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interviewL'air du temps· 27 juin 2026 3 min

MONIQUE BARBUT : La ministre qui se planque en pleine canicule mortelle

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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la ministre de la transition écologique qui refuse d'être dans les médias pendant la pire canicule depuis 20 ans. Vous avez bien entendu 61 départements en rouge, un mort dans le canal Saint-Martin, les Samu Parisiens submergés par 80 % d'appel en plus et la ministre concernée au premier chef soigne sa discrétion comme une vertu cardinale. Bienvenue dans sa divise, le podcast qui divise et qui tranche. Monique Barbu, ancienne patronne du WWF, arrive au gouvernement avec un profil propre, militant, sérieux. Zéro casserole, zéro expérience politique et visiblement un principe de vie. Éviter les caméras. Son entourage le dit sans gêne à France info et c'est là que ça devient fascinant. Ne pas être dans les médias à tout prix, c'est son souhait. Bah oui. Sauf que là, on n'est pas en

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train de parler d'un sujet d'intérêt général abstrait. On est en train de parler de gens qui meurent de chaud. Alors voilà la thèse. Monique Barbu est une technicienne, une experte. Elle connaît le climat mieux que n'importe quel communiquant et l'argument est séduisant. On a eu trop de ministres qui parlent tout le temps pour ne rien dire. Trop de conférences de presse vide, trop de tweets de circonstances, trop de présence médiatiques qui serrent l'ego avant le citoyen. Peut-être qu'une ministre qui agit dans l'ombre, qui monte des plans de crise sans chercher les flashes. C'est exactement ce dont on a besoin. Le fond, pas la forme, les actes, pas les mots et le détail qui change tout. Elle a quand même communiqué cette semaine trop vite justement une alerte sur une prochaine

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vague de chaleur lâchée trop tôt sans coordination qui a créé plus de confusion que de réassurance. Alors là attention, on n' pas une ministre discrète et efficace. On a une ministre discrète sauf quand elle rate sa sortie. C'est là que l'entithèse s'impose. En politique, la communication n'est pas un luxe narcissique, c'est un outil de santé publique. Quand la canicule FAP, quand les gens ne savent pas si leur ancienne mère peut rester seul chez elle, quand les pompiers repêchent un corps dans le canal Saint-Martin, ils ont besoin d'entendre une voix. Une voix d'autorité, rassurante, claire, incarnée, pas un communiqué de presse signé le ministère. Monique Barbu s'appelle Monique Barbu. Elle a un visage, elle a une légitimité. Et ne pas s'en servir, c'est laisser un vide. Et

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dans les crises, les vides se remplissent de panique. Enfin bref, le verdict est simple. Être discret est une qualité. Être absent lors d'une crise sanitaire est une faute et sortir trop vite, mal calibré pour ensuite se réfugier derrière sa discrétion légendaire, c'est le pire des deux mondes. Monique Barbu n'a pas besoin de devenir BFM TV à elle toute seule, mais elle doit comprendre un truc que le WWF ne lui a jamais appris. Quand il fait 42 degrés et qu'un homme se noie, le silence d'un ministre ne protège personne. Il rassure juste le ministre. La suite, abonnez-vous parce que le prochain épisode va vous faire tomber de votre chaise.