François-Xavier Bellamy : "Je ne soutiens pas Ursula Von der Leyen !"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 67 %Attaque 23 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:22ComplaisanteRéponse directe
François-Xavier Bellamy, chef de file des députés européens LR, bonsoir.
- 1:02OuverteRéponse directe
Qu'évoque pour vous la citation de Charles Péguy sur la vérité ?
- 4:35OuverteRéponse directe
Simon Veil écrit que rejoindre un parti politique, c'est renoncer à la liberté. Qu'en pensez-vous ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Les partis politiques sont-ils des instruments ou des fins en soi ?
- 7:28OuverteRéponse directe
Vous avez pris des positions minoritaires dans votre parti, comme sur le Pass vaccinal. Pourquoi ?
- 9:39OuverteRéponse directe
Les Républicains sont accusés de manque de cohérence. Qu'est-ce qui vous unit ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:46Fait
« la vérité implique d'abord une vertu une vertu qui manque malheureusement à nos sociétés euh et nous sommes tous un jour tentés de manquer de cette vertu qui s'appelle le courage »
- 2:30Fait
« le grand drame de la France le grand drame de la vie politique française c'est la distance entre ce que disent des responsables politiques quand le micro est allumé et ce qu'ils disent quand le micro est éteint »
- 8:12Fait
« j'ai toujours eu et je garde toujours une opposition de principe à l'idée même du Pass vaccinal du Pass sanitaire »
- 24:05Fait
« la France doit être déclarée en état d'urgence éducative »
- 35:43Fait
« un responsable politique ose dire que le mouvement islamiste Hamas était légitime que son action l'été après le pogromme antisémite du 7 octobre »
- 39:20Fait
« Marine Le Pen ment »
- 44:11Fait
« le débat européen c'est un débat entre des forces politiques mais c'est aussi un débat entre des pays »
- 44:51Fait
« j'ai toujours été opposé au Mercosur j'ai toujours voté contre le Mercosur »
- 58:22Fait
« pour nous il y avait deux préoccupations majeures et deux préoccupations qui restent intactes la première c'est éviter que la gauche n'arrive au pouvoir »
- 59:50Fait
« la France est devant de telles urgences parler des questions d'immigration bien sûr que c'était pas pour nous un choix simple mais Michel Barnier avait toujours été un opposant d'Emmanuel Macron »
- 1:01:59Fait
« notre ligne n'a jamais changé et on a toujours dit cette chose simple que je viens de vous rappeler à l'instant notre préoccupation c'est de refuser absolument un gouvernement de gauche un gouvernement NFP »
- 1:02:42Fait
« participer au gouvernement ça n'avait rien d'une évidence et qu'on regarderait quelle était la feuille de route et et quelles étaient les personnes sur lesquelles s'appuierait le prochain gouvernement »
- 1:03:25Fait
« autour de Michel Barnier on avait une idée de la ligne qui serait porter sur des questions qui sont essentielles pour nous sur la question de l'immigration de la sécurité sur la question de l'agriculture de l'industrie »
- 1:05:19Fait
« il faut pas renverser les choses le plus important c'est pas le casting »
- 1:08:56Fait
« notre sujet c'est comment on évite que ça recommence indéfiniment on peut pas parier sur le fait que Marine Le Pen sera face à Jean-Luc Mélenchon pour espérer qu'elle gagne au deuxième tour »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] [Applaudissements] [Musique] [Musique]
bonsoir François Xavier Belami bonsoir nous sommes très heureux de vous recevoir pour la première fois dans le fauteuil rouge de frontière vous êtes je le rappelle aux rares auditeurs qui ne le saaient pas le chef de fil des députés européens LR au Parlement européen parti dont vous êtes aussi vice-président vous êtes également professeur agrégé de philosophie alors aujourd'hui nous allons parler de différents thèmes d'abord de politique mais aussi de doctrine et puis de votre combat celui que vous menez depuis de nombreuses années alors avant de commencer cet entretien je tiens rapidement à rappeler à nos auditeurs que frontière est en pleine campagne d'abonnement donc n'hésitez pas à prendre ou à offrir pour Noël un abonnement numérique à frontière sur notre site internet wwwfontieremedia.fr François Xavier Belami nous commençons traditionnellement ces entretiens par une citation celle-ci est de Charles pegy dire la vérité toute la vérité rien que la vérité dire bêtement la vérité bête ennuyeusement la vérité ennuyeuse tristement la vérité triste qu'est-ce que ça vous évoque je crois que c'est le devoir de toute conscience aujourd'hui dans un moment qui est traversé par ce qui fait la crise de nos démocraties et c'est-à-dire le relativisme j'ai découvert quand j'étais prof à quel point le relativisme saturait l'air que nous respirons à quel point aujourd'hui cette idée de la vérité est devenue controversée et pourtant elle est nécessaire reconnaître qu'il y a une vérité reconnaître que cette vérité nous précède ça n'est pas vouloir imposer une vérité aux autres au contraire c'est d'abord un acte d'humilité qui consiste à reconnaître que nous devons chercher cette vérité la chercher sur le terrain intellectuel théorique celui de la théoria de la contemplation mais la chercher aussi sur le terrain pratique sur le terrain de l'action le terrain de la politique on n' pas le droit de raconter n'importe quoi on n pas le droit de vivre comme si le réel n'existait pas et je crois que la politique c'est d'une certaine manière abîmé dans la crise en choisissant de divorcer d'avec la réal euh parce qu'en fait la vérité implique d'abord une vertu une vertu qui manque malheureusement à nos sociétés euh et nous sommes tous un jour tentés de manquer de cette vertu qui s'appelle le courage euh seul genénitine a écrit dans le discours de Harvard que le destin de l'Occident le déclin de l'Occident c'était le déclin du courage et que ce qui menaçait nos sociétés démocratiques aujourd'hui c'était la disparition du courage moi moi je le dis comme aussi avec mon expérience de la politique je crois que le le grand drame de la France le grand drame de la vie politique française c'est la distance entre ce que disent des responsables politiques quand le micro est allumé et ce qu'ils disent quand le micro est éteint et c'est ça qui est qui est désastreux il faut avoir le courage de la vérité et il faut laavir de manière constante les gens qui qui suivent ce que je fais ce que je dis peuvent être ou non d'accord avec moi mais ils ne peuvent que reconnaître que je crois en tous les cas être constant dans les combats que j'essaie de porter parce que ce qui m'anime c'est d'abord de tenter de ramener la réalité au cœur de la politique et ce courage de de de la politique euh auquel j'espère ne pas trop manquer euh c'est encore une fois toujours un combat intérieur mais ce courage là c'est d'abord un courage de la vérité vous savez le même pegy vous ctiez pegy c'est le même PEG qui dit il faut avoir le courage de dire ce que l'on voit mais plus encore il faut avoir le courage de voir ce que l'on voit ce ce courage de la vérité il est au cœur de la reconstruction dans la politique a besoin juste derrière moi c'est un minaret qu'une mosquée on s'est réveillé ce matin avec le champ du muedzine ici non on n'est pas en Turquie ni en Syrie on est à la frontière avec l'Union européenne parce que frontière c'est un média de terrain alors téléchargez l'application mobile sur iOS et Android vous y retrouverez de nombreux contenus nous on va continuer à enquêter alors cette phrase que vous venez de citer pour information en plus c'était l'ancienne devise de livre noirant nous sommes fronti nous avons changé pour Marc Orel mais un autre très grand auteur exactement je voudrais vous amener vers une autrice maintenant Simon veale qui évoquit vous êtes vous êtes vraiment sûr pour autrice moi j'aime bien mais je si vous préférez hauteur je vous l'accorde dans la note sur la suppression générale des partis politiques elle démontre dans une sorte d'écès que adhérer à un parti politique c'est renoncer à la liberté c'est renoncer à la vérité aussi qu'est-ce que vous pensez de ça finalement moi j'aime beaucoup Simon veille pour sa radicalité c'est une c'est une âme de feu et c'est c'est je crois une lecture qu'il faut toujours reprendre par qu'elle nous réveille euh mais je ne partage pas du tout cette intuition et je crois qu'elle sert trop souvent d'excuses peut-être c'est ainsi qu'il faut la la recevoir elle sert trop souvent d'excuses à ceux qui s'engagent en politique rentrer dans un parti politique peut-être on en reparlera c'est pas rentrer dans un parti qui serait composé de gens avec lesquels on est tous d'accord sur tout parce que ça ça n'existe pas si je cherchais aujourd'hui dans la vie politique française un parti qui soit constitué de personnes qui sont tous les clones de moi-même je suis certain de ne jamais m'engager dans aucun parti est-ce que ça veut dire pour autant qu'il ne faille pas le faire non il faut aller là où on croit devoir aller il faut aller dans la famille dont on pense qu'elle devrait pouvoir nous représenter le mieux et il faut y mener quand c'est nécessaire aussi de l'intérieur les combats qui s'imposent pour faire entendre la voix que l'on estime légitime la voix que l'on estime être la plus juste et la meilleure pas pour son parti mais pour le pays parce que c'est ça qui comptait ce n'est que cela qui compte et dans la vie de notre pays les partis politique il joue un rôle fondamental prévu par la Constitution pour l'expression de la démocratie et donc c'est par là que passe la construction de de l'opinion je vous dis ça moi je suis pas un homme de parti par profession j'ai enseigné la philo pendant pendant 11 ans j'ai été élu local pendant 12 ans sans étiquette sans partis politique et l'élection que j'ai vécu dans mon entrée en politique c'était en 2008 j'avais 21 ans j'avais 23 ans pardon cette élection c'était à l'époque face à l'UMP donc voyez j'ai pas de je me sens pas euh idéologue d'un parti et je crois que les partis sont des instruments et qu'il faut savoir les regarder comme cela ce sont des moyens pour servir une fin et la fin c'est le bien commun et c'est le bien d'un pays mais à la fin c'est par les parties que peut passer cet engagement et je reviens à ce que vous disait Simon ve qui est très important le fait d'être rentré dans cette famille politique ne m'a fait perdre en rien ma liberté ni non plus ma responsabilité c'est pas parce que je suis dans ce parti que je ne peux pas dire les désaccords que j'ai avec tel ou tel dirigeant qui en fait également partie c'est pas parce que je suis dans cette famille politique que je suis déchargé du devoir de réfléchir par moi-même et d'ailleurs il m'est arrivé dans des débats très importants de prendre des positions qui n'étaient pas majoritaires même qui étaient très minoritaires dans ma famille politique je pas s au moment de de la de la de la politique de réponse à l'épidémie de covid j'ai toujours eu et je garde toujours une opposition de principe à l'idée même du Pass vaccinal du Pass sanitaire il y a eu une époque où une grande partie des parlementaires de ma famille politique il était plutôt favorable ça m'a pas empêché de dire mon opposition de l'écrire euh mais c'est pas grave c'est normal ça fait partie du débat démocratique qui compris à l'intérieur d'une famille politique et ça ça n'empêche en rien euh de de de travailler ensemble à construire l'alternative que l'on croit utile au pays mais je crois que c'est très important pour tous ceux qui nous écoutent et qui se posent la question de l'engagement partisan de bien se souvenir de cela si vous m'avez entendu un jour dire quelque chose qui vous déplaît je ne pourrais jamais vous répondre que je l'ai dit parce que mon parti me l'imposait si si je fais ça dites-moi que je suis lâche et vous aurez raison parce qu'en réalité je suis libre et si je manque à ma liberté à ma responsabilité c'est seulement de mon propre fait euh on ne perd pas sa conscience parce qu'on a décidé de s'engager dans une formation politique et quand on s'engage dans une formation politique c'est justement pour faire entendre ce que l'on croit nécessaire si moi je suis engagé chez les républicains si vous considérez que les républicains ont toujours vous faisiez votre page de pub à mon tour si les républicains ont toujours fait ce que vous croyez utile pour le pays c'est une raison de les rejoindre mais si vous considérez c'est aussi mon cas qu'il leur est arrivé de décevoir et de ne pas être à la hauteur de la responsabilité c'est aussi une raison pour les rejoindre parce que c'est de l'intérieur si vous vous sentez de droite si vous vous sentez appartenir à cette sensibilité politique c'est de l'intérieur et c'est avec vous que nous reconstruirons la formation politique qui pourra vous ressembler alors justement sur la question des des républicains vous le disiez vous avez é daccord avec des membres de votre parti mais ce qui est généralement reproché aux républicains c'est d'avoir plusieurs lignes et d'ailleurs je pense que l'éclatement du parti la sission en tout cas de juin dernier l'a prouvé euh avec Eric sootti et la fondation de de l'UDR euh ça a prouvé que quelque part il y avait des sisions qui étaient trop importante euh aussi euh pour que toutes ces lignes puissent coexister euh concrètement aujourd'hui qu'est-ce qui réunit tous les républicains qui vont de Xavier Bertrand à vous à David Lisnard à Laurent bquier vous avez des divergences qu'est-ce qui vous réunit tous qui a des divergences de lignes il y en a dans tous les partis et surtout des incohérence il y en a eu beaucoup beaucoup beaucoup ailleurs qu' républicain on peut regarder avec sévérité cette famille politique moi je suis frappé de ce que ceux qui portent ces jugements dissimulent sous vent de leur propre revirement il suffit de regarder à quel point dans l'environnement macroniste on a pratiqué le en même temps pour dissimuler souvent des contradictions intenables mais bon si je regarde par exemple vous parliez à l'instant de d'éic soioti qui a rejoint le rassemblement national en proposant cette alliance le rassemblement national voilà c'est difficile même parfois de suivre exactement sa ligne il a été pour la sortie de l'Europe la sortie de l'euro aujourd'hui euh il semble qu'il n'y soit plus favorable euh on pourrait multiplier les exemples d'incohérence sur des sujets qui sont pas absolument mineurs vous vous en conviendrez avec moi des des des des cas de de de de contradiction on pourrait on pourrait jouer à ça très longtemps et encore une fois je le redis et ça vaut aussi sur ce point si vous cherchez un parti politique qui ne se soit jamais trompé si vous cherchez un parti parfait euh qui n'est laissé derrière lui en quelques années d'existence aucune espèce d'incohérence vous ne vous engagerez jamais donc la vraie question n'est pas euh qui ne s'est jamais trompé chez qui on trouvera la pureté et la perfection absolue la vraie question c'est si vous avez de l'énergie si vous avez de l'envie si vous voulez reconstruire ce pays qui en a tellement besoin à quel endroit faut-il aller moi c'est la question que je me suis posée moi je me suis toujours senti de droite euh je crois qu'il y a une droite et une gauche je crois pas en même temps je crois pas qu'on puisse dire en même temps de droite et de gauche comme Monsieur Macron je crois pas non plus qu'on puisse dire ni de droite ni de gauche comme Madame Le Pen bon c'est une euh c'est c'est c'est c'est c'est je je suis obligé d'assumer cela peut-être suis-je un peu basique mais je pense que la politique c'est du clivage c'est du pluralisme et que dans tous les grands systèmes démocratiques ont émergé avec le temps une formation de droite et une formation de gauche parce que c'est pas seulement un clivage accidentel c'est un tropisme fondamental je dirais même ce sont deux visions du monde ce sont même des tempéraments et d'un côté il y a des gens pour qui le monde doit d'abord être transformé qui regardent le monde à partir de ce qu'il faut changer qui regarde le monde d'abord avec une colère une révolte qui veulent se battre contre l'injustice et qui veulent changer la réalité ça c'est fondamentalement la gauche et d'ailleurs ça n'est pas pour rien si c'est en France au moment de la Révolution française que justement se sont distingués la droite de la gauche pour la première fois dans un hémicycle la gauche c'est le camp qui veut faire la révolution et de l'autre côté il y a un tempérament peut-être -être plus humble plus modeste plus prudent qui a une forme de pauvreté et qui l'assume d'ailleurs son premier caractère c'est d'être une inquiétude c'est un tempérament politique qui regarde le réel d'abord non pas seulement par ce qui doit être en lui transformé mais parce qu'il mérite d'être transmis et qui s'inquiète de ce qui est fragile dans ce que nous avons reçu qui regarde les biens que nous avons dans nos mains comme étant infiniment précieux est infiniment vulnérable et souvent mystérieusement d'autant plus précieux qu'ils sont vulnérables et et la droite s'attache d'abord à cette prudence à ce désir de transmettre à cette responsabilité envers les générations futures euh on l'appelle conservatisme je sais pas si c'est le bon mot parce que le but n'est pas de conserver pour conserver le but c'est d'offrir à ceux qui viendront après nous cet héritage de liberté de vie de création de beauté euh que nous avons la chance d'avoir reçu de la nature et l'écologie fait partie de ce point de vue-l d'une inquiétude conservatrice ou bien de la culture et la transmission de notre civilisation c'est vraiment ce qui me relie le plus à à la droite je suis de droite parce que je suis prof ça peut paraître paradoxal mais l'enseignement Anna Haren disait que l'école est fondamentalement conservatrice l'enseignement c'est la volonté de transmettre l'enseignement est une activité conservatrice au sens le plus fort du terme une activité de de transmission et donc j'ai j'ai été dans cette formation politique parce que que son rôle historique c'est d'incarner la droite alors encore une fois ce rôle bah ça ça m'amuse souvent qu'on me reproche ce que la droite a pu faire il y a 20 ans euh bon il y a 20 ans j'étais très loin de de d'en être l'un des représentants mais c'est un fait moi je le reconnais moi aussi évidemment je je suis un comme tous les électeurs de droite je suis un grand brûlet du suffrage universel et bien sûr j'ai le sentiment que cette famille politique a sans doute souvent dans le passé manqué au respons abilité qu'elle avait la chance d'exercer bon je suis pas non plus là pour distribuer les mauvais points j'ai pas le sentiment que la repentance soit le dernier mot de la politique et je pense qu'on partage ça ensemble mais le vrai sujet maintenant c'est de reconstruire et on on ne reconstruira pas ce pays si on ne reconstruit pas pour lui une famille politique de droite qui assume d'être de droite et qui puisse réunir l'immense majorité des électeur de ce pays qui se reconnaissent en réalité dans cette inquiétude que je partageis avec vous qui est une inquiétude mais qui est aussi un émerveillement s'inquiéter de ces biens que nous avons dans nos mains c'est d'abord un acte de reconnaissance à l'égard du réel que que nous recevons la gauche est une colère et la droite est un un acte de contemplation aussi peut-être en un sens je veux pas paraître naïf en disant ça la politique c'est des combats et pas et pas de la théorie mais à la fin à la fin c'est d'abord il me semble parce qu'on mesure la chance qu'on a d'être français parce qu'on mesure le privilège qu'on a d'être libre parce qu'on mesure ce que représente la valeur de ces biens que nous avons reçu que que que que l'engagement politique peut trouver son sens pour nous qui sommes de droite et qui voulons transmettre ce dont nous sommes les héritiers quelque part la contemplation l'amour aussi on comprend alors vous avez abordé beaucoup de thèmes dans cette question donc vous me faites perdre le fil de mon interview mais ça ét la grâce du dialogue je voudrais je voudrais revenir sur sur un ce que vous disiez c'est que effectivement vous étiez pas responsable d'une famille politique où vous n'étiez pas il y a il y a 20 ans ce qui est certain tout de même c'est que sur ces 20 dernières années comme vous disiez la droite a déçu et notamment il y a une question qui est celle des affaires judiciaires on apprenez hier à l'heure où on tourne cette interview que Nicolas Sarkozy a été condamné à 1 an ferme avec bracelet électronique il y aura un autre procès qui arrivera en 2025 euh c'est pas la première affaire qui touche une une personne de droite de votre famille politique je pense par exemple à François Fillon aussi qui avait subi ça durant sa campagne en 2017 concrètement est-ce que vous pensez que il y a un problème plutôt d'éthique dans votre parti ou est-ce que c'est plutôt une question de politisation de la justice écoutez moi je je je je respecte la justice c'est c'est important que les institutions de notre pays fonctionnent mais dans ce cas précis j'avoue comme citoyen c'est aussi la démocratie on peut s'intéresser au contenu d'une décision rendue au nom du peuple français j'avoue que je ne comprend pas cette décision euh Nicolas Sarkozi est condamné parce qu'on lui reproche d'avoir été sollicité pour intervenir en faveur d'un magistrat cette intervention n'a pas été faite il n'a rien obtenu en échange euh il n'y a absolument aucune matérialité dans les faits qui lui sont reprochés et à la fin on parle d'un pacte de corruption quand aucun pacte n'a eu lieu honnêtement il s'agit là quand même d'une situation je vais dire vraiment préoccupante y compris du point de vue des droits fondamentaux Nicolas Sarkozi a annoncé son intention de porter l'affaire devant la Cour européenne des droits de l'homme et ce sera important de voir la décision qu'elle prendra parce que dans cette histoire on parle surtout d'un ancien président de la République qui a été écouté au fil de l'eau euh pendant de très longues heures pendant de très longs mois dans une autre affaire dans laquelle il a été finalement innocenté et dans ces écoutes on récupère des éléments qui servent à ouvrir une autre enquête bon voilà moi je m'inquiète aussi pour la la santé de notre vie démocratique et je pense je le vois au Parlement européen où nous avons l'occasion de fréquenter d'autres systèmes démocratiques je je pense qu'il y a une vraie question qui se pose sur la manière dont dont sont protégés dans dans dans dans nos pays les libertés fondamentales et moi je voudrais dire que que dans cette situation précise euh il me semble que c'est c'est c'est c'est important que que précisément la question des droits fondamentaux puisse être puisse être tranché sur ce sujet alors je voudrais partir sur un un sujet vous parlez quand même beaucoup de liberté depuis le début de de cet entretien euh généralement on définit les républicains comme un parti euh euh conservateur libéral alors vous l'étiquette conservateur on comprend qu'effectivement c'est vous la trouvez insuffisante euh peut-être dans dans ce que vous dites euh au moins axé sur la transmission est-ce que vous pensez pas que il y a une contradiction quelque part entre le fait de promouvoir la liberté et donc quelque part l'émancipation et d'un autre côté promouvoir la transmission et du du savoir et également de d'un héritage de de siècle en siècle c'est est-ce qu'il y a pas justement dans l'idée du libéral conservatisme une contradiction interne et d'ailleurs je précise que quand on dit conservatisme libéral tout de suite ça passe moins bien aussi ah je pense exactement l'inverse encore une fois je me sens pas conservateur parce que pour moi euh c'est c'est c'est c'est ce serait d'une certain manière le terme en tant que tel malheureusement il y a pas en France il y a pas de de tradition conservatrice donc le terme peut emporter avec lui une forme d'incompréhension mon but n'est pas de conserver le monde pour le figer dans du formol je me sens pas une ambition de conservateur au sens chimique de ce terme le but c'est effectivement de transmettre et de transmettre un héritage pour ce qu'il permet d'espérer de vie et de liberté et de création pour demain et je pense qu'on en a tous fait l'expérience notre liberté n'est pas né de nulle part c'est ça le point de départ de cet acte de reconnaissance que j'évoqué à l'instant je le dis comme professeur j'ai j'ai j'ai publié il y a maintenant 10 ans ça me rajunit pas un livre sur la crise de l'éducation malheureusement la crise de l'éducation et d'une telle actualité aujourd'hui qu'elle devrait devenir le premier peut-être le seul sujet pour l'avenir de de notre pays on y reviendra peut-être mais dans l'expérience de l'éducation il y a fondamentalement ce qui permet de toucher du doigt l'alliance entre la transmission et la liberté nous ne serions pas libres aujourd'hui si nous ne pensions pas dans les mots qu'une civilisation a mûri pour nous jusqu'à les faire venir jusqu'à nous et jusqu'à en faire la matière de nos propres idées quand il vous vient une intuition personnelle une idée singulière quand il vous vient même peut-être pour contredire d'autres que vous quelque chose qui est vraiment l'expression de votre tempérament propre vous le formulez dans des mots qui ne sont pas les vôtres et qui appartiennent à une histoire très ancienne quand quand quand vous avez l'occasion de critiquer vos propres parents parce que vous estimez que ils ont manqué quelque chose vous le faites encore avec les mots que vos parents vous ont transmis et donc il y a pas de liberté spontanée il y a pas de liberté immédiate il y a pas de liberté dans l'immédiateté la liberté est toujours le résultat d'une médiation et je pense que au au au au fond de ce point de vue-là on peut aussi reconnaître que aucune liberté n'est possible sans cet effort de transmission sans cet effort au sens fort du terme de de conservation de reconnaissance de de de ce qui nous précède et c'est ce qui je crois manque à notre époque aussi bien cette reconnaissance que le goût de la liberté vous parlez de d'éducation aussi vous aviez votre nom étit passé dans la presse il y a quelques mois pour le poste de ministre de l'éducation nationale en tout cas on sait que c'est un sujet qui vous a toujours particulièrement tenu à cœur aujourd'hui sur la question éducative justement je pense que on partage on est très nombreux à partager votre constat sur le délitement total de du système de l'éducation nationale aujourd'hui sur son na issement de toute façon la France descend dans l'intégralité des classements de l'OCDE européen et cetera il y a aussi la question de l'éducation extrascolaire au sens familial au sens voilà ce que les parents transmettent aux enfants il y a eu une rupture générationnelle dans la génération de ce qu'on appelle les boomers aujourd'hui comment est-ce qu'on fait pour redonner des choses à transmettre alors même qu'on a temps perdu alors même que finalement peut-être que alors vot notre génération celle de de nos grands-parents a tellement perdu quelque part qu'est-ce qu'il nous reste à transmettre comment on recrée de la matière à transmission ça c'est une immense question d'abord juste un mot pour partager le le constat juste un mot pour partager le le constat que vous formulez la crise de l'école effectivement en France devient une une situation vit elle engage le pronostic vital de l'avenir du pays la France doit être déclarée en état d'urgence éducative et il suffit de regarder les statistiques pour s'en convaincre c'est une expérience que touche du doigt des des des des dizaines de milliers de professeur tous les jours mais si vous voulez vous en faire une idée chiffrée regardez par exemple l'enquête teams qui a été publiée la semaine dernière c'était le jour de la censure du gouvernement de Michel Barnier donc ça n'a pas eu beaucoup d'co et pourtant c'est un événement ça devrait être regardé comme un événement majeur l'enquête teams qui est une enquête menée dans tout le CDE donc dans les pays développés sur l'apprentissage des mathématiques met la France une fois de plus au dernier rang des pays européens et maintenant à l'avant-dernier R de tout l'OCDE c'est un effondrement absolu un effondrement et ce qui vaut pour les mathématiques vaut pour évidemment toutes les autres disciplines mais les mathématiques c'est d'autant plus marquant que la France est un très grand pays de mathématique dans son histoire bien sûr mais aussi même encore récemment la France la France c'est le deè pays au monde en nombre de médaill fields par habitant les médailles FS c'est l'équivalent du prix Nobel de mathématique donc on a une grande histoire avec les mathématiques on est on a été jusqu'à il y a peu un très grand pays de mathématiques et aujourd'hui on est en train de sortir littéralement des des radars alors même que la France dépense le premier budget de l'État pour l'école et que la France est le pays de l'OCDE où les prélèvements obligatoires sont les plus importants donc même du point de vue du contribuable là il y a une faillite euh mais qui qui qui devrait faire un scandale absolu et moi ce qui me fascine c'est l'indifférence avec laquelle ces chiffres sont sont reçus donc oui il y a il y a un sujet absolument majeur et vous avez raison vous touchez du doigt une question qui est particulièrement inquiétante c'est que c'est sans doute le seul sujet sur lequel un pays puisse commettre des erreurs définitives si vous avez été trop laxiste en matière de dépenses publiques et que vous avez accumulé une dette très préoccupante bah vous décider qu'un jour il faut faire des économies ce sera pas simple évidemment il faut du courage enfin on y va on fait des économies on rétablit les finances si vous avez été trop laxiste en matière de sécurité bien il y a un moment où vous remettez des policiers dans la rue des gendarmes et puis vous leur donnez les moyens d'agir et vous pouvez rétablir l'ordre mais si vous n'avez pas transm000 le savoir pendant toute une génération alors qui transmettra de nouveau la connaissance qui ne s'est pas relayé d'une génération à l'autre et ça c'est pour moi un sujet de de préoccupation de préoccupation majeure quand on voit aujourd'hui à quel point le métier de professeur perd son attractivité c'est bien sûr pour des raisons matérielles parce que la rémunération dit assez le peu de considération que collectivement notre pays porte à ceux qui enseigne mais c'est pas seulement une question matérielle c'est aussi parce que on a volé au professeurs le métier qu'on leur a retiré le sens même de leur métier euh qu'on leur a retiré la dignité de leur métier moi je fais partie d'une génération qui à l'UFM a appris qu'il fallait surtout pas transmettre des connaissances qu'il fallait que les élèves produisent leur propre savoir une génération à qui on a expliqué que rien n'était pire que le cours magistral vous aviez des obill oui bah ça m'a valu quelques ennuis d'ailleurs mais j'ai j'ai été inspecté à de très nombreuses reprises pendant ma première année avant ma ti isation et et heureusement ce qui m'a ce qui m'a ce qui m'a sauvé c'était mes mes élèves mes élèves de de euh j'ai enseigné en zone urbaine sensible c'était ma première année de d'enseignement comme beaucoup de jeunes profs qu'on envoie souvent dans les coins les les les les plus difficile mais en réalité mon mon expérience alors j'enseignais la philosophie donc je n'avais que des terminales je j'avais une tâche sans aucun doute bien moins difficile que celle de beaucoup de professeurs de collège qui sont dans les années où c'est vraiment le plus compliqué mais mon expérience malgré tout et ça je pense que beaucoup de professeurs pourront en témoigner avec moi c'est que quand on vient devant des élèves même en difficulté scolaire quand on vient devant des élèves même de milieu modeste quand on vient devant des élèves même issu de l'immigration et et je dirais d'ailleurs même presque surtout des élèves qui ont peu reçu et qu'on leur propose quelque chose qui vaut la peine d'être entendu qui vaut la peine d'être appris alors mais en réalité on trouve toujours en face de soi le le désir infini d'apprendre c'est pas mes élèves issus de l'immigration qui m'ont dit que que qu' avait pas de culture française c'est Emmanuel Macron candidat à la présidence de la République c'est un problème d'adultte c'est un problème d'élite c'est pas du tout nos élèves qui ont défait l'école c'est nous qui l'avont déconstruite et je pense que dire ça c'est aussi un acte d'espérance parce que rien n'est impossible si on veut s'en donner les moyens on peut reconstruire une école qui assure sa mission mais c'est évidemment aussi une urgence dans l'action parce que si on ne réétablit pas les choses maintenant en effet le savoir qui ne se transmet pas aujourd'hui il sera difficile de trouver demain les professeurs pour l'offrir qui seront eux-mêmes victimes de cette crise de l'éducation je voudrais maintenant qu'on refasse un bon dans le temps depuis vous annz de professeur pour revenir à cette campagne des européennes de 2024 où en fait on a découvert une sorte de nouveau François Xavier Belami c'est un François Xavier balami bah qui clashait qui se rendait à sciencep dans une séquence très réussie face à Louis Boyer il faut le dire mais on a découvert quand même une nouvelle facette de vous qui s'est révélé à ce moment-là peut-être plus expansive peut-être plus offensive de manière générale est-ce que vous avez eu un changement vous-même est-ce que c'était une stratégie pourquoi il y a eu ce nouveau François x Balam quelque part peut-être que que que la la seule vraie différence c'est que c'est que la campagne faisait que plus d'attention était portée sur ce que j'essaie de de de de de proposer en réalité je me suis pas senti changer moi je suis rentré en politique pour combattre parce que je sais que la politique c'est un combat pour défendre des idées pour reprendre du terrain et si j'ai été à sciencep c'était juste pour ça enfin je je je pensais pas du tout que ce moment aurait en déco j'y suis juste allé parce que je veux plus laisser de terrain à ceux qui sont aujourd'hui en train de tenter notamment dans notre enseignement supérieur de de de de saturer tout l'espace maintenant ça suffit en fait et ça m'arrive que des gens me disent ah mais vous avez été super courageux d'aller à chance po non enfin franchement céit ceux qui sont vraiment courageux c'est les étudiants qui tous les jours à sciencep dans les fac dans les IEP partout en France font vivre la liberté alors qu'elle est attaqué partout et qui décid de pas se résigner et qui mènent ce combat tous les jours eux sont courageux moi j'ai été à sciencep ce jour-là et je suis très heureux si j'ai pu contribuer à les faire entendre à leur donner une voix mais en réalité c'est moi qui les admire tous les étudiants et en particulier tous les étudiants de droite même si c'est un combat qui devrait réunir des gens de tout bord le combat pour la liberté mais qui refuse que notre enseignement supérieur soit instrumentalisé qui refuse le poids de l'idéologie sur des lieux qui devrai être consacrés à la liberté de penser à cultiver cette liberté par l'exigence du savoir les étudiants qui mènent ce combat de résistance tous les jours c'est c'est c'est moi qui les admire c'est c'est il faut pas renverser les choses la politique c'est un combat et ce combat je l'ai mené tous les jours au Parlement européen pendant 5 ans et encore une fois peut-être que c'est moins visible plus discret plus silencieux mais ça reste du combat déposer des amendements défendre un texte essayer de faire valoir une ligne gagner des batailles faire bouger les équilibres c'est des combats de tous les jours là je reviens de Strasbourg j'y étais ce matin tous les jours au combat tous les jours tous les jours tous les jours et donc dans la campagne j'ai fait ce que je fais tous les jours je me suis pas tellement forcé quand quand quand le chancelier allemand est venu au par Parlement européen je lui ai dit en face les vérités que je crois la France a le devoir de dire à nos voisins allemands quand le président de la République est venu dans l'hémicycle du Parlement européen je me suis pas gêné non plus pour exprimer ce que je crois beaucoup de Français avaient partagé avec lui je je je pense que la politique c'est pas du spectacle c'est de l'action c'est du travail c'est un travail passion et et tenace mais dans ce travail il y a une grande part de combat et oui c'est aussi comme ça que que j'ai vécu mon mandat comme j'ai vécu cette campagne et comme je vivrai le mandat qui s'engage à Strasbourg et à Bruxelles alors on va parler justement de de vos combats et de vos adversaires aussi pour rester juste sur les européennes avant de revenir à l'actualité très récente il y avait aussi une personnalité à qui vous êtes beaucoup confronté durant ces cette première partie de l'année 2024 c'est Rima Hassan vous avez eu de nombreuses passes d'armes avec elle pour vous de alors la question peut-être un bateau mais de quoi Rimal Hassan est-elle le nom euh euh Rima Hassan elle porte avec elle une une l'expression d'une transformation de la vie politique française à laquelle il faut être extrêmement attentif euh au Parlement européen ce qui me frappe c'est qu'elle ne parle que d'un sujet qui est la question palestinienne et bien sûr ce qui se passe aujourd'hui euh en Israël ce qui se passe dans les territoires palestiniens c'est un sujet de préoccupation majeure pour nous mais en réalité en faisant cela elle construit une proposition politique dont le but est d'abord de parler à des communautés sur le sol national euh à des gens qui sont liés par ce ce ce sujet qui et la France soumise cherche à les enfermer dans la communautarisation elle cherche à jouer là-dessus à créer à créer des clientèles et et ça c'est ça me semble être extrêmement préoccupant parce que en réalité à la fin il y a une logique de conflit il y a une logique de de guerre euh moiim Hassan j'ai rien de personnel euh à son égard euh simplement il me semble que elle a elle a vraiment franchi euh des lignes rouges extrêmement graves en allant jusqu'à justifier les actions du Hamas et moi j'en suis resté à cette réponse que je crois euh tellement marquante euh lorsque'interrogé par euh un média qui lui demande si l'action du Hamas est légitime après le 7 octobre elle répond oui elle pourra ensuite ajouter toutes les justifications les raisons les dénégations qu'elle voudra elle a répondu oui à cette question et moi ça me suffit dans un pays comme la France qui a connu le terrorisme islamiste et qui a payé le prix du sang face au terrorisme islamiste dans un pays qui a envoyé ses soldats combattre le terrorisme islamiste y compris au prix de leur vie sur tant de théâtrre d'opération qu'un responsable politique ose dire que le mouvement islamiste Hamas était légitime que son action l'été après le pogromme antisémite du 7 octobre voilà ça suffit à me faire penser que là pour le coup il y a une divergence qui n'est pas seulement d'opinion de conviction de valeurs mais qui est une divergence de principe sur ce que c'est que le le la réalité de de de ce qui doit nous nous réunir donc voilà moi je me suis contenté de dire cela au moment où Madame Hassan candidatait pour être vice-présidente de la Commission des droits de l'homme du Parlement européen et effectivement j'assume euh d'avoir lancé l'alerte sur ce sujet j'assume d'avoir parlé avec mes collègues beaucoup d'entre eux ne connaissent pas nécessairement la France insoumise quand vous êtes un député slovaque ou portugais vous ne savez pas exactement euh quel est l'arrière-plan de cette famille politique et j'assume d'avoir fait obstacle à son élection à ce poste euh obstacle qui n'est pas levé j'en suis très heureux euh tant que je serai au Parlement européen je crois qu'il ne le sera pas et ça me paraît fondamental parce que que quelqu'un qui justifie le Hamas puisse ensuite se revendiquer d'une position comme vice-présidente d'une commission des droits de l'homme du Parlement européen ce serait quand même évidemment non seulement euh dramatique d'un point de vue moral mais ce serait très inquiétant d'un point de vue politiques dans les conséquences que ces positions pourraient pourrai avoir ça m'a valu d'être menacé de mort par Madam Hassan voilà ça fait une différence entre nous moi je mène le combat politique démocratique au Parlement ça se passe avec des élections des votes ça se passe avec les combats que je vous décrivais tout à l'heure ça viendrait pas à l'esprit d'envoyer des menaces de mort à l'égard de qui que ce soit y compris de madamassan chacun choisit les armes qu'il veut moi je crois à celle de la démocratie qui peuvent être ferme intransigentes mais qui constittu justement l'occasion d'un refus de cette spirale de la violence et je crois que la logique qui pilote aujourd'hui le calcul clientéliste de la France insoumise c'est la logique qui voudrait précipiter la France dans l'expérience de la violence et de la guerre civil alors on a abordé vos adversaires bien à votre gauche maintenant j'aimerais bien qu'on aborde aussi la question de ceux qui se situe à votre à votre droite alors vous me direz si le mot adversaire c'est mot adversaire concurrent opposant quel est lequel convient le mieux dans son meeting dans un meeting a étrépani la semaine dernière marine Le Pen a déclaré alors je vais citer monsieur Belami a tenté de s'acheter une image de défenseur de nos producteurs monsieur bami siège pourtant dans le même groupe au Parlement européen qu'Ursula vonder derleen et a voté pour la réélire alors cette histoire des commissaires européens et de la Commission européenne c'est une sorte de vieux serpent de mer qui revient assez régulièrement notamment qui est beaucoup revenu durant la campagne des européennes concrètement alors la question va être très directe mais euh je pense que les auditeurs euh et ceux qui nous écoutent ont vraiment besoin d'une clarification à ce à ce niveau-là dansun discours le plus clair possible voilà mais êtes-vous avec Ursula van derlen êtes-vous un soutien d'ursela V derlen euh je je suis vraiment désolé de le dire mais Marine Le Pen ment et j'espère qu'elle le sait parce que sinon ce serait le signe d'une incompétence extrêmement préoccupante pour quelqu'un qui a été longtemps au Parlement européen sur la funderleon nous ne l'avons pas soutenu dans le premier mandat qu'elle a mené à la tête de la commission elle était nommée par Emmanuel Macron en particulier qui l'a proposé pour ce poste le candidat de notre famille politique c'était Manfred Weber et c'est Emmanuel Macron qui a fait obstacle à l'élection de Manfred Weber comme président de la Commission européenne donc elle n'était pas notre candidate et pendant toute la campagne européenne en m'appuyant sur le bilan de cette commission à laquelle je m'éais avec les élus de ma délégation si souvent opposé sur la question de l'agriculture de l'industrie du nucléaire de l'immigration euh nous avions bien souvent des des des positions absolument divergentes et nous avons mené le le combat contre ce que portait cette commission pour toutes ces raisons-là j'ai mené la campagne européenne en 2024 en assumant que nous ne soutiendrions pas Ursula funderlan pour un second mandat et que nous voterions contre elle si elle était de nouveau candidate et c'est ce que nous avons fait en juillet dernier le vote était en juillet dernier en novembre dernier sur la funderleon ayant trouvé une majorité même si nous nous y étions opposés comme je m'y étais engagé en novembre dernier la fan Derlon a constitué la Commission européenne ce n'est pas elle qui la nomme ce sont les chefs d'État et de gouvernement des 27 pays européens qui chacun nomme un commissaire c'est Emmanuel Macron qui a nommé initialement Thierry Breton puis l'a remplacé par Stéphane séjourné et chaque chef d'État et de gouvernement nomme un commissaire européen et nous avons dû voter donc sur cette équipe avec les 26 commissaires européens nommés par les États-membres et et ce qui se passe en Europe en ce moment qui pour le coup m'intéresse beaucoup plus que les mensonges de Madame Le Pen ce qui se passe en Europe en ce moment c'est que toute l'Europe bascule à droite quand j'ai été élu en 2019 il y avait 7 chefs d'État et gouvernement de droite sur 28 avec quelques années de recul en 2024 il y a maintenant 14 chefs d'État et de gouvernement de droite sur 27 et demain les choses vont sans doute encore s'accentuer si l'Allemagne B bascule de nouveau à droite si l'Espagne avec le parti d' popou bascule de nouveau à droite donc on voit bien que c'est un mouvement de fond et d'ailleurs la question qui se pose c'est quand est-ce que nous en France on finira par parvenir à rejoindre ce mouvement de fond mais comme les chefs d'État et de gouvernement nomment les commissaires logiquement il y a maintenant autour de la table de la commission quand ils étaient 7 dans le précédent mandat il y aura 14 commissaires européens sur ces 26 qui appartiennent à ma famille politique les sujets les plus stratégiques nous ne les contrôlions pas dans la la précédente mandature l'agriculture la pêche mais aussi l'industrie mais aussi l'environnement mais aussi l'immigration c'était l'immigration une social-démocrate danoise qui était commissaire à l'immigration autant dire qu'on n'a pas été d'accord sur grand-chose aujourd'hui le commissaire à l'immigration ce sera un Autrichien de droite autant dire que on va pouvoir travailler donc cette commission là oui c'est vrai nous avons considéré avec les élus de notre délégation que ça valait le coup de la lancer en piste pour qu'elle commence à travailler et donc nous avons voté pour la commission mais pas pour Madame Van derleyen et quand Madame Le Pen dit cela elle ment et ça me paraît être un signe de faiblesse étonnant je ne sais pas pourquoi je suis depuis quelques jours la cible des attaques répétées du rassemblement national mais ces attaques malheureusement sont toutes mensongère et à un certain point quand j'en parle avec des élus du RN certains me disent ah mais tu comprends on fait de la politique c'est normal mais non la politique ça n'implique pas de mentir moi j'ai des désaccords avec le rassemblement national sinon euh j'aurais fait un autre are choix en terme d'appartenance politique mais quand j'exprime ces désaccords et par exemple j'étais en désaccord avec le rassemblement national sur l'opportunité de censurer le gouvernement de Michel Barnier ça n'est pas du tout un mystère je considère qu'on n' pas renforcé la France en faisant tomber ce gouvernement et qu'on n' pas même renforcer l'opposition nécessaire à Emmanuel Macron puisque paradoxalement c'est lui qui reprend la main donc voilà il faut juste regarder la réalité en face la situation actuelle n'est pas une alternance à droite on n' pas gagné les dernières élections législative mais il faut bien qu'on fasse de cette situation l'occasion d'agir utilement pour le pays aussi utilement que possible dans les 2 ans qui viennent c'est donc un vrai désaccord que j'ai avec le rassemblement national bon ils ont choisi de voter la censure chacun fait ses choix je respecte leur responsabilité mais je dis mes désaccords j'ai pas besoin de mentir pour ça j'ai pas besoin de faire semblant que le rassemblement national dit des choses qu'il ne dit pas je vois Jordan Bardella qui dit oui françoisami finalement soutient le le Mercosur parce qu'il est dans un groupe qui soutient le Mercosur mais mais là encore mais c'est tellement désolant intellectuellement la vérité c'est que je suis sûr que Marine Le Pen et Jordan Bardella le savent le débat européen c'est un débat entre des forces politiques mais c'est aussi un débat entre des pays bien souvent et le débat sur le mercossur va être un débat entre des pays beaucoup plus qu'entre des formations politiques peut-être sur le merour aussi pour nos éuditeurs parce que à nouveau comme la Commission européenne c'est vrai que vous admettrez que la technocratie si bruxelloise n'est pas forcément accessible pour tout le monde si jamais vous pouviez expliquer aussi votre position sur la question du du mercosour donc si on comprend ce que vous dites vous êtes opposé au Mercosur mais récemment vous avez voté pour un vote sur le mercosour c'est non non non j'ai toujours été opposé au Mercosur j'ai toujours voté contre le Mercosur et nous voterons contre le Mercosur quand il sera présenté au Parlement européen dans quelques mois et on travaille d'arrachepied pour construire une majorité contre le Mercosur et et on ne trouvera pas un seul vote ni de moi ni d'aucun élu de ma délégation qui soit favorable à cet accord de commerce aucun le fait est que ce que me reproche Jordan Bardella c'est que je suis dans un groupe où d'autres délégations nationales sont favorables au Mercosur mais ce sera aussi son cas le dernier accord de commerce qui a été préparé et et voté au Parlement européen c'est l'accord de commerce avec la Nouvelle-Zélande j'ai voté contre comme Jordane Bardella mais la quasi totalité du groupe de Jordan Bardella a voté pour et moi je ne lui reproche pas j'irai pas devant les Français en disant que Jordan Bardella est favorable à cet accord avec la Nouvelle-Zélande au motif que des gens dans son groupe l'ont voté c'est le principe du combat européen que nous allons au Parlement pour faire entendre la voix des Français et la voix des Français elle est parfois en désaccord avec celle de nos voisins allemands avec celle des Italiens avec celle des Polonais et c'est normal c'est le principe sinon on y va pas du tout au Parlement européen et c'est malheureusement un peu le risque c'est que à force de se contenter de communiquer on finit par être absent au moment où il faut agir moi je suis au combat tous les jours et donc oui dans mon groupe il y a des délégations nationales qui soutiendront le Mercosur bien sûr pour nos voisins allemands c'est une évidence que le Mercosur est une opportunité économique et ils vteront pour et je leur reproche pas les socialistes allemands voteront pour le mercosour les socialistes les écologistes allemands voteront le mercosour pour l'Allemagne qui est excellentaire commercialement c'est une opportunité économique bon ben qu'est-ce que vous voulez les députés allemands défendre l'Allemagne c'est une surprise bien bien sûr que non il y a des des des des députés dans le groupe de Monsieur Bardella qui voteront en faveur du Mercosur ça ne m'oblige pas à faire semblant que monsieur bardellaa n'est pas clair sur le sujet moi je sais très bien qu'il est contre le Mercosur et il sait très bien que je suis contre le Mercosur et et le vrai sujet c'est euh comment est-ce qu'on arrive à construire une proposition politique qui convainque les français plutôt que de mentir aux gens parce que le sujet à la fin quand on fait de la politique c'est de prendre les citoyens au sérieux parce que c'est que comme ça qu'on peut réussir à les représenter vraiment moi je ferai entendre dans ce débat la voix des agriculteurs et Marine Le Pen elle peut en penser ce qu'elle veut en disant que je m'improvise défenseur des agriculteur on l'a toujours été on a mené le combat pour l'agriculture française depuis des années maintenant y compris quand le rassemblement national était aux abonnés absents c'est comme ça on continuera de mener ce combat demain et le fait est qu'aujourd'hui peut-être c'est la raison de cette attaque étonnante Madame Le Pen se sent peut-être un peu gêné parce que les agriculteurs beaucoup d'entre eux lui en veulent d'avoir en votant la censure fait tomber les projets de loi agricoles qui étaient euh sur le point d'être discutés à l'Assemblée nationale et dont ils avaient besoin en votant la censure d'avoir et je le maintiens j'ai dit cela et je n'ai dit que cela mais je maintiens ce que j'ai dit en votant la censure dans ce moment critique pour la négociation de l'accord sur le Mercosur c'est un fait que le rassemblement national n'a pas renforcé la voix de la France dans un moment où il était fondamental qu'elle puisse se faire entendre et c'est un fait que ça n'a échappé à aucun observateur européen euh 2 jours après que Michel Barnier soit tombé Ursula von derlayen est parti en Amérique du Sud pour signer cet accord le lendemain de la censure Michel Barnier devait aller en Italie rencontrer Georgia Meloni notamment pour parler de l'accord sur le Mercosur en espérant faire basculer l'Italie dans le camp de ceux qui s'y opposent il avait déjà réussi à retarder une fois la signature de l'accord il avait obtenu le soutien de la Pologne pour s'opposer à cet accord si l'Italie avait rejoint ce camp des destacteurs du Mercosur peut-être peut-être que la sign aura été plus compliqué j'en sais rien c'est un fait que ça n'a pas aidé voilà une fois qu'on a dit ça le sujet c'est de tourner la page et de regarder l'avenir et de préparer surtout le plus important une majorité qui sera s'opposer à cet accord dans l'émicyclle du Parlement européen et j'espère qu'on y parviendra en tous les cas avec céinear on y travaille tous les jours alors on va rester on va on parlera de la censure un petit peu plus tard pour rester sur le plan européen aussi ce qu'on a vu pareil durant la campagne des européennes mais qui se poursuit toujours aujourd'hui c'est votre inimitié avec Jordan Bardella c'est c'est quelque chose qui ressort particulièrement en tout cas une opposition je sais pas si justement ma question quelque part c'est qu'est-ce que vous pensez de Jordane Bardella quelque part personnellement et politiquement c'estàd que en fait on voit que il y a beaucoup de de passes d'armes notamment sur les réseaux sociaux sur voilà la question du Mercosur on en parlait à l'instant sur la question de de vleyen généralement c'est lui qui monte au créneau c'est lui lui le représentant de la délégation du rassembl national au Parlement européen vous êtes celui des républicains concrètement quelle est votre opinion sur lui mais moi je suis frappé de de cette situation parce que pour ma part euh ce qui compte pour moi c'est de creuser mon sillon d'avancer d'être utile je n'ai jamais considéré que c'était en euh en cherchant à désigner des cibles qu'on allait améliorer la situation du pays et donc je vois bien effectivement que il semble que ce soit devenu presque obsessionnel je suis devenu le le le sujet de préoccupation de des figures les plus importantes du rassemblement national moi c'est pas mon cas la seule chose qui m'importe c'est la France et c'est de faire entendre la voix de la France en Europe le rassemblement national je je je ne crois pas un instant qu'on qu'on comment dire je je je je ne crois pas que le national soit la solution pour l'avenir du pays et je pense que les élections de juillet dernier l'ont montré paradoxalement et ces élections m'ont conforté dans le sentiment que notre devoir c'était de reconstruire une droite qui assume d'être de droite et de réunir demain la majorité silencieuse qui en France veut que ça change sur les sujets les plus importants sur les questions migratoires sur la reconstruction de l'école sur la sécurité retrouvée sur le rétablissement des finances publiques une famille politique qui défende ce ce corpus d'idées à la fois simple et majoritaire qui permettra que la France se relève je dis pas ça pour critiquer le rassemblement national je dis ça parce que je crois que c'est parce que nous n'avons pas été à la hauteur qu'aujourd'hui le pays est dans cette fragilité et donc mon sujet c'est pas de parler du rassemblement national mon sujet c'est de parler de ce que nous devons proposer j'ai jamais été de ceux qui pensaient que c'est par des jugements moraux des anathèmes des ostracismes qu'on allait réussir à sortir la crise démocratique qui qui traverse que ce pays traverse aujourd'hui et encore tout récemment voez le fait que le RN m'attaque de façon quotidienne maintenant ne m'a pas empêché de dire que je trouve scandaleux que ce parti ne soit pas associé aux concertations qui ont lieu à l'Élysée encore à Matignon récemment pour la construction du futur gouvernement le président de la République a souhaité réunir les forces politiques du pays je l'ai dit avant d'aller à cette réunion je l'ai redit encore après s'il voulait consulter les forces politiques du pays il fallait consulter toutes les forces politiques du pays et il y a aucune raison de mettre à l'écart un parti politique auquel des millions d'électeurs français ont décidé de confier leur voix j'ai beau être en désaccord avec le rassemblement national sur des points précis ça ne m'empêche pas pour autant de tenter de combattre l'ostracisme que subissent aujourd'hui des Français qui me semble totalement illégitime mais mais encore une fois euh euh voyez c'est c'est c'est c'est manière de vous dire que mon mon sujet n'est pas de de euh de de de de de faire une obsession de cette étonnante situation mon seul sujet c'est la France et ce que je vois à la fin et je le vois et je pense c'est un fait qu'on ne peut que constater le rassemblement national mobilise des millions de Français dans les élections au premier tour eu et de fait euh une grande partie de la population française lui fait confiance au premier tour des élections mais il n'arrive pas à rassembler une majorité au deuxième tour on l'a vécu d'une manière très brutale dans la dernière élection législative donc il faut bien en prendre acte il y a un moment où le sujet n'est pas de faire de plus en plus de voix au premier tour le sujet c'est dans un système électoral comme le nôtre de rassembler une majorité au deè tour et le fait est que le vieux piège que la gauche a inventé fonctionne toujours et c'est ce piège- làà qui fait que bien que les attentes des électeurs français soient d'une écrasante majorité dirigé dans la même direction à la fin elles ne sont en réalité pas traduites dans la réalité démocratique dans la réalité parlementaire et gouvernemental et c'est c'est ça qu'il faut réussir à à à surmonter et j'observe que c'est ça que beaucoup de pays autour de nous sont en train de surmonter aujourd'hui parce que dans la plupart des pays qui nous entourent aujourd'hui ce sont nos alliés qui gagnent euh pas ceux de Monsieur Macron ni ceux de Madame Le Pen ce sont les familles politiques de la droite de la droite assumée comme telle de la droite de gouvernement qui sont aujourd'hui en train de regagner une majorité dans la plupart des pays européens il y a pas de raison que la France y fasse exception alors sur la question je reste pardon un petit peu aussi sur la question de du rassembl national il y a 6 mois il y av quand même eu la création de l'UDR Eric sooti président des républicains annonce qu'il préfère l'alliance avec le rassemblement national à l'alliance avec Macron c'est à peu près dans en ces termees qu'il l'a dit euh ça provoqué des plusieurs départs dans votre parti aujourd'hui vous collaborez avec trois personnes au Parlement européen cinimar le général gomard et aussi Laurent castillot qui eux sont restés proches d'ériic CTI est-ce que il y a pas un problème partisan à ce niveaulà est-ce que on peut quelque part être au Républicain et rester amis avecti vous n'avez pas cité Isabelle le calenec et NAD Morano comme ça la délégation est au on est si dans la délégation et on est tous sur la même ligne on appartient au PPE on s'est engagé sur une ligne politique claire le PPE c'est la famille politique de la droite européenne et c'est à l'intérieur de cette famille y compris avec les divergences que j'évoquais parfois que nous nous battons pour faire entendre la voix des Français tous les jours non il y a une une cohérence une cohérence parfaite au sein de de la délégation sur ce qui s'est passé cet été la première chose à dire c'est que moi j'ai j'ai j'ai fait campagne avec Eric soti pendant pendant plusieurs mois pour l'élection européenne il m'a fait confiance pour êre Têt de liste de notre de notre famille politique à l'occasion de cette élection et c'est vrai que j'ai j'ai il le sait on en a parlé j'ai j'ai d'abord beaucoup regrettter la manière dont il a engagé sans sans sans trop de concertation c'est le moins qu'on puisse dire euh tout le parti qu'il présidait dans une dans une direction que nous n'avions pas partagé à l'élection européenne et ça ne posait de problème à personne on défendait nos couleurs on défendait notre ligne on défendait notre identité politique et on s'était allié ni à Madame Le Pen ni non plus à Monsieur Macron il y avait pas de raison de s'allier ni à l'un ni à l'autre moi je crois que la droite a quelque chose à dire à la France et je crois que la droite peut redevenir majoritaire en France demain et j'observe de ce point de vue là qu'il y a il y a évidemment un choix qui n'avait rien d'une évidence parce que quand que Marine Le Pen disait à 2 semaines de l'élection législative cet été en disant que le RN n'était pas n'avait jamais été et ne serait jamais un parti politique de droite bon je me dis que c'est quand même pas une évidence pour des gens qui ont défendu pendant des années la refondation de la droite de de de de rentrer dans cette direction encore une fois je dis ça pas pour passer mon temps à commenter ce que font les autres parce que ça m'intéresse pas mais pour décrire le sillon que je crois nécessaire de de creuser et que je comp continuerait de creuser alors maintenant venons-en au au niveau national effectivement euh Michel Barnier a été premier ministre de la France durant 3 mois son gouvernement est tombé il y a maintenant environ une semaine 10 jours euh concrètement euh vous avez toujours combattu le le centre vous avez toujours combattu Emmanuel Macron euh vous avez toujours exprimé des désaccords qui étaient francs et sans ambigué euh avec lui pourtant à nouveau les républicains euh enfinon à nouveau pour la première fois d'ailleurs les républicains ont fait euh une alliance de gouvernement avec des membres euh du centre du euh des partis euh qui composent le centre le bloc d'Emmanuel Macron concrètement est-ce que il y a eu une alliance comment est-ce que vous qualifieriez finalement euh ce gouvernement transpartisan euh c'est c'est c'était évidemment une réalité infiniment euh complexe et difficile ce n'était pas une alternance et je le redis encore une fois n on reconnaît je reconnais le premier que que l'alternance à droite elle n'est pas encore arrivée je l'espère pour 2027 pour la prochaine élection présidentielle mais le MOS qu'on puisse dire c'est qu'aujourd'hui elle n'est pas encore réalisée simplement la la réalité veut que on hérite d'une situation dans laquelle personne n'a de majorité et pour nous il y avait deux préoccupations majeures et deux préoccupations qui restent intactes la première c'est éviter que la gauche n'arrive au pouvoir euh on peut vouloir le meilleur mais dans la vie politique il faut aussi savoir souvent éviter le pire et pour moi aujourd'hui un gouvernement du nouveau front populaire ce serait le pire pour le pays et ils sont arrivés rappelez-vous en revendiquant d'avoir gagné parce qu'ils avaient euh avec leur coalition hétéroclite euh obtenu la première place donc il y avait évidemment un risque réel si nous n'étions pas prêts à à mettre notre notre part dans cet effort il y avait un risque réel que on se retrouve demain avec des élus la France insoumise dont on parlait tout à l'heure dans des positions de responsabilité ce qui aurait été un désastre pour le pays sur le plan sur le plan évidemment économique budgétaire on imagine l'effondrement auquel ça aurait conduit mais aussi sur le plan migratoire sur le plan sécuritaire et du point de vue de la transmission de nos valeurs fondamentales de nos principes de notre identité donc pour nous c'était la priorité absolue et la deuxième priorité mais c'est de faire en sorte que autant que faire se peut dans ce contexte infiniment contraint et compliqué et inattendu que les 2 ans qui viennent ne soi pas perdu pour le pays euh la France est devant de telles urgences parler des questions d'immigration bien sûr que c'était pas pour nous un choix simple mais Michel Barnier avait toujours été un opposant d'Emmanuel Macron lui aussi le voir arriver à Matignon c'était la perspective euh de de changer au moins en partie la politique qu'il avait mené et sur les sujets par exemple d'immigration de sécurité on a vu ce qu'un bonurotaill au ministère de l'Intérieur pouvait changer ne serait-ce que dans la parole la liberté de la parole et ça compte en fait à la fin mais aussi dans la capacité d'action et déjà les choses ont changé pour beaucoup de policiers de gendarmes sur le terrain qui voi que le mandat est maintenant plus clair et que la mission est exigeante euh Annie jeunevard au ministère de l'Agriculture et bien d'un seul coup c'est c'est pour ça que les agriculteurs sont furieux ça changeait aussi de cap et les agriculteurs avaient besoin euh que le gouvernement soit de nouveau capable non plus de de de céder au dénis de réalité et au délire de la décroissance mais de les écouter et de construire avec eux une politique qui encourage notre agriculture plutôt que de la fragiliser je prense ces exemples là parmi d'autres mais pour nous en tous les cas le point important c'est de faire en sorte que les 2 ans qui viennent ne soi pas 2 ans de perdu parce que ces urgences là le pays ne peut pas attendre pour qu'ell soit résolue alors on vous a vu aussi il y a une semaine au côté de Laurent vquet qui annonçait que le les républicains seraiit prêt à entrer dans un à discuter pour rentrer dans un gouvernement dans lequel il y aurait des membres du parti socialiste qui est quand même votre votreosant historique c'est ce qui a été déclaré c'estàd que l'qu devant BFM TV bah alors en l'occurence expliquez-moi peut-être mais c'est plutôt globalement ce qui ce qui était assez enfin pour moi c'était assez clair quand même mais non ce qu'on a dit nous de manière très claire mais je comprends que dans le moment actuel tout est tellement nébuleux que ça devient difficile à suivre mais mais nous notre ligne n'a jamais changé et on a toujours dit cette chose simple que je viens de vous rappeler à l'instant notre préoccupation c'est de refuser absolument un gouvernement de gauche un gouvernement NFP et donc on a dit dès le début que la la raison qui ferait que notre censure serait immédiate sans réflexion sans discussion sans négociation possible ce serait la mise en œuvre du programme du NFP et des ministres issus de la France insoumise pour Le Rest Parti socialiste donc des ministres issus du Parti socialiste et des ministres issus des républicains dans le même gouvernement de François Baayou en l'occurrence c'est possible non si François Baayou décide de construire un gouvernement avec des socialistes ce sera son choix mais ce sera sans nous et nous on a toujours dit que il y avait une chose qui était les conditions d'une censure immédiate automatique pour le coup annoncé d'avance comme ça ça surprend personne pour le reste on a toujours dit aussi que participer au gouvernement ça n'avait rien d'une évidence et qu'on regarderait quelle était la feuille de route et et quelles étaient les personnes sur lesquelles s'appuierait le prochain gouvernement c'était pas une évidence pour nous d'accompagner Michel Barnier dans ce choix qui était déjà difficile c'était exigeant y compris pour lui d'ailleurs on avait jamais pensé en effet que un jour on serait conduit à à essayer de faire tenir une équation gouvernementale avec des gens auxquels on s'était opposé si longtemps et avec lesquels on continue d'avoir je vous rassure des divergences fondamentales on n' pas changé d'avis et on na pas changé de ligne ça n'avait rien d'une évidence mais ce qui nous a conduit à nous engager dans cette voie c'était que autour de Michel Barnier on avait une idée de la ligne qui serait porter sur des questions qui sont essentielles pour nous sur la question de l'immigration de la sécurité sur la question de l'agriculture de l'industrie sur les sujets d'enseignement supérieur par exemple qui était une question fondamentale patrickzel au ministère de l'enseignement supérieur moi ça me fait plus plaisir que quand monsieur papendiaay était au ministère de l'Éducation nationale quand Alexandre portier a pu aller faire entendre notre voix pour pour dire que l'éducation nationale avait autre chose à faire que des cours d'éducation sexuelle et qu'il faudrait peut-être commencer par apprendre à lire à écrire àacter moi personnellement comme un électeur français parmi d'autres ça m'allait très bien aussi donc voilà on était prêt à faire ce cheminl parce que on savait que on on on avait les conditions pour mettre en œuvre des idées qui nous ont toujours semblé absolument prioritaires maintenant encore une fois si demain le nouveau Premier ministre choisit de construire un gouvernement qui penche à gauche ce sera c'est c'est très clair sans nous on n'est pas là pour participer au gouvernement à n'importe quel prix et moi je l'ai toujours dit on ne se renira pas on a des priorités fondamentales à faire valoir pour l'avenir du pays je crois aussi c'est ce que j'ai dit d'ailleurs lorsque j'ai été participé à ces à ces discussions au cours des derniers jours je crois qu'à la fin un gouvernement a besoin d'une cohérence moi j'ai jamais cru en même temps je crois que la vie c'est des choix la vie politique c'est des choix en particulier je crois qu'il y a une droite et une gauche je le disais tout à l'heure et qu'on les mettra pas d'accord et donc il y a un moment où il faut que celui qui est à matigan décide de s'engager dans une direction ou dans une autre mais nous on ne renoncera pas à notre cohérence seulement parce qu'il faudrait rester à tout prix au gouvernement c'est c'est c'est pas le cas alors vous parlez aussi de donc de cette alternance aussi pour 2027 parce que on comprend que la période actuelle est particulièrement évidemment instable et que quoi qu'il arrive il sera très difficile de mener une politique franche et sans compromis avec la gauche comme avec le rassemblement national dans tous les cas il faudra agir euh pour en en les prenant en compte euh maintenant euh sur la question justement de 2027 qui commence aussi à se dessiner ou de 2025 qui sait si Emmanuel Macron démissionne il y a une proposition de David lisner qui a été formulée hier qui était de faire une sorte de grande primaire de toutes les toute la droite qui irait de Gérald daranin jusqu'à Eric cioti en comprenant la famille des républicains vous concrètement euh comment vous envisagez euh la suite pour porter 2027 la droite a souvent eu un un problème d'incarnation c'est peut-être de ça que vous avez souffert durant la campagne de 2022 par exemple euh comment est-ce que vous voulez vous pensez l'incarnation de la droite pour 2027 et est-ce que vous seriez potentiellement intéressé par le fait de participer à une primaire moi il me semble que il faut pas renverser les choses le plus important c'est pas le casting j'ai beaucoup d'amitié pour pour David lissnard et justement ce que j'estime le plus chez lui c'est sa capacité à porter des idées à parler du fond à pousser ce vent de liberté qu'il veut faire souffler sur sur le pays je pense que ce qui ce qu'il apporte aujourd'hui à notre débat démocratique c'est cette cette révolte contre les pesanteurs d'un État qui empêche par tout qui ass fixi au lieu de rendre possible et de et de soutenir euh ce qui ce qui euh ce qui créent euh le le plus important c'est pas le casting le plus important c'est pas oui on est je crois probablement à 2 ans d'une élection présidentielle euh moi je ne miserai pas sur une démission du président de la République parce que je crois aux institutions de notre pays et il me semble qu'aujourd'hui le le le le le le défi c'est de c'est de c'est de faire en sorte d'abord de de préparer l'alternance euh si jamais il y avait euh euh c'est c'est 2 ans devant nous la clé d'abord c'est de faire en sorte de reconstruire la possibilité de cette alternance par le fond par les idées par le contenu et et et de ce point de vue-là nous on a un rendez-vous très important déjà à à proposer et tous ceux qui nous écoutent peuvent y participer ça va être le le congrès de notre famille politique ce sera au début de l'année qui vient euh on a un travail de refondation à mener qui va être fondamental et il va falloir que il soit porté par un président une présidente pour les républicains je crois que ce congrès il aura une importance particulière parce que ça va être le point de bifurcation c'est le moment où on va devoir choisir de s'engager clairement dans ce travail de de renouvellement un travail qui implique justement de de de de de larguer les amars avec ce qui peut-être n n'a pas fonctionné dans le passé voilà il faut il faut il faut assumer d'écrire une nouvelle page non pas pour pour juger l'histoire une fois de plus mais mais parce que notre devoir c'est de c'est de préparer la suite et préparer la suite pas seulement parce que on veut reconstruire un parti mais parce que si on n'arrive pas à reconstruire à réinvestir à renouveler ce parti alors je le redis je ne vois pas comment on arrivera à susciter une alternance en France en 2027 moi mon inquiétude majeure c'est que se répète indéfiniment le scénario qu'on a vécu cet été encore à l'occasion des élections législatives et je le redis je ne le dis pas par par envie de distribuer les mauvais points mais notre sujet c'est comment on évite que ça recommence indéfiniment on peut pas parier sur le fait que Marine Le Pen sera face à Jean-Luc Mélenchon pour espérer qu'elle gagne au deuxième tour de l'élection présidentielle ce qu'on a vu législative c'est que si Marine Le Pen en 2027 se trouvait face à n'importe quel autre candidat de la gauche dite modérée mais qui viendrait avec bien sûr dans ses bagages toute la gauche en réalité le grand risque ce serait qu'elle perde et ce serait pas euh par par notre responsabilité moi j'ai toujours dit que mon choix au deème tour je l'ai dit au mond des élection législative hein je je je crois que le le le le vrai danger pour la pour la République aujourd'hui il est du côté de la France insoumise j'ai pas de problème à l'assumer mais le fait est que le le le risque le risque en tous les cas il est là pour le pays parce que ce serait aggravé encore la crise démocratique que nous connaissons donc on a 2 ans pour éviter cette fatalité on a 2 ans pour reconstruire une famille politique qui se qualifie au premier tour pour gagner au 2è tour et ça paraît loin bien sûr mais ça peut aller vite j'en suis sûr si on s'en donne les moyens et ça ça commence au début de l'année prochaine et c'est ça le grand rendez-vous important pour nous et important pour tous les électeurs de droite pour tous les citoyens de ce pays qui se reconnaissent être de droite c'est c'est le moment où jamais de de nous rejoindre pour pouvoir participer à ce choix qui sera décisif on reproche souvent à à la droite d'être en réaction par rapport à la gauche concrètement vous disiez que David lisnerar portait de nouvelles idées est-ce que la droite de manière générale euh le camp que vous représentez a de de nouvelles idées à communiquer à la France vous disiez que justement par le passé il y a eu des erreurs il y a eu des déceptions maintenant qu'est-ce qu'il y a de nouveau à porter eu et ben il y a il y a un vrai travail qui se fait oui je crois qu'il y a aujourd'hui une relève à droite qui me marque beaucoup dans le champ des idées dans le champ intellectuel dans dans le monde de la pensée et ça se traduit aussi sur le sur le terrain politique vous avez raison la droite elle a trop souvent été en en réaction et moi je passé mon temps à raller au Parlement européen dans mon groupe parce que j'avais sentiment qu'on était incapable de définir notre propre doctrine de de constituer une référence qu'on était toujours obligé de se définir par rapport aux autres j'ai tellement râé que du coup le président de mon groupe m'a chargé de mener un un travail de de de euh de de définition euh en me proposant euh c'est un exercice intellectuel que que chacun peut peut peut peut s'imaginer euh d'écrire euh ce qui fait l'identité politique de la droite dans le siècle qui qui qui s'ouvre pour nous euh et de définir en quelque sorte le manifeste de ce que doit être la droite en Europe je dis qu' s'ouvre parce qu'on est vraiment dans un moment de basculement je pense que le le le 20e siècle s'est achevé en réalité tout récemment avec le fait que aujourd'hui nous nous retrouvons un débat politique où la gauche et la droite ne sont plus entièrement déterminé par rapport à la perspective marxiste qui avait euh transformé le débat politique en un débat économique on revient au débat politique au sens fort de ce terme la vraie question elle n'est plus seulement celle de de de de l'organisation du marché ou de la place de l'État dans la vie économique tout ça est important mais tout ça est important d'abord à cause du paramètre essentiel qui est celui d'une vision du monde une vision de l'homme une anthropologie un regard porté sur ce que c'est justement que la liberté ce que c'est la personne humaine et c'est ça qui fondamentalement doit constituer le sujet du du clivage du clivage démocratique et donc j'ai travaillé avec une dizaine de de parlementaires de plusieurs pays européens pour essayer de de de de faire émerger cette cet effort de de de refondation intellectuelle et oui je crois qu'il y a il y a du nouveau il y a du nouveau en Europe et et il y aura du nouveau en France si on si on s'y met tous ensemble pour reconstruire ce qui doit l'être et offrir au pays l'espérance dont il a besoin vous parlez d'espérance vous parlez de vision anthropologique à l'instant on approche de de la période de Noël il y a quand même un thème que je voulais traer avec vous c'est qu'on sait que vous êtes catholique et vous ne vous ont cachz pas d'ailleurs bravo mais d'un autre côté quel regard vous portez aujourd'hui justement sur l'état de l'église en France et dans le monde je sais pas si je suis le mieux à même pour commenter l'état de l'église je suis je suis catholique bi je je sais pas pourquoi vous me dites bravo parce que il y a pas là encore de mérite particulier à l'assumer en même temps j'en ai jamais fait une revendication politique et je pense que c'est très important euh la foi n'est pas un programme politique et d'ailleurs c'est l'histoire du christianisme qui a permis de mûir peu à peu cette conscience de ce que Pascal appelle la distinction des ordres de la distinction du spirituel et du temporel qui me paraît déterminante je dis souvent en souriant à à à tous ceux que je croise beaucoup d'entre eux viennent de la gauche qui tiennent à raison à l'idée de la laïcité idée de la laïcité que toute une gauche est en train d'abandonneré pour pactiser avec l'islamisme et je dis souvent à ses amis qui viennent de la gauche que s'ils veulent vraiment défendre la laïcité il faut qu'ils assument qu'elle vient de la tradition chrétienne et que c'est dans notre héritage et dans notre identité que nous pouvons trouver le moyen d'assumer cette distinction aujourd'hui menacée par l'islamisme en particulier cette distinction fondamental entre le spirituel et le temporel moi je je je ne fais pas de je ne fais pas de la foi un étend d'ARD politique et ça me ça me paraît ça me paraît fondamental et cependant je ne la cache pas parce qu'en effet il y a aucune raison de la cacher euh quel regard pter sur sur l'église je dirais que au fond peut-être un regard surtout sur sur l'Europe parce que l'Église est est universelle elle est dans le monde entier mais peut-être sur sur la situation de de l'Europe l'Europe aujourd'hui entretient une relation très particulière avec cette cet héritage spirituel et on parlait de ce qui a peut-être été manqué dans les combats passés de la droite française euh l'un des manquements les plus les plus désolants je trouve c'est celui qui est intervenu au moment du débat sur un projet de Constitution européenne lorsqu'il s'est agit de de marquer d'inscrire dans les textes européens que l'Europe avait des racines et qu'elle avait des racines pas seulement chrétiennes bien sûr des racines greco-latines qui ont fait notre attachement à la raison des des et aussi des des des des racines judéo-chrétiennes il faut les reconnaître évidemment il faut se reconnaître héritier de cette tradition je pense ça a été une immense erreur de de de refuser cette inscription parce que c'était d'une certaine manière se rendre impossible le travail de transmission et le le chemin vers l'assimilation notamment de de ceux qui rejoignent notre continent la France a été capable d'assimiler des gens qui venaient parfois de très loin qui lui ont apporté aussi ce qu'ils avaient à lui donner mais sur la condition qu'ils épousent ce qu'elle représentait ce qu'elle incarnait ce qu'elle constituait et en s'interdisant de dire qui elle est la France l'Europe en s'interdisant de dire qui elles sont se se se se prive d'une certaine manière de la possibilité même de se transmettre aux générations qui viendront et c'est je crois aujourd'hui cette ce point de buifurcation qui qui est qui est devant nous ce qui m'a profondément marqué ces derniers jours c'est avec la la l'inauguration de de notre âme de Paris le fait que nous avons été confrontés à l'expérience concrète incarnée de ce que nous sommes tous en F de cet héritage hein qu'on soit chrétien ou non qu'on soit pratiquant ou pas qu'on soit bouffeur de curé ou qu'on aille à la messe le dimanche on a tous été touchés par l'incendie de Notre Dame de Paris et ça pour moi c'est une expérience de deuil collectif immense c'est aussi l'expérience de la honte ou de ce qui devrait être le remord de notre génération nous sommes les premiers dans l'histoire à avoir vu brûler la cathédrale de Paris mais ce deuil là et ce remord ils sont l'indice que nous sommes fait de cette histoire et que on n' pas besoin d'être croyant pour reconnaître que cette histoire est au cœur avec d'autres traditions que j'évoquéis à l'instant au cœur de l'identité de l'Europe et de la culture de la France et que c'est c'est précisément avec cela qu'il faut renouer si nous voulons aussi pouvoir écrire l'avenir de notre pays et de notre continent alors avant de conclure j'aurais juste deux questions assez rapides je pense la première c'est que vous le savez on est écouté par beaucoup de jeunes jeunes qui sortent de l'éducation nationale pour leur plus grand malheur pour certains concrètement si vous aviez là ils ont une ou deux semaines de vacances devant eux si vous aviez trois livres à leur conseiller qu'est-ce que ça serait waouh euh mais non mais c'est beaucoup trop dur de conseiller trois livres pourquoi trois seulement et bon le le l'éducation nationale elle fait ce qu'elle elle fait ce qu'elle ce qu'elle peut hein malheureusement je crois que c'est le le système qui disysfonctionne malgré le le dévouement des professeurs malgré euh euh malgré le potentiel des élèves qui sont qui sont euh aussi riches de promesses que les générations précédentes mais effectivement il y a tant à reconstruire et on ne reconstruira pas sans sans le livre et sans la lecture et bon je peux pas faire de sélection exhaustive avec trois titres évidemment mais je pense que le premier je dirais pas conseil mais en tous les cas le premier conseil que je me donne à moi-même parce que c'est devenu difficile pour moi aussi et que je partage avec ceux qui nous écoutent c'est il faut lire il faut lire il faut lire beaucoup il faut lire souvent on vit avec nos téléphones on vit avec l'immédiateté on vit bombardé d'information on vit dans un monde d'images saturé d'images de vidéos de 10 secondes on vit dans cette surface dans cette superficialité à laquelle on est condamné la meilleure antidote à cette pauvreté intérieure que représente le monde contemporain c'est la lecture et c'est le livre c'est la patience de la lecture le livre c'est le contraire de l'écran sur sur nos téléphones sur nos smartphones on cherche à aller le plus vite possible de la question à la réponse le plus vite possible du désir à la satisfaction et tout est construit pour ça et tous les réseaux sont faits pour l'accélération le livre au contraire il trouve son sens dans le chemin dans la dist dans le temps qu'on prend pour le lire et c'est cet effort de distance qui est la condition de l'approfondissement intérieur donc il faut il faut il faut lire alors qu'est-ce qu'il faut lire bah liseer liseer de tout je sais pas ce serait vraiment tellement dur de de trois auteurs au moins alors bon je vous donne trois auteurs un peu au hasard de l'inspiration un livre que je viens de terminer je ne l'avais jamais lu encore c'est l'insoutenable légèreté de lettre de Milan Kundera je confesse que je découvrais cet ouvrage de Kundera il faut lire tout d'une manière générale c'est fabuleux mais mais ce ce roman iconique est vraiment extraordinaire peut-être un deuxième livre puisqu'on a parlé de de politique le livre qui sans doute pour moi dit le mieux la réalité de l'tention de la vie publique c'est un livre de Max Weber qui s'appelle le métier et la vocation de politique politique als berouf en allemand berouf ça veut dire le métier mais aussi l'appel d'où l'ambigué du mot et c'est le livre qui décrit le mieux je crois la la singularité de de ce de ce de ce choix de cet engagement qu''est la politique avec le risque qu'il implique le risque intérieur en un sens mais aussi la générosité qu'il qu'il suppose la politique est un effort énergique et tenace pour taroder des planches de bois dur c'est comme ça que Weber termine il est parfaitement exact de dire et toute l'expérience historique le confirme que jamais dans le monde on aurait pu atteindre le possible si l'on cétait sans cesse est toujours attaqué à l'impossible mais l'homme qui est capable de faire cela doit être un chef et non pas seulement un chef mais un héros dans le sens le plus simple de ce terme celui là seul qui convaincu que le monde jugé de son propre point de vue sera sans doute trop petit ou trop mesquin pour recevoir ce qu'il voudrait lui offrir et qu'il et qui reste néanmoins capable de dire quand même celui-là seul à la vocation de la politique tu es magnifique hein bravo quand même et puis un troisième livre vous m'en avez demandé trois je dirais l'antologie de la poésie française de Pompidou parce que c'est le livre qui m'accompagne depuis depuis toujours et parce que je crois qu'on a aussi besoin de retrouver non seulement le fait de lire mais aussi d'apprendre et d'apprendre par cœur apprendre par cœur c'est se laisser transformer par le cœur par comme l'expression est belle d'ailleurs parce qu'on a eu l'occasion de de retenir en soi-même et là encore c'est pas du tout la même chose de pouvoir trouver un texte sur Internet et de le connaître par cœur il faut cultiver sa vie intérieure et la poésie est sans doute ce que j'avais tenté d'écrire dans demeure la la poésie et de ce point de vue-là sans doute la première urgence politique aujourd'hui avant de terminer cet entretien dernière question François Xavier bami qu'est-ce que vous souhaitez au français en cette période de Noël l'entretien est diffusé le 23 décembre à la veille de Noël qu'est-ce que vous souhaitez à notre peuple bon d'abord euh pour commencer je leur souhaite un joyeux Noël et pas de bonne fait j'entends toujours cette expression ça me ça me hérisse de plus en plus on a vécu il y a quelques années cette situation incroyable que la Commission européenne avait voulu interdire à ses fonctionnaires de souhaiter joyeux Noël parce que ce n'était pas assez inclusif la même commission européenne qui financer des publicités pour promouvoir le hijab parce qu'il fallait être inclusif prétendait que Noël devait être banni de nos expressions donc la première chose à dire c'est joyeux Noël avec le sens le plus fort du mot et qu'est-ce que je nous souhaite au fond et bien parce que c'est Noël je peux rien nous souhaiter de mieux que que l'espérance l'espérance c'est il y a un magnifique texte de Bernanos sur ce sujet l'espérance c'est c'est c'est totalement différent de l'optimisme et c'est même en un sens le contraire de l'optimisme l'optimisme consiste à dire que bah quoi qu'il a arrive ça va bien se terminer euh en fait rien ne garantit cela et considérer qu'on peut se reposer sur un optimisme de principe c'est dibernanos bien souvent le déguisement de la lâcheté le déguisement de l'indifférence de l'irresponsabilité le pessimisme c'est pas mieux d'ailleurs parce que il y a deux manières de se décharger de la nécessité d'agir c'est de dire quoi qu'il arrive tout se terminera bien optimisme ou quoi qu'il arrive tout est foutu et la tentation existe aussi parfois la formule de Bernanos il me semble c'est l'optimiste est un imbécile heureux le pessimiste est un imbécile malheureux exactement là là on voit on voit que que non seulement vous avez lu mais que vous avez que vous avez appris effectivement ce que ce que dit Bernanos qui qui est très juste on peut trouver l'optimisme partout même au fond d'une bouteille c'est un Heras de l'espérance alors que l'espérance au contraire suppose d'assumer un regard lucide sur le monde avec tout ce qu'il a évidemment d'éprouvant et d'inquiétant mais d'aller au-delà de la nuit quand on va au-delà de la nuit on rencontre une autre Aurore la plus haute forme de l'espérance c'est le désespoir surmonté et je crois qu'on a besoin de de ça aujourd'hui euh l'espérance en ce sens c'est une vertu c'est-à-dire une disposition à agir agir comme si une victoire était possible quand tout semble montrer qu'elle va être très difficile agir comme si le bien euh pouvait se réaliser alors que nous n'avons que des indices qu'il sera combattu de toutes parts et agir et se dire quand même comme le disait Weber à l'instant je pense que c'est ça qui qui qui fait la la la la nature de l'espérance et c'est ça qui fait sa sa nécessité l'espérance est la plus grande et la plus difficile victoire qu'un homme puisse remporter sur son âme c'est pas quand tout va bien qu'on a besoin d'espérance c'est pas quand vos affaires prospères que vous êtes en bonne santé que votre famille se porte bien que vous avez besoin d'espérance c'est au contraire quand vous êtes confronté à l'épreuve à la maladie euh à la souffrance dans cette période de Noël on peut penser en particulier à tous ceux qui sont euh dans des moments de cette nature je pense en particulier pour y avoir été plusieurs fois à tous nos amis de de Mayotte qui vivent une période infiniment difficile et qui vont connaître un Noël infiniment difficile c'est c'est dans ces moments-là qu'on a besoin d'espérance et dans notre pays aujourd'hui confronté à tant d'inquiétude je pense qu'on peut se dire en cette nuit de Noël cette année que en V sans doute de ce point de vue-là un très bon moment pour l'Espérance merci beaucoup François xevier bami merci à vous je précise que évidemment toute l'équipe de frontière souhaite un très joyeux Noël à tous nos auditeurs tous ceux qui écouteraient cet entretien merci