Xavier Bertrand invité depuis Saint-Omer (intégrale)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 30 %Défensif 25 %
Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse directe
Un mot sur ce qui se passe à l'Assemblée autour du projet de loi immigration.
- 0:11RelanceRéponse directe
C'est un drôle de spectacle, non ? Vous êtes d'accord.
- 0:31FerméeRéponse partielle
Vous croyez qu'il sera adopté ce texte ?
- 0:59OuverteRéponse directe
Ce matin, vous nous dites que la balle est dans le coin du gouvernement, si je vous comprends bien.
- 1:29RelanceRéponse directe
Vous n'avez pas l'impression que les Républicains poussent leurs mesures une à une et poussent peut-être le bouchon un peu trop loin ?
- 2:03FerméeRéponse directe
Gérald Darmanin disait ce week-end qu'il faut un texte. Sinon, c'est Marine Le Pen qui sera élue en 2027. Vous le pensez ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:24Invité politiqueFait
« Et tout ça sera derrière nous si ce texte immigration est bel et bien adopté et qu'il est adopté dans la version qui est la plus proche du Sénat. »
- 0:41Invité politiqueFait
« Les Français qui veulent à la fois réguler l'immigration et être mieux protégés auront exactement ce qu'ils souhaitent depuis bien longtemps. »
- 1:20Invité politiqueFait
« J'étais ministre de la Santé, j'ai durci les conditions de l'AME à deux reprises. »
- 1:24Invité politiqueFait
« Mais il faut bien reconnaître aujourd'hui qu'il faut aller beaucoup plus loin et la transformer en aide médicale d'urgence, par exemple. »
- 1:43Invité politiqueFait
« Il faut bien comprendre que depuis le début, il y avait un texte de l'Assemblée nationale qui était beaucoup plus laxiste et un texte du Sénat qui est beaucoup plus ferme. »
- 2:11Invité politiqueFait
« Ce texte vient maintenant. C'est tard, mais il vaut mieux tard que jamais. »
- 2:19Invité politiqueFait
« Les extrêmes ne se nourrissent que d'une seule chose. C'est quand ceux qui sont au pouvoir ne font pas leur boulot. »
- 2:47Invité politiqueFait
« Ils veulent qu'il y ait de l'autorité en premier. Ils veulent ensuite que le travail soit reconnu. »
- 3:03Invité politiqueFait
« L'aide au permis pour leurs enfants, l'allocation de rentrée scolaire pour les lycéens, les verser à tout le monde, quels que soient les revenus. »
- 3:36Invité politiqueChiffre
« On a fait reculer le Front National de 15 points. »
- 5:41Invité politiqueChiffre
« Il y a, on me dit, 98 % des cas. »
- 6:08Invité politiqueFait
« qu'à partir du 1er janvier, il y avait un nouveau système pour l'indemnisation et notamment pour le relogement. »
- 6:16Invité politiqueFait
« Là, maintenant, le texte prévoyait qu'à partir de janvier, c'était jusqu'à 6 mois. »
- 6:33Invité politiqueChiffre
« La franchise en catastrophe naturelle, pour les particuliers, c'est 380 euros. »
- 6:41Invité politiqueFait
« il n'y a pas grand monde qui avait mis de côté 380 euros pour payer sa franchise. »
- 6:54Invité politiqueChiffre
« Et donc, il y a 3000 personnes aujourd'hui qui ont déjà déposé leur dossier. »
- 10:08Invité politiqueChiffre
« il y a eu des crues historiques. 750 maisons évacuées. »
- 10:14Invité politiqueChiffre
« 10 ans après, les crues, les inondations étaient plus importantes encore. 150 maisons évacuées. »
Temps de parole
- Xavier Bertrand67 %
- Présentateur18 %
- Invité7 %
- Invité 24 %
- ?4 %
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Un mot, si vous le voulez bien, de ce qui se passe à l'Assemblée autour de ce projet de loi immigration. La commission mixte paritaire a été suspendue cette nuit, après déjà plusieurs heures de suspension hier après-midi. Elle doit reprendre à 10h30 ce matin. C'est quoi ? C'est un drôle de spectacle, non ? Vous êtes d'accord
? Les
commissions mixtes paritaires, ce n
'est
pas non plus un long fleuve tranquille. Je me réfère à l'expérience d
'il
y
a
quelques années. Il y a des suspensions de séance, il y
a
autre. Et tout ça sera derrière nous si ce texte immigration est bel et bien adopté et qu'il est adopté dans la version qui est la plus proche du Sénat.
Vous croyez qu'il sera adopté ce texte
? Écoutez, je ne siège pas dans cette commission.
Mais
si le gouvernement y met de la bonne volonté, si sa majorité y met de la bonne volonté, l'accord est tout à fait possible. Et les Français qui veulent à la fois réguler l'immigration et être mieux protégés auront exactement ce qu'ils souhaitent depuis bien longtemps. Ce texte,
ce
n
'est
pas la panacée.
Je
reste convaincu qu'il nous faudrait un référendum pour changer la Constitution, pour mieux nous protéger. Mais en attendant, ce premier pas, il est tout à fait accessible.
Ce matin, vous nous dites que la balle est dans le coin du gouvernement, si
je vous comprends bien. Oui, je me suis
entretenu ce matin avec Bruno Retailleau, qui a suspendu la séance hier. Ça reprend ce matin. On sait quels sont les points qui sont dans la version du Sénat, qui sont très importants. J'entendais ce matin Alba Ventura qui disait sur l'AME, il y a un atout, parce que nous souhaitons, nous, qu'il y ait une réforme en profondeur de l'aide médicale d'État. J'étais ministre de la Santé, j'ai durci les conditions de l'AME à deux reprises. Mais il faut bien reconnaître aujourd'hui qu'il faut aller beaucoup plus loin et la transformer en aide médicale d'urgence, par exemple.
Vous n'avez pas l'impression que les Républicains essayent de pousser leurs mesures une à une et poussent peut-être le bouchon un peu trop loin, si je peux me permettre ?
Mais
pourquoi on les pousse ? Pour avoir un texte qui soit ferme. Ce n
'est
pas un semblant de texte que l'on veut. Il faut bien comprendre que depuis le début, il y avait un texte de l'Assemblée nationale qui était beaucoup plus laxiste et un texte du Sénat qui est beaucoup plus ferme. C'est ce que nous souhaitons. C'est ce que souhaitent aussi les Français. Donc encore une fois, il ne
s
'agit pas d'être jusqu'au boutiste, mais tout simplement de nous donner les moyens de reprendre en main notre immigration. C'est ça que l'on souhaite. Et encore une fois, cet accord est à porter de la main.
Xavier Bertrand, Gérald Darmanin, disait ce week-end qu'il faut un texte. Sinon, c'est Marine Le Pen qui sera élue en 2027. Vous le pensez ?
Oui, il faut agir. Déjà, ça fait des années et des années qu'ils sont maintenant en responsabilité. Ce texte vient maintenant. C'est tard, mais il vaut mieux tard que jamais. Et encore une fois, les extrêmes ne se nourrissent que d'une seule chose. C'est quand ceux qui sont au pouvoir ne font pas leur boulot. Alors moi, je demande qu'ils fassent leur boulot.
François Langlais.
Justement,
c
'est vrai que quand on voit les sondages pour les élections européennes, le Rassemblement National est très loin devant les autres. Vous, qui avez combattu sur le terrain le Rassemblement National, vous en avez même fait un but de guerre, si je puis dire, lors de votre première élection.
À
quoi vous attribuez cet extraordinaire succès dans les sondages pour l'instant ?
L'absence de résultat, vous savez, les Français, ce n
'est
pas qu'ils n'aiment pas la politique, ils n'aiment pas la façon dont on fait de la politique aujourd'hui. Ils veulent qu'il y ait de l'autorité en premier. Ils veulent ensuite que le travail soit reconnu. Le pire aujourd'hui, François Langlais, c'est quand les gens bossent et n'arrivent pas à s'en sortir. Dans la région, on apporte des réponses, on aide les gens qui travaillent. L'aide au permis pour leurs enfants, l'allocation de rentrée scolaire pour les lycéens, les verser à tout le monde, quels que soient les revenus. L'aide au transport quand on doit prendre sa voiture pour aller travailler, on le fait. Qu'est-ce qu'ils attendent pour le faire également au niveau national ?
Et ensuite, la vraie boussole, c'est l'avenir des enfants. L'autorité, la valeur travail, l'avenir des enfants, ce n
'est
pas compliqué de comprendre ce que veulent nos concitoyens.
Et ça, Gabriel Attal, visiblement, l'a
compris.
Sur l'éducation, oui. Mais encore une fois, vous savez, la première fois,
c
'est vrai, j'ai été élu, j'ai été élu dans cette région face à Marine Le Pen. La deuxième fois, elle ne s'est pas repointée. On a fait reculer le Front National de 15 points. Pourquoi ? C'est tout simplement parce que les gens reconnaissent que l'on se bat et que l'on se bat pour eux. C'est ça qu'attendent les Français. Ce
n'est
pas les numéros de claquettes dans les médias ou autres. C'est tout simplement qu'on fasse notre boulot.
Alors, venons-en, Xavier Bertrand, à ces inondations qui ont touché votre région, et notamment la région de Saint-Omer, où nous sommes donc ce matin. On entendait un certain nombre de sinistrés qui n'ont toujours pas regagné leur domicile. C'est le cas de Carole qui est avec nous ce matin ici au Café André. Bonjour Carole. Bonjour. Racontez-nous, juste en deux mots, vous n'avez pas pu regagner votre domicile et ce depuis
six semaines. Oui, oui. Je ne comprends pas pourquoi. Je n
'ai
personne qui est venue à mon secours. Personne. C'est-à-dire pas d'assureur ? Si, j'ai eu la visite de l'expert, mais aucune réponse. J'ai dû me battre parce que j'étais sans chauffage. Donc, j'ai réussi à avoir une chaudière. Donc, ça, c'est fait. Mais le reste, j'ai tout dehors. C'est le désordre. Je n
'ai
rien. Je n
'ai
plus rien. Et je suis à la rue.
Des
cas comme ça, Xavier Bertrand, il y en a plusieurs dizaines.
Vous me permettez
de demander à madame, où est-ce que vous... Je suis
pas discret. J'habite à Blendec.
Mais vous habitez où en ce moment ?
Dans la journée, je viens chez moi. Et le soir, je vais dormir chez mon frère.
Et
j'ai été vacuée chez mon fils.
Et ça,
depuis le 6-7 novembre
? Oui, depuis le 7 novembre.
Vous avez touché une avance de votre assureur ou
pas
? J'ai eu pour ma chaudière parce que je me suis battue. Combien
vous avez eu ?
J'ai eu 12 000 euros parce que j'ai dû changer ma chaudière et mon feu.
Parce
que comme je n
'ai
pas eu d'appareil pour enlever tout l'eau qu'il
y
avait, donc je chauffe, je chauffe, je chauffe.
Pour
sécher votre maison ? Oui, voilà. Donc, je chauffe. L'électricité, le gaz,
ça
a augmenté
énormément.
Et c'est madame qui paye ?
Oui, c'est moi qui paye. Oui,
oui.
Et je suis arrivé à bientôt 300 euros par mois.
Et ça, ça doit aussi être pris en compte dans l'indemnisation.
Ce
qui n'est pas le cas aujourd'hui.
Alors, j'entendais ce matin les émissions. Vous le savez, il a fallu taper du poing sur la table avec les assureurs. C
'est
un métier que je connais bien, même si je n'exerce plus depuis 20 ans. Mais je sais comment ils fonctionnent. Il a fallu taper du poing sur la table déjà pour que les expertises aient lieu. Elles n'ont pas toutes eu lieu encore. Il y a, on me dit,
98
% des cas. Quand vous êtes dans les 2% des cas, ça vous fait une belle jambe de savoir que les expertises ont lieu. Donc déjà, c'est que les expertises aient lieu. Deux, qu'il y ait une avance remboursable. Et qu'ensuite, tous les frais soient bel et bien pris en charge par les assureurs.
Alors,
personne ne demande un bonus. Les gens veulent tout simplement pouvoir repartir le plus rapidement possible et dans des bonnes conditions. Les gens ne demandent pas la lune. Juste cela. Juste cela. Et on avait obtenu notamment, parce qu'il s'était bien gardé de le dire, qu'à partir du 1er janvier, il y
avait
un nouveau système pour l'indemnisation et notamment pour le relogement. Parce qu'au début, vous pouviez être pris en charge quelques jours par votre assureur. Là, maintenant, le texte prévoyait qu'à partir de janvier, c'était jusqu'à 6 mois. Il a fallu quand même leur extirper qu'ils mettent ça en place. Donc, madame, chez votre frère, c'est bien
ça ? Mais
elle pourrait aussi être pris en charge à l'hôtel ou relogé. Ce serait effectivement remboursé. Maintenant, il
y a
un deuxième sujet.
C
'est qu'il
y
a les avances remboursables et il
y a
la franchise. La franchise en catastrophe naturelle, pour les particuliers, c'est 380 euros.
Il
n'y
a
pas grand monde qui avait mis de côté 380 euros pour payer sa franchise. Donc, on a décidé avec le département, avec Jean-Claude Leroy, nous prenons en charge intégralement la franchise de tout le monde. Pourquoi ? Parce que pour les particuliers, si vous mettez 380 euros, vous ne l'avez pas au pied du sapin, vous ne l'avez pas sur la table. Et donc, il y a 3000 personnes aujourd'hui qui ont déjà déposé leur dossier. Certains s'est versé. Et encore une fois... Ce
n'est
pas automatique, il faut déposer son dossier. Il
faut déposer le dossier, parce qu
'on
ne les connaît pas, nous, spontanément. Mais encore une fois, ce n'est pas un bonus que veulent les gens. C'est tout simplement pouvoir repartir le plus rapidement.
Justement, on entendait, Olivier, cet agriculteur qui, vous l'avez entendu ce matin sur RTL, qui est près du Touquet.
Et
alors, lui, il dit, moi, j'ai vu défiler les politiques. Alors, il a été indemnisé par son assureur. Mais il faut faire plein de travaux. Personne ne m'aide.
C
'est la survie de son entreprise.
Alors, normalement, c'est le boulot de qui d'aider ? Un, les assureurs, deux,
l
'État. Mais on voit bien que ça risque de ne pas suffire. Et nous, on a indiqué très clairement qu'on viendrait aussi pour les aider. Et pourquoi on fait ça ?
Je
n
'ai
pas envie de voir disparaître son exploitation. Les commerçants...
27 ans qu'il est installé. Ici,
on est aussi dans un café. Il n
'a
pas été inondé directement comme les autres. Mais lui, il n'a pas eu ses clients au mois de novembre, au mois de décembre. C'est aussi un point sur lequel on a dit au gouvernement, il faut regarder aussi les conséquences indirectes. Il y a l'éleveur, Olivier. Et puis,
il
y a tous les maraîchers à Saint-Omer qui, eux, se sont retrouvés noyés complètement. Et eux, ils ne peuvent pas attendre des mois pour être indemnisés. On a une réunion, juste après, à 9h, avec les assureurs, avec l'État, avec les maires, pour à la fois bien voir s'il n
'y
a personne qui a été oublié dans les expertises ou qu'il sera dans l'indemnisation. Et pour les assureurs, pour savoir si ça s'est bien passé, il n
'y a
qu'à la fin, je pourrais vous le dire. Pour être sûr, encore une fois, que les gens n'ont pas été soit maltraités, soit oubliés.
Xavier Bertrand, il faut bien sûr faire des travaux.
C
'est gigantesque. Il y a 10 000 sinistres déclarés.
Il
faut trouver des entreprises, des entrepreneurs. Il semble qu'il n'y
en
ait pas assez dans la région. Comment peut-on faire pour avoir les ressources nécessaires pour remettre
toute
la région sur
pied
? C'est là que l'expérience passée, ce que j'ai connu des grandes inondations quand j'ai commencé dans l'Aisne, aussi dans l'Oise, c'est qu'il
y
a les assurances pour commencer.
Et
après, vous avez les travaux de reconstruction. On dit qu
'il
y a du travail pour des années. Ah oui, mais les gens ne vont pas attendre des années avant de rentrer chez eux. Donc il y
a
une mobilisation. Il y a ici notamment des entreprises du bâtiment, des salariés d'entreprises du bâtiment, qui me disent qu'on va bosser plus, mais ils ne
vont
pas bosser jour et nuit. Donc vous
lancez
un appel au-delà de la
région ? On l'a déjà
lancé, déjà, toutes les entreprises de la région, oui, bien sûr, en lien avec les chambres des métiers, les chambres d'industrie, les chambres de commerce, pour qu'ils viennent bosser ici. Ils ne prendront pas le boulot des entreprises du Pas-de-Calais, mais c'est tout simplement pour que les gens n'attendent pas un siècle pour rentrer chez eux. Et après, vous avez un autre sujet, François Langlais, les matériaux. Et là, on est déjà avec les fournisseurs de matériaux pour qu'on ait une sorte, pardonnez-moi, de priorité nationale pour les acheminer ici. Encore une fois, l'obsession, c'est que les gens rentrent le plus rapidement possible. Et ce n
'est
pas tout. Parce que les gens vous disent,
on
n'a pas envie que ça recommence. Le pire, c'est quand vous avez des enfants. Parce que dès qu'il pleut, ils vous disent, est-ce qu'on va devoir...
C'est ce que nous disait
tout à l'heure le maire de Saint-Omer, dès qu'il pleut, tout le monde s'inquiète.
Mais aussitôt, et c'est normal, vous avez... Ça,
c
'est la prévention. Il y a la prévention, et ça marche, la prévention, à deux conditions. C'est des travaux considérables. C'est des travaux considérables. Ici,
autour de Blandec,
et madame, voilà 10 ans, c'était en 2012, il y
a
eu des crues historiques. 750 maisons évacuées. 10 ans après, les crues, les inondations étaient plus importantes encore. 150 maisons évacuées. Ça montre que la prévention, ça marche, ça coûte de l'argent. Et donc là, on est en train,
c
'est l'enjeu de la réunion de 9h, de réunir tout le monde. Il nous faut des financements de l'Europe, de l'État. La région va aussi financer. Mais il ne faut pas qu'on nous donne les autorisations dans quelques années. Et là, encore une fois, il faut aller vite. On sait aller vite quand il y
a
des crises dans ce pays. Il faut aussi qu'on puisse aller vite quand il n
'y a
plus de crises. Et qu'encore une fois, vous n'empêcherez pas l'eau de tomber. Mais vous pouvez faire en sorte qu'elle s'évacue plus vite et aussi qu'elle soit retenue par endroits. Il ne
s
'agit pas d'être des magiciens, mais de faire ce que les gens avec beaucoup de bon sens savent et demandent.
Xavier Bertrand, un mot de Miss France. On va sourire un peu quand même avec cette victoire d'Ève Gilles. Né à quelques kilomètres d'ici seulement, quatrième Miss Nord-Pas-de-Calais.
Et n'oubliez pas
des Miss Picardie.
Et les Miss Picardie.
Attendez, c'est la même région.
C
'est
quoi
le secret
? C
'est le charme. C'est le charme, c'est l'intelligence. Non, mais on est très très fiers. Vraiment très très fiers. On est une terre de Miss. Et puis il y avait aussi beaucoup d'élégance, à la fois dans son propos, dans son attitude. Non, on est très fiers.
Et
un président de la République, issu de la région Nord-Pas-de-Calais, c'est possible ça ?
Un président de la République, issu de la région Nord-Pas-de-Calais ? Je crois qu'il
y
en a eu un, là, qui est encore en poste pour quelques années.
À l'avenir.
Ah bah écoutez, ça crée un précédent, bien évidemment.
Ça crée un
précédent. Ça peut me donner
des idées. Mais je ne suis pas venu pour ça. À vous, Edouard Philippe.
Je ne
suis
pas venu pour ça.
Non, mais vous y pensez toujours,
vous,
ou pas ?
Attendez, monsieur Edouard Philippe, il est en Normandie.
Oui, mais c'est la région... Non, ça n'a pas encore
annexé la Normandie, je vous le signale.
Très sérieusement... Merci
pour ce petit cours
de
géo, vous avez raison.
Très sérieusement. Je voulais
vraiment vous
remercier.
Non, mais très
sérieusement. Vous y pensez
encore ou pas du tout ? Juste
d'un mot. Oui ou
non
? Amandine Bégaud, je ne
suis
pas venu pour ça ici, ce
matin.
Voilà, vous avez ma réponse.
Ça
trotte dans votre tête ou jamais
?
Je
peux vous dire une chose.
Bien
sûr. Je
voudrais vraiment vous remercier
d
'être venu ici, d'être revenu ici, et de continuer à mettre un coup de projecteur sur ce qui se passe, parce que dans quelques jours, il y aura, même si la période est très compliquée, l'esprit à la fête. Pour des familles, ce ne sera pas pareil. Elles ne sont pas quelques dizaines, elles sont aussi des milliers de familles. Et ce que vous faites aujourd'hui, c'est vraiment remarquable. Les gens sont heureux
qu
'on ne les oublie pas et qu
'ils
ne soient pas seuls. Merci à vous.
Merci beaucoup, Xavier Bertrand.
Et
en effet, et je le dis, au nom de toute la rédaction d'RTL, on a trop souvent tendance à passer à autre chose quand l'actualité évolue. C'est important de revenir notamment quand on le voit et on l'a entendu avec vous et avec Carole. Merci beaucoup. Les choses sont encore très, très loin d'être réglées. Merci beaucoup, Xavier Bertrand.
Vous
restez avec nous, Xavier Bertrand, puisque vous serez bien entendu dans l'œil de Philippe Cavré-Vière dans un tout
petit
instant. Il
n'est pas là ?
Il
n'est pas là ?
Yves Calvi, à mon...
...
Xavier Bertrand