Macron à Marseille : "Il n’y avait pas assez de forces le 17/10, on n’avait pas du tout anticipé"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 2:52OuverteRéponse directe
Monsieur le président, monsieur le maire avait critiqué un manque d'effectif et le maintien de l'ordre lors du 17 octobre. Est-ce que vous êtes revenu ensemble sur ce qui n'a pas marché ce jour-là et sur les failles de renseignement et de maintien de l'ordre ?
- 6:57RelanceRéponse directe
Pourquoi dans ce cas poursuivre les couvre-feu comme l'annonçait votre ministre de l'intérieur ce matin sur BFM TV ?
- 8:14OuverteRéponse directe
Est-ce que vous reprenez ces deux explications pour justifier ou en tout cas expliquer à tout le moins les mouvements de violence urbaine auquel on assiste en ce moment ?
- 9:30OuverteRéponse directe
Est-ce que les réseaux sociaux jouent un rôle dans cette affaire ?
- 10:57OuverteRéponse directe
Combien de temps l'État pourra mobiliser autant de policiers et de gendarmes en France ?
- 11:39OuverteRéponse partielle
Part, est-ce que c'est de nature pour vous à calmer la crise ici ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:31Invité politiqueFait
« le 17 octobre n'avait pas été anticipé le fait qu'on aurait autant de force d'ultra gauche qui se mobiliseraient dès très tôt le matin »
- 6:57Invité politiqueFait
« l'ordre a été tenu parce qu'on a pris toutes les dispositions »
- 7:35Invité politiqueFait
« beaucoup m'ont reproché le 18 de ne pas avoir annoncé l'état d'urgence on tient la République et l'ordre publique aujourd'hui sans l'état d'urgence »
- 8:47Invité politiqueFait
« Ce que nous vivons aujourd'hui n'est pas comparable avec ce que nous avions vécu à l'été 2023 »
- 9:30Invité politiqueFait
« les réseaux sociaux jouent un rôle dans cette affaire »
- 10:57Invité politiquePromesse
« l'État sera là et l'ordre sera tenu »
Temps de parole
- Emmanuel Macron100 %
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pour être au côté de monsieur le maire et de l'ensemble de de ses équipes dont la mairie, comme vous le savez a été attaquée, durement touché le 17 octobre. au côté aussi du préfet de région, le préfè de l'ensemble des forces de sécurité intérieure qui ont tenu et conduit un très bon travail ce samedi dernier. Et donc nous allons continuer samedi, les manifestations se sont tenues dans tout le pays et l'ordre aussi a été tenu. Les commerces ont été protégés, les bâtiments publics ont été protégés. On a encore près de de 80 commerces qui ont été impactés France entière, c'est toujours trop.
Donc on va continuer de s'améliorer mais l'organisation et l'anticipation ont été là et avec le premier ministre, le ministre de l'intérieur, l'ensemble du gouvernement et l'organisation qui a été mise en place pour le le 24 octobre, nous avons pu tenir et protéger et c'était la mission première. Ensuite, des manifestations ont pu s'organiser. Le droit de manifester a été préservé et c'est une bonne chose, mais avec des tracés qui ont été repensés et hors des centres-villes. Donc, je dis tout ça avec d'abord ma gratitude à l'égard des forces de sécurité intérieure et du travail qui a été fait samedi dernier.
Ensuite, il faut maintenant préparer la suite et on reste à la fois humble et concentré. On sait que samedi prochain est encore un samedi à risque. On sait qu'il y a le 5 novembre une journée de mobilisation nationale qui mobilise tous les syndicats et il y a encore les autres samedis. Pour autant, il n'est pas écrit qu'il y a une chronique de chaque samedi qui doivent reprendre. Et donc qu'est-ce que nous allons faire ? Un continuer d'être organisé, d'être présent, de protéger les biens, les personnes, nos centre-ville, nos commerces, nos bâtiments publics. Ça c'est la règle absolue et c'est la mobilisation de tous.
La deuxième chose, on continuera d'avoir des tracés de mobilisation déclarée, donc les les tracés qui sont demandés par les syndicats représentatifs qui se feront en dehors des centres-villes pour que les manifestations se fassent dans le calme et sans mettre nos commerces à risque. Troisièmement, on va continuer d'accompagner nos commerçants, nos artisans, toutes les forces économiques qui ont été touchées. On va les retrouver dans un instant à la préfecture. Ici, un fond a été mis en place par l'État, abondé par les collectivités territoriales, par le privé aussi.
Et on va continuer en allant chercher évidemment les les assureurs, en mettant ce fond en place, en accompagnant et on va évidemment accompagner aussi les collectivités les plus touchées à la mairie de Marseille. Et puis dernière chose, c'est évidemment, j'ai demandé au gouvernement aussi de répondre aux demandes légitimes qui sont à la racine de ce mouvement social. Premier ministre va recevoir les les représentants du monde lycéen et le CNVL cet après-midi avec des annonces fortes et des avancées pour justement à la fois aujourd'hui changer les choses et pouvoir aussi enclencher des chantiers à très court terme et nous allons faire de même avec les forces syndicales et patronales.
Et donc tout ça doit rentrer progressivement dans l'ordre et dans le respect. Monsieur le président, monsieur le maire avait critiqué un manque d'effectif et le maintien de l'ordre lors du 17 octobre. Est-ce que vous êtes revenu ensemble sur ce qui n'a pas marché ce jour-là et sur les les failles de renseignement et de de maintien de l'ordre ? Oui, monsieur le maire va dire mais je peux vous dire moi les choses. C'est tout à fait vrai que à Marseille comme ailleurs, il y avait pas assez de force le 17 octobre. On le sait très bien parce queon avait pas du tout anticipé ce qui s'est passé.
C'est-à-dire que le 17 octobre n'avait pas été anticipé le fait qu'on aurait autant de force d'ultra gauche qui se mobiliseraient dès très tôt le matin de manière très atypique, c'està dire pas pas en opportuniste à la fin des cortèges mais très tôt le matin. Ce qui s'est d'ailleurs passé ici. On avait pas anticipé que on aurait au-delà de cette mobilisation de l'ultra gauche aussi de la délinquence qui viendrait dessus et donc les forces de police n'étaient pas d'ument proportionné. Donc c'est tout à fait vrai. C'est pas ce qui s'est repassé le 24. Monsieur le président, vous avez monsieur le mairez. Merci beaucoup.
Euh évidemment, on a évoqué ce qui s'est passé, mais ce qui m'intéresse, ce qui intéresse le chef de l'État, ce qui intéresse les Français, c'est ce qui va se passer. On est revenu, il y aura le moment où on aura besoin de regarder exactement ce qui s'est passé. J'observe que samedi dernier, les choses ne se sont pas du tout passées de la même chose, de la même manière, c'est-à-dire que les forces étaient proportionnées. Et je veux remercier le ministre de l'intérieur qui est venu et tout le gouvernement et toutes les forces de sécurité l'intérieur parce qu'elles ont été là.
D'abord, elles ont permis que les manifestations puissent se passer correctement dans ce pays parce que c'est un droit constitutionnel, que les manifestants ne sont pas des casseurs, que les casseurs sont des voyou, qu'ils n'ont pas de revendication et vous le savez. En ce qui me concerne, je considère que leur place n'est ni dans les manifestations mais bien devant un juge. Ça c'est le premier point. Fait en sorte évidemment que samedi prochain ça ne se passe pas. Mais nous avons aussi évoqué avec le président de la République, il vient de vous le dire, la question de la sortie de crise et il faut une sortie politique.
Quand on est face à une crise politique de cette ampleur là, le chef de l'État vient de vous le dire, il faut des réponses. C'est ce à quoi nous devons et les uns et les autres nous atteler. Il n'y a pas dans cette circonstance de place pour des accusations qui seraient simplement stériles ou pour de l'invective ou pour de l'injure. Nous devons avoir des débats démocratiques et nous avons des des désaccords et c'est ce que la démocratie impose, de vivre légitimement nos désaccords, de manifester pacifiquement quand il y a des désaccords et quand il y a des revendications.
C'est ainsi que ce qu'on soit et que c'est fabriqué la 5e République et c'est ainsi qu'elle continuera de vivre à partir du moment où sa classe politique, droite et gauche confondue, dans les moments les plus difficiles, est capable de se montrer à la hauteur du moment. Et moi, je l'ai déjà dit, j'appelle celles et ceux qui veulent jouer un rôle dans ce pays à être à la hauteur du moment, c'est-à-dire à trouver une sortie de crise, à s'entraider les uns les autres. Oui, nous avons le droit et nous avons des différences politiques avec le chef de l'État, mais aussi une certaine conception des choses que nous devons préserver et ce ne sont pas des mots vains.
La République, elle n'est pas à brader. La constitution elle ne se vend pas à la découpe. L'état de droit n'est pas quelque chose qui est gazeux. C'est le pilier de cette République. Manifester librement, avoir des revendications, ne pas être content et demander de pouvoir vivre dignement de son travail, de pouvoir étudier dignement. C'est tout à fait légitime. Ne pas monter la police contre les manifestants. Ne pas monter les manifestants contre la police, c'est quelque chose d'extrêmement important. Et nous avons vu des apprentis sorciers s'amuser à monter les Français les uns contre les autres. Pour quel résultat ? Pour quel résultat ?
Est-ce que c'est ainsi qu'un pays sort d'une situation difficile ? Je ne le crois pas. Vous avez contester le chiffre de ten déjà été réglé. Vous dites, monsieur le président, que l'ordre a été tenu. Vous avez évoqué le retour de l'ordre républicain. Pourquoi dans ce cas poursuivre les couvre-feu comme l'annonçait votre ministre de l'intérieur ce matin sur BFM TV ? parce que l'ordre a été tenu parce qu'on a pris toutes les dispositions. Je rappelle que beaucoup m'ont critiqué le 18 au soir quand j'ai dit justement que nous allions prendre les préfets avec les maires toutes les dispositions utiles. Le ministre de l'intérieur a confirmé qu'on était encore dans cette période.
L'ordre, il a été tenu parce qu'en effet, dans des territoires où on sent encore des tensions, où il y a des risques, les préfets en lien avec les maires décident des couvre-feu. Ça a fonctionné, ça a été respecté.
L'ordre a été tenu le 24 parce qu'on a anticipé parce qu'on a mis beaucoup de forces de sécurité sur le le terrain et je remercie le ministre de l'intérieur et les forces de sécurité beaucoup ont été rappelé les congés annulés mesurer ce que c'est aussi pour beaucoup de familles et donc ça s'est bien tenu les manifestations ont pu se tenir dans le calme et les casseurs ont été bloqués et interpellés et donc c'est ça qui perdurera et comme vous le voyez puisque beaucoup m'ont reproché le 18 de ne pas avoir annoncé l'état d'urgence on tient la République et l'ordre publique aujourd'hui sans l'état d'urgence.
Ça veut pas dire que si les choses devaient se dégrader, c'est un interdit ou un tabou. Ça veut dire qu'on est rigoureux, qu'on est ferme mais qu'on est républicain. Monsieur président, lors des émeutes qui avaient suivi la mort du jeune Nel, vous aviez évoqué deux choses, un loisifeté de le rôle des réseaux sociaux. Est-ce que vous reprenez ces deux explications pour justifier ou en tout cas expliquer à tout le moins les le mouvement de violence urbaine auquel on assiste en ce moment ? Et puis questions sur les lycéens que le premier ministre recevra cet après-midi. Vous avez parlé d'annonces fortes.
Je crois que vous avez évoqué devant eux une refonte profonde de parcours parce que ça fait partie des annonces de ce que vous appelez des annonces fortes. Ce que nous vivons aujourd'hui n'est pas comparable avec ce que nous avions vécu à l'été 2023. Il y avait un fait déclencheur. C'était essentiellement des très jeunes dans les quartiers. Ce que nous vivons aujourd'hui, c'est et ça a été parfaitement décrit. d'abord une mobilisation sociale, sociale et politique qui a des racines dans la mobilisation lycéenne d'une part et dans la vie chère d'autre part. Et donc ça ça se traite par la discussion. Il y a une réponse politique et sociale.
C'est le travail du gouvernement pour les jours à venir. Ensuite, il y a des forces d'ultra gauche qui sont venues s'ajouter massivement dans beaucoup de villes en mobilisant. Là, la réponse ne peut être que sécuritaire et c'est pour ça qu'on doit séparer l'un de l'autre. Et enfin, il y a une délinquence pour samedi 17 qui est venue s'ajouter à cela. Est-ce que les réseaux sociaux jouent un rôle dans cette affaire ? À coup sûr, à coup sûr. Mais les réseaux sociaux abîment nos démocraties parce qu'ils polarisent, parce qu'il créent une espèce de sidération devant les scènes de violence, parce qu'ils sont pour certains des instruments de mobilisation du pire.
Ils ont été utilisés en particulier le 17 pour faire venir des jeunes ou des moins jeunes sur les lieux de délinquence, d'attaque, de pillage et parce queil y a une forme de déréalisation de la violence qui se passe sur ces réseaux sociaux. Et il y a aujourd'hui, vous le voyez bien, une grande confusion, une forme d'excitation permanente qui est en train de se faire, une fascination pour la violence. On doit casser ce cycle. C'est pas ça vivre ensemble dans une société. C'est pas ça vivre ensemble dans la République qui est notre commun.
c'est de préserver nos institutions, c'est de respecter l'autre, c'est de pouvoir exprimer des désaccords, c'est de trouver des compromis politique et sociaux. Et c'est de se dire, comme je le rappelais il y a 8 jours, nous sommes à 6 mois d'une élection présidentielle. C'est le moment de débat normalement, c'est pas le moment de la violence. C'est précisément le moment on peut exprimer ses accords et ses désaccords pour faire émerger des propositions politiques qui permettront de décider pour notre avenir. Et donc notre pays qui est une grande démocratie mérite un beau et grand débat démocratique pour ces élections présidentielles.
Il faut pas se le laisser voler par des professionnels du désordre, des casseurs, des pilleurs et les forces du chaos. sur la refonte de par il y a eu un dispositif sécuritaire très important le weekend dernier. Combien de temps avez-vous pu combien de temps l'État pourra mobiliser autant de policiers et de gendarmes en France ? l'État sera là et l'ordre sera tenu. Et en même temps que l'ordre sera tenu avec des mesures en semaine et avec des décisions pour les samedis ou les journées de mobilisation, il y aura les discussions.
Donc si tout le monde est sincère et si tout le monde a le même sens de l'intérêt général et de la République, normalement à mesure que les compromis sont trouvés à 6 mois d'une présidentielle une fois encore, les choses devraient progressivement se calmer. Part, est-ce que c'est de nature pour vous à calmer la ici ? Je vais pas ici vous dire ce que le premier ministre va annoncer dans quelques heures. Donc c'est le premier ministre et les ministres. J'ai passé près de 3h avec les les représentants d'association et de syndicat lycéens et des conseils académiques de la vie lycée. On a eu une discussion à mes yeux très bonne, très en profondeur.
J'ai pu identifier à la fois les leurs demandes légitimes, les inquiétudes d'une part, mais les demandes de changement d'autre part. J'ai pris des engagements vis-à-vis d'eux. J'en ai fait part au premier ministre et au ministres. Elles ont été travaillées durant les deux derniers jours au-delà du travail qui avait été fait ces dernières semaines et le premier ministre avec les ministres annonceront ces après-midi plusieurs décisions concrètes et massives. Justement, les réponses politiques aux revendications des lycéens interviennent aujourd'hui plus d'un mois après le début de leur mouvement. Est-ce qu'il y a pas un problème de tempo dans la réponse du gouvernement ?
Sachant qu'entre-temps le mouvement a fait stage d'huile et que il risque d'être débordé. À coup sûr, faut toujours. Mais maintenant je regarde devant donc on avance. Voilà. Monsieur Monsieur le président Monsieur le président, vous avez dit que le 17 octobre n'avait pas été assez anticipé au niveau des forces de l'ordre que le dispositif était pas à la hauteur. Qui en est le responsable ? Écoutez, je viens de le dire, on regarde devant, on avance et donc ce qui m'importe, c'est que ça soit bien passé le 24 et que les jours à venir se passent bien. Si vous pouvez avoir un goût pour le passer, moi j'ai plutôt un goût pour l'avenir et pour notre pays. Je vous remercie. Merci à tous.
Allez le cool.
Emmanuel Macron