Nicolas Dupont-Aignan invité d'Europe 1 (5 janvier 2020)
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Questions et réponses
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- 0:37OuverteRéponse directe
Je reviens d'abord avec vous Nicolas Dupont-Aignan sur l'affaire de Villejuif, la possible saisine du parquet, le parquet terroriste qui se saisit finalement de cette enquête.
- 3:46OuverteRéponse partielle
Nicolas Dupont-Aignan, de savoir comment on instaure en face de soi l'islam, l'islam de France tel que le souhaite aussi Emmanuel Macron aujourd'hui, pour ne pas froisser ses membres, comment agir, et réagir ?
- 11:50OuverteRéponse directe
Nicolas Dupont-Aignan, quelle peut-être la posture de la France, des Européens dans ce jeu à double face entre les États-Unis et l'Iran ?
- 14:43OuverteRéponse directe
Qu'a gagné, Nicolas Dupont-Aignan, le gouvernement pour vous dans cette stratégie qu'on peut appeler maintenant 33 jours après du pourrissement ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:40InvitéChiffre
« Il y a 200 mosquées salafistes à fermer en France, parce que la cause du mal, elle est là. »
- 1:57InvitéFait
« Il y a eu une décision de justice incroyable de la Cour d'appel de Paris il y a peu de temps. 6 ans, enfin 10 ans, avec une peine de prison de 6 ans pour deux types qui avaient une tête à la main arrachée, coupée en Syrie. »
- 4:28InvitéFait
« Il y a des financements étrangers très importants pour des mosquées salafistes qui propagent un discours de haine. »
- 9:31InvitéFait
« Interdire les financements étrangers. Est-il normal qu'Erdogan finance en Alsace la plus grande mosquée d'Europe ? »
- 19:26InvitéChiffre
« Le gouvernement veut faire 3 milliards d'économies ce qu'il dit sur les régimes spéciaux et qu'au même moment il supprime la contribution des très hauts salaires des 300 000 plus hauts salaires de France au régime général. »
- 19:38InvitéFait
« Il se prive de 4 milliards et demi de cotisations sociales et que cela ouvre la voie à des fonds de pension notamment BlackRock qui a inspiré à l'Élysée le président. »
Temps de parole
- Invité47 %
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Je suis ravie d'accueillir ce soir dans ce studio le député de l'Essonne, Nicolas Dupont-Aignan. Bonsoir Nicolas
Dupont
-Aignan,
président de Debout la France, membre par ailleurs de la commission des affaires étrangères à l'Assemblée Nationale. Philippe Monroche-Vrelay est également avec nous,
bonsoir.
Professeur de communication politique à Sciences Po, président de MCBG Conseil, Stratégie et Communication. Messieurs à la une évidemment, le langage selon Trump ce soir, ce qui découle de sa décision d'abattre une personnalité phare pour le régime iranien. En France, le parquet antiterroriste et l'attaque mortelle au couteau de Villejuif, les marches du jour, j'aimerais qu'on y revienne aussi, enquête de justice pour Sarah Halimi et la rentrée sociale et politique évidemment qui s'annonce.
Je
reviens d'abord avec vous Nicolas Dupont-Aignan sur l'affaire de Villejuif, la possible saisine du parquet, le parquet terroriste qui se saisit finalement de cette enquête. Vous êtes rassuré sur l'interprétation des actes dramatiques de cette espèce
? Je ne
vais
pas être rassuré mais
ce
qui me surprend à chaque fois, c'est que c'est toujours le même feuilleton,
le
déni de réalité du pouvoir, de la justice, c'est-à-dire cette incapacité à nommer les choses. Il faut toujours attendre 24 heures, 48 heures. Le président de la République incapable de citer, de parler d'islamisme, de fanatisme, violence aveugle. Et puis hier, on a eu une conférence de presse surréaliste des procureurs. On ne sait pas. Ah oui, il a crié à la Akbar. La personne, il a d'abord voulu agresser quelqu'un. Il lui
a
demandé s'il était musulman, s'il pouvait prier en arabe. Alors il l
'a
épargné. Enfin, il y
a
un moment, ce déni de réalité est incroyable. Et puis au-delà de ça, ça fait des années maintenant, puisque je me souviens, j'avais présenté à François Hollande, président de la République, les 25 mesures de boule à France, pour non pas empêcher tout attentat, ce serait absurde, mais pour qu
'on
prenne enfin des mesures. Il y a 200 mosquées salafistes à fermer en France, parce que la cause du mal, elle est là. Aucune action réelle. Toujours les mêmes discours vagues, toujours les mêmes incantations. Il y a expulsé les fichiers S étrangers de notre sol. Il y a à avoir une vraie chaîne pénale. Il y a eu une décision de justice incroyable de la Cour d'appel de Paris il
y
a peu de temps. 6 ans, enfin 10 ans, avec une peine de prison de 6 ans pour deux types qui avaient une tête à la main arrachée, coupée en Syrie. Donc il y
a
un laxisme général de notre appareil judiciaire, une incapacité de l'État
à
prévenir le risque.
Ce qui
fait que demain, tous les jours, on en aura. Il faut maintenant prévenir, plutôt que toujours commenter.
Et nommer les choses, j'aurais qu
'on
revienne là-dessus.
Si on nomme pas les
choses, comment on peut les traiter
?
Voilà, vous connaissez le sens des mots. On en parlait il
y
a quelques instants avec Patrick Pelou, qui se satisfaisait de cette réaction un peu tardive d'Emmanuel Macron, qui avait pu employer cette expression d'hydr'islamiste. Quand même, l'urgence de nommer des choses pour ne pas ajouter au malheur du monde, parce qu'on parle de Camus beaucoup en ce moment.
Philippe ?
Oui, il
y a
ça. Le fait est que le gouvernement a toujours peur d'appeler un attentat islamiste,
c
'est un attentat islamiste, parce que d'abord, il y a une marge d'erreur, il
y
a une possibilité de se tromper. Il y a une pression des réseaux sociaux qui est extrêmement forte sur toutes ces questions. Donc, dès qu'on donne l'impression d'avoir ne serait-ce que deux heures, trois heures de retard dans la réaction officielle, ça n'est plus toléré aujourd'hui. Donc, il faut avoir la réaction tout de suite, immédiate, et en plus, avoir la bonne réaction. Et si on a l'air d'attendre, avant de qualifier les choses précisément, on ne
va
pas penser que la justice suit son cours, ou que l'enquête suit son cours. On va penser qu'on cherche à nous cacher quelque chose. Ou alors que le gouvernement refuse de reconnaître la réalité de la situation. Pour quelles raisons ? On ne sait pas bien, parce que le gouvernement n'a pas particulièrement intérêt à minimiser la menace islamiste. Au contraire, il en joue même beaucoup dans sa communication, si on veut être tout à fait cynique, quand il le faut. Mais, donc, il n
'a
pas d'intérêt particulier, simplement, il y a un jeu politique qui fait qu'on va tout de suite avoir peur qu'on nous cache des choses ou qu
'on
ne nous dise pas toute la vérité. Donc, c'est très compliqué pour les décideurs publics de savoir s'ils doivent dire
l
'information dont ils disposent,
qui
est parcellaire, qualifier vite au risque de se tromper et de se voir reprocher après, c'est véritablement un enfer.
Oui, dans une posture aussi qu'on a quand on est dirigeant responsable politique, Nicolas Dupont-Aignan, de savoir comment on instaure en face de soi l'islam, l'islam de France tel que le souhaite aussi Emmanuel Macron aujourd'hui, pour ne pas froisser ses membres, comment agir, et
bien
réagir
? Mais justement, ce que je ne cesse de répéter depuis des mois,
c
'est que c'est en refusant de désigner l'ennemi
que
l'on crée l'amalgame avec tous les Français musulmans qui pratiquent leur foi de manière très républicaine et qui n'ont rien à voir avec les salafistes ou avec les fanatiques. Et c'est ça qui est incompréhensible, c'est qu'on a l'impression qu'il y a une incapacité à agir. Encore une fois, moi je suis stupéfait de voir qu'il y a des financements étrangers très importants
pour
des mosquées salafistes qui propagent un discours de haine. Et si on laisse encore dans notre pays des années ces 200 mosquées continuées, et d'ailleurs qui m'a informé de ça
? Ce
sont des personnalités musulmanes qui au contraire, eux, défendent un... Et qui sont
les premières victimes. Et qui sont les
premières victimes. Donc, cette incapacité de l'État, le fait même que le ministre de l'Intérieur inaugure, c'était en décembre ou novembre, je ne sais plus, avec un représentant d'Arabie Saoudite qui a dit des horreurs à Lyon, un centre islamique. Mais c'est ahurissant ce qui se passe. C'est-à-dire, ce qui est ahurissant, c'est de se dire que depuis des années, et ce n
'est
pas que ce gouvernement, depuis des années, on ne fait pas le tri, en fait, c'est ça, on ne fait pas le tri, entre un islam respectueux de la République et un islam qui veut imposer la charia en France et qui gagne du terrain
tous les jours.
Et le problème, messieurs, c'est qu'on aurait pu avoir ce discours il y a 5 ans, on l'a eu exactement après les attentats de charia,
à l
'Hypercacher, au Bataclan, quelques mois plus tard. Il y a cette grande enquête universitaire qui sort, vous avez peut-être lu les premières pages de ce livre, dans le Point, cette semaine, Philippe Moreau-Chevrolet, sur les territoires laissés aujourd'hui à l'islam radical, avec la complaisance de certains élus, transitant par les mosquées, par les commerces halal, ça va probablement faire réagir beaucoup.
Alors oui,
il
y
a
une réalité qu'on observe, qui est une réalité électorale, j'ai presque envie de dire politique, qui est que certains élus instrumentalisent ces communautés pour se faire élire ou réélire, et même des élus de droite, il y en a dans
tous
les secteurs, on peut être communique à ce niveau-là, ça concerne toutes les
familles politiques.
C'est surtout de la petite politique locale, mais le problème,
c
'est qu'additionné, ça finit par créer effectivement des problèmes nationaux d'envergure. Cette réalité-là, elle existe, il
n
'y
a
pas de solution facile, parce qu'on parle de gens qui sont ancrés dans une religion, ancrés dans une croyance, souvent avec des problèmes sociaux associés, donc c
'est
des situations extrêmement complexes. Le problème, c'est que la politique française en ce moment n'est pas armée pour la complexité, on est armé pour être un marteau face à un clou. Ça ne prédispose pas à un débat serein, c'est ça le souci.
On peut considérer qu'Emmanuel Macron
fait
aujourd'hui, et moi je le dis, comme je le pense, exactement ce que font certains maires de banlieue à l'égard de l'islam
radical.
Il laisse faire, oui, parce qu'il n'ose pas, c'est tout, et il n
'est
pas le premier d'ailleurs. Il
est assez
dur contre
l
'immigration, Emmanuel Macron, il a donné un coup de barre à droite et c'est remarquable. C'est
totalement faux, dans la pratique,
c
'est totalement faux, il
n'est jamais entré
autant d'étrangers dans notre pays, il n'y a jamais eu un tel laxisme migratoire, alors il a fait des modifications législatives, mais qui sont très au-dessus de ce qui est nécessaire. Mais je ne parle pas de l'immigration. Là, ne confondons pas les choses. Là, je parle d'un islam fanatique qui se développe dans notre pays, qui nuit d'ailleurs à la religion musulmane et à ceux qui pratiquent leur foi. Encore une fois, je ne les mets pas tous dans le même sac, et je m'y refuse, et qui laisse pourrir les choses. Et il
y a
un moment, il faut arrêter, d'ailleurs, pourquoi aux Émirats arabes, les salafistes sont interdits, les frères musulmans, et pas en France
?
Madame Kosciusko-Morizat avait proposé, on ne
peut
pas suspecter qu'elle était de mon auberge politique,
si
je puis dire. Madame Kosciusko-Morizat avait proposé, à l'époque, on a fait une proposition de loi qui était très judicieuse, qui était d'être beaucoup plus ferme vis-à-vis des signes extérieurs, parce que si on ne traite pas la racine, la formation des esprits,
si
on laisse se développer sur Internet, notamment aussi, une idéologie ahurissante, je ne
sais
pas si vous avez vu certaines vidéos sur les femmes, sur les homosexuels, sur les juifs, enfin c'est ahurissant
ce qu'il n'y a pas dans le pays. Est-ce qu'il faut que tous ces débats-là... Mais personne
n'en parle, on en parle après les attentats, et après, c'est plus rien.
C'est là où je veux en venir, est-ce qu'il faut que ces questions-là, sociétales, nationales, soient traitées aussi dans les enjeux électoraux qui arrivent, les municipales, purement locales, Philippe Moroche-Vrolet,
c'est une
faute de passer à côté ?
Ce sera difficile de passer à côté, parce qu'il y
a
une pression quand même assez forte d'une partie de l'électorat, pour le coup, plutôt droite, extrême droite, pour en parler, pour en faire un sujet. Au niveau local, c'est un peu plus compliqué parce que c'est des non-dits beaucoup. C'est très difficile d'avoir un discours clair d'un élu local sur une question comme celle-ci. Il y a souvent des instrumentalisations qui sont faites. Typiquement, on accuse le maire sortant de vouloir construire une mosquée sur son territoire, ce qui n
'est
peut-être pas vrai, mais on ne sait pas. Le maire sortant, c'est un sujet qu'il n'ose pas aborder, quand
on cherche la paix sociale, c'est
difficile.
C
'est compliqué,
c
'est des sujets sur lesquels les élus locaux n'ont pas envie d'avancer non plus parce qu'ils n'ont que des coups à prendre. Ce qui se passe, c'est que parfois, on intègre sur une liste officielle un représentant de l'islam local, qui est un représentant bien connu. Parfois, on ne
va
pas oser le faire parce que ça va exposer à des attaques considérables de la part de l'opposition. Chaque élu local, qui sont des gens de bonne volonté, les élus locaux, essaie de trouver des solutions pour vivre ensemble parce qu'on est obligé de vivre ensemble.
Là, je rejoins le
monsieur et je pense qu'il a tout à fait raison. Là, on est face au problème de l'État. C'est la question de l'État dans notre pays, l'État garant de l'intérêt général. Et il y a des mesures. Moi, je ne voudrais pas qu'on fasse croire aux Français
que
c'est impossible. Il y a des mesures à prendre. Interdire les financements étrangers. Est-il normal qu'Erdogan finance en Alsace la plus grande mosquée d'Europe ? Est-il normal que cet homme qui a menacé, insulté le président de
la
République, massacré les Kurdes en Syrie ? Est-ce qu'on peut accepter ça ? C'est ça. Ce sont des questions très concrètes. Et moi, je suis convaincu qu'on ne résoudra pas tout d'un coup que c'est de la dynamite et qu'il faut prendre garde parce qu
'il
ne faut pas d'amalgame, justement. Mais qu'en revanche, il faut agir vite et plus on tarde, plus la situation deviendra dans notre pays inextricable. Et il y a une responsabilité d'État vraiment urgente.
Nicolas Dupont-Aignan est avec nous, président de Debout la France et député de l'Essonne. Philippe Moreau-Chevrolet, expert en communication politique et président de MCBG Conseil sur Europe.
Dans
l'actualité également, messieurs, au cœur de ce grand débris, j'aimerais qu
'on
revienne avec vous sur cette escalade de menaces entre l'Iran, vous en parliez, et les États-Unis, trois jours après la mort du général Soleimani, grand orchestrateur de la diffusion de l'islamisme au Moyen-Orient. Qu'aucun européen ne pleurera, mais la diplomatie reprend forcément le dessus, avec des appels à la désescalade. Là encore, on est dans le jeu évident de l'apaisement du côté des Européens, du moins, et des alliés européens.
C'est vrai que les Européens essaient d'exister dans ce débat-là, et la France en particulier, essaie de faire comme si on était encore une force considérable d'influence dans un conflit qui honnêtement nous dépasse, parce que c'est un conflit directement entre les États-Unis et l'Iran, qui a été larvé pendant un an. L'Iran a multiplié les provocations, Trump n'a rien fait cette année. Et Trump agit, il a une seule boussole en matière de politique étrangère, c'est ce qu'en pense son électorat local. Il est en campagne pour sa réélection, il a levé déjà plus de 100 millions de dollars, c'est un record pour un premier président
de la République sortant. En dépit de sa procédure d
'impenchement.
En
dépit de tout ça, parce que lui, il
pense que ça va passer. Et
du coup, il commet des actes assez forts parce qu'il veut aussi satisfaire son électorat et lui dire, attention, moi je ne suis pas Obama qui n'a pas agi au Moyen-Orient, moi j'agis et j'agis pour vos intérêts et je n'hésite pas à tuer vos adversaires s'il le faut. Après, il ne
va
pas aller jusqu'à la guerre parce que la guerre, ce n'est pas ce qu'il recherche, ça irait trop loin pour ses intérêts de politique intérieure. Donc l'Iran non plus ne souhaite pas la guerre. Donc on est dans un jeu d'affrontement un peu comme une guerre froide au fond.
Oui, c'est ce qu'a déclaré le porte-parole des affaires étrangères iraniens.
L
'Iran ne cherche pas la guerre mais est prêt à faire face à toute situation. Intéressant de voir avec vous qui êtes membre de la commission des affaires étrangères, Nicolas Dupont-Aignan, quelle peut-être la posture de la France, des Européens dans ce jeu à double face entre les Etats-Unis et l'Iran.
Très difficile.
Qui nous dépasse mais qui engage le monde.
Très honnête, très difficile. Moi j'ai deux remarques là-dessus parce que je n
'ai
pas la solution. Si je l'avais, ce serait formidable. Première remarque, si les Américains avaient écouté Dominique de Villepin et Jacques Chirac, souvenez-vous, en démolissant le régime irakien, ils ont ouvert la voie au chaos au Moyen-Orient, ils ont dépensé des milliers de milliards de dollars et ils ont fait le jeu de l'Iran. Qui aujourd'hui s'est quasiment emparé de l'Irak. C'est ça la réalité. Et les Américains sont dans un piège terrible parce que Donald Trump est beaucoup plus isolationniste qu'Obama dans un sens, ne veut pas jouer la vie des soldats américains là-bas. Et il n
'a
peut-être pas complètement tort pour l'esprit américain. Et de l'autre côté, on a un Iran qui est en grande position de faiblesse aussi. Parce que ce régime a quand même massacré. un atlantiste, loin de là. Mais c'est quand même l'Iran qui a attaqué l'ambassade américaine. C'est quand même l'Iran qui a massacré son peuple il y a encore quelques semaines. Et donc, les Européens et la France en étant ni l'un ni l'autre font ce qu'ils peuvent. Mais je ne pense pas qu'on ira au conflit total.
Je pense qu'à un moment les deux n'ont pas intérêt à
aller à la guerre totale.
Ils jouent peut
-être pour ses
propres intérêts électoraux
mais
pas avec le feu.
Le vrai problème c'est que la France et l'Europe et surtout la France a abandonné un rôle côté du même des Etats du Golfe a abandonné une politique suicidaire en Syrie que j'avais dénoncée à l'époque et qu'on a laissé les Russes s'emparer du dossier. Et on a laissé la Russie et les Etats-Unis mettre du jeu au Moyen-Orient et on aura beaucoup de mal à revenir.
Il
va falloir revenir. Mais pour ça, il faut une politique indépendante.
Une
politique gaulliste. Mais on en est très loin.
L'Iran qui annonce ce soir qu'il a présenté son plan de réduction des engagements en matière nucléaire. Il dit s'affranchir encore de toutes limites sur le nombre de ces centrifugeuses. On piétine l'accord de Vienne que tenaient un petit peu jusqu'à la campagne en novembre 2020 les Européens.
Les Américains ont renoncé aussi à l'accord. Tout le monde est en train de renoncer
à cet
accord. Donc il est mort déjà et caduque. Malheureusement, on a envie de dire.
On va faire une toute petite pause messieurs avant de s'intéresser à la France à la rentrée sociale et politique qui arrive. Est-ce que vous en pensez ? Évidemment, vous nous le livrez sur l'antenne d'Europe 1 dans un instant. N'oubliez pas.
19h48, la suite du grand débris de l'actu dans le grand journal du soir sur Europe 1 avec Wani Bouchard et vos invités. Philippe Moreau-Chevrolet, expert en communication politique et président de MCBG Conseil et Nicolas Dupont-Aignan, Dupont-Aignan, président de Debout la France et député de l'Essonne.
Messieurs, nous sommes encore avec vous quelques instants en ce dimanche soir alors que les vacanciers retrouvant le travail notamment dans Paris et les grandes agglomérations vont retrouver pour le 33ème jour la galère dans les transports après la trêve des congés pour une partie des syndicats.
Tout
va repartir cette semaine. Qu'a gagné, Nicolas Dupont-Aignan, le gouvernement pour vous dans cette stratégie qu'on peut appeler maintenant 33 jours après du pourrissement
? Rien.
Je pense que si malgré la galère que vivent nos concitoyens il y a encore autant de soutien
du
mouvement de grève dans la population c'est parce que les Français ont compris, ils ne
sont
pas idiots, loin de là, ils ont compris que cette réforme était dramatique pour leur future retraite et tant que le gouvernement continuera à vouloir détruire en fait un système de répartition parce que c'est ça qu'il y a derrière. Il y a une volonté de confier nos retraites au monde financier et Macron a été élu pour ça. Et donc tant qu'il y aura cette volonté le gouvernement trouvera le peuple français contre lui. alors il peut emporter le bras de fer à l'usure
mais
moi je lui donne rendez-vous en 2022 et on fera battre Macron sur la réforme des retraites parce que
il
faudra être très clair la réforme des retraites elle ne
s
'appliquera qu'à partir de 2022 donc ce sera un des enjeux de la présidentielle et ce sera un terrible boomerang pour le président de la République. Soit il maintient cette réforme à point
qui
est un assassinat de nos retraités parce qu'on oublie de dire toujours la chose essentielle c'est quand vous calculez une carrière
le
calcul de votre retraite future sur l'accumulation de vos points au cours de toute votre carrière c'est à dire sur 40 ans et plus
ça
fait toujours une retraite moins élevée que si vous le calculez sur les 25 meilleures années pour les privés ou les 6 derniers mois
pour le public et
les gens ont compris ils ne
sont
pas idiots et le gouvernement en fait dans ce dossier mange
depuis
le début et donc il est face à un mur et je crois que soit il renonce soit ça va pourrir c'est un gâchis incroyable parce que ça affaiblit le pays alors qu'on pourrait réformer les retraites notamment sur les régimes spéciaux sans embêter 95% des gens qui n'ont pas de régime spéciaux et c'est ça le drame c'est qu'en fait il profite des régimes spéciaux et c'est là la manipulation du gouvernement pour revoir tout le système s'attaquer aux retraites alors même que s'il avait traité uniquement les vraies inégalités des retraites les français lui auraient pardonné mais là on voit très bien que derrière il y
a
une remise en cause systémique de notre système des retraites et donc ça ne passe pas et on perd beaucoup de temps et j'allais dire un mot grossier on va embêter encore tout le mois de janvier les français dans leur vie quotidienne parce qu'on a un gouvernement idéologue sur cette affaire
alors pour revenir sur les mots de Nicolas Dupont-Aignan Philippe Moreau-Chevrolet aucun stratège ne conseillera à l'actuel gouvernement de renoncer ou bien il perd totalement la face ça paraît une stratégie compliquée quand
même
non après il y a après il y
a
quand même la réalité qui est que le soutien enfin ce que joue le gouvernement c'est le fait que l'opinion à un moment donné va cesser de soutenir les grévistes qu'on va arrêter
ce qu'on appelle la grève par
procuration la réalité quand même quand on regarde les chiffres c'est que peut-être le soutien diminue un peu mais en tout cas le rejet des mesures proposées par le gouvernement il est toujours massif donc s'il passe en force il va laisser un souvenir extrêmement douloureux et désagréable et il va nourrir une contestation larvée pendant des mois et des mois et des mois donc ça c'est s'il maintient sa mesure s'il fait comme on s'oriente probablement vers ça je pense vers une sortie de crise comme ça s'il négocie s'il fait des compromis il donnera l'impression d'avoir vidé la réforme de son contenu mais il sauvera la face
donc
ça veut dire quoi ?
ça
veut dire qu'au lieu d'appeler ça des régimes spéciaux on va appeler ça des régimes spécifiques je crois c'est la nouvelle appellation ça veut dire qu'au lieu d'avoir un régime complètement à point on va avoir un régime partiellement à point au lieu d'avoir un âge pivot définitif ça va être un âge pivot on est en train de l'annoncer temporaire on va tricoter pour faire en sorte d'arriver à ce que Macron appelle un compromis rapide
oui
on
risque
de dire aussi quand même tout ça pour ça jusqu'au 24 janvier les
français se disent déjà tout
ça pour ça il y a deux questions qui reviennent quand même c'est pourquoi pourquoi avoir déclenché ça maintenant alors que le gouvernement était convalescent de la crise des gilets jaunes alors que le pays et l'économie étaient convalescents de la crise des gilets jaunes pourquoi avoir déclenché ça maintenant ? qu'est-ce qui justifiait de faire ça ? et le deuxième point c'est pourquoi cette attitude qui consiste à ne jamais dialoguer on n
'a
pas élu quelqu'un avec une majorité suffisante pour pouvoir passer sa brocler sur toutes les réformes il a été élu Emmanuel Macron 24% au premier tour il a gagné au deuxième tour par un effet de levier face au fond national au rassemblement national il n'est pas certain par ailleurs que ça se reproduise la prochaine fois donc il faut être peut-être un peu plus modeste comme nous y incite la presse internationale qui dit ce président est intelligent séduisant articulé tout ce qu'on veut il lui faut peut-être de la modération et de la patience
pourquoi ?
vous
avez
une réponse au collègue du poignard merci Philippe parce que derrière
moi vous avez quelque chose que j'ai découvert d'ailleurs a posteriori notamment grâce à une question d'Olivier Marlex je vous recommande d'inviter d'ailleurs qui est un député LR
qui a posé une question très
pertinente sur l'affaire des salaires des hauts cadres comment expliquer aux français
que
le gouvernement veut faire 3 milliards d'économies ce qu'il dit sur les régimes spéciaux
et
qu'au même moment il supprime la contribution des très hauts salaires des 300 000 plus hauts salaires de France au régime général qu'il se prive de 4 milliards et demi de cotisations sociales et que cela ouvre la voie à des fonds de pension notamment BlackRock qui a inspiré à l'Elysée
le président et reçu à l
'Elysée plus que reçu donc moi soit le gouvernement est stupide et va au suicide politique par plaisir soit derrière il y
a
une vision idéologique je ne dis pas corrompue je dis idéologique financière qui est de dire on va sortir de la répartition déjà pour les 300 000 plus hauts salaires de France
qui
vont basculer sur les fonds de pension et puis après on descendra le niveau petit à petit quand les français verront qu'avec ce nouveau système à points ils ont une retraite elle est en gros d'entre 10 et 20% moins élevée que prévu c'est ça l'enjeu et ce que je veux dire aux français c'est que c'est complètement absurde d'abandonner la répartition au moment où le capital ne rapporte plus rien parce que le capital ne rapporte plus rien et on va passer à un système de capitalisation mais c'est fou et derrière c'est quoi c'est une vision idéologique fonds
de pension
compagnie d'assurance banque
qui
est contraire à l'intérêt national vraiment je le pense
voilà la lecture et l'analyse à l'instant de Nicolas Dupont-Aignan député de l'Essonne président de Debout la France merci Nicolas Dupont-Aignan de votre présence ce soir merci de vos analyses Philippe Mourot-Chevrolet
est
ravie également pour le MCBG Conseil que vous présidez stratégie et communication vous quête également professeur de communication politique à Sciences Po merci messieurs voici François Clos