Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewLCP - Assemblée nationale· 3 mars 2026 64 min

Guerre au Moyen-Orient : l'embrasement, jusqu'où ? | Chaque voix compte - 03/03/26

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonsoir à tous et bienvenue dans chaque voix compte. On est ensemble pour 1 heure 1 heure de débat de décryptage en direct avec pour m'accompagner ce soir Julie Ruis Perez. Bonsoir.

Bonsoir. Vous êtes journaliste économique au Figaro. Et Olivier Ravanello.

Bonsoir Olivier. Bonsoir. Et à la une ce soir, l'Iran.

L'Iran est cette guerre qui prend une dimension inattendue. Tout le Moyen-Orient est concerné. Alors, faut-il craindre un embrasement général ?

La France et l'Europe vont-elles s'engager militairement ? Et sommes-nous menacés sur notre propre territoire ? On essaiera de répondre à toutes ces questions avec Maya Cadra.

Bonsoir. Vous êtes journaliste et enseignante franco-olibanais, spécialiste du Moyen-Orient. Camille Lon, bonsoir.

Vous êtes directrice adjointe du bureau à Paris du Conseil européen pour les relations internationales et spécialistes des pays du golf. Enfin François Gouillette, bonsoir. Ancien ambassadeur de France, vous avez notamment été en poste aux Émirats Arabes- Unis ainsi qu'en Arabie Saoudite.

Julie, quel est votre chiffre du jour ? Le chiffre du jour, c'est 85 dollars et c'est tout ce que je vous dirais. Hm.

Mystéri. Et Olivier, quelle histoire allez-vous nous raconter ce soir ? L'histoire de la doctrine nucléaire qui est, vous allez le voir, une histoire de mots et d'images euh soigne ou chaque image et chaque mot compte.

Dans la deuxième partie de chaque voix compte, la question qui fâche à quand l'égalité salariale entre hommes et femme ? Vous verrez que les chiffres publiés aujourd'hui par la PEC montrent qu'on n'y est pas, loin de là. On en parlera avec la députée ensemble pour la République Marie-Pierre Rixin, la députée socialiste Diena Badiop et Sandra Lotte Fernandez de l'ONG Oxfam.

Et puis cette émission c'est avant tout la vôtre. Alors n'hésitez pas à poser vos questions, à interpeller nos invités en flashant ce QR code qui apparaît juste là en bas de de votre écran. Et puis on est à moins de 2 semaines des élections municipales.

Alors notre Bourbon Express se transforme en journal de campagne avec plein d'histoires étonnantes. Vous verrez que Valérie Brochard viendra nous raconter. Voilà pour le menu.

Installez-vous confortablement. C'est parti pour chaque voix compte. 4e jour de guerre.

L'Iran a beau avoir perdu son guide suprême, il est toujours en place ce régime iranien et des bombes iraniennes frappent encore Israël et les pays du golf. Plusieurs bases américaines ont été visées. Une ambassade américaine a encore été touchée la nuit dernière.

On fait le point sur la situation avec Dario Borgo. Durant cette 4e journée de guerre, le Moyen-Orient s'est embrasé. Tshal a lancé aujourd'hui une série d'attaques de grande envergure sur Terran.

Ce matin, le complexe abritant la présidence iranienne et le conseil de sécurité. Cet après-midi, l'institution chargée de choisir le nouveau guide suprême. Mais le conflit s'étant aussi à présent au Liban, le Esbola allié du régime des Molas a lancé plusieurs salves de drones et de missiles en direction d'Israël.

Alors, depuis hier, des frappes touchent aussi Beyrout. Nous continuons à frapper l'Iran avec force. Nos pilotes survolent l'Iran et Terran. ainsi que le Liban.

Le esbola a commis une grave erreur en nous attaquant. Nous avons déjà réagi avec force et nous réagirons avec une force encore plus grande. Et l'armée israélienne déploie aujourd'hui des soldats dans le sud du pays.

Le commandement nord a avancé, pris le contrôle des hauteurs et créé à présent une zone tampon comme nous l'avions promis entre notre population et toute menace. Le Esbola réplique en attaquant plusieurs bases et positions militaires de l'État hébreu. L'Iran continue aussi son offensive.

La République islamique a notamment frappé l'ambassade américaine à Riad la nuit dernière sans faire de blessés. D'autres ambassades dans la région fermé et craignant d'être attaqué. Washington a aussi ordonné le départ d'une partie de son personnel diplomatique dans plusieurs de ces pays face aux menaces répétées des gardiens de la révolution.

L'ennemi doit s'attendre à des attaques punitives en continu. Les portes de l'enfer s'ouvriront un peu plus à chaque instant sur les États-Unis et Israël. Mais cela est loin d'inquiéter Donald Trump, satisfait des actions de ses troupes.

Cela se passe très bien. Comme vous pouvez le constater, leur force navale a été détruite, leur armée de l'air a été détruite, leur détection aérienne a été détruite, leur radar a été détruit. En Iran, en fait, presque tout a été détruit.

L'Iran appelle le Conseil de sécurité de l'ONU à agir, tout en mettant en garde les Européens s'ils venaient intervenir dans le conflit. Ce serait un acte de guerre. Tout acte de ce type contre l'Iran serait considéré comme un geste de complicité avec les agresseurs.

Mais l'Europe d'une certaine manière fait déjà partie de cette guerre. Hier, une base britannique à Chypre a été prise pour cible par des drones iraniens pour la protéger. Le premier ministre Kir Starmer annonce en cette fin d'après-midi l'envoi d'un navire de guerre et de moyens antidrone.

Les tensions s'accentuent donc entre l'Iran et le vieux continent. Emmanuel Macron va s'exprimer à ce sujet dans quelques minutes. Camille 11, je commence avec vous.

On pensait que l'Iran avait été très affaibli par ce qu'on appelait la guerre des 12 jours au mois de juin dernier. Et là, on voit qu'il est capable de toucher tous les pays du golf, d'atteindre le territoire israélien, de toucher des bases américaines, des ambassades américaines. Est-ce que vous attendiez à cette capacité de l'Iran à tenir tête comme cela ?

Alors, l'Iran avait été affaibli, en effet l'année dernière pour la garder 12 jours, mais ils avaient un stock euh de missiles et de drones qui était encore assez important et qui a été reconstitué euh dans les mois qui ont suivi euh cette ce conflit-là. Et euh et en effet euh il fallait s'attendre à une à une réponse de l'Iran qui soit euh beaucoup plus grande que ce qui avait été vu pendant la guerre des 12 jours où il y avait une il y a il y a vraiment une volonté de régionalisation cette fois-ci du conflit. Euh l'année dernière, l'Iran avait été beaucoup plus un petit peu dans la tentative de limiter l'escalade euh avec euh avec les États-Unis et Israël.

Et euh quelque part euh la leçon qui a été tirée, c'est que ils ont ils sont apparus comme faibles euh auprès de de leur adversaire et que pour rétablir une forme de dissuasion, il fallait cette fois frapper fort euh en frappant sur l'ensemble de la région et en frappant y compris sur les pays qui sont plus vulnérables et notamment les alliés de des États-Unis. Monarchie pétrolière. Exactement.

Euh François Gouillette, la la stratégie de l'Iran visiblement he c'est de mettre le feu à toute la région, d'impliquer tous les pays du golf dans dans cette guerre là, sans doute pour faire pression, pour que ces pays du golf fassent pression sur leur alliés américains. Est-ce que cette stratégie, elle est suicidaire ou est-ce qu'elle peut être efficace selon vous ? Alors, il faut se souvenir d'abord que ce n'est pas la première fois que l'Iran vise des installations dans des pays du golf.

Il y a eu un précédent, on a un peu oublié, c'était en 2019, en septembre 2019, des salves de missiles qui avaient viser de manière assez précise d'ailleurs les installations pétrolières et gazières d'après, c'est dans le l'est de l'Arabie Saoudite, des sites de production de la Ramco précisément à proximité d'alfrobar qui avait de c'était une frappe ciblée qui avait certainement valeur d'avertissement puisque la production pétrolière avait été interrompue pendant une semaine seulement et à la suite de cela euh c'était est engagé assez discrètement d'abord puis publiquement sous l'égraie pour la normalisation de leur relation. Ce qui est vrai, c'est que les pays du golf et vous ça a été dit là je crois juste avant euh n'ont aucun intérêt à ce qu'une conflagration généralisée vienne embraser toute la région au risque de mettre en péril leur propre projet de développement. leur priorité, c'est évidemment leur sécurité, mais c'est c'est aussi et surtout les grands projets de développement de l'Arabie Saoudite, des Émirats qui risquent d'être remis remis en cause naturellement.

Mais est-ce qu'à force d'être ciblé comme ils le sont là par l'Iran, ils peuvent finalement s'engager eux-mêmes ouvertement dans une guerre contre l'Iran ou ça vous paraît peu probable ? Ça me paraît personnellement, mais je peux me tromper, peu probable. Ce qui est ce qui est probable, c'est qu'effectivement, en tout cas ce qui est à peu près sûr, ce que l'on a appris, il semble-t-il au cours des des jours qui ont précédé les les frappes américaines, c'est que un certain nombre de ces pays, notamment ceux qui ne sont pas les moindres d'entre eux, c'est l'Arabie Saoudite et les et les Émirats Arabes unis, semblaient faire pression sur président Trump et l'administration américaine pour qu'elle justement elle ne s'engage pas dans un conflit aux conséquences incalculables.

Mais et et c'est je trouve très révélateur l'attitude des hommanais. Le paradoxe d'Oman, c'est que c'est un pays qui a été frappé parmi les premiers d'ailleurs par les Iraniens, c'est le port de Damac qui est un port qui est important pour aussi dans toute la géographie des approvisionnements en énergie de la région parce que si quand quand Ormuse est fermé, Damac peut effectivement être un point de passage. Si si les deux sont hors hors service, ça pose un très très gros problème.

Et Omman Oman était quand même depuis plusieurs mois et depuis plusieurs semaines engagé dans des négociations avec les Américains et les Iraniens sur son propre territoire. Et ce qui est très remarquable, c'est que au moment où les Américains s'engageaient dans dans dans cette guerre, le ministre des Frères étrangers romanais était à Washington. Il était allé briefer les Américains sur l'état de la négociation qui semblait avancer avec l'Iran.

Maya, les Iran les pardon, il y a eu un nouveau front qui a été ouvert aujourd'hui par Israël au Liban. Israël a déployer des soldats en territoire libanais. Vous êtes franco-olibanaise hein, vous êtes inquiète pour le Liban ?

Vous avez peur que le Liban bascule à nouveau dans la guerre ? Le Liban n'est pas vraiment sorti de la guerre. Il est toujours dans un état de stabilité très fragile après le l'accord de CC le feu, donc entre le Liban et Israël.

Il était en pleine opération de désarmement, donc voté par le conseil des ministres, mise à du Esbola mise à exécution par l'armée libanaise. Mais ce processus était un peu bancal parce qu'on le voit très bien, le gouvernement a annoncé que la première phase du désarmement avait pris fin. On a très bien vu avanthier que l'esbola a réussi quand même à lancer des missiles sur le nord d'Israël à partir de ce sud de du fleuve l'Italie.

Et donc ça remet en question crédibilité parfois des annonces gouvernementales. Est-ce que vraiment le désarmement a été bien fait ? Et là des missiles balistiques viennent d'être lancés à partir de la plaine de la B sur Israël, sur AFA et Tel Aviv aussi.

Donc le Liban, c'est un pays qui manque de souveraineté aujourd'hui et le Esbola l'utilise vraiment comme une plateforme pour ses projets régionaux. Hm. Mais mais alors une partie du peuple libanais, on veut beaucoup au esbola bah d'avoir justement euh euh ciblé Israël et déclencher cette riposte militaire israélienne à plusieurs reprises contre le Liban.

Est-ce que cette guerre-là peut-être aboutir à cette démilitarisation dubola que le gouvernement libanais arrive pas à atteindre lui-même ? Déjà, il y a eu une désolidarisation du Esbola. Le Esbola n'est plus perçu comme un acteur politique.

D'ailleurs, il l'a été à tort. Ça n'a jamais été un acteur politique, ça a toujours été une milice à l'agenda extraterritorial, donc obéissant un peu aux ordres iraniens. Aujourd'hui, on trouve qu'à l'intérieur même de la communauté chit qui elle prêté à allégence au Esbola, les voix de colère commencent à s'élever de plus en plus.

Et j'aimerais bien citer cette très symbolique de mes anciens confrères à l'Orient le jour, le Esbola suicide le Liban. Euh ce qui s'est passé avanthi, c'est un acte d'une imprudence euh totale. Le Liban, le Esbola plonge le Liban dans une guerre complètement asymétrique.

Mais en même temps, le Esbola n'a jamais été libanais. Hm. Euh Camilleon, on alors qu'on voit la la une de l'Orient le jour apparaître effectivement euh on va parler un peu de l'Iran et de des Iraniens eux-même.

Alors c'est très difficile de savoir comment ils vivent les choses aujourd'hui. On voit ces images de bombe qui tombent massivement euh sur Terran, mais pas seulement hein, sur les principales villes iraniennes. Est-ce qu'on sait comment ils vivent cela les habitants ?

Alors, c'est important de mentionner d'abord que les communications ont été euh coupées. Donc, c'est assez difficile en réalité d'avoir des informations vraiment sur euh sur ce qui se passe en en Iran au niveau de la population civile. Ce qui ce qui semble apparaître quand même, c'est que il y a un mélange un petit peu de de crainte, de soulagement pour une partie de la population parce que il faut rappeler quand même que l'Iran sort tout juste d'une période de répression extrêmement brutale de de manifestation de la population qui ont fait des dizaines de milliers de morts et donc il y a une partie de la population quand même qui est soulagée à l'annonce de la mort du guide suprême.

Mais c'est un sentiment aussi qui est pas forcément partagé. Donc le la stratégie américaine affichée de Donald Trump de dire on tue le guide suprême et maintenant c'est à la population iranienne de prendre le relais et de monter dans les rues pour pour faire tomber le régime n'est pas forcément enfin c'est en décalage un petit peu avec la réalité parce que les gens pour l'instant sont avant tout concernés par le fait d'essayer de de sauver leur vie et et d'éviter de de trop s'exposer. la population est sûrement divisée un petit peu sur parce qu'il y a une partie de la population qui est directement impliquée dans le régime et c'est c'est pas une part négligeable he c'est ça ça concerne quand même beaucoup de gens en Iran en effet et puis il y a une partie de la population enfin c'està dire que il y a il y a ceux qui croient dans le chat bon qui a une légitimité quand même extrêmement extrêmement limitée en Iran il y a vraiment enfin c'est une population qui est qui est morcelée et donc croire que cette population va nécessairement se soulever immédiatement pour faire tomber pour faire tomber le régime, je crois qu'on en est encore assez loin.

François Gouillette, est-ce qu'on sait si les gardiens de la révolution tiennent encore le pays comme ils ont pu le faire jusqu'à ces derniers jours, ces dernières semaines ? Est-ce qu'ils sont présents par exemple dans la rue pour dissuader les gens de manifester ? Comment ?

Alors, je crois qu'il y a plusieurs strates, on sait bien. Il y a effectivement les gardiens de la révolution, il y a les bassiges, les milices qui sont plutôt sur qui qui assurent sorte de maintien de l'ordre. Mais les les gardiens de la révolution, c'est effectivement le fer de lance du régime.

Donc on peut supposer qu'ils sont effectivement très mobilisés pour faire face à cette situation bien entendu. Hm. Donc le le régime est encore solidement installé pour vous.

Il y a alors il a été il a été affaibli évidemment par la guerre de de juin par les frappes depuis quelques jours, mais il est il est loin d'être effondré. Euh Maya Cadra euh vous partagez le le point de vue de Camille Lonce tout à l'heure quand elle disait "Les Iraniens, ils sont peut-être pas prêts à ressortir dans la rue après avoir subi la répression qu'ils ont qu'ils ont subi au mois au mois de janvier." Il ne faut pas oublier un facteur très important, c'est que le peuple iranien aujourd'hui c'est un peuple en deuil.

Euh vous voyez 30000 recensés mais il y a des échos parfois relayés par certains médias de l'opposition iranienne qui partagent des chiffres beaucoup plus supérieurs à à au chiffres de 30000 qu'on a. Donc c'est c'est une population enillée. C'est une population qui a été traumatisée après la répression qui s'est transformée en un bain de sang.

Et aujourd'hui cette population, elle a un problème de logistique. En fait, pour se soulever, il faut euh déjà qui que qu'il y ait une certaine forme de stabilité relative. Ils ne peuvent pas sortir sous les bombes.

Et en plus, je à mon avis, le peuple iranien collectivement est en train d'attendre un peu les premiers résultats de cette guerre. On a vu certaines scènes de lies que ça soit dans les rues de Teran ou bien dans les pays de la diaspora de la communauté iranienne après l'attentat qui a visé Hamenéi Layatola et aujourd'hui je pense qu'ils attendent les premiers résultats militaires en fait ils attendent peut-être l'effondrement du corps des gardiens de la révolution ou bien certaines défections que ça soit au sein des gardiens au sein de l'armée qui elle n'est pas idéologique comme les gardiens de la révolution au sein même des basji en fait qui sont des policiers qui pratiquent des méthodes staliniennes et un peu de violence mais qui sont pas aussi idéologiques pareils que les les gardiens de la révolution. Donc je trouve que ces Iraniens attendent vraiment un certain délai qui puisse leur donner certains résultat militaire sur le terrain afin de se mobiliser peut-être de nouveau.

Olivier Ranello, une question de nos téléspectateurs je crois question qui nous est posée par Véronique qui s'interroge et qui demande est-ce que l'on assiste à une escalade plutôt maîtrisée entre différentes puissances régionales ? C'està-dire en gros une guerre qui pourrait encore s'arrêter ou est-ce que l'on est dans une sorte de fuite en avant, une dynamique qui échappe à tout le monde y compris aux Américains. Qui veut répondre ?

Je je peux si si vous voulez. En fait, il y a une limite pragmatique aussi qui est celle du stock de missile dont dispose l'Iran. Euh on a des chiffres un peu flous qui sont pas confirmés qui sont ceux de 1500 à 2000 missiles balistiques.

On a des rapports qui disent "Les Iraniens depuis la guerre de 12 jours ont réussi euh à fabriquer 100 missiles par mois et donc il y a cette opacité autour du nombre de missiles balistiques mais ce nombre est limité et donc la guerre va dépendre de cela. Elle va dépendre aussi des stocks de défense antiaériennes américains. Il y a la question des Tomao qui a été aussi posée.

Combien il en reste pour intercepter tous les missiles ? balistique et tout dépend aussi, il y a encore euh euh un facteur qui qu'on ignore pour le moment, est-ce que les pays du golf vont s'engager ? Parce que pour le moment, ils sont dans une attitude défensive.

Euh je trouve qu'ils aimeraient bien la garder euh connaissant un peu comment agissent l'Arabie Saoudite et d'autres pays. Monsieur l'ambassadeur, je le dis sous sous votre contrôle, ils aimeraient pas passer à une attitude offensive euh euh mais tout dépend vraiment du du stock de missile de l'Iran et tout dépend aussi de la je dirais de la capacité du président américain à gérer le mécontentement qui peut se faire jour aux États-Unis même dans son propre camp. Oui, parce qu'en fait là, il va à compte de sa base électorale en faisant ce qu'il voit de plus en plus de voé par hier et qui montre que 27 % seulement des Américains soutiennent l'intervention sans parler d'effectivement de des électeurs du parti conservateur mais je crois qu'effectivement ça c'est une équation qui doit être prise en considersion en quelque sorte il peut y avoir une concurrence ou une entre la je dirais la résilience des des du pouvoir iranien du régime iranien et l'impatience du président Trump à atteindre ses objectifs pour autant Alors, quels sont ces objectifs aussi ?

C'est c'est ma la question peut-être écoutez là, on en a pas parlé mais j'écoutais en venant vous rejoindre le compte-rendu de l'intervention du président Trump devant la presse, la première conférence de presse et donc il a effectivement dit des choses intéressantes mais on s'interroge tout de même puisqu'il hier ou avant-hier, il parlait de des nouveaux dirigeants de l'Iran qui voulaient parler avec lui. Maintenant il explique qu'ils sont tous morts. Il y en a plus mais il y en a plus.

Non mais qui les a tué ? C'est lui enfin c'est c'est donc c'est on ne voit pas très clair en réalité dans dans ces dans ces objectifs, dans ces buts de guerre. Est-ce que avec le recul que vous avez notamment de l'intervention américaine en Irak, vous avez l'impression que l'administration américaine a été capable ou est capable d'analyser ce qui se passe dans cette région jour après jour avec lucidité ou est-ce qu'on est simplement dans un coup de dé On peut s'interroger parce que vous évoquez Olivier ce précédent qui a été quand même désastreux.

Puis en il y en a eu un autre après, c'est la Libye. J'étais ambassadeur moi-même en Libye au moment des événements de 2011. On a vu effectivement que les ces intervention militaires du sont parlé aussi de l'Afghanistan. toutes ces intertion militaires menées par les Américains ont généralement abouté à des situations pire que celles auxquelles on avait qui avait justifié ces ces actions.

Après effectivement, on peut espérer alors que le chaos soit fécond comme certains le disent mais en l'occurrence on est en droit de s'interroger tout de même. Camilon une question peut-être sur les alliés de l'Iran, la Chine et la Russie, on les entend peu. Pourquoi ?

En effet, alors euh c'est et il fallait s'y attendre euh de de ce de ce point de vue-là parce que le finalement euh la l'Iran a beaucoup euh euh misé euh ces dernières années sur euh tenter de développer des relations euh avec euh euh la Russie. On sait que l'Iran a a armé enfin a aidé euh la Russie à s'armer sur sur la guerre en Ukraine. Exactement.

Il y a une relation aussi avec la Chine qui a été développée ces dernières années mais qui est toujours restée un petit peu décevante en réalité. La relation avec la Chine par exemple, le niveau de partenariat que l'Iran a obtenu avec la Chine est un niveau de partenariat qui est bien dans de ça de ce que la Chine a avec un pays comme le Pakistan par exemple. Et les Iraniens n'ont jamais vraiment réussi à à pousser cette relation au-delà.

L'année qui est passée aussi, les Iraniens ont ont eu besoin de de compléter leur stock. justement de munition de drone de missile assez rapidement parce que ils savaient que qu'un nouveau conflit allait potentiellement arriver et ils ont cherché à à le faire avec la Chine. La Chine a en partie envoyé des composants de pour pour aider les Iraniens à reconstituer leur leur stock de missile.

Mais mais ça reste très en dessous de ce que les Iraniens voulaient obtenir. et la Chine de manière générale ne veut pas absolument pas se retrouver coincé dans les développements au Moyen-Orient. Elle a d'ailleurs des relations très bonne aussi avec les autres pays du golf, les saoudiens.

Et donc il y a un peu cette position d'équilibre qu'elle essaie de garder. Alors l'une des conséquences immédiates, on va dire he de cette guerre, c'est que les avions de ligne sont cloués au sol. La France compte environ 400000 ressortissants dans la région.

Alors, ce sont des touristes mais aussi beaucoup d'expatriés. On fait le point sur la situation de ces Français bloqués sur place avec Marco Pomier. C'est celui-là Alan.

Valise à la main, ces touristes français cherchent leur logement. Coincé à Dubaï depuis plusieurs jours, ils enchaînent les hôtels face à des tarifs qui flambent. Le truc, c'est que quand on prolonger le séjour et ben il double les prix.

Là, on n plus en vacances. Voilà, on n plus en vacances, c'est fini. Ils ne savent pas encore s'ils seront remboursés.

Leur vol prévu samedi dernier a été annulé. Pour l'instant, aucun rapatriement n'est programmé. C'est l'incertitude pour eux comme pour leurs proches.

Là, ça commence à être dur, hein. Les petits nous demandent tous les jours. Voilà, tout le monde s'inquiète, tout le monde attend qu'on rentre quoi.

Tous, on commence à craquer, il faut qu'on rentre. À l'aéroport de Dubaï, la situation reste bloquée. La quasi-totalité des avions sont cloués au sol.

Là-bas, là-bas, là-bas. Tu le vois ou pas ? Certains influenceurs français installés sur place envisagent eux aussi de quitter les Émirats arabes unis.

Depuis ce weekend, sur leurs réseaux sociaux, il relaaniennes en représaille aux attaques américaines et israéliennes. Un puissant parfois choqué, il partagent leur sidération. Il y a des missiles qui sont en train de péter partout dans Dubaï à côté de chez nous.

Ça pète de partout les gars. Au-delà de Dubaï, c'est tout le Moyen-Orient qui s'embrase. Le ministère des affaires étrangères tente d'organiser les premiers appatriments.

Nous nous préparons à des affraitements de de vol pour que les personnes les plus vulnérables, les personnes qui méritent d'être accompagnées puissent le cas échéant en bénéficier. En attendant, des Français se débrouillent seul. Certains ont rejoint par leur propre moyen l'Arabie Saoudite avant d'atterrir ce matin à Paris. des offres à 500 € qui en quelques secondes passaient à 5000.

Donc donc c'était un peu le jeu le jeu du chat et de la souris pour trouver une bonne un bon vol. On a pu on a pu rentrer sain et sauf même si c'est un long trajet mais voilà on est de retour chez nous, on est content. Fatigué mais soulagé au total près de 400000 français vivent ou séjournent actuellement au Moyen-Orient.

Maya Cadra, les images de ces influenceurs français paniqués, coincés à Dubaï, ont pu faire sourire au début, mais la situation de ces Français bloqués là-bas, elle est quand même pas drôle. Est-ce qu'ils sont en danger aujourd'hui ? On a vu un général iranien dire aujourd'hui, "Bah, si vous arrêtez pas les frappes, nous on va viser directement les centres commerciaux dans les pays du golf." Évidemment, et les Iraniens aussi, ils ont une expression très violente et agressive allant dans dans ce sens.

C'est de la propagande de guerre très épique concernant les ressortissants français et les influenceurs. Évidemment que la situation elle est elle est elle est pathétique, elle est inquiétante aussi. Ils sont allés à Dubaï pour trouver une certaine forme de vie luxueuse, confortable et cetera et puis là il se retrouvent sur le cratère d'un volcan en pleine éruption.

Ils sont en danger, vous pensez le Ils peuvent être vraiment ciblés. Bien sûr, bien sûr qu'ils sont en danger quand on voit les les photos même des débris des missiles balistiques qui peuvent tomber sur des hôtels. Il y a le Bourge Khalifa qui est quand même un monument emblématique de Dubaï était était en en feu et en flamme aussi.

Ça c'est très inquiétant. Oui, et il y a déjà des victimes civiles, que ça soit euh à Airbille, en Irak hier, que ça soit euh au Kouette, au Bar, il y a eu des victimes civiles. Donc, il y a une véritable inquiétude.

H François Gouillette, l'enjeu pour la France, ça va être d'organiser dès que possible le rapatriement des Français qui veulent rentrer sur le le territoire. Comment ça s'organise un rapatriement dans les conditions qu'on voit là actuellement ? Quelles sont les conditions pour pouvoir le faire ?

Alors, faut d'abord rappeler que c'est vraiment une priorité de la politique étrangère de la France. sa diplomatie ça a été répétée par le président de la République, par le ministre à plusieurs reprises. En réalité, il y a il y a comment dirait une centralisation qui est opérée par le centre de crise du ministère des étrangères donc qui met tous les moyens en œuvre pour centraliser les informations en provenance des pays de la région, en provenance de nos communautés et évidemment avec l'appui de nos ambassades, de nos consulats. nous avons à Dubaï un consulat général, il est évident qu'avec des moyens humanités, il ne peut pas répondre aux dizaines de milliers de demandes parce que il y a pas seulement les influenceurs et ou alors les expatriés parce que à l'époque où j'étais il y a plus de plus de 20 ans à Abu Dhabi, il devait y avoir je sais pas 10000 Français à Dubaï et et 3000 à Abu Dhabi.

Ça ça a quintuplé en en l'espace de 20 ans. Mais en tout cas, il faut aussi avoir à l'esprit que le principe du rapatriement par avion, c'est effectivement quelque chose qui est possible. Le il faut des garanties de l'Iran, de ne pas tirer sur les avions.

La France va négocier ça avec l'Iran. Ça ne concerne pas, on va il s'agit pas de rapatrier des dizaines de milliers de français. D'abord le le le c'est c'est sur une base volontaire que ça doit se faire et je crois que le ministre Barreau l'a bien expliqué.

S'il y a des moyens d'état qui sont mis en œuvre, c'est pour les personnes les plus vulnérables. Après, évidemment, tout dépend des conditions de de la de circulation de je dirais de de dans l'espace aérien. Mais ça ça se négocie avec l'Iran ou pas ?

Je crois pas que ça se négocie avec l'Iran. C'est il y a la il y a sur l'évation civile internationale qui est un organisme international je pense dont l'Iran doit être membre mais je ne connais pas les détails techniques. Mais en tout cas, on ne peut pas le faire si cela met en danger la sécurité des passagers naturellement.

Puis il y a sans doute deux éléments à avoir en tête. le premier. A-t-on la certitude que l'Iran soit précis dans ces tirs et que les missiles tombent exactement là où ils avait prévu là-dessus, j'ai un doute.

Et le second, c'est que la stratégie des Iraniens, ça n'est pas une riposte militaire visant des objectifs stratégiques, visant des objectifs militaires. Ils sont pas en train de faire la guerre à d'autres États. Ils sont en train de frapper le plus aveuglément possible des régions, des populations.

Pourquoi ? non pas pour rétablir un rapport de force militaire, mais pour faire en sorte que ces pays-là fassent pression sur les Américains et sur les Israéliens, mais surtout sur les Américains pour qu'ils arrêtent cette intervention. Donc, il y a une logique de fuite en avant et de chaos généralisé.

Donc leur objectif, et je vous rejoins, c'est bien demain non pas de frapper les renseignements saoudiens, mais d'aller frapper un centre commercial. Oui, d'un mot Camille parce que on a pas encore parlé. Est-ce qu'il y a une menace sécuritaire sur le territoire français liée à ce conflit aujourd'hui ?

Alors, en effet, ça peut être quelque chose qui va se poser à un moment, c'està-dire le le l'utilisation puisque l'Iran est en train de mobiliser tous les moyens possibles imaginables pour faire le plus mal possible dans un rayon le plus large possible. Euh donc ils utilisent leurs proxies, euh ils utilisent euh les frappes directes sur tous les pays de la région. Euh on va voir aussi comment ils vont reconsidérer ou pas la la question autour du du programme nucléaire.

Et euh et il y a en effet toute la question euh euh de on va dire euh la zone grise un petit peu de d'attaque terroriste sur du ter sur le territoire européen et c'est tout à fait quelque chose qui peut être envisagé en effet. On va passer à notre chiffre du jour à présent avec vous Julie. Alors, c'est un chiffre qui est directement lié à cette guerre en Iran.

Absolument. C'est un chiffre en fait qui varie beaucoup au vu de l'actualité puisque c'est le prix du pétrole. Le baril de Brent aujourd'hui a brièvement dépassé les 85 dollars.

Alors c'est un maximum depuis juillet 2024. Hier à l'ouverture tous les marchés regardés comme ça fébrilement le le cours du pétrole. Pourquoi ? parce que on l'a déjà évoqué, en représaille des frappes, la République islamique a décidé de bloquer le D3 d'Ormouse.

Alors le D3 d'Ormous, en fait c'est une voie maritime de 50 km de large à peu près et qui est en fait vitale pour le commerce mondial. Pourquoi ? Parce que 1/5 du pétrole de la planète en fait transite par ce D3.

Cela représente, pour vous faire une idée, environ 15 millions de barils par jour. désormais bloqué jusqu'à nouvel ordre. Alors c'est énorme.

On imagine que ça va se voir, ça va se sentir dans les prix à la pompe comme on dit. Bah, il y a des chances hein, les marchés réagissent, les courses s'envolent donc et si la crise dure, plusieurs experts évoquent déjà la possibilité d'avoir un baril qui bientôt sera à 100 dollars, ce qui correspondrait là encore pour vous faire une idée, environ, ça dépend, mais à une augmentation de 15 20 centimes le litre directement à la pompe. D'ailleurs, les automobilistes s'inquiètent déjà.

On a déjà vu euh dans certaines stations service euh les fils qui s'allongent, des gens qui essaient de faire des stocks, des gens qui s'inquiètent d'une pénurie. Mais attention hein, la hausse du brut, ça ça ne se répercute pas instantanément immédiatement à la pompe. Il faut plusieurs jours voire même plutôt plusieurs semaines déjà parce que la France a des réserves et aussi parce que le pétrole brut en fait ça représente pas l'ensemble du prix qu'on paye à la pompe.

Il y a le raffinage, la distribution, les taxes aussi et tout ça c'est la majorité. Autre élément intéressant, c'est que euh la France pour ces importations, elle dépend moins euh des pays du golf euh que d'autres régions du monde en fait. Bref, en tout cas, sur ce point, le gouvernement se fait rassurant.

Il l'a martelé aujourd'hui. Il n'y avait pas de raison aujourd'hui à l'heure à laquelle nous parlons en tout cas de se ruer vers soit les pompes à les pompes à essence ou faire du stockage de de de carburant. Les marchés ont réagi, ce sont euh ils ont réagi dans un premier temps en montant puis tout de suite dans la foulée en rebaissant.

Bien évidemment, tout cela est très sensible aux évolutions de ce qui va se passer dans les prochaines semaines au Moyen-Orient. Alors, il faut le croire le ministre, il y a pas lieu de s'inquiéter pour l'économie française. Alors, à court terme, sur le pétrole et sur le pétrole uniquement, le risque de pénurie ou de flambée soudaine du prix du carburant est effectivement assez limité.

Évidemment, pour le reste, pour la situation globale, tout reste très incertain parce qu'en fait le D3 d'Ormous, ce n'est pas que le pétrole, c'est évidemment aussi le gaz qui s'apprécie aussi, qui a pris encore ce matin, je crois, 40 % et c'est aussi une multitude tout simplement de marchandises qui transitent par ce passage. Et donc si le blocage persiste, si le conflit plus généralement persiste, les conséquences économiques pourraient être extrêmement graves, extrêmement lourde. Le commerce mondial pourrait être perturbé, l'inflation même pourrait être sous pression et même la croissance pourrait être fragilisée.

Merci beaucoup Julie. Une réaction peut-être à ce qu'on vient d'entendre. Est-ce que ce n'est pas là les prix du gaz, les prix du pétrole, le fret maritime qui s'arrête comme ça ?

Est-ce que c'est pas le principal moyen de pression de du régime iranien sur les États-Unis aujourd'hui ? Je sais pas qui veut répondre, Camilleon. Euh oui, en effet faire oui de la tête.

Euh en effet, c'est c'est un moyen de pression assez important. On sait que Donald Trump aussi pour sa base électorale est très attaché à un contrôle des des prix de l'énergie et et de l'inflation. Ça va aussi avoir des répercussions potentiellement plus larges surtout aussi pour les Européens sur notamment et je pense que c'est important de de d'avoir ça en perspective dans la guerre en Ukraine, c'est-à-dire une montée des prix de l'énergie, ça bénéficie aussi à la Russie.

ça a des implications politiques assez directes euh dans toute l'Europe. On sait que ça joue enfin l'inflation joue un rôle aussi dans la montée de certains partis plus populistes. Donc ça ça a un impact de long terme pour pour les Européens et ça vient se combiner avec en plus la fermeture aussi de la mer rouge et donc les deux la fermeture des deux D3 en même temps en fait combiné pose un vrai problème.

Ça va avoir de grosses conséquences à venir d'un mot. Il a l'Iran aussi qui s'autopunit en fait en fermant le D3 d'Ormous parce que le pétrole iranien est exclusivement le lui-même est bloqué et en fait ils ont un presque un seul client exclusif qui est la Chine et en fait il s'inflige cette punition aussi. Merci beaucoup à tous les trois d'être venus nous aider à décrypter cette situation complexe aujourd'hui au Moyen-Orient.

Dans un instant toute autre chose. On va parler des écarts de salair entre les femmes et les hommes. Vous verrez que ça ne s'arrange pas.

Mais avant cela, c'est quelle histoire avec Olivier Ravanello ? Et Olivier, on revient avec vous sur le discours d'Emmanuel Macron hier sur la base navale de l'île longue. Il a dévoilé la nouvelle doctrine nucléaire de la France avec un nouveau concept, la dissuasion avancée.

C'est un exercice où chaque mot et chaque image était soigneusement pesée. Bien sûr, l'heure était grave. On parlait d'issuasion nucléaire.

Le visage du président était fermé. Discours prononcé dans une base militaire. Il y avait du béton, il y avait du métal, il y avait de l'eau.

On est loin des ordres de la République. Notez aussi la symbolique, la place du président de la République entre le sous-marin porteur d'engin et puis l'assistance pour bien montrer que s'il y a une personne qui doit appuyer sur le bouton nucléaire, une personne qui fait le lien entre le pays et l'arme nucléaire et bien c'est lui et uniquement lui. La doctrine évolue, on va revenir.

Mais une chose reste sûre, la bombe, c'est lui qui en décide. Nous entrons sur le chemin de ce que j'appellerai la dissuasion avancée. Je préfère le dire tout de suite, il n'y aura aucun partage de la décision ultime, ni de sa planification, ni de sa mise en œuvre.

En vertu de notre Constitution, elle appartient au seul président de la République comptable devant le peuple français. Alors, dissuasion avancée, c'est pas dissuasion élargie, c'est différent. Qu'est-ce que propose le président de la République et bien à h pays européens de réunir une sorte de tron commun, de commencer à travailler ensemble en temps de paix pour par exemple être d'accord et identifier ensemble les mêmes menaces pour travailler sur des scénarios d'escalade dans lesquels à chaque étape tout le monde analyse les choses de la même manière, réagit de la même manière pour qu'il n'y ait pas de cafouillage et pour qu'il y ait une réponse qui soit la plus commune possible.

Il y a aussi des engagements euh opérationnels. Par exemple, ce que le président a évoqué qui s'appelle du renseignement avancé. Alors, c'est quoi le renseignement avancé ?

C'est par exemple une technologie que seul les Américains maîtrisent qui est via des satellites d'être capable d'identifier des sources de chaleur qui correspondent au départ d'un missile. Plus cette source de chaleur va être importante, plus on va être capable de déterminer jusqu'où va aller ce missile et puis de commencer à regarder sa trajectoire pour savoir exactement là où il va tomber pour pouvoir l'intercepter. Aujourd'hui, cette technologie comme je le disais, seul les Américains la possèdent.

Et bien l'idée d'Emmanuel Macron, c'est de dire aux Européens déployons le même programme, il s'appelle Jewul Joya pour que l'on puisse mettre tout ça ensemble. Mais infin s'il s'agit d'utiliser l'arme atomique, c'est bien le président français et lui seul qui en prendra la décision. Mais alors pourquoi ce besoin de mettre en scène la parole stratégique de la France ?

Ben parce que c'est le chef des armées qui parle et on l'a vu sur cette image de son Falcon escorté euh par quatre rafales. C'est une manière de symboliser un moment qui est un moment éminemment militaire et surtout d'envoyer un message au monde entier à commencer d'envoyer un message à ceux qui nous écoutent et qui sont des ennemis potentiels. C'est le principe d'une doctrine nucléaire.

Une doctrine nucléaire, elle est faite pour être connue de tous. Elle est pas du tout faite pour être cachée. Pourquoi ?

Ben pour éviter tout mal entendu. En gros, tous les pays qui possèdent l'arme nucléaire développent une doctrine, la publie pour que tout le monde soit bien au courant dans quelle situation est-ce que je vais utiliser la bombe et qu'il n'y ait pas de malentendu parce que un mal-entendu avec l'arme nucléaire, ça se transforme en holocauste et la planète explose. La Russie, par exemple, avait une doctrine publiée en le 19 novembre 2024.

C'est la dernière version, celle d'avant mentionner que l'arme nucléaire était utilisée par la Russie si l'État était menacé. Et bien là, le seuil a changé et ce qui est écrit noir sur blanc, vous pouvez tous aller le consulter, c'est que l'arme nucléaire sera utilisée s'il y a une menace critique pour la souveraineté du pays. Vous voyez bien que c'est pas du tout la même chose.

La logique et bien c'est toujours de dire on met les choses à plat pour qu'il y ait pas de malentendu. Et donc le discours d'Emmanuel Macron hier, il s'inscrivait dans cette logique. Exactement. de bien dire à tout le monde ce que nous allons faire sur le nucléaire et maintenant ce que nous allons faire au niveau européen avec quand même une petite inflection.

Jusqu'à présent, la doctrine française était très très défensive. Hier, on a senti que les choses et la tonalité bougent un peu. Écoutez, c'est pourquoi j'ai ordonné d'augmenter le nombre de têtes nucléaires de notre arsenal pour couper court à toute spéculation.

Nous ne communiquerons plus sur les chiffres de notre arsenal nucléaire, contrairement à ce qui avait pu être le cas par le passé. Pour être libre donc, il faut être craint. Et pour être craint, il faut être puissant.

On sent bien la volonté de montrer un peu les dents. Certes, la France revendique d'être une puissance militaire active dans un monde de plus en plus dangereux. Alors, la doctrine française, c'est d'avoir une arme défensive mais quand même en ayant une posture un peu plus agressive.

On l'a bien compris. Merci beaucoup Olivier Vanello. On passe à présent à la question qui fâche et c'est un sujet qui a de quoi fâcher.

En effet, à travail égal, les salaires ne sont toujours pas égaux en France entre les hommes et les femmes. Les derniers chiffres qui ont été publiés par la PEC aujourd'hui le confirment. Alors, on en débat ce soir avec deux députés.

Marie-Pierre Rixin, bonsoir et bienvenue. Vous êtes député ensemble pour la République de l'essonne. Diena Badiop, bonsoir.

Vous êtes député socialiste des Yvelines. Et puis notre experte ce soir est Sandra Lotte Fernandez. Bonsoir.

Vous êtes responsable du plaidoyer droit des femmes au sein de l'ONG Oxfemme. Mais on commence par un point sur les derniers chiffres. Donc avec Katia Guilder et Pierre Beretta.

En 2026, à travail égal, les femmes ne sont toujours pas payées comme leurs collègues masculins. En un an, l'écart de rémunération s'est même creusé. Pour des postes et des profils équivalents, les hommes cadront en moyenne 16 % de plus que les femmes contre 12 % en 2025.

Autre chiffre significatif, 44 % des femmes considèrent qu'elles doivent fournir plus d'efforts que les hommes pour obtenir une augmentation. L'égalité salariale est pourtant inscrite dans le code du travail depuis plus de 50 ans. Un index d'égalité professionnelle oblige les entreprise à plus de transparence et une directive européenne de 2023 impose une égalité de rémunération entre les femmes et les hommes.

Mais la réalité résiste. Les femmes restent minoritaires dans les métiers les mieux rémunérés, la tech ou encore la finance. Et le plafond de verre persiste.

L'accès des femmes cadre au poste à plus forte responsabilité est toujours aussi faible. Il y a un chiffre édifiant. Quand les femmes elles ont enfin brisé le plafond de verre, quand elles sont enfin devenues chef d'équipe, PDG, DG, mais là si elles ont trois enfants, elles touchent en moyenne 40 % de moins que les hommes.

Un homme qui a le même poste, le même âge, le même nombre d'enfants va toucher en moyenne 40 % de plus qu'une femme. Donc, on se rend compte que l'égalité homme-femme, oui, sur le papier, mais sur la fiche de paye pas encore. Alors, notre question qui fâche, la voici.

Les femmes sont-elles condamnées à gagner moins que les hommes ? Alors, un mot d'abord de cette inversion de tendance qu'on vient de voir hein dans le le sujet. Depuis quelques depuis quelques années, pardon, l'écart du salaire médian euh entre les hommes et les femmes s'était resserré.

On était à 12 %, je crois l'an dernier et là, on est repassé à 16 % comme en 2018. Qu'est-ce qui s'est passé ? Est-ce que l'une d'entre vous a des éléments d'explication ?

Bah, écoutezin, peut-être pouvons-nous commencer par euh regarder de de quoi parlons-nous ? Est-ce que nous parlons de rémunération à travail égal, salaire égal ou est-ce que nous parlons également de de revenus et et d'un ensemble ? Sachant que concernant les revenus, il y a effectivement des disproportions comme le monde d'ailleurs l'étude de la PEC.

Pourquoi ? Parce qu'il y a un certain nombre d'explications, juste pour préciser. Donc, c'est la rémunation rémunération brute annuelle avec les primes incluses.

C'est pas que le salaire et c'est pas forcément à post équivalent. Je vous ai voilà, c'est juste pour Voilà. Alors la la les explications, c'est effectivement la manière notamment par exemple dont on prome les femmes, la manière dont elles ont accès également ou à la formation continue.

On sait qu'il y a une obsolescence des compétences qui s'accélèrent et qu'il faut donc se former de plus en plus et quotidiennement. Est-ce que les femmes disposent de ce temps pour se former ? Les évaluet-on également sur des critères qui sont semblables aux hommes ? on sait à quel point les évaluations de de fin d'année sont marquées par des biais stéréotypés et des biaiss sexistes.

Donc il y a toute une formation aussi de management à mettre en place dans les entreprises. Il y a certainement eu visiblement au vu des résultats de cette étude de la PC un relâchement qui explique notamment ces écarts de salaires qui évidemment ne sont pas admissibles et donc il faut avoir une vigilance, j'ai envie de dire plus qu'acrue pour pour résorber ces ces écarts de salaires qui vous le savez sur le papier aujourd'hui les les l'égalité salari inscrite à la fois dans le code du travail depuis 1972. C'est un principe constitutionnel depuis 1946 et c'est également un principe qui a été inscrit dans le traité de Rome euh en 1957.

Donc il n'y a pas de raison aujourd'hui à ce que ce soit pas mis en place. Diana Abadiop, est-ce que vous vous avez une une explication euh à ces chiffres qu'on vient de voir ? Est-ce que ça peut être lié à la conjoncture économique peut-être un peu moins bonne ?

Est-ce que dans ce cas-là les femmes en font les frais davantage que les hommes ? Oui, on sait on sait très bien que de toute façon lorsqu'il y a des crises, ce sont toujours les femmes qui sont en première ligne et qui subissent d'abord soit les restriction budgétaire ou peut-être on annule une augmentation qui devait se faire ou une promotion et cetera. Je crois aussi que ma collègue l'a rappelé.

Il y a aussi tout le contexte qui n'est pas aménagé pour que les femmes puissent accéder plus facilement puisque tout est fait par des hommes, pour des hommes. Donc du coup, le temps de formation, euh le fait que par exemple quand vous êtes quand les enfants sont malades, c'est vous qui vous absentez. Quand vous êtes dans des postes à responsabilité, des des réunions avec des horaires, vous avez pas forcément de modes de garde, tous accumulés font des petits ruisseaux qui à la fin expliquent aussi que vous bénéficiez moins d'un certain nombre de d'avantages ou de promotions que votre collègue masculin.

Central Fernandez, je crois que au sein d'Oxfam, vous êtes penché sur les écarts de salair dans la fonction publique territoriale. Donc chez les fonctionnaires des villes, des départements, des régions. Est-ce que vous retrouvez un peu des tendances similaires ou est-ce que on se comporte mieux dans dans les collectivités locales que dans les entreprises ?

En fait, à quelques jours des municipales, on a publié aujourd'hui un rapport pour regarder ce qui se faisait de positif euh par les villes et on a pu voir enfin on a un recueil de bonnes pratiques qui permet de montrer que des villes justement face à la persistance des inégalités se sont engagées et sont allé un peu plus loin que les politiques nationales. Et je pense que dans les questions que vous posiez en introduction, l'un des sujets c'est que l'égalité femme homme devait être la grande cause des deux quinquen d'Emmanuel Macron et c'est muni d'un outil dès 2018 justement qui devait être l'outil pour lutter contre les écarts de salaires. Et au moment de la campagne en 2017, le candidat à l'époque Emmanuel Macron avait parlé de faire du main shame des grandes entreprises que lui allait mettre fin aux écarts de salaire et en fait l'outil qui a été développé en 2018, l'index égalité professionnelle aujourd'hui je pense qu'on peut en faire le bilan et les chiffres en fait.

Alors juste avant d'en faire le bilan, j'ai peut-être envie qu'on explique c'est voilà Julie peut-être en quelques mots si vous pouvez nous expliquer cet index de l'égalité professionnelle. Exactement. Donc l'index euh cet index qu'on appelle aussi l'index Egapo si vous voulez son petit nomou.

Euh en fait, c'est un index qui a été mis en place euh et donc qui consiste tout simplement euh toutes les entreprises de plus de 50 salariés, donc ça fait du monde euh au 1er mars doivent s'auto-évaluer, enfin s'auto-évaluer, s'évaluer sur des données et euh c'est sur plusieurs critères, c'est-à-dire donc la rémunération, donc l'écart salarial entre les hommes et les femmes au sein de l'entreprise, la répartition des promotions, la répartition des augmentations et donc tout un tas de critères et tout ça fait un score sur 100. Et si ce score sur 100 n'est pas assez bon, il faut mettre en place des mesures. C'est ça l'idée de l'index.

Donc en dessous de 85 points, il faut il faut promettre qu'on va progresser sur ces sur ces Non, mais aussi il faut se fixer des objectifs et si on les et si on si on n'y arrive pas, il y a aussi des sanctions qui peuvent intervenir plus tard. C'est pas on non, on n'est pas sanctionné tout de suite et en dessous de 75 points, bah là il faut proposer directement des mesures de correction peut-être un peu plus concrètes. Et donc là, je vous le disais à l'instant, l'idée c'est de pouvoir sanctionner c'est que l'administration puisse sanctionner les entreprises qui ont un mauvais score.

Alors Sandra Lotte Fernandez, vous disiez bah la promesse, elle est pas tenue, c'est ça ? Notamment sur les sanctions et le name and shame, c'est ça en fait. C'était l'outil pour lutter contre les enfin les écarts de salaires en France.

Et aujourd'hui forcé de constater que en fait cet outil plus de 90 % des entreprises françaises ont au-dessus de la note sur laquelle en dessous de laquelle on a des sanctions. Et pourquoi ? parce qu'en fait dès le début et ça Oxfam avait été critique mais au côté d'autres organisations et notamment du haut conseil à l'égalité le paramétrage de l'index en fait n'a pas été assez ambitieux et en fait aujourd'hui c'est très facile d'avoir une bonne note et donc il y a un effet aussi contre-productif où les entreprises ont facilement des bonnes notes et communiquent justement bah sur des bonnes performances et ce qui à mon avis a un effet aussi désincitatif pour mettre en place justement s'attaquer réellement aux écarts de salaire au sein des entreprises.

Diana Badiop, il a quand même été utile cet index. Il a permis de faire bouger un peu les choses, de parler au moins du problème de Mais comme toujours, comme toujours, c'est ça a au moins le mérite effectivement de mettre le la focale sur le problème. Le sujet qu'on a comme dans beaucoup de cas, c'est que on a le bon diagnostic mais on n'applique pas les bonnes mesures pour justement corriger ce qui ne va pas.

Et je crois que c'est aussi ça que les femmes déplorent. Et même nous en tant que législateurs, ce que nous déplorons, c'est que souvent on prend des mesures, on a des lois qui peuvent justement être dissuasive. Le problème c'est queon ne se donne pas les moyens de les appliquer et donc du coup de taper au portefeuille, excusez-moi du terme, mais les entreprises qui ne jouent pas le jeu.

Tant qu'on narrivera pas à clairement effectivement faire du name and shame mais surtout aller taper au portefeuille parce que donc name and shame c'est on donne la liste des mauvais élèves publiquement. Voilà, donne la liste les scores sont public hein. Les scores sont les scores de chaque entreprise sont public.

Ouais, les scores sont publics. Mais d'avoir une très mauvaise une mauvaise note, il faut vraiment avoir des énormes écarts de salaire dans ça le sujet. Et je pense que vraiment c'est notre gros problème, c'est que on a le bon diagnostic, on a même des propositions de loi qui sont les bonnes et on sait que si on les appliquait, ça va vraiment faire bouger le curseur.

Le problème qu'on a, c'est qu'on ne se donne pas les moyens d'appliquer et de sanctionner celles et ceux qui du coup ne respectent pas la loi. Marie Pierrexin, vous êtes un peu celle qui porte le bilan d'Emmanuel Macron sur ce plateau. Qu'est-ce que vous répondez à ces critiques ?

Alors, ce que je réponds, c'est que euh ce qui est intéressant, c'est quand même de regarder les cinq critères qui composent l'index de l'égalité professionnelle. Il y a un certain nombre de critères où on va dire qu'effectivement une grande proportion d'entreprise ont entre guillemets des bonnes notes, c'est-à-dire les 20 points euh qui correspondent au maximum. En revanche, il y a un certain nombre d'indicateurs et j'ajoute d'ailleurs, permettez-moi de le dire, que les cinq indicateurs correspondent à des obligations légales.

Donc, ce sont pas des options, des nouvelles options qui ont été mises en place à travers cet index. Cet index propose à travers des obligations légales qui ont été mises en place d'ailleurs il y a un certain nombre d'années. Et si on regarde par exemple les bonus, les primes qui sont accordées au retour de congé de maternité qui sont donc inscrits dans la loi, on l'a on a là un grand nombre d'entreprises qui ne sont pas au rendez-vous de la même manière que l'indicateur correspondant au poste une femme qui s'est arrêté pour sa grossesse retrouve sanctionné quand elle revient.

Voilà, parce qu'il y a encore l'idée de dire que et bien finalement elle était absente pendant le congé de maternité. Donc pourquoi aurait-elle le droit à un bonus équivalent à celui qui lui ne s'est pas absenté ? Et il y a également cet indicateur qui est important qui est celui de la place des femmes parmi les postes les mieux rémunérés.

Il y a un certain nombre de de secteurs. Alors ça c'est c'est votre domaine en particulier, c'est la loi que vous avez fait voter et qui porte votre nom et qui vient de franchir une nouvelle étape. Oui.

Alors c'est vrai que les postes à responsabilité sont parfois les mieux rémunérés mais si vous prenez l'exemple du secteur bancaire, les sect les postes les mieux rémunérés ne sont pas nécessairement ceux qui ont le plus de responsabilité. Donc c'est important en fait de regarder avec précision et de manière pardonnez-moi mais chirurgicale les différents indicateurs et moi j'ai souhaité notamment effectivement à travers mon texte que les cinq indicateurs soient publiés et pas uniquement la note globale de manière à ce que les entreprises regardent avec précision les axes sur lesquels elles devaient progresser. manifestement le compte n'y est pas et moi ce que j'aurais souhaité c'est que finalement aujourd'hui et bien le la note qui permet de ne pas être fonctionné ce soit 100 sur 100 parce que ça repose encore une fois sur des obligations légales et il n'y a pas de raison que vous vous fâchez pas finalement sur un sujet comme celui-ci je je crois qu'effectivement nous sommes d'accord sujet il y a pas de sujet Katia Guilder l'a évoqué dans son sujet il y a une directive européenne que la France doit transposer normalement avant juin alors ça se fera a priori pas avant l'automne si j'ai bien compris et qui impose une forme de transparence salariale.

Sandra Lotte Fernandez, ça peut ça peut changer la donne cette directive vous pensez qu'est-ce qu'elle prévoit exactement c'est vrai qu'on attendait cette directive et c'est un exemple aussi de mesure. Enfin on va être en retard dans la transposition quand même en France et c'est une typiquement une mesure pour l'égalité femme homme qui a été bah une victime collatérale de la situation aussi en France et qui un léger problème avec le budget je vous rappelle hein. Non, mais même avant ça, c'était au moment de la dissolution et qui a pris du retard.

Et là aussi, je pense que c'est une la transposition va permettre de renforcer encore une fois bah les les mesures en France pour lutter contre les écarts de salaires, mais il y a la transposition qu'on attend, mais il y a aussi d'autres leviers qui sont extrêmement importants et sans lesquels on ne va pas enrayer les écarts de salair parce que on a parlé du plafond de verre et c'est justement la loi de madame Rixin qui va faire bouger les choses. Mais il y a encore deux autres phénomènes. Il y a la question bah de de du plafond de mer. euh c'est quand même l'arrivée euh des enfants et le moment où en fait où on voit l'écart se creuser entre les femmes et les hommes au moment euh enfin de dans les carrière hein, c'est le péché originel.

Et là, on attend aussi des choses sur bah le service public de la petite enfance. En fait, les femmes aujourd'hui euh enfin un enfant de moins de 3 ans sur de n'a pas de solution de garde. Donc qui s'arrête de travailler pour s'occuper des enfants, ce sont les femmes.

Et c'est vraiment là où on voit le décrochage entre les femmes et les hommes, c'est l'arrivée des enfants. Donc on attend des choses sur la petite enfance. sur les congés de naissance, il y a eu des évolutions mais elles sont pas encore une fois c'est des un peu des demi-mesures.

C'est ce qu'on veut message qu'on veut faire passer à Oxfam. Et il y a la question aussi du plancher collant, c'est les femmes sont en fait surreprésentées dans les métiers les moins rémunérés, les moins valorisés et sans revaloriser bah les métiers du soin, les métiers de l'entreten enfance, on n'arrivera pas à enrayer les éclairs de salaires en France. Julie et sur cette mesure de Ouais.

Et sur cette mesure de transparence aussi, il me semble déjà important de soulever ces limites qui sont déjà, on les voit apparaître dans les enquêtes, dans les dans les chiffres, c'est que avec cette avec cette nouvelle mesure, il faut oser demander et c'est aussi une chose dont on a pas parlé dans les facteurs explicatifs en tout cas avancés par la PEC des inégalités salariales surtout chez les cadres, c'est que les femmes souvent ne seent pas demander. Et donc on voit que si on peut se demander, en tout cas moi je me demande si les femmes souvent n'osent pas demander une augmentation, est-ce qu'elles vont oser aller voir leur manager pour aller demander ah ben moi je veux savoir le salaire c'est c'est une vraie question qui est soulevée par l'étude de la PEC hein par rapport à cette directive européenne parce que juste pour avant avant que vous répondiez par rapport à ça que nos téléspectateurs sachent ce que prévoit la directive he c'est qu'elle permet elle va permettre à chacun de demander à son employeur combien touche le collègue qui a un poste équivalent ça et dans l'étude on voit que les femmes disent qu'elles oseront pas forcément de poser cette question. En tout cas, elles sont 40 % à dire qu'elles n'oseront pas faire cette demande contre 32 % chez les hommes.

Qu'est-ce qu'il faut faire pour résoudre ça ? Le problème, c'est que déjà les femmes sont déjà touchées par le syndrome de l'imposteur. C'est-à-dire que déjà même leur pour demander une augmentation, elles ont déjà plus de mal à aller voir leur employeur et à dire bah voilà, au vu de l'année que je voilà des résultats et cetera, j'aimerais de négocier une une augmentation.

Les hommes ont beaucoup moins de problèmes parce qu'on leur apprend très tôt que de toute façon euh leur excellence et cetera mérite une reconnaissance en en monnaie sonnante et trébucchante. Alors que chez les femmes, on a beaucoup plus de mal. On se départit beaucoup plus difficilement du syndrome de l'imposteur.

Effectivement, en plus c'est pas dans notre culture déjà d'entreprise qu'on soit un homme ou une femme d'aller regarder ce que l'autre euh enfin touche comme rémunération. C'est un sujet c'est un sujet un peu tabou en France. C'est ce que je dis déjà globalement déjà.

Donc ça va être d'autant plus difficile pour une femme d'aller dire bon alors mon collègue euh masculin il gagne est-ce qu'il gagne la même chose que moi ? Mais c'est étonnant je vous entends toutes parler. C'est comme s'il y avait pas de syndicat dans toutes ces entreprises.

Il y a pas simplement le rapport entre le salarié et son patron. Est-ce que c'est une priorité des syndicats ? Moi je je c'est c'est vrai c'est une vraie question parce que je me dis que normalement les syndicats devraient pouvoir avoir cette information et pouvoir la communiquer aux femmes qui en font la demande.

Je pense que ce serait plus facile si effectivement cette demande ne se fait pas directement auprès de la hiérarchie mais que ces informations soient détenu par les représentants du personnel et qu'elle puissent aller le consulter sans avoir cette cette sensation que finalement on vient un peu moucharder sur la fiche de paye de son de son collègue parce que c'est compliqué en fait. Marie-Pierre Rin. Alors sur ce sujet, d'abord, il faut reconnaître que dans des pays comme par exemple le Danemark, le fait d'avoir levé le voile sur les salaire a eu des résultats substantiels sur la résorption des inégalités salariales.

Pourquoi ? Parce que encore une fois, on rappelait tout à l'heure que l'égalité salariale, c'est un droit et que pour faire respecter ce droit, si vous n'avez pas accès aux informations qui sont inhérentes, nécessairement, vous ne pouvez pas faire respecter ce droit. Donc l'opacé, on imagine les discussions à la machine à café, c'est l'opacité en fait. l'opacité salariale a finalement été a permis de de garder encore une fois ces inégalités salariales très prignante.

Mais ce que je souhaiterais également rajouter, c'est que sur notamment les inégalités salariales, on a effectivement des à la fois le rapport à la maternité, c'est une réalité. Il y a une asymétrie dans la charge salariale concernant la la parentalité. Mais il y a un autre phénomène.

Moi, je crois qu'il est le syndrome de l'imposture. Oui, peut-être. existe-t-il ?

Mais il est d'abord systémique parce que nous avons en fait euh et bien éduqué en fait les filles à à à inscrire cette docilité dès le plus jeune âge à travers à la fois les comptes, les stéréotypes et que ell elles elles elles intègrent en fait cette docilité et que c'est extrêmement mal vu, y compris pour des femmes qui ont des postes à responsabilité et bien de montrer que elles ont de l'ambition et qu'elles souhaitent et bien être rémunéré à cette hauteur. Merci beaucoup à toutes les trois. Vous restez avec nous parce qu'on passe à présent à notre journal de campagne.

Bonsoir Valérie. Valérie Bchard. Alors, vous avez entendu, je parlais journal de campagne, c'est pas Bourbon Express.

Non, exactement, ça change. Et oui, ça change parce qu'on est à 12 jours du premier tour des municipales et donc vous nous proposez un petit Tour de France avec des histoires un peu originales, on va dire. Exactement, Clément.

Pour commencer et bien je vous emmène près de Nantes où personne ne voulait être le maire de tout le monde. Tout le monde c'est une commune près de Cholet dans le Menéloir. Alors il n'y avait pas fou pour succéder au maire et en l'absence de candidat à la date limite du dépôt des listes et bien la ville aurait tout simplement pu fusionner.

Mais heureusement Céline Thomas est arrivée par un processus plutôt original qu'elle nous explique. Les quatre conseillers sortants nous ont expliqué ce que c'était qu'un conseil municipal, comment ça fonctionnait. et de quoi ils avaient besoin.

Et en fait, je me suis dit "Ah, ça me plairait bien d'être conseillère municipal." On s'est retrouvé donc à s'inscrire pour faire partie de l'équipe. Il y a deux personnes dont moi qui se sont proposées pour être tête de liste.

Et donc, on a laissé les autres membres du groupe choisir et puis il y a eu un vote à bulletin secret et puis ben j'ai gagné d'une courte tête et voilà comment je me suis retrouvé tête de liste. Voilà, je crois je crois qu'on peut le dire. Tout le monde a eu chaud sur ce couplà.

Mais plus sérieusement, il existe en France des communes qui n'ont pas déposé de listes. 68 communes très précisément se retrouvent sans candidat comme à Molo dans le Hain, une petite commune de 330 habitants où le maire actuel Frédéric Kakel ne souhaite pas se représenter et bien tout simplement parce qu'il est épuisé. Maire d'une petite commune, oui, c'est une très belle fonction.

On a fait énormément de choses mais les gens ne s'imaginent pas derrière tout ce qu'il y a à faire dans un petit village par rapport à une grande ville. Voilà. et j'ai toujours donné mon numéro de téléphone et on m'appelait jour et nuit, ça me dérangeait pas.

Euh mais je crois que les 24 heures ça ne suffit pas. Mais cette décision de ne pas se représenter, bien les habitants de Molo l'ont parfaitement comprise. On est quand même inquiet.

Je conçois oui qu'on veille pas forcément se représenter parce que c'est quand même un gros investissement. C'est tellement facile de critiquer quand on n jamais fait. Donc je pense que vraiment tout le monde doit s'y mettre à un moment donné.

Et ce souhait, il a été entendu puisque les habitants de Molo ont fini. Euh par et oui, par réfléchir à une liste mais trop tard pour le 15 mars. Alors oui, trop tard, trop tard parce que il y avait une date à respecter 26 février à 18h pour déposer sa liste.

Alors qu'est-ce qui se passe pour les communes comme Molo ? Et ben, pas de candidat, pas de vote Clément. C'est aussi simple que ça.

Et dans ce cas, il existe une procédure spéciale prévue à cet effet. La préfecture devra mettre en place une délégation de trois personnes de la commune dans les 8 jours qui suivent les élections municipal. Une délégation qui pourra gérer uniquement les affaires courantes comme la gestion des écoles, le ramassage des déchets ou encore le paiement des agents municipaux. possible dans ces conditions d'engager de nouveaux travaux, d'acheter ou de vendre un bien immobilier ou encore de modifier les budgets.

Et cette délégation et bien elle aura 3 mois pour organiser de nouvelles élections. Et s'il n'y a toujours pas des dit de après cela, et bien alors le préfet peut tout simplement décider de dissoudre la commune et la fusionner avec une autre. Alors, il y a aussi la situation inverse.

He vous avez trouvé un exemple d'un maire qui n'a aucun habitant à gérer. Comment est-ce que c'est possible ? Et ben exactement Clément, je vois que ça intéresse tout le monde sur ce plateau.

Je vais vous parler de la commune de Fleuri devant Douumont dans la Meuse car c'est un village mort pour la France. Alors quand on le dit comme ça, ça paraît un peu triste mais en réalité c'est un titre honorifique pour garder la mémoire d'une commune qui a été rasée, vidée de ses habitants après la Première Guerre mondiale. Et je peux vous dire que Jean-Pierre Lapara, le maire de cette ville est très très fier de son mandat.

Nous ne sommes pas élus mais nommés par les préfets sous proposition du conseil départemental. Notre rôle c'est d'accueillir. Nous faisons un honneur et un plaisir de les accompagner.

Donc les enfants, les élèves en particulier les bus qui viennent nous voir. On rappelle une mémoire qui a disparu en 1916 du fait des bombardements. Alors voilà Clément, pas d'élection à fleuri devant d'om, vous l'avez compris.

Mais pour toutes les autres communes qui ont donc au moins une liste à présenter, bien rendez-vous le 15 mars pour le premier tour. Merci beaucoup Valérie Brochard pour ces ces petites histoires qui font aussi la campagne des municipales. D'un mot Diana Badiobs, vous entendez réagir pendant que le maire disait que on pouvait plus, c'était trop.

Vous en connaissez beaucoup des maires comme ça ? Oui. Et puis je sincèrement en cette période de de campagne municipale, moi j'adresse vraiment euh toute mon admiration et mon soutien notamment à ces édiles de toute petite commune qui ne connaissent pas en fait de repos et ils sont ma 24h/ 24 7 jours.

Merci beaucoup, ce sera le mot de la fin et merci à toutes les trois d'être venus sur ce plateau. Chaque voix compte, c'est donc terminé pour ce soir, mais vous pouvez retrouver l'émission à 23h sur LCP ou sur notre chaîne YouTube et notre site internet lcp.fr. fr.

Dans un instant, un nouveau doc surc avec Débc Jean-Pierre Gracien. Passez une bonne soirée à l'écoute d'CP. H