Nicolas Dupont-Aignan dans Bourdin Direct
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:33OuverteÉludée
Pourquoi évoquez-vous un possible attentat et une réaction hystérique du gouvernement sur l'incendie de Notre-Dame ?
- 2:45RelanceRéponse partielle
Vous avez des preuves ou des soupçons pour affirmer que le pouvoir nous cache quelque chose ?
- 4:37OuverteRéponse directe
Pourquoi le gouvernement vous cible-t-il comme un complotiste ?
- 5:59OuverteRéponse directe
Les annonces d'Emmanuel Macron vous semblent-elles suffisantes pour répondre à la crise ?
- 8:31OuverteRéponse directe
Qu'auriez-vous fait à la place pour le pouvoir d'achat ?
- 12:47OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui vous déplaît dans le financement d'un pont en Croatie par l'UE ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:46Invité politiqueFait
« le pouvoir nous cache quelque chose »
- 2:27Invité politiqueFait
« sans aucun doute le pouvoir nous cache quelque chose »
- 3:47PrésentateurFait
« on nous prend pour des imbéciles en permanence »
- 6:53PrésentateurChiffre
« il y a eu plus de 1000 actes christianophobes dans notre pays »
- 9:30Invité politiqueChiffre
« Il y a notamment 5 milliards d'euros de baisse d'impôt »
- 11:40PrésentateurChiffre
« Nous avons à Debout la France proposé 32 milliards d'économies »
- 13:57PrésentateurChiffre
« La réindexation de toutes les pensions de retraite qui ne sera faite qu'en 2021, c'est 3 milliards par an »
- 14:15PrésentateurFait
« le taux TVA à 0% pour les produits de première nécessité »
- 17:40PrésentateurFait
« il a dit, de toute façon, je ne peux pas augmenter les salaires parce que dans la mondialisation, on ne peut rien faire »
Temps de parole
- Présentateur69 %
- Nicolas Dupont-Aignan18 %
- ?13 %
≈ 52,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour
Nicolas Dupont-Aignan.
Bonjour
Apolline Malherme.
Merci d'être avec nous. Vous êtes le président de Debout la France. Vous êtes tête de liste aux élections européennes pour votre parti. Le gouvernement se réunit en ce moment même à Matignon pour un séminaire qu'ils appellent inédit pour mettre en musique ce qu'a annoncé le président jeudi. Le Premier ministre d'ailleurs devrait dire quelques mots lorsqu'il arrive à Matignon. On l'écoutera en direct et vous pourrez réagir. Mais d'abord, je voudrais vous interroger sur la petite musique que vous faites courir depuis quelques temps sur l'incendie de Notre-Dame.
Vous avez évoqué d'abord un possible attentat et puis hier vous avez parlé d'une réaction hystérique du gouvernement qui serait, je vous cite, le signe que sans aucun doute le pouvoir nous cache quelque chose. Mais pourquoi vous faites ça ?
Mais parce que j'en ai assez.
Parce
que j'ai posé une seule question.
Comme
dans tout pays démocratique, on serait aux Etats-Unis, on serait en Angleterre, en Allemagne. Il est totalement normal qu'après un événement incroyable comme il s'est passé, Notre-Dame a résisté aux révolutions, aux guerres et au XXIe siècle, tout flambe. Et l'homme politique que je suis qui pose juste une question, qui dit mais qu'est-ce qui s'est passé ? Et d'ailleurs je l'avais posé, juste une parenthèse, parce qu'une dame dans la rue,
elle
m'avait croisé, elle m'avait dit, vous qui avez la parole,
attendez, je finis la suite. Non mais là, Nicolas Dupoignan, je ne parle pas de la question que vous avez posée, c
'est parfaitement
légitime de poser la question. Mais pourquoi est-ce que vous dites
hier,
le
gouvernement sans aucun doute nous cache
quelque
chose
?
Je vais
vous dire une chose, j'ai posé cette question de manière innocente, sans privilégier aucune piste du tout, et j'ai simplement dit...
Vous
avez
prononcé le mot attentat. Oui, bien
sûr, mais qu'est-ce que c'est
? Et
face à ça,
ce
qui est normal en démocratie, ce que tous les Français se posaient comme question, j'ai été, mais attaqué, sali presque. On m'a traité de complotiste, on m'a traité de démagogue, on m'a traité de tous les noms. Mais j'en ai été blessé, mais vraiment blessé. Et je me suis demandé, et d'ailleurs j'ai reçu beaucoup de mails de Français, des dizaines, qui m'ont dit, mais pourquoi le gouvernement vous cible comme ça ? Qu'est-ce qui se passe ? Et j'ai dit hier, oui, que je voulais la vérité. Pas seulement parce
que ça a été... Non, alors
Nicolas Dupont
-Hignan, il faut revenir quand même très
clairement, vous n'avez pas dit je veux la vérité, ça
on peut le comprendre parfaitement. Vous avez
dit, sans aucun
doute,
le pouvoir nous cache
quelque chose.
Ça veut dire,
je traduis,
que vous n'avez aucun doute sur le fait que le pouvoir nous cache quelque chose.
Ah
oui,
sur le fait qu'il y a quelque chose de pas normal, oui, absolument. Et je vais vous dire pourquoi.
Mais
quel est... J'aimerais savoir...
Parce qu'on
ne peut pas dire ça comme ça. Vous avez des preuves, vous avez des soupçons...
Qui se basent sur quoi ? Je vais vous donner des exemples très précis. Il y a M. Mouton,
qui
a été l'architecte en chef des monuments historiques pendant des années, qui est intervenu sur une des chaînes d'information un jour. Ce monsieur, j'ai cherché à le joindre, il est parti en mission, me dit-on, en Chine pour de longues
semaines. Il a le
droit, non
? Il a le droit, bien sûr, mais j'aimerais qu
'on
l'entende. Et ce que je demande dans cette affaire,
ce
que je demande, c'est qu'il y ait une commission d'enquête parlementaire. Je
vais vous dire pourquoi. Non, mais attendez,
juste par exemple, là, vous dites, il est parti en Chine, vous le dites avec un air comme si vous n'y croyez pas.
Vous pensez qu'en fait, il se planque ? Je voudrais savoir
pourquoi un homme qui connaît par cœur cette cathédrale ne peut pas répondre aux questions des journalistes ? Pourquoi on ne
peut
pas en savoir plus ? Pourquoi on ne peut pas
même... Si
c'est un accident, admettons, comme on nous le répète toute la journée alors qu
'on n'a aucun élément... Si c'est un accident, attendez, si je peux finir, si c'est un accident, j'aimerais savoir ce qui s'est passé.
Oui, mais justement,
j'aimerais savoir ce qui s'est fait. Pas seulement sur vos impressions.
Mais ce n
'est
pas mes impressions. J'aimerais savoir ce qui s'est passé. C'est vos
impressions, parce que vous
dites sans aucun doute que le pouvoir nous cache quelque
chose. Non, mais parce qu'on nous prend pour des imbéciles en permanence. On nous explique qu'il
y
avait quelques mégots qui ont été retrouvés sur l'échafaudage. Ah, un échafaudage qui a brûlé pendant un temps incroyable et on retrouve des mégots. On nous dit que l'enquête va être très longue. Très bien. Et je l'accepte totalement. Et puis en même temps, le procureur dit que c
'est sans aucun doute un accident. Ça veut bien
dire qu
'on ne nous cache rien. Dans
la même phrase, dans le même communiqué AFP, on nous dit la même phrase. On nous dit au départ, c'est sûrement un accident. Et tous ceux qui, comme M. Dupont-Aignan, posent des questions sont des démagogues, des complotistes, etc.
Non, non, moi, attention... Attendez, et un instant. Non, non, mais Nicolas Dupont-Aignan, je
vous demande, pardon, il faut
qu'on soit extrêmement précis. Parce que sinon le
dialogue n'est pas possible.
Mais très précis. Nicolas Dupont-Aignan. Non,
le fait
de poser des questions, c'est une chose,
mais vous ne dites pas que vous posez des questions. Vous dites sans aucun doute, donc vous n
'avez pas de doute,
on nous cache quelque
chose. C'est pas une question, c'est une affirmation. J'ai dit hier
que la réaction hystérique du pouvoir, qui n'est pas normale à mon égard, me traitant de complotiste parce que j'osais poser une question que se posent des millions de Français, me salissant en permanence, me faisant passer pour quelqu'un, oui, de pas très normal en gros, d'excité, que cette réaction hystérique... C
'est vous
qui dites qu'eux sont hystériques, donc c
'est pas normal. C'est une réaction hystérique,
hystérique de Madame Loiseau, qui a même osé me dire en public, je vais lui mettre deux claques, enfin je veux dire, on vit où ? Madame Loiseau me met deux claques, bon, très bien, heureusement que je n
'ai
pas dit ça, moi, parce que qu
'est
-ce qu'on aurait dit ? Et je ne me serais pas perdue.
Je ne l
'ai pas
entendu, mais effectivement,
ce serait
saisissant.
Mais elle l'a dit. Vraiment, il y
a
un moment, j'ai dit hier, oui, cette réaction hystérique m'incite à penser que j'ai dérangé quelque chose. Et je trouve
que
dans notre démocratie, aujourd'hui,
il
y
a
une telle coupure entre le peuple français et ses élites, ses élites qui ne sont pas des élites d'ailleurs, son oligarchie, que j'aimerais que la transparence soit au cœur de notre démocratie. Et je ne vois pas, on serait dans une démocratie normale, démocratie normale aux Etats-Unis, il y aurait une commission d'enquête parlementaire, le ministre de la Culture serait auditionné, comment ça a été surveillé, comment ça a
été
fait, il
y
a l'enquête judiciaire, et je fais confiance aux autorités de la République, mais on a le droit d'avoir une enquête politique, ne serait-ce
que
pour que les mesures de sécurité de nos bâtiments publics soient renforcées, qu'on n'ait pas la même chose dans d'autres bâtiments. Nicolas Dupont-Aignan. Il n
'y a
pas de quoi en faire un
fromage, mais on a encore la
liberté de parole. Je suis surpris.
Non
mais je vais vous dire... Nicolas
Dupont-Aignan, vous le dites comme si on vous empêchait de parler, mais où êtes-vous
? Écoutez,
je
vais vous dire, dans notre pays aujourd'hui, quand quelqu'un
ne
pense pas comme le pouvoir,
quand
quelqu'un dit des choses différentes... Il s'exprime, il est invité
dans tous les médias, il n'y a aucun problème. Mais tout le monde
lui tombe dessus. Est-ce que vous savez ce qui s'est passé quand j'ai prononcé cette phrase ? Tout le monde m'est tombé dessus. Comme si je devais me taire. Je ne me tairais pas quand on cherche la vérité. Et j'ai le courage, oui, dans notre société politique, conformiste, lâche, ce petit système politique où tout le monde se tient par la barbichette. Je te tiens, tu me tiens, je te renvoie l'ascenseur. On ne dit plus rien. On ne dit plus rien. Eh bien, moi, je dis ce que je pense. Et ce que je pense, c'est que je veux que la vérité apparaisse. Car il y a eu plus de 1000 actes christianophobes dans notre pays, qui d'ailleurs sont sous-estimés en permanence.
Et je souhaite qu'on affronte les problèmes, qu'on sache ce qui s'est
passé. Et j'aimerais
que le seul homme politique qui a eu le courage de le faire, et de le dire, on ne lui tombe pas dessus, ou du moins on le respecte en disant, j'ai tort peut-être de poser cette question, mais je ne suis pas non plus complotiste. Savoir la
vérité,
ce n
'est
pas être complotiste. Je
vous écoute dérouler, Nicolas Dupont
-Aignan, et vous me parlez de courage, et vous me parlez
de liberté.
C'est parce que c'est incroyable ce qui se passe dans notre pays. On ne peut plus parler. On ne peut plus rien dire.
On ne
peut
plus rien dire. Mais moi, je vous
le
dis, on ne peut plus rien dire. Donc je le dis.
Mais où êtes-vous, Nicolas Dupont-Aignan ?
Je
ne
suis
plus dans une vraie
démocratie.
Non,
non, mais
où êtes-vous là, à l'instant ?
Mais devant une télévision,
je vous remercie de m'inviter. Mais vous êtes invité sur la première chaîne d'Info France. Et heureusement, j'ai des millions d'électeurs. Dans l'interview
du matin.
Et bien, je vous en remercie.
Hier, où étiez-vous ?
Et bien, j'étais... Et c'est normal. Ah, vous
étiez sur France Inter. Oui.
Et vous
me dites que vous avez le courage de parler.
Oui, parce que... Où est-ce
qu'il sera le courage,
lorsque vous aurez
vraiment besoin d'affronter
des choses difficiles ? Mais vous savez, je vais
vous dire, madame, on est dans une démocratie le droit de penser qu'il
y a
un malaise démocratique.
Et
quand il
y a 85% des Français... Quand il y a 85%,
Eh bien, écoutez, en tout cas, moi, j'estime que face à ce que je reçois dans la figure de la part du petit milieu politico-médiatique, je crois que tout est fait pour me faire taire.
En tout cas, je le vois. En tout cas, vous
avez été invité ce matin. Et
je vous en remercie.
Et donc, j'estime qu'il ne
faut
pas non plus un courage fou pour
s'exprimer alors que je pose des questions. Il y a des gens beaucoup plus courageux, rassurez-vous, et qui vivent avec de grandes difficultés. Vous êtes le bienvenu pour en
parler.
Ok.
Parlons précisément des décisions
d'Emmanuel Macron. Mais on a passé, pardonnez-moi, on
a passé 10 minutes sur une simple phrase évidente.
Pas une simple
phrase,
hein.
Quand on dit, on nous cache quelque chose...
Ah ben,
écoutez, tous les Français le pensent. Voilà. Beaucoup de Français le
pensent.
Moi, je ne le pense pas.
Je crois qu'il y a une enquête. Beaucoup de Français le pensent. Je
respecte
plutôt
l'enquête.
Il y a notamment le Parquet de Paris. Je respecte tout, mais je veux savoir la vérité.
Vous ne respectez pas le Parquet de Paris.
Mais je le
respecte. Je vous ai dit que je voulais, comme dans toute démocratie, nous serions aux Etats-Unis, il y aurait une commission d'enquête parlementaire parallèle à l'enquête judiciaire.
On verra s'il
y en a une en tout cas où vous le demandez. Et c'est curieux, la
démocratie française a beaucoup de mal avec la vérité.
Mais
je voudrais comprendre ça.
Eh ben,
je
vous
le
dis, ce que je pense.
Ça veut dire quoi ? C'est
-à
-dire que tout est faux ? C'est-à
-dire
qu'on ne peut
plus parler de rien ? On n'est pas d
'accord ?
C
'est que quand on n'est pas d'accord avec Emmanuel Macron et avec ceux qui le soutiennent, on est immédiatement ciblé et traité de complotiste. Et ça, ça me fait beaucoup de mal, car je ne suis absolument pas complotiste.
Bon, en tout cas, vous pouvez vous exprimer, il n
'y a
aucun problème
là-dessus. Mais heureusement ! Revenons donc
aux faits et notamment aux annonces d'Emmanuel Macron qu'il a faites jeudi. Il y a notamment 5 milliards d'euros de baisse d'impôt, il y aura des évolutions dans la représentation nationale, 20% de proportionnel, sans doute des référendums locaux, une baisse du seuil pour pouvoir provoquer un référendum d'initiative partagée.
Est
-ce que tout cela vous semble suffisant pour répondre à la crise ?
Bien sûr que non, parce qu'en vérité, d'abord il y a beaucoup de mesures qui étaient déjà annoncées, la proportionnelle c'était dans son programme,
sur
le référendum d'initiative citoyenne.
Il
n'y
a
pas de référendum d'initiative citoyenne. Il baisse le seuil de signature pour obtenir un référendum d'initiative partagée. Un minimum.
Mais
il détient le groupe, il a la majorité au Parlement pour bloquer. Le seul référendum d'initiative citoyenne que j'ai proposé dès 2012, proposition de loi en 2013, proposition de loi en 2018, c'est de se passer du Parlement. C'est que ce soit parallèle, séparé
comme en Suisse. Il faudrait que ce soit uniquement
une initiative populaire par exemple.
Bien sûr. Et que les Français, à un moment, puissent répondre à des questions. Et je crois sincèrement que la seule façon de débloquer le pays,
c
'est d'avoir, parallèlement à la représentation parlementaire que je respecte, bien évidemment, qui vote une quarantaine de lois par an, d'avoir deux ou trois fois par an les citoyens qui, à un moment, sont responsabilisés. Est-ce que la Suisse est mal gouvernée ?
Le
plus faible taux de chômage d'Europe, le budget quasiment équilibré, un pays qui laisse respirer sa démocratie. Ça, c'est un point fondamental.
Et
je
regrette que le président... Les référendums locaux, d
'ailleurs, est-ce que ça vous paraît,
là, pour le coup, plutôt une bonne
chose ? J'en ai fait un quand j'étais maire et j'y suis favorable, bien évidemment. Le deuxième point important sur le pouvoir d'achat, ce qui me fascine et m'inquiète et je trouve que c'est dommage pour notre pays, c'est qu'on va se battre, là, sur 5 milliards. Alors, est-ce que c'est 5, c'est 6, etc.
On nous dit 5 milliards d'euros qui seraient attribués en particulier à 15 millions
de croyés qui payent l'impôt sur l'euro. C'est dérisoire
compte tenu du manque de pouvoir d'achat de nos concitoyens et de la faiblesse des salaires. Alors, vous allez me dire, c'est facile de dire ça, mais qu'est-ce que vous proposez
? Vous
faites les questions et les réponses,
mais en l'occurrence, on va poser cette
question.
C
'est normal. Tout à fait. On ne
peut
pas dire que ce
n'est
pas assez.
Si ce n'est pas suffisamment, est-ce que vous auriez
fait quoi ? Le double
? Nous avons à Debout la France proposé 32 milliards d'économies. Nous l'avons écrit, il y a 3 mois, au début du grand débat. Parce que je pense que si on veut régler le problème de pouvoir d'achat du pays et surtout de motivation, de récompense du travail,
il
faut un grand transfert de pouvoir d'achat.
Et
j'ai ciblé, nous avons ciblé avec nos experts, plusieurs dépenses. Et il
y
en a une, par exemple, puisqu'on est à l'approche des élections européennes, qui est là, qui est disponible. Nous avons donné en 10 ans, 10 ans, 70 milliards d'euros à l'Union européenne. De plus que ce qu'on a reçu. En 2016, c'était 11 milliards. En 2017,
c
'était moins parce qu'il
y a
des problèmes de calcul. En
2018, c'était 6 milliards. on pourrait
couper
notre...
On pourrait tout de suite, tout de suite, réduire très fortement, progressivement, pour ne pas déstabiliser la structure, et ramener la contribution annuelle de la France à l'Union européenne à 2 milliards. Ce qui était le cas du temps de Jacques Chirac. Cela veut dire que Jacques Chirac n'était pas anti-européen, il finançait l'Union européenne. Mais 2 milliards, j'accepte. 11 milliards en 2016, ça redeviendra 11 milliards en 2020.
Il
y a des
hauts
et des
bas. C
'est beaucoup trop. Je vais vous donner un exemple.
C
'était une information BFM.
J
'ai appris que l'Union européenne a financé un pont en Croatie et les travaux commencent
faits
par une entreprise chinoise. L'Union européenne a financé 85% de ce pont, plus de 300 millions d'euros. Ce sont les Français qui ont payé une partie. Ras-le
-bol. Qu'est-ce qui vous déplaît
là-dedans ? Le fait que ce soit les Français, enfin les Français pas seulement, mais
les 28 qui payent un temps ou le fait
que ce soit les
Chinois
qui le... Il faut construire, européen, il faut... Il
faut que quand on donne de l'argent européen et français et que la France participe à la deuxième puissance qui participe, au moins le retour, soit pour des entreprises européennes et aux besoins croates.
Là
-dessus, vous êtes d'accord avec Emmanuel Macron ? Ça
fait partie de son programme.
Oui, mais il ne le fait pas.
Non, ça fait partie du programme
qui est porté par
Nathalie Loiseau d'une
préférence européenne.
Sauf que les traités qu'ils ont signés tous nous interdisent de le faire et que la Commission européenne ne le fait pas. Voilà pourquoi je veux changer ce système. Et les députés européens votent le budget européen et nous pouvons récupérer 9 milliards. 9 milliards, je vais vous dire ce que ça représente parce que c'est des chiffres comme ça. La réindexation de toutes les pensions de retraite qui ne sera faite qu'en 2021, c'est 3 milliards
par an. Pour partie,
elle sera faite pour
les petites retraites en
2020 et pour toutes les retraites en
2021. On pourrait
commencer en 2019. Je ne
vois
pas pourquoi on attend. Ça, c'est 3 milliards par an. Vous voyez, je récupère 9 milliards, je peux financer ça. Deuxièmement, le taux TVA à 0% pour les produits de première nécessité, notamment pour les personnes handicapées, pour les personnes dépendantes. J'ai proposé que les fruits et légumes, on ait un taux à 0%, notamment bio, pour inciter, permettre aux gens qui ne peuvent pas se les payer de manger différemment. On a chiffré tout ça. Pour 2 milliards d'euros, on peut avoir 16 produits à 0%. Ça fait 2 milliards. Les services publics dans nos zones rurales, fermetures, etc., maintenir un réseau de services publics, on l'a chiffré à 2 milliards.
Avec
9 milliards par an qu'on donne en pure perte à une organisation qui délocalise nos usines, qui ne sert pas l'Europe ni la France, on pourrait régler l'équation. Et je ne parle pas des 14 milliards de fraude fiscale, de fraude sociale,
Et ça, Emmanuel Macron a dit
qu'il allait s'y attaquer
davantage. Oui, mais vous
voyez bien, Apolline de Malherbe,
en
fait, à donner constante, Emmanuel Macron ne peut pas résoudre le problème du pouvoir d'achat des Français. Parce que, c'est très curieux, quand ce sont les retraités, les ouvriers, les agriculteurs, il n
'y a
pas d'argent. Quand c'est l'Union Européenne, les migrants, la fraude,
il y a de l'argent. On
a quand même trouvé 5 milliards
pour
les classes moyennes. Oui, 5 milliards, mais comment on va les trouver ? Mais vous estimez...
Non, mais attendez, comment on va
les trouver
?
Suppression de niches pour des entreprises.
Et travailler davantage.
Et travailler davantage. Alors, ça veut dire quoi
? Si
on va au bout de la chaîne. Ça veut dire que les Français qui prendront leur retraite à 62 ans auront une retraite inférieure. Ça veut dire une réduction des retraites. Et
ils devront travailler davantage s'ils veulent
partir à
l'autre.
Emmanuel Macron met 3 ans à redonner l'indexation qui est un droit des retraités. Ils ont cotisé pour ça. Ils ont travaillé dur toute leur vie.
Et
il va le reprendre pour les nouveaux retraités. Honnêtement.
Est
-ce que c
'est
le meilleur moyen de réconcilier les Français avec la politique et avec le pouvoir ? Enfin, moi, je trouve ça stupéfiant.
Je trouve même stupéfiant
à Pauline de Malherbe
qu
'il ait osé faire une conférence de la presse de deux heures pour accoucher, si je peux me permettre cette expression, de mesures aussi dérisoires. Je ne suis pas sûr qu'il réalise ce que vivent nos compatriotes.
Sur
la question de la représentation, là encore, il y aura des réformes et notamment cette proportionnelle 20%. Ça,
vous devriez être plutôt satisfait. J'ai toujours été d'accord. Nicole
Belloubet, qui était mon invité ce matin sur RMC, sous-entendait que ces 20% de proportionnelle seraient bien attribués aux plus petits partis. C
'est très important. C'est-à-dire de manière compensatoire. C'est ce que j'avais
proposé. J'ai fait une proposition de loi là-dessus avec le sénateur Masson et je dis... Et il
y
a une autre bonne mesure. Je vais vous surprendre parce qu'il faut dire ce qui est bien. Je suis suffisamment critique pour dire ce qui est bien. C'est la question des pensions alimentaires et j'espère que ce sera appliqué.
Les pensions
alimentaires des femmes qui seront
désormais prélevées directement
par les CAF pour
permettre aux
femmes... Et on en
parle depuis 2014.
Parfois des hommes. Enfin,
c
'est quand même plus...
On en parle depuis
2014 et c'est une mesure de justice élémentaire
et
qui ne coûte rien. Donc, il y a des mesures qui peuvent être utiles et qui ne coûtent rien. Tout n'est pas une question d'argent. Mais ce que je regrette, c'est
pas
simplement de parler des mesures qu'il a prises qui sont insuffisantes. C'est de parler de celles dont il n'a pas parlé.
Qu'est-ce qui manque à vos yeux ?
Travailleurs détachés.
C
'est-à-dire qu'aujourd'hui, vous avez 500 000 postes. Ça peut dire emploi, parce qu'il y a plusieurs postes pour un emploi
qui
sont occupés par des travailleurs étrangers. C'est pas qu'ils soient polonais qui me gênent ou roumains ou espagnols. C'est qu
'ils
ne payent pas les charges sociales françaises. Donc, c'est un manque pour la sécurité sociale.
Et
c'est surtout une concurrence déloyale. Et puis, il a eu une phrase intéressante. Vous assistiez à la conférence de presse. Il a eu une phrase intéressante à un moment. Il a dit, de toute façon, je ne
peux
pas augmenter les salaires parce que dans la mondialisation, on ne peut rien faire.
Et
vous voyez, c'est ça la différence entre moi et
lui.
On
ne peut rien faire.
Il a dit, je ne peux pas. Eh bien, moi, je vais vous dire la mondialisation, oui, mais pas la mondialisation déloyale. Et ça veut dire qu'il a accepté des traités de libre-échange, déloyaux. On ne peut pas continuer
à
être ouvert au monde entier. D'abord, écologiquement, c'est une folie. Et socialement, on ne peut pas continuer.
Il y a un mot que vous avez utilisé tout à l'heure. On ne peut pas continuer à être en
concurrence avec des esclaves. Il faut des barrières douanières minimum au niveau européen. Et si ce n
'est
pas au niveau européen, au niveau national, un minimum de loyauté de la concurrence.
Vous avez parlé tout à l'heure de la distance trop grande entre notamment les élites et les Français. Il y aura cette suppression de l'ENA, la suppression aussi des grands corps. Est-ce que ça, vous vous dites, c'est une bonne chose ?
Suppression des grands corps, pourquoi pas ? Parce que j'estime que quand on sort de l'ENA, on doit être sur le terrain et pas dans des grands corps.
En
revanche, la suppression de l'ENA, pourquoi pas ? Mais on la remplace par quoi ?
Vous
avez fait l'ENA, vous
-même.
J
'ai fait l'ENA. Si on remplace l'ENA
par
la fin des concours
et
le copinage, on passe d'entreprise, on se renvoie vers des entreprises privées,
C'est déplacer le copinage dans ces cas-là.
C'est pire que ça. À l'ENA, il y a un problème d'accession sociale, mais il y
a
un concours méritocratique, égalitaire.
C
'est le problème simplement d'accéder à ce concours.
Et
moi, je préférerais...
Qui soit
véritablement égalitaire.
Exactement. Je préférerais qu'on modifie le concours, qu'on favorise des préparations, qu'on retrouve l'esprit de l'école républicaine de la Troisième République. où quelqu'un de très modeste pouvait aller en école normale et on l'aidait à sortir de son milieu. C'est ça qui manque. Ce n
'est
pas en supprimant l'ENA et en laissant l'inégalité sociale.
Il faudrait
que le travail commence plus tôt. Merci beaucoup Nicolas Dupont
-Aignan d
'avoir été avec nous, présidente de Boulas-France, tête de liste des élections européennes. Vous voyez, vous aviez toute liberté de
pouvoir vous exprimer. mais c'est normal.
Ce
n'est
pas seulement du courage. Mais c'est normal.
C'est tout simplement le prendre.
C'est
normal. Merci beaucoup d'avoir été avec nous. L'actualité continue sur BFM TV et RMC à 8h53.
Nicolas Dupont-Aignan