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Podcast / conversationTocsin· 30 septembre 2026 44 minComplaisantActualité / polémiqueTransportsÉconomie & entreprisesAgriculture & alimentationSolidarités & famille

Hausse du carburant : la France rurale au point de rupture

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:08Chiffre
    « 42 des % des automobilistes ruraux considèrent la situation comme intenable pour leur foyer. »
  • 2:08Chiffre
    « 47 % des automobilistes ont renoncé au moins une fois à rendre visite à des proches. »
  • 2:08Chiffre
    « 18 % ont reporté ou renoncer un rendez-vous médical. »
  • 2:08Chiffre
    « 67 % des habitants de ces espaces ruraux ont le sentiment que leur vie s'est rétrécie. »
  • 6:27Florent PouliChiffre
    « on a une nette augmentation de l'ordre de 30 à 40 % de réservation dès la montée en flèche des prix de des carburants »
  • 12:44Michel MorventChiffre
    « la station service a coûté 300000 € »
  • 13:25Michel MorventFait
    « On a quand même une expérience maintenant qui nous permet de dire que les choses pe s'inscrivent dans la durée »
  • 14:06Michel MorventFait
    « la consommation a diminué de façon très significative depuis l'augmentation des coûts depuis le mois de mars ou avril »
  • 37:55Florent PouliChiffre
    « en 2023, on a eu sur une année complète euh 32 cessations d'activité ou liquidation d'exploitation agricole. En 2026, au premier semestre, on est à plus de 60 »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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corps à corps à corp corps à corps. Et oui, parce qu'on l'oublie souvent, mais les communes rurales ont besoin de carburant. C'est pas accessoir, c'est la conviction de vie euh des euh ruraux. Euh l'accès au travail, le soin, les courses, les services publics, la vie sociale même la vie sociale qui est quand même cruciale. Et il y a eu un communiqué des maires ruraux de France he à ce sujet le 18 septembre euh qui dit voilà dans les campagnes, la voiture n'est pas une option. En milieu rural, la dépendance de la voiture n'est pas un choix de consommation. C'est une réalité géographique. 89 % des ruraux se déclarent dépendants de leur voiture dans leur vie quotidienne. C'est la étude de la fondation Jean Jorè. 90 % des kilomètres parcourux sur les

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territoires ruraux le sont en voiture. Donc on ne peut pas éviter la voiture. Cette dépendance est alors ça c'est intéressant aussi l'héritage de plusieurs décennies d'aménagement du territoire marqué par des concentrations des emplois et des activités dans des pôles urbains et métropolitains. Ce sont des choix qui n'ont pas été faits par ces ruraux. Donc on ne peut demander aujourd'hui aux ru de s'affranchir instantanément d'une dépendance de la voiture produite par une organisation territorielle qu'ils n'ont pas choisi. Ça c'est important à souligner aussi. Il faut se déplacer pour se soigner, pour faire ses courses, pour accompagner ses enfants, pour accéder au services public, pour voir ses proches. Voilà encore ce que dit l'association et ce que rappelle l'association des maires

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euraux de France. Et le dernier chiffre et je vais donner la parole à mes invités qui ont donc tenté de trouver des solutions alternatives en tout cas de des pensement presque j'ai envie de dire. Il est expliqué dans c cette ce communiqué de presse des maires ruraux que la désormais il y a des chiffres qui montrent que la mobilité [raclement de gorge] pour ces ruraux est devenue un renoncement. 42 dès le printemps la 42 des % des automobilistes ruraux considèrent la situation comme intenable pour leur foyer. Intenable pour leur foyer. Ça c'est koscopie l'étude koscopie. Voilà. Donc il y a souvent des reports de mode de transport, des renoncements à certaines euh bah certains déplacements. Euh 47 % des automobilistes ont renoncé

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au moins une fois à rendre visite à des proches. 18 % ont reporté ou renoncer un rendez-vous médical. Donc ça fait en gros la moitié un sur de hein, on renoncer à avoir des proches. 20 % quasiment au reporté et renoncer à un rendez-vous médical. 23 % euh euh des actifs ont ont refusé de se rendre à une opportunité professionnelle en résisant du coût des déplacements. Voyez ? Et 67 % des habitants de ces espaces ruraux ont le sentiment que leur vie s'est rétrécie. Voilà, c'est terrible hein comme phrase. Euh et donc pour mieux cerner he le problème et puis éventuellement comment en attendant on peut aider bah les ruxaux, les Français en général hein euh de c de de cette grosse difficulté des prix du carburant qui n'est pas lo pas

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proche de ça qui est loin de de d'être terminé. Voilà, je vais y arriver. J'accueille mes invités. Bonjour Michel Fournier. Oui, bonjour et merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes maire sans étiquette de Lesoivre dans les Vauges depuis 1989, président de l'association des maires ruraux de France. Euh vous l'aviez déjà présidé de 2020 à 2025 et puis euh vous avez été ministre délégué chargé de la ruralité euh pendant un temps. Puis de nouveau, vous avez repris votre place de maire euh Michel Fournier. Euh alors je vais faire d'abord un petit tour de de table et ensuite vous allez nous expliquer chacun les problèmes concrets de vos communes. Michel Morvent, bonjour.

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Alors on va récupérer le son. Michel Morvent, vous êtes maire de Plourayet dans le Morbillan. Euh et vous êtes entré au conseil municipal en 1977, vous êtes réélu maire pour un 8e mandat consécutif. Euh vous êtes à la tête à la tête de la liste Dessiner l'avenir avec nous et vice-président de Roi Morvent communauté. Et nous sommes également avec Florent Pouli. Bonjour. Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes maire de Din en Ariège depuis 2020 puis réélu en 2026 et vous êtes président de la communauté de commune du pays de Mirpois euh et président de l'association des maires ruraux de l'Ariège. Voilà. Alors, on va parler chacun de vos initiatives, ce que vous avez mis en place pour pour aider aussi votre municipalité.

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Peut-être Florent Pouli, vous avez vous décidé d'installer un véhicule utilitaire électrique en autopartage ? Oui, en fait, bonjour à toutes et à tous. Donc par rapport à l'analyse que vous avez fait et le communiqué de la MRF, effectivement on est dans une situation qui est plus que problématique pour les élus, pour les les personnes qui vivent en milieu rural et en extrural où on est très loin des circuits des circuits de allez de transport en commun. Euh on a des gens comme vous le dites qui sont venus nous voir en mairie en nous expliquant qu'il y avait vraiment de gros problèmes même pour pour aller travailler. On a des gens qui nous disent que peut-être ils renouvelleront pas les contrats qu'ils ont de travail parce que en fait on arrive à

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un point où où le budget carburant a doublé pratiquement depuis depuis un an. Euh donc on avait on avait cette problématique qui était remontée de nos administrés et dans la campagne de 2020 euh cette question aussi de ramener des services de de l'allée vert, c'est-à-dire de ramener des services dans les communes au lieu que ça soit les gens qui se déplacent dans les bourg pour pouvoir pour pouvoir euh voilà euh pour les les problématiques de médecins, les problématiques de petit commerce de proximité. On a essayé de mettre en place des actions par rapport à ça. Donc on a créé une une épicerie participative qui nous a permis d'avoir en fait avec des prix défiant toute concurrence en étant au même prix même que les supermarchés d'avoir sur notre commune

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qui est à peu près 20 km du premier centre commercial euh un petit commerce de proximité qui rend beaucoup servic qui a un lieu en plus de convivialité où les gens se retrouvent. Donc on a recréé aussi du lien. Euh donc ça c'était pour le pour le aller vert et après on avait cette problématique effectivement du coup des transports. Encore une fois, on est loin des circuits de transport en commun et l'idée à Germ de d'une expérience qui avait été montée donc sur une commune dans les Hautes Corbières Ville Rouge Termén qui avait déjà mis en place ce ce projet-là. Donc s'inspirer de cette de cette initiative et donc on a monté un véhicule électrique en autopartage, un projet de véhicule électrique en autopartage donc qui a été financé par le fond vert mobilité rurale

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euh de l'État et par un dispositif d'expérimentation de la région. Donc, on a réussi à avoir 80 % de subventions qui ont financé et le véhicule et le système de réservation puisqu'on a un système de réservation de de du véhicule. Euh donc ça ça a démarré ça a démarré donc que je dise pas de bêtises, c'était euh fin 2025, donc le projet était en 2024 mais on a démarré fin 2025. On a eu des débuts timides parce que c'est il y a l'adaptation en plus au véhicules électrique euh qui est pas forcément un véhicule thermique, il a pas le même fonctionnement. Oui, mais au jour d'aujourd'hui euh ça a vraiment pris dans les premiers mois, ça a vraiment pris et encore plus et encore plus il faut le dire avec la hausse la hausse des carburant on a une nette augmentation de l'ordre de 30 à 40 % de

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réservation dès la montée en flèche des prix de des carburants. Et là, on se retrouve au jour d'aujourd'hui avec des gens qui sont prêts même à à revendre une voiture une voiture thermique euh pour se servir en fait de ce véhicule d'appoint qu'on a mis en place sur la commune avec un tarif qui est qui est très très bas hein. On est à à 2 € de réservation de l'heure à 6 centimes du kilomètre. Alors, on n'est pas sur un véhicule qui peut permettre de partir à la mer ou à la montagne à 2h de route ou 3h de route. On est vraiment sur des déplacements, des déplacements d'appoint pour aller aux courses, pour aller en rendez-vous médical. Mais on a vraiment pris euh le gens sont de plus en plus intéressés. On a des gens des communes à côté qui viennent aussi euh se se

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réserver le véhicule. Donc il prend il a toute sa place dans le système qu'on a mis en place pour améliorer la vie des de nos administrés sur notre commune qui encore une fois est une commune dans l'extrar rural et où on est un peu loin de toutes les commodités. Ouais. Donc je si je comprends bien, vous avez mis en place ce véhicule d'autopartage bah pour répondre à la détresse face [raclement de gorge] au problème du du carburant notamment. Et vous avez aussi et ça je trouve ça vraiment intéressant parce qu'il faut je pense qu'il faut vraiment agir sur les deux plans, penser à la question de de l'aménagement du territoire. C'est ce qui était marqué en effet dans ce communiqué de presse de l'association des maires ruraux de France qui dit "On ne peut pas demander au au Français de

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bah de de corriger une politique publique qui a été faite d'aménagement du territoire qui a été faite sans sans même les concerter. Et donc là vous finalement vous vous poussez le retour du local de l'épicerie ici participative euh qui qui fonctionne bien du coup ? Ah oui, très très bien. Au-delà au-delà de nos de nos espérances, puisqu'on était parti sur un fonctionnement vraiment de d'épicerie d'appoint, là on est vraiment sur des gens qui avaient l'habitude d'aller une fois par semaine au supermarché et qui vont qu'une fois par mois en ayant euh voilà parce qu'on a un partenariat avec en plus le le le supermarché local euh qui qui nous livre des produits. Donc il y a vraiment un travail en commun avec le supermarché local et et en fait voilà, on a des gens qui qui

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font réellement leur course quotidienne sur l'épicerie et pas en épicerie d'appoint. Et c'est vraiment vous le dites et je pense que Michel en parlera aussi cette volonté aussi de du aller vert. Vous parliez de pensement bon j'espère que ce sera plus qu'un pensement qu'on qu'on mettra et qu'on fera prendre on fera prendre conscience que voilà le monde rural il sait aussi se débrouiller et il a de l'innovation dans ses dans ses élus, dans ses administrés. Euh et donc on essaie de parer justement effectivement à à tous ces désordres euh en ramenant des services dans les communes. Euh il est clair que par exemple et on est on est en train de travailler un projet de médicobus aussi de médecine générale. On sait toute la problématique de de l'attractivité euh des de nos

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territoires pour les médecins, de la concurrence entre territoires pour les médecins. Bon, en faisant un médicobus, on ramène un médecin généraliste sur des territoires en évitant que ça soit ben 20 ou 30 personnes dans la journée qui sont obligées de se déplacer, de faire 30 km pour aller voir un médecin. Donc voilà, il y a toutes ces ces expérimentations, ces innovations à mettre en œuvre sur nos territoires. La MRF les soutient, la MRF les les les lance même sur certaines opérations. Donc voilà, donc on on a on a comment dire nos territoires ruraux ne doivent pas être délaissé. Je je le maintiens. On a une attractivité quand même des gens qui veulent plus vivre en ville et qui veulent vivre à la campagne qui veulent vivre à la campagne mais avec certains

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services. Donc il faut qu'on soit en capacité euh de de mettre en place ces services et d'être accompagné par l'État aussi pour mettre en place ces dispositifs puisque on parlait voilà il faut que il faut qu'on revoit peut-être l'aménagement du territoire par rapport à ces à ces à ces problématiques actuelles. Ce qui est sûr c'est qu'il va falloir revoir de toute façon repenser l'aménagement du territoire. un moment donné, on a complètement désert c'est quoi l'expression déjà enfin oui recentraliser les services euh sur des bourgs plus importants hein et donc on a délaissé les les zones rurales alors Michel Fournier puisque vous parliez de de Michel donc Michel Fournier est le président de l'association des maires ruraux de France donc j'ai lu ce ce communiqué qui

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en est fait très intéressant Michel Fournier est-ce que vous pouvez nous dire d'abord pour votre commune mais plus généralement sur l'ensemble des communes rurales l'ampleur du de la difficulté Oui. [raclement de gorge] Alors ce que ce que je vous m'entendez pas très bien ? J'ai on a un petit souci de Allez-y, continuez de parler pour voir. Oui, là non, là c'est pas possible parce que j'ai un [rires] Vous pouvez me rappeler ? Euh on va on va vous rappeler la technique va vous rappeler mais je pense qu'il y a en fait je me demande si vous avez pas le retour du Zoom en même temps, si vous n'entendez pas les deux en même temps, quelque chose comme ça.

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Mais si vous voulez, moi je vais prendre Michel Morvent et on va on va voir ce qu'on peut faire du du côté de la technique. D'accord ? Voilà. Comme ça en attendant on va on va couper le micro. Michel Morvent, maire de Ploury dans le Morbillant. Euh vous euh qu'est-ce que vous avez mis ? Une station service communal. Euh est-ce que vous pouvez nous expliquer ce que ce que vous avez comment vous l'avez monté et comment ça marche ? Vous entendez ? Oui. Bon très bien. Parfait. La station service communal existe maintenant depuis euh 10 années et quelques. On aura 11 ans au mois de décembre prochain. On a installé cette station service, ça fait donc cette décennie là euh par rapport à celle qui avait fermé sur Ploray privée classique, hein, système classique ailleurs en France

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aussi depuis une quinzaine d'années. On l'avait faite, je vais résumer hein parce que sinon ça pour pas être trop long. En fait, l'idée est venue du chef [raclement de gorge] de centre des pompiers qui il y a un centre de secours sur la commune euh ne une station la station service de la commune la plus proche avait fermé. On s'est dit donc il y a 12 13 ans maintenant avant que la réalisation soit effective que ça serait peut-être bien de réaliser une station service propre justement à la commune de façon à ce que les pompiers n'aillent pas [souffle coupé] à 17 ou km par exemple un gourin guemné ou le faouette hein c'est chercher du du carburant et on a été voir une commune dans l'orne à long l'abayie le maire nous a expliqué qu'on pouvait faire l'opération il avait fait lui-même et on

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est revenu de là-bas convaincu qu'on pouvait le faire la station service a coûté 300000 € elle a été financée par des fonds européens, des une aide de l'État, de la région et du département. Euh ça coûte 300000 € donc on a eu un autofinancement de 100000 € grosso modo. Donc on s'était dit aussi à ce moment-là que ça serait bien si on arrivait à financer les dépenses de fonctionnement, ce qui est le cas depuis hein. On a quand même une expérience maintenant qui nous permet de dire que les choses pe s'inscrivent dans la durée et donc on a même réussi certaines années à faire en sorte qu'on puisse prendre en compte un petit peu le l'investissement. Donc on vend un million de lit par an. La consommation a diminué de façon très significative depuis l'augmentation des

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coûts depuis le mois de mars ou avril puisque c'est 20000 L de mois de moins par mois qu'on qu'on vendait. Donc il y a c'est on est revenu à peu près aujourd'hui à des situations à peu près normales d'avant l'augmentation donc de de mars ou avril mais en tout cas donc il y a une diminution de la consommation très nette. Maintenant, je brosserai un tableau un peu moins pessimiste que celui que vous avez dressé au début de votre intervention parce que je n'ai pas forcément de réaction très vive de la population en disant il faut faire quelque chose par rapport au prix de l'énergie. Ça pour une raison d'ailleurs peut-être un peu simpliste aussi, mais on n pas trop le choix en milieu rural non plus que que d'avoir une voiture pour aller au travail, pour conduire ses

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enfants à l'école, pour aller faire les courses et cetera. Donc donc même si le prix du carburant a largement augmenté puisque le gaz vol augmenté de plus de enfin de 50 % entre l'année dernière et cette année, voilà, on a pas trop le choix. Alors donc donc j'ai pas pris de d'initiative au niveau communal pour résoudre des problèmes parce qu'on m'en a pas vraiment parlé. Il n'empêche que au niveau de la communauté de commune aujourd'hui et j'entendais le meilleur précédent parler aussi, on a mis en place un programme de lié à la mobilité hein de façon à ce que dans dans d'ici 2 3 ans des choses très concrètes soient mises en place. Il y en a déjà mais enfin bon, il y en a encore davantage en terme par exemple d'autopartage, en terme aussi de euh de covoiturage, en

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terme aussi de par exemple la communauté de commune a acheté des vélos électriques, cargot et pliables pour justement répondre à à cette attente de et ils sont on peut les louer pendant 3 mois et c'est renouvelable 3 mois aussi. Donc ça permet pendant une période un peu compliquée donc de résoudre les difficultés de déplacement. Puis on a également des deux foyers de jeunes travailleurs donc qui font que finalement les personnes qui travaillent près des entreprises agroalimentaires surtout le moins de moyens de difficultés possible à déplacer. Et ceci est également examiné au niveau du pays centreste Bretagne. Voilà, des choses qui sont en train de se mettre en place, une réflexion poussée pour répondre de façon la plus précise aux demandes qui sont effectivement diverses et variées

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en fonction des familles, en fonction des personnes. Oui. Euh et en fait vous votre la réponse que vous apportez, c'est plutôt plus que de permettre au aux gens de payer leur carburant, c'est tout simplement d'éviter le désert carburant. Et ça ce désert carburant, il il va aussi il est en train de de se réaliser en ce moment parce que on peut d'ailleurs, on peut entendre beaucoup, il y a eu des des alertes qui ont été lancées par des stations services indépendantes qui disent "Mais nous on ne peut pas tenir à part totalement, mais les petites stations services indépendantes, elles ne peuvent pas tenir parce que tout simplement elles ne font plus leur marge sur le la vente de du pétrole de l'essence et ce qui fait que finalement vous permettez au moins que ce lien et que cette que ce que ce

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que la station service continue d'exister. Est-ce que pour autant euh vous il y a des aides dans les tarifs ? Euh oui. Alors justement, je réponds quand même à la à votre sur la désertification des carburants. Ou on vous a perdu. Ça c'est voilà, on est on sent qu'on est dans la ruralité, il y a des petits problèmes de connexion mais on a toujours Flori. Donc est-ce qu'on a retrouvé Michel Fournier ? Michel Four, vous êtes là. Voilà. Alors, en attendant, je vais je vais reprendre avec vous. Donc, je disais donc quel est l'ampleur des difficultés pour bah chez vous évidemment et puis pour l'ensemble des des des communes rurales de France, enfin et des communes et des habitants

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de ces communes. Oui. Alors, je crois que il faut aussi prendre de regarder cela d'une façon plus large. Il y a deux Il y a deux situations à l'heure actuelle. Il y a une une situation de pénurie qui peut exister dans certains territoires. Ça veut dire que quand vous avez une une station la plus proche, vous êtes obligé de de trouver peut-être beaucoup plus loin une réponse. Ça ça existe et ça existe de plus en plus. vous venez de de l'évoquer et puis il y a surtout ce ce coûte qui effectivement nous oblige nous ru bien voilà envisager d'autres façons de d'autres façons de faire de se déplacer mais tout a été dit au départ par votre présentation à vous

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mais surtout ce que ce qui ce qui semble intéressant c'est ce que Florent a mis en place puisque j'ai j'ai visité cela en tant que ministre là cette fois-ci et je reconnais que euh ces initiatives telles qu'elle a été décrite dans dans dans sa globalité. C'est une initiative locale et cette initiative locale euh elle elle ne peut qu'être multipliée certes, mais ça ne sera pour l'instant comme seule réponse qu'une succession d'initiative locale. et et parce que les ruraux bah quand effectivement ils se trouvent devant une situation qu'ils n'ont pas choisie, une situation qui dépend uniquement d'une

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politique nationale de de très longue date, on a voulu métropoliser c'est c'est ça la problématique premier à partir de le fond de problème c'est celui-là. Vous avez raison. Mais oui, c'est bien sûr le le la data, on l'a supprimé et et là c'est pas lié au gouvernement actuel ou à l'ancien. Ça ça fait des années, des dizaines d'années que en fait le seul regard que l'on avait c'était d'un côté il y avait les plouques et de l'autre côté il y avait les gens qui avaient effectivement une une force de de développement de de notre pays. Or, on s'aperçoit aujourd'hui que ça va être certainement le contraire. C'est c'est dommage quand même parce qu'il faudrait mieux

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associer. Il y a nécessité d'avoir des actions fortes économiquement dans des centralités. Mais aujourd'hui, avec tout ce que nous découvrons et malheureusement le réchauffement climatique notamment et toutes ces incapacités parce que ça dépend pas de nous hein, ça dépend pas d'un gouvernement cette augmentation, ça dépend de de des bizarreries d'un président américain qui bah qui joue quoi tout simplement. Voilà. Et et là les conséquences pour nous et bien c'est d'être dans l'obligation de s'adapter. Et franchement l'exemple de de de ce qu'a fait Florent dans ce dans son secteur c'est un exemple exceptionnel,

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je je dois le dire. Alors il a aussi évoqué le fait au point de vue médical d'avoir une réponse du all à l'év et cetera, c'est-à-dire de réfléchir. Alors j'ai vu des expériences comme cela aussi dans de nombreux secteurs en France. Il y a des expériences mais ce sont des expériences locales et à mon sens moi il faudrait utiliser ces ces expérience local pour créer finalement par secteur organisé ce qu'on appelle de l'aménagement du territoire. organiser dans chaque département euh ben des potentialités euh de dupliquer ces expériences telles qu'elles ont été et qu'elle prouve leur intérêt et cela euh

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c'est un travail de fond. Sauf qu'aujourd'hui et bien [rires] ce travail de fond euh on ne peut le faire que avec du temps et et malheureusement aujourd'hui on subit il y a une réalité. Comment se fait-il ? Je vais vous donner un exemple un peu provoque, mais tant pis. C'est normal. [rires] Ben oui. Comment se fait-il aujourd'hui que chacun accepte sans souvent sans le savoir euh que l'impôt global de notre pays euh permet de subventionner au 3/4 le ticket du métro alors que le métro parisien alors que en fait le métro parisien dans l'Ariège,

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ils le prennent pas souvent hein. Euh donc à un moment donné, oui, puis je peux vous dire pour avoir pour payer le paste naviga de mes enfants qui qui se déplacent en région parisienne qui ne sont pas à Paris que en plus il est très très largement payé aussi au niveau métropolite métropole par par la région Île-de-France de enfin par chaque citoyen qui utilise ce passe. Je c'est vrai qu'on a du mal à se à comprendre comment on peut arriver à ce qu'on le paye tant de fois, une fois dans les impôts, une fois dans le dans le pass. Ce qui veut dire qu'un moment, il peut aussi y avoir un regard de réciprocité en se disant et bien effectivement c'est l'impôt national qui permet des

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déplacements justifiés puisque combien de millions de personnes se déplacent aujourd'hui sur la région parisienne ? C'est énorme. Mais combien de millions à côté ? On est quand même 22 millions ou 23 millions de Français qui sont en ruralité profonde et c'est dans dans il n'y a pas le même regard parce que encore une fois encore une fois on a fait des choix il y a il y a il y a 50 ans [raclement de gorge] de de se dire en fait la vie économique c'est cela le problème la vie économique la vie économique on n' pas su il y a des régions qui sont plus qui sont mieux que d'autres j'ai je vois des départements où il y a des réponses qui sont beaucoup plus multiples, mais il y a des départements où tout est

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concentré. Tout est concentré et si je prends l'exemple de mon département les Voges, et bien on est dans la deuxième tout est concentré h ce qui fait que et même le regard vous savez je suis dans une intercommunalité qui a 80 km de de de distance du du point le plus extrême au point le plus extrême et qui représente et ben voilà on on sait tout tout de suite que le regard il ne se fait que au niveau de la centralité On continue, on continue en dénonçant les choses à à faire bien ce que on ne devrait plus faire. Alors, il y a aussi des des des capacités. J'ai un collègue, j'ai entendu tout à l'heure le

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collègue de il est de l'illène, il est de je sais plus de la Michel Morvent de de Plé dans le Morbian. Oui, le Morbian. Le Morbian. D'accord. Salut le morbillant. Et bien Louis Potrel, monsieur le ministre. Salut Louis Potrel. Louis Potrel, président des des des communes rurales de de l'île vulen fait aussi quelques propositions en se disant bien sûr à un moment donné, il faudrait bien trouver des ressources si on veut effectivement aider sur le le le prix du du litre essence ou ou gazoile, il faudra bien faire des propositions pour rechercher. on est dans une situation budgétaire qui est telle que je veux dire voilà à un moment donné faut aussi dire les choses. Il est peut-être

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logique aussi qu'il y ait une solidarité par rapport et ça c'est une proposition qu'il fait de se dire et bien on peut créer une un taux de TVA supplémentaire sur certains articles qui sont des articles de luxe. l'exemple qu'il donne pour que effectivement on puisse bah puiser dans ses réserves de manière à rééquilibrer parce qu'aujourd'hui on est on est à 2,50 hein le le gasoil le litre et chez nous c'est 2,50 je veux dire 2,50 ça a l'air d'être la barre euh que voilà qui qui qui sera difficilement supportable. Alors [raclement de gorge] je je vais ou attends, je vais terminer je vais terminer sur un point parce qu'il faut

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aussi bien comprendre les choses. C'est pas le tout de faire arro sur le gouvernement. C'est parce que j'ai été dans ce gouvernement, c'est une réalité. Je veux dire l'histoire gilets jaune a démarré par rapport à l'augmentation la la volonté d'augmentation du prix du carburant du premier ministre de l'époque Édouard Philippe et puis par rapport à une taxe euh écologique et mais là c'était une décision du gouvernement et donc ça s'est fait parce que le et on a le gouvernement a cédé mais là si on fait une manifestation pour on va faire quoi ? à ou alors il faut que l'on aille ben voilà tous aux

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États-Unis encercler Trump et puis lui dire arrête tes conneries quoi. Donc il y a un moment donné aussi il faut pas se tromper de de de cible. La cible c'est bien la décision internationale qui fait que on on subit cela. Oui, vous parlez de de l'attaque de l'Iran, donc du blocage des trois d'ormouse. Seulement, comme vous le disiez, en revanche, on peut critiquer les politique d'aménagement public et voulu par une succession de gouvernement qui ont tout à fait désertifié euh les l'ensemble des des zones rurales. Vous parlez tout à l'heure de de ce questionnement des impôts qui qui financent le le ticket de métro, mais en plus généralement, les impôts de tous les Français, donc des

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ruraux financent les transports, financent l'éducation, financent le service de de santé, les hôpitaux et pourtant ils ne les ont pas chez eux. Enfin, vous ne les avez pas chez vous. Donc, on on cet exemple là, il est il est béant pour les ruraux. Il payent autant que les autres tous les impôts et pourtant ils n'ont pas du tout les services qu'il payent. J'ai rien que ça, c'est scandaleux. Donc ça ça s'interroge. Je veux dire aujourd'hui finalement la crise actuelle qui n'est pas du fait directement du gouvernement quoi qu' peu on pourrait interroger le rôle diplomatique et cetera permet de révéler aussi les successions de de de choix qui ont été faits politiques depuis si longtemps et comme justement vous le disiez, on peut mettre en avant ce qui a été fait notamment par

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Florent Pouli. Et bien euh oui, mais c'est de la reconstruction du maillage rural et ça il faudrait y penser. Et là d'ailleurs c'est une autre question mais je vais d'abord me tourner vers Michel Morvent. Mais quand on on quand on veut reconstruire un tissu rural, une activité rurale, une euh voilà une vie, un dynamisme local, on a besoin d'un petit peu de fond peut-être au départ et et les villes et les communes les mairies en sont de plus en plus privé. Donc ça c'est aussi un point. Comment faire quand on est privé ? De plus en plus des des subsides auxquels on avait le droit auparavant. Mais je je me je reviens vers Michel Morvent qui du coup comme on a eu le notre problème de connexion s'est arrêté à à la mise en place de cette station service municipal. Les raisons et vous

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étiez je vous posais la question sur le y a-t-il des aides pour enfin est-ce que c'est un prix subventionné on va dire pour pour les locaux ou pas ? Oui, c'est une bonne question. Donc déjà, on n pas on est un peu pas tout à fait au seuil fatidique a évoqué donc monsieur le ministre parce que nous on est à 242 donc il a parlé de 250 donc on est un petit peu en dessous et n'empêche que c'est beaucoup quand même aussi de toute façon. Bon donc vous évoquez aussi tout à l'heure les stations services privés. Ben non évidemment elles auront beaucoup de mal à tenir parce que nous qui sommes publics on arrive juste à équilibrer les dépenses de fonctionnement. Donc et on gagne de façon un peu triviale, on gagne pas un rond hein. Donc j'imagine qu'un [raclement de gorge] privé ne peut pas

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tenir dans ces conditions. Évidemment pour nous c'est pas trop gênant puisqueeffectivement pour le moment on a toujours réussi à équilibrer le le budget. Donc ça va, on pratique effect on est vraiment au minimum de de la marge qu'on peut pratiquer sur le prix d'achat du carburant. on est à 4,5 centimes. Donc les la les gens acceptent finalement de payer un petit peu pour ne pas avoir à faire 17 ou 18 km pour aller effectivement faire son plein. Euh ceci étant dit, donc euh j'espère que ça va tenir parce qu'effectivement au ride de monv la situation internationale on la on sait pas qui de de quoi sera fait demain. Donc ça veut dire à un moment donné que si on arrive pas à équilibrer les dépenses de fonctionnement qui seront quand même de l'ordre de 40000 € par an,

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c'est les contribuables de la commune qui devront payer. Bon, on n'y est pas mais peut-être le serons-nous dans les mois qui viennent difficile de dire ce qui va se passer. Donc alors par rapport à ça, donc on évoquait les les solutions alternatives aussi de déplacement et je pense que c'est là-dessus qu'il faut réfléchir. Elles peuvent être différentes et diverses parce que effectivement les demandes des gens sont ici on a deux médecins sur la commune donc ça va c'est pas très compliqué d'y avoir accès en tout cas en terme de même si effectivement il prennent plus de nouveaux patients comme c'est sans doute le cas partout en France mais enfin en tout cas en terme de distance c'est simple malheureusement on a perdu la pharmacie à 3 ans donc là c'est c'est

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quand même une vraie difficulté aussi si quelqu'un entend mon message ce matin donc je suis pour évidemment répondre aux questions qui pourra si vous voulez être pharmacien à Plour dans le Morbillant charmante absolument dans des conditions extrêmement intéressantes. Euh on n'est pas en Il vilain comme disait monsieur fournit dans le morbillant qui est aussi un très beau département probablement aussi beau que les les gauches. Bon ceci étant dit donc oui oui euh il faut vraiment réfléchir aujourd'hui à des systèmes de transport solidaire peut-être de transport à la demande l'autostade des choses comme ça. Donc il y a vraiment de la part de tous les élus une prise de conscience réelle qu'il faut effectivement avancer et le plus rapidement possible dans ces

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solutions parce que le prix de l'énergie est un phénomène durable. On peut avoir des véhicules électriques, c'est sûr, l'énergie aussi mais enfin bon de toute façon ça reste quand même un vrai problème en milieu rural. Et je suis membre aussi du Césarer de Bretagne et on est en train de au niveau de ma commission en tout cas de réfléchir à sur cette questionlà. avoir une deuxième voiture. C'est un message aussi enfin en tout cas un mot du président du conseil régional qui a évoqué cette idée. Comment peut-on faire pour éviter d'avoir une deuxième voiture ? On va essayer de réfléchir à la question et dans quelques mois on pourra vous appeler pour vous dire effectivement ce qu'on aura pensé en la matière. Et ben non, mais c'est c'est en effet ce qui est intéressant c'est qu'on voit que

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vous cherchez tous à développer des solutions concrètes, pratiques, hein, pour les administrés, pour les pour les les habitants de ces communes euh et que c'est de toute façon ça dépasse cette crise. On l'a bien compris puisque vous vous les aviez mis en place cette station de service bien avant. Euh c'est c'est aussi une crise du rural qui existe depuis longtemps, mais finalement elle ne fait que que s'accentuer aujourd'hui. Je voudrais peut-être euh revenir vers Florampoli. D'abord si vous avez des réactions par rapport à tout ce qui a été dit et puis euh si vous avez aussi des exemples concrets de personnes euh qui vous ont dit voilà ben moi je pouvais plus faire ça et aujourd'hui grâce à ça, grâce à ce que vous avez mis en place et bien tout simplement on peut revivre,

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on peut aller voir des proches, on peut aller à l'hôpital. Enfin, est-ce que vous avez des exemples concrets ? Oui, oui, je vous le disais tout à l'heure, on a on a des familles euh qui étaient euh qui étaient même qui n'avaient pas de voiture. Voilà, ils avaient les permis mais ils avaient pas les moyens d'avoir une voiture. Don déjà ce cas-là, on a des personnes aussi, ça leur a permis de remettre un peu le pied à l'étrier dans un parcours professionnel puisqueil y en a certains qui nous prennent la voiture pour des entretiens, pour des formations. Voilà, donc on a on a cet enjeu là aussi. Euh comme je le disais, on a on a des gens qui qui prennent la le véhicule électrique parce que ils sont venus nous voir, ils nous ont dit "Bon, c'est plus possible le prix le

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prix du du gazoile et des carburants, c'est plus possible. Donc on veut tester on veut tester le véhicule électrique euh pour potentiellement ben soit revendre le le second véhicule thermique qu'on a euh soit soit acheter un véhicule électrique nous-même. Donc bon, il faut qu'il quantifient, ils sont en train de regarder si vraiment il y a intérêt à à reprendre un véhicule un véhicule, un second véhicule pardon ou pouvoir se servir de ces véhicules là dans les besoins qu'ils ont. Donc il y a vraiment une réponse à une pardon [raclement de gorge] à une situation à une situation actuelle mais qui pour moi de toute façon enfin je pense pas qu'on puisse croire que le que les carburants vont descendre en dessous de 1,50 € dans dans les mois qui suivent

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même dans l'année qui suit. Donc c'est c'est et et l'impact il est au-delà pour élargir un peu, l'impact il est au-delà de de des administrés. On a des entrepreneurs, on a des entreprises, des artisans, des des entreprises de PTP qui sont vraiment dans une détresse absolue. On a nos agriculteurs, j'y tiens parce que c'est l'économie principale sur notre département euh qui sont au au bout du rouleau. Euh cette crise qui est liée euh alors qu'il y a les crises climatiques pour les agriculteurs, mais lié en plus à cette crise cette crise des carburants ou du moins cette liée au aux incertitudes internationales au jour d'aujourd'hui mais à mal l'entièreté de de de l'économie. J'ai j'ai des collègues qui travaillent sur des entreprises de BTP qui avaient pignon sur rue et qui étaient très très

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solides. On commence à parler de plan de restructuration avec des licenciements parce que parce que la commande publique des collectivités, vous en parliez tout à l'heure, les collectivités publiques au bout d'un moment à force d'être chargé en compétence mais sans sans transfert sous de [raclement de gorge] charge globale, on se retrouve à à faire des choix dans nos dans nos investissements et ceux qui pâtissent au-delà de nos administrés sur des services qu'on voudrait mettre en place, c'est surtout c'est surtout les entreprises, nos artisans qui sont sur nos territoires et qui travaillent avec la commande publique des collectivités. Donc là, on est en train, c'est un cercle euh très vicieux qui se met en place et euh et et Michel en a parlé tout à l'heure. On est innovant dans la

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campagne, donc on arrive à trouver des solutions, mais au bout d'un moment euh effectivement les solutions, il y a toujours la question financière derrière et au bout d'un moment, on va être à la limite et à la rupture. Euh et la gronde, la gronde dans le mur rural monte de plus en plus. Euh que ça soit les agriculteurs, que ça soit les artisans, que ça soit les entrepreneurs, euh je pense qu'on arrive à un signalant d'alarme et et et malheureusement, comme disait Michel, si euh la crise des gilets jaunes, elle a été liée à des à des à des choix politiques, des choix politiques, aujourd'hui cette situation internationale, elle est elle est elle s'impose à tout le monde sans que ça soit le gouvernement qui l' mis en place. Par contre, je pense que l'exaspération des gens et et l'amalgame

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qui est fait va faire que on part, on le sent. Enfin, je je mes collègues, que ça soit Michel ou ou monsieur Morvan, je je je sais pas s'il le ressentent, mais moi sur mon territoire, j'ai de plus en plus à tourner des gens qui sont au bout du rouleau euh qui peuvent être jusqu'au bouthistes parce que parce que ils arrivent plus à vivre. C'est simple. On parlait tout à l'heure de l'isolement, enfin des problèmes de déplacement, on parlait du problème de la santé. Euh déjà que c'était compliqué avec cette crise sur les carburants, c'est encore plus compliqué. On a des personnes âgés dans des milieux isolés qui sont voilà qui n'ont plus le moyens déjà de se déplacer euh qui ont plus le moyen d'avoir potentiellement même avec les aides euh des des euh des des

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assistances de vie. Donc là, on est en train d'essayer de monter des opérations pour lutter contre l'isolement de ces personnes. On va taper sur le bénévola. On sait que depuis la crise du Covid, le bénévola s'effondré. Donc là, on va rechercher des gens qui sont prêts sur l'entraide. Mais bon, on va pas arriver on va pas arriver à à comment dire à à tout mettre avec des bout avec des bouts de ficelles quoi. Ouais, c'est ça. En fait, vous avez ce que vous nous décrivez, c'est une situation qui de toute façon est une situation de crise et que vous et que vous passez votre temps à tenter de compenser au maximum sur place, mais que vous ne pourrez pas sans cesse compenser une crise qui s'amplifie. Et et encore une fois, vous l'avez dit, le carburant c'est le dernier élément de la crise,

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mais finalement il il y a eu tout ce qui s'est passé avant. Il y a eu ce ce territoire qui a été abandonné. Il y a eu les services publics qui sont partis, il y a eu le fait que les communes perçoivent moins de beaucoup moins de subicitude qu'avant. Donc il y a toutes ces questions aussi avant avant ça, les agriculteurs qui qui sont en grande difficulté, qui vivent une suradministration, les entrepreneurs également. Enfin, donc tout ce que vous racontez, c'est ça qui monte et qui d'un seul coup euh risque de de rompre aujourd'hui dans une situation de détresse. Euh ouais. Et et cette et cette colère, vous la sentez vraiment au quotidien, Floropouli ? Oui. Oui. Oui. Et et juste un chiffre pour les agriculteurs et sur l'Occitanie, sur notre région, en 2023,

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on a eu sur une année complète euh 32 cessations d'activité ou liquidation d'exploitation agricole. En 2026, au premier semestre, on est à plus de 60. Ouais. On est on est dans une situation où la perte, je je fais ce petit cette petite parenthèse, mais la perte d'exploitation agricole sur nos territoires ruraux, ça entraîne derrière la perte d'actifs en fait de de d'administrer sur nos communes, ça entraîne moins d'élèves dans les écoles, ça entraîne un entretien du paysage parce que encore une fois et je pense que Michel en parlera sur les aminités mais tout tout cette ce cet espace de récréation de nature comme les communes rurales, ben ils sont entretenus souvent par les agriculteurs. plus d'agriculteur, c'est de l'enfrichement. Derrière, c'est des problèmes

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d'incendie. Et là aussi, on rentre dans un cercle vicieux. Euh et et on est en train la profession agricole est en train d'exploser et c'est bien que les gens veuillent manger des produits locaux et tout, mais là bientôt on pourra plus manger de produits locaux puisquil y aura plus de il y aura plus d'agriculteurs sur nos territoires parce qu'on en est là. Il faut faut se rendre compte sur le monde agricole qu'on en est là. au jour d'aujourd'hui même des exploitations sur nos territoires. Alors euh les plus fortunés entre guillemets, je vais dire mais les mieux structurés qui font des semences euh sont sur des pertes à l'hctar. Ils ont pas ils vont pas faire de ils vont pas faire de bénéfices dessus dans toute la trésorerie et là je parle des plus des

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des exploitations les plus solides sont en train de faillir. Je parle même pas des entreprises enfin des des exploitations d'élevages qui ont été touchées durement sur notre territoire par la DNC qui sont en train d'exploser aussi en plein vol avec il y a pas d'herbe. Le foin par exemple, moi j'ai une collègue qui est sur mon territoire, une agriculturrice qui était autosuffisante en terme de foin. Euh là, elle vient de rentrer 20000 € de foin. Elle me dit à la fin de l'année, je plie boutique, j'arrête l'exploitation. Bon, elle va laisser pratiquement 250 hectares qui vont s'enfricher parce que personne ne reprendra parce que derrière l'élevage est dans une crise. Voilà, c'est intenable. Donc on on est vraiment je je pense à un tournant alors pour l'agriculture mais pour tout. Euh encore

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une fois, nous euh les les les élus rux euh on est proche de nos citoyens et on fera tout pour essayer de trouver des solutions, mais on pourra pas parer sur toutes les les problématiques je qui qui qui euh qui s'annoncent à nous ou qui sont déjà présentes. Et ben merci euh beaucoup à tous les trois pour ces témoignages très très fort. Merci messieurs les maires, merci monsieur le ministre Michel Fournier. vraiment très intéressant et c'est une une alerte et une alarme qu'on a qu'on entend finalement. Vous avez sonné le toxin, on vous a entendu ici sur Toxin. Merci beaucoup d'avoir témoigné et aussi pour ce que vous faites en attendant en espérant que la situation s'améliore. Très bonne journée à tous les trois. Michel Fournier. Michel Fournier donc on

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l'a dit président de l'association des maires ruraux de France, ancien ministre et euh délégué donc délégué chargé de la ruralité et je cherchais voilà le maire de Leso dans les Vauges. Merci Michel Morvent maire de Plourayet et merci à vous FL Florempouli maire de D en Ariage. Merci beaucoup. Donc ça continue cher les gens qui nous font confiance et bien faites pour ceux qui le peuvent la démarche de nous soutenir pour qu'on existe parce que encore une fois on n'est pas un média payant, on n' pas d'abonnement pour permettre à tous de pouvoir nous voir. Mais ceux qui peuvent se permettre, faites-le, aidez-nous, c'est maintenant que ça se passe. Je rappelle quand même le modus opérandis, je rappelle le le le lien. Voilà. toxin-media.fr/nous toxin-media.fr.

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Ah non, oui, si c'est ça slashnous. voilà, vous le voyez qui apparaît et certains nous disent "Mais et nous on donne déjà" B. Merci évidemment, merci infiniment à tous ceux qui qui nous donnent déjà. Merci à tous ceux qui le font mais je crois que la proportion est est très très minime de ceux qui nous soutiennent. Donc on parle évidemment pas de ceux qui nous soutiennent déjà. C'est c'est vraiment très très gentil. Je sais que c'est pas facile en ce moment en plus pour tout le monde. Donc merci de le faire. ceux qui veulent augmenter leur don et qui le peuvent évidemment mais surtout ceux qui ne le font pas et qui profitent là sur les 72000 euh 73000 cumulés d'ailleurs. D'ailleurs, on est passé à 73000. Là, on cherche juste 500. Euh, c'est ça 500 ? Non, pardon.

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2500 parce qu'on en a que 500. 2500. Mais rien que sur la journée d'aujourd'hui, déjà les 2500 par rapport aux 73000, on pourrait réussir à les avoir sur un petit don régulier euh à partir de 2 3 € comme le disait Guid La Fortelle, évidemment, plus si vous pouvez vous le permettre. Donc, ben écoutez, merci à vous tous de le faire. Euh aujourd'hui, si possible, ça nous permettra euh de de mieux envisager l'avenir avec ce toxin-media.fr/noz rajouter quelque chose Guy peut-être ? Ouais, juste dernièrement, c'estàd que je c'est important, c'estàd que le le on Toxin s'est créé pour sur les le sur vos dons et c'est pas pour une raison simple, c'estàd que si on dépend financièrement de vous, on ne sert que vous. C'est c'est vraiment on s'est

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construit comme ça. Ce qui fait que aujourd'hui à mon avis on est capable, on n'est pas meilleur que les autres. En revanche, la la différence qu'on a par rapport aux autres, c'est qu'on a on a pas de fil à la pâte. On a personne qui nous dit ce qu'on doit dire. On a personne qui nous tient financièrement. On a personne et ça c'est on a pas d'ag politique cachée. On [raclement de gorge] n pas d'agent politique cachée. Je suis le premier ceux qui m'ont vu cet été le savent. C'est que j'ai pas de je je je soutiens personne. Moi la prochaine élection présidentielle ne m'intéresse absolument pas à mon avis. Pourquoi ? Parce que à court terme c'est en nous organisant nous localement familialement dire qu'on va s'en sortir et et et politiquement le le fruit

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tombera. Mais pour moi, politiquement on travaille à 10 ans à 15 ans, on travaille pas à 6 mois. Donc en plus de ça, évidemment qu'on n'est pas affilié, on est affilié à aucun parti. Euh j'aimerais bien savoir lequel des euh et et c'est et c'est cette liberté-là qui encore une fois est un choix originel. Euh c'est tout ce qu'on a construit ensemble euh on l'a construit que ce soit éditorialement, financièrement euh dans toute notre manière de faire pour le faire de manière indépendante de tout le monde sauf de vous. Voilà donc on dépend de vous. C'est aussi pour ça qu'on a besoin de vous aujourd'hui. Toxin-media.fr/nous. Je compte sur vous. Je pense que GU compte sur vous. Je pense que l'équipe compte sur vous. Donc merci infiniment à vous tous.