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interviewLCP (sur YouTube)· 18 février 2026 4 min

Affaire Francesca Albanese : Jean-Noël Barrot assume ses critiques face à Andrée Taurinya (LFI)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Monsieur [applaudissements] le ministre des affaires étrangères, Francesca Albanaise sera à jamais symbole de courage et d'abnégation. Courage d'une rapporteur spéciale des Nations- Unies qui dès 2022 n'a cessé d'alerter sur la politique de colonisation menée par Netaniau et depuis le 7 octobre sur le génocide des Palestiniens dans le silence complice des diplomaties occidentales. Abnégation d'une experte indépendante dévoilant un système de complicité. la mise à disposition des algorithmes, des armes, des capitaux financiers au gouvernement israélien pour anéantir Gaza et les Gazaoui.

En retour, elle a été sanctionnée par Trump sur lequel s'aligne l'Europe vassalisé sur lequel vous vous alignez. Aujourd'hui, un réseau de propagande déforme ses propos pour obtenir sa démission. Monsieur le ministre, vous n'êtes ni expert ni indépendant.

En remettant en cause l'indépendance des procédures spéciales du Conseil des droits de l'homme, vous participez à cette odieuse entreprise de démolition médiatique sur injonction de la mandataire de Netaniaou dans cet hémicycle. Deux organismes experts et indépendants expriment leurs préoccupations face à vos déclarations. L'association des juristes pour le respect du droit international y voit une attaque grave des mécanismes onusiens.

La CNCDH rappelle que la critique des politiques dans gouvernement, y compris celui d'Israël, relève de la liberté d'expression et ne saurait être assimilé à l'antisémitisme. [applaudissements] L'histoire retiendra que votre gouvernement n'aura jamais agi contre les criminels qui ont assassiné près de 20000 enfants à Gaza et affamé à mort sa population. Ceux même qui décide aujourd'hui d'annexer formellement la six Jordanie avant de précipiter le Levant dans une troisème guerre du golf.

Monsieur le ministre, un peu de naissance. À défaut de sanctionner les bourreaux, rectifier les propos inexats que vous avez attribués à Francesca albanaise, renoncer à demander sa démission. Merci beaucoup madame la députée.

La parole est à monsieur Jean-Noël Barreau, ministre de l'Europe et des affaires étrangères. Madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, madame la députée, les fake news, ça suffit. Je n'ai ni déformé ni troonqué les propos de madame Albanaise.

Je les ai tout simplement condamné parce qu'ils sont condamnables et qu'il s'ajoutent à une longue liste de provocations comme la justification du 7 octobre, pire massacre antisémite de notre histoire depuis la choa au cours duquel 51 de nos compatriotes ont perdu la vie. Alors oui, j'ai dit que ces provocations répétées appellent de sa part d'avoir la dignité de démissionner. Et cette position que j'assume pleinement ne devrait pas, madame la députée vous surprendre.

D'abord parce qu'elle n'est pas nouvelle. L'année dernière, la France a soulevé des interrogation et a exprimé des regrets lors de sa reconduction par les Nations- Unies parce qu'elle dessert cette organisation à laquelle nous sommes viscéralement attachés. D'autre part, parce que cette position est parfaitement cohérente avec celle de la France, pays du monde qui a sans doute fait le plus l'année dernière pour la cause du peuple palestinien en refusant que le camp de la guerre ne l'emporte sur celui de la paix. en refusant d'une part que les extrémistes en Israël ni le droit du peuple palestinien à se tenir debout sur la terre dans laquelle plonge ses racines et en condamnant aujourd'hui avec 84 autres pays les décisions récentes du gouvernement israélien en 6 Jordanie mais en refusant aussi que le Hamas et tous ses soutiens contestent le droit d'Israël à l'existence et à la sécurité.

Le Hamas qui doit être condamné, désarmé, exclu de toute participation à l'avenir de la Palestine. Le Hamas, le Hamas, un mouvement terroriste qui sans surprise, est venu au secours de madame Albanaise. Madame la députée, l'année dernière, en reconnaissant l'État de Palestine, la France a fait renaître un espoir.

Celui de deux États reconnus et respectés dans leur droit, vivant côte à côte en paix et en sécurité. Madame la député, cet espoir, je refuse et je refuserai toujours que des discours de haine d'où qu'ils viennent puissent le fragiliser. Merci beaucoup, monsieur le ministre.