2027 : l’heure des choix !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Mathilde Panotour député la France insoumise du Val de Marne, présidente du groupe LFI à l'Assemblée nationale. Vous faites donc votre rentrée politique sur France inter ce matin à la veille de vos universités d'été, les amphies dans la drôe. Je rappelle aux auditrices et aux auditeurs qui qu'ils peuvent vous poser leurs questions au 01 45 24 7000 et sur l'appli Radio France.
Rentrée politique en vue. Donc la dernière avant la présidentielle, on en reparlera évidemment. Arrêtons-nous d'abord euh sur ce qui fait l'actualité ces dernières heures.
Ces cyberattaques très inquiétantes contre l'administration, ces fuites de données massive au sein du fisque, de l'éducation nationale notamment. L'État apparaît euh très vulnérable mais on entend assez rarement les politiques là-dessus. C'est pas vraiment une priorité des programmes.
Est-ce que ça doit le devenir ? Oui, d'ailleurs nous c'est une priorité depuis longtemps puisque euh en avril 2024, Adrien Clou qui est vice-président du groupe parlementaire de la France insoumise avait déjà demandé une commission d'enquête sur des fuites de données. Là, elle est évidemment spectaculaire les trois fuites de données qu'on voit euh euh au niveau de la direction générale des finances, mais on sait que dans de nombreuses administrations, il y en a eu à France travail, dans l'éducation nationale à la CAF et dans beaucoup d'autres.
Et donc dès 2024, nous demandions une commission d'enquête sur la question. Là, il faut une commission d'enquête sur ce qui se passe spécifiquement sur le FIS parce que là, on passe un cap. Même si Oui, oui.
Même si nous savons ce qu'il faut faire et nous savons qu'il faut donner des moyens à la fois à l'Agence nationale de sécurité des systèmes informatiques et à la KNIL qui en demande budget après budget. Et budget après budget, parfois on augmente de 5 6 7 8 équivalent temp plein donc emploi dans ces agences là. Mais c'est bien dans de ça du nombre d'attaques qu'il y a puisque la France est un des pays qui est le plus ciblé au monde.
Ce qui est très inquiétant dans les fuites de données qu'il y a eu là, c'est que si les cybercriminels n'avaient pas revendiqué leur attaque le 12 août, alors nous n'aurions pas su qu'il y avait 700000 données personnelles qui auraient été volées. Or ces fuites de données, ces vols de données a été fait en juin et en juillet. Donc, il y a deux options.
Soit Bercy ne s'est pas rendu compte et la direction générale des euh des finances publiques ne s'est pas rendu compte qu'il y avait un vol de données et c'est extrêmement grave. Soit il le savaient et de manière légale, ils étaient dans l'obligation d'avertir les gens et de le dire publiquement. Donc vous soupçonnez potentiellement une dissimulation de la part du fis pendant plusieurs semaines.
Écoutez, vous comprenez que quand le vol de données a lieu en juin ou en juillet, pourquoi est-ce qu'on l'apprend seulement le 12 août quand c'est revendiqué par les cybercriminels ? Sinon, peut-être ne l'aurions-nous pas su. Avent des techniques.
C'est très très grave. Oui, mais y compris les syndicalistes disent qu'ils ont les syndicalistes à Bercis disent qu'ils ont alerté en juin, en juillet et à d'autres moments sur le fait qu'il voyent beaucoup d'intrusion dans les systèmes de données et donc ont alerté la direction qui n'a pas tenu compte de leurs alertes. Donc on se retrouve dans une situation qui est extrêmement grave parce que soit il y a eu non, ils se sont pas rendus compte qu'il y avait un vol de données et c'est grave, tout le monde comprend pourquoi c'est grave.
Soit ils l'ont dissimulé. Or derrière c'est possiblement des usurpations d'identité, des arnaques qui seraient faites et cetera, des ciblages de gens. Donc nous sommes dans une situation qui est très grave et je me réjouis d'autant plus que nous ayons réussi notre recours au Conseil constitutionnel sur la loi réseaux sociaux qui visait à obliger toutes les personnes à mettre leurs pièces d'identité lorsqu'ils allaient sur des réseaux sociaux parce que nous ne savions pas dans cette loi si l'application pour mettre sa pièce d'identité en plus de poser des grands problèmes de liberté fondamentale allaiit être public ou privé. française ou d'un autre pays.
Donc vous comprenez que il va falloir arrêter avec Est-ce que vous en parlez ? Je pensais vous en parler plus tard mais le Conseil constitutionnel qui a donc retoqué l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans. Vous vous en êtes félicité.
Donc vous vous félicitez du statut quo, du fait qu'on laisse des gamins de se perdre sur des plateformes face aux multiples dangers que l'on connaît sur ces réseaux sociaux. On bouge pas. Vous savez, l'Australie, par exemple, a mis en place un tel système d'interdiction des réseaux sociaux pour euh les plus jeunes.
Or, que se passe-t-il en Australie ? 2 tiers des jeunes arrivent à contourner le système. Donc lorsque l'on prend pour prétexte la question de la santé mentale des jeunes, moi j'interpelle officiellement comme l'ont fait plusieurs membres de mon groupe qui ont combattu cette loi.
Puisque vous parlez de la santé mentale des jeunes, faites en sorte qu'il y ait un vrai plan de santé mentale avec des financements. Notamment, vous savez peut-être que aujourd'hui, lorsqu'un jeune est en détresse, il doit attendre entre 4 et 12 mois pour voir un pédopsychiatre. Il y a aujourd'hui un médecin scolaire pour 13000 élèves.
Donc si on veut mettre des moyens sur la santé mentale des gens, il des jeunes, il faut mettre des moyens financiers et humains. Et je le dis d'autant plus que les jeunes vont vivre toute leur vie avec les réseaux sociaux. Donc il faut de la prévention, de l'éducation et évidemment forcer les plateformes à changer des algorithmes.
Un dernier mot sur ces sujets cyber. Vous concernant chez LFI, vous êtes sûr que vos fichiers adhérents militants sont en sécurité. Ça vous pouvez le garantir à à vos adhérents parce que personne n'est à l'abri là clairement.
Alors si vous avez vous avez effectivement dans tous les systèmes, vous pouvez avoir des failles mais nous à la France insoumise nous avons quelque chose de particulier, c'est que nous avons construit toute notre plateforme nous-même, ce qui nous permet d'être beaucoup plus protecteur sur les données. Donc oui, nous faisons extrêmement attention. Arrêtons-nous aussi sur l'été que l'on vient de vivre.
L'été, on a vu et compris à quel point le changement climatique allait affecter nos vies. Vous avez sévèrement critiqué chez LFI la gestion notamment des incendies par le gouvernement. Face à de tels phénomènes, face à ces mégafeux dont on avait jamais vu une telle ampleur, était-il vraiment possible, Mathilde Panot de faire mieux ?
Oui, bien sûr. Alors, d'abord euh plusieurs choses. On voit dans l'été catastrophique qu'on vient de vivre euh un 10 ans de Macron qui nous ont rendu complètement incapable de répondre aux effets du dérèglement climatique dont tout le monde savait qu'ils allaient arriver.
Tout le monde savait que les vagues de chair allaient se multiplier. Tout le monde savait que les incendies allaient se multiplier. Vous me permettrez sur les canicules de penser peut-être pas aussi rapidement et peut-être pas euh dans cette ampleur aussi rapidement avec des effets dont nous savons que effectivement ils peuvent avoir euh euh des effets qui euh s'accélèrent entre eux et donc sont extrêmement graves avec des effets irréversibles.
Vous me permettrez de commencer par avoir des pensées évidemment pour les 5700 familles qui sont enillées par des les morts supplémentaires de la canicule. Je je vous fais juste signaler quelque chose qui est à mon avis important. Nous ne connaissons toujours pas le bilan du nombre de morts de la canicule.
Le nombre de morts qui a été donné a été donné jusqu'au 2 juillet. Nous ne savons toujours pas la mortalité supplémentaire qu'il y a eu avec des écoles et des hôpitaux qui étaient des fournaises avec un logement sur deux qui est une bouilloire thermique. Donc ça c'est sur la question de la canicule.
Sur la question des incendies. Vous avez quand même des pompiers qui ont été au feu avec des cagoules qui coûtent 12 € qui permettent de laisser passer les particules notamment cancérogène. On leur a en a donné d'autres des cagoules qui coûtent elles 60 € mais qui ne permettent pas de faire un effort physique.
Donc vous comprenez que ça ne sert absolument à rien pour des pompiers face à ces mégafeux. Et évidemment on se pose la question des moyens pour aider les pompiers notamment les can de Macronie. Pendant les 10 ans de Macronie la partie état du budget de la sécurité civile est passée de 450 millions à 800. il a presque doublé.
Alors, c'est probablement insuffisant, mais est-ce qu'on peut dire que rien n'a été fait ? B le problème, c'est que il manque 50000 pompiers. Le problème c'est que comme il n'y a plus par exemple de médecine de ville ou en tout cas plus assez du coup ce sont souvent les pompiers qui sont appelés et rappelez-vous qu'en 2019 déjà les pompiers manifest pour des moyens quelle a été la réponse de l'État de leur envoyer du gaz lacrymogène et des canons à eau.
Donc maintenant toutes les alertes ont été fait vous savez ce qui est bien dans notre pays à l'aube d'une élection présidentielle c'est que à chaque fois les soignants pendant le Covid les pompiers là pendant les incendies à chaque fois ils ont fait des alertes ils ont dit ce qu'il faudrait faire. Donc nous nous appuyons sur l'expertise des associations, des syndicats pour savoir ce qu'il faut faire. Et je veux juste dire un point qu'on entend peu dans le débat mais qui à mon avis est important.
Ça fait 10 ans que euh Emmanuel Macron et ses gouvernements continuent une politique d'industrialisation de la forêt. Personne ne se pose la question de savoir pourquoi ces mégafeux ont une superficie aussi forte. Pourquoi ?
Parce qu'on a fait des monocultures du monoculture. Ça pas de de Emmuel Macron. La monoculture de pain maritime nouvelle act.
C'est accéléré et nous sommes dans un moment de croiser des chemins dans la forêt où vous avez un système de monoculture donc avec plantation monoculture cou c'est ça le triptique et évidemment cela propage les feux beaucoup plus rapidement et l'ONF a alerté à de nombreuses reprises sur cette question vous savez qu'en 30 ans, l'Office national des forêts a perdu 40 % de ses effectifs. Donc nous nous voulons des forêts diversifiées en âge en essence avec des forestiers et des forestiers. Mathine Panotu.
La lutte anti-incendie, elle est essentiellement à la charge des départements à travers les 10. Quel financement vous proposez vous pour les aider ces départements ? Il y avait eu des tentatives au Parlement via des taxes sur les assurances, sur la taxe de séjour.
C'est ce que proposait la gauche l'an dernier. Est-ce que c'est la solution de taxer donc que les Français finalement Infinés financent ce qu'il faut en plus pour la lutte anti-incendie ? Mais moi, je vais vous dire de l'argent, il y en a beaucoup dans ce pays.
Nous sommes la 7e puissance économique au monde. Donc il est possible d'aller chercher de l'argent. Et vous savez ce qui est très frappant avec les incendies, on va peut-être parler du budget et des pistes budgétaires du gouvernement.
Ce qui est très frappant, c'est que vous êtes en train de voir le prix des coupes budgétaires sur tous les services publics de ce pays, dont les pompiers. Parce que quand vous faites des coupes budgétaires à Touva, que vous enlevez au département et aux collectivités les moyens de financer les services publics un peu partout et à l'État aussi. Vous savez que Emmanuel Macron, c'est 100000 fonctionnaires en moins en 10 ans.
Est-ce que l'État fonctionne mieux ? il fonctionne moins bien, on a recours au privés, cela coûte plus cher et donc on se retrouve avec Gabriel Atal qui veut faire 53 millions d'économie en annulant deux commandes de Canada et à la fin coûter des centaines de millions au moins à l'état entre le chômage partiel, des petites et moyennes entreprises qui sont touchées durablement, des gens qui ont absolument tout perdu la reconstruction des écosystèmes qui va dire que vous voterez la loi de modernisation de la sécurité civile que le ministre de l'intérieur compte proposer cet automne. Et bien, nous attendons de voir ce qu'il en est parce que je vous indique que les syndicats de pompiers ont été voir le ministre et en sont ressortis extrêmement peu satisfaits avec une date de mobilisation à laquelle j'invite tout le monde à aller au côté pompier fin.
Euh la sécheresse, les agriculteurs accablés par la sécheresse, certains ont ont tout perdu et nous disent "lut absolument qu'on puisse stocker l'eau, sinon on s'en sortira pas." La loi d'urgence agricole, elle prévoit justement qui vient d'être adoptée et confirmée par le Conseil constitutionnel. Elle prévoit justement de doubler le stockage d'eau pour l'agriculture.
Vous vous y êtes toujours opposé. C'est quoi la solution pour ces agriculteurs qui aujourd'hui ont perdu pour certains la totalité de leur culture avec des conséquences qui vont être très graves et à long terme. Par exemple, lorsque l'on parle à la fois des agriculteurs et des agricultrices avec la sécheresse sur la question de la baisse de production qu'ils vont pouvoir faire sur la question des légumes et cetera, ça veut dire aussi derrière des prix alimentaires qui risquent encore d'augmenter pour les français et les français.
Oui, je vais vous dire il y a eu trois la agricoles en 2 ans et demi. Le résultat est pire que tout. Le résultat c'est que tout pire à chaque fois.
Et dans cette loi agricole, il y a notamment le fait de restreindre encore les zones humides alors qu'on a besoin de zone humide. Vous savez quel est le meilleur stockage de l'eau ? C'est les sols.
Et quand vous voyez qu'à Sainte Soline par exemple, toute l'eau du des stockages d'eau qui sont fait se sont c'est évaporé, et bien vous comprenez que les stockages d'eau comme ça, les mégabassines qui sont faites sont une aberration. Donc il faut changer de modèle agricole avec Jean-Luc Mélenchon. Nous proposons de réorganiser les régions pour en faire des écorégions autour. des moments où il pleut pour récupérer cette eau de pluie, la stocker et s'en servir en plein é quand il pleut justement, il faut permettre de faire en sorte de ne pas artificialiser les sols, que l'eau puisse rentrer dans les sols, qu'elle puisse remplir les nappes fréatiques.
C'est comme ça qu'on fait une bonne gestion de l'eau et donc les écorégions autour justement des des bassins permettent de d'avoir une structure administrative qui permet de répondre à ces enjeux et de penser une autre agriculture pour une autre alimentation et pour une meilleure santé. Puisqu'on parle de l'agriculture, vous annoncez ce matin dans une tribune que vous comptez chez LFI faire tomber la réautorisation dérogatoire de certains pesticides qui étaient une mesure de cette loi d'urgence agricole ? Comment vous allez vous y prendre ?
Alors, il se trouve que le 29 octobre, c'est la niche parlementaire de la France insoumise, le seul jour où nous pouvons décider de l'ordre du jour. Et donc nous vous annonçons ce matin que nous utiliserons notre niche parlementaire pour abroger cette loi poison qui a été faite, c'est-à-dire le fait de réintroduire deux néonicotinoïdes qui attaquent le cerveau des enfants. Je rappelle que l'année dernière, il y avait 2,2 millions de personnes qui avaient signé une pétition contre la réintroduction des néonicotinoïdes.
Je rappelle que l'ordre des médecins et plusieurs sociétés savantes ont dit qu'il ne fallait pas reproduire le scandale notamment du chlore desconces et de la miante. Le Conseil constitutionnel a validé cet article au nom de l'intérêt général. Non.
Alors, il l'a validé en disant que il y avait peut-être des risques pour la santé, ce qui est déjà un problème, et en disant parce qu'il il pesait des dangers graves sur l'agriculture. Or, le danger grave sur l'agriculture, ce ne sont pas les pesticides. Les dangers graves pour l'agriculture, ce sont les accords de libre échange que les Macronistes ne cessent de signer.
Et c'est le fait qu'on ne protège pas les agriculteurs d'une concurrence des loyales. Je vous donne un exemple. Dans la loi d'urgence agricole, nous avions fait voter un amendement qui permettait d'interdire toute importation de produits en France traité avec des pesticides interdit dans notre pays, ce qui semble être de bon sens.
Et bien, le gouvernement l'a enlevé et sur la question de des néonicotinoïdes, des pesticides, l'Assemblée nationale a été empêchée de voter. Donc c'est un scandale sanitaire, c'est un scandale démocratique. Et le 29 octobre à l'Assemblée nationale, nous le ferons voter.
Vous y croyez ? Ça a des chances de passer de majorité. Figurez-vous que lorsque le gouvernement a empêché le vote, il se trouve que des gens par exemple comme l'ancienne première ministre Ellisabeth Borne avait proposé de supprimer cette disposition qui était dans la loi et dont le gouvernement avait promis qu'il ne serait pas dans la loi.
Donc ça fera aussi partie évidemment de l'élection présidentielle de défaire la coalition du cancer, le madame Le Pen, monsieur Atal, monsieur Édouard Philippe qui ont tous participé à faire réutoriser ces pesticides. Donc vos sep niches parlementaires en octobre, le l'automne sera aussi budgétaire avec cette nouvelle bataille budgétaire. Alors à ce stade, on voit pas bien comment un budget pourrait être adopté au 31 décembre.
On pourrait donc repartir sur une loi spéciale, ce qui n'est pas idéal avant une présidentielle. C'est pas idéal d'abord pour ceux qui vont gagner en 2027. Vous qui comptez prendre le pouvoir.
Est-ce que c'est dans votre intérêt de démarrer votre mandat avec une loi spéciale sans budget que vous pourrez rectifier ? Bah, on va dire que euh ce qui est notre intérêt, c'est euh de faire savoir à tout le monde que lorsque nous arriverons au pouvoir, nous ferons immédiatement un projet de loi de finance rectificatif pour changer radicalement euh les choix politiques qu'a fait ce gouvernement. Parce que pendant qu'il y a un budget à rectifier.
Oui, mais vous savez, une loi spéciale peut durer un peu et nous permettre de tout modifier derrière. Nous avons un gouvernement qui est en train de parler de prendre au retraités, qui est en train de parler de prendre aux malades avec les franchises médicales, qui est en train de parler de prendre aux étudiants avec l'éventualité de supprimer des APL. Pendant ce temps-là, pour savoir à quel niveau un retraité serait riche ou autre, on ne parle pas de taxer les riches en général, de l'impôt de solidarité sur la fortune, de la taxe dumane, de d'un impôt sur le revenu qui est plus équilibré.
Et pendant ce temps-là, on ne parle pas des 500 plus riches de ce pays qui ont vu leur fortune doubler euh sous euh les deux quinquenadas d'Emmanuel Macron. On ne parle pas de Total qui a fait 10 milliards de bénéfices sur le dos des Français. Euh et on ne parle pas par exemple de Bernard Arnaud qui vient de s'acheter un yacht à toute façon de toute façon Jean-Luc Mélenchon estime qu'on peut je cite la dette au feu.
Est-ce que c'est un propos vraiment responsable de la part d'un candidat à la présidentielle ? Bien oui, c'est un bon débat que celui de la dette qui est d'ailleurs il y a plusieurs économistes, monsieur Piquetti et autres qui nous donnent raison sur cette question. Il y a d'autres économistes qui disent pas du tout ça.
Abandonner une partie de la dette, c'est la voie royale vers une hyperinflation, remet beaucoup d'argent en circulation. C'est la défiance des marchés, des taux d'intérêt qui explosent. Bref, c'est l'engrenage infernal et c'est les Français qui on pay le prix.
Et les mêmes qui nous font la morale sont ceux qui ont créé euh 1000 milliards de dettes et voire même plus euh sous 10 ans d'Emmanuel Macron. Vous vous rappelez ce banquier de génie qui est Emmanuel Macron. Nous nous disons que nous pouvons faire autrement, que ça suffit maintenant sur le chantage de la dette de tout sacrifier, les services publics, l'adaptation et l'atténuation du du dérèglement climatique, le fait que nous ayons une démocratie où un homme seul peut décider contre tout un peuple.
Nous nous ferons la 6e République sur ces questions-là et je vais vous dire sur la question de la dette, oui, il est possible d'annuler une partie de la dette. C'est tout à fait euh euh faisable et cela permettra de libérer euh la France de ce poids qui est fait. Euh et euh en et personne ne sera euh enfin personne n'aura rien puisque c'est une ligne à effacer auprès de la banque.
France, vous faites paniquer tout le monde, les marchés euh et donc ça se retourne contre les Français à la fin. Pas du tout, pas du tout. Si les taux d'intérêt augmentent, explosent, si l'inflation explose, inflation à de chi si on libère 18 %.
C'est l'inaction qui qui fait que l'inflation explose. Vous trouvez que l'inflation est bien en ce moment ? Elle est pas à deux chiffres.
Ah oui, mais vous trouvez que c'est c'est formidable la politique économique qui a été menée ? Vous savez que Emmanuel Macron, c'est un record de défaillance d'entreprise avec 66000 euh en petites entreprises et moyennes entreprises qui euh euh font faillite chaque année. Donc nous nous proposons tout autre chose.
Il est possible de repartir des besoins, de l'expertise des gens. Je parlais tout à l'heure des associations et des syndicats qui depuis des années nous disent ce qu'il faut faire et maintenant c'est l'heure des grands choix. Soit nous voulons continuer avec une politique d'égoïsme qui est tout pour les riches ou une politique d'entraide, ce que nous nous proposons.
Vous faites donc votre entrée politique chez LFI dans la drôme demain. Les écologistes à Grenoble, les communistes à Toulouse, le PS la semaine prochaine, la gauche qui apparaît morcelée comme jamais à 8 mois de la présidentielle. C'est un peu la chronique d'une défaite annoncée quand même en 2027.
Absolument pas. Et d'ailleurs, il faut arrêter de désespérer les gens avec ça. Nous, nous avons lancé notre candidature avec Jean-Luc Mélenchon le 3 mai.
Il y a d'ors et déjà 340000 soutien citoyen sur le site mélancon202.fr et nous avons une dynamique qu'on a vu à Saint-Denis avec 26000 personnes qui étaient présentes. Là, les amphidtés s'annoncent comme le record de participation puisque nous avons 6000 préinscriptions, ce qui est le double de l'année dernière.
Et donc, il y a une dynamique et j'invite toutes celles et ceux qui nous écoutent à venir nous aider. Ça c'est votre base. Comment votre enjeu pour vous c'est d'élargir votre base pour 2027 ?
Vous ne pouvez pas seulement gagner avec vos électeurs actuels. Va falloir convaincre les autres. Comment vous allez convaincre des électeurs du PS de voter pour vous en 2027 ?
Mais comment nous allons convaincre avec un programme ? C'est ce que nous sommes en train de faire. Nous avons un convaincre et rassuré peut-être aussi.
Oui, nous avons un un un programme avec des livrés. Nous sommes extrêmement précis sur ce que nous allons faire et je vais vous dire c'est le peuple qui écrit son histoire. Ce ne sont pas les instituts de sondage, ce n'est pas le désespoir qu'on répond absolument partout.
Et lorsqu'on nous annonce que la victoire de l'extrême droite est inéluctable, et bien la candidature de Jean-Luc Mélenchon est non seulement celle qui peut arriver au second tour, mais qui peut emporter l'élection présidentielle et ainsi montrer qu'un autre monde est toujours possible. Justement, vous avez peut-être lu Cécile Duflot dans Libération ce matin, l'ex-ministre patronne aujourd'hque, face à l'extrême droite, la gauche doit se remettre en question. Il y aura pas de victoire possible derrière un Mélenchon prisonnier de son dogmatisme ou en face avec un projet qui fait de Mélenchon l'adversaire numéro 1.
Comment vous sortez de ça à gauche ? Mais on sort de ça euh avec une dynamique. Nous donc encore une fois, nous avons tendu la main à la fois aux écologistes et aux communistes euh pour que euh il y a Marine Tondelier, l'écologiste Marine Tullier qui vous tend la main, qui dit il faut qu'on discute.
Euh elle elle est elle va discuter. Par exemple, moi je aux amphies d'été, je discute avec Cyel Châelin, président du groupe des écologistes. Il y a sep députés écologistes qui viennent à nos hutons.
Mais je vais vous dire, il faut arrêter de désespérer tout le monde en expliquant que si nous ne sommes pas unis, nous n'y arriverons pas. Déjà, la gauche a été très peu unie, voire jamais unie dans les élections euh présidentielles. C'est la première chose.
L'unité quand elle s'est faite, NUPES NFP, c'est nous qui l'avons faite lorsque nous faisions 22 % et les autres moins de 5 %. Et je rappelle que la dernière fois, si nous ratons le second tour à 420000 voix, c'est parce qu'il y a eu d'autres candidatures qui se sont maintenues jusqu'au bout. Donc nous nous prenons nos responsabilités et nos responsabilités ce n'est pas de désespérer tout le monde en disant de vous, on y va tout seul.
Jean-Luc Mélenchon devant nous allons pas tout seul. Nous n'y allons pas tout seul. Nous avons beaucoup d'artistes qui sont avec nous dont beaucoup seront aux amphi.
Nous avons les ver populaires qui nous ont rejoint. Nous avons d'autres qui vont, je l'espère, nous rejoindre encore. Et donc nous ne sommes pas tout seuls.
Nous avons au contraire une équipe, un programme et un seul candidat. Peut-être est cela qui gêne, c'est que nous ne nous mettons pas des couteaux dans le dos. que ça veut dire que vous allez aussi changer de stratégie pour les 8 mois qui viennent et et abandonner la stratégie de la conflictualisation permanente du tout feu tout flamme qui peut inquiéter certains des électeurs à gauche.
Euh la le du conflit né la conscience mais je ne crois pas que nous sommes dans une conflictualité permanente. Nous au contraire nous essayons de faire réfléchir les gens et de convaincre les gens autour d'idées qui montrent qu'on peut faire autrement dans ce pays. Donc je le redis ne désespérez pas.
Nous pouvons l'emporter non seulement tourner la page de la Macronie mais battre l'extrême droite dans ce pays. Et pour cela, il faut vérifier son inscription sur les listes électoral quand il y a 11 millions de personnes qui sont non inscrites et mal inscrites. Et ça seule la France insoumise fait ce travail d'inscription sur les listes et puis ensuite venez nous aider sur mélanchant 2027.fr.
Vous parliez de vos amphis d'été, vous avez notamment aussi convié le banquier Mathieu Pigas dont beaucoup des propositions sont assez proches des vôtres sauf peut-être sur l'Europe et et sur le nucléaire. Vous craignez une éventuelle candidature de Mathieu Pigas ? Non, nous ne craignons aucune candidature et je vais vous dire c'est la démocratie.
C'est avec la démocratie qu'on permet de de confronter des idées et justement de faire naître du débat. Nous, ce que nous craignions plus que tout, c'est que l'élection présidentielles sont en quelque sorte volées comme elle l'a été en 2022. En 2022 où sous le prétexte de la guerre en Ukraine, Emmanuel Macron a refusé absolument tous les débats.
Je rappelle qu'en 2022, Jean-Luc Mélenchon faisait une campagne en disant 2022 l'élection présidentielle et la dernière station. Élection volée, c'est c'est Trump piste comme disco. Attendez, attendez.
Dernière station avant le désert et avait fait toute une campagne sur la question de la politique de l'eau qui n'avait intéressé absolument aucun des médias à cette époque-là et on voit bien que c'était entièrement fondé. Oui, je pense que le débat présidentiel la dernière fois s'est fait voler et j'espère que dans cette élection présidentielle, nous aurons des sujets de fonds sur la question de la dette, sur la question de l'économie, sur la question du social. Vous savez par exemple dans le budget que là, on parle de supprimer 10000 postes places d'hébergement alors que encore la semaine dernière, il y a 430 personnes qui se sont fait expulser à Paris avec des enfants qui avaient en moyenne 5 ans.
Et vous aurez l'occasion d'en reparler dans le casadre du débat budgétaire. Merci Mathilde Pan invité de France Inter ce matin.
Mathilde Panot