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Meeting d'Anasse Kazib à Paris 8 : la candidature des jeunes et des quartiers populaires - REPLAY

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

à garder les masques et à respecter au plus possible les gestes barrières parce qu'on n'a pas envie que cette amphi devienne un cluster et parce qu'on a besoin d'un maximum de monde pour continuer la campagne. Il y a pas mal d'étudiants Paris 8, il y a aussi pas mal d'extérieurs, mais pour celles et ceux qui connaissent cette fac, vous savez que ce soir, on n'est pas dans n'importe quelle amphi. On est dans un amphi qui est marqué par une histoire de lutte.

On est dans l'amphi des âgés et c'est un immense honneur pour nous que de vous accueillir ce soir et que d'accueillir cette tribune d'exception à mes côtés que je vous demande d'applaudir très très fort sur l'idée. L'évolution permanente, on voulait vous remercier du fond du cœur d'être présents ce soir. Ça fait vraiment très chaud au cœur de voir autant de monde dans notre université à Paris 8 parce que peut-être que vous le savez, mais c'est pas une université comme les autres, c'est une université qui a une histoire un petit peu particulière, qui est née de mai 68 et aujourd'hui c'est une fac du 9-3, une fac de banlieue avec une vraie tradition militante.

D'ailleurs, en parlant de ça, je voulais commencer par parler d'une lutte qui se passe actuellement dans l'université. Il y a une grève des agents de la BU, Bibliothèque Universitaire. À la base, c'est une grève de solidarité contre le non-renouvellement de trois contrats d'étudiants précaires.

Et c'est aussi une grève en fait qui pose la question des conditions de travail et de la précarité. Donc voilà, on voulait profiter de cette occasion pour affirmer notre soutien à cette grève. Et comme vous savez, une grève, c'est aussi une suspension de salaire.

Donc on voulait en profiter pour faire tourner une petite caisse de grève. Donc s'il vous plaît, si vous pouvez les soutenir fort, ce serait vraiment super. Du coup, voilà, je voulais commencer par remercier toutes celles et ceux qui ont fait que ce meeting puisse exister ce soir.

Toutes celles et ceux qui font en fait que cette campagne, elle vive chaque jour au quotidien, qu'elle avance. Et je suis extrêmement heureuse et fière en fait de voir autant de monde réunis ce soir. Et j'aimerais qu'on prenne un temps quand même pour prendre la mesure en fait de qu'est-ce que c'est, et qu'est-ce que ça signifie en fait d'avoir déjà réussi à recueillir plus de 150 parrainages.

Qu'est-ce que ça signifie en fait en France que de présenter un candidat ouvrier, issu de l'immigration révolutionnaire, tout en sachant qu'on parle de rien, qu'on n'a aucun soutien médiatique, qu'on n'a pas d'élus, qu'on n'a pas de relais institutionnels. Et que en fait, voir cette campagne vivre et grandir, ça donne en fait à voir la force et la détermination de tous les militants et de toutes les militantes en fait, qui font vivre cette campagne quotidiennement. Parce que malgré le blackout médiatique, malgré l'énormité en fait de la tâche des 500 parrainages, aujourd'hui on commence à faire percer cette candidature.

Parce qu'en fait, vous savez très bien pour celles et ceux qui connaissent Révolution Permanente qu'il y a bien une chose qu'on ne peut pas nous retirer, c'est notre détermination. Donc je vous demande s'il vous plaît aussi d'applaudir l'ensemble des militants et des soutiens de cette campagne. Au sixième meeting, on a déjà réuni plus de 400 personnes à Toulouse, 450 personnes à Bordeaux, 250 personnes à Marseille et j'imagine beaucoup de monde ce soir.

Et vous savez ce que ça veut dire ? Ça veut dire en fait que là la campagne, elle ne fait que commencer. C'est que le début, mais pour continuer en fait, on a besoin de vous tous, vous toutes et tous ici présentes ce soir.

On a besoin en fait que ce soutien que vous nous apportez au quotidien, que vous le convertissiez en fait en une force militante. On a besoin notamment en fait d'un soutien financier à la campagne, parce que vous vous doutez bien que tout ça, ça coûte très cher. Faire des centaines de kilomètres en fait tous les week-ends, quand on est étudiant précaire ou quand on est en fait un ouvrier au SMIC, ça n'est pas tenable si derrière en fait on n'a pas une armée de soutien qui participe non seulement à financer la campagne, mais qui participe aussi activement à faire en sorte que Anna Skazib soit présent sur la ligne de départ en 2022.

Et c'est pour ça en fait qu'on vous invite à nous aider à financer la campagne, mais aussi à rejoindre des comités de soutien pour participer à cette campagne. Et d'ailleurs, pour les étudiants et les étudiantes de Paris 8 qui sont présentes ce soir, n'hésitez pas à vous inscrire dès la fin de ce meeting aux tables qui sont à la sortie pour pouvoir justement participer à ces comités de soutien. Pour attendre, je vais commencer par donner la parole à une camarade qui est très chère à mon cœur, à Irène.

C'est une étudiante à Paris 8 et ce soir, elle va intervenir en tant que porte-parole du Point Levé. Le Point Levé, c'est le collectif de jeunesse de Révolution Permanente. C'est un collectif en fait qu'on a lancé il y a seulement 2-3 ans et avec lequel aujourd'hui on est présent dans énormément de facs.

Paris 1, Paris 8, l'Université de Paris, le Mirail, Toulouse, Bordeaux, Lille et j'en passe. Et tout récemment, on est aussi présent dans les lycées. D'ailleurs, Irène, c'est une militante, elle a commencé à militer, elle avait 16 ans, elle était lycéenne et je trouve qu'elle incarne vraiment cette jeunesse, la jeunesse qu'on veut incarner, c'est-à-dire une jeunesse radicale, une jeunesse enragée et qui ne baissera jamais la tête.

Donc je vous demande cette fois-ci un maximum de prix pour Irène. Je suis étudiante à Paris 8 et c'est un bonheur pour moi de voir autant de monde, autant d'étudiants et d'étudiantes dans cette amphi. Et c'est un honneur de recevoir une telle tribune avec Youssef Brachny, Oumou, Rosen et Anas.

Je voulais commencer mon intervention avec une adresse particulière à ces jeunes des barrages de Guadeloupe et de Martinique qui s'affrontent à l'état colonial français depuis plusieurs semaines pour exiger autre chose que le chômage, la misère, l'insalubrité des logements, l'effondrement des hôpitaux, l'eau non potable et le chlordécone. Je voulais rendre hommage à ces jeunes-là, à leur détermination impressionnante face à l'armée et au GIGN. Je voulais leur adresser toute ma solidarité, tout mon soutien, mais aussi toute mon admiration.

Leur lutte contre l'état colonial, c'est un exemple pour la jeunesse ici où la précarité et la détresse font aussi rage. Pour ceux qui ne le savent pas, c'est pour arriver dans cette amphi, il y a quelques mois, des fils d'étudiants faisaient la queue pour recevoir des colis alimentaires. Rien que le 17 avril, 110 colis étaient distribués à l'entrée de la fac.

Et ces chiffres, c'était le reflet d'une réalité frappante, celle de la précarité grandissante chez les étudiants, à laquelle s'est ajoutée une explosion de la détresse psychologique dans une jeunesse confinée et coupée de toute vie sociale pendant près d'un an et demi. Combien d'entre nous ont perdu leur job pendant la crise ? Combien parmi nous ont essayé vainement d'obtenir des rendez-vous chez des psys ?

Combien parmi nous ont souffert de la faim pendant les différents confinements ? Combien ont galéré à suivre leurs cours en distanciel, faute de matériel, de lieux calmes ou travaillés, ou tout simplement à cause de l'isolement ? Un an et demi après, rien n'a changé.

Et aujourd'hui, on est au début d'une cinquième vague qui ne risque pas de s'arrêter de si tôt. Et vu que le gouvernement refuse de mettre les moyens qu'il faut dans les hôpitaux, on risque bien de retourner à la case départ et de revivre à l'infini ce qu'on a vécu pendant un an et demi. Mais aucun problème pour notre cher président, qui continue de se revendiquer président des jeunes.

Un président des jeunes qui disait aux étudiants en détresse d'attendre encore un peu. Un président des jeunes qui a mis en place la baisse des APL en pleine pandémie. Un président des jeunes qui a utilisé le confinement pour accélérer la sélection à l'université en misant sur le décrochage scolaire de ceux qui étaient occupés à faire tourner la société à Auchan, Chrono Drive ou encore Uber Eats.

La mise en place d'un parcours sub-bis pour l'entrée en master qui va venir sélectionner toujours plus en fin de licence. Et ceux qu'ils sélectionnent, ceux qu'ils jettent aux marges de l'université, c'est toujours les mêmes. C'est les étudiants étrangers, c'est les étudiants précaires qui sont obligés de s'affaire à côté pour pouvoir étudier.

Et c'est les enfants d'ouvriers, à commencer par les jeunes des quartiers populaires. Et après, ils viennent nous parler d'égalité des chances et de méritocratie. La réalité, c'est que depuis mai 68, la bourgeoisie, elle cherche à refermer l'université aux classes populaires en sélectionnant toujours plus.

Sarko, Hollande, Macron, sur les trois derniers quinquennats, les attaques s'enchaînent. En quelques années, on a eu droit à l'instauration de la sélection en master et à la création de Parcoursup et de Bienvenue en France. Ça peut paraître dingue, mais il y a encore trois ans, formellement, le fait d'avoir le bac, et y compris un bac pro, ça donnait le droit d'entrée à l'université.

Nous, on est pour se battre pour un projet d'université radicalement opposé au leur. Une université gratuite, ouverte à toutes et tous. Une université ouverte aux étudiants étrangers, aux enfants d'ouvriers, aux travailleurs.

Et l'exemple de Vincennes, il est parlant pour ça. Parce que vous ne le savez peut-être pas, mais c'est dans cet esprit-là qu'a été fondé Paris 8. En mai 68, Paris 8, ou plutôt Vincennes, c'était une expérience embryonnaire d'université ouverte qui doit toutes et tous nous inspirer pour nos combats futurs.

Vincennes, c'était une crèche à disposition des femmes pour qu'elles puissent étudier tout en faisant garder leurs enfants. Vincennes, en 1976, c'était 46,2% d'étudiants étrangers, 39% de non-bacheliers et 43% de salariés à plein temps. Vincennes, c'est aussi les cours de 18h à 21h pour que les travailleurs puissent venir étudier après leur travail.

Et aujourd'hui, Paris 8, c'est les restiges de ce laboratoire que Pécresse, Macron et compagnie veulent détruire. Aujourd'hui, à Paris 8, il n'y a plus de crèche et les étudiants étrangers risquent de voir leurs frais d'inscription augmenter si on n'agit pas, ce qui les pousserait tous, à l'exception des enfants des familles très riches, à quitter l'université. Paris 8, c'est aussi 600 étudiants à l'IUT de Montreuil qui n'ont plus de resto U depuis deux ans et qui sont obligés de manger dehors et de payer deux fois plus cher leurs repas.

Paris 8, aujourd'hui, c'est aussi plus de 40 étudiants sans papier qui risquent de se faire expulser à tout moment parce que la préfecture refuse de les régulariser. Et ces attaques, ils les expliquent en disant qu'il n'y a pas assez de place et qu'il faut préserver la valeur du diplôme. Nous, on est pour leur dire que ce n'est pas le nombre de places qu'il faut baisser mais les budgets qu'il faut augmenter.

Et revendiquer ça, revendiquer ça, ça veut dire qu'on doit se battre jusqu'au bout pour le retrait de toutes les réformes sélectives passées par les gouvernements successifs pour qu'une carte étudiante soit égale à un titre de séjour et plus largement pour la régularisation de tous les sans-papiers pour qu'ils suivent leurs cours et ne soient pas obligés de se servir. Et pour ça, on doit se battre pour un revenu étudiant. C'est ce revenu.

Nous, on répond qu'il faut le financer par un impôt fortement progressif sur les grandes fortunes. Ces mêmes fortunes qui n'ont aucun problème à évader 11 300 milliards de dollars qui étaient aux portes des universités. On a bien conscience que notre avenir, il est intimement lié à celui des travailleurs, de ceux qui font tourner la société.

Ces travailleurs qui sont les premiers à nous soutenir dans nos combats pour faire de l'université une université ouverte et gratuite pour tous. Car ce sont de leurs enfants dont il s'agit. Et en particulier à Paris 8, où une grande partie des étudiants sont des jeunes des quartiers populaires, des enfants d'ouvriers, c'est-à-dire de ceux qui font tourner la société au quotidien.

Des caissiers et des caissières, des femmes de ménage, des éboueurs qui voient leur salaire baisser, leur facture de gaz et d'électricité augmenter et le prix de leurs courses exploser. À NAS, je l'ai rencontré en 2018 pendant le mouvement contre Parcoursup et la sélection à l'université, où on s'était associés aux cheminots en lutte contre la réforme de privatisation du rail. On organisait des fêtes de soutien pour remplir les caisses de grève des travailleurs à Tolbiac, à Paris 8, parce qu'on était conscients que sans la force de la grève, on ne pourrait pas faire reculer le gouvernement.

Et c'est avec cette même logique qu'on a été chaque jour à 4h du matin sur les piques à grève contre la réforme des retraites, où les grévistes disaient que leur principale source de détermination, c'était de lutter pour notre avenir et celui de leurs enfants. Elle a des rêves et elle se bat pour les réaliser. Notre génération, c'est celle qui est descendue massivement dans la rue pour dénoncer les violences sexistes et sexuelles.

C'est celle qui s'est battue contre les violences policières et le racisme d'État pour réclamer justice et vérité pour George Floyd et Adama. C'est anormal qu'il y ait 12 migrants qui meurent à la frontière biélorusse pendant que sur les plateaux télé, les politiciens surenchérés sur la hauteur du mur à construire pour virer la fatalité de la crise climatique qui ne trouvent pas ça normal que pendant qu'il y a des incendies et en Algérie, ils fassent 48 degrés en Sibérie. Et à l'heure où le capitalisme est en train de faire entrer dans le champ des possibles la disparition de l'humanité dans son ensemble, je sais qu'on est de plus en plus nombreux à penser qu'il faut changer en profondeur ce système capitaliste, patriarcal et raciste qui détruit la planète.

Notre génération, si elle se retrouve dans aucun institut de sondage et si elle constitue le gros de l'abstention, c'est parce que pendant que tous les chiquiers politiques se décalent à droite, nous, on est dans la rue à se prender justice pour Floyd et Adama, on manifeste par dizaines de milliers contre les lois liberticides du gouvernement, on lutte contre les violences patriarcales en pointant la responsabilité de l'État dans la mort de Chahinez, Julie Douype, Douna ou encore Stéphanie. On serait égoïste. Mais la vérité, c'est qu'ils ont peur de nous.

Ils ont peur de ce qu'a réalisé le comité Adama en réunissant qui refuse le greenwashing des multinationales et de la COP26, de ces jeunes qui refusent qu'on fasse des musulmans les ennemis intérieurs et les boucs émissaires de la politique raciste du gouvernement et le wokisme dans les universités. C'est une politique consciente des classes dominantes pour diviser et criminaliser tous ceux qui osent critiquer l'ordre établi et qui refusent un monde fait d'exploitation et d'oppression. Et un repos de la gauche qui s'adapte au climat réactionnaire, qui se sent comme un poisson dans l'eau à la manif des flics, qui stigmatise les communautés pour rentrer dans l'unité nationale derrière Macron, qui se satisfait de l'existence des frontières qui tue quotidiennement dans la Manche et en Méditerranée, qui se félicite de l'élection d'une bourgeoise raciste victoire pour les femmes.

Nous, on veut faire exister une candidature ouvrière et révolutionnaire en opposition radicale qui aille jusqu'au bout dans la défense des opprimés et des exploités. Une candidature qui aille jusqu'au bout de la lutte contre l'État autoritaire, qui réprime et qui tue dans les quartiers. Une candidature qui aille jusqu'au bout de la lutte pour la régularisation de tous les sans-papiers et l'ouverture des frontières.

Une candidature qui aille au bout de la défense des femmes et des femmes travailleuses qui nettoient très tard le soir ou très tôt le matin les bureaux et les gares. Une candidature qui aille au bout de la lutte pour la neutralité carbone quand il est évident que le gouvernement est incapable de se hisser à la hauteur des recommandations du GIEC. Et c'est pour ça qu'aujourd'hui, avec les militants du Point Levé, on fait la campagne d'Anna Scasible pour une candidature révolutionnaire et ouvrière.

C'est pour ça qu'en tant que jeune, en tant qu'étudiante, je soutiens la candidature d'un cheminot issu des quartiers populaires et le projet qu'il y a derrière. C'est pour ça que je défends un projet de renversement de la société capitaliste et la construction d'un parti révolutionnaire au service de ce projet, au service de la construction d'une autre société, d'une société communiste, d'une société sans classe, sans oppression et sans expérience. 150 parrainages qu'on a déjà obtenus en partant de rien, c'est le travail acharné d'étudiants et de travailleurs qui partent tous les week-ends à la recherche de signatures avec une détermination sans faille.

C'est la détermination de Yacine, Gaëtan, Adrien, Rosène, Esther, Raphaël qui prennent les routes après avoir fini leur service et arrivent chez le maire en bleu de travail ou en tenue de conducteur de bus. C'est celle des étudiants que vous voyez ici qui, pendant leurs vacances de la Toussaint, sont partis 4, 5, 6, 7 jours d'affilée pour permettre à la candidature d'Anas d'exister dans le paysage politique. De la même manière qu'on a été déterminés tous les matins pendant la grève des retraites, on est déterminés à être sur la ligne de départ et je vous invite tous ici à prendre la mesure de la gueule des présidentielles si on arrive à y imposer à Nescazib face à Le Pen, Zemmour, Macron, Pécresse.

Je vous invite à prendre part à cette grande campagne pour qu'en mars 2022, on arrive à s'incruster à ce grand dîner bourgeois auquel on n'a pas été invité. N'hésitez pas, il y a de la place. Paris 8, c'est accueil beaucoup d'étudiants étrangers et des étudiants étrangers qui sont actuellement menacés non seulement en fait par la hausse des frais d'inscription mais aussi en fait par la politique raciste et anti-migratoire du gouvernement.

Et il faut savoir qu'à Paris 8, depuis presque un an, il y a une lutte qui s'est engagée, une lutte pour la régularisation de plus de 40 dossiers d'étudiants sans papier. En fait, ces étudiants, c'est ceux qui étaient en première ligne de la crise du Covid, ceux qui sortaient la boule au ventre de peur de se faire contrôler par la police, qui participaient et qui participent encore en fait à faire tourner la société notamment dans les boulots les plus précaires. Ces étudiants, ils vivent ici, ils travaillent ici, ils étudient ici et pourtant, chaque jour, ils vivent la peur au ventre de voir tomber une OQTF, une obligation de quitter le territoire français.

Du coup, on voulait profiter de cette occasion avec le point levé pour réaffirmer notre soutien inconditionnel à la lutte du collectif des étudiants étrangers de Paris 8. Tu veux intervenir pour dire un mot par rapport à votre lutte ? Un acte de recroyance.

De mes propos, on applaudisse encore une fois ces militants, ces étudiants qui sont là. Vous le savez, ici, il y a beaucoup d'étrangers. Mais parmi ces étrangers, il y a un titre de séjour.

Donc, nous connaissons tous qu'est-ce que c'est qu'être un étudiant étranger ici en France. Ensuite de cela, on s'empruntait comme on le dit souvent. On a remarqué cela et c'est la raison pour laquelle on a constitué le collectif des étudiants étrangers et le soutien de Paris 8.

Pour pallier à ce problème, comme l'a dit tout à l'heure Esther, on a été tous témoins que pendant ce Covid, on voyait que les étudiants étrangers qui faisaient tourner la société. C'est eux qui livraient les repas. Dans un moment où on est un peu sorti du confinement, ces mêmes étudiants continuent toute la précarité.

C'est la raison pour laquelle notre collectif est une organisation de dépôts collectifs afin de permettre à tous ces étudiants d'avoir au moins le titre de séjour. On a entamé la procédure depuis l'année dernière et ça fait 10 mois que la présidence et la préfecture nous font balader. 10 mois les étudiants sont dans la galère.

Après, on connaît tous la crise sanitaire et ensuite de cela être un étudiant étranger sans titre de séjour. Voilà, c'est pénible. On ne sait pas aussi comme l'a dit tout à l'heure la hausse des frais d'inscription qui est malheureusement uniquement et exceptionnellement pour les étudiants étrangers.

De 240 euros à plus de 3 000. Ça, c'est catastrophique. Aussi, au sein de l'université, il y a beaucoup d'étudiants étrangers qui quittent les grandes villes pour venir faire cours ici.

On se bat aussi contre ça. On se bat aussi pour que le repas à 1 euro puisse être accessible à tout étudiant que ce soit boursier ou pas. La crise sanitaire nous a montré que les étudiants boursiers ou pas puissent payer les repas à 1 euro.

Alors, je me demande pourquoi on ne l'applique pas. Évidemment, il y a besoin d'avoir du soutien. Le pont élevé ici fait partie des premiers organes qui nous soutiennent.

Il y a un côté aussi à la NPA. actuellement, ce sont les organisations avec qui, dès l'entente de notre combat, ils nous ont soutenus. Et jusque-là, ils continuent à nous soutenir.

Donc, voilà, c'était juste pour apporter des éclaircissements. Et d'ailleurs, nous avions eu dernièrement un rendez-vous avec la présidence qui nous a dit que la préfecture de Saint-Saint-Denis a accepté d'examiner tous les touchers des étudiants. Alors, nous, on s'était mis d'accord aussi sur des conditions.

Même s'il y a des refus, parce qu'on ne sait jamais, on ne sait jamais qu'est-ce qui peut nous arriver après. Après, on a mis des conditions comme quoi, même s'il y a un refus, l'étudiant ne doit pas recevoir nos QTF. Donc, j'en profite aussi pour appeler à toutes les autorités publiques, politiques, à tous les organes, à tous les syndicats, à tous les représentants d'étudiants, à tous les... venir soutenir notre combat.

Elles nous sont présentes dans les réseaux sociaux. Vous pouvez nous voir sur Instagram, sur Facebook. Voilà.

Merci. Rosène qui a fait le déplacement depuis Toulouse pour être présente ce soir. Donc, Rosène, pour vous dire, à la base, c'est une étudiante comme beaucoup d'entre nous qui, de fait, a été obligée de se salarier à côté de ses études pour pouvoir vivre.

Et dans la longue liste des taffes de merde qu'on nous propose à nous, les étudiants, Rosène, elle s'est retrouvée du coup à Chrono Drive. Sauf qu'en fait, avec ses collègues, Rosène, elle a décidé de s'organiser, elle a décidé de ne pas baisser la tête et ils ont monté le premier syndicat de l'histoire de Chrono Drive et ils ne sont pas arrêtés là, en fait. En plus de ça, ils ont mené une lutte exemplaire contre les violences sexistes et sexuelles dans la boîte.

Du coup, Rosène, pour avoir été à l'avant-garde et pour avoir été figure de cette lutte, elle a été licenciée et je vais lui laisser la parole mais en tout cas, c'est un immense honneur que de lui laisser la parole et d'être à la tribune avec elle ce soir. Vous pouvez y applaudir, Rosène, si vous voulez. Et bonsoir à tous.

Je vais répéter un peu mais c'est vraiment avec une immense joie que je suis là ce soir, que j'ai fait le déplacement et vraiment, ça me fait très plaisir de vous rencontrer tous et toutes ici ce soir dans cette grande fac. Je milite à Révolution Permanente depuis deux ans bientôt et durant ces deux ans, il y a une expérience qui m'a marquée plus que jamais et qui, je pense, me marquera toute ma vie et j'ai à cœur de la raconter et d'en tirer aussi les conclusions avec vous et de vous dire pourquoi en fait cette expérience-là elle fait qu'aujourd'hui, la campagne de Anas elle me parle en tant que femme, en tant que jeune précaire et que j'ai envie de soutenir cette candidature sans faille justement pour tout ça. Esther, elle a dit un peu, moi j'ai 20 ans et il y a quelques mois du coup, je me suis fait licencier je me suis fait licencier par Chrono Drive après avoir lutté de manière acharnée contre les violences sexistes et sexuelles dans mon ancienne entreprise et aussi contre ce licenciement on ne s'est pas laissé faire on a fait une grève la première grève de l'histoire de l'entreprise de Chrono Drive et surtout une grève féministe menée par des jeunes ultra précaires enfin je sais pas genre, il faut se rendre compte dans cette boîte il y avait genre 90% d'étudiants travailleurs quoi donc en fait t'as même pas le temps tu sors des cours tu vas au taf et t'as pas le temps de penser autour t'as des galères de thunes t'as les partiels qui arrivent etc. et souvent on nous répète que de toute manière il n'y aura jamais de mobilisation que en fait la seule perspective que t'as en fait c'est de démissionner très clairement et on aurait pu penser on aurait pu penser qu'il n'y aurait jamais de mobilisation on aurait pu penser que jamais on pourrait relever la tête et qu'on avait juste à aller traverser la route et trouver un autre job comme Macron nous le disait mais nous on y a cru et on l'a fait pour vous raconter rapidement il y a presque un an j'ai des collègues femmes qui sont venues me voir puisque justement on avait monté cette section syndicale et donc on savait que j'étais à la CGT et des collègues sont venues me voir et m'ont dit qu'elle se faisait harceler moralement, sexuellement et que c'était un calveur en fait pour elle il y avait des collègues qui devaient travailler à côté de leur agresseur des collègues qui devaient travailler à côté de leur violeur et face à ça la direction elle fermait les yeux au delà de ça dans l'entreprise il y avait un climat sexiste constant que toutes les femmes subissaient et même quand on mettait en fait la direction face aux faits tout ce qu'elle nous renvoyait c'était du mépris je crois que je me souviendrai toute ma vie de mon directeur de magasin qui me dit droit dans les yeux à côté d'une victime tu sais Rosène on va pas faire quelque chose pour chaque main au cul qui est mise vous imaginez bien que quand les victimes n'acceptent pas de se taire tout ce qu'on fait c'est de les pousser au burn out puis à la démission ou alors de me réprimer du coup nous on savait que nos patrons ils allaient rien faire contre le sexisme ils nous le prouvaient depuis des années mais on sait aussi que nos patrons en réalité ça les arrange en fait le sexisme parce que ça discipline les travailleuses la seule perspective qu'on a c'est de baisser la tête ça divise les salariés entre les hommes et les femmes et puis bah c'est légitime aussi qu'on soit moins payé que les hommes nous on savait qu'elle allait venir de nous par le bas donc on s'est organisé avec mes collègues entre le taf les cours et les galères du quotidien on a créé des commissions de femmes dans lesquelles on a pu libérer la parole on a pu parler de ce qu'on vivait de l'oppression qu'on vivait aussi à la fac mais notamment au travail et puis on a pu aussi reprendre en main nos conditions de travail en discuter et élaborer nos propres revendications on a revendiqué par exemple de manière urgente à ce que nous ça nous paraît très logique j'imagine mais pour la direction apparemment non on a revendiqué qu'on voulait la réorganisation pour ne pas travailler à côté de notre agresseur sexuel ou de notre violard par exemple tout simplement et ça il y avait des femmes qui luttaient depuis des années pour avoir ça et qui ne l'avaient toujours pas on a revendiqué aussi qu'on puisse avoir des formations qui soient choisies par les travailleuses et qui soient payées par la société on a revendiqué aussi des heures de délégation pour les femmes élues de cette commission de femmes lors de la première grève on a fait un grand rassemblement avec plus de 200 personnes et dans ces 200 personnes il y avait des organisations étudiantes de salariés féministes syndicales et politiques et je sais que les gens ils ne sont pas juste venus pour me soutenir moi en fait je pense que s'il y a eu aussi un écho énorme avec une pétition qui a eu plus de 21 000 signatures etc c'est aussi parce qu'on a mis le doigt sur quelque chose qui est dans toutes les sphères de la société je pense que je ne vous apprends rien si je vous dis que le patriarcat c'est à la fac c'est dans les rues c'est au foyer c'est au travail aussi et donc recevoir ce soutien là on avait vu qu'on avait levé la voix sur quelque chose qui existe partout et que des gens étaient réceptifs à ça et avaient aussi envie de lever la voix avec nous et aussi du doigt à quelque chose qui je pense est très important et que j'ai vraiment envie d'appuyer ce soir on a mis le doigt en fait sur le fait que les violences et la sexité sexuelle pour lutter contre ça c'était aussi la lutte contre les conditions de travail de merde contre les patrons qui veulent nous faire taire et que les organisations syndicales les organisations du monde du travail elles doivent prendre en charge les oppressions elles doivent s'inquiéter des oppressions que subissent les salariés et doivent prendre en charge nos revendications féministes les organisations syndicales d'un côté qui se préoccupe principalement des revendications les hauts salaires à l'emploi etc et les organisations féministes où l'essentiel de la lutte c'est dans la rue nous on ne veut pas de cette division on pense qu'elle est criminelle pour les femmes il va falloir qu'on rompe avec ça et ce rassemblement là moi j'en étais très fière parce que justement on a réussi à rassembler différentes organisations de différents secteurs de notre classe et ça pour nous c'est un exemple de ce qu'on veut mener à une plus large échelle pour imposer un programme de lutte et une stratégie contre le capitalisme et contre le patriarcat le programme dont je suis en train de vous parler c'est pas celui de Pécresse je sais pas si vous avez vu il n'y a pas longtemps donc elle a été élue à la primaire des républicains et puis c'était super parce qu'on voyait que partout elle se faisait féliciter par toute la classe politicienne et notamment par des femmes dites de gauche je mets bien les guillemets qui la félicitaient qu'elle avait brisé le plafond de verre et que c'était une grande féministe il était son programme il est tout sauf féministe il est réactionnaire il est raciste et il est antisocial et ça c'est pas un programme féministe il n'a rien à voir avec les étudiantes que je vois en face de moi il n'a rien à voir avec mes collègues de chronodrive on ne fera jamais en alliance avec les femmes qui participent à nous exploiter pendant la grève de chronodrive c'était pas mes supérieures femmes qui faisaient grève avec nous c'était les collègues hommes qui faisaient la grève avec nous parce qu'on avait le même ennemi commun à combattre donc on va pas compter ni sur Fécresse ni sur Chiappa pour mettre un terme au patriarcat ce qu'elles défendent c'est le gouvernement qui nous précarise c'est celui qui utilise la lutte féministe pour appliquer des mesures islamophobes et racistes comme celui de renforcer les dispositifs pour faire genre qu'on va défendre les femmes c'est même policiers qui nous répriment dans nos manifestations c'est même policiers qui nous font des doubles peines et c'est ce gouvernement qui crache à la gueule des 107 femmes qui sont mortes de féministe depuis le début de l'année et tous les jours aux millions de femmes qui sont oppressées en gardant un ministre de l'Intérieur qui s'appelle Tarmanin et qui est un putain de violeur la campagne d'Anascasi pour le faire peser et pour imposer qu'on va pas tolérer qu'il y ait plus de 3 millions de logements vides en France quand il y a des personnes qui sont coincées dans un foyer violent et nous on veut réquisitionner l'envie on veut aussi que les milliards de profits des patrons qui se font toute l'année sur notre dos on veut aller les prendre on veut aller financer un plan d'urgence pour ouvrir des refuges et des centres de soins pour toutes les personnes victimes de violences on voit qu'il dérange comme l'a dit Esther je vous ai raconté l'histoire de la lutte qu'on a menée avec mes collègues femmes mais je me suis fait licencier en réponse à tout ça pour nous prouver que la direction était très féministe du coup et c'est vrai qu'en plus toute l'année il se dort de féminisme de pink washing comme on l'appelle mais en réalité la réalité du terrain c'est que quand les femmes elles relèvent la tête quand les femmes elles dénoncent les oppressions qu'elles subissent tout ce qu'elles ont c'est de la répression tout ce qu'elles ont c'est des licenciements et des burn-out etc etc alors vous imaginez bien qu'on ne s'est pas laissé faire face à ces licenciements encore une fois et donc on s'est organisé on a riposté on a fait deux journées de grève les premières grèves de l'histoire de l'entreprise et moi je vous demande un tonnerre d'applaudissements pour tous les grèves avec des étudiants travailleurs et étudiants on pouvait se mobiliser qu'on pouvait le faire qu'on n'avait pas peur en fait de nos conditions de travail c'est ça on a réussi à le faire grâce à la solidarité grâce au cas de grève et que notre force c'était la force de la classe travailleuse et de la grève on n'est plus là à courir partout à préparer des commandes en fait les patrons ils ne sont rien sans nous ça c'est une leçon importante que j'ai tirée de la lutte mais en réalité les patrons ils ne savent pas faire tourner une entreprise ça c'est nous c'est nous qui faisons tourner le pays mais c'est aussi nous qui avons des idées pour faire changer ce pays là ça fait de plus en plus son chemin dans plein de têtes que je vois chez les travailleurs mais aussi chez les étudiants que nous on a des solutions et qu'on va vouloir aller les faire peser et notamment plein de jeunes travailleurs qui ont fait tourner le monde pendant la seconde enfin qui était en fait la seconde ligne pendant le confinement et qui aujourd'hui en fait demandent des comptes au patronat qui veulent plus que 100 balles de chèques d'inflation qui veulent plus que des salaires de merde qui veulent plus en fait qu'une humiliation quotidienne tout simplement pour remplir les poches du patronat moi je pense aux caissières de champs quand je dis ça je pense aux livreurs à vélo je pense aux travailleurs de la SNCF qui font de la maintenance sur les voies les salariés de McDo c'est ces jeunes qui sont pour un suivi pour joindre les deux bouts et nous on veut se battre pour cette jeunesse et cette jeunesse en fait elle va se battre d'un côté pour les pour toutes et toutes mais aussi pour plus de salaire et pour des conditions de travail dignes la jeunesse travailleuse on veut s'organiser et changer les choses et ça ça passera par nous par les chronodrives qui s'organisent par la grève des salariés de l'EHPAD le bois vert à Toulouse en reconductible face au mépris au manque de moyens criants par la lutte inédite des salariés de Leroy Merlin qui ont fait grève et qui ont gagné la lutte des femmes grévistes de Sephora les salariés de Decathlon et toute une seconde ligne qui relève de plus en plus la tête et à qui on a toujours répété que dans les secteurs précaires on ne pouvait pas se mobiliser alors qu'ils le sachent nous on ne veut plus de la précarité et avec la compagnie Anastica Zip 2022 on va aller imposer nos revendications dans ces débats de politiciens totalement hors sol on va aller notamment imposer qu'on ne veut pas un salaire en dessous de 1800 euros qu'on ne veut plus aucun contrat précaire et une allocation universelle pour toutes et tous à hauteur du SMIC à 1800 euros vous l'aurez compris les camarades on ne va pas l'obtenir en saluant avec ceux qui sont responsables de notre précarité ce programme on va aller l'arracher on va aller l'arracher notamment par la lutte et toutes ces idées toutes ces personnes que je vois en face de moi ou à cette tribune ou toutes les personnes qui ont lutté ces dernières années qui ont des idées pour changer le monde c'est bizarre mais on ne leur donne jamais la parole on ne les entend jamais dans les médias les émours on les voit H24 7 jours sur 7 sur tous les plateaux télé mais nous la majorité de la population les gens les plus importants de la population on ne les entend jamais alors cette campagne elle est là pour aller prendre la parole pour qu'on aille déranger leurs débats de politiciens réactionnaires et y opposer nos revendications la nécessité d'un féminisme lutte de classe la nécessité d'un programme de lutte la campagne d'Anna Skazib ce n'est pas une campagne pour un patriarcat un peu plus cool c'est une campagne pour tous ceux qui n'ont plus envie de se serrer la ceinture pour tous ceux qui ont lutté ces dernières années et qui réfléchissent à comment construire un autre projet de société une société communiste votre enthousiasme mais les camarades vous le savez pour qu'on puisse y arriver on va avoir besoin de vous réellement on n'y arrivera pas sans vous parce que ce système il est organisé il a bien ficelé sa soi-disant démocratie pour que tous les Zemmour toutes les Pécresse et tous les Macron ils aient aucun problème à obtenir leur 500 parrainages ils aient aucun problème de thune mais nous c'est pas ça alors moi je suis très fière de vous dire que oui on a plus de 150 parrainages parce que c'est super ça montre qu'on peut y arriver mais ça suffit pas ça suffit pas et on aura besoin de vous on doit rendre justice à toutes les victimes des mains de la police on doit rendre justice aux gilets jaunes on doit rendre justice aux quartiers populaires on doit rendre justice aux femmes et aux personnes LGBTI et à tous ces jeunes sans perspective d'avenir qu'on a confinés dans des chambres grouces dont certains se sont suicidés pardon on doit leur montrer que nous on a un programme on a une alternative à proposer un plan de bataille et une stratégie pour y arriver alors rejoignez-nous venez défendre cette campagne avec nous parce qu'on n'a rien à perdre et tout à gagner avec ce que disait Rosen avec toutes ces personnes invisibilisées toutes ces personnes de la seconde ligne en fait qui relèvent la tête mais vraiment un immense honneur que d'accueillir une de honnête ou mou je vous demande de la plaisir qui ne la connaissent pas encore avec ses collègues il y a 4 ans a mené une lutte non seulement exemplaire mais victorieuse pour la dignité contre des géants et cette grève en fait non seulement elle a été menée par l'auto-organisation de A à Z mais en plus elle a su trouver du soutien vers l'extérieur et notamment le soutien des habitantes et des habitants de Saint-Denis donc du coup comme deux fois mieux vaut qu'une faites vraiment fort du coup et d'être là ce soir Saint-Denis lieu important pour la grève et on a 45 jours devant deux géants d'honnête et la SNCF pour voir des émigrés faire ce combat on était que de faire la campagne d'Anas parce qu'ils ont soutenu Anas Loli je ne peux pas dire le nom de tout le monde mais ils se connaissent donc si on a gagné cette victoire si on a gagné cette victoire c'est grâce à eux ils sont tombés malades dedans il n'y avait pas de chauffage il n'y avait rien du tout mais ils ont toujours été là et donc on n'arrête pas de dire toujours merci moi bien sûr ce soir je suis toute seule ma moitié ma camarade mon ami n'est pas là ce soir Fernande Bagou j'aimerais bien qu'elle soit là parce que c'est ma moitié on ne savait pas qu'on était aussi fort on ne savait pas qu'on pouvait faire cette grève mais de tous les jours on apprenait de tous les jours on avait du courage et tout ça c'est grâce à l'union on était tous unis on était tous unis les grévistes les 84 grévistes on était tous unis on parlait tous on ne parlait pas la même langue malheureusement mais on se comprenait on se comprenait donc on prenait les décisions ensemble on se soutenait et donc c'est à cause de l'union qu'on est arrivés et donc et donc si ce soir je suis là c'est j'ai voulu un peu parler de notre grève mais c'est aujourd'hui ce soir c'est pour Anas qu'on est là la voix des travailleurs précaires issues de l'immigration elle porte la voix de nos luttes nous on ne savait pas qu'on pouvait lutter contre on était SNCF mais on est arrivés et aussi s'engager au-delà à limiter à lutter à soit devant Macron grâce à votre intelligence et grave à votre force les jeunes allez-y prenez le monde prenez le monde de prendre le monde vous pouvez prendre ce monde-là vous pouvez prendre ce gouvernement-là il y en a assez de Macron soutenu par des guerrières telles que Oumou un peu suivi la campagne vous avez pu remarquer qu'on a on a cette chance d'avoir une campagne qui est beaucoup soutenue et notamment récemment en fait suite aux attaques racistes aux insultes et aux menaces de mort qu'a subi Anas de la part de plusieurs centaines de militants d'extrême droite on a pu compter en fait sur le sur le soutien très large de plus de 250 militants et personnalités qui ont co-signé une tribune intitulée dans une élection au racisme décomplexé l'absence d'Anas Kazib serait une défaite parmi les signataires de cette tribune on retrouve un très large éventail de soutien allant de personnalités de la télé-réalité ou de la musique comme Alix ou Joker en passant par des intellectuels comme Frédéric Lordon Alain Badiou François Bégodeau mais aussi le soutien de militants de syndicalistes d'avocats de membres de comités justice et vérité de militants antiracistes et du coup on a évidemment pu compter sur la signature d'un des membres de cette tribune un des soutiens de la première heure et d'une grande qualité Youssef Brakny je ne le connaîtrais pas un petit militant dans les quartiers populaires notamment dans le 93 dans le 93 pardon membre du comité Adama et voilà comme je le disais pour nous c'est un immense honneur que de l'avoir à nos côtés ce soir et que de pouvoir le compter parmi nos soutiens de la première heure donc je vous demande de le réapplaudir s'il vous plaît j'ai peur je pense qu'on a un peu oublié ça on a un peu oublié la peur pas pour ne pas bouger pour être immobile mais pour se remettre en mouvement moi personnellement je le cache pas moi j'ai très peur de ce qui arrive du contexte de ce qui se passe depuis plusieurs années maintenant et qui est en train de se dérouler sous nos yeux donc je pense que oui il faut le dire pour pas être dans un truc de fausse virilité ou de je ne sais quoi on a pas peur on est là non je pense pas avoir très peur déjà ce que je veux dire c'est que c'est mon premier meeting pour une présidentielle je ne me suis jamais engagé dans le cadre d'une présidentielle pour un candidat j'ai déjà été écouter des meetings donc voilà à l'époque c'était les meetings de Besancenot quand j'étais jeune mais sinon je n'ai jamais été je n'ai jamais fait le pas je n'ai jamais été déplacé pour un meeting et encore moins comme vous pouvez l'imaginer à la tribune donc là c'est vraiment la première fois que je le fais alors un nez c'est un ami c'est un frère bon là c'est la famille il n'y a pas de problème mais je ne suis pas là pour ça on s'entend bien etc on fait de la politique donc si je suis là c'est pour des raisons politiques ce qui fait que je passe de l'autre côté entre guillemets qui fait que je vais que je m'engage je me suis engagé et que là je suis là ce soir c'est pour des raisons politiques et une des raisons c'est que quand on prend sur les 5 années d'Emmanuel Macron un des pires présidents je pense qu'on ait pu connaître et je vais expliquer en quoi avec Révolution Permanente et le mouvement auquel j'appartiens le comité Adama on a mené quasiment toutes les luttes ensemble et surtout ça c'est pas rien dès le début dès le début il y avait Révolution Permanente dans le combat vérité et justice pour Adama et ça c'est pas rien mais il y avait tout le monde Laura etc vraiment il y avait tout le monde était là et d'ailleurs le premier meeting d'Assad Raoré c'était son tout premier voilà il n'avait pas encore l'habitude c'était à Tolga qui s'était organisé par Révolution Permanente entre les mains de la gendarmerie je peux vous dire qu'il n'y a pas en tout cas à l'époque avant que les violences policières deviennent ce qu'elles sont aujourd'hui grâce au travail militant il n'y avait pas beaucoup d'organisations de gauche qui couraient à Beaumont-sur-Oise qui voulaient soutenir parce qu'il y avait toujours cette suspicion mais qu'est-ce qu'il a fait pourquoi comment pourquoi il courait s'il avait rien à se reprocher parce que c'était ça le débat en 2016 et je ne vous dis pas avant je ne vous dis pas pour Wissam El-Yamni pour la Mindyeng etc c'est ça le niveau c'était ça en tout cas le niveau de la gauche à l'époque depuis il y a eu un travail militant un travail politique il y a eu une stratégie et ça il ne faut pas le sous-estimer il ne faut pas le nier il y a des gens qui ont pensé une stratégie il y a des gens qui se sont réunis notamment nous on a fait partie au comité Adama on a pensé les choses on a analysé la situation on a regardé ce qui se passait on a fait le bilan des erreurs du passé on a appris de nos aînés notamment du mouvement de l'immigration et des banlieues qui était là dès le premier jour à Pond-Mont-sur-Oise où il y a eu une transmission des luttes le BIB le mouvement de l'immigration et des banlieues c'est un mouvement dans les années 90 qui a fait un travail extraordinaire pour qu'aujourd'hui on puisse parler de violences policières je vous le dis qui était là et qui était présente on a fait quasiment tous les mouvements emblématiques de l'ère Macron des mouvements de résistance parce que certes comme je disais tout à l'heure il faut analyser correctement la situation mais il y a eu des résistances extraordinaires donc je parle maintenant presque au passé parce qu'on arrive à la France au premier mandat et il y a eu des résistances il y a eu des résistances grâce notamment je pense à une nouvelle génération de militants qui ont eu une grande capacité une grande agilité à faire des alliances inédites inédites c'est à dire qu'on n'a pas hésité à aller concrètement au front à aller dans des mouvements qui n'avaient pas la côte au départ et je pense par exemple à un vous savez de lequel je parle c'est celui des gilets jaunes dès le départ au début des gilets jaunes beaucoup beaucoup beaucoup malheureusement encore une fois à gauche et je vais taper beaucoup sur la gauche ce qu'on appelle la gauche excusez-moi par avance qui avait un mépris un mépris vis-à-vis de ce mouvement or nous par exemple le comité à la bande a fait l'analyse qu'il y avait un discours qu'on martelait tous les jours à la télévision qui n'était que par les réactionnaires évidemment que les français n'en peuvent plus qu'en gros le pauvre petit blanc dans sa campagne dans les petites villes n'en peut plus des noirs et des arabes il y a un mouvement je ne le citerai pas pour ne pas aller faire la pub ça lui ferait trop de plaisir quand il y a des journalistes dans la salle qui ont théorisé l'insécurité culturelle c'est-à-dire qu'il y avait une insécurité culturelle en France traduit par ces gens-là les blancs se sentent mal parce qu'il y a trop de noirs et d'arabes en France qu'est-ce qui s'est passé pendant le mouvement des gilets jaunes oui c'était un mouvement principalement blanc c'est vrai majoritairement mais qu'est-ce qui s'est passé ils sont sortis pour demander qu'on mette dehors les noirs et les arabes non ils ne sont pas sortis pour faire des ratonnades comme il y a pu en avoir en France non ils sont sortis parce qu'ils n'en pouvaient plus et qu'ils n'arrivaient plus à finir leur fin de mois c'est ça la réalité et pourquoi je parle de ça et vous allez comprendre je vais en revenir sur le début sur la situation dans laquelle on est aujourd'hui nous on a fait ce pas permanent avec les cheminots notamment à Saint-Lazare et on a forcé la gauche les médias dits de gauche indépendants etc.

à venir et à se déplacer et à regarder concrètement ce qu'était ce mouvement et les alliances qui étaient en train d'être nouées qui étaient en train de se faire en fait ça quand on le faisait quand le mouvement des gilets jaunes était en action était en mouvement on n'a pas compris un truc c'était la force de répression la force répressive et surtout comment les élites bourgeois comment le bloc bourgeois était en train de mettre une stratégie en place pour contrer ça souvenez-vous quel a été le premier débat organisé par Emmanuel Macron ces grands débats sur la question des gilets jaunes je ne sais pas si certains sont souvains c'était sur l'immigration il avait fait il faut rappeler les thématiques là il avait fait sur l'immigration c'est à dire qu'à un moment donné ils se sont dit en fait non le bon petit blanc le bon petit français en fait non son problème c'était pas l'immigration son problème c'était pas les arabes son problème c'était pas les musulmans c'est les conditions matérielles d'existence concrètes ils ont mis en place ils ont réfléchi c'est pas du complotisme maintenant on a même Ariane Chemin du monde qui le dit maintenant quand on le disait à l'époque où maintenant on a des articles qui t'expliquent que Bolloré a une stratégie d'imposer les émours etc mais en fait ils ont tous cette stratégie et dès le lendemain ils ont commencé ils ont commencé à matraquer pour casser ça immédiatement pour casser très rapidement ce qui se passait en fait en réalité en France c'est qu'on partait sur une lutte commune de tous les exploités tous les opprimés en France ils se sont appuyés sur une répression extraordinaire avec des ordres clairs de mutiler de terroriser et d'autre part un déroulement d'un discours dans les médias sur CNews etc et ça commence et ça déroule et ça je pense qu'on a pas trop bien saisi l'autre chose c'est que quand ça fait des années des années et des années et des années parce que Zemmour je vais en parler a fait quelque chose quand même qui est quand même hallucinant et c'est pour ça que moi j'ai peur il a réussi en Seine-Saint-Denis dans le 93 à Villepinte alors qu'il y avait une semaine il avait prévu à la Villette il a nul au dernier moment il arrive à déplacer une masse considérable de personnes c'est pas rien c'est énorme des néo-nazis des groupes venus de partout avec une seule station d'RER l'ERB il a réussi à remplir Villepinte mais c'est un truc de malade tout le monde a continué à faire son petit meeting Mélenchon il continuait à faire son meeting là-bas l'Union Populaire il était content de montrer son casting etc celui qu'il a réussi à prendre vert celui qu'il a réussi à prendre dans le mouvement social celui qu'il a réussi à prendre dans le mouvement syndical mais on ne se rendait pas compte de ce qui se passe au moment il n'y a pas une personne qui lui a dit à l'oreillette que là il y a un meeting de malade en Seine-Saint-Denis dans le 93 dans un fief soi-disant de gauche d'un mec d'Éric Zemmour on n'a pas très bien compris pour comprendre on ne peut pas comprendre ce qui s'est passé auparavant pendant des années des années de matraquage continu notamment sur une figure qui est vraiment très importante c'est la question du musulman et Hannes je pense que tu en fais des frais et tu le vois et moi j'en fais des frais tout le temps encore là il y a Causer qui vient de sortir un article le titre de l'article je ne vous montre pas c'est Bagnoler le drapeau vert de l'islam flotte sur la ville ils sont sérieux les gens ils ont fait ça là tout de suite vient de sortir parce que moi en se disant voilà je fais flotter le drapeau vert de l'islam ça c'est Causer c'est Elisabeth Lévy elle passe à la télé elle est respectée voilà elle parle elle crie etc ça passe le drapeau vert de l'islam flotte sur la ville de Bagnoler c'est incroyable c'est incroyable la figure du musulman elle permet de mobiliser des fantasmes extraordinaires or pour les comprendre pourquoi on ne peut pas faire l'économie et là je vais être sur le volet racial et ça va faire plaisir à ceux qui sont là en espion oui il y a une question raciale et la question raciale c'est une question sociale et oui la figure du musulman pour la comprendre on est obligé de remonter à l'ère coloniale à l'époque coloniale si on ne comprend pas ça si on n'a pas qu'il y ait une reproduction telle qu'elle de ce qu'était l'islam de ce qu'était la gestion de l'islam notamment dans le cadre de la république française sous les départements français en Algérie on ne peut pas comprendre parce qu'il réapplique exactement les mêmes méthodes ce qu'il a appliqué sur les musulmans dans les départements en Algérie on ne peut pas comprendre et surtout on ne peut pas comprendre cette construction de cet ennemi or cet ennemi ce musulman c'est l'incarnation du mal absolu c'est même comme disait Edouard Saïd c'est l'occident qui a même inventé l'orient pour être l'occident c'est-à-dire que s'il n'y a pas cette figure-là limite il n'y a pas j'ai envie de dire de construction occidentale d'homme blanc occidental de domination occidentale d'impérialisme occidental ce n'est pas possible de le comprendre et ce n'est pas possible de comprendre le succès d'Éric Zemmour ça commence depuis des années où on a des gens qui à chaque fois viennent de la gauche et qui te disent on ne peut plus rien dire le politique moins correct vous voyez toutes ces choses-là alors aujourd'hui ça nous fait rire mais le problème c'est qu'en fait ça a marché ils ont réussi à marteler ça matin, midi et soir et ça marche aujourd'hui on a vie de pente ça marche et nous en fait on a du retard nous avec le comité à la main à chaque fois on a été critiqué parce qu'on fait des trucs qui disent ouais mais c'est bling bling et tout etc mais on est obligé puisqu'on est obligé de gagner la guerre culturelle c'est une guerre culturelle la droite les réactionnaires les conservateurs ont gagné cette guerre aujourd'hui ils ont gagné en France ils ont gagné en Angleterre ils ont gagné en Hongrie ils ont gagné aux Etats-Unis ils ont gagné en fait sur les renoncements de la gauche quand j'entends des analystes qui vous disent que la gauche parle trop ou de la question sociale mais c'est une blague la gauche institutionnelle n'a jamais pris la défense des minorités c'est faux vous le savez quand même ici dans cette salle c'est un mythe un marché saturé du conservatisme avec plus de 70% je crois qu'on additionne de Macron jusqu'à Zemmour en passant par Pécresse et Marine Le Pen ça ce n'est pas parce qu'il y a eu trois mois de CNU ça c'est faux tout ce qu'on entend vous voyez rien de chemin qui se réveille qui dit oui c'est ce que Bolloré il a mis l'argent non non non c'est pas en trois mois qu'on arrive à cette situation là de plus de 75% d'idées racistes matin, milliers, soir à la télé donc je vous le dis c'est tout ce qui a été dit pendant des années et des années notamment autour de on ne peut plus rien dire du politiquement correct qu'on ne parle plus des prolétaires qu'on parle que des minorités etc. etc. tous ces mythes ont réussi ont gagné et maintenant ils sont largement majoritaires et je pense qu'il est un peu trop tard aujourd'hui donc je suis pessimiste je vais je vais venir sur un autre exemple pour l'état de la gauche institutionnelle il y a eu un procès moi que je qualifie d'historique pour moi c'est un procès qui a été enfin pour moi c'est un des tournants même de ma vie c'est le procès de Baghi Traoré le procès de Baghi Traoré c'est aussi pour ça je suis là aujourd'hui ce soir parce qu'il n'y avait que Révolution Permanente comme métier indépendant qui a fait le déplacement au procès de Baghi Traoré donc c'est trois semaines de procès trois semaines aux assises à un jeune homme à qui on a volé les plus belles années de sa vie de l'âge de 25 ans à 30 ans c'est 5 ans pour rien seul tort à Baghi Traoré son seul tort c'est d'avoir vu en dernier son frère Adama Traoré allongé dans la cour de gendarmerie c'est son seul tort il n'a commis que ce seul crime aux yeux des gendarmes il n'a rien fait d'autre il était complètement innocent le président de la cour d'assises Marc Trevidic qui est connu connu pour sa rigueur et pour son travail a dit que c'est n'est pas une enquête ça n'avait rien à faire dans une cour d'assises pourtant Baghi Traoré a passé 5 ans en détention provisoire contrairement à ce que dit la pachosphère 5 ans en détention provisoire 5 ans où il n'avait pas de mandat où il ne pouvait pas continuer où il n'avait pas de visite où il n'avait pas son fils grandir on lui a enlevé tout ça j'ai regardé la salle je me suis dit ça va être rempli je vois les gens ils adorent ils adorent les histoires comme ça sur des gens accusés à tort tout le monde regarde ça sur Netflix tout le monde aime aux Etats-Unis les grandes histoires des mouvements d'émancipation des années 70 on aime tous regarder ça à la télé mais ça se passe en France pas besoin d'aller aux Etats-Unis pas besoin d'aller je ne sais où pour voir ces histoires là en France on a enfermé un homme je ne sais pas si on se rend compte du truc il n'y a eu aucun journaliste qui après quand il est sorti de prison a contacté Baghi Traoré pour lui dire il a été injuste avec vous déjà votre frère a été tué vous vous avez été enfermé 5 ans on vous a volé votre vie voilà racontez-nous expliquez-nous personne rien les seuls qui sont venus faire un direct un plateau c'est Révolution Permanente avec Anne-Skazine et toute la team moi je suis là aujourd'hui dans cette élection présidentielle en train rentrer les résistances dans cette élection présidentielle et surtout avec ces meetings et ces tournées on va construire un bloc pour l'avenir un bloc de résistance l'ensemble un peu particulière c'est celle de de Landry et de Mara Kanté du comité vérité et justice pour Gaï Camara et du coup j'aimerais s'ils sont d'accord leur proposer de venir dire un mot aussi à la tribune je tiens juste à vous dire merci parce que quand je vous regarde je me revois quelques années avant vous parce que moi aussi je suis un ancien étudiant de Paris 8 Gaï Camara c'était un jeune âgé de 26 ans qui a été tué par la police dans la nuit du 16 au 17 janvier 2018 a épiné sur scène d'une balle dans la tête le policier a tiré 8 balles dans sa direction et une de ses balles a atteint la tête côté gauche létale ensuite ils l'ont déposé à l'hôpital de la Repoisière sous X alors qu'ils avaient sa carte d'identité ainsi que les papiers de son véhicule la famille a été avertie plusieurs heures après le drame suite à ça nous nous sommes constitués partie civile et malheureusement nous avons eu deux non-lieux le premier non-lieu en septembre 2019 le second non-lieu en 2021 comment dans un pays qui se dit pays des droits de l'homme peut-on accepter un non-lieu lorsqu'on parle d'une personne qui a reçu une balle dans la tête c'est pas normal nous avons eu beaucoup de comités qui nous ont soutenus notamment le comité Adama qui nous ont soutenus dès le début révolution permanente aussi ils sont venus à tous nos événements sans exception et malheureusement Gaï Camara n'a pas été le dernier de cette liste quelques temps après il y a eu Ibrahim Abba dit Ibo il y a eu Cédric Chouvia en janvier 2020 il y a eu Sabri et il y a eu Olivier Gomez et malheureusement il y en a encore beaucoup mais comme je vous l'ai dit la liste elle est longue nous avons porté plainte contre l'expert en balistique Michel Koff pour fond en écriture publique car on a découvert qu'il avait menti sur la trajectoire de la balle qui avait tué Gaï Camara grâce à la reconstitution qui a été faite par les experts indépendants Disclose et Index et aussi que le combat Gaï Camara ne s'arrêtera pas sur un non-lieu et comme vous tous ici présents si je suis là ce soir c'est pour transmettre toute ma force au grand frère ici présent à Nascazib parce qu'il représente la voix ici ce soir pour transmettre toute ma force au grand frère à Nascazib parce qu'il représente notre voix à tous et comme je le dis toujours la solidarité ce n'est pas quelque chose qui se prône seulement derrière un micro c'est-à-dire qu'il faut qu'il y ait des actes c'est-à-dire que si un jour on doit aller dans la rue on doit aller dans la rue pour soutenir enfin pour combattre les violences policières les violences faites aux femmes les violences d'Etat il faut combattre toute forme de violence et comme d'Etat de violences d'Etat de violences policières peu importe la violence n'auront pas la justice ils n'auront jamais la paix en souvenir qui ont été percutés par une voiture par la suite c'est des histoires qui sont très similaires il y a une chose à laquelle vous devez c'est l'engagement à laquelle vous devez comment dire ça prenez conscience de qui vous êtes et de là où vous êtes quand je dis ça c'est que moi je ne suis pas venu pour raconter mon histoire ici j'ai passé 29 mois en détention 11 en isolement dans des conditions extrêmement difficiles à l'époque j'étais très jeune du coup j'étais désorienté très en colère remonté et c'est 3 ans de ma vie qui m'ont été volé au final comme Bagui il en a passé 5 moi j'en ai passé 3 avec un procès qui a duré 3 semaines aux assises 2 procès aux assises et ils ont retourné nos vies ils nous ont fatigué on a des parents qui ont malgré malgré qu'il y a eu un gros soutien on a des parents qui malheureusement ont été affectés par ça donc il y a eu des handicaps il y a eu des pertes de mémoire il y a eu des comment dire ça des défaillances psychologiques si je peux déterminer ça comme ça à l'issue de tout ça il y a eu des condamnations et des acquittements et comment est-ce qu'on peut comprendre tout ça et comment est-ce qu'on peut accepter tout ça c'est comme il disait il faut revenir à l'époque coloniale en réalité il n'y a rien sans rien les histoires se répètent c'est toujours la même chanson donc toujours la même danse et nous jeunes que nous étions on a pris le rouleau compresseur de la justice ils nous ont juste comment dire ça ils nous ont pris ils nous ont broyés ils nous ont transférés de maison d'arrêt ils nous ont mis dans tous les sens du terme émotionnellement parlant physiquement parlant psychologiquement parlant ils nous ont pris tout ce qu'on avait quand je vous dis ils nous ont pris tout ce qu'on avait c'est rien je sais le temps que j'ai passé là-bas et je sais la souffrance que j'ai endurée mais voilà aujourd'hui on est dans une autre lutte on est dans un combat et ce combat là c'est de faire en sorte que chacun d'entre nous puisse s'engager pour compter on veut nous faire croire on veut nous faire comprendre que nos voix ne comptent pas que nos esprits ne comptent pas qu'on n'a pas notre place dans l'échec mais la réalité c'est que chacun d'entre nous vous et moi on a notre impact vous et moi on a notre place vous et moi on a la capacité de faire changer des choses pour faire en sorte que ceux qui sont derrière nous qui vont venir auront un espace libre aujourd'hui c'est là la lutte des classes c'est là le combat c'est là la prise de position elle est là être très engagé être très clair et être très limpide dans ses positions c'est comme ça qu'il fonctionne c'est comme ça qu'on doit fonctionner on doit se positionner on doit prendre parti en étant très clair et très ferme sans compromis à partir du moment où vous faites des compromis vous avez perdu le combat donc là on est là pour soutenir le frère Hamas moi je ferai tout ce qui est dans mon pouvoir pour faire en sorte qu'il puisse atteindre ses objectifs parce que son combat c'est notre combat et tous autant que nous sommes ici on a tous la même lutte et j'ai pas envie de dire le même rêve mais en tout cas on a tous l'objectif d'être plus libre et de vivre plus je vais pas dire correctement mais en étant un peu plus libre de tout ce qu'on fait parce qu'aujourd'hui la réalité c'est que vous et moi on est dans une prison à ciel ouvert vous ne le voyez pas malheureusement quand il y a eu le procès à Bagui j'étais encore en détention et pourquoi est-ce que je me suis fait arrêter aujourd'hui j'ai pas la réponse là je suis sur contrôle judiciaire service secret j'ai terminé le ministère de l'intérieur ça va très très vite en étant moi en étant musulman vous savez pas vous avez même pas idée l'impact les impacts les dommages collatéraux qu'on peut subir là je suis venu en survêt machin etc parce que je m'attendais même pas à prendre la parole je m'attendais même pas à tout ça donc je suis venu en mode cool mais à chaque fois que je prends la parole à chaque fois que je prends le micro j'en ai des frissons j'ai envie de dire énormément de choses mais je vais écourter parce que c'est pas mon temps c'est le temps à masse et la force elle revient à ce jeune monsieur qui est en train d'essayer de faire bouger les choses en France et il est important que tous autant que vous êtes vous mobilisez à 200% derrière nous parce que comme il dit mon grand frère c'est 1 plus 1 plus 1 plus 1 au final ça donnera beaucoup donc chacun d'entre nous on donne 1% tous les jours pour un jour arriver au 100% tranquillement ok la bourgeoisie l'extrême droite ils savent s'organiser et c'est pour ça que il y a à ce que nous aussi aujourd'hui on s'organise non seulement pour apporter des solutions par en bas à la crise mais aussi en fait pour proposer un autre projet de société et pour renverser ce système et avant de laisser la parole à Anas je voulais quand même reprendre un moment pour bah non seulement dire mon émotion par rapport à ce que vous venez de dire et vraiment merci à vous et grosse force mais pour aussi dire mon enthousiasme mon enthousiasme de vous voir en fait toutes et tous présents ce soir dans une ambiance assez stylée et voilà il faut rappeler que encore une fois malgré toutes les avancées de la campagne comme je le disais tout à l'heure il reste encore encore beaucoup de chemin et en fait toutes les avancées de la campagne tout ce qu'on a réussi à faire jusqu'à présent ça montre en fait que le projet Anas Cazif 2022 c'est pas un projet fou pas du tout en fait c'est un projet qui en réalité peut aller jusqu'au bout c'est quelque chose de possible mais pour ça encore une fois on a besoin de vous on a besoin de voilà convertir ces soutiens en présence militante et c'est pour ça qu'on vous sollicite autant ce soir parce qu'on a besoin du soutien actif en fait de l'ensemble des personnes présentes ce soir qui considèrent que Anas Cazib doit pouvoir se présenter parce que cette campagne c'est pas seulement la campagne d'Anas c'est pas seulement la campagne de révolution permanente en fait mais c'est la campagne de nous tous ici ce soir c'est la campagne de celles et ceux d'en bas c'est la campagne de notre classe donc voilà j'ai vraiment besoin de le présenter en tout cas d'être assise à côté de lui ce soir et je vous demande un max de bruit pour notre candidat vous savez le terme walkist il veut simplement il vient de wake c'est à dire de s'éveiller contre l'éveil en fait tu veux rester dans un des grands hommes idéalisés comme moi je dis par Zemmour les Bonaparte les Bugos et autres et en vous regardant en fait je me dis à quel point c'est une fierté pour moi d'être là je remercie énormément toutes celles et ceux qui ont fait en sorte que c'est incroyable que j'ai sur cette tribune à mes côtés si un jour on était sur le piquet de grève avec Oumou Gueye en 2017 si aujourd'hui il y a la présidentielle en 2022 jamais j'aurais cru à l'époque à Paris 8 en tant que syndicaliste et aujourd'hui je suis fier d'être là devant vous en tant que candidat à la présidentielle et on sera là sur la ligne de départ les amis en 2022 ceux qui ne sont pas sur cette tribune c'est d'une part vous mais également dans cette salle au delà des étudiants et étudiantes qu'il y a il y a aussi des délégations ouvrières qui me tiennent énormément à coeur j'ai des camarades de la SNCF j'ai des camarades de la RATP j'ai des camarades de France-Dèche et tout à l'heure pendant qu'on était dans le meeting et qu'il y avait les interventions qui se succédaient les unes après les autres il y a un camarade sans qu'il n'existe pas les meetings comme ça à la présidentielle et c'est ça la réalité en fait de ce qu'on voit aujourd'hui cette tribune-là elle montre que celle qu'on veut essayer de nous présenter au quotidien à la télé vous savez de quelle génération je veux parler c'est génération Z génération Zemmour que en fait la jeunesse par les musulmans par l'immigration par la xénophobie par les idées réactionnaires et là il démontre tout le contraire il démontre que la jeunesse et la nouvelle génération elle est ici elle est présente dans ce meeting elle est révolutionnaire elle est anticapitaliste en guerre et il faut le dire haut et fort vous savez les amis ils ne veulent pas de nous ils ne veulent pas de nous dans cette liste pas voilà tout à l'heure BFM TV ils ont mis même Jean Lassalle du coup j'ai commencé à m'interroger si j'étais vraiment de gauche ou pas j'ai commencé à me toucher mais c'est la réalité des choses c'est à dire que Jean Lassalle qui a manifesté aux côtés de Zemmour ce Jean Lassalle là il serait à gauche et en fait nous on n'existerait pas alors que depuis le début comme a dit Esther systématiquement bondé et on est toujours fiers en fait que les salles de ces meetings elles aient cette gueule là elles aient blanche mais qui est également racisée qui est aussi LGBT etc etc et on en est fiers en fait d'avoir autant d'énergie autant de force derrière nous pour porter cette candidature même s'ils ne veulent pas nous voir comme moi je dis on va rentrer dans cette présidentielle au pied de piche au pied de piche on va les forcer à faire en sorte de quitter aujourd'hui lorsqu'on a démarré la campagne présidentielle lorsqu'on a décidé avec les camarades de révolution permanente que je sois candidat à cette présidentielle pour 2022 on n'était même pas encore dans cette situation là Eric Zemmour n'apparaissait même pas à la télé au mois de juillet lorsqu'on était il n'était même pas ni pressenti candidat ni quoi que ce soit et on voit comment cette campagne présidentielle elle a plus de nos et à bon moi je dis c'est la météo du racisme quotidien et de la xénophobie ils se battent tous les plus réactionnaires Pécresse de prison en plus l'autre disait 30 000 l'autre disait 40 000 certains disaient il faut des quotas ils disaient non ils font de trop ici tous les jours en fait nos quartiers on discute la réalité de Zemmour il n'y a pas un jour où quelqu'un ne me parle pas de Zemmour il n'y a pas un jour où quelqu'un me dit réactionnaire raciste qui a été sort il ne faut pas les oublier en Guadeloupe qui se sont mobilisés et il faut faire du bruit il n'y a même pas le droit à l'eau courte lesquels certains prix sont multipliés parfois 50% la précarité bondit il faut tous qu'on dise nous pas chiens on n'est pas des chiens on ne les laissera pas en fait des jados qui sont fiers on parle d'immigration on a aussi un autre il a dit que les immigrés à quitter le pays à être accompagnés à la frontière le plus à gauche des phrases que sortait Mélenchon en 2000 on l'emmerdait comme si en fait c'était la même chose qu'il vivait les mêmes oppressions dans la société pendant que des gens priaient dans la rue parce qu'il n'y avait pas de locaux il n'y avait pas assez de place et on avait ce dirigeant politique à l'époque qui n'avait même pas été capable de prier de ceux qui étaient victimes d'islamophobie et ce même Jean-Luc Mélenchon Samuel Paty pour qui on doit avoir aussi une pensée ce soir qui est victime aussi du terrorisme islamique et il faut le dire et on n'a pas honte de le dire mais qui a quand même cherché les Tchétchènes de France pour savoir qu'est-ce qu'ils font dans le pays si Marine Le Pen était sortie et avait fait la même chose en disant il faut qu'on sache ce que les Algériens ils viennent faire et sortir les dossiers un à un de tous les Algériens de France ça serait le bordel dans le pays on aurait tous manifesté et parfois et lorsqu'il est face à Zemmour il revendique la présence faisant de la France la deuxième puissance maritime mais grâce à quoi ? elle est deuxième puissance grâce à quoi ? j'ai beaucoup de respect moi pour le port du Havre le port de Marseille etc mais les amis la France elle n'est pas deuxième puissance maritime mondiale elle est à Marseille des puissances maritimes dirigeants de gauche et le système il faut être aussi capable il faut être aussi capable d'une alliance d'un sauveur parmi je pense pas que notre avenir il soit entre Anne Hidalgo déjà c'est incroyable je me suis dit putain Anne Hidalgo elle fait 3% aux élections elle a dit dans un journal elle a dit j'ai appelé TF1 j'ai dit que j'avais une annonce à faire et du coup j'étais au JT moi j'ai des annonces à faire tous les jours même pas d'ailleurs quand on les invite mais on a les bonnes vieilles salades professionnelles de savoir lequel est le même positionné lequel a plus de points lequel va sortir et puis au final on a aussi des politologues des éditorialistes qui disent ça les arrange pas les uns et les autres parce que leur but ils savent très bien que la présidentielle c'est foutu entre guillemets mais qu'eux ils réfléchissent à l'après ils réfléchissent à qui va être au dessus de l'autre est-ce que c'est Jadot qui va finir premier de la gauche ou Hidalgo peu importe quel politicien de gauche va sortir l'un devant l'autre c'est à dire que nos vies etc et jamais les amis ils ne parlent de nous il peut paraître parfois long de donner la parole à tout le monde et même des camarades qui sont pas militants à révolution permanente et on en est fiers en fait parce que c'est pas une candidature sectaire on le dit souvent c'est pas la candidature d'Anna Skazib c'est la candidature de tout le monde on est fiers lorsque Yamara lorsque Landry et tous les autres en fait prennent la parole on va essayer de faire en sorte que cette candidature elle puisse porter la voix de nos luttes parce qu'on n'est pas des défaitistes on n'est pas fatalistes parce que oui il y a une droitisation médiatico-politique ça c'est clair le disque xénophobe elle a amplifié dans les médias lorsque même Desmondbourg explique que pour l'intérêt de la nation il est prêt à enlever parce qu'il est gêné par la montée de l'extrême droite mais lui il n'est pas gêné pour pouvoir vivre et retirer c'est à travers l'élection présidentielle qu'on va faire bon pas les camarades on ne pense pas du tout nous sommes révolutionnaires et notre centre de gravité c'est la lutte de classe et on est convaincu que ça à chaque fois que les masses ont lutté et comme dirait Marx l'histoire contemporaine n'est que l'histoire de la lutte de classe on en est convaincu on est convaincu de ça le comité Adama le 2 juin met 80 000 personnes et le 13 juin met 100 000 personnes qu'on arrive à leur faire peur parce qu'ils se disent mais qui sont ces gens en fait c'est quoi c'est SOS Raciste c'est le PS ah mais non c'est une famille de victimes au fin fond de Beaumont-sur-Oise qui arrive à Paris à rassembler en deux jours 200 000 personnes pas rassembler des gens parfois dans leur propre lorsqu'on avance à mes camarades de la RATP le 13 septembre 2010 ils ont scandé dans cette maison de la RATP face aux bureaucraties syndicales en décembre illimité c'est grâce à eux c'est grâce à eux parlementaires ou je ne sais quoi c'est grâce au rapport de force c'est lorsqu'on s'organise on fait bouger les choses et il y avait des personnes de cette classe moyenne un tas de chair à la française regardez comment on l'avait défini et bien le but quelques semaines après l'affaire Benalla on commençait à mettre un gilet jaune sur le pare-brise pour se compter et on finit le 1er décembre par taguer sur l'arc de triomphe les gilets jaunes triompheront justice et vérité pour Adama les amis du brut qui le passait et j'aime bien moi le citer j'aime bien citer ces exemples parce que on a tendance parfois à se dire merde on n'est plus capable de rien du tout il y a ceux-ci il y a ceux-là on met une telle chaque fois que je peux parce que je pense que c'est la pire histoire que aimerait faire taire le renseignement généraux le 8 décembre 2003 et l'acte 4 les renseignements généraux ils tombent et donc ils se disent des gilets jaunes un niveau déjà de peur pour la bourgeoisie de penser une seule seconde que des gens allaient pouvoir faire ça ben ils ne se sont pas arrêtés là du coup ils ont sollicité plus de 2500 forces de l'ordre de gendarmes et CRS autour du quartier de l'Elysée on apprend que Brigitte Macron a fait nettoyer le PC Jupiter qui est le bunker de l'Elysée et si ce n'était pas suffisant c'est à dire que si les gilets jaunes arrivaient à franchir les égouts arrivaient à franchir les cordons de gendarmes et de CRS autour de l'Elysée et qu'ils arrivaient à fracturer la porte blindée du PC Jupiter il y avait un hélicoptère dans la cour de l'Elysée prêt à exfiltrer Emmanuel Macron c'est ça qui leur fait peur les amis ce ne sont pas les amendements et ce ne sont pas les débats parlementaires et tout ça tout ça ils veulent l'oublier tout ça ils veulent le rayer de l'histoire ils veulent parler et des petites chapelles des uns et des autres savoir qui va réussir à récupérer le plus de place dans les législatives de qui va réussir à sortir le premier mais ils ne parlent jamais de nous ils ne parlent jamais de nos luttes ils nous disent que la société elle se droitise alors qu'au contraire on voit que nos idées n'ont jamais été aussi il y a un mouvement des gilets jaunes lorsque il y a des mouvements derrière Black Lives Matter lorsque il y avait il y a deux semaines encore une manifestation nous toutes à Paris qui a rassemblé plus de 50 000 personnes non pas uniquement pour dénoncer le patriarcat mais pour dénoncer aussi le système capitaliste lorsque il y a des jeunes qui luttent en disant fin du monde fin du mois même combat autour de la question écologique lorsque il y a des jeunes et nous on était avec eux avec Youssef lors des mobilisations après les attaques contre Cheikh Jalak et Gaza dans 16 ans on était impressionné en fait de qui malgré les interdictions de Gérald Darmanin essayait quoi qu'il arrive d'essayer de manifester vers Barbès si le récit que je vous fais n'existe pas c'est parce qu'ils ne veulent pas d'une part le voir mais parce que ça les inquiète et que surtout ils n'ont aucune proposition à faire à ce qui se passe aujourd'hui parce qu'aujourd'hui la première préoccupation de la population française c'est le pouvoir d'achat c'est comment on remplit son frigo il y a un français sur deux qui explique qu'il ne va pas pouvoir se chauffer correctement cet hiver la dernière fois à France Inter il y avait un père de famille qui expliquait que chez lui il faisait 5 degrés l'hiver parce que l'électricité ça lui coûtait plus de 800 euros en fait pour se chauffer et que du coup la seule pièce où il disait qu'il se chauffait pour éviter que ses enfants ils tombent malades électriques qu'il avait dans la douche mais que le reste de la maison n'était pas chauffé et que du coup il dépannait avec des chaussettes en plus des bulles en plus et c'est des gens qui travaillent les amis c'est ça l'état de la société aujourd'hui et ils ne veulent rien faire en fait ils n'ont rien prévu de faire sinon qu'on l'entende chez Zemmour chez Pécresse ou d'autres c'est de rallonger le temps de travail rallonger l'âge de départ à la retraite faire en sorte que les cotisations salariales et patronales qui permettent de payer la totalité du personnel hospitalier de ce pays lorsqu'on a applaudi les gens et lorsque de l'autre côté Zemmour comme moi je dis est applaudi lorsqu'il dit devant 13 000 personnes les cotisations salariales et patronales ensemble du personnel hospitalier dans une des pires crises sanitaires du monde et ces gens là ils sont applaudis ces gens là ils ont pignon sur rue ils sont tous les jours à la télé et nous à l'inverse on le dit haut et fort on est fiers de mettre les questions sociales on est pour l'augmentation des salaires immédiates d'au moins 300 euros on est pour le partage du temps de travail entre eux qui n'ont pas le droit de pouvoir bosser puisse avoir de quoi travailler de cotisation et de travail puisse aller à la retraite c'est pas Trotsky qui le dit regardez l'article de libération qui est sorti la semaine dernière où un quart des personnes à l'âge de 62 ans un quart des ouvriers les plus pauvres quand il faut attendre l'âge de 80 ans pour les classes les plus aisées de ce pays 18 années on dit souvent la situation fiscale en France c'est 120 milliards pourtant les Pandora Papers on nous dit c'est plus de 11 300 milliards les 500 familles les plus riches de France se sont enrichies de plus de 30% où je dis souvent il y a 26 milliardaires qui détiennent la moitié des richesses de l'humanité selon l'Oxfam 26 milliardaires et vos familles 26 milliardaires une classe de CM2 tellement ils ont d'argent ils savent même pas quoi faire 8 millions de chômeurs 300 000 SDF on les regarde encore ils vont encore nous exprimer et dans un silence général et les regarder sur le bord de la route c'est ce qu'elle veut dire venir porter la voix de nos luttes première ligne dire des augmentations de salles de Sephora de Carrefour à la SNCF d'ailleurs c'est la grève dans le jargon poser le sac poser la caisse à outils tout simplement être le patron le plus intelligent de la planète Terre de tous les patrons ceux qui conduisent les bus qui conduisent les trains qui sont le caissier à Auchan sans eux porter un discours qui est irréconciliable avec le système capitaliste et les gloubis bulga comme moi je dis et des salades pour convenir à tout le monde c'est une candidature qui est révolutionnaire pour la classe ouvrière pour la jeunesse et les quartiers populaires et on en est fiers on est fiers de porter cette voix là et elle doit être quelque chose qui me tient moi beaucoup à coeur et notamment ici de plus en plus sur ces sujets je vais dire à travers une phrase que je cite maintenant dans tous les meetings d'une jeune camarade d'une étudiante et je pense qu'il y en a plein ici qui vont se retrouver dans ces paroles c'était une camarade pour ceux qui avaient suivi vu qu'on est en région parisienne c'était un jour où les camarades notamment du Point Levé à Paris 1 avaient fait une distribution alimentaire devant la Sorbonne et avec laquelle j'avais pu échanger très rapidement et elle m'avait dit moi Anas je ne veux pas d'enfants plus tard elle dit moi je ne veux pas d'enfants plus tard pas pour les raisons enfin nous on est comme on dit chez Révolution Permanente on est pour que chacune et chacun dispose de son corps comme il le veut et que celui qui veut des enfants il en a celui qui ne veut pas etc chacun est libre mais ce n'est pas pour ça en fait qu'elle m'a dit je ne veux pas avoir d'enfants je ne veux pas avoir d'enfants parce que je n'ai pas envie d'infliger à des enfants plus tard un avenir de précaire en fait parce que moi-même à 20 ans je ne sais pas c'est quoi mon avenir et moi je trouve que c'est terrible en fait qu'une jeunesse représente beaucoup qui représente l'avenir qui notamment pour nous lorsqu'on parle de classe ouvrière sont les travailleuses et les travailleurs de demain que cette jeunesse là en fait elle n'est plus la possibilité ne serait-ce que de rêver ne serait-ce que de se projeter ne serait-ce que de penser d'avoir d'être libre de ses choix d'avoir des jeunes qui sont obligés de faire des centaines et des centaines de mètres parfois pour récupérer des colis alimentaires et vous le savez ici à Paris 8 vous avez eu durant tout le confinement des jeunes qui parfois sont venus et certains disaient ça faisait trois jours je n'ai pas mangé j'attendais que on puisse me donner de quoi manger et je pense que ce monde là il doit être un monde dans lequel comme moi je dis les ouvriers les travailleuses et les travailleurs sont précaires sont à découvert le 10 du mois dans lequel la jeunesse elle n'a plus la possibilité de rêver de se projeter qu'elle est inquiète de son avenir un monde dans lequel 26 milliardaires détiennent la moitié des richesses de l'humanité ce monde là ce système capitaliste il n'a qu'une seule vocation les amis ça va être détruit de fond en comble et il n'y a qu'une seule chose les amis qui peut renverser le système capitaliste c'est la classe ouvrière la jeunesse les quartiers populaires ensemble et de mener une révolution contre ce système il n'y a que le terme révolution qu'ils connaissent les amis et qu'ils comprennent et nous on veut que cette campagne cette candidature elle permette en fait de commencer à poser les jalons et d'être une boussole politique aussi à toute cette nouvelle génération en fait de leur dire que l'avenir c'est pas la fatalité c'est pas les Zemmour c'est pas les Le Pen c'est pas les Macron l'avenir c'est nous comme dirait mon camarade Adrien Cornet de la raffinerie de Grand Puy le Turfus c'est nous faites du bruit les amis pour toutes les nécessités de s'engager à nos côtés parce que sinon on raconte nos vies on va se dire la chose les vérités si on n'existe pas c'est parce que leur seul espoir leur seul espoir c'est qu'on n'ait jamais les 500 parrainages les 500 parrainages c'est la seule chose qui les fait flipper ils s'en foutent des meetings le meeting est plein les autres meetings étaient pleins ça ne les intéresse pas et jusqu'au bout du bout les amis alors oui de temps en temps c'est du bruit pour Fofana dégré jusqu'au bout les six papiers on aura le droit aussi à quelques articles mais jamais à des grandes choses jamais sinon par des polémiques par des offensives réactionnaires par ce genre de choses on a annoncé la candidature et je préfère vous rassurer on ne nous fera pas cette place là la seule chose qu'ils comprennent c'est lorsqu'on va ramener ces 500 parrainages et qu'on va les poser sur la table et qu'on va leur dire oui que vous le vouliez ou non nos présidentielles par le pied de biche avec le pied de biche de force en fait c'est totalement antidémocratique je vous explique très simplement le système il nous faut 500 parrainages de maires d'élus départementaux députés conseillers régionaux etc il y a en gros 42 000 personnes en France qui peuvent nous parrainer il faut savoir qu'en 2017 c'est plus de 67% de mémoire qui n'ont pas parrainé c'est la principale difficulté qu'on a parce que cette fameuse gauche institutionnelle les Hidalgo et compagnie ils ont fait quelque chose d'assez sympa en 2016 François Hollande Emmanuel Valls ils ont fait une réforme institutionnelle où ils ont fait en sorte que maintenant le parrainage il devient public et on peut comprendre que certains maires de petits villages de petites villes puissent se dire merde moi j'aime bien ce que tu racontes et je pense que t'es légitime à être présent mais si je te donne un parrainage derrière c'est public et on va me le faire payer je vous donne quelques exemples très simples moi j'ai été en Normandie on a vu un maire le maire il dit ici tout le monde déteste Macron mais tout le monde va parrainer Macron bon on se demande comment ça se fait en fait pourquoi il dit tout le monde il dit parce que vous savez ce canton là il appartient notamment à la ville du Havre et le Havre c'est Édouard Philippe et il dit vous savez ici les gens ils disent Édouard ils ne disent pas Édouard Philippe ils disent Édouard et il t'explique que vous savez on a des petits budgets 250 000 300 000 euros et que le problème c'est que si on parraine autre chose qu'Emmanuel Macron les subventions qu'arrive à nous amener Édouard Philippe quand on l'appelle on les aura plus on a vu un maire dans le nord en Picardie il nous a dit si je vous parraine un syndicaliste de la CGT il a dit je connais Anas Kazib j'adore ce qu'il fait j'aimerais vous parrainer mais je vous parrainerai pas parce qu'il dit j'ai la route à refaire et les subventions elles viennent de la région et si je donne mon parrainage à une autre personne que Xavier Bertrand et heureusement Xavier Bertrand a perdu du coup on va essayer d'aller le revoir mais les amis je vous parle avec le coeur je vous parle sincèrement c'est ce genre de difficulté c'est un parrainage sur 25 maires vu il faut avoir 24 portes qui se referment pour en avoir une c'est presque 10 000 maires qu'il faudra voir d'ici la fin du mois de février pour pouvoir être là c'est une révolution copernicienne de pouvoir être là en 2022 et j'ai bon espoir à ce qu'on puisse y arriver parce qu'on est jeunes déterminés comme disaient les camarades et comme vous chantez depuis tout à l'heure et moi je me rappellerai toujours de cette phrase que je cite à chaque fois que je peux d'un camarade algérien qui vit en Algérie et qui m'a dit Anas tu te rends pas compte de ce que ça veut dire pour nous en tant qu'Algériens mais non pas uniquement les Algériens pour les Marocains les Tunisiens le Moyen-Orient pour toutes celles et ceux qui ont vécu le colonialisme français qui savent c'est quoi l'impérialisme français m'a dit tu te rends pas compte de ce que ça veut dire pour nous à l'international que demain on apprenne que dans la cinquième puissance impérialiste mondiale il y a un jeune ouvrier comme toi issu de l'immigration maghrébine qui est né à Sarcelles dont le grand-père est tirailleur marocain dont le père est travailleur marocain et a fait partie du procès des Chibani et ceux qui veulent pas qu'on existe c'est pour ça les amis parce qu'ils savent ce que ça veut dire ils savent ce que ça voudrait dire non pas uniquement dans l'hexagone mais à l'échelle internationale ce que ça voudrait dire dans tous ces quartiers populaires et qui demain le colonialisme français qui est fier de dénoncer ce qu'est le meeting à Toulouse de cette manière là et je voudrais que ça soit aussi un peu le symbole de cette campagne présidentielle Youssef était là il y a des camarades il y a le frérot Landry qui est venu pour parler de Guy Kamara il y a Marat qui nous a touché aussi sur son histoire personnelle une pensée pour l'ensemble des victimes des violences policières je vais vous demander de vous lever je vais citer les noms dans les concerts la lumière sur ce qui s'est passé il mérite qu'on mette la lumière d'Ama Traoré sur Idir Ibo Samuel Yamni Dèvre Edouane et tous les morts toutes les victimes du bruit pour vous n'hésitez pas à aller vous inscrire il y a des tables à la sortie notamment les étudiants de Paris 8 quelques semaines et d'ailleurs c'est grave le meeting a pu exister ce soir le blanc rouge dans nos meetings et comme vous avez pu le voir ce soir en fait il n'y a pas de drapeau bleu blanc rouge dans nos meetings parce que notre drapeau il est rouge et on en est fiers