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InterviewNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 29 avril 2019 20 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Nicolas Dupont-Aignan dans Bourdin Direct

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:33OuverteÉludée

    Pourquoi évoquez-vous un possible attentat et une réaction hystérique du gouvernement sur l'incendie de Notre-Dame ?

  • 2:45RelanceRéponse partielle

    Vous avez des preuves ou des soupçons pour affirmer que le pouvoir nous cache quelque chose ?

  • 4:37OuverteRéponse directe

    Pourquoi le gouvernement vous cible-t-il comme un complotiste ?

  • 5:59OuverteRéponse directe

    Les annonces d'Emmanuel Macron vous semblent-elles suffisantes pour répondre à la crise ?

  • 8:31OuverteRéponse directe

    Qu'auriez-vous fait à la place pour le pouvoir d'achat ?

  • 12:47OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui vous déplaît dans le financement d'un pont en Croatie par l'UE ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:46Invité politiqueFait
    « le pouvoir nous cache quelque chose »
  • 2:27Invité politiqueFait
    « sans aucun doute le pouvoir nous cache quelque chose »
  • 3:47PrésentateurFait
    « on nous prend pour des imbéciles en permanence »
  • 6:53PrésentateurChiffre
    « il y a eu plus de 1000 actes christianophobes dans notre pays »
  • 9:30Invité politiqueChiffre
    « Il y a notamment 5 milliards d'euros de baisse d'impôt »
  • 11:40PrésentateurChiffre
    « Nous avons à Debout la France proposé 32 milliards d'économies »
  • 13:57PrésentateurChiffre
    « La réindexation de toutes les pensions de retraite qui ne sera faite qu'en 2021, c'est 3 milliards par an »
  • 14:15PrésentateurFait
    « le taux TVA à 0% pour les produits de première nécessité »
  • 17:40PrésentateurFait
    « il a dit, de toute façon, je ne peux pas augmenter les salaires parce que dans la mondialisation, on ne peut rien faire »

Temps de parole

  • Présentateur69 %
  • Nicolas Dupont-Aignan18 %
  • ?13 %

≈ 52,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:10
Locuteur

Bonjour

0:11
Nicolas Dupont-Aignan

Nicolas Dupont-Aignan.

0:11
Locuteur

Bonjour

0:12
Présentateur

Apolline Malherme.

0:13
Nicolas Dupont-Aignan

Merci d'être avec nous. Vous êtes le président de Debout la France. Vous êtes tête de liste aux élections européennes pour votre parti. Le gouvernement se réunit en ce moment même à Matignon pour un séminaire qu'ils appellent inédit pour mettre en musique ce qu'a annoncé le président jeudi. Le Premier ministre d'ailleurs devrait dire quelques mots lorsqu'il arrive à Matignon. On l'écoutera en direct et vous pourrez réagir. Mais d'abord, je voudrais vous interroger sur la petite musique que vous faites courir depuis quelques temps sur l'incendie de Notre-Dame.

Vous avez évoqué d'abord un possible attentat et puis hier vous avez parlé d'une réaction hystérique du gouvernement qui serait, je vous cite, le signe que sans aucun doute le pouvoir nous cache quelque chose. Mais pourquoi vous faites ça ?

0:55
Présentateur

Mais parce que j'en ai assez.

0:57
Locuteur

Parce

0:57
Présentateur

que j'ai posé une seule question.

0:59
Locuteur

Comme

1:00
Présentateur

dans tout pays démocratique, on serait aux Etats-Unis, on serait en Angleterre, en Allemagne. Il est totalement normal qu'après un événement incroyable comme il s'est passé, Notre-Dame a résisté aux révolutions, aux guerres et au XXIe siècle, tout flambe. Et l'homme politique que je suis qui pose juste une question, qui dit mais qu'est-ce qui s'est passé ? Et d'ailleurs je l'avais posé, juste une parenthèse, parce qu'une dame dans la rue,

1:25
Locuteur

elle

1:26
Présentateur

m'avait croisé, elle m'avait dit, vous qui avez la parole,

1:28
Locuteur

attendez, je finis la suite. Non mais là, Nicolas Dupoignan, je ne parle pas de la question que vous avez posée, c

1:31
Nicolas Dupont-Aignan

'est parfaitement

1:32
Locuteur

légitime de poser la question. Mais pourquoi est-ce que vous dites

1:35
Nicolas Dupont-Aignan

hier,

1:35
Locuteur

le

1:36
Nicolas Dupont-Aignan

gouvernement sans aucun doute nous cache

1:38
Présentateur

quelque

1:39
Locuteur

chose

1:39
Présentateur

?

1:39
Locuteur

Je vais

1:39
Présentateur

vous dire une chose, j'ai posé cette question de manière innocente, sans privilégier aucune piste du tout, et j'ai simplement dit...

1:46
Locuteur

Vous

1:46
Nicolas Dupont-Aignan

avez

1:46
Locuteur

prononcé le mot attentat. Oui, bien

1:47
Présentateur

sûr, mais qu'est-ce que c'est

1:49
Locuteur

? Et

1:50
Présentateur

face à ça,

1:51
Locuteur

ce

1:51
Présentateur

qui est normal en démocratie, ce que tous les Français se posaient comme question, j'ai été, mais attaqué, sali presque. On m'a traité de complotiste, on m'a traité de démagogue, on m'a traité de tous les noms. Mais j'en ai été blessé, mais vraiment blessé. Et je me suis demandé, et d'ailleurs j'ai reçu beaucoup de mails de Français, des dizaines, qui m'ont dit, mais pourquoi le gouvernement vous cible comme ça ? Qu'est-ce qui se passe ? Et j'ai dit hier, oui, que je voulais la vérité. Pas seulement parce

2:20
Locuteur

que ça a été... Non, alors

2:21
Nicolas Dupont-Aignan

Nicolas Dupont

2:21
Locuteur

-Hignan, il faut revenir quand même très

2:22
Nicolas Dupont-Aignan

clairement, vous n'avez pas dit je veux la vérité, ça

2:24
Locuteur

on peut le comprendre parfaitement. Vous avez

2:25
Nicolas Dupont-Aignan

dit, sans aucun

2:27
Locuteur

doute,

2:27
Nicolas Dupont-Aignan

le pouvoir nous cache

2:28
Locuteur

quelque chose.

2:29
Nicolas Dupont-Aignan

Ça veut dire,

2:30
Locuteur

je traduis,

2:31
Nicolas Dupont-Aignan

que vous n'avez aucun doute sur le fait que le pouvoir nous cache quelque chose.

2:34
Présentateur

Ah

2:34
Locuteur

oui,

2:34
Présentateur

sur le fait qu'il y a quelque chose de pas normal, oui, absolument. Et je vais vous dire pourquoi.

2:39
Locuteur

Mais

2:39
Nicolas Dupont-Aignan

quel est... J'aimerais savoir...

2:41
Locuteur

Parce qu'on

2:41
Nicolas Dupont-Aignan

ne peut pas dire ça comme ça. Vous avez des preuves, vous avez des soupçons...

2:45
Présentateur

Qui se basent sur quoi ? Je vais vous donner des exemples très précis. Il y a M. Mouton,

2:50
Locuteur

qui

2:51
Présentateur

a été l'architecte en chef des monuments historiques pendant des années, qui est intervenu sur une des chaînes d'information un jour. Ce monsieur, j'ai cherché à le joindre, il est parti en mission, me dit-on, en Chine pour de longues

3:01
Locuteur

semaines. Il a le

3:01
Nicolas Dupont-Aignan

droit, non

3:02
Présentateur

? Il a le droit, bien sûr, mais j'aimerais qu

3:03
Locuteur

'on

3:03
Présentateur

l'entende. Et ce que je demande dans cette affaire,

3:06
Locuteur

ce

3:06
Présentateur

que je demande, c'est qu'il y ait une commission d'enquête parlementaire. Je

3:10
Locuteur

vais vous dire pourquoi. Non, mais attendez,

3:11
Nicolas Dupont-Aignan

juste par exemple, là, vous dites, il est parti en Chine, vous le dites avec un air comme si vous n'y croyez pas.

3:15
Locuteur

Vous pensez qu'en fait, il se planque ? Je voudrais savoir

3:16
Présentateur

pourquoi un homme qui connaît par cœur cette cathédrale ne peut pas répondre aux questions des journalistes ? Pourquoi on ne

3:23
Locuteur

peut

3:23
Présentateur

pas en savoir plus ? Pourquoi on ne peut pas

3:26
Locuteur

même... Si

3:27
Présentateur

c'est un accident, admettons, comme on nous le répète toute la journée alors qu

3:30
Locuteur

'on n'a aucun élément... Si c'est un accident, attendez, si je peux finir, si c'est un accident, j'aimerais savoir ce qui s'est passé.

3:38
Présentateur

Oui, mais justement,

3:39
Locuteur

j'aimerais savoir ce qui s'est fait. Pas seulement sur vos impressions.

3:40
Présentateur

Mais ce n

3:41
Locuteur

'est

3:41
Présentateur

pas mes impressions. J'aimerais savoir ce qui s'est passé. C'est vos

3:44
Locuteur

impressions, parce que vous

3:44
Nicolas Dupont-Aignan

dites sans aucun doute que le pouvoir nous cache quelque

3:46
Présentateur

chose. Non, mais parce qu'on nous prend pour des imbéciles en permanence. On nous explique qu'il

3:51
Locuteur

y

3:51
Présentateur

avait quelques mégots qui ont été retrouvés sur l'échafaudage. Ah, un échafaudage qui a brûlé pendant un temps incroyable et on retrouve des mégots. On nous dit que l'enquête va être très longue. Très bien. Et je l'accepte totalement. Et puis en même temps, le procureur dit que c

4:04
Locuteur

'est sans aucun doute un accident. Ça veut bien

4:06
Nicolas Dupont-Aignan

dire qu

4:07
Locuteur

'on ne nous cache rien. Dans

4:07
Présentateur

la même phrase, dans le même communiqué AFP, on nous dit la même phrase. On nous dit au départ, c'est sûrement un accident. Et tous ceux qui, comme M. Dupont-Aignan, posent des questions sont des démagogues, des complotistes, etc.

4:20
Locuteur

Non, non, moi, attention... Attendez, et un instant. Non, non, mais Nicolas Dupont-Aignan, je

4:22
Présentateur

vous demande, pardon, il faut

4:23
Locuteur

qu'on soit extrêmement précis. Parce que sinon le

4:25
Nicolas Dupont-Aignan

dialogue n'est pas possible.

4:26
Locuteur

Mais très précis. Nicolas Dupont-Aignan. Non,

4:27
Nicolas Dupont-Aignan

le fait

4:28
Locuteur

de poser des questions, c'est une chose,

4:29
Nicolas Dupont-Aignan

mais vous ne dites pas que vous posez des questions. Vous dites sans aucun doute, donc vous n

4:33
Locuteur

'avez pas de doute,

4:33
Nicolas Dupont-Aignan

on nous cache quelque

4:35
Locuteur

chose. C'est pas une question, c'est une affirmation. J'ai dit hier

4:37
Présentateur

que la réaction hystérique du pouvoir, qui n'est pas normale à mon égard, me traitant de complotiste parce que j'osais poser une question que se posent des millions de Français, me salissant en permanence, me faisant passer pour quelqu'un, oui, de pas très normal en gros, d'excité, que cette réaction hystérique... C

4:54
Locuteur

'est vous

4:55
Nicolas Dupont-Aignan

qui dites qu'eux sont hystériques, donc c

4:56
Locuteur

'est pas normal. C'est une réaction hystérique,

4:58
Présentateur

hystérique de Madame Loiseau, qui a même osé me dire en public, je vais lui mettre deux claques, enfin je veux dire, on vit où ? Madame Loiseau me met deux claques, bon, très bien, heureusement que je n

5:08
Locuteur

'ai

5:08
Présentateur

pas dit ça, moi, parce que qu

5:09
Locuteur

'est

5:09
Présentateur

-ce qu'on aurait dit ? Et je ne me serais pas perdue.

5:10
Locuteur

Je ne l

5:11
Présentateur

'ai pas

5:11
Nicolas Dupont-Aignan

entendu, mais effectivement,

5:12
Locuteur

ce serait

5:12
Nicolas Dupont-Aignan

saisissant.

5:13
Présentateur

Mais elle l'a dit. Vraiment, il y

5:15
Locuteur

a

5:15
Présentateur

un moment, j'ai dit hier, oui, cette réaction hystérique m'incite à penser que j'ai dérangé quelque chose. Et je trouve

5:21
Locuteur

que

5:22
Présentateur

dans notre démocratie, aujourd'hui,

5:24
Locuteur

il

5:25
Présentateur

y

5:25
Locuteur

a

5:25
Présentateur

une telle coupure entre le peuple français et ses élites, ses élites qui ne sont pas des élites d'ailleurs, son oligarchie, que j'aimerais que la transparence soit au cœur de notre démocratie. Et je ne vois pas, on serait dans une démocratie normale, démocratie normale aux Etats-Unis, il y aurait une commission d'enquête parlementaire, le ministre de la Culture serait auditionné, comment ça a été surveillé, comment ça a

5:46
Locuteur

été

5:46
Présentateur

fait, il

5:46
Locuteur

y

5:46
Présentateur

a l'enquête judiciaire, et je fais confiance aux autorités de la République, mais on a le droit d'avoir une enquête politique, ne serait-ce

5:52
Locuteur

que

5:53
Présentateur

pour que les mesures de sécurité de nos bâtiments publics soient renforcées, qu'on n'ait pas la même chose dans d'autres bâtiments. Nicolas Dupont-Aignan. Il n

6:00
Locuteur

'y a

6:00
Présentateur

pas de quoi en faire un

6:01
Locuteur

fromage, mais on a encore la

6:02
Présentateur

liberté de parole. Je suis surpris.

6:04
Locuteur

Non

6:04
Présentateur

mais je vais vous dire... Nicolas

6:05
Nicolas Dupont-Aignan

Dupont-Aignan, vous le dites comme si on vous empêchait de parler, mais où êtes-vous

6:08
Présentateur

? Écoutez,

6:08
Nicolas Dupont-Aignan

je

6:08
Présentateur

vais vous dire, dans notre pays aujourd'hui, quand quelqu'un

6:13
Locuteur

ne

6:14
Présentateur

pense pas comme le pouvoir,

6:16
Locuteur

quand

6:16
Présentateur

quelqu'un dit des choses différentes... Il s'exprime, il est invité

6:20
Locuteur

dans tous les médias, il n'y a aucun problème. Mais tout le monde

6:23
Présentateur

lui tombe dessus. Est-ce que vous savez ce qui s'est passé quand j'ai prononcé cette phrase ? Tout le monde m'est tombé dessus. Comme si je devais me taire. Je ne me tairais pas quand on cherche la vérité. Et j'ai le courage, oui, dans notre société politique, conformiste, lâche, ce petit système politique où tout le monde se tient par la barbichette. Je te tiens, tu me tiens, je te renvoie l'ascenseur. On ne dit plus rien. On ne dit plus rien. Eh bien, moi, je dis ce que je pense. Et ce que je pense, c'est que je veux que la vérité apparaisse. Car il y a eu plus de 1000 actes christianophobes dans notre pays, qui d'ailleurs sont sous-estimés en permanence.

Et je souhaite qu'on affronte les problèmes, qu'on sache ce qui s'est

7:06
Locuteur

passé. Et j'aimerais

7:07
Présentateur

que le seul homme politique qui a eu le courage de le faire, et de le dire, on ne lui tombe pas dessus, ou du moins on le respecte en disant, j'ai tort peut-être de poser cette question, mais je ne suis pas non plus complotiste. Savoir la

7:19
Locuteur

vérité,

7:19
Présentateur

ce n

7:20
Locuteur

'est

7:20
Présentateur

pas être complotiste. Je

7:21
Nicolas Dupont-Aignan

vous écoute dérouler, Nicolas Dupont

7:22
Locuteur

-Aignan, et vous me parlez de courage, et vous me parlez

7:24
Nicolas Dupont-Aignan

de liberté.

7:24
Locuteur

C'est parce que c'est incroyable ce qui se passe dans notre pays. On ne peut plus parler. On ne peut plus rien dire.

7:28
Présentateur

On ne

7:29
Locuteur

peut

7:29
Présentateur

plus rien dire. Mais moi, je vous

7:31
Locuteur

le

7:31
Présentateur

dis, on ne peut plus rien dire. Donc je le dis.

7:33
Nicolas Dupont-Aignan

Mais où êtes-vous, Nicolas Dupont-Aignan ?

7:35
Locuteur

Je

7:35
Présentateur

ne

7:35
Locuteur

suis

7:35
Présentateur

plus dans une vraie

7:36
Locuteur

démocratie.

7:36
Nicolas Dupont-Aignan

Non,

7:36
Locuteur

non, mais

7:36
Nicolas Dupont-Aignan

où êtes-vous là, à l'instant ?

7:37
Présentateur

Mais devant une télévision,

7:38
Locuteur

je vous remercie de m'inviter. Mais vous êtes invité sur la première chaîne d'Info France. Et heureusement, j'ai des millions d'électeurs. Dans l'interview

7:43
Nicolas Dupont-Aignan

du matin.

7:44
Présentateur

Et bien, je vous en remercie.

7:44
Nicolas Dupont-Aignan

Hier, où étiez-vous ?

7:45
Présentateur

Et bien, j'étais... Et c'est normal. Ah, vous

7:47
Nicolas Dupont-Aignan

étiez sur France Inter. Oui.

7:48
Locuteur

Et vous

7:49
Nicolas Dupont-Aignan

me dites que vous avez le courage de parler.

7:50
Locuteur

Oui, parce que... Où est-ce

7:52
Nicolas Dupont-Aignan

qu'il sera le courage,

7:53
Locuteur

lorsque vous aurez

7:53
Nicolas Dupont-Aignan

vraiment besoin d'affronter

7:55
Locuteur

des choses difficiles ? Mais vous savez, je vais

7:56
Présentateur

vous dire, madame, on est dans une démocratie le droit de penser qu'il

8:05
Locuteur

y a

8:05
Présentateur

un malaise démocratique.

8:06
Locuteur

Et

8:06
Présentateur

quand il

8:07
Locuteur

y a 85% des Français... Quand il y a 85%,

8:11
Présentateur

Eh bien, écoutez, en tout cas, moi, j'estime que face à ce que je reçois dans la figure de la part du petit milieu politico-médiatique, je crois que tout est fait pour me faire taire.

8:21
Locuteur

En tout cas, je le vois. En tout cas, vous

8:22
Nicolas Dupont-Aignan

avez été invité ce matin. Et

8:23
Locuteur

je vous en remercie.

8:24
Nicolas Dupont-Aignan

Et donc, j'estime qu'il ne

8:25
Locuteur

faut

8:25
Nicolas Dupont-Aignan

pas non plus un courage fou pour

8:26
Locuteur

s'exprimer alors que je pose des questions. Il y a des gens beaucoup plus courageux, rassurez-vous, et qui vivent avec de grandes difficultés. Vous êtes le bienvenu pour en

8:30
Nicolas Dupont-Aignan

parler.

8:30
Locuteur

Ok.

8:31
Nicolas Dupont-Aignan

Parlons précisément des décisions

8:32
Locuteur

d'Emmanuel Macron. Mais on a passé, pardonnez-moi, on

8:33
Présentateur

a passé 10 minutes sur une simple phrase évidente.

8:37
Locuteur

Pas une simple

8:37
Nicolas Dupont-Aignan

phrase,

8:37
Locuteur

hein.

8:37
Nicolas Dupont-Aignan

Quand on dit, on nous cache quelque chose...

8:39
Locuteur

Ah ben,

8:39
Présentateur

écoutez, tous les Français le pensent. Voilà. Beaucoup de Français le

8:42
Locuteur

pensent.

8:42
Présentateur

Moi, je ne le pense pas.

8:43
Locuteur

Je crois qu'il y a une enquête. Beaucoup de Français le pensent. Je

8:44
Nicolas Dupont-Aignan

respecte

8:45
Locuteur

plutôt

8:45
Nicolas Dupont-Aignan

l'enquête.

8:46
Locuteur

Il y a notamment le Parquet de Paris. Je respecte tout, mais je veux savoir la vérité.

8:49
Nicolas Dupont-Aignan

Vous ne respectez pas le Parquet de Paris.

8:50
Locuteur

Mais je le

8:50
Présentateur

respecte. Je vous ai dit que je voulais, comme dans toute démocratie, nous serions aux Etats-Unis, il y aurait une commission d'enquête parlementaire parallèle à l'enquête judiciaire.

8:57
Nicolas Dupont-Aignan

On verra s'il

8:58
Locuteur

y en a une en tout cas où vous le demandez. Et c'est curieux, la

8:59
Présentateur

démocratie française a beaucoup de mal avec la vérité.

9:03
Locuteur

Mais

9:03
Nicolas Dupont-Aignan

je voudrais comprendre ça.

9:04
Présentateur

Eh ben,

9:05
Locuteur

je

9:05
Présentateur

vous

9:05
Locuteur

le

9:05
Présentateur

dis, ce que je pense.

9:05
Nicolas Dupont-Aignan

Ça veut dire quoi ? C'est

9:06
Locuteur

-à

9:06
Nicolas Dupont-Aignan

-dire que tout est faux ? C'est-à

9:07
Locuteur

-dire

9:07
Nicolas Dupont-Aignan

qu'on ne peut

9:07
Locuteur

plus parler de rien ? On n'est pas d

9:08
Présentateur

'accord ?

9:09
Locuteur

C

9:09
Présentateur

'est que quand on n'est pas d'accord avec Emmanuel Macron et avec ceux qui le soutiennent, on est immédiatement ciblé et traité de complotiste. Et ça, ça me fait beaucoup de mal, car je ne suis absolument pas complotiste.

9:21
Nicolas Dupont-Aignan

Bon, en tout cas, vous pouvez vous exprimer, il n

9:22
Locuteur

'y a

9:22
Nicolas Dupont-Aignan

aucun problème

9:23
Locuteur

là-dessus. Mais heureusement ! Revenons donc

9:25
Nicolas Dupont-Aignan

aux faits et notamment aux annonces d'Emmanuel Macron qu'il a faites jeudi. Il y a notamment 5 milliards d'euros de baisse d'impôt, il y aura des évolutions dans la représentation nationale, 20% de proportionnel, sans doute des référendums locaux, une baisse du seuil pour pouvoir provoquer un référendum d'initiative partagée.

9:43
Locuteur

Est

9:43
Nicolas Dupont-Aignan

-ce que tout cela vous semble suffisant pour répondre à la crise ?

9:46
Présentateur

Bien sûr que non, parce qu'en vérité, d'abord il y a beaucoup de mesures qui étaient déjà annoncées, la proportionnelle c'était dans son programme,

9:53
Locuteur

sur

9:54
Présentateur

le référendum d'initiative citoyenne.

9:56
Locuteur

Il

9:56
Présentateur

n'y

9:57
Locuteur

a

9:57
Présentateur

pas de référendum d'initiative citoyenne. Il baisse le seuil de signature pour obtenir un référendum d'initiative partagée. Un minimum.

10:07
Locuteur

Mais

10:07
Présentateur

il détient le groupe, il a la majorité au Parlement pour bloquer. Le seul référendum d'initiative citoyenne que j'ai proposé dès 2012, proposition de loi en 2013, proposition de loi en 2018, c'est de se passer du Parlement. C'est que ce soit parallèle, séparé

10:23
Locuteur

comme en Suisse. Il faudrait que ce soit uniquement

10:23
Nicolas Dupont-Aignan

une initiative populaire par exemple.

10:25
Présentateur

Bien sûr. Et que les Français, à un moment, puissent répondre à des questions. Et je crois sincèrement que la seule façon de débloquer le pays,

10:34
Locuteur

c

10:34
Présentateur

'est d'avoir, parallèlement à la représentation parlementaire que je respecte, bien évidemment, qui vote une quarantaine de lois par an, d'avoir deux ou trois fois par an les citoyens qui, à un moment, sont responsabilisés. Est-ce que la Suisse est mal gouvernée ?

10:47
Locuteur

Le

10:47
Présentateur

plus faible taux de chômage d'Europe, le budget quasiment équilibré, un pays qui laisse respirer sa démocratie. Ça, c'est un point fondamental.

10:58
Locuteur

Et

10:58
Présentateur

je

10:58
Locuteur

regrette que le président... Les référendums locaux, d

10:59
Nicolas Dupont-Aignan

'ailleurs, est-ce que ça vous paraît,

11:01
Locuteur

là, pour le coup, plutôt une bonne

11:02
Présentateur

chose ? J'en ai fait un quand j'étais maire et j'y suis favorable, bien évidemment. Le deuxième point important sur le pouvoir d'achat, ce qui me fascine et m'inquiète et je trouve que c'est dommage pour notre pays, c'est qu'on va se battre, là, sur 5 milliards. Alors, est-ce que c'est 5, c'est 6, etc.

11:16
Nicolas Dupont-Aignan

On nous dit 5 milliards d'euros qui seraient attribués en particulier à 15 millions

11:20
Locuteur

de croyés qui payent l'impôt sur l'euro. C'est dérisoire

11:23
Présentateur

compte tenu du manque de pouvoir d'achat de nos concitoyens et de la faiblesse des salaires. Alors, vous allez me dire, c'est facile de dire ça, mais qu'est-ce que vous proposez

11:31
Locuteur

? Vous

11:33
Nicolas Dupont-Aignan

faites les questions et les réponses,

11:34
Locuteur

mais en l'occurrence, on va poser cette

11:35
Présentateur

question.

11:35
Locuteur

C

11:35
Présentateur

'est normal. Tout à fait. On ne

11:36
Locuteur

peut

11:36
Présentateur

pas dire que ce

11:37
Locuteur

n'est

11:37
Présentateur

pas assez.

11:37
Locuteur

Si ce n'est pas suffisamment, est-ce que vous auriez

11:38
Nicolas Dupont-Aignan

fait quoi ? Le double

11:39
Présentateur

? Nous avons à Debout la France proposé 32 milliards d'économies. Nous l'avons écrit, il y a 3 mois, au début du grand débat. Parce que je pense que si on veut régler le problème de pouvoir d'achat du pays et surtout de motivation, de récompense du travail,

11:54
Locuteur

il

11:54
Présentateur

faut un grand transfert de pouvoir d'achat.

11:57
Locuteur

Et

11:57
Présentateur

j'ai ciblé, nous avons ciblé avec nos experts, plusieurs dépenses. Et il

12:01
Locuteur

y

12:01
Présentateur

en a une, par exemple, puisqu'on est à l'approche des élections européennes, qui est là, qui est disponible. Nous avons donné en 10 ans, 10 ans, 70 milliards d'euros à l'Union européenne. De plus que ce qu'on a reçu. En 2016, c'était 11 milliards. En 2017,

12:16
Locuteur

c

12:16
Présentateur

'était moins parce qu'il

12:16
Locuteur

y a

12:16
Présentateur

des problèmes de calcul. En

12:17
Locuteur

2018, c'était 6 milliards. on pourrait

12:19
Nicolas Dupont-Aignan

couper

12:19
Locuteur

notre...

12:20
Présentateur

On pourrait tout de suite, tout de suite, réduire très fortement, progressivement, pour ne pas déstabiliser la structure, et ramener la contribution annuelle de la France à l'Union européenne à 2 milliards. Ce qui était le cas du temps de Jacques Chirac. Cela veut dire que Jacques Chirac n'était pas anti-européen, il finançait l'Union européenne. Mais 2 milliards, j'accepte. 11 milliards en 2016, ça redeviendra 11 milliards en 2020.

12:44
Locuteur

Il

12:44
Présentateur

y a des

12:45
Locuteur

hauts

12:45
Nicolas Dupont-Aignan

et des

12:46
Locuteur

bas. C

12:46
Présentateur

'est beaucoup trop. Je vais vous donner un exemple.

12:48
Locuteur

C

12:48
Présentateur

'était une information BFM.

12:50
Locuteur

J

12:51
Présentateur

'ai appris que l'Union européenne a financé un pont en Croatie et les travaux commencent

12:57
Locuteur

faits

12:58
Présentateur

par une entreprise chinoise. L'Union européenne a financé 85% de ce pont, plus de 300 millions d'euros. Ce sont les Français qui ont payé une partie. Ras-le

13:07
Locuteur

-bol. Qu'est-ce qui vous déplaît

13:08
Nicolas Dupont-Aignan

là-dedans ? Le fait que ce soit les Français, enfin les Français pas seulement, mais

13:12
Locuteur

les 28 qui payent un temps ou le fait

13:16
Nicolas Dupont-Aignan

que ce soit les

13:16
Locuteur

Chinois

13:17
Nicolas Dupont-Aignan

qui le... Il faut construire, européen, il faut... Il

13:20
Présentateur

faut que quand on donne de l'argent européen et français et que la France participe à la deuxième puissance qui participe, au moins le retour, soit pour des entreprises européennes et aux besoins croates.

13:31
Locuteur

Là

13:31
Nicolas Dupont-Aignan

-dessus, vous êtes d'accord avec Emmanuel Macron ? Ça

13:33
Locuteur

fait partie de son programme.

13:34
Présentateur

Oui, mais il ne le fait pas.

13:35
Locuteur

Non, ça fait partie du programme

13:36
Présentateur

qui est porté par

13:38
Locuteur

Nathalie Loiseau d'une

13:38
Nicolas Dupont-Aignan

préférence européenne.

13:39
Présentateur

Sauf que les traités qu'ils ont signés tous nous interdisent de le faire et que la Commission européenne ne le fait pas. Voilà pourquoi je veux changer ce système. Et les députés européens votent le budget européen et nous pouvons récupérer 9 milliards. 9 milliards, je vais vous dire ce que ça représente parce que c'est des chiffres comme ça. La réindexation de toutes les pensions de retraite qui ne sera faite qu'en 2021, c'est 3 milliards

14:01
Locuteur

par an. Pour partie,

14:01
Nicolas Dupont-Aignan

elle sera faite pour

14:02
Locuteur

les petites retraites en

14:03
Nicolas Dupont-Aignan

2020 et pour toutes les retraites en

14:05
Locuteur

2021. On pourrait

14:05
Présentateur

commencer en 2019. Je ne

14:07
Locuteur

vois

14:07
Présentateur

pas pourquoi on attend. Ça, c'est 3 milliards par an. Vous voyez, je récupère 9 milliards, je peux financer ça. Deuxièmement, le taux TVA à 0% pour les produits de première nécessité, notamment pour les personnes handicapées, pour les personnes dépendantes. J'ai proposé que les fruits et légumes, on ait un taux à 0%, notamment bio, pour inciter, permettre aux gens qui ne peuvent pas se les payer de manger différemment. On a chiffré tout ça. Pour 2 milliards d'euros, on peut avoir 16 produits à 0%. Ça fait 2 milliards. Les services publics dans nos zones rurales, fermetures, etc., maintenir un réseau de services publics, on l'a chiffré à 2 milliards.

14:43
Locuteur

Avec

14:43
Présentateur

9 milliards par an qu'on donne en pure perte à une organisation qui délocalise nos usines, qui ne sert pas l'Europe ni la France, on pourrait régler l'équation. Et je ne parle pas des 14 milliards de fraude fiscale, de fraude sociale,

14:57
Locuteur

Et ça, Emmanuel Macron a dit

14:58
Nicolas Dupont-Aignan

qu'il allait s'y attaquer

15:00
Locuteur

davantage. Oui, mais vous

15:00
Présentateur

voyez bien, Apolline de Malherbe,

15:02
Locuteur

en

15:03
Présentateur

fait, à donner constante, Emmanuel Macron ne peut pas résoudre le problème du pouvoir d'achat des Français. Parce que, c'est très curieux, quand ce sont les retraités, les ouvriers, les agriculteurs, il n

15:14
Locuteur

'y a

15:14
Présentateur

pas d'argent. Quand c'est l'Union Européenne, les migrants, la fraude,

15:20
Locuteur

il y a de l'argent. On

15:21
Nicolas Dupont-Aignan

a quand même trouvé 5 milliards

15:22
Locuteur

pour

15:23
Présentateur

les classes moyennes. Oui, 5 milliards, mais comment on va les trouver ? Mais vous estimez...

15:26
Locuteur

Non, mais attendez, comment on va

15:27
Présentateur

les trouver

15:27
Locuteur

?

15:28
Présentateur

Suppression de niches pour des entreprises.

15:30
Nicolas Dupont-Aignan

Et travailler davantage.

15:31
Présentateur

Et travailler davantage. Alors, ça veut dire quoi

15:33
Locuteur

? Si

15:34
Présentateur

on va au bout de la chaîne. Ça veut dire que les Français qui prendront leur retraite à 62 ans auront une retraite inférieure. Ça veut dire une réduction des retraites. Et

15:43
Locuteur

ils devront travailler davantage s'ils veulent

15:44
Présentateur

partir à

15:44
Locuteur

l'autre.

15:44
Présentateur

Emmanuel Macron met 3 ans à redonner l'indexation qui est un droit des retraités. Ils ont cotisé pour ça. Ils ont travaillé dur toute leur vie.

15:52
Locuteur

Et

15:52
Présentateur

il va le reprendre pour les nouveaux retraités. Honnêtement.

15:56
Locuteur

Est

15:56
Présentateur

-ce que c

15:56
Locuteur

'est

15:56
Présentateur

le meilleur moyen de réconcilier les Français avec la politique et avec le pouvoir ? Enfin, moi, je trouve ça stupéfiant.

16:01
Locuteur

Je trouve même stupéfiant

16:02
Présentateur

à Pauline de Malherbe

16:03
Locuteur

qu

16:04
Présentateur

'il ait osé faire une conférence de la presse de deux heures pour accoucher, si je peux me permettre cette expression, de mesures aussi dérisoires. Je ne suis pas sûr qu'il réalise ce que vivent nos compatriotes.

16:14
Locuteur

Sur

16:15
Nicolas Dupont-Aignan

la question de la représentation, là encore, il y aura des réformes et notamment cette proportionnelle 20%. Ça,

16:21
Locuteur

vous devriez être plutôt satisfait. J'ai toujours été d'accord. Nicole

16:23
Nicolas Dupont-Aignan

Belloubet, qui était mon invité ce matin sur RMC, sous-entendait que ces 20% de proportionnelle seraient bien attribués aux plus petits partis. C

16:31
Locuteur

'est très important. C'est-à-dire de manière compensatoire. C'est ce que j'avais

16:33
Présentateur

proposé. J'ai fait une proposition de loi là-dessus avec le sénateur Masson et je dis... Et il

16:38
Locuteur

y

16:38
Présentateur

a une autre bonne mesure. Je vais vous surprendre parce qu'il faut dire ce qui est bien. Je suis suffisamment critique pour dire ce qui est bien. C'est la question des pensions alimentaires et j'espère que ce sera appliqué.

16:47
Nicolas Dupont-Aignan

Les pensions

16:47
Locuteur

alimentaires des femmes qui seront

16:49
Nicolas Dupont-Aignan

désormais prélevées directement

16:50
Locuteur

par les CAF pour

16:51
Nicolas Dupont-Aignan

permettre aux

16:51
Locuteur

femmes... Et on en

16:52
Présentateur

parle depuis 2014.

16:53
Nicolas Dupont-Aignan

Parfois des hommes. Enfin,

16:54
Locuteur

c

16:54
Nicolas Dupont-Aignan

'est quand même plus...

16:55
Locuteur

On en parle depuis

16:55
Présentateur

2014 et c'est une mesure de justice élémentaire

16:59
Locuteur

et

16:59
Présentateur

qui ne coûte rien. Donc, il y a des mesures qui peuvent être utiles et qui ne coûtent rien. Tout n'est pas une question d'argent. Mais ce que je regrette, c'est

17:08
Locuteur

pas

17:09
Présentateur

simplement de parler des mesures qu'il a prises qui sont insuffisantes. C'est de parler de celles dont il n'a pas parlé.

17:14
Nicolas Dupont-Aignan

Qu'est-ce qui manque à vos yeux ?

17:15
Présentateur

Travailleurs détachés.

17:16
Locuteur

C

17:17
Présentateur

'est-à-dire qu'aujourd'hui, vous avez 500 000 postes. Ça peut dire emploi, parce qu'il y a plusieurs postes pour un emploi

17:23
Locuteur

qui

17:23
Présentateur

sont occupés par des travailleurs étrangers. C'est pas qu'ils soient polonais qui me gênent ou roumains ou espagnols. C'est qu

17:28
Locuteur

'ils

17:28
Présentateur

ne payent pas les charges sociales françaises. Donc, c'est un manque pour la sécurité sociale.

17:32
Locuteur

Et

17:33
Présentateur

c'est surtout une concurrence déloyale. Et puis, il a eu une phrase intéressante. Vous assistiez à la conférence de presse. Il a eu une phrase intéressante à un moment. Il a dit, de toute façon, je ne

17:41
Locuteur

peux

17:41
Présentateur

pas augmenter les salaires parce que dans la mondialisation, on ne peut rien faire.

17:45
Locuteur

Et

17:45
Présentateur

vous voyez, c'est ça la différence entre moi et

17:48
Locuteur

lui.

17:48
Présentateur

On

17:48
Locuteur

ne peut rien faire.

17:48
Présentateur

Il a dit, je ne peux pas. Eh bien, moi, je vais vous dire la mondialisation, oui, mais pas la mondialisation déloyale. Et ça veut dire qu'il a accepté des traités de libre-échange, déloyaux. On ne peut pas continuer

18:01
Locuteur

à

18:01
Présentateur

être ouvert au monde entier. D'abord, écologiquement, c'est une folie. Et socialement, on ne peut pas continuer.

18:07
Locuteur

Il y a un mot que vous avez utilisé tout à l'heure. On ne peut pas continuer à être en

18:09
Présentateur

concurrence avec des esclaves. Il faut des barrières douanières minimum au niveau européen. Et si ce n

18:14
Locuteur

'est

18:14
Présentateur

pas au niveau européen, au niveau national, un minimum de loyauté de la concurrence.

18:19
Nicolas Dupont-Aignan

Vous avez parlé tout à l'heure de la distance trop grande entre notamment les élites et les Français. Il y aura cette suppression de l'ENA, la suppression aussi des grands corps. Est-ce que ça, vous vous dites, c'est une bonne chose ?

18:32
Présentateur

Suppression des grands corps, pourquoi pas ? Parce que j'estime que quand on sort de l'ENA, on doit être sur le terrain et pas dans des grands corps.

18:39
Locuteur

En

18:39
Présentateur

revanche, la suppression de l'ENA, pourquoi pas ? Mais on la remplace par quoi ?

18:42
Locuteur

Vous

18:42
Nicolas Dupont-Aignan

avez fait l'ENA, vous

18:43
Locuteur

-même.

18:43
Nicolas Dupont-Aignan

J

18:43
Présentateur

'ai fait l'ENA. Si on remplace l'ENA

18:46
Locuteur

par

18:46
Présentateur

la fin des concours

18:47
Locuteur

et

18:48
Présentateur

le copinage, on passe d'entreprise, on se renvoie vers des entreprises privées,

18:52
Locuteur

C'est déplacer le copinage dans ces cas-là.

18:53
Présentateur

C'est pire que ça. À l'ENA, il y a un problème d'accession sociale, mais il y

18:59
Locuteur

a

18:59
Présentateur

un concours méritocratique, égalitaire.

19:01
Locuteur

C

19:01
Présentateur

'est le problème simplement d'accéder à ce concours.

19:04
Locuteur

Et

19:04
Présentateur

moi, je préférerais...

19:04
Locuteur

Qui soit

19:04
Nicolas Dupont-Aignan

véritablement égalitaire.

19:05
Présentateur

Exactement. Je préférerais qu'on modifie le concours, qu'on favorise des préparations, qu'on retrouve l'esprit de l'école républicaine de la Troisième République. où quelqu'un de très modeste pouvait aller en école normale et on l'aidait à sortir de son milieu. C'est ça qui manque. Ce n

19:18
Locuteur

'est

19:18
Présentateur

pas en supprimant l'ENA et en laissant l'inégalité sociale.

19:23
Locuteur

Il faudrait

19:23
Nicolas Dupont-Aignan

que le travail commence plus tôt. Merci beaucoup Nicolas Dupont

19:26
Locuteur

-Aignan d

19:26
Nicolas Dupont-Aignan

'avoir été avec nous, présidente de Boulas-France, tête de liste des élections européennes. Vous voyez, vous aviez toute liberté de

19:31
Locuteur

pouvoir vous exprimer. mais c'est normal.

19:33
Nicolas Dupont-Aignan

Ce

19:33
Locuteur

n'est

19:33
Nicolas Dupont-Aignan

pas seulement du courage. Mais c'est normal.

19:35
Locuteur

C'est tout simplement le prendre.

19:36
Présentateur

C'est

19:37
Nicolas Dupont-Aignan

normal. Merci beaucoup d'avoir été avec nous. L'actualité continue sur BFM TV et RMC à 8h53.