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Podcast / conversationPublic Sénat (sur YouTube)· 6 octobre 2023 30 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleJusticeEurope & international

Sophia Chikirou : LFI dans la tourmente

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 15 %Attaque 55 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:01OuverteRéponse partielle

    Est-ce que ça va provoquer des tensions à la France insoumise ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui s'est joué à Matignon hier ?

  • 6:00RelanceRéponse directe

    Est-ce que c'est une bonne méthode ce conseil national de la refondation ?

  • 8:00RelanceRéponse directe

    Sur le calendrier et la question avec les maires, qu'en pensez-vous ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous pensez de la réaction de la France insoumise à l'affaire Chikirou ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous dites sur la question de l'argent ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 12:00Catherine TricotFait
    « Il y a un phénomène qui est un phénomène de bande presque qui est qui exprime cette réaction. »
  • 13:00Arnaud BenedettiFait
    « La réaction des très proches de Jean-Luc Mélenchon est une réaction de solidarité sans faille et il s'agit de dire circuler, il n'y a rien à voir. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[musique] [musique] La presse quotidienne régionale et les télévisions locales vous présentent le club des territoires. Et avec nous pour ce club, Arnaud Benedetti comme tous les vendredis. Bonjour Arnaud, merci d'être là, rédacteur en chef de la revue politique et parlementaire.

Et Catherine Tricot, bonjour Catherine, merci d'être là, directrice de la revue Regard. On va parler avec vous de la France insoumise dans la tourmente notamment à cause de l'affaire. Alors est-ce une affaire ?

On en parlera. Sopia Chikirou, il y avait un complément d'enquête qui [musique] lui était dédié hier soir sur France 2. Alors est-ce que ça va provoquer des tensions à la France insoumises ?

D'autant qu'il y a déjà des fractures [musique] à la NUP. Les socialistes ont voté hier soir pour une liste autonome aux européennes. On parle de tout ça dans quelques instants.

Et Quentin, on va également parler du Conseil national de la refondation sur les émeutes. Vous étiez à Matignon vous hier ? Exactement.

Voilà, [musique] une rencontre avec des élus. Au total, h membres du gouvernement plus la première ministre. Et effectivement, qu'est-ce qui en est sorti ?

C'est ce qu'on va voir ensemble. Et d'abord, on regarde l'actualité dans nos régions. [musique] L'actualité dans nos régions du côté de Limoge où on retrouve Anne-Sophie PDG.

Bonjour, merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes rédactrice en chef adjointe du populaire du centre et à lire dans vos pages et c'est votre une d'ailleurs, un dossier sur les difficultés dans les Épades. Oui, tout à fait.

C'est bonjour à vous toutes et à vous tous. C'est c'est assez problématique en hautevienne. J'écouté avec attention euh Agnès Busin à l'instant sur les prises de conscience en matière de santé et chez nous, c'est en matière de vieillissement euh euh qu'il faut prendre qu'il va falloir prendre conscience de de l'urgence d'agir pour les ÉPADES.

En fait, chez nous en Hautevienne, les épathes sont essentiellement des établissements publics et ils sont avec pour différentes causes, hein, l'inflation, les charges, les faibles compensations de de l'État, ils sont en grande difficulté financière pour la plupart hein. Donc voilà, c'est c'est un cri d'alarme qui est qui est lancé par deux ou trois établissements et cette conséquence de de l'alourdissement de toutes ces charges, c'est derrière une augmentation du coût pour le patient et les familles qui va devenir très problématique. Le coût du des lits a atteint ce ce cette année 2023 €.

Ça devient un coût un coup très très lourd pour les familles, sachant que il n'y a que un/4 de des familles qui qui relèvent de de l'aide sociale. Sophie, certains établissements parviennent à tirer leur épingle du jeu. Alors effectivement euh si tout le si d'établissements cri cri cri cri au secours en fait euh il était évidemment euh exclu de fermer ces établissements.

Ils vont s'endetter. Euh des fermetures se sont sont toujours menacées. C'était le cas effectivement à la courtine près près d'obusson.

C'est un tout petit établissement de d'une quarantaine de places qui fonctionnent très très bien. Les soignants, ils sont visiblement, ils travaillent dans de bonnes conditions. Les patients, ils sont ils sont très bien aussi.

Euh mais euh l'établissement est petit et il était menacé de fermeture. Euh les patients devaient aller sur des sur des établissements d'obusson qui étaient encore moins bien euh moins bien dotés. Euh donc euh l'établissement va va continuer de de fonctionner comme ça, mais euh je pense qu'il va falloir penser euh euh à long terme sur euh sur l'accueil de des patients parce qu'aujourd'hui rien n'est vraiment pensé.

Là, on est face à un coût euh qui augmente mais derrière euh il y a pas vraiment de solution de d'hébergement de il y a quelques nouveaux établissements comme près de Limoge au palais survienne. Mais voilà, les projets sont encore trop peu nombreux pour accueillir tout toutes les personnes âgées qui vont arriver malheureusement dans ces établissements. Merci Anne Sophie.

Merci beaucoup. C'est la une du populaire du centre et votre dossier, vous l'avez dit, les épades dans le rouge, c'est à lire aujourd'hui dans votre journal. Merci beaucoup. d'avoir été avec nous.

On va passer au débat de ce club. On va parler des émeutes, en tout cas du diagnostic du gouvernement posté émeut. Quentin, hier Ellisabeth Borne réunissait un un conseil national de la refondation sur les émeutes qui ont touché le pays avant l'été.

Comment ça s'est passé ? Qu'est-ce qui s'est joué à Matinon hier ? Effectivement, c'était un conseil national de la refondation pour poser un diagnostic et des pistes de réflexion 3 mois après la mort de Naël et les émeutes.

Les violences qui ont touché des villes et aussi des banlieux. Euh fin du mois de juin, début du mois de juillet, il y avait au total h ministres qui étaient réunis avec Elizabeth Born pour ce CNR, hein, comme on dit, comité national, conseil national de la fondation dont Gérald d'Armanin pour l'intérieur, Éric Dupont Moriti pour la justice. Face à eux, une vingtaine d'élus locaux de maires confrontés à ces violences.

On a vu par exemple hier Vincent Jean-Brun le maire de Lail et Rose mais aussi il y avait autour de la table des chercheurs, des universitaires ou encore des représentant du monde associatif. La réunion était organisée autour de quatre thèmes. Le profil des émettiers tout d'abord, ensuite la prévention de la délinquence également le soutien aux familles et le dernier thème la justice des mineurs et la responsabilité parentale.

Une nouvelle concertation donc et aucune prise de parole hier lors de cet événement. Donc une prise de parole publique devant la presse. Quel était le concret de cette réunion ?

Écoutez à la sortie un responsable associatif. C'était moins d'épices que un vrai dialogue entre les associations, les élus, beaucoup de maires et les ministres pour qu'ils entendent aussi les remontées du terrain et qu'il soient mieux sensibilisé à ce qui se passe très concrètement au niveau des familles, au niveau des villes, au niveau de l'éducation et ce qui s'est passé pendant ces émeut et certains élus, c'est à moi de leur côté, certains élus s'impatientent et se demandent si l'exécutif n'est pas en pleine improvisation. Exactement.

La réunion d'hier a été organisée à la Vavite en quelques jours en 48h même. Les élus de banlieu notamment craignent le manque d'ambition d'Emmanuel Macron pour les quartiers dit politiques de la ville. Mais l'exécutif l'assure, la séquence va bien déboucher sur des annonces fortes.

Écoutez un élu local encore une fois à la sortie de Matinon hier soir. Je crois qu'il y aura dans les propositions euh immancablement euh une territorialisation euh des politiques publiques. C'estàdire, on voit bien que les maires, les présidents d'Aglo, le bloc communal, les départements sont appelés pour faire en sorte soit sur les contrats locaux de sécurité, soit dans l'appui à la parentalité, soit dans les politiques publiques que nous portons, de plus en plus, on sent bien que le gouvernement a envie de s'appuyer sur les territoires et ça, je crois que c'est une bonne chose. les annonces hein, qui devraient intervenir à la fin du mois d'octobre, mais le champ des sujets est très vaste, on l'a vu, car au-delà de la question des collectivités locales que l'on vient d'entendre, il y a le les les sujets police justice, soutien au tissu associatif, mais aussi comment aider les parents parfois dépasser ou encore mieux former les familles aux dérives des réseaux sociaux.

Catherine, c'est une bonne méthode ce conseil national de la refondation de réunir tout le monde autour de la table pour faire le diagnostic de ces émot 3 mois après. Oui, je trouve ça pas mal d'avoir en effet des acteurs, des associatifs, des intellectuels, des chercheurs, des responsables de politique publique. Donc ça ça me paraît une bonne une bonne chose.

Je trouve que c'est un peu tard 3 mois après pour faire un diagnostic quand même, on aurait peut-être pu accélérer un tout petit peu. Et surtout ce qui me paraît quand même assez étonnant, c'est que les quatre thèmes que vous nous avez donné comme étant ceux qui ont structuré la discussion et le diagnostic renvoie tous à des questions individuelles, c'estàdire à des responsabilités individuelles. La délinquence, la famille, les réseaux sociaux et cetera.

C'est-à-dire des choses qui relèvent de l'action de chacun. Or ce qui s'est passé n'est pas une action individuelle. Les gens enfin je veux dire quand ça a pris une telle proportion, c'est qu'il y a un problème qui est un problème politique et global. enfin global, je ne dis pas qu'il est général, je dis pas que toute la France était en émeut, mais néanmoins, il s'est passé quelque chose qui signale une question qui n'est pas que de l'ordre de quelques individus qui auraient mal agi et je trouve que c'est quand même une entrée euh qui laisse pas pas par le bon bout, c'est ça ?

Oui. Puis surtout pas au niveau de la question, c'està-dire on peut pas simplement prendre la question par le profil des émettiers et la responsabilité des parents. C'est quand même pas de ça dont il s'agit.

Il s il il dit il se dit quelque chose de plus profond et de plus structurant euh dans les quartiers qui se sont et dans la jeunesse et des quartiers qui se sont révoltés cet été. Arnaud. Ben moi je si vous voulez c'est déjà le cadre le conseil national de la refondation d'une certaine manière c'est aussi pour l'exécutif le moyen de faire vivre une structure adoc qui a quand même du malgré tout à se développer et ou qui a suscité beaucoup de scepticisme.

Donc on se saisit de la question des émeutes pour l'intégrer dans une structure qui de fait en effet pose question sur le fond. Ensuite, moi ce qui me frappe dans l'ag enfin dans l'ordre du jour, c'est que c'est pas tant la responsabilité individuelle, même si en effet, je veux dire, elle est mise en avant par cette par cet ordre du jour, c'est que c'est un agenda qui est enfin exclusivement régalien. en l'occurrence c'est pas tellement la dimension sociale du sujet qui est traité que la dimension régalienne.

Donc quelque part, on voit bien qu'on a là-dessus un exécutif qui envoie un signal politique qui consiste à considérer que ce problème est d'abord un problème essentiellement régalien, un problème de sécurité, un problème de d'ordre public, un problème de justice et cetera et cetera. Donc c'est quand même quelque part un message politique qui est envoyé aussi à travers cette à travers cet ordre du jour. Le troisème sujet, c'est évidemment au-delà des intellectuels, des chercheurs, c'est la relation avec les territoires et la relation avec les maires.

C'est-à-dire que on sait très bien quand même que Emmanuel Macron est un président de la République qui a quelques sujets avec le local et qui va là, en l'occurrence, essayer de renouer un lien avec des maires pour essayer de trouver et construire, comme on dit, un certain nombre de solutions. Ensuite, le 4riè point, c'est que c'est vrai que ça arrive assez tard, c'est-à-dire que ces émeutes ont eu lieu fin juin début juillet, on est au début de l'automne. Il y a quelque part, si vous voulez, un défaut au moins à l'allumage qui est est quelque part assez surprenant au regarde de quand même des événements que nous avons connus au mois de juillet dernier.

Catherine, sur le calendrier et peut-être aussi sur la question avec les maires parce qu'effectivement ça fait partie des points. Oui. Alors ça c'est je suis d'accord avec vous que ça veut compenser un défaut de relation avec les maires qui n'ont pas très bien pris le fait que parallèlement a été annulée la réunion qui était de comité interministériel des villes qui étaient prévues la semaine prochaine et qui vient d'être annulé au dernier moment.

Donc il y a quand même une gestion des relations qui est un peu cavalière. On les convoque 48 heures avant pour venir ici. On leur annule la réunion qui était prévue depuis longue de plus longues dates et elle réunira 500 m à la fin du mois pour faire ses annonces.

Il y a pas eu d'annonces voà. Voilà, il y a pas eu d'annonce et cette partie de de discussion préalable n'a pas lieu. Ça c'est le premier point.

Et le deuxième point, c'est que en effet, je pense que la question de enfin ça rejoint ce que vous venez de dire, c'est que là on a parlé du régalien dans lequel les maires en fait ont pas tellement de place. C'est pas vraiment eux qui gèrent la question du rapport à la police, à la justice et cetera. Donc d'une certaine manière, on les fait venir pour parler d'autres choses que de leurs problèmes, de leur territoire, de la la manière d'intégrer ces quartiers dans la vie commune et la vie de tous.

Donc il y a il y a une espèce de yatus euh qui qui enfin on comprend pas très bien. Peut-être que ça à voir avec l'improvisation. C'estàd que non mais on réunit des gens puis on sait pas très bien sur quoi on va les réunir mais on les réunit quand même.

Oui. Le le Conseil national de la refondation effectivement ça avait été lancé l'année dernière c'était encore un éè une éème étape hein dans ce que voulait le président de la République après le grand débat pour voilà créer du consensus et cetera. Mais effectivement un an plus tard ça n'a pas pris.

Beaucoup l'ont boudé. On se souvient des parlementaires notamment au Sénat qui étaient très critiques. Vous voyez pas très bien quel était le cadre institutionnel de ce de ce qu'il appelaient même un machin.

Et là, on a l'impression qu'effectivement on essaie de faire vivre la marque Conseil national de la refondation. On estampillant une réunion à Matignon de de de ce CNR, de ce de ce titre effectivement comme si on voulait faire vivre un objet politique qui n'a toujours pas pris et qu'on essaie de de relancer de force. Ouais.

Oui, je pense que les élus auront eu en tête le fait qu'il y ait eu un conseil national de la refondation qui a fonctionné, c'est celui sur le logement et en fait il ça il a fonctionné, il a travaillé et toutes les propositions qui ont été faites n'ont pas été ont été écartées. Donc là, il y a quelque chose qui est et en effet comme ça à voir avec le problème des émeutés. Je pense que la question du logement a aussi à voir avec ce qui s'est passé.

C'est quand même très malheureux. Un mot quand même parce que on parlait évidemment de ce qui s'est passé hier, mais il va bien falloir des réponses politiques derrière une fois que les annonces auront lieu. Est-ce qu'un consensus politique peut se faire sur un tel sujet ?

Arnaud, il peut peut-être se faire du côté du local, c'est-à-dire des élus, des maires qui sont confrontés, quelle que soit leur étiquette au même problème et qui doivent y répondre rapidement. Donc je pense que de ce côté-là, il peut y avoir en effet la production d'un compromis. Après, c'est plus difficile concernant évidemment les rapports de force partisan et les rapports de force parlementaire aujourd'hui où on n' pas intérêt du côté des oppositions non plus, quelle que soit la gravité du problème, à faire la courte échelle à Emmanuel Macron sur beaucoup de sujets d'ailleurs, pas seulement sur celui-là.

Donc, mais est-ce que sur les thèmes choisis va pas y avoir aussi une réactivation du clivage droit droite gauche ? évident sur la question en effet aujourd'hui s'agit-il d'abord d'un problème de sécurité ou d'un problème culturel comme une partie de la droite le considère ou s'agit-il plutôt d'un problème social d'un problème d'aménagement comme le pense ou d'un problème d'égalité comme le pense une partie de la gauche ? On voit très bien que ce sujet est un sujet qui en soit est extrêmement clivant et finalement reproduit les fractures politiques de la société politique française.

Donc en effet, vous avez, j'allais dire presque structurellement là une difficulté à pouvoir produire du consensus, à pouvoir produire du compromis. Mais encore une fois, l'acteur local de ce point de vue-là est un acteur extrêmement important et c'est plutôt en effet habile de la part de l'exécutif là en l'occurrence de travailler avec les acteurs locaux. En en 2002, si vous vous souvenez, la réponse de Jacques Chirac à la montée du Front National et à la qualification de Jean-Marie Le Pen, ça a été de créer l'enruis Borlot, Jacques Chirac qui était national de rénovation urbaine. absolument qui était quand même un président de droite sans aucun doute et il réussit quand même autour de l'Agence nationale de rénovation urbaine avec des difficultés au démarrage mais en fait a créé un certain consensus et on a vu la réaction qui a été celle de Jacques Chirac en 2005 après les les émeutes urbaines de 2005 qu'il a su trouver des mots pour parler à la jeunesse qui s'était révolté et pour leur dire vous faites partie de la société française vous fais nos enfants de les enfants de la République c'était ces mots et ce qui est étrange c'est qu'Emmanuel Macron qui a été élu pour être de gauche et de droite n'a absolument pas trouvé su parler.

Il n'a pas parlé et ensuite il n'a pas trouvé les mots pour parler au aux gens et là enfin aux gens aux jeunes pardon et là il en fait il fait une entrée qui est strictement régalienne qui est vraiment pas du tout sur les deux pieds c'est-à-dire pas du tout sur le côté urbain sur le côté égalité mais simplement sur le côté on va vous va va vous remettre dans le bon rail quandbien même vous auriez des choses à nous reprocher. Oui, vous avez raison de faire cette comparaison, sauf que la différence entre 2002 2005, c'est que il fini le baricentre, j'allais dire de de la vie politique française et même de l'opinion publique française s'est quand même considérablement déplacé vers la droite. Ce qui explique aussi d'une certaine façon aujourd'hui, j'allais dire, lexique et la sémantique d'Emmanuel Macron.

Donc je crois que ça c'est un facteur qui me paraît essentiel. Et ensuite quand même forcé de constater que bien en rue tout ça cétait c'est formidable. Mais la réalité c'est que un problèmes demeurent, les problèmes sur le terrain et les émeutes ont son euh l'expression.

Et de ça n'a pas permis euh de faire reculer d'yota bien au contraire le rassemblement le Front National devenu Rassemblement national. Donc quelque part, il faut aussi quand même tirer les enseignements euh d'une situation qui d'une certaine façon traduit une forme d'échec. En un mot, ce que je pense c'est que en effet, il s'agit pas simplement de prolonger l'enue et de l'amplifier.

Il y a des questions nouvelles qui sont apparues comme celles des inégalités territoriales, des services publics de l'école. Et deuxième point sur ce que vous dites qui est tout à fait exact, le baris centre politique s'est déplacé, c'est quand même un tout petit peu de la responsabilité de l'exécutif de de l'avoir accompagné voire poussé dans cette direction. Il aurait pu jouer quand même un tout petit peu plus Chira qui est à droite et il réussit à équilibrer les choses.

Manuel Macron se fait éirer de droite et de gauche et ça se termine complètement à droite. On va parler de la gauche et de la fraise. Très [rires] bien.

Avant de terminer, hier soir, Franzo diffusé un numéro de complément d'enquête sur les agissements de Sopia Chikirou, une proche de Jean-Luc Mélenchon. Sous la menace d'une éventuelle mise en examen pour escrequerie aggravé, son comportement est également pointé du doigt. On va écouter ce qu'on disait hier Manuel Bonpard.

Il était notre invité, le coordinateur de la France insoumise. Depuis 5 ans, il y a rien de nouveau. Aucune nouvelle information.

Le journal Le Monde dit il y aurait sans doute peut-être une mise en examen. Je sais pas comment ils le savent parce que en tout cas euh aucun d'entre nous qui euh avons été mis en cause dans cette affaire euh euh n'a été informé de ça. Il n'y a eu aucune surfacturation dans cette campagne.

La campagne de on parle de la campagne de JLIC Mélenchon de 2017 hein pour que les les gens qui nous écoutent comprennent. Cette campagne est celle qui a coûté la moins chère de ceux de l'ensemble des candidats. Je ne conteste pas son rôle et ses pratiques.

Ça a été une une jamais entendu ça que vous êtes coordinateur du parti. é un maillon très important de des campagnes présidentielles parce que j'ai bien compris avec beaucoup de sexisme d'ailleurs qu'on essaie de dénoncer comme on l'a fait à Mathil Panu comme on l'a fait à à Rachel Kékéon. Voilà et ramène ça sur la question du sexisme manuel Bompard.

Qu'est-ce que vous pensez de la réaction de la France insoumise à cette affaire ? Je la crois significative du problème en fait. C'està-dire qu'il y a plein de questions dans l'affaire Chikirou.

Il y a des questions financières, il y a des questions de comportement de de la de Sopia Chikirou, mais il y a aussi la question de sa place dans le dispositif. Pourquoi est-ce qu'elle a cette place aussi centrale ? Et je crois que ce qui englobe le tout et qui est le plus problématique, c'est le caractère, je veux dire le fait que ça fasse corps et que on ne parle pas.

Et et en fait alors on peut dire d'une certaine manière c'est quelque chose qui est fréquent dans les groupes humains de vouloir faire corps et mais là c'est érigé en en en théorie politique. C'est-à-dire que là il faut faire corps. Il y a la loyauté euh face aux camarades et face aux groupes parce que au bout du compte c'est la révolution citoyenne qui est en jeu.

C'estàd qu'il y a toujours un enjeu supérieur et donc on exige de tous l'alignement, le silence ou la solidarité avec des pratiques. Les plus audacieux disent si les faits sont avérés mais ils en connaissent une partie de ces faits. Je veux dire, ils n'ont pas tous à être avérés.

Les listes de diffusion dans lesquelles Sopia Chikirou intervient avec la violence avec lequelle elle intervient, le le le comportement qu'elle a au quotidien, le fait qu'elle soit montée en première ligne comme ça pour défendre CA1, c'était aux yeux et au su. Donc ce n'est pas simplement des questions financières qui ça en effet peuvent relever d'une enquête et à laquelle tout le monde n'a pas accès. Mais par contre la place, le comportement de Sopia Chikirou et le fait que ce soit toléré et plus que toléré, couvert, accepté par la direction de la France insoumise, je pense que là c'est un problème politique.

C'est un problème de culture politique qui est délétaire. Arnaud, c'est un problème de culture politique indéiablement. C'est-à-dire que on voit bien que la réaction des très proches de Jean-Luc Mélenchon est une réaction de solidarité sans faille et il s'agit de dire circuler, il n'y a rien à voir.

Il y a un phénomène qui est un phénomène de bande presque qui est qui exprime cette réaction. Ensuite ce qu'il faut noter, c'est que on a d'autres voies qui aujourd'hui au sein de la France insou très proch de Jean-Luc Mélenchon mais il y a les autres commence je veux dire à quand même exprimer un certain nombre de réserves et un certain nombre de critiques et ça c'est quelque chose qui est pas tout à fait nouveau parce que des conflits au sein de la France insoumise il y en a eu et parfois sur des lignes politiques hein après 2017 il y a un certain nombre de militants de la France insoumise qui ont quitté la France insoumise considérant que finalement l'option prise par Jean-Luc Mélenchant était une option qui euh conduisaient à une impasse politique et qui n'étaient pas conforme finalement à leur propre à leur propres valeur. Mais là, si vous voulez, la la le problème c'est que c'est toujours le même c'est la même difficulté, c'est le décalage entre les déclarations d'intention, l'affirmation des valeurs et les comportements personnels.

Et c'est vrai que c'est ravageur sur le plan de la perception de l'opinion publique. ne fait que creuser si vous voulez ce faossé qui est déjà très grand entre une grande partie de l'opinion publique et sa classe politique surtout dans un parti qui considère que finalement il fait de j'allais dire presque la préoccupation morale j'allais dire le l'impératif catégorique de son de son de son de son combat et en plus on parle alors moi j'aime pas du tout parler des des affaires qui sont en cours parce que d'abord c'est toujours très compliqué il s'agit pas de faire le procès de qui que ce soit mais en plus on parle de financement et donc quand on parle de financement, c'est quand même un vrai sujet en terme de de relation à la morale, de relation à l'éthique. Oui, tout à fait.

Mais ce que je veux dire c'est que là aujourd'hui ce qui est rabageur c'est l'écart entre la préconisation d'une révolution citoyenne du 6e République et un mode de gestion de la France insoumise qui de façon très claire et théorisée notamment par Jean-Luc Mélenchon n'est pas un mouvement démocratique et avec des pratiques qui font des pratiques coercitives et qui interdit le débat et c'est ça qui est pas enfin je veux dire qui est vraiment très très choquant pour pour les militants. Qu'est-ce que vous dites sur la question de l'argent ? parce qu'il y en a qui ont donc travaillé bénévolement où ont été payés au SMIC pendant que apparemment ça c'est si j'en crois ce que dit le monde mais c'est à c'est à prouver en tout cas qu'ils ont été payés au SMIC ou qui n'ont pas été payés ça c'est certain mais le bénévolat en politique c'est une question normale enfin je veux dire je trouve pas ça scandaleux mais côté mais mais c'est mais il y a pour ça je vous dis il y a deux questions.

Il y a la question financière, mais il y a aussi la question de comment vit la France insoumise et est-ce que ce parti peut continuer de ne pas avoir de débat quand éventuellement la gauche et la NUPES est dans la difficulté dans laquelle elle se trouve ? On ne peut pas continuer comme ça rapidement. Le débat se sort à la France insoumise par l'exclusion ou le départ et ça c'est quand même un problème en terme de culture politique et de relation à la démocratie.

C'est vendredi. Tous les vendredis on vous emmène à la découverte de notre patrimoine. On va aller en scène Saint-Denis.

Si le graffitier est un art de la rue souvent illégal, la Courneuve. À la Courneuve, une ancienne usine investie par des graffeurs est désormais ouverte au public avec l'accord de la mairie Samia De Chir nous fait découvrir la BCERie. On est sur l'ancienne entrée de Bapcock, ce qu'il en reste puisque les premiers bâtiments ont été détruits.

La première fois qu' artiste graffeur vient repérer cette usine désaffectée. Les lieux sont totalement fermés au public. Racheté par des promoteurs, une partie des bâtiments doit être détruite.

On est début 2020 et puis là, on entendu parler d'une petite fenêtre cassée, d'un petit accès qui pourrait donner lieu à une friche immense. C'est le début de la babcoquerie. Une poignée d'artiste s'introduit d'abord par les toits.

Parmi eux, Panzer, l'auteur de cette fresque qui ne montrera pas son visage. Le graffiti, il a une grande part de de d'illégal de côté interdit et c'est d'ailleurs comme ça qu'on est rentré dans Babcock. On avait aucune autorisation.

Il découvre alors un lieu hors du commun, une ancienne usine de 4 hectares en partie classée au patrimoine industriel remarquable. Des alvûé du 19e siècle en béton armé avec plus de 15 m de hauteur sous plafond. Nous, on voyait cet espace comme une nouvelle mine d'or, un peu comme un nouvel espace vierge où on pourrait y faire quelque chose et on s'est dit bah pourquoi pas y essayer de mettre de la diversité et c'est pour ça qu'on a ouvert un plus grand nombre d'artistes encore.

Au moins 150 artistes viendront investir les murs pendant 3 ans. Un foisonnement artistique qui va sortir les lieux de la clandestinité. Plus besoin de rentrer par les toits, le maire de la Courneuve accepte de leur confier les clés.

Il faut dire que son histoire est liée à celle de l'usine Babcoque. C'est comme ça qu'il est arrivé dans la région en 1982, recruté comme dessinateur industriel. Moi ce qui m'a décidé c'est que c'est un lieu de vie historiquement.

C'est un lieu de vie. Il y avait des grafes historiquement avec des conseils de sécurité qui étaient peints sur les murs et et donc on est à une autre période, il y a plus d'industrie à l'intérieur, il y a quelque chose qui se prépare pour aller vers un lieu socio socioculturel et et donc ben dans cette mutation que cette appropriation puisse exister, c'est la vie qui vient. Le lien entre les artistes et la mairie, c'est Thomasine Zoler qui l'a permis.

La ville a confié à cette historienne de l'art spécialiste du graffiti l'organisation de visites guidées de la babcoquerie. Une forme d'officialisation assez rare pour un lieu ouvert il légalement. C'est pour moi très important d'ouvrir celui-là au public ou du moins de les montrer parce que pour moi, ça représente vraiment ce qu'est le graffiti pur et dur, c'est-à-dire ce qu'on on va retrouver ici des artistes qui ne sont pas dans les institutions qui vont être boudés par le marché de l'art parce que souvent par exemple le marché de l'art va essayer de vendre forcément des artistes qui sont déjà à côté.

Un terrain de jeu exceptionnel mais éphémère. Un/ers des œuvres a déjà disparu dans les travaux. Cette triple Hall, la plus vaste accueillera une scène culturelle.

Harmonie aimerait qu'une partie des fraesques soit conservée, mais la question n'est pas encore tranchée. Un graphe qui traverse le temps, c'est rare, c'est beau, souvent c'est caché. On est témoin en fait de d'un style qui est celui de de 2020, de techniques qui sont celles de 2020 de préoccupation.

Donc pour moi, c'est en ça que ce serait ce serait intéressant de de garder ce lieu et ce serait un bel hommage rendu à à la culture graffiti qui sétait invité ici Serti également mais gratuitement aussi. La babcoquerie restera ouverte au public chaque samedi jusque fin octobre. Si les œuvres disparaissent ensuite des murs, il en restera tout de même une trace photographique dans un livre en préparation.

Que sauf il dit la très proche. Et voilà pour ce reportage de Sania de cher. La semaine prochaine, on vous emmènera au château de ce dent élu monument préféré des Français.

On verra tout ça. D'abord, on regarde ce qu'elle est la de nos quotidiens régionaux. [musique] Et Quentin, on commence avec Paris Normandie dans son édition de R.

Le journal raconte les suites de l'important incendie qui a touché deux immeubles. C'était samedi dernier. Voilà, une école est en cours de décontamination.

Les deux immeubles qui ont brûlé samedi étaient situé effectivement à 30 m de cette école que l'on voit à la une du journal. Et ces bâtiments qui ont brûlé contenaient de la miante. L'école est donc fermée au moins jusqu'à lundi pour des opérations de nettoyage et des analyses.

Mais pour l'heure. Les prélèvements sont rassurants. 104 ont été réalisés depuis l'incendie.

Ils sont tous négatifs. Il faut dire aussi que la population reste très marquée sur place par l'incendie de l'usine lubrisol. C'était en septembre 2019 en sans rappel.

Des hommes en combinaison de décontamination. Une d'autres journaux ? Oui.

C'est une petite bête qui continue à faire parler compris dans la presse régionale les punaises de lit qui sont effectivement la une de l'actualité. Le midi libre et le républicain Laurin qui publie ce matin des cahiers spéciaux. Le gouvernement organise d'ailleurs à cette occasion une réunion aujourd'hui à ce sujet à Matignon.

Récit dans ces deux journaux de l'angoisse vécu par les personnes touchées. On parle sport, pas foot. Cette fois, on parle rugby puisque ce soir on joue contre l'Italie.

C'est la coupe du monde, qualification en quart de finale en vue. Voilà, ça n'a pas échappé à la presse quotidienne régionale. De très nombreux titres reviennent effectivement ce matin sur le match de ce soir.

Alors sans dupont qui se remet de sa blessure au visage. Un match capital pour le 15. La victoire nous qualifie, une défaite nous élimine.

Pas le droit à l'erreur, peut-on lire ainsi à la une du progrès. On termine avec les miss Quentin. Oui, on sait que vous adorez les miss effectivement en ce moment sont élus les missions, ces régions. [rires] Oui, exactement.

Mais effectivement en ce moment sont élus les miss au niveau l'échelon régional avant la compétition nationale. Et donc, on voit les portraits de quelquesunes de ces candidates comme par exemple Justine et Poma, la une de l'Union, elle est en 4e année de médecine à la faculté de Reince. Ce qui fait dire aux deux journaux que ce sont des miss à la tête bien faite et bien pleines qui veulent casser les codes.

Merci Quentin, vous aussi vous êtes vrai. Merci [rires] d'avoir été avec nous. On regarde vos unes la revue politique et parlementaire le savant le politique et le peuple.

L'enjeu du siècle et Catherine la une de regard climat la science [musique] peut-elle sauver l'humanité ? Question à la une de regarde. Merci beaucoup.

Merci à tous les franis. Merci à tous de nous avoir suivi. On vous souhaite un très bon weekend et on se retrouve lundi. [musique]