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DébatRassemblement National (sur YouTube)· 11 septembre 2026 26 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

LAURE LAVALETTE : « On ne peut pas aider la terre entière ! » (BFMTV)

Source d'origine 10 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Laure Lavalette, qu'est-ce que vous dites-vous ?

  • 0:01OuverteRéponse partielle

    Toller, c'est une honte ? Ou alors, tout simplement, elle a dit des choses qui sont de l'ordre de la liberté d'expression ?

  • 0:27FerméeRéponse directe

    Est-ce qu'il y a une submersion migratoire en France ?

  • 0:38FerméeRéponse directe

    Est-ce que les Français la cautionnent ?

  • 0:45OuverteRéponse directe

    Avec le référendum sur le droit des étrangers dans la Constitution, pour lutter contre cette immigration massive ?

  • 2:39OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y a un basculement démographique ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:27PrésentateurChiffre
    « Je pense que oui. Quand vous avez 500 000 titres de séjour légaux par an, il y a une submersion migratoire. »
  • 0:33PrésentateurFait
    « Ils ne sont pas d'accord avec cette politique d'immigration. »
  • 1:07InvitéFait
    « la théorie du grand remplacement est une théorie qui est complotiste, qui est raciste »
  • 1:16InvitéFait
    « qui a été une théorie qui a utilisé un terroriste, qui a commis un attentat à Christchurch en Nouvelle-Zélande »
  • 1:37PrésentateurFait
    « parler de submersion, c'est laisser entendre que le nombre de personnes immigrées dépasserait le nombre de personnes locales. »
  • 3:37PrésentateurFait
    « vous ne pouvez pas accueillir 500 000 immigrés légaux par an. »
  • 4:16PrésentateurChiffre
    « des tentatives viols toutes les 2 minutes. »
  • 4:21PrésentateurChiffre
    « 75% des mineurs qui sont déférés devant le parquet de Paris sont des mineurs étrangers. »
  • 9:09PrésentateurChiffre
    « l'indice de fécondité, il est aujourd'hui à Mayotte de 4,7 enfants par femme. »
  • 9:20PrésentateurChiffre
    « sur l'ensemble de naissances, on va dire à peu près les deux tiers le sont de mères étrangères. »
  • 19:04InvitéChiffre
    « C'est plus de la moitié de la population qui est étrangère. »
  • 19:07InvitéChiffre
    « 80% des naissances sont le fait de mères étrangères. »

Temps de parole

  • Présentateur73 %
  • Invité12 %
  • ?7 %
  • Locuteur 53 %

≈ 26,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Laure Lavalette, qu'est-ce que vous dites-vous ? Toller, c'est une honte ? Ou alors, tout simplement, elle a dit des choses qui sont de l'ordre de la liberté d'expression ? Non, je dis que Priska Thévenot ne loupe pas quand même une occasion de se faire un de ses petits camarades. Et je trouve qu'on a quand même du mal à penser qu'Aurore Berger cautionne un racisme décomplexé s'il en était. C'est mon adversaire politique. Je trouve que le procès qu

0:20
Locuteur

'on

0:20
Présentateur

lui fait n'est pas le bon.

0:21
Locuteur

Je

0:21
Présentateur

trouve qu'on a l'impression que ça tourne en boucle sur les côtés sémantiques. En fait, la question, c'est pas ça. C'est est-ce qu'il

0:26
Locuteur

y a

0:26
Présentateur

une submersion migratoire en France ?

0:27
Locuteur

Je

0:27
Présentateur

pense que oui. Quand vous avez 500 000 titres de séjour légaux par an, il y a une submersion migratoire. Est-ce que les Français la cautionnent ? Je ne pense pas. Ils ne sont pas d'accord avec cette politique d'immigration. Est-ce qu'avec le référendum qu'on va mettre en place si jamais on gagne, ce référendum sur le droit des étrangers qu'on veut mettre dans la Constitution pour avoir les outils pour pouvoir lutter et graver dans le marbre de notre Constitution, pour pouvoir lutter contre cette immigration massive ? Oui, évidemment, si nous gagnons. Je trouve que le procès qui est fait à Aurore Berger n'est pas le bon. Grand Cahier Diallo, votre réponse ?

Je crois que c'est une polémique qui est amplement justifiée, étant donné que, vous le rappelez, Aurore Berger est en charge de la lutte contre les discriminations et contre le racisme, que la théorie du grand remplacement est une théorie qui est complotiste, qui est raciste, qui a été une théorie qui a utilisé un terroriste, qui a commis un attentat à Christchurch en Nouvelle-Zélande, qui s'était inspiré de cette théorie du remplacement parce qu'il avait séjourné en France, et ça a été pour lui la justification d'un crime qu'il a commis dans une communauté musulmane, dans une mosquée en Nouvelle-Zélande.

Le grand remplacement, en fait, c'est l'idée selon laquelle des personnes viendraient du continent africain volontairement pour remplacer la population autochtone, indigène, blanche, européenne. C'est une théorie qui est extrêmement raciste. Et d'ailleurs, quand je vous entends parler de submersion migratoire, je sais que vous dites que les débats sémantiques sont secondaires, mais parler de submersion, c'est laisser entendre que le nombre de personnes immigrées dépasserait le nombre de personnes locales.

1:51
Locuteur

Non,

1:51
Présentateur

mais c'est l'idée qu'on est quand même submergé par un

1:53
Locuteur

nombre conséquent de personnes. On est submergé, ça veut pas dire que ça

1:56
Présentateur

nous dépasse. Nous ne sommes pas submergés par les personnes immigrées. Et le terme même de submersion est déshumanisant. En fait, on a l'impression de voir une vague monolithique de gens qui ne seraient pas des êtres humains. Ce sont des milliers de personnes qui ont des raisons individuelles de venir. Comme nous, parfois, nous pouvons décider d'immigrer par ailleurs, parce qu'il y a énormément de Français qui

2:13
Locuteur

participent aussi à l'immigration

2:14
Présentateur

internationale. Ça ne vous a pas échappé que déjà, c'est un terme que nous n'employons jamais au Rassemblement national. Absolument jamais. Vous ne l'entendrez jamais dans ma bouche.

2:21
Locuteur

C

2:21
Présentateur

'est un terme que je n'aime pas, qui ne me convient

2:23
Locuteur

pas. Le grand emplacement, là, vous parlez. Mais c'est un terme raciste pour

2:25
Présentateur

vous ? Est-ce que c

2:26
Locuteur

'est

2:26
Présentateur

raciste pour

2:27
Locuteur

vous

2:27
Présentateur

? C'est un terme qui ne me convient pas.

2:28
Locuteur

C'est un

2:28
Invité

terme qui a été employé par Éric Zemmour, en fait, pendant la campagne

2:31
Locuteur

de 2022. Je laisse

2:36
Présentateur

à d'autres, mais ce n

2:36
Locuteur

'est

2:36
Présentateur

pas un terme qui me parle. Par contre, effectivement, là où on n'est pas tout à fait d'accord, quand on voit les images, par exemple, à Ceuta, oui, il y

2:42
Locuteur

a

2:42
Présentateur

une vague, oui, il y a une submersion migratoire. Mais alors, vous, vous pouvez trouver que c'est une chance. Moi, je trouve que ça n'est pas le cas. Et globalement, beaucoup de Français sont d'accord avec moi, puisque 60% des Français pensent qu

2:50
Locuteur

'il

2:50
Présentateur

y

2:50
Locuteur

a

2:50
Présentateur

un problème avec cette politique migratoire. En plus, ça fait très longtemps qu'on n

2:54
Locuteur

'a

2:54
Présentateur

pas demandé aux Français ce qu'ils en pensaient vraiment. Et c'est vrai que ça sera, j'allais dire, une des questions majeures aussi, au moment de cette élection présidentielle. Et c'est aussi la raison pour laquelle on voudra, si Marine Le Pen gagne, mettre ce référendum sur la politique migratoire une fois que nous aurons gagné. Mais si nous le perdons, ça veut dire que vous auriez plus de

3:10
Locuteur

gens qui pensent comme vous, Madame Diallo. Peut-être que je peux orienter

3:11
Présentateur

le débat différemment pour qu'on comprenne véritablement ce qui est en jeu. Est-ce qu'il y a, et là, je vais vous laisser défendre vos points de vue, un basculement démographique ? On ne parle pas de la théorie du grand placement. Est-ce que vous, vous estimez qu

3:23
Locuteur

'il

3:23
Présentateur

y

3:23
Locuteur

a

3:23
Présentateur

un basculement démographique ? Tout à l'heure, nous serons avec la députée de Mayotte, Estelle Youssoupha, qui va agir. On représentera de nouveau la situation Mayotte. Mais est

3:33
Locuteur

-ce

3:33
Présentateur

que vous estimez que dans certaines communes, et en France plus également, il y a un basculement démographique ? En fait,

3:37
Locuteur

ce

3:37
Présentateur

qui est sûr, c'est que vous ne pouvez pas accueillir 500 000 immigrés légaux par an. Donc là, je ne parle que de l'immigration légale. Il y a aussi une immigration illégale. Sans que ça ne change quand même un peu le paysage de votre pays. Vous voyez, vous parliez d'Aurore Berger, des luttes contre la discrimination. Quand vous voyez que le ministère de l'égalité entre les hommes et les femmes fait une affiche pour lutter contre l'excision, excusez-moi de vous dire que ça, c'est quand même importé par l'immigration. L'excision n'est pas une coutume gallo-romaine.

4:03
Locuteur

Vous

4:03
Présentateur

voyez, ça n'existait pas. C'est bienvenu avec des gens qui arrivent sur notre sol, avec une culture qui n'est pas la nôtre. Quand vous êtes obligés de mettre avec des pictogrammes qu'on ne peut pas violer les femmes, et qu

4:12
Locuteur

'on

4:12
Présentateur

ne peut pas déféquer dans la rue, c'est que ça pose aussi une vraie question.

4:14
Locuteur

Les viols, il y en a

4:15
Présentateur

toutes les

4:16
Locuteur

7 minutes,

4:16
Présentateur

des tentatives viols toutes les 2 minutes. Ce ne sont pas les

4:18
Locuteur

personnes immigrées qui sont à l'origine des viols extrêmement communes. 75

4:21
Présentateur

% des mineurs qui sont déférés devant le parquet de Paris sont des mineurs étrangers. C'est la réalité qui nous rattrape. On peut le déplorer, j'aimerais que ce soit différemment, mais c'est vrai que oui, ça change un peu notre pays. C'est vrai que moi, je fais le lien, ma famille politique fait le lien entre l'immigration et l'insécurité dans certains domaines. C'est indéniable, il suffit d'avoir des yeux pour voir.

4:39
Locuteur

Je

4:39
Présentateur

pense que pour le coup, les

4:40
Locuteur

Français

4:40
Présentateur

sont d'accord avec nous.

4:42
Locuteur

La

4:42
Présentateur

réponse sur Kadiallo, puis Bruno ? Si on regarde sur le plan des statistiques, déjà au niveau européen, on est loin d'être le pays le plus accueillant en termes d'immigration. Par ailleurs, si on regarde le pourcentage de personnes étrangères en France aujourd'hui par rapport à ce qu'il y avait il y a 40 ans, le nombre n'a pas changé. Qu'un pays se transforme du fait de contact avec l'extérieur, c'est

5:01
Locuteur

normal. Et il ne se

5:02
Présentateur

transforme pas seulement par l'immigration,

5:03
Locuteur

c

5:03
Présentateur

'est-à-dire que notre culture, elle se transforme aussi parce qu'on regarde Netflix, parce qu'on voyage plus, parce qu'on est sur les réseaux sociaux. C'est une transformation qui se fait de part et d'autre. Mais, c'est-à-dire que, moi, ce que je trouve, par exemple, très très intéressant, c'est que vous faites de très très bons scores auprès des Français de

5:18
Locuteur

l

5:18
Présentateur

'étranger qui vivent, par exemple, au Maroc. Ces Français-là sont immigrés au Maroc, mais ils nous expliquent que ce n

5:23
Locuteur

'est

5:23
Présentateur

pas bien qu'on ait des Français qui viennent en France. C'est-à-dire qu'eux bénéficient de la possibilité de s'installer dans un pays comme le Maroc,

5:27
Locuteur

mais pensent que les Marocains, vous avez de très bons scores. J'allais dire,

5:31
Présentateur

on fait des bons scores à Mayotte aussi, par exemple, on en parlera peut-être tout à l'heure.

5:33
Locuteur

Oui, mais je trouve que c'est intéressant. Attends, j'ai parlé de Mayotte. Je

5:36
Présentateur

vais

5:36
Locuteur

vous

5:37
Présentateur

dire... C'est un sale chez des Marocains, ils pensent que les Marocains

5:39
Locuteur

ne devraient pas venir en France. On fait des très bons scores

5:40
Présentateur

dans le Var,

5:40
Locuteur

vous voyez, on a 7

5:41
Présentateur

députés sur 8 à avoir été

5:42
Locuteur

élus, élus

5:43
Présentateur

au premier tour.

5:44
Locuteur

Mais la question, c'est est-ce que c'est

5:45
Présentateur

normal de s'installer dans un pays étranger ? Vous pensez que ces mêmes étrangers

5:47
Locuteur

ne devraient pas venir chez soi

5:48
Présentateur

?

5:48
Locuteur

On

5:48
Présentateur

ne

5:48
Locuteur

sait

5:48
Présentateur

pas pourquoi ils s'installent, peut-être qu'ils sont simplement expatriés, puisque s'ils sont

5:51
Locuteur

expatriés. Comme

5:52
Présentateur

expatriés, immigrés, c

5:53
Locuteur

'est

5:53
Présentateur

la même chose.

5:53
Locuteur

C'est tout à fait la même chose. On peut dire que ce n'est pas les mêmes proportions, quand même. Pourquoi ? Parce qu'il y a eu aussi des avantages, notamment pour les retraités. Je vais juste parler

6:01
Invité

à Mme Lavalette, parce que sur le constat, je crois qu'il est réel que les Français rejettent plutôt aujourd'hui la politique migratoire qui est menée, pas seulement depuis Emmanuel Macron, mais depuis quelques années. C'est comme ça, sans doute, qu'ils n'en acceptent plus un certain nombre de conséquences. Il

6:19
Présentateur

y

6:19
Locuteur

a

6:19
Présentateur

une sur-représentation, M. Jeudi, quand même.

6:21
Invité

Je vous dis, je pense que les Français n'acceptent plus cette politique migratoire. Ça, c'est vrai. Ça, c'est le premier point. Deuxième point, vous dites qu'à un moment, il faudra changer les choses, 500 000 immigrés qui rentrent dans le pays. Mais nos voisins sont un peu dans la même situation. Je pense notamment à l'Italie, qui finalement, le pouvoir est plus proche du vôtre, qui a régularisé 450 000 personnes.

6:44
Locuteur

Mais pardonnez-moi, on peut

6:45
Présentateur

prendre l'exemple de l'AFD et voir le résultat.

6:46
Locuteur

Bien sûr, l

6:47
Invité

'exemple de

6:47
Locuteur

l'AFD. Pourquoi

6:47
Invité

? Parce qu'il y a aussi des besoins économiques. Et

6:51
Locuteur

qu'Italie

6:51
Invité

ne fait pas d'enfants, aussi. Et l'Italie ne

6:52
Locuteur

fait

6:52
Invité

pas d'enfants.

6:53
Locuteur

La France en fait de moins en moins, aussi. Mais ce n'est

6:54
Invité

pas terrible.

6:56
Locuteur

J'ai une politique nataliste, vous allez voir. Oui,

6:58
Invité

ça, je le reconnais, c'est aussi. Mais ce que je voulais savoir, c'est comment vous faites pour répondre aussi aux patronats, qui, par exemple, étaient d'accord pour qu'il

7:04
Locuteur

y

7:04
Invité

ait des quotas sur certains métiers. On n'a jamais vraiment... Enfin, on a eu la liste, mais c'est eux qui le demandent, aussi.

7:11
Présentateur

Alors, oui et non, parce que...

7:13
Locuteur

On

7:13
Présentateur

s'arrête. Non, non, allez-y, allez-y. Dans la dernière polémique, souvenez-vous, finalement, il y avait des patrons qui disaient c'est vrai que c

7:18
Locuteur

'est

7:18
Présentateur

un problème aussi, parce que ça fait chuter les salaires à la baisse. Parce que l'immigration clandestine, parce qu'on parle un peu de ça quand même, il y

7:26
Locuteur

a

7:26
Présentateur

énormément de sans-papiers qui travaillent dans les restaurations à Paris, par exemple. Et on nous dit, il faut les régulariser. Mais en fait, comme c'est une main d'oeuvre qui est moins chère, vous imaginez bien aussi qu'au bout d

7:35
Locuteur

'un

7:35
Présentateur

moment, ils seront remplacés par d'autres qui n'auront pas de papier. Et c'est en fait, c'est sans fin, on ne peut pas aider la Terre entière. On a un problème, il faut que cette politique sociale, qu'on a déjà du mal à faire vivre, vous avez vu l'état de précarité dans lequel vivent les Français, il faut la réserver aux simples Français. Et je pense que si on la réserve aux simples Français, ça va de fait assécher quand même ces 500 000

7:54
Locuteur

immigrés qui vont venir... Je reviens quand même, c'est le centre

7:56
Présentateur

du débat, c'est pas pour ou

7:58
Locuteur

contre l'immigration. Et puis, juste, excusez-moi Sonia, mais

7:59
Présentateur

les restaurants, ça marchait aussi avant qu'il

8:01
Locuteur

y ait

8:01
Présentateur

500 000 immigrés qui ne rentrent pas rang. Il y

8:03
Locuteur

a

8:03
Présentateur

une histoire de coût du travail aussi, où il faut que le travail paye. Enfin, c'est un peu vertigineux parce qu'il faut s'attaquer à plein de pans, effectivement,

8:10
Locuteur

de l'économie. Mais moi,

8:11
Présentateur

je

8:11
Locuteur

pense qu'on peut faire ça. Regardez, c'est l'hôpital, par

8:14
Présentateur

exemple. L'hôpital, est-ce que vous trouvez normal, M. Jeudy, que nos enfants partent en Roumanie pour faire médecine parce que notre système de médecine est absolument mal fichu...

8:20
Invité

Oui, mais ça, Mme Levalet,

8:22
Locuteur

vous savez très bien qu

8:23
Invité

'on a fait sauter le numérus cosus et qu

8:25
Locuteur

'il va falloir du temps

8:26
Invité

et que d'ici quelques années, vous verrez,

8:28
Locuteur

ce sera le contraire. Mais pas assez

8:29
Présentateur

demander à M.

8:30
Locuteur

Juvin, qui n'est

8:31
Présentateur

pas de la famille politique et qui, pourtant,

8:32
Locuteur

est médecin.

8:32
Présentateur

Il le dit très bien, il faut libéraliser beaucoup plus. Nos enfants partent en Roumanie

8:36
Locuteur

et on impose les

8:37
Présentateur

médecins

8:38
Locuteur

en Roumanie. Pardonnez-moi, je vais recentrer le

8:39
Présentateur

débat. Je pense que le débat, ce n

8:41
Locuteur

'est

8:41
Présentateur

pas pour ou contre l'immigration. On est parti des propos tenus par Aurore Berger, de son explication, de la polémique. Y a-t-il ou non un basculement démographique ? Je vais vous prendre l'exemple de Mayotte. Et dans quelques instants, nous serons avec la députée de Mayotte. Voilà ce qui se passe à Mayotte. La situation migratoire est quand même singulière, puisque la moitié de la population de Mayotte est étrangère. Alors, est-ce qu'on peut, dans ce cas, parler d'un basculement ? Il y

9:02
Locuteur

a

9:02
Présentateur

d'un côté les flux d'arrivée, je le dis vraiment de manière pragmatique, si je puis dire, les flux d'arrivée en provenance des Comores, pour l'essentiel. Et d'autre part, vous avez une natalité aussi qui est liée à l'immigration. Et l'indice de fécondité, il est aujourd'hui à Mayotte de 4,7 enfants par femme. C'est presque le triple, je crois, de la métropole. Et sur l'ensemble de naissances, on va dire à peu près les deux tiers le sont de mères étrangères.

9:29
Invité

Est-ce que dans ce... Mais la situation de Mayotte, Sonia, il faut quand même expliquer qu'elle est unique.

9:32
Locuteur

J'ai commencé par dire,

9:34
Présentateur

pardonnez-moi, j'ai commencé par dire qu'elle est singulière.

9:36
Locuteur

Oui, bien sûr,

9:36
Invité

vous avez raison, elle est unique. Et effectivement, sur la situation de Mayotte, je pense qu'on est dans une situation de basculement. Puisque vous avez...

9:44
Locuteur

Une personne sur deux. C'est le

9:45
Invité

territoire national où il y a le plus

9:47
Locuteur

de personnes reconduites. Oui, mais c'est des Français,

9:48
Présentateur

c'est des gens qui ressentent

9:50
Locuteur

tout ce qui se passe. Bien sûr, ils sont Français, ils sont même. C'est dans un

9:51
Invité

département français depuis 2000...

9:53
Locuteur

Et donc, est-ce que dans

9:54
Présentateur

ce département-là, il y

9:55
Locuteur

a

9:55
Présentateur

un basculement ? De

9:56
Locuteur

fait, quand vous avez la moitié

9:58
Présentateur

de la population, de fait. Mais la situation de Mayotte, elle est vraiment singulière, elle n

10:02
Locuteur

'est

10:02
Présentateur

pas symptomatique de ce qui se passe dans l'ensemble du pays, dans l'Hexagone en particulier. Et en plus, Mayotte, c'est un territoire qui est très mal servi sur énormément de points. C'est-à-dire qu'il y a le problème d'accès à l'eau, le problème d'accès à la santé, la question de

10:16
Locuteur

l'éducation. Vous savez que

10:19
Présentateur

les petits maorais doivent laisser leur place aux Comoriens. Ils ont moins d'heures d'instruction. Alors, dans le classement PISA, je ne

10:24
Locuteur

vous

10:24
Présentateur

dis pas, vu que c

10:25
Locuteur

'est

10:25
Présentateur

un peu d'actualité, mais ils font moins d'heures d'école qu'un petit enfant qui habite en Dordogne. Ce qui pose une vraie question d'égalité aussi. Il y

10:32
Locuteur

a

10:32
Présentateur

le problème de l'eau, vous le disiez,

10:33
Locuteur

Madame Delo. Un problème d'accès à l'eau, un problème

10:35
Présentateur

aussi de... Et la moitié de ces personnes-là, donc la moitié de la population est étrangère. Et la moitié de la moitié ne devraient pas être sur le territoire parce qu'ils sont illégaux. Donc, pour le coup, quand vous écoutez Anshab Anana, qui est notre députée maoraises, et Estelle Yousoufa, qui ne sont pas de la même famille politique, elles forment le même constat. Et je pense le même sentiment d'abandon quand même.

10:54
Locuteur

Mais elles ont écrit, Amana a

10:56
Présentateur

écrit à Naïma Mouchou, ministre des Outre-mer, sur l'eau. Et c'est vrai qu'ils se sentent très, très abandonnés. Mais c'est ça que je veux interroger au-delà des concepts et des théories. Quand vous avez sur un territoire français une telle situation, est-ce qu'il y

11:07
Locuteur

a

11:07
Présentateur

un basculement ? Est-ce que vous parlez d'une vague ou pas d'une vague ? Est-ce qu'on en

11:11
Locuteur

est à ce niveau

11:11
Présentateur

de débat ? Elle sera avec nous dans quelques instants. Une courte pause et on se retrouve. Estelle Yousoufa.

11:16
Locuteur

Ah

11:16
Invité

bah là, voilà. Peu de poids.

11:22
Locuteur 5

Votre programme avec Mondoffice. Pour que rien ne vous arrête dans vos projets. Fournitures, mobiliers et solutions de bureaux. Mondoffice.fr

11:35
Locuteur

Bonjour

11:36
Présentateur

monsieur. Bonjour.

11:37
Locuteur

Quand

11:37
Locuteur 2

je voyage pour le travail, j'arrive souvent un peu en avance. Ça me permet de répondre à quelques mails, de préparer mon rendez-vous. Et ici, je peux vraiment me poser avant de partir.

11:44
Locuteur

Ça

11:45
Locuteur 2

arrive souvent. Un client décale un rendez-vous ou une réunion se prolonge. Là, je modifie simplement mon billet. J'ai pas besoin de tout réorganiser.

11:52
Locuteur

Le

11:52
Locuteur 2

trajet fait partie de ma journée de travail. Grâce au service TG Inouï et à la carte Liberté, mon voyage s'adapte à moi, mes imprévus, ma réalité. Et finalement, ça me permet de joindre l'utile à

12:02
Locuteur

l

12:02
Locuteur 2

'agréable.

12:07
Locuteur 4

Bienvenue. Installez-vous confortablement.

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Locuteur 10

Oh, regarde !

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Locuteur 4

Favourez chaque moment.

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Locuteur 10

On va à la mer, maman

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Locuteur

?

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Locuteur 1

Prolongez l'expérience à bord de nos nouveautés électriques ou hybrides. Et profitez de nos offres

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Présentateur

jusqu'au 30 septembre.

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Locuteur

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Invité

monde a bien une garantie dommage corporel. Parce que si jamais ça joue un peu trop physique et qu

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Locuteur

'il y

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Invité

a intense, il faut que ça soit couvert. Et attention à la météo. Terrain glissant, risque accru. Ok, répète après moi.

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Locuteur 7

Terrain glissant.

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Locuteur

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Invité

on vous offre un an d'assurance scolaire si vous souscrivez à une assurance auto ou habitation. Alliance, avec vous de A à Z.

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Présentateur

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Locuteur

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Présentateur

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Locuteur

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Présentateur

encore pour le MGEHS. Aussi disponible en hybride rechargeable. Du 11 septembre au 12 octobre, profitez de remises allant jusqu'à 6 000 euros sur la gamme hybride.

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Locuteur 2

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Locuteur

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Locuteur 2

toi, qu'est

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que

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tu

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veux faire plus tard

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? De

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la compta.

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T

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sûre ma chérie

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Locuteur 4

chargée d'être la gardienne du passé de ce monde trop figé, elle a voulu créer quelque chose de différent qui porterait son nom. Nos cryos full hybrides textes en recharge à partir de 250 euros par mois. Pendant les portes ouvertes du 10 au 14 septembre, deux mois de loyer offerts.

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Présentateur

savourez l'été avec nos vinaigrettes pugées.

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Locuteur

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Locuteur 5

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Présentateur

l'esprit combi en version 100% électrique. Design économique, plus de 440 kilomètres d'autonomie et toute la technologie de demain dès aujourd'hui. IDBuzz Cargo, tout l'espace pour vos missions des 250 euros par mois, sans apport, entretien et maintenance inclus.

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Locuteur 6

Résio Mutuel accompagne les petites entreprises, même en cas de gros pépins. C

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Locuteur

'est

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Locuteur 4

sûr que c'est chez vous ?

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Locuteur 6

Contrebandiés au cinéma, Ethan Hawke et Russell Crowe dans le dit héritier des heures revenantes.

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Locuteur 3

Table TPE-PME.

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Présentateur

Merci d'être avec nous. Les propos d'une ministre,

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Locuteur

en

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Présentateur

l'occurrence Aurore Berger, en charge de la lutte contre les discriminations qui ont provoqué un tollé. Mais qu'a-t-elle vraiment dit, Aurore Berger ? La question lui a été posée sur la théorie du grand remplacement. Et la question lui a été posée de savoir est-ce que ça tombe sous le coup de la loi ? Non, a-t-elle dit. On peut en débattre. Ça ne veut pas dire qu'elle ne la combat pas. Je tiens à préciser quand même, c'est important, alors que tout le monde dans son camp, lui, entre guillemets, lui tombe à bras raccourcis dessus.

Elle a dit qu'elle, de son point de vue, il faut la combattre, pardonnez-moi, mais que ses opposants, ses adversaires, notamment du côté de Reconquête, peuvent en parler. Nous sommes avec Estelle Youssoufa, députée de Mayotte. Merci Estelle Youssoufa d'être avec nous. Depuis tout à l'heure, on évoque ce sujet et finalement la question d'une bascule démographique liée à l'immigration. Et nous avons pris comme exemple, il est vrai, c'est une situation singulière, celle de Mayotte. On a rappelé les chiffres, on a rappelé la difficulté. Est-ce que vous,

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Locuteur

vous

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Présentateur

dites que ce sont des débats dépassés finalement, qu'on n'en est plus à parler de rhétorique

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Locuteur

? Je

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Présentateur

pense effectivement que la situation à Mayotte est bien au-delà des débats sémantiques. C'est plus de la moitié de la population qui est étrangère. 80% des naissances sont le fait de mères étrangères. Mais surtout, ce qui est vraiment très particulier et spécifique à Mayotte, c'est que le projet migratoire s'inscrit dans un projet politique. C'est l'instrumentalisation des flux migratoires par les Comores qui revendiquent le territoire de Mayotte et renversent la démographie de notre île. C'est les Comores qui renversent le droit du sol, renversent notre droit pour envoyer leur population à Mayotte et contester la souveraineté française dans notre département.

Je pense aussi qu'il faut avoir vraiment regardé la situation telle qu'elle est à Mayotte.

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Locuteur

C

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Présentateur

'est-à-dire que face à une explosion démographique qui est purement migratoire, nos services publics ne suivent pas. On est un territoire qui est structurellement sous-équipé, c'est certain, qui n'a pas bénéficié de la solidarité nationale pour construire plus qu'un hôpital. Il n

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Locuteur

'y

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Présentateur

a pas assez de production en eau potable,

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Locuteur

il

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n

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Locuteur

'y a

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Présentateur

pas assez d'écoles,

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Locuteur

il

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Présentateur

n'y a pas assez de routes. Mais ce qui est certain, c'est que quand vous avez 80% des élèves au collège, au lycée qui sont étrangers, qui sont pour la plupart arrivés en Quassa ou qui sont nés de leur mère pour un projet de scolarisation ou pour obtenir la nationalité, vous pouvez construire tant et plus d'écoles à Mayotte. Si le projet des comores voisines, c'est de faire sous-traiter l'éducation nationale dans notre département, on n'y arrivera jamais.

De la même manière, quand vous êtes dans notre seul hôpital, le CHM, avec 90% des patients qui sont étrangers, qui ne payent aucun soin, aucun soin, et qui sont traités prioritairement parce qu'ils sont dans un état de santé gravissime, vous avez mécaniquement un phénomène d'éviction pour nous, les Français de Mayotte, à qui on dit « allez vous soigner à l'extérieur ». C'est ça la réalité. Moi, je suis désespérée des débats qu'il peut y avoir dans l'hexagone, qui sont complètement décorrélés de la réalité. Évidemment, les mots au tas sens, il est important de pouvoir nommer les choses.

À Mayotte, le projet migratoire, c'est l'instrumentalisation des flux migratoires par les comores, qui revendiquent notre territoire. Et on est arrivé à un renversement démographique qui est catastrophique. On est en train de perdre la souveraineté sur notre île. Et ce n'est pas votre servante qui le dit, c'est les comores qui le revendiquent, qui le clament dans les colonnes du Figaro, sur France 24, qui vont à l'ONU, pour le dire, et qui,

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Locuteur

dans la bouche du

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Présentateur

président

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Locuteur

comorien, encourage la

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Présentateur

population à aller à Mayotte. À partir de là, restez avec nous, parce que là encore, et cela renvoie à des propositions, une proposition en pleine campagne présidentielle. Ce qu'a dit le candidat Bruno Rotaillot, il a eu cette phrase « Pourquoi ce qui est bon à Mayotte ?

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Locuteur

»

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Présentateur

a-t-il dit « ne le serait pas sur le sol national ». Et le candidat LR veut supprimer le droit du sol en France par référendum. – Je vois que vous

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Locuteur

vous affichez

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un

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Locuteur

sourire. – Non mais pardon, M.

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Présentateur

Rotaillot, je rappelle qu'il a quand même été aux affaires. Quand il était aux affaires, le ministre Rotaillot n'a strictement rien fait sur la question. Ce que pose Mayotte,

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Locuteur

c

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Présentateur

'est la question de l'impuissance publique érigée en politique. Ce n

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Locuteur

'est

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Présentateur

pas possible.

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Locuteur

Ce

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Présentateur

que Mayotte pose au reste du pays, c'est de dire « si dans un territoire de 375 km², vous n'arrivez pas à protéger les frontières, vous n'arrivez pas à changer les lois pour faire face à la réalité, là, vous avez un problème que vous n'arriverez pas à régler au niveau national.

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Locuteur

– J'entends. – Si c'est un tout petit territoire comme si on n

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Présentateur

'y arrive

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Locuteur

pas, ce n'est

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Présentateur

pas possible. – Mais ce que vous dites est tellement… je veux

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Locuteur

dire,

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Présentateur

ça tombe sous le sens. Je pose la question à Laure Lavalette et Rokhaya Diallo. Supprimer le droit du sol, donc pas seulement à Mayotte, mais sur tout le reste du territoire ? – Je lui propose de nous rejoindre, puisque c'est évidemment une proposition du Rassemblement national depuis longtemps. Je rejoins ma collègue Estelle Youssoufa, Bruno Rotaillot, a été au gouvernement, il n'a rien fait. C'est le problème des LR qui parlent comme nous en campagne électorale et qui, une fois qu'ils ont un peu des responsabilités, ne font pas ce qu'ils disent. Je vous rappelle quand même que quand Nicolas Sarkozy était aux manettes, il a fait rentrer plus d'immigrés légaux par an que Lionel Jospin.

Ça pose une vraie question. Je me souviens, il y a 2-3 ans, un jour de niche, les LR mettent à l'ordre du jour la fin des accords de 68 qui pourraient quand même un peu nous aider à régler la question de

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Locuteur

l

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Présentateur

'immigration algérienne. Moins d'un tiers de leur groupe était dans l'hémicycle pour le voter, leur propre texte. Donc voilà, ça fait très longtemps que j'ai fini d'avoir confiance. Et d'ailleurs, les Français aussi, on n

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Locuteur

'a

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Présentateur

qu'à

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Locuteur

voir les mauvais sujets derrière. – Ce que dit Bruno Rotaillot, je vous

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Présentateur

fais réagir, c'est-à-dire que Mayotte, si vous estimez qu'une mesure appliquée à Mayotte peut s'appliquer sur le reste du territoire, Bruno Juti, c'est-à-dire que vous estimez que Mayotte préfigure de ce qui pourrait arriver en France ?

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Locuteur

– Moi,

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Invité

je pense que tout à l'heure, il y avait un débat sur les mots « submersion migratoire » par « submersion migratoire ». Mayotte est en situation de submersion migratoire, c'est absolument incontestable. Et ça a bien été décrit par Mme Youssoufa. Et sans doute que la mesure de suspension du droit du sol sur ce territoire, qui a d'ailleurs été émise par François Baroin, je crois, au début des années 2000, quand il a été mis de l'outre-mer, est peut-être une solution nécessaire. Après, comparer la situation de Mayotte et l'extrapoler à la situation de l'Hexagone, moi, je pense que c'est une situation différente, ce qui se passe à Mayotte.

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Locuteur

– Même si l'immigration

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Présentateur

comorienne peut passer par La Réunion, une fille née en France.

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Locuteur

– Oui,

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Invité

mais pour l'instant, elle va rester à Mayotte et peut-être à La Réunion, mais…

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Locuteur

– Il y a juste un petit parallèle, je

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Présentateur

pense qu'on peut faire… Bonojeni, dites-moi si je me trompe, mais quand vous accueillez 500 000 personnes par an de façon légale, et il y a à peu près 900 000 clandestins, enfin c'est le preuve des clandestins, on

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Locuteur

va

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Présentateur

savoir combien ils sont, mais ça fait 2 millions de gens en 4 ans, donc c'est la ville de Toulouse tous les ans, ça pose aussi un problème d'infrastructure. Enfin, je veux dire, ces gens-là, ils sont là, il faut les soigner,

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Locuteur

on a un problème

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Présentateur

hospitalier, on a un problème d'école, vous voyez ce que je veux dire, c'est que ce n

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Locuteur

'est

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Présentateur

pas neutre. On ne peut pas recevoir des gens, en plus avec une culture différente, sans que ça ne pèse, j'allais dire, à

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Locuteur

la fois

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Invité

sur

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Locuteur

les

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Présentateur

infrastructures, sur notre culture, sur notre mode

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Locuteur

de vie.

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Invité

C'est pour ça qu'il faut réfléchir, et ça a plusieurs fois été évoqué, et finalement ça s'est perdu dans les promesses des différents candidats. La question des quotas est absolument, il faut y réfléchir, parce qu'il y a des métiers où il y a besoin du monde.

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Présentateur

C'est

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Présentateur

% l'immigration de travail juif,

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Invité

13% c

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'est rien.

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Mais déjà

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régulé de l'émission

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Locuteur

de travail.