Jean-Philippe Tanguy : "Réarmons la France !" (BFMTV)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:04OuverteRéponse partielle
Vous avez vraiment l'impression qu'il dramatise la situation, que nos intérêts ne sont pas menacés ?
- 0:52OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous le saluez, ce sursaut européen ?
- 2:50RelanceRéponse partielle
Sur le financement de notre sécurité, sur le financement de la sécurité européenne, sur le financement de la sécurité ukrainienne, parce que l'on voit que tout cela est lié.
- 3:11OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'il faut aller se servir dans la caisse ?
- 3:47OuverteRéponse partielle
Quand le président de la République dit « la patrie a besoin de vous », qu'est-ce que ça vous inspire ?
- 4:47OuverteRéponse partielle
Est-ce que c'est important qu'il l'ait fait ce soir ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:19Invité politiqueFait
« C'est bien le problème, M. Macron l'a dit lui-même, il prétend construire une Europe de la défense, je ne sais pas ce qu'il y a derrière, mais c'est lui qui utilise ce terme. »
- 0:31Invité politiqueFait
« Depuis 8 ans, quel est le bilan ? Est-ce qu'on est capable d'aligner des forces autonomes de l'OTAN et des États-Unis ? Non. »
- 1:59Invité politiquePromesse
« Le Rassemblement National propose 3% depuis 2012, la campagne présidentielle de Marine Le Pen. »
- 2:16Invité politiqueChiffre
« 9 milliards d'euros que nous n'avons pas. »
- 2:39Invité politiqueFait
« Qu'a-t-on fait depuis l'invasion de l'Ukraine par la Crimée ? Il y a une seule usine de poudre qui a été ouverte en France. »
- 6:45Invité politiqueFait
« Il n'a pas été suivi par personne à ce moment-là. »
- 7:11Invité politiqueFait
« Il faut surtout changer totalement la régulation et, comment dire, assumer de reproduire en France, ce qui n'est pas encore le cas aujourd'hui. »
- 12:41InvitéChiffre
« 3% du budget par rapport aux 2 d'aujourd'hui, c'est passé de 69 milliards à 133 milliards. »
- 13:33Invité politiquePromesse
« Nous avons proposé, dans notre contre-budget, largement de quoi financer l'effort de guerre. »
- 14:15Invité politiqueChiffre
« le consensus chiffre à 40 milliards d'euros de dépenses économisées par an. »
Temps de parole
- Jean-Philippe Tanguy55 %
- Invité12 %
- Invité 29 %
- Invité 38 %
- Présentateur7 %
- Invité 46 %
- Invité 53 %
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Jean-Philippe Tanguy, j'ai écouté ce matin Sébastien Chenu qui disait « Emmanuel Macron joue sur les peurs ». Vous avez vraiment l'impression qu'il dramatise la situation, que nos intérêts ne sont pas menacés ?
Nos intérêts sont menacés, mais jouer sur les peurs, c'est poser des questions graves, des questions en l'occurrence tragiques, et ne pas être capable d'apporter des réponses à la hauteur de ces tragédies et de ces drames et de ces défis. C'est bien le problème, M. Macron l'a dit lui-même, il prétend construire une Europe de la défense, je ne sais pas ce qu'il y a derrière, mais c'est lui qui utilise ce terme. Depuis 8 ans, quel est le bilan ? Est-ce qu'on est capable d'aligner des forces autonomes de l'OTAN et des États-Unis ? Non.
S'il y a bien un mouvement politique qui a critiqué et alerté les Françaises et les Français sur le risque de l'alignement systématique et de la dépendance aux États-Unis, c'est le Rassemblement national depuis longtemps.
On était couverts par le parapluie américain, le fait est qu'aujourd'hui il se referme, il y a un sursaut européen. Est-ce que vous le saluez, ce sursaut européen ?
Madame, on verra le sursaut, je le saluerai s'il vient. Préparer la guerre, préparer la paix surtout, c'est prévoir que le parapluie américain pouvait se refermer. Et c'est ce que le général de Gaulle avait dit aux Françaises et aux Français. La France avait quand même une particularité, c'est d'avoir eu un dirigeant historique qui l'avait alerté et prévu les grands chamboulements du monde et avait mis la France du côté des nations libres, des nations autonomes, capables de porter une voix indépendante, avec des piliers qui ont été strictement affaiblis par les forces politiques qui malheureusement ont pris sa succession.
L'indépendance par rapport au commandement intégré de l'OTAN, Nicolas Sarkozy, a rompu cette ligne rouge. L'indépendance stratégique sur un certain nombre d'industries souveraines, l'énergie, la chimie, la métallurgie, la défense, précisément sabotée en particulier par Emmanuel Macron, qui a été ministre puis président de la République, qui a le plus vendu d'entreprises stratégiques à nos adversaires.
Donc il n'y a rien de positif qui a été annoncée ce soir ? Vous ne retenez rien de cette allocution ?
Je retiens des questions qui sont restées sans réponse. Prenons le financement. Oui, il faut sans doute faire un effort de financement. Le Rassemblement National propose 3% depuis 2012, la campagne présidentielle de Marine Le Pen. Mais la France aujourd'hui est dans une situation financière telle que je ne sais pas où nous trouvons ces ressources. J'aimerais les trouver. Déjà pour financer l'activité normale de l'Union Européenne, il faut trouver avant 2027 9 milliards d'euros. 9 milliards d'euros que nous n'avons pas. Je ne sais pas aujourd'hui où M. Macron veut les trouver. On parle d'industrie d'armement. C'est quoi l'armement ?
Parce que ce n'est pas un jeu vidéo où on appuie sur un bouton et il y a une usine qui sort. C'est, je le redis, de la chimie, de la métallurgie. La chimie européenne, tout le monde le sait, vit une crise existentielle. La métallurgie européenne vit une crise existentielle. Qu'a-t-on fait depuis l'invasion de l'Ukraine par la Crimée ? Il y a une seule usine de poudre qui a été ouverte en France. Donc tout cela est très grave. Et ce qu'il faut maintenant, c'est des solutions. Nous en proposons pour réarmer la France le plus du temps vite possible.
Sur le financement, sur le financement de notre sécurité, sur le financement de la sécurité européenne, sur le financement de la sécurité ukrainienne, parce que l'on voit que tout cela est lié. Il y a une solution qui a été exposée, notamment par Raphaël Luxman, entre autres, par Gabriel Attal. C'est saisir les avoirs russes qui sont gelés. Il y a un trésor de guerre. Il y a plus de 200 milliards d'euros d'avoirs russes qui sont gelés. Est-ce qu'il faut aller se servir dans la caisse ?
Vous savez, Marine Le Pen est la première dirigeante à avoir proposé l'utilisation des intérêts de ces avoirs. C'est déjà le cas. Oui, d'accord. Mais je vous dis, l'historique n'a jamais eu de tabou là-dessus. La saisie des actifs, aujourd'hui, est présentée comme une espèce de formule magique. Comme s'il y avait un trésor et que la guerre ne coûtait rien. Il y a plus de 200 milliards.
200 milliards.
Qu'est-ce qu'il y a comme actifs français en Russie, en contrepartie ? Non, mais la France, c'est contre.
C'est la Grande-Bretagne qui propose de saisir. Mais la France n'est pas d'accord.
Je réponds à une question, M. Gosset. Ce n'est pas moi qui propose cela. Mais moi, ce que j'aimerais savoir, c'est que j'essaie d'y répondre. J'essaie d'y répondre. J'essaie d'y répondre aux questions aussi graves.
Quand le président de la République dit « la patrie a besoin de vous », qu'est-ce que ça vous inspire ?
Je ne sais pas. Ça fait partie des questions qui sont restées sans réponse ce soir. Par exemple, il a parlé de l'envoi de force pour garantir la paix. Et le Rassemblement National est prêt à soutenir l'envoi d'une force pour garantir le paix dans le cadre d'un mandat de l'ONU. ONU qui, sauf erreur, puisque je n'ai pas eu le temps de réécouter l'intervention du président de la République, n'était pas dans le discours de ce soir. Or, je ne vois pas comment la France peut exercer sa voix libre du membre du Conseil de sécurité, membre permanent du Conseil de sécurité, si on ne restaure pas un minimum d'autorité et de crédibilité à l'ONU. Où est passée l'ONU ?
C'est-à-dire que, d'un côté, nous avons des forces qui critiquent le bilatéralisme, le fait que la Russie est sortie, évidemment, du droit international, que les États-Unis semblent ne plus vouloir appliquer le droit international. Donc, pourtant, ces deux puissances ont dicté les termes au sortir de la Seconde Guerre mondiale. La France devrait être la première puissance, je pense, à rappeler le cadre important de l'ONU comme cadre de résolution de conflits aussi graves.
Le message adressé aux Français auquel faisait référence Ulysse Gosset, il dit « La patrie a besoin de vous et de votre engagement ». Il s'adresse aux Français assurant que la France ne suivra qu'un cap, celui de la volonté pour la paix et la liberté. On a bien compris que vous n'avez été convaincu par absolument aucune mesure ou rendez-vous annoncé. Mais sur ce message et cette volonté, finalement, ce soir de marquer un moment grave et de dire aux Français « Oui, nous entrons dans un nouveau monde, dans une nouvelle ère, et les choses seront différentes ». Est-ce que c'est important qu'il l'ait fait ce soir ?
Ou ça n'a aucune importance ? Non, ça n'a pas aucune importance. Je ne relative pas ce qui est dit. Je préviens juste les Françaises et les Français que maintenant, il faut des réponses. Donc, s'il y a un effort qui est proposé à la nation, à nos partenaires européens, de relance industrielle massive, de réindustrialisation rapide, de protection des intérêts français et des protections de nos partenaires européens, nous serons en soutien. C'est le programme de Marine Le Pen. Donc, on ne va pas déjuger ce qu'on a toujours promis.
Mais aujourd'hui, quand je vois les annonces de Mme von der Leyen au niveau européen, je ne vois pas de volonté de relancer spectaculairement l'industrie européenne ou d'empêcher son effondrement. 800 milliards d'emprunts, de développement financier, c'est quelque chose. Non, mais il y a eu des sommes considérables sur l'emprunt Covid, post-Covid.
Oui, sur la transition écologique et l'industrie classique. Là, c'est 800 milliards sur une défense.
L'industrie classique, vous le savez très bien, M. Barbier, l'industrie de défense dépend de l'industrie classique. Je vous dis, sans chimie, sans métallurgie. Quand on parle d'économie de guerre en 1900, à la Seconde Guerre mondiale, c'est l'usine de Ford, c'est l'usine de General Motors qui sont transformées en usines d'avions.
Vous êtes dans la référence gaulliste. Vous arborez la Croix de Lorraine, d'ailleurs, à la boutonnière. Je l'ai toujours fait. Ce n'était pas du tout la référence du Front National, mais c'est vrai que ça l'est devenu depuis quelques années dans le Rassemblement National. Reconnaissez quand même qu'Emmanuel Macron, sur la dernière loi de programmation militaire, a réenclenché un effort et que son discours de la Sorbonne du 26 septembre 2017 posait déjà les bases de la défense européenne nécessaire face à une OTAN qu'il a déclarée plus tard en mort cérébrale.
Il n'a pas été suivi par personne à ce moment-là. Oui, mais il n'a pas été suivi par lui-même, M. Barbier, en France. Il n'y a pas de réindustrialisation en France. Si vous prenez le seul critère qui compte, à savoir la valeur ajoutée industrielle, ça n'a malheureusement pas progressé. Si vous prenez une fois plus ces secteurs stratégiques, les secteurs aujourd'hui, nous avons dans la vallée de la chimie, dans le Rhône et dans les Alpes, une crise existentielle, je le redis, ArcelorMittal est en train d'annoncer, en tout cas menace, de fermer ses derniers aux fourneaux. Donc il faut baisser les taxes, baisser les impôts de ses entreprises pour les favoriser ?
Oui, il faut surtout changer totalement la régulation et, comment dire, assumer de reproduire en France, ce qui n'est pas encore le cas aujourd'hui. Marine Le Pen a donné lundi cet exemple d'une usine d'armement français qui a été bloquée parce que, et ce n'est pas ironique, c'est la réalité qu'affrontent les entrepreneurs. Il y avait une espèce protégée de crapaud qui empêchait la fabrication d'une usine. Donc on ne peut pas, si vous voulez, affronter la menace d'une puissance russe, d'un empire comme la Russie, à cause énorme, en ayant des comportements de privilégiés, de gens qui sont sortis de l'histoire.
Et vous savez bien que notre continent, depuis les années 90, et au regret du Rassemblement National, est sorti d'une logique d'histoire. La Russie n'est jamais sortie de l'histoire et la réalité qu'on découvre aussi depuis la réélection de Donald Trump, c'est que les Etats-Unis, et nous le savons très bien maintenant, n'étaient jamais sortis de l'histoire. Les Etats-Unis n'ont jamais baissé leur effort d'armée, ils n'ont jamais baissé leur logique impériale, ils n'ont jamais cessé de continuer à influencer les nations d'Europe pour qu'elles, elles, sortent de l'histoire. Qui l'avait dit, je suis désolé, c'est le Rassemblement National.
Juste en un mot, Jean-Philippe Tanguy, vous étiez inquiété du partage de la dissuasion nucléaire. Emmanuel Macron y a répondu ce soir. Effectivement, la discussion est sur la table. Il dit quoi qu'il arrive, même si on fait profiter de notre parapluie à nos alliés européens. Quoi qu'il arrive, c'est le chef d'Etat français qui restera le seul maître de la décision. C'est de nature à vous rassurer.
Et si on en reste à cela, tant mieux. Mais ça veut dire que c'est une non-annonce. Puisque depuis une fois plus, désolé, le général de Gaulle... C'était une non-inquiétude. Non. C'est vous qui n'avez pas eu de raison. Il n'a jamais dit qu'il cèderait. Pourquoi, madame ? Parce que soit on fait des annonces et donc nous devons nous inquiéter de cette annonce puisqu'il y a un changement de doctrine, ce qui a été annoncé depuis deux semaines, soit il n'y a pas de changement de doctrine. Donc on ne peut pas à la fois... M. Macron, M.
Attal et d'autres ne peuvent pas à la fois faire des annonces aux Français comme s'il y avait un changement de doctrine et après nous dire Marine Le Pen s'inquiète pour rien, il n'y a pas de changement de doctrine. Donc s'il n'y a pas de changement de doctrine depuis le général de Gaulle, tant mieux. Mais oui, nous étions très inquiets. Donc vous êtes alignés sur le sujet. C'est eux qui sont pour le moment alignés sur nous. Mais je reste très attentif parce que sur un certain nombre de dossiers, les actes sont très contraires aux paroles.
Merci beaucoup Jean-Philippe Tanguy d'avoir été avec nous. Vous pouvez rester pour écouter les Français qui nous posent des questions. Je vous le rappelle, vous pouvez participer à cette émission spéciale grâce à ce QR code qui va s'afficher régulièrement sur cet écran. Et ces questions, elles sont relayées par vous, Lisa Adeph. Bonsoir Lisa. Vous avez été extrêmement nombreux à nous poser, relayés maintenant par Lionel, 49 ans de Drou sur Drouette en Heure-et-Loire. Faut-il remettre un service militaire obligatoire ? Jean-Paul Palomero, c'est peut-être une question pour vous ? C'est un peu comme les outils magiques.
Comme si on pouvait créer, recréer ce qu'on a dissous pour des bonnes et des mauvaises raisons. Je suis d'accord. Je crois que ce qu'il faut surtout, c'est réveiller effectivement, je le disais tout à l'heure, les forces morales. C'est absolument indispensable. Et au travers de, d'abord, de s'occuper des actifs d'aujourd'hui qui méritent, attention, ils ne sont pas assez soutenus dans leur vie, dans leur mode d'emploi. Et ils donnent leur vie pour les Français. La réserve, ça c'est un vrai sujet. Qu'est-ce qui manque aujourd'hui à l'Ukraine ? Une réserve, une réserve bien active, une réserve préparée. On ne peut pas faire la guerre comme ça à l'anissio.
C'est une guerre complexe, c'est une guerre technologique, c'est une guerre qui évolue, qui demande beaucoup d'intelligence. Mais ça, les jeunes n'en manquent pas. Donc, un service militaire obligatoire, ça demanderait beaucoup de moyens. Et le résultat ne serait pas vraiment garanti. Je pense beaucoup plus tôt, beaucoup plus à animer le volontariat. Et c'est incroyable le nombre de jeunes qui sont prêts à faire quelque chose pour leur pays. Dans différents domaines. Adaptons-nous aux compétences des jeunes et à ce qu'ils veulent faire pour leur pays. Et nous ne leur imposons pas une chape de plomb. Pas de retour du service militaire. Pas sous la forme qu'on l'a connue. Autre chose.
Un service éthique, un service national. C'est-à-dire au service du pays. Quel que soit leur engagement, quel que soit leur rôle. Allez, on va écouter une autre question, Lisa. Pascal, 55 ans, de Bellebrune, dans le Pas-de-Calais. Se mettre en économie de guerre coûterait combien aux Français ? Il précise, mais le calcul doit être un peu difficile, habitant et par an. Vous couragez. C'est Christophe qui va s'y coller. Allez-y, Christophe. Ça coûte très cher. Parce que ce n'est pas seulement de l'argent qu'on demanderait aux Français de payer. Le président l'a dit, les impôts n'augmenteront pas. Mais ce sont des choix, des sacrifices que les Français devraient faire.
C'est-à-dire que si on investit, si on réinvestit massivement du côté de la défense, du côté de l'armée, on n'investira pas, on ne dépensera pas ailleurs. Et on sait très bien qu'on a une contradiction entre notre modèle social généreux, confortable, solidaire, adapté à la paix et la nécessité d'aller vers un effort de guerre, une économie de guerre. Entre les deux, il y a peut-être un juste milieu. C'est l'argent des Français. Ce qu'ils ont de plus en plus, parce que les Français épargnent de plus en plus, surtout depuis la Covid, et qu'ils gardent en se disant « Vaut mieux l'avoir chez moi comme un bas de laine que le mettre ailleurs ».
Non, il faut peut-être à ce moment-là le prêter à l'État pour qu'il investisse dans l'outil militaire et dans les effectifs militaires. Une sorte d'emprunt national, d'emprunt patriote. Vous savez, les deux pays qui sont sortis ruinés de la guerre, le Japon et l'Allemagne, ils ont saisi l'épargne de leur population. Ils ont vidé les comptes de leur population pour reconstruire leur pays. Oui, mais on va aller dire ça aux Français, on va essayer de faire votre épargne. Mais on n'a pas perdu la guerre. On est en train de préparer la guerre pour l'éviter, pour sauver la paix. Concrètement. Mobiliser l'épargne par un emprunt, c'est possible. On l'a déjà fait.
3% du budget par rapport aux 2 d'aujourd'hui, c'est passé de 69 milliards à 133 milliards. Ça veut dire concrètement, si on est 65 millions de Français, c'est à peu près 980 euros par Français en plus à sortir. Et là où vous m'avez surpris tout à l'heure, c'est que vous avez dit que le Front National veut les 3% du budget national. Comment vous faites dans le budget du Front National pour les financer et donner nous la recette finalement puisque c'est la question. si on passe à 3% du PIB pour assurer un effort de défense, comment fait-on ? Est-ce que vous pensez qu'on peut solliciter les Français ?
Nous avons toujours proposé des économies à due proportion. C'est évidemment la fin. Mais concrètement ? Concrètement, c'est la fin du guichet social de l'immigration, M. Gossier. C'est sûr que c'est une différence fondamentale. Ben oui, c'est une différence fondamentale. Il n'y a pas 60 milliards. Il faudra plus quand même. On va être loin du compte. Déjà, vous avez au moins 15 milliards à trouver après les économies structurelles. Nous avons proposé, dans notre contre-budget, largement de quoi financer l'effort de guerre. Mais est-ce que les Français
seraient prêts selon vous ? Est-ce que vous pourriez les encourager à participer à un effort national sous forme d'un emprunt national, un enfreint pour la défense par exemple ?
L'emprunt national ne change rien. Aujourd'hui, nous engageons sur les marchés, aussi sur l'épargne-vie, l'assurance-vie, pardon, excusez-moi, des Françaises et des Français. Bon, ben, le taux aujourd'hui de ces emprunts n'est pas excessif. Mais c'est encore ajouter du déficit, ajouter de la dette. On n'est pas là dans les efforts que vous avez parlé de financement d'économie. Ce qui est sûr, c'est que les réformes de l'État que propose le Rassemblement national, la rationalisation, pardon, du millefeuille administratif, la dénormalisation massive, qu'aujourd'hui, le consensus chiffre à 40 milliards d'euros de dépenses économisées par an.
Et évidemment aussi, c'est d'ailleurs à la relance de l'industrie, la relance de la croissance. En tout cas,
vous touchez aux dépenses de...
Non, mais les États-Unis financent le réformement de guerre parfois. Ils financent tout par la croissance.
En touchant en dépenses sociales, c'est ce que vous disiez. En travaillant plus. Merci. Merci Jean-Philippe Tanguy.
Jean-Philippe Tanguy