepter cela, ce qui est pas vrai sur le plan du droit.
Quand on était arrivé, je lui avais dit qu'il y avait une phrase à tenir qui était "Les Français étaient venus en Algérie avec la déclaration des droits de l'homme dans leur bagage. Ce qui est vrai, l'ennui c'est qu'ils avaient oublié de la lire." Les Algériens étaient très satisfaits de cette phrase.
Il en a rajouté. Puis en ayant rajouté, il a dû ensuite s'excuser quand il est revenu en France auprès de de de groupement de de rapatriés. Donc c'est typiquement Emmanuel Macron de de ne pas tenir ses positions, de ne pas tenir sa ligne et de changer vraiment du tout en tout.
On l'a bien vu d'ailleurs récemment encore dans l'affaire algérienne où pendant tout un temps, il laisse le Premier ministre, mais surtout le ministre de l'intérieur s'exprimer sur cette question alors que elle lui revient de droit. Il est en tant que président de la République le gardien du traité et normalement aucun autre que lui ne devait s'emparer de ce dossier. Donc il a laissé pendant plusieurs semaines, peut-être volontairement, monsieur Rotaillot et d'autres s'emparer de ce dossier, gonfler de manière absurde euh le conflit avec l'Algérie pour devoir dans les derniers jours rattraper puis maintenant embrassons-nous Feville, on invite le président algérien.
Il y a rien de si vous voulez ce n'est pas stable. La politique de madame Macron, c'est l'instabilité. Absolument l'instabilité.
Il y a pas de ligne. Je pense que c'est profondément un opportunisme. Alors, on ne peut faire le bilan d'Emmanuel Macron sans évoquer un nom, celui d'Alexis Coler euh le secrétaire général de l'IDC, l'un des plus proches collaborateurs d'Emmanuel Macron et Alexis Coler qui a été mise en examen en 2022 pour prise illégale d'intérêt en raison de ses liens familiaux avec l'armateur MSC.
Alors, Alexis Collard qui euh euh refuse aujourd'hui de présenter, de se présenter devant la commission d'enquête sénatoriale sur un autre scandale, celui des eaux en bouteille. Regardons le sujet de Lydia Ménez. Il était attendu par les sénateurs aujourd'hui.
Le secrétaire général de l'Élysée, Alexis Coler, a fait savoir qu'il ne répondrait pas à la convocation de la commission d'enquête sur le scandale des eaux en bouteille. Dans un courrier transmis à la commission hier, le bras droit d'Emmanuel Macron invoque la question de la séparation des pouvoirs. Le rapporteur de la commission a dénoncé une décision incompréhensible.
L'Élysée a décidé de jouer la chaise vide. Cette décision, soyons honnête, elle est lourde. Elle instyle le poison du doute et constitue un affront à la représentation nationale et surtout surtout un refus d'aller au bout de la vérité devant les Français.
Cette décision, elle est pour nous, le président l'a dit, incompréhensible. Je le dis donc, solennellement, il n'y a pas de dispense pour Alexis Colleur. L'Élysée n'est pas une cité interdite.
Et donc, monsieur le président, à situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles, nous allons faire toute la transparence sur ce que nous avons ce que nous savons de la présence de l'Élysée dans cette affaire. Pour rappel, la cellule investigation de Radio France et le journal Le Monde avait révélé une opération de lobbying menée au plus haut niveau de l'État qui a permis au groupe Nestley d'obtenir du gouvernement en février 2023 une dérogation pour contourner la loi en utilisant des filtres interdits dans ces usines. Alors Jean-Pierre Mignard, Alexis, colère, c'est le symbole d'une macronie en prise avec les affaires.
Bah ça c'est incontestable. Il y a deux affaires, il y a effectivement celle de la compagnie maritime avec laquelle il avait des relations d'intérêt familiales. Mais il y a cette affaire Nestle que l'on connaissait peu mais qui prend maintenant une importance tout à fait significative puisqu'il y aurait eu des démarches de dirigeants du groupe Nesley à la présidence de la République, enfin dans le cabinet du président de la République pour obtenir soit des dérogations, soit des silences.
Je ne sais pas. Euh simplement euh pour savoir justement, il faut que le secrétaire général vienne s'expliquer devant la commission parlementaire et ça c'est une vieille thèse. Est-ce que la séparation des pouvoirs euh concerne uniquement le président de la République ou est-ce qu'elle s'étend à son cabinet qui serait effectivement dans ce cas-là éblouie par la grâce présidentielle et intouchable ?
C'est la thèse que défend Alexis Coler. C'est une thèse qui à mon avis ne sera pas majoritaire au sein de la commission parlementaire d'enquête qui va insister et qui je crois a décidé de répandre publiquement les documents concernant Nesley et la présidence de la République dans l'opinion puisque monsieur Coler ne vient pas s'expliquer devant. Voilà où nous en sommes.
Bélire, il faudrait une émission entière pour pour lister les proches, les ministres, anciens ministres qui ont été visé par des affaires judiciaires du pont Maiti, Rachid Adati, Sébastien Lecornu, François Bairou, Olivier Dusop, je vais m'arrêter là. C'est aussi ce qu'on retiendra de ce double quinquenain. Oui.
Et puis d'une certaine manière aussi colur, c'est le géant de SarkoZie. Ben, c'est euh il y a la même signification. Il y a quelque chose qui transpire à travers ce personnage qui dit beaucoup du macronisme en vérité.
Très symptomatique cette affaire. et le personnage lui-même euh dans sa défiance vis-à-vis du droit et de la justice, y compris euh vis-à-vis de la loi. Hm.
Euh défiant également par rapport à une tradition républicaine qui s'est construite autour de la séparation entre les sphères privées et publiques. Et on voit bien à travers ces deux affaires le problème de conflit d'intérêt. En fait, il incarne la culture du conflit d'intérêt qui illustre enfin que cultive tant de macronistes et qui est qui est au cœur de tant d'affaires don où ils sont précisément soit l'objet soit le sujet.
Donc oui, l'affaire enfin les affaires colaires, je pense que ça va vont vont perdurer au-delà de la fin du second mandat de Macron et que finalement elles continueront à nous rappeler ce qu'était le macronisme, à savoir cette faculté à se départir de tout intérêt général dès lors que certains intérêts particuliers sont en jeu. Et lorsque Jean-Pierre Minard rappelle que certains précisément représentants d'intérêt se retrouvent naturellement régulièrement dans les palais de la République pour défendre leurs intérêts propres, encore une fois, c'est pas du tout anecdotique, c'est systémique et c'est pas exceptionnel. Moi, j'ai également à l'esprit en en vous écoutant ou en t'écoutant euh le témoignage de du ministre Nicolas Hulot qui en tant que ministre de l'écologie rappelé que l'un des moments de déclic dans sa brève vie et carrière ministérielle, ce fut le moment où il a découvert qu'une que le le représentant en chef du lobby des chasseurs était présent à une réunion de haut niveau qui devait a priori ne rassembler que quelques ministres, hein. donc un représentant d'intérêt particulier présent pour trancher une décision qui revenait au président de la République.
Donc voilà, on n'est pas sorti et surtout surtout malgré le l'onde de choc de ce type d'information, il y a rien n'a été rectifié derrière. C'est ça aussi qui est qui est assez remarquable chez Macron, c'est que en réalité toutes les tards du macronisme n'ont à aucun moment été rectifié. Et je pense que assez tôt, il a il a balancé cette idée de très sarcosiste, j'ai compris, je vais changer.
À aucun moment, il n'a compris, il n'a changé et ça je trouve que c'est assez remarquable aussi. Et tout autant que sur la question des promesses liées à la colonisation, la celle des mains propres en politique, le fait d'avoir des ministres mises en examen était une promesse du candidat Emmanuel Macron Jean-Pierre Mignard qui n'a pas été tenu aussi. il l'a pas tenu parce qu'il y en a eu trop des ministres mis en examen et donc ça devenait impossible.
Donc sans vraiment s'expliquer sur le fond car il n'y en a jamais eu, il a finalement donc abandonné une position, un usage qui était celui qui avait été installé avec Édouard Baladur notamment. C'est le premier à avoir effectivement estimé que quand on était mise en examen, on ne pouvait plus continuer effectivement exercer une fonction ministérielle. Avec lui, on a on a continué, c'est-à-dire que ça présentait plus beaucoup d'importance.
Faisant cela, il dévaluait évidemment la fonction judiciaire qui n'avait plus qu'une importance relative. Emmanuel Macron, c'est le relativisme, c'est-à-dire qu'il n'y a aucune règle qui s'applique de manière stricte. Euh il n'y a pas de principe.
Euh on s'arrange, on va comprendre, on va se parler euh euh dans une relation euh qu'on va vouloir humaine. Euh mais on on jamais sur les principes. Je pense que la République est une notion qui l'ennuie, qui est lourde, qui est une notion impotente pour lui. il est tempérament extrêmement libéral avec des des des nuances libertariennes.
Donc tout ce toute cette cathédrale républicaine ne l'intéresse pas finalement. Il faut trouver des formules où les hommes vont s'entendre, des formules de de fuite. C'est pas important tout ça.
Et ça c'est vraiment le macronisme, hein. C'est il attaque jamais en face les institutions, mais il les contourne et les contournant ben il les délite. Juste pour illustrer justement cette absence de colonne vertébrale sur ce sujet particulier.
La première loi adoptée sous l'air Macron, c'est une loi de moralisation de la vie politique et c'était l'un des éléments du contrat qui le liait avec le premier ministre actuel Baou qui lui aussi en matière d'exemplarité n'est plus du tout exemplaire précisément. Imqué dans une affaire de d'assistants parlementaires effectifs aussi. Oui.
Et puis au-delà, c'est que il a quand même exprimé en tant que premier ministre son trouble à la suite d'une décision de justice qui frappait Marine Le Pen qui l' condamnait pour détournement de fond public. Bref, euh c'est ça aussi euh l'absence de colonne vertébrale. Oui, je crois que c'est ça en effet, c'est exactement ça parce que alors on a envie de dire au fond au début il voulait bien faire.
Ce qui est très étonnant chez lui, c'est qu'il y a des sincérités sur la moralisation de la vie publique. Il reprend une vraie ancienne sur la violence sociale, n'oublions pas qu'il prend position contre au moment de la loi commerie, contre des attitudes trop rigides du gouvernement Vals durant le quinquena Hollande. Bref, sur d'ailleurs sur les lois relatives à l'immigration, il apparaît beaucoup plus libéral que certains de ses collègues sur la déchéance de nationalité qui est évoquée furtivement lors de la réunion du Congrès à Versailles par le président Hollande, il manifeste un désaccord.
Donc on il a façonné quand il était au gouvernement de de Manuel Vals avec lequel il s'entendait évidemment très mal, il a façonner une image plus libérale, plus accueillante que le républicanisme strict et agressif de Manuel Vals. Alors est-ce qu'il était sincère ? Ça pourra intéresser plus tard les historiens et ceux qui voudront bien s'intéresser au caractère des dirigeants.
Alors je pense que je pense que c'est quelqu'un qui se compla sincérités. C'est-à-dire que s'il a une sincérité qui lui fait plaisir et il se dit "Ah que cette sincérité me va bien" et bien oui, il est content, vous voyez. Mais ça peut changer parce que les événements sont notre maître et donc il faut se plier à ceci.
Et comme la rudesse des événements, la rudesse de l'histoire, la rudesse de l'époque qu'il a traversé ne laissait pas beaucoup de place à la contemplation narcissique de soi et de ses vertus, il est devenu ce qu'au fond les intérêts qu'il qu'il qu'il dirigeait, les intérêts dont il était le fruit lui demandait, c'est-à-dire d'être de plus en plus dur et de plus en plus brutal et de ne pas se perdre dans des considérations finalement peu utiles sur la République et sa philosophie. Alors justement ou rapidement juste pour dire bon derrière le fait d'affirmer qu'il n'a pas de colonne vertébrale malgré tout celle-ci elle s'est construite en filigrane he c'est un libéral autoritaire et il est attaché à la fois au libéralisme économique et bah à une valeur régalienne mais qui tend à une forme d'ille libéralisme qui est finalement l'autoritarisme. il a déjà exprimé ce versant notamment.
Alors, tu as parlé de de l'épisode des gilets jaunes, mais il y a effectivement cette cette incarnation à travers Emmanuel Macron de ce courant de pensée, ce mouvement qu'on pensait avoir dépassé historiquement qui revient en force qui est le libéralisme autoritaire. En tout cas, dans son camp celui de ses alliés, on sent déjà une certaine fébrilité en vue de 2027. Édouard Philippe qui fait cavalier seul, Gabriel Atal qui se présente comme l'héritier sans oublier les Darmanin, Born, Bairou et Consort.
Avec toutes ces divisions Jean-Pierre Mignard, est-ce que l'après Macron va sceller la fin du macronisme en fait ? Oui, monsieur le macronisme finalement n'a pas pour vocation à durer au-delà de des quelques jours qui vont suivre le départ d'Emmanuel Macron de la présidence de la République, ensuite vont se présenter ou vous tentez de concourir des personnes qui représentent le le libéralisme et le libéralisme autoritaire sous toutes ses formes. D'ailleurs, j'écouté à Tal qui disait le rétablissement de l'autorité.
Ils veulent toujours établir l'autorité comme s'il n'y avait plus d'autorité. Chacun veut rétablir sur l'autre. Oui, c'est bizarre.
On va écouter Gabriel Atal justement qui euh était en meeting donc dimanche dernier en meeting aux accents de campagne présidentielle. On l'écoute. On le savait.
Souvent Ern varie et il est devenu le parti du de poids de mesure. C'est le parti qui demande de la fermeté pour tous, sauf pour lui. C'est le parti qui demande l'inéligibilité à vie pour tous, sauf pour ses élus à lui.
Le parti qui considère qu'il ne faut d'immunité pour personne, sauf pour madame Le Pen. Je le dis sincèrement, notre combat pour l'autorité, c'est un combat pour l'autorité de la règle. Comment être crédible face à un mineur délinquent si les politiques n'ont pas à respecter les règles ?
On se bat chez Renaissance pour en revenir à des choses simples. Tu l'as dit Ambroise, tu casses, tu répares, tu salis, tu nettoies. On dit aussi "Tu souffres, on s'occupe de toi." Mais ça ne peut pas tenir si l'exemplarité n'est pas partout.
Alors, je le dis, tu voles, tu payes, surtout quand on est un responsable politique. Bell Ratal veut nous refaire le coup de Macron 2017. Tu y crois ?
C'est vrai. C'est le bon verbe croire. Franchement, j'ai vraiment beaucoup de mal à croire les postures, les discours de tout ce que peut enfin ce qui sort de la bouche de monsieur Atal creux.
En vérité, il y a beaucoup de postures dont le seul moteur, c'est l'ambition. C'est ce qui se dégage naturellement avec une part de une habileté communicationnelle certaine. Mais ça ne fait pas le politique.
Au contraire, ça vient nourrir la défiance vis-à-vis du politique, hein. S'il y a tant de concitoyens qui s'abstiennent ou qui sont dans la défiance, c'est aussi parce que ils ont affaire à ce type de jeunes loup dont on se demande s'il saisit les mots qu'il mobilise et dont le seul moteur, encore une fois, c'est vraiment l'ambition personnelle. Et quand on s'interroge sur le futur du macronisme, si la question ne se pose pas, c'est parce que précisément c'est pas la question que don se pose enfin que se posent ceux qui sont ces héritiers naturels parce que tout ce qui les intéresse finalement c'est leur destin personnel.
Jean-Pierre Mignard. Ben, je pense vraiment que c'est un personnage surfait. Gabriel Atal qui a été par l'heureux concours des événements pour ce qui le concerne, qui est devenu premier ministre, je dirais sans avoir vraiment fait quelque chose pour ça.
C'est ceux qui étaient préalable préalables qui n'ont pas réussi soit monsieur Castex ou alors bien sûr que soit Édouard Philippe. Donc il réinvente une posture qu'il essaie de de lier à son personnage qui est celle de Demmanuel Macron. Et d'ailleurs, vous avez remarqué, il attaque le Rassemblement national pour effectivement se poser en adversaire du Rassemblement national.
Là, il est déjà dans sa tête dans un deuxème tour, il est contre euh Marine Le Pen et puis comme si d'ailleurs l'ensemble des voix euh de droite ou de gauche ou de gauche, par moment, il prend des accents de gauche qui doivent venir dans son panier de de bulletin lui permettre de gagner contre et c'est-à-dire comme si rien n'avait changé depuis 2017. Oui, c'est exactement la même chose. Il y a le le capitalisme a changé de de nature.
Nous sommes maintenant dans des structures mondiales de plus en plus oligarchique. Depuis, il y a eu la guerre d'Ukraine, euh le climat, nous savons ce qu'il est. Et maintenant, nous avons les politiques ultraprotectionnistes de monsieur Trump.
En a-t-il été question ? Pas du tout. C'est-à-dire que la politique française chezatal semble renfermée dans un bocal qu'il cultive avec amour en espérant qu'il pourra en sortir comme étant le génie de cette de cette culture.
C'est aberrant. Tant de choses ont changé que je crois que tous ceux qui voudront remettre les pieds dans les sabots de la campagne de 2017 échoueront évidemment. Ouais.
Atal ça a du sens quand même. Il forme un couple avec Bardella. C'est des tiktokeurs en fait.
Euh, tu sens le le le cette superficialité sans fond et sans limite dans le sans limite qui habissale et qui et qui donne le vertige à un moment donné. Si tu l'écoutes, que tu te concentres sur le discours, à un moment donné, tu es pris de vertige, tu dis c'est pas possible, qu'est-ce que ça sonne creux. C'est c'est extraordinaire.
Et il y a la même croyance dans la communication, dans la posture, dans la recherche du mot euh et et c'est ça qui tue infineré la politique et la croyance dans le destin collectif, dans le fait de pouvoir changer le réel, dans le fait de pouvoir réaliser des choses parce qu'on a affaire à des discours creux, hein, où le seul moteur, encore une fois, c'est l'ambition personnelle. Tu le vois, le regard est est à la fois vide et sombre parce que et et une inculture Ah c'est c'est ça hein. Et une inculture qui est alors exceptionnelle.
Mais c'est pour ça que je fais le j'ai complètement raison que ces gens-là sont incapables de faire référence à qui que ce soit en terme de culture et notamment euh de de théorie politique, de doctrines politiques, de personnages qui ont euh aidé à construire euh les idées politiques dans dans les dans notre siècle et dans les siècles d'avant, ils en sont parfaitement incapables. Alors ce ce meeting de Gabriel Atal se déroulait en même temps que la manifestation des partisans de Marine Le Pen qui se positionne euh en victime d'une justice politisée. Jean-Pierre Min, qu'avez-vous pensé euh de ce cas Le Pen et de sa ligne de défense ?
Je pense que si elle veut être condamnée devant la cour d'appel, il faut en effet qu'elle continue dans cette direction. C'est certain que le résultat ne se fera pas attendre. Je ne sais pas ce qu'il lancera sur l'exécution provisoire d'une mesure d'inéligibilité, mais la condamnation est certaine.
Le dossier est très très lourd, il est il est construit et il nie l'indéniable. Vous savez, c'est très pénible pour des magistrats par parce qu'ils n'ont pas vérifié ce qui se passait à l'audience. À l'audience, c'est très important une audience.
C'est pas un moment accessoire dans une procédure. Les juges apprécient si oui ou non. Non, pas on les on les prend pour des idiots.
Accessoirement, ils peuvent le penser, mais est-ce que on a est-ce que les personnes qui comparaissent, les prévenus ont pris des distances via-àis des faits qui leur sont reprochés ? Et s'ils ont pris des distances via des faits qui leur sont reprochés, est-ce qu'on peut prendre en considération la peine et leur faire confiance ? Si c'est non et si c'est un refus mais vraiment abrupte de concéder quoi que ce soit sur des faits qui sont pas temps, les les juges disent "Bon ben, vous n'avez pas bougé d'Ayota. sur ce qu'on vous reprochait.
Vous n'avez absolument pas tiré eu conscience de ce que vous aviez fait. Vous ne voulez pas vous repentir. Donc votre réinsertion n'est pas du tout fait.
Elle n'est pas là. Elle n'est pas donneirement vous nous prenez pour des idiots. Mais ça c'est pas grave.
Mais en tout cas pour la société, vous restez le danger que vous étiez. Euh Bellir, on s'attendait à une démonstration de force des partisans de Marine Le Pen. Finalement, la mobilisation a été assez modeste.
Est-ce à dire que on surestime peut-être le soutien qu'elle qu'elle reçoit dans l'opinion ? Disons que le motif de de mobilisation était difficile à soutenir précisément parce que s'attaquer au juges frontalement. C'est moi la figure du juge à mon avis que de soutenir quelqu'un qui vient d'être condamné officiellement euh même si interjet appel euh euh pour détournement de fonds public euh difficile déjà à titre individuel et dans une démarche aussi collective.
Se rassembler en masse pour soit je pense encore une fois moins pour fustiger le juge que pour quoi condamner le caractère inique ou injuste de la condamnation. les faits, on l'a tous compris, sont implacables et en ce sens franchement c'était difficile de de mobiliser des une certaine masse de même de militants autour de d'un tel d'un tel slogan. Euh ce que je trouve intéressant aussi, c'est qu'attention le le RN, c'est un parti de masse mais qui mobilise pas tant que ça.
Alors, c'est pas son truc les manifestations et cetera. Il y a toujours un décalage entre sa capacité à mobiliser le jour J, c'est-à-dire les jours d'élection où là c'est toujours plutôt euh l'évaluation supérieure de enfin donnée par les les sondages qui qui sont avérés par qui est avéré par par l'élection en elle-même plutôt que les estimations basses. Euh sauf pour la la dernière élection présidentielle, le premier tour, je pense qu'elle a fait un peu moins que ce qui était prévu.
Mais il n'empêche, ils sont toujours sous-estimés. H et à l'inverse, voilà, la mobilisation populaire dans les dans la Russe, c'est pas dans la tradition du RN, tant mieux. Euh et même le la fameuse manifestation du 1er mai qu'ils organisent de leur côté, elle n'est pas massive traditionnellement.
Hm. En tout cas euh euh 2027 donc je disais dans tous les esprits la concurrence risque d'être d'autant plus rude qu'un certain Dominique de Villepin euh ne cache plus vraiment ses ambitions pour 2027. Euh on l'écoute dans une interview récente, c'était chez nos confrères de Médiia part.
Je ne peux pas ne pas y participer. Je ne peux pas ne pas être aux avant-postes. Pourquoi ?
Parce que ce que j'ai appris et ça fait partie de mon expérience non seulement politique mais de mon expérience personnelle, ce que j'ai appris dans les combats que j'ai mené au plan international comme au plan national, j'ai appris que il faut donner l'exemple, il faut être il faut être devant. On peut pas considérer que euh sur la barricade doivent se retrouver uniquement euh ceux qui ont une ambition, ceux qui sont euh sur la scène politique. Non.
Euh l'enjeu n'est pas de savoir si à la fin vous êtes candidat à une élection. L'enjeu est de savoir si votre parole à un moment donné peut amener le débat politique à évoluer, amener la scène politique à évoluer, amener le regard du citoyen à regarder différemment les acteurs politiques ? Alors Jean-Pierre Mignard, Dominique de Villepin, se drape de vertu dans ses sorties médiatiques en adoptant une position, je dirais de bon sensacres d'Israël en Palestine.
Est-ce que cela suffira pour le porter au pouvoir à votre avis ? Non, c'est clair que ça ne suffira pas. Ça lui ça lui permet cependant b de dire ce qu'il pense, hein, c'est quand même bien utile euh de dire sa sincérité et deuxièmement d'oser le faire, d'oser le dire.
Je suis très frappé en France que euh c'est assez rare d'entendre des dirigeants politiques euh expliquer que ce qui se passe à Gaza euh peut-être potentiellement un génocide comme le dit la Cour internationale de justice, rien que ça. Ou même tout simplement dire que ce sont un massacre de gamins et que c'est pas acceptable. Bon, tout en étant fidèle à Israël, à l'histoire d'Israël, on doit reconnaître que ce sont des milliers de gamins qui sont massacrés, qui sont coupés en rondell, qui sont mutilés et que ce n'est pas acceptable.
En France, vous entendez très peu de gens le dire, hein. C'est c'est vraiment c'est vraiment rare. Vous avez effectivement la France insoumise qui le dit et le redit.
Je trouve qu'un homme comme Olivier Fort est assez correct sur ce point et Marine Tondelier aussi. Mais à l'intérieur du Parti socialiste, il y a quand même beaucoup de voix dissonnantes et ailleurs, je ne dis pas on lui il est ferme, il le dit et sur ce point il reprend une tradition qui est d'abord c'est une tradition humaniste, hein. Deuxièmement, c'est une lecture politique.
On peut condamner un massacre sans être commis parsal, sans être un antisémite. C'est son cas. Et donc il est dans une tradition gauliste parce que c'est aussi une c'est aussi une partie de l'histoire française quand même.
Alors Bellir, on a déjà parler de Dominique de Villepin sur dans cette émission. Oui. Et à chaque fois, il convient tout de même rappeler qu'il s'agit d'un homme politique de droite et qui a eu une politique et adhéré à une politique de droite.
Ça permet de tempérer les ardeurs. Beaucoup de nos euh de nos abonnés de gauche le soullignent. Effectivement euh il faut le dire, c'est un homme de droite.
Euh oui, mais c'est pas ce qui m'intéresse en fait. Euh je trouve que ce qui est intéressant c'est sa capacité et ça a été très bien dit de détonner de ne pas avoir peur de dire des choses qui ne sont pas dites par ailleurs et il n'a pas le choix en plus d'un point de vue stratégique de continuer à détonner. Alors, il le fait sur les dossiers diplomatiques en empruntant les chemins non pas tortueux mais complexes.
Donc, il mobilise ce qu'il y a de meilleur chez nous en tant que citoyen. Mais il doit continuer et ça a été dit aussi par Jean-Pierre Mignard, euh il ne peut avoir de destin présidentiel que s'il s'engage dans la vie concrète des gens aussi. Il faut qu'il parle d'économique et de social. et euh par les et là j'en reviens à ta question que je n'ai pas tu vois balayé d'un reversement, je voulais y venir mais dans un deuxième temps, il doit détonner aussi sur le plan économique et social en se départissant de quelques paradigmes droitiers, c'est plus précisément libéraux qui ont marqué notamment son exercice du pouvoir à Matignon.
Je pense qu'il est capable de de le faire parce que le jeu envoie la chandelle eu égard à eu égard à la scène politique franco-française. Tu as cité les noms pour 2027. Franchement, on a l'impression d'être dans un comment dire dans un festival de nain politique.
Et dans ce festival de nain politique, il suffit de détonner un peu, d'être à la hauteur d'une certaine histoire, d'avoir un peu de courage et de transgresser dans le bon sens du terme pour apparaître, devenir visible, pourquoi pas rayonner. Donc c'est ça le le l'avenir et la chance de Dominique de Villepin, c'est deux choses. C'est être ce qu'il est et aller jusqu'au bout de sa démarche et en même temps avoir affaire à une concurrence pitoyable.
Je pas la première fois à moins que vous me posiez cette question la même peut-être. Non, pas du tout. On bouge.
On quitte Dominique de Villepin ou on continue parce que le temps nous presse. Non, j'allais dire que ce n'est pas la première fois que la gauche aurait un chef venant de la droite, la résistance française, le programme du Conseil national de la résistance. Dieu sait s'il a marqué la vie politique française.
C'est l'histoire de force politique et d'hommes de femmes venant beaucoup de la gauche du syndicalisme ou avec un chef de droite. C'était de gauche. N'oubliez pas ça. très important quand même dans l'histoire de France.
Je je parle du général de Ga le GLIS, il y a le GLIS a une histoire avec la gauche lorsqu'il y a eu les coup d'état militaire de 58 où que De Gaul a réussi d'ailleurs à capter en disant je vais venir au pouvoir et vous allez rentrer dans vos casernes. Le coup d'état d'avril 61, la gauche est au côté du général qui elle n'a jamais tenté de dire de gaul au poteau et de l'assassiner comme l'extrême droite le le disait. la reconstruction, le maintien de la République, la guerre d'Irak, ce sont des moments d'alliance avec la gauche.
Même mai 68, on évite les catastrophe. Donc c'est une histoire le gaolisme et la gauche et sur ce point peut-être en effet, mais sans la gauche, Dominique de Villepin ne sera pas élu. Donc, il a besoin, comme le dit euh Bellir effectivement, de euh bah d'aller voir dans les projets de la gauche ce qui est nécessaire au redressement démocratique et national du pays, hein.
C'est bien ça qui est en jeu. Alors, justement, parlant de la gauche, vous avez euh été dans les arcanes du Parti socialiste. Euh que doit faire la gauche ?
Est-ce que c'est l'union ou la défaite pour la gauche aujourd'hui ? Et en l'État, est-ce que l'Union est possible ? On voit qu'il y a des points de friction, de discorde assez importants entre les partis de gauche, notamment entre le Parti socialiste ou une partie du Parti socialiste et les autres partis de la gauche.
Vous êtes fort aimable quand vous parlez de points de friction. Non, je crois que c'est une désunion qui mènera directement à la défaite. Pourquoi on peut se on peut être en désaccord ?
Lors de la venu au pouvoir de François Mitterrand, il y a eu tous ces conflits avec le Parti communiste. Il était nombreux et extrêmement vifs, extrêmement dur. Puis à l'époque, d'ailleurs, le Parti communiste soutenait l'invasion russe de l'Afghanistan.
Enfin, personne ne se faisait de cadeau. Bon, mais enfin, néanmoins, le gouvernement de la gauche en 1980, il y a des ministres communistes, ces électeurs communistes ont voté aussi pour François Mitteran. Bien.
Donc les les socialistes à l'époque pour l'union et pour gagner ça vait avaler des coups d'œuvres et même quelquefois des bois constrictors. Maintenant on a un Parti socialiste qui est révulsé à l'idée de passer des accords avec lesfi dont le langage n'est pas un langage modéré hein, je suis bien d'accord qui n'est pas toujours un langage liant. Mais si ces gens-là ne se mettent pas d'accord je pense qu'ils ne gagneront jamais.
Deuxièmement, ce que l'on attend de la gauche, c'est des idées nouvelles, c'est des explications nouvelles. Le monde est en train de se bouleverser. Est-ce qu'il faut toujours rester sur une critique de la Vous savez, on a feuille la marguerite, un peu à gauche, trop à gauche, tout à gauche, encore à gauche, c'est ridicule.
Comment on fait dans la situation dans laquelle nous nous trouvons pour diriger un grand pays ? Avec quelle force sociales, avec quelles institutions ? Avec quelles sont nos capacités économiques ?
Quelles seront nos alliances ? Mais c'est ça qu'on attend de la gauche. Mais on pourrait vous plutôt que de savoir si monsieur Mélenchon et monsieur Ga ne siment pas ce qui est le cas quoi qu'ils étaient ensemble dans leur jeunesse.
Jean-Pierre Mignard, on pourrait vous répondre que le Parti socialiste n'a pas été capable de juste censurer le gouvernement Baou alors que effectivement le le gouvernement n'avait donné aucun gage particulier. parce que parce qu'il a tropisme d'abord parce que le Parti socialiste a un tropisme centriste, c'estàd que la leçon qu'il a tiré euh de de l'ire mitérandiale, c'est que c'était plutôt avec le centre qu'il fallait trouver des coalitions si c'était pas avec le centre en tant que formation politique, c'était le centre en tant que doctrine. Ça c'est le résultat d'une compréhension de l'Europe où on pensait que ça se faisait au centre. les démocrates chrétiens, les sociaux-démocrates.
Mais attention hein, c'est pas Elmou Col, c'est pas Jacques Deor, c'est plus François Mitteran. Je sais pas ce que c'est que le centre aujourd'hui. Le centre c'est la droite.
C'est ce que disait Mitteran. Il avait sur ce point raison. Et je pense que le Parti socialiste se perd à vouloir récupérer ce que Gabriel Atal lui laissera.
Je sais pas très bien d'ailleurs ce que ce sera pour constituer une force qui en tant que telle pourrait être majoritaire lors d'une élection présidentielle avec un candidat dont je vois pas très bien qui c'est. Si c'est Raphaël Gluxman, il clivera avec une grande partie de la gauche parce que ce n'est pas son histoire politique. Donc pour s'entendre, un, il faut travailler de avoir un projet, des idées nouvelles et il faut étonner les Français.
Faut dire voilà où nous en sommes, voilà ce que c'est et voilà ce que nous allons tenter de faire. Et croyez-moi, il faudra même d'ailleurs que des électeurs de droite rejoignent cette cette coalition. C'est peut-être pour ça d'ailleurs qu'après tout ça pourrait être une coalition de gauche avec un chef de droite qui pense à gauche comme Dominique Vic.
Écoutons d'ailleurs ce que ce qu'en dit le premier secrétaire du PS Olivier Fort à l'ensemble de celles et ceux qui veut que la gauche puisse mettre fin à 10 années de macronisme et éviter le piège de l'extrême droite. Mais vous aurez Jean-Luc Mélenchon sur votre route. Donc et Jean-Luc Mélenchon a déjà annoncé qu'il serait candidat et qu'il y aurait un candidat insoumis en tout cas à l'élection présidentielle.
Et donc l'objectif maintenant c'est de rassembler toute la gauche qui veut bien se rassembler et qui veut bien faire front ensemble pour donner une espérance le parti socialiste est bible pour ça vous pensez que le parti socialiste est bien placé pour parti socialiste est bien placé pour cela c'est ce que je défends il n'est pas le seul et je souhaite le rassemblement autour d'une candidature commune et d'une plateforme commune parce que je ne suis pas même si je plaide pour ce que nous sommes, je suis aussi lucide sur l'état de la gauche et je vois que quand on a la division absolue. Quand vous avez 1 2 3 4 5 6 candidats de gauche au premier tour, ça fait zéro candidats au second tour. Et moi ce que je souhaite c'est avoir un candidat de gauche au second tour pour l'emporter au second face au candidat de l'extrême droite.
Blire Olivier Fort lucide mais parfois on a du mal à comprendre la stratégie du Parti socialiste. tu me rassures. Alors parce que je me suis concentré pour comprendre son équation politique et bon d'un côté il admet le principe qu'il faudra des enfin des candidatures à gauche euh s'imposeront d'elles-mêmes lui écart finalement des différences programmatiques et idéologiques et de l'autre il dit que c'est eu égard à cette situation là ben mathématiquement ça aboutira à la présence d'aucun représentant de la gauche au second tour tout en se plaignant de cette situation.
à la fin, on comprend rien ce qu'il propose. Euh et c'est bien le problème parce qu' en vérité un responsable politique, il est là pour à la fois montrer une perspective, un chemin et clarifier des situations parfois obscures égard bah la complexité de la situation politique. Et on affaire, je l'avais dit, à des nains politiques s'agissant de tous les candidats plus ou moins officiels pour la présidentielle 202 et à gauche, malheureusement, ce principe se vérifie particulièrement avec cette tension en nous en tant que simple citoyens, électeurs, c'est que d'un côté, il y a cette impératif de devoir gagner parce que finalement soit on revit une séquence macronienne, soit on vit un un précédent d'extrême droite officielle et c'est on touche à quelque chose de qui devient de plus en plus invivable pour ne pas dire inconcevable pour beaucoup d'entre nous.
Soit on construit une une équation unitaire qui ne qui ne cesse de s'éloigner au regard des tactiques des uns et des autres qui s'entendent enfin qui se conçoivent d'un point de vue partisan du point de vue des appareils politiques. Je le comprends très bien mais pardon. En prêtant attention au discours des uns et des autres, à leurs logiques légitimees, à leur stratégie légitime, il y a quand même un gouffre avec l'espèce de sentiment d'urgence qui nous habite et qui est à la fois un sentiment quotidien et qui ne fait que se renforcer lorsqu'on essaie de se projeter.
Et ça, pardon, mais c'est vraiment ce qui me frappe, c'est ce décalage entre les stratégies d'appareil et notre conscience de simple citoyen. Le mot de la fin, Jean-Pierre Mignard. Oui, regardez la montée de la violence.
J'aiécouté un sondage qui pas un sondage, une écute, une surveille, une étude ce matin qui français auraient abandonné, aur réduit leur leurs achats en matière d'hygiène. Des choses comme ça, on en apprend tous les jours. Les suicides paysanes n'ont pas cédé hein malgré la prétendue solution apportée à la crise paysane.
Il a toujours autant de suicide chez les paysans. Bon, ça c'est de ça dont il faut parler. Ce qui m'inquiète avec la situation et ce qui le problème de l'extrême droite, c'est d'abord qu'elle soit extrême droite.
C'est ce qu'elle dit. Le problème de l'extrême droite, c'est qu'elle nous rend idiot. C'est qu'on fait plus de politique.
On dit en avant contre l'extrême droite, tous contre l'extrême droite. Siamo tutti antifascisti, on écoute monsieur Atal. Finalement, il y a plus de différence entre monsieur Atal et les rassembleurs les rassembleurs de la République puisque tout le monde est contre l'extrême droite, c'est-à-dire le plus petit est minable des des de dénominateurs communs.
Donc, on ne fait plus de politique. Et ne faisant plus de politique, alors on ouvre grande les portes à l'extrême droite. Il faut que la gauche refasse de la politique.
Il faut qu'en France, on refasse de la politique et qu'on ne soit pas vraiment obnubilé par Marine Le Pen parce qu'on l'aide à chaque fois. on l'aine parce que à chaque fois qu'on la combat et qu'on se limite à ce combat et bien on devient de plus en plus inutile, inaudible et finalement son projet. Merci beaucoup Jean-Pierre Mignard, avocat esséiste.
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