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interviewJean-Luc Mélenchon· 19 octobre 2021 26 min

Macron est le tire-fesses des riches

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Jean-Luc Mélenchon, bonjour. Bonjour M. Bourdin. Merci d'être avec nous, avec le sourire, Jean-Luc Mélenchon. Merci de m'avoir invité avec le sourire. Pouvoir d'achat. Je vais commencer avec le pouvoir d'achat parce que c'est évidemment, évidemment, et je pense que vous serez d'accord avec moi, la première préoccupation de l'encher actuellement, le plein d'essence.

0:18
Jean-Luc Mélenchon

Attendez, juste on peut dire, parce que vous avez tellement raison et c'est tellement rare qu'on le dise. Il faut bien comprendre les gens que... Il y a des gens qui s'enfoncent dans la misère aujourd'hui et ne savent comment réagir. On a 8 millions de personnes à l'aide alimentaire. Prendez-vous compte ? Et 10 millions de pauvres. Donc il est temps quand même que les catégories supérieures arrivent à se rendre compte que dans quel état vit le pays.

0:43
Présentateur

Même si la France est riche, même si la France... Plus riche que jamais. Plus riche que jamais. La plus grosse épargne au monde derrière le Japon, Jean-Luc Mélenchon. Donc il y a de l'argent dans ce pays. C'est vous qui le dites, hein, M. Bourdin. C'est pas moi qui le dit. C'est pas moi. C'est pas moi. Ce sont les chiffres qui le disent.

0:59
Jean-Luc Mélenchon

Moi, les économistes, les analystes... Il ne reste plus qu'à se demander qui c'est qui a épargné tout ça. Parce que j'ai lu... Les Français, c'est formidable, pendant la crise, ils ont épargné. Il faut quand même regarder ça de plus près. Ceux qui ont beaucoup, beaucoup, ont beaucoup, beaucoup épargné. Et tous les autres, ils ont dépensé tout ce qui restait dans les fonds de tiroirs. Il faut quand même rappeler ça. Ceux qui ont profité de la crise, ils ont des noms et des adresses, des comptes en banque et des impôts à payer. Ça représente des sommes considérables. Et c'est ça, M. Bourdin, qui est le défi, comment dire, de notre temps. Le capitalisme n'est pas capable de se corriger.

Quand ça va mal pour tout le monde, lui, il continue à aller bien. Ça prouve que c'est un système qui n'est pas un système vraiment humain. En ce sens que rien ne le corrige jamais. Donc commençons par dire ça. Si nous sommes la deuxième épargne du monde, c'est parce que nous sommes le premier pays d'Europe pour les milliardaires et pour les dividendes qui sont distribués aux très puissants.

1:52
Présentateur

Bien, Jean-Luc Mélenchon, donc le plein d'essence, le plein de gasoil, le plein de sa cuve de fioul, c'est très très cher aujourd'hui, Jean-Luc Mélenchon. Alors que proposez-vous ? Il y a des idées qui fusent à droite et à gauche, la baisse des taxes, un chèque carburant. Vous proposez le blocage des prix.

2:10
Jean-Luc Mélenchon

Mais bien sûr, monsieur Baudet, regardez, vous avez raison de dire, tout le monde a quelque chose à proposer. Oui. Mais j'ai remarqué une chose. Oui. Au fond, ils proposent tous la même chose. On va prendre soit sur les taxes en baissant leur niveau, soit en donnant des chèques énergie sur les impôts. Mais c'est toujours les impôts qui payent. Personne ne pense à aller dire, mais dites donc, pourquoi ça augmente ? Et à qui ça profite ? Donc moi, je propose de bloquer les prix. Je dis pardon à monsieur Topal.

2:36
Présentateur

Comme le gouvernement l'a fait pour le gaz.

2:38
Jean-Luc Mélenchon

Écoutez, il l'a fait pour le gaz après l'augmentation. Moi, je propose qu'on ramène le prix avant. Mais puisqu'on en est à parler du gouvernement, pourquoi pas ? Il avait aussi bloqué les prix sur les masques au moment de la Covid et sur le gel. Donc ça prouve qu'on peut le faire. Je le sais parce qu'il y a un article du Code du commerce qui le rend possible quand il y a des situations extraordinaires. Il y a une situation extraordinaire. Donc on bloque. Et surtout, je veux vous dire... Et on bloque les prix. À quel prix ? Les prix au... Non, au prix où il était avant le déclenchement de la crise. C'est-à-dire qu'on baisse le prix, là. Mais évidemment, vous dites, c'est tant.

Vous avez le droit de le faire. On baisse le prix. C'est le Code du commerce qui dit ça. Qu'est-ce que ça fait ? Ça va faire perdre des sous aux fournisseurs. Mais monsieur... Et à l'État. Non, non, non, non. Non, non. Parce que les taxes, elles vont rester les mêmes. C'est bien ce que je dis, moi. Moi, je dis, vous n'avez pas de raison d'appauvrir l'État. Appauvrisser les très riches. C'est-à-dire M. Total, le patron de Total, il a quand même pris cette année 7,6 milliards d'euros de dividendes. Ça va, ils peuvent en donner un peu. Je vais même vous donner un autre chiffre pour vous faire rêver. Vraiment pour faire rêver. Mais moi, je le ferais si j'étais au pouvoir.

Si vous prenez le 10%, M. Bourdin, ce n'est pas beaucoup, 10% des profits des fournisseurs de gaz en France, vous pouvez redonner aux 3 millions d'abonnés 500 euros. C'est-à-dire toute la somme de ce qu'ils ont payé en RAP depuis 2017 qu'ils ont le président Macron. 500 euros. Donc ce n'est pas vrai qu'il n'y a pas de solution. Il n'y a pas de solution s'il faut se partager toujours la même petite part qui est le budget de l'État. Si vous baissez les taxes, vous paierez en impôts ce que vous aurez économisé à la pompe. Donc il faut bloquer les prix et les ramener au niveau où c'est supportable. D'autant que, pardon, c'est une petite démonstration un peu technique, M.

Bourdin, mais il faut la faire. Si l'électricité augmente, ce n'est pas à cause de la matière première, ce n'est pas à cause de la production, ce n'est pas à cause de la distribution. C'est exclusivement à cause de deux facteurs. Premièrement, le prix du gaz qui, lui, peut être bloqué. Et deuxièmement, le fait qu'on a inventé une soi-disant concurrence dans l'offre qui est faite aux gens. Autrement dit, ce n'est pas ce qu'on a introduit du marché, du capitalisme, que les prix explosent, alors qu'on vous avait raconté le contraire. Voilà, vous, aujourd'hui, tout le monde est au pied du mur de ses propres décisions et systèmes mentaux.

4:57
Présentateur

Bien, Jean-Luc Mélenchon, parlons de l'énergie, parlons du nucléaire, puisque le gouvernement, nous dit-on, nous dit-on, pourrait engager la construction de six EPR, de six nouveaux EPR. Que proposez-vous ? Eh bien, vous proposez de fermer 22 réacteurs en cinq ans. C'est bien cela, hein, Jean-Luc Mélenchon ? C'est pas 22 réacteurs en cinq ans ?

5:19
Jean-Luc Mélenchon

Écoutez, c'est un petit peu plus compliqué, mais disons que non, mais là où vous avez raison, c'est en effet, je propose de finir avec le nucléaire. Permettez-moi, si vous me le demandez... En combien de temps ?

5:27
Présentateur

En combien de temps ?

5:28
Jean-Luc Mélenchon

Alors, la question du temps, pour vous dire, n'est pas vraiment posé. Je vous explique pourquoi. Si vous et moi, on s'apercevait que la centrale de nos gens sur scène, qui est en amont de Paris, est arrivée au point où il pourrait lui arriver malheur, je pense que vous et moi, tout de suite, on dirait stop, on arrête. Si on arrête comme ça toutes les centrales, il y en a pour cinq heures, donc il ne faut pas raconter d'histoire. Qu'est-ce qui compte ? Ce n'est pas le délai pour arrêter, ce qui compte, c'est le délai pour faire monter la puissance des autres énergies pour compenser celles qui ne viendront pas du nucléaire.

5:59
Présentateur

Il faut rappeler que pour démanteler une centrale, un réacteur, il faut 15 ou 20 ans. N'oublions pas cela.

6:05
Jean-Luc Mélenchon

15 ou 20 ans. Alors, raison de plus, vous avez bien raison de rappeler ça. Pourquoi ? Parce que les centrales, quand elles ont été construites, elles avaient une durée de vie, 40 ans. On peut les rafistoler pour les faire durer 20 ans. Ce n'est pas tout à fait 20 ans, mais de plus. Ça va coûter 150 milliards d'euros de les rafistoler toutes. Maintenant, je vais vous dire une chose. Donc, il faut bien construire de nouvelles. Non, il faut faire autre chose. C'est le même débat que celui des années 70 qui n'a pas pu avoir lieu. Il faut faire autre chose, M. Bourdin. Ben quoi ? Il faut... Mais enfin quoi ? Vous êtes ingénieur, vous ? Vous me demandez de l'être ?

Ben moi, oui, je vous dis ce que je sais en parlant avec eux. Non, en parlant avec les ingénieurs. Qu'est-ce qu'ils me disent ? Que des hydroliennes dans ce pays, aujourd'hui, c'est un grand mot, hydrolienne. Autrefois, ça s'appelait moulin. Il y en avait 100 000. Il y a les courants marins. Il y a l'énergie de la pente qui descend, la géothermie. Il faut trouver une solution, M. Bourdin.

6:58
Présentateur

Mais le bon sens ne serait-il pas de sortir du nucléaire doucement tout en développant les énergies renouvelables ?

7:04
Jean-Luc Mélenchon

Mais qu'est-ce que je suis en train de vous dire ? C'est bien ça que je suis en train de vous dire. Vous, c'est ça doucement. Non, mais moi, je veux qu'on aille le plus vite possible et puis je vais être cash pour qu'on se comprenne bien. Des centrales, il y en a déjà 17 des réacteurs qui sont arrivés à plus de 40 ans.

7:18
Présentateur

Il y a 56 réacteurs en service aujourd'hui en France. Oui, mais écoutez ce que moi je suis en train de vous dire.

7:22
Jean-Luc Mélenchon

Il y en a 17 qui fonctionnent, on n'a fermé que 2 réacteurs. Parce qu'il faut parler en termes de réacteurs, pas de centrales. Il y en a dans les 5 années du prochain mandat présidentiel. Vous pensez ce que vous voulez, mais vous avez le droit quand même d'avoir un avis. Il y en aura 40 qui vont dépasser la date de 40 années. D'accord ? Autrement dit, la dernière centrale qui va arriver à 40 ans d'existence, ça sera en 2039. Alors, vous avez le droit de dire, on continue, on ne s'occupe de rien parce qu'il n'y a pas de problème. Non, Fukushima n'a pas eu lieu. Non, Tchernobyl n'a pas eu lieu. Non, la centrale de nos gens n'est pas au-dessus de Paris.

7:55
Présentateur

Je comprends, mais moi j'ai deux questions à vous poser. Comment allez-vous faire baisser les tarifs de l'électricité ? En, d'un côté, fermant les centrales nucléaires et en développant l'énergie renouvelable, mais qui met du temps, ça met du temps, et de très gros investissements. Alors, comment allez-vous faire baisser les tarifs de l'électricité ?

8:15
Jean-Luc Mélenchon

Le pays a déjà affronté des situations comme ça. On dit à ses ingénieurs, à ses architectes, nous sommes en grand danger parce que M. Bourdin, biaisez pas, vous répondez jamais à ce que je vous dis quand je vous dis que c'est dangereux. Non, mais moi j'ai pas de réponse, j'ai compris des questions. Mais écoutez-moi, l'uranium, vous le trouvez pas en France, il faut aller le chercher dans les pays de l'Est, et vous savez à quelles conditions, et il faut aller le chercher au Niger. Ensuite, une fois que vous l'avez amené ici, qu'est-ce que vous en faites dans vos calculs ? Vous les foutez dans des trous, vous savez même pas comment ça va se passer. Il y en a pour 10 000 ans, pour 15 000 ans.

On compte pas, on est en danger, parce que les centrales nucléaires sont installées dans la vallée de la chimie. Un coup au but, il n'y a plus de France, M. Bourdin. Donc moi je suis quelqu'un de raisonnable. Pendant des années, j'ai cru dans ma jeunesse, le nucléaire, le béton, mais très bien, vous vous en souvenez, vous n'étiez pas aux dépensantes. Bon, mais en tout cas, on s'en est rappelé. Comment ça s'est passé M. Bourdin ? Oui. Et bien, à un moment donné, un gouvernement a dit, on va faire les centrales, et on les a faites. De la même manière que quand on a dit, on va faire des fusées, tout le monde disait, non, non, c'est pas possible. Et on les a faites.

Et bien moi, Mélenchon, président, je dirais, on arrête tout ça, et vous êtes priés de me trouver le moyen de développer la capacité de puissance énergétique que nous avions là.

9:20
Présentateur

Et on sait le faire. Avec 20% de consommation d'électricité en plus, dans les années qui viennent.

9:25
Jean-Luc Mélenchon

Oui, on pourrait peut-être aussi faire un peu de sobriété. Tenez, là, on va faire un moment de poésie. Vous savez ce que je ferai ? Ce que je vais faire, moi. Je vais vous rendre la nuit et le silence. Parce que la société moderne, le plus gros ravage, actuellement, c'est pas l'air pourri que vous respirez, c'est le bruit qui sans arrêt vous empêche de dormir, de vivre normalement. C'est le fait que vous êtes 80% à même pas savoir où est la voie lactée parce que vous pouvez pas la regarder la nuit. Ça, c'était une petite parenthèse. Mais c'est de la politique aussi. Il y en a marre aussi de cette société de gaspillage.

Tout le monde est d'accord pour dire que ça sert à rien les magasins allumés la nuit, les enseignes lumineuses allumées la nuit, et que la sobriété, c'est la plus grande ressource énergétique. Pardon, je vous récite un peu les arguments. Il faut qu'on les entende.

10:10
Présentateur

Jean-Luc Mélenchon, on va beaucoup parler d'écologie durant cette campagne, évidemment. Vous avez vu que c'est lié social-écologie, c'est la même chose. Non, mais il y en a qui l'oublient, alors je le rappelle. Est-ce que la gauche doit se rassembler derrière le candidat écologiste puisque c'est la grande priorité, l'une des grandes priorités ? Yannick Jadot, c'est ce que disait Sandrine Rousseau hier, qui était à votre place. Qui est le plus écologique, l'original ou la copie ?

10:33
Jean-Luc Mélenchon

Je ne sais pas qui est l'original, je le suis assez. L'original, c'est Jadot, non ? Ils ont un mérite dans l'histoire, ça c'est clair. Ben oui, ils ont un mérite dans l'histoire. Mais ça ne se fait pas à l'ancienneté, ces choses-là. C'est aussi à ce qu'on est capable de proposer. Ils ont quand même mis 10 ans pour accepter l'idée qu'il faille de la planification écologique parce que sinon, tout ça, c'est rigolo et compagnie. Quand on dit, même nous, même nous, je l'ai dit à mes camarades, vous dites, vous écrivez dans le programme 100% bio à la cantine, très bien, très bonne idée, tout le monde est d'accord, on applaudit. Qui c'est qui va le faire ? Ils sont où les paysans ?

Vous ne les avez pas. Donc, il faut les former. Donc, ça se planifie, ça prend du temps. Je prends l'exemple de la cantine bio parce que c'est le plus simple à comprendre. Mais combien d'autres choses doivent être organisées, planifiées ? Donc, pour ça, il faut un état, stratège. Il faut qu'on soit cohérent. On ne peut pas dire à la fois, par exemple, on va arrêter les glyphosates. Alors, tout le monde dit, d'accord, mais les autres produits qui rentrent, ils vont coûter moins cher. Donc, ils ne rentreront plus. Donc, ce n'est plus le commerce, si vous voulez faire autre chose que du libre-échange, vous allez vous engueuler avec la Commission européenne parce qu'elle, elle vous l'impose.

C'est dans les traités. M. Bourdin, il faut être cohérent. Alors, ce que je dis, moi, je ne prétends pas être le meilleur. Je dis juste, un, il faut être cohérent. Deux, il faut avoir un programme pour gouverner, pas pour faire des phrases. Et troisièmement, tout le monde est devenu écolo dans ce pays. Ça ne veut rien dire de dire on est écolo. Ceux de droite aussi, ils sont écolos. Ils pensent que c'est l'écologie de marché. Ils l'ont dit, ils le croient.

11:59
Présentateur

Donc, Jean-Luc Mélenchon, j'ai une question politique à vous poser. L'union à gauche, franchement, est-ce que vous y croyez encore ?

12:05
Jean-Luc Mélenchon

Non, pas du tout. Ça n'aurait pas de sens. C'est fini. C'est fini, cette idée. Vous le saviez. Je le savais depuis le début. Quand j'ai décidé de présenter ma candidature en novembre dernier, c'est parce que je savais que tous les autres allaient en faire autant et qu'ils allaient auparavant faire différentes gestionations. Ils ont droit. Mais ils font ce qu'ils veulent. Vous savez, au fond, la situation, c'est le même tableau que 1981. Il y a six candidatures, il y a cinq candidatures dans la gauche traditionnelle plus moi et à l'époque, il y avait cinq candidatures dans la gauche traditionnelle plus M. Brice Lalonde qui était écolo. On a le même contexte.

Et puis, on se rapproche progressivement de la situation de 2002. Mais la droite est bien plus exposée. Même l'extrême droite, cette fois-ci, est explosée. Donc, que se passe-t-il ? Le tableau est en train de se réorganiser parce qu'en 2017, il a explosé. La droite a explosé et le Parti Socialiste a explosé et ni l'un ni l'autre ne s'en sont remis. Donc, des forces politiques nouvelles s'avancent sur la scène qui présentent des figures assez historiques. Moi, je suis le camp historique du pôle populaire, des partageurs et du reste. Donc, plus d'union de la gauche.

13:07
Présentateur

C'est terminé. On oublie. Non, mais à la base, ça va. Vous avez vu qu'en Allemagne, des coalitions sont possibles. Voilà. Vous vous rendez compte qu'on retrouve les sociodémocrates,

13:15
Jean-Luc Mélenchon

les verts et les libéraux dans la même coalition. Fantastique. Pour mentir à tout le monde. C'est merveilleux, non ? Pourquoi ? C'est pour le bien de l'Allemagne. Voilà, le bien de l'Allemagne. Alors, le bien de l'Allemagne, grand bien lui fasse. Ça sera, premièrement, le libre-échange parce que ça a été rappelé. Deuxièmement, pas plus de glyphosate que nécessaire. J'ai rien que ça. Et l'OTAN, on reste dans l'OTAN. Mais si vous voulez faire ça, c'est très simple. Il n'y a qu'une chose à faire. Que les socialistes et les verts s'entendent, s'il y a un papier, ils sont d'accord. Libre-échange, OTAN, glyphosate, autant que nécessaire. Mais, M. Bourdin, l'union, elle va se faire.

Elle va se faire à la base. Quand on ne peut pas faire l'union au sommet à cause de la divergence des programmes, on la fera à la base. C'est ce que j'appelle l'union populaire. Un mot sur cette coalition. Non mais, je termine juste ma phrase pour qu'on l'entende. Ma stratégie, c'est l'union populaire. Et l'union populaire, elle se fait sur un programme, M. Bourdin. Pas sur des étiquettes de gens qui s'amènent en disant on est d'accord sur rien mais votez pour nous.

14:10
Présentateur

Alors, cette coalition a un programme et dans le programme, il y a la légalisation du cannabis. Vous êtes favorable ?

14:15
Jean-Luc Mélenchon

Oui, oui, parce que... Si vous êtes président, vous légalisez le cannabis. Oui, oui, parce que c'est ce qu'il faut faire. Si vous voulez, le reste a échoué. Alors, moi, je suis un pragmatique dans ce domaine. On fait ce qui marche. Bon, la prohibition n'a rien donné. Vous avez des policiers, c'est une policière qui racontait ça. 60% de leurs opérations de contact avec les gens, c'est pour voir s'ils ont des barrettes de shit dans les poches. Bon, c'est quand même un gâchis de temps, d'énergie et surtout, on ne peut pas faire campagne contre la fumette pour expliquer les risques que comporte la consommation abusive de cannabis, comme on l'a fait, par exemple, pour l'alcool.

Si on avait interdit l'alcool, plus personne ne boira rien, si, tout le monde boira avec des cochonneries. On a laissé l'alcool, on fait du très beau vin et on boit moins qu'avant. Vous avez connu, on a le même âge à peu près, on a connu, nous, la période où ça poche trônait sévère dans le pays. Vous aviez des coins, d'ailleurs, il y en a encore quelques-uns, mais ça a été vaincu comment ? Par la qualité et par le fait qu'on a combattu que si vous ne passez pas votre énergie, vous empêchez des choses que les êtres humains font.

15:13
Présentateur

Des dizaines de milliers de morts toujours, à cause de l'alcoolisme. Bien sûr, dans les accidents,

15:18
Jean-Luc Mélenchon

dans la santé affaiblie, bien sûr.

15:20
Présentateur

Et quel est votre principal adversaire politique ?

15:22
Jean-Luc Mélenchon

L'extrême droite. C'est l'extrême droite,

15:24
Présentateur

avant Emmanuel Macron.

15:26
Jean-Luc Mélenchon

Moi, je le mets, pardon, je sais que ça va vous choquer. Non, non, bon. Moi, je le mets dans le même taquet. Vous êtes responsable.

15:31
Présentateur

Ils sont les mêmes. Ben, voyez-vous...

15:33
Jean-Luc Mélenchon

Zemmour, Macron sont les mêmes. Non, Boudin. Ben, non, mais pas pour une buse non plus. Je ne prends pas pour une buse.

15:39
Présentateur

Vous me dites que ce sont les mêmes. Moi, je vous dis, Zemmour, Macron sont les mêmes.

15:43
Jean-Luc Mélenchon

Non, ils ne le sont pas. Bon, alors, mais ils sont...

15:46
Présentateur

Si vous avez un second tour, Zemmour, Macron,

15:48
Jean-Luc Mélenchon

vous votez pour qui ? Attendez, attendez, attendez. Mais non, on n'est pas au second tour. Au second tour, je vote pour moi. Oui, ça, j'ai compris. Je savais que vous alliez me faire cette réponse. Eh ben, alors, pourquoi vous posez la question si vous connaissez la réponse ? Parce que ça peut arriver. Macron, Zemmour, non ? Mais ce qui peut arriver, c'est Mélenchon ou Macron. Non, mais attendez. Macron, Zemmour, non ? Vous n'y croyez pas. Attendez, regardez. Regardons bien les choses comme elles sont. Alors, allez-y. L'extrême droite en France a repris la ligne de... a repris le parapet. Les premiers qui auraient dû les en empêcher, c'est la droite.

Je ne sais pas pourquoi, ils ne l'ont pas fait. Et maintenant, ils sont en train de dévaler la pente. Chirac, lui, il résistait. Ceux-là, ils ne résistent à rien du tout. Donc, le flot est passé. Là-dessus, le président de la République, qui nous avait dit qu'il était le chef des Castors parce qu'avec lui, c'était le plus grand barrage du monde à l'extrême droite, ça en va dire que Pétain est un grand militaire et Maurras un grand intellectuel. Ce sont deux criminels hostiles à la patrie et antisémites. Bon. Ils ont tous lâché. Et à la fin, vous les retrouvez, même ceux de la gauche traditionnelle, dans les manifs avec les flics factieux.

Il ne reste plus que le carré d'insoumis pour résister à tout. Heureusement, comme, grâce à votre chaîne d'ailleurs, on a pu, à un moment donné, avoir un débat et relever le drapeau. Vous savez, M. Bourdin, ce soir-là, on a fait du bien à des millions de gens. Vous savez pourquoi ? Mais à quoi a-t-il servi, votre débat ? Ça a servi à donner du courage.

17:03
Présentateur

À prendre la lumière pour appeler que vous êtes candidat ?

17:05
Jean-Luc Mélenchon

À vous exister ? Oui, voilà, sans doute, c'est ça. Parce que vous savez, M. Bourdin, je ne suis pas comme vous. Moi, je ne cherche qu'à prendre la lumière. Vous, non. Et moi, je ne suis que vil. M. Bourdin, vous acceptez l'idée que... Je n'ai jamais dit que vous n'étiez que vil. Vous connaissez mon âge ?

17:19
Présentateur

Bien sûr, complètement. Pourquoi je fais ça ? Je connais votre âge,

17:22
Jean-Luc Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon. Oui, mais je voudrais arrêter ce genre d'anti-parlementarisme, anti-politique à deux balles, qui consiste à accuser un homme qui se bat, toujours, de le faire pour prendre la lumière, pour l'égo. Ce sont des bêtises. J'ai donné du courage à des millions de gens. Parce qu'il y a des millions de gens dans ce pays qui se disent si M. Zemmour gagne, est-ce que je vais pouvoir rester... Pas un mot sur Jemmour

17:44
Présentateur

dans votre discours de dimanche. Pas un mot.

17:46
Jean-Luc Mélenchon

Ben, chacun son tour. Jemmour, je l'ai fait ici. Je me suis occupé de Macron. Parce que M. Macron, vous n'avez pas l'air de vous inquiéter, mais c'est un problème. Il est candidat, vous le savez aussi bien que moi. Il n'arrête pas de promettre tous les jours des choses qu'ensuite, on ne retrouve pas dans le budget. Attendez, je n'ai pas fini. Il a signé un programme avec la Commission européenne. Il ne l'a dit à aucun Français. Le 1er janvier, il devient président de l'Union européenne. Il sera président de l'Union européenne, président de la France, candidat. Et son mandat pourrait s'arrêter en avril. Mais lui considère que c'est une formalité administrative, qu'il est élu d'avance.

Et si ça se trouve, la fin du mandat, c'est moi qui vais la faire. Donc vous avez autant intérêt à savoir ce que je compte faire qu'à savoir ce qu'il compte faire lui. Et il ne faut pas que ça vous fasse trop rire parce que dans ce pays, il s'en est passé des choses.

18:29
Présentateur

– Non, ça ne me fait pas rire. La situation ne me fait pas rire, Jean-Luc Mélenchon. Et Éric Zemmour, plus dangereux que Marine Le Pen, selon vous ?

18:36
Jean-Luc Mélenchon

– Oui. – Non, mais attendez quand même, on peut dire une chose. Il y a quand même un problème avec M. Zemmour. On n'a jamais vu ça. Un racisme pareil est allé. Son rapport aux femmes est absolument stupéfiant. Il pense qu'elles ont un cerveau diminué. Il veut enlever la parité et il veut enlever le droit à l'avortement. Parce que ce que les gens ne savent pas, c'est qu'il est contre aussi le droit à l'avortement. C'est pourquoi je le dis aux gens.

19:00
Présentateur

– Et il manifestera ce soir, d'ailleurs, avec les prolas.

19:02
Jean-Luc Mélenchon

– Moi, je dis aux gens, je le mettrai dans la Constitution, le droit à l'avortement. Parce que sinon, à chaque élection, on va recommencer à zéro le débat pour rappeler que les femmes sont propriétaires de leur corps. Elles et elles seules. Ni leur mari, ni leurs enfants, ni leur famille. C'est un droit fondamental comme celui, par exemple, d'éteindre la lumière, comme on dit, de mourir dans la dignité. Ce sont des droits qui touchent à la liberté la plus intime, la possession de soi. M. Zemmour est contre ça. Bon, on croyait que c'était fini.

19:31
Présentateur

– Il risque de guerre civile avec Éric Zemmour. Vous avez parlé de guerre civile en parlant d'Emmanuel Macron, de la politique conduite et de la répression. – Non, je n'ai pas à son propos.

19:40
Jean-Luc Mélenchon

– Pas à son propos, mais à propos de la politique. – Lui, il mène une guerre sociale, M. Macron, ce n'est pas pareil. C'est le tir-fesse des très riches. Donc, il a ramassé un maximum pour eux et il continue. M. Zemmour et quelques autres sont en train d'essayer de faire sortir du tube une patte qu'on ne pourra plus faire re-rentrer, qui est la haine religieuse, la ségrégation les cheveux, que sèche encore la couleur de peau. Ça, oui, c'est un facteur de guerre civile. Et écoutez, quelqu'un qui, comme vous, on a eu l'expérience d'événements extrêmement violents dans l'histoire de France. Ça s'est trouvé dans les générations. Heureusement, vous étiez trop petit pour devoir s'en mêler.

Mais, quand même, on sait qu'il y a des choses qui sont irrécupérables. La haine religieuse, vous ne revenez jamais dessus. Donc, il faut arrêter ça. Les Français sont des Français, forment ensemble un seul et même peuple. – Mais lorsque vous dites

20:28
Présentateur

que les policiers sont des factieux, vous l'avez dit, lorsque vous dites que les policiers sont des factieux, est-ce que vous n'alimentez pas ? – Vous savez bien que ce n'est pas vrai,

20:36
Jean-Luc Mélenchon

mais ça ne vous dérange pas.

20:37
Présentateur

– Vous l'avez dit

20:38
Jean-Luc Mélenchon

dans l'Obs ? – J'ai dit que les policiers qui manifestaient devant l'Assemblée nationale – Tous les syndicats

20:43
Présentateur

de policiers sont des factieux.

20:44
Jean-Luc Mélenchon

– Sont des factieux, en effet.

20:46
Présentateur

– Vous savez que les syndicats de policiers représentent 80 ou 90% des policiers. – Oui, oui, les policiers n'ont pas le choix, ils sont obligés de voter pour eux parce que c'est eux

20:54
Jean-Luc Mélenchon

qui font les carrières,

20:55
Présentateur

les congés, les affectations. – Mais non, mais est-ce que ça ne participe pas justement à cette…

21:00
Jean-Luc Mélenchon

– Ah voilà, mon Dieu, comme c'est triste.

21:02
Présentateur

– Non mais je vous pose la question.

21:04
Jean-Luc Mélenchon

– Non, vous ne me posez pas la question. – Comment je ne vous pose pas la question ? – Parce que M. Bourdin, écoutez-moi, vous savez comme moi, vous êtes un républicain, il ne faut pas faire semblant. – Oui, je le suis. – Quand on organise une manifestation devant l'Assemblée nationale, ce qui n'est permis à personne d'habitude à cet endroit-là, et qu'on y vient pour dire « Le problème de ce pays, c'est la justice », que vous avez des syndicats qui appellent ouvertement à faire le siège de certaines organisations politiques comme ce fut le cas pour moi, ou des individus, parce qu'ils sont armés et se croient autorisés à menacer un député, eh bien je dis que c'est un problème.

Voilà, et c'est un comportement de factieux de ne pas vouloir obéir aux lois de la République. – L'objectif d'un factieux,

21:40
Présentateur

c'est de provoquer des troubles. Ça veut dire que la police tue et la police provoque des troubles. – Non mais c'est vous qui dites ça. – C'est pas moi qui ai dit, c'est Philippe Poutou. – Philippe Poutou, quand Philippe Poutou dit « La police qui tue », vous êtes d'accord avec lui ou pas ? – Allez poser la question à M. Poutou. – Est-ce que vous êtes d'accord avec lui ou pas ? – De quoi ? – Lorsqu'il dit « La police tue en France », est-ce que vous êtes d'accord avec lui ou pas ?

22:02
Jean-Luc Mélenchon

– Parce que, attendez, il y a quelque chose qui vous a rééchappé, madame Zineb Redouane, qui est morte, qui était au quatrième étage à Marseille, elle est morte de quoi à votre avis ? – Donc la police tue en France ? – Non, non, c'est à mon tour de poser une question. De quoi est-elle morte ? Comment se fait-il, M. Bourdin, comment se fait-il que sur la vingtaine d'hommes qui se trouvaient là, pas un n'a rien vu, 32 personnes ont été éborgnées. – Est-ce que la police tue ? – Est-ce que la police tue en France ? – Est-ce que la police éborgne ? – Oui ou non ? – Oui, elle éborgne. Est-ce que madame Zineb Redouane a été tuée d'une grenade au quatrième étage ? Oui ou non ? Oui.

Alors, ne faites pas des généralisations pour rester plus intelligents.

22:41
Présentateur

– Non, elle a été tuée volontairement au quatrième étage madame ? – Absolument. – Volontairement ? – Absolument.

22:46
Jean-Luc Mélenchon

Par quelqu'un qui a tiré depuis le bas. – Pour la tuer ? – Pas en cloche. – Pour la tuer ? – Non, pour l'atteindre avec une grenade. Je vous en prie, M. Bourdin, je vous rappelle qu'elle est morte, qu'elle a une famille et que tout ce qu'on a trouvé à lui dire, c'est qu'elle n'était pas morte de la grenade mais de l'arrêt du cœur.

22:58
Présentateur

– Je vous pose la question. Est-ce que la police tue en France ? Est-ce que vous êtes d'accord avec Philippe Poutou ? – Mais n'essayez pas, vous tournez en rond pour rien avec Brachio, si malin de vous. – Alors, je passe à autre chose. – Voilà, il vaut mieux. – Je passe à autre chose, je voudrais vous parler de... – Ça ne veut rien dire.

23:10
Jean-Luc Mélenchon

Est-ce que BFM ment ? – Vous voulez être... – Des fois, BFM ment.

23:13
Présentateur

– Mais oui, tout le monde ment. Vous, moi, tout le monde.

23:15
Jean-Luc Mélenchon

– Je dis, mais donc ne faites pas des généralisations dont vous savez que n'importe quelle cervelle intelligente ne l'acceptera pas. – Je voudrais terminer. – Si vous voulez me faire dire « la police ne tue pas », des gens vont dire mais Mélenchon est devenu fou. Bien sûr que si. Et si je vous dis « la police tue », ce serait une aberration parce que ce n'est pas vrai non plus. Ce n'est pas « la police qui tue ». Il y a des gens qui tue et je leur dis que je ne l'oublierai jamais. Et si je suis élu, on reprendra les 32 enquêtes pour savoir qui a éborgné les pauvres gens qui n'ont pas l'air de vous soucier, M. Bourdin. – Mais pourquoi vous ajoutez cela qui n'ont pas l'air de vous soucier ?

– Parce que vous ne me parlez des policiers de Poutou mais vous ne parlez pas des pauvres gens

23:54
Présentateur

qui ont été éborgnés. – Pourquoi vous n'en parlez pas ? – J'ai une dernière question à vous poser parce que le temps presse – C'est pas parce que le monde vous est fâché. – Non, non, je voudrais. Mais non. – Mais vous êtes du Sud, il faut parler fort. – Non, je voudrais vous poser cette question parce que si vous êtes président de la République, vous serez peut-être confronté à l'un des conflits les plus graves qui va agiter notre monde, c'est Taïwan. Et la volonté de la Chine, la volonté de la Chine d'envahir Taïwan. Alors, d'abord, est-ce que pour vous, Taïwan est un État ?

24:22
Jean-Luc Mélenchon

– Est-ce que ? – Non.

24:24
Présentateur

– Pour vous,

24:24
Jean-Luc Mélenchon

Taïwan n'est pas un État ? – Non, il n'est pas reconnu par l'ONU.

24:29
Présentateur

– Pour vous, Taïwan n'est pas un État ?

24:30
Jean-Luc Mélenchon

– Non, pas pour moi, M. Bourdin.

24:31
Présentateur

– Vous êtes président de la République. Si la Chine envahit Taïwan,

24:35
Jean-Luc Mélenchon

que faites-vous ? – Écoutez, la Chine n'envahira pas Taïwan. Et c'est pas la peine.

24:39
Présentateur

– C'est le rêve de Mao. C'est le rêve du président chinois.

24:44
Jean-Luc Mélenchon

Vous le savez bien. – Non, non, non. C'est vous qui ne savez rien ou qui essayez de m'attribuer des pensées qui ne sont pas les miennes. Je ne veux pas mettre le doigt dans l'engrenage de la guerre froide avec la Chine. Vous l'avez entendu ? – Oui. – Donc, moi, président de la République, les Chinois… – 150 millions dans la zone de défense de Taïwan début octobre. – Oui, oui. Bon, ben, écoutez, vous n'avez qu'à y aller puisque, apparemment, ça a l'air de vous chagriner.

25:03
Présentateur

– Que faites-vous si vous êtes président de la République ?

25:05
Jean-Luc Mélenchon

– Moi, je discute. Vous voyez ? Je ne suis pas pour la guerre, la guerre, la guerre, la guerre. Oui, je suis obligé de vous répondre la chose suivante. – Oui. – Je discute parce que nous n'avons pas les moyens de faire autrement et qu'il n'y a pas intérêt à faire autrement et que partir encore une fois en guerre contre les Chinois comme on l'a fait auparavant contre tant d'autres pour rien, eh ben, avec moi, c'est non. On discute et on s'entend parce que les Chinois n'ont pas l'intention d'envahir Taïwan. Mais si Taïwan se déclare indépendant, alors il est possible que la Chine, à juste titre, trouve qu'une ligne rouge a été franchie.

Donc, il faut trouver le moyen de faire en sorte qu'il ne se passe rien, M. Bourdin. C'est ça l'objectif. Pas de guerre. Assez de guerre. Parce que nous sommes un petit pays de 67 millions d'habitants. Un coup au but et il n'y a plus de France. La Chine, c'est un milliard et demi de personnes. Il faudrait peut-être s'en rendre compte et nous ne sommes pas les gendarmes du monde.

26:00
Présentateur

– Merci, Jean-Luc Mélenchon d'être venu de voir ce matin. – C'est moi qui vous remercie. – C'est trop rigoureux, on a réveillé les gens, là.

26:05
Jean-Luc Mélenchon

– Ben, heureusement. – C'est trop rigoureux, ça.

26:07
Présentateur

– 8h56, RMC et BFM TV.

Macron est le tire-fesses des riches — Jean-Luc Mélenchon · Pourquijevote