Nicolas Dupont-Aignan invité de Public Sénat
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Quelle est votre attente sur la mobilisation des Gilets jaunes ?
- 0:49OuverteRéponse directe
Si vous étiez à la place du président, quelles mesures prendriez-vous pour mettre fin à cette crise ?
- 1:06OuverteRéponse directe
Vous revendiquez des points d'accord avec la France insoumise ?
- 1:29OuverteRéponse partielle
Y a-t-il une réponse nationale à la réindexation des retraites ou à la baisse de l'impôt sur le revenu ?
- 1:49RelanceRéponse directe
Pour financer ces mesures, comment comptez-vous faire ?
- 2:29FerméeRéponse directe
La CSG est-elle supprimée sur tous les revenus ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:02InvitéFait
« « soit le président s'exonère des traités... » »
- 1:21InvitéFait
« « à la fin applique celui de Mme Merkel. » »
- 1:37InvitéPromesse
« « la réindexation des pensions de retraite, la baisse de la CSG pour tous, retraités et travailleurs » »
- 1:51InvitéChiffre
« « Nous sommes le seul parti à Debout la France à avoir proposé 32 milliards d'économies budgétaires chiffrées » »
- 2:12InvitéPromesse
« « la fin de toute prestation sociale à des étrangers qui arrive sur notre sol pendant 5 ans » »
- 3:04InvitéChiffre
« « Nous l'avons chiffré 3% dans un premier temps » »
- 4:22InvitéFait
« « qu'on augmente le tarif de l'électricité pour financer les concurrents d'EDF » »
- 11:45InvitéFait
« « tous les députés républicains ont voté en avril 2018 le traité de Marrakech » »
Temps de parole
- Invité66 %
- ?19 %
- Présentateur9 %
- Intervenant3 %
- Intervenant 23 %
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Nicolas Dupont-Aignan, bonsoir.
Bonsoir.
Et merci d'être là avec Brigitte Boucher qui nous a rejoint toujours aux côtés de Vincent Roux du Figaro Live. Donc on évoquait le grand débat, l'heure se rapproche pour le chef de l'État qui doit apporter donc ses réponses. Également, bien sûr, à la mobilisation des Gilets jaunes, quelle est votre attente ? Est-ce que vous avez, vous, un espoir
? J
'attends
d'écouter parce qu
'il
faut toujours écouter avant de juger. La politesse élémentaire. Mais je suis inquiet parce que j'ai le sentiment que le grand débat a été bien organisé pour que surtout
les
solutions qu'attendent les Français ne sortent pas de ce grand débat. Alors on verra si le président de la République continue à se mentir à lui-même
et
à faire croire qu'il faut continuer la même politique.
Si vous étiez à la place du président, quelles mesures vous prendriez pour mettre fin à cette crise des Gilets jaunes
? D
'abord, je crois qu'il n'y a pas de solution dans le cadre actuel,
notamment
des traités européens.
Parce
qu'en vérité, soit le président s'exonère des traités...
Vous, vous revendiquez effectivement d'avoir des points d'accord avec la personne qui était là avant vous, la tête
de liste de la France insoumise. Ils veulent
remettre en cause des traités européens qui nous ligotent
et
qui ont créé le problème français et qui font que chaque président de la République se présente avec un programme et à la fin applique celui de Mme Merkel. Ce qui est quand même gênant.
Mais il n
'y a pas de réponse
nationale à apporter
sur la réindexation des retraites,
sur
la baisse
de l'impôt sur le revenu ?
Bien sûr, mais pour apporter ces réponses. Et notamment, je propose depuis le début
la
réindexation des pensions de retraite, la baisse de la CSG pour tous, retraités et travailleurs, un TVA à taux zéro pour certains produits de première nécessité et une baisse de l'impôt sur le revenu sur les premières tranches.
Et en
face,
pour financer tout ça ? Justement, nous sommes le seul parti à Debout la France à avoir proposé 32 milliards d'économies budgétaires chiffrées, mais avec la remise en cause, justement, des 11 milliards que nous donnons à Bruxelles pour revenir à 2, comme du temps de Jacques Chirac,
avec
la remise en cause de la fraude sociale considérable, notamment les fausses cartes vitales,
avec
la fin de toute prestation sociale à des étrangers qui arrive sur notre sol pendant 5 ans, le temps qui contribue
au
pays,
et
avec
la
recherche, bien sûr, d'une meilleure lutte contre l'évasion fiscale, notamment la
fraude à la TVA. La CSG,
vous l'enlevez sur les revenus du patrimoine, sur les revenus fonciers,
sur les revenus de placement aussi ? Je l'enlève
sur les retraités et les revenus du travail.
Ah oui, pas tous.
C'est fondamental. Pourquoi ? Parce que le problème du pays,
c
'est quoi
? C
'est que le salaire net est trop faible.
Il
n
'est
pas question d'augmenter le salaire brut, parce que sinon, nos entreprises feront faillite.
Et
donc, la seule marge possible pour réconcilier les Français et l'entreprise,
pour
vivre de son travail avec davantage de revenus que de l'assistanat, c'est
à
l'inverse de ce qu'a fait le gouvernement sur les retraités, c'est de baisser la CSG. Nous l'avons chiffré 3% dans un premier temps, ce qui représente quand même une certaine somme, et d'y aller progressivement. Mais je veux dire une chose.
Les
Français n'attendent pas simplement un jeu de promesses fiscales à bon compte.
Il
faut les économies.
Et
il y a aussi des moyens de gagner du pouvoir d'achat,
avec
un point très simple, la remise en cause des privatisations, notamment des autoroutes, notamment la fin de l'usine à gaz, de la fixation du prix de l'électricité,
qui
va augmenter de 6% après les élections, c'est curieux. Nous pourrions tout à fait éviter cette hausse de l'électricité, qui s'explique uniquement
par
le système qui a été mis en place suite à la signature des traités européens. Alors,
vous parlez des tarifs de l'énergie. Il y a un gros problème à EDF, vous avez vu aujourd'hui, qui est perclu de dettes, avec un plan qui est envisagé par le chef de l'État, avec notamment une privatisation partielle de certaines activités.
Et
peut-être,
cela vous plairait, une nationalisation
de tout le dispositif nucléaire. Comment est-ce que vous réagissez d'ores et déjà sur
ce qui est une
épaule de plante
pour l'instant ? Je réagis
très simplement en disant
qu
'il est scandaleux qu'on augmente le tarif de l'électricité pour financer les concurrents d'EDF.
Nous
avions une entreprise intégrée qui marchait très bien, EDF et Gaz de France. Ils ont dépecé Gaz de France et maintenant ils vont vendre ENGIE
au
privé. Je suis totalement hostile à cet éclatement d'EDF. Il faut garder un groupe intégré, 100% public, qui a permis à la France d'avoir
l'électricité
la moins chère d'Europe pour nos industriels.
La
moins chère d'Europe pour nos industriels. Et le taux de carbone, nous produisons avec l'électricité française, 6 fois moins de carbone que les Allemands et 10 fois moins que les Polonais. Alors, arrêtons, quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage. Nous avions une entreprise performante qui a été cassée,
qui
aboutit à ce que les Français payent très cher l'électricité,
qui
aboutit à une désorganisation. Quand on a quelque chose qui marche dans notre pays, évitons de le casser. Si M. Macron veut faire avec EDF ce qu'il fait scandaleusement avec l'aéroport de Paris, déposer les biens publics, spolier
les
Français, nous l'attendrons au tournant. M.
Macron, juste un point.
Sur ADP,
justement, corrigez-moi si je me trompe, mais je n
'ai
pas eu l'impression que vous avez signé l'appel à un référendum.
J'aurais aimé le signer, mais on
ne m'a pas consulté, puisque le sectarisme de certains républicains fait qu
'ils préfèrent
signer avec les socialistes que signer avec moi-même ou Marine Le Pen. J'aurais été ravi de le signer. En tout cas, les militants de Debout la France feront tout pour qu'il y ait ces 4,5 millions de signatures. Il faut bloquer la privatisation d'ADP, qui est le plus grand conflit d'intérêts qui existe, qui est un scandale national. Pourquoi conflit d'intérêts ? Parce que, c'est curieux, c'est la Banque of America qui est chargée de la privatisation.
Voilà.
Eh bien, je trouve ça bien curieux. Et vous remarquerez que M. Azema...
Parce
que
c
'est
Vinci
qui figure parmi ceux
qui ont le
plus de chances de
le reprendre. Et Vinci
qui serait... Vinci qui raquette les Français sur les autoroutes depuis des années,
et
qui maintenant... à qui on donnerait un bien public. Moi, je vais vous dire, cette affaire d'aéroport de Paris, si j'étais le président de la République, vous demandiez ce qu'il ferait ce soir, je renoncerais à cette affaire. Tiens, j'étais dans le train, en rentrant de Montpellier, où j'avais un meeting, samedi, et il y
a
une dame dans le train qui avait voté Macron au premier tour.
Et
qui est venue me voir, et qui m'a dit, « Monsieur, je suis tellement scandalisé qu'il vende tout, il vende nos biens, c'est notre argent, c'est nous qui avons construit tout ça. Cet homme, finalement, j'ai découvert qui il
était. » Mais c'est une
concession pour 70 ans, ce n
'est
pas non
plus une vente. Bon, oui, ça n'est rien du tout,
70 ans.
Non, mais c'est vrai, dans 70 ans, vous, vous serez encore
en vie, moi pas. Ce
n'est pas une vente définitive.
Mais il
va
falloir arrêter de se moquer des gens. Est-ce que c'est normal que les biens publics... Vous avez les barrages hydroélectriques. La Commission européenne nous oblige, scandaleusement, à vendre les barrages hydroélectriques. Je ne
sais
pas si vous réalisez l'importance que ça a pour l'irrigation, l'utilisation de l'eau, la sécurité de nos concitoyens.
– Sauf qu
'il faut investir beaucoup dans les aéroports. Est-ce que vous croyez que
l'État pourrait investir autant
?
– Vous
allez me raconter, est-ce que vous connaissez un Français
qui
vend un bien qu'il lui rapporte
pour
placer l'argent dans une banque où il ne
va
pas lui rapporter
?
–
Pour investir pour l'innovation. – Non, non, excusez
-moi. Arrêtons ça,
c
'est l'auguré du pauvre M. Le Maire qui devra répondre un jour devant la Cour de justice, sans doute, de cette affaire. –
Ah bon ? – Oui, à ce point-là. – Parce que moi, j'aimerais qu'on rende des comptes. – Il n'y a rien de délictuel ? – Eh bien, vous verrez, dans plusieurs années. – Il y a eu des privatisations dans le passé ? – Ce que je dis,
oui, c'est grave, j'accuse le gouvernement d'organiser la spoliation du bien public.
Et
je vais vous dire une chose. Quand vous avez un bien qui vous rapporte beaucoup,
je
ne vois pas l'intérêt
de
le vendre, de se priver des dividendes,
pour
placer l'argent
dans
des obligations qui ne rapportent quasiment rien, et utiliser le fruit de cet argent pour l'innovation. Il y
a
une solution beaucoup plus simple.
Que
M. Le Maire utilise l'argent des dividendes d'aéroports de Paris
pour
le placer pour l'innovation directement. Ça évitera de se priver d'un bien public.
– On entend comme argument que ça n'est pas à l'état
de gérer notamment des
grandes
surfaces, parce
que c'est de mieux ça les aéroports aujourd'hui. –
Si les Républicains,
les
Socialistes,
et
tous les membres de
l
'Assemblée, il
y
a unanimité, si au Sénat, le Sénat a voté contre, c'est que quand même,
ça
fait beaucoup. Et j'aimerais que ce soir, le Président de la République
annule cette vente. – Mais certains disent, ça fait quand même beaucoup
dans une curieuse coalition hétéroclite aussi.
–
En
tout
cas, ça fait beaucoup de vente des biens des Français.
–
L'autre mesure qui a été beaucoup réclamée au cours de ce grand débat, c'est le rétablissement de l'ISF. Vous êtes pour ou vous êtes pour ?
–
Oui,
bien évidemment. Emmanuel Macron a donné 5 milliards d'euros
aux
plus riches de France
et
à supprimer l'APL, réduit l'APL. –
Ce n'est pas 5 milliards,
c'est 3 milliards et demi, parce qu'il
y
a l
'IQI qui a commencé. – Plus l'impôt sur le
capital, les facilités pour le truc. C'est ahurissant. – Ça portera
l'État si on rétablit l'ISF
? – Alors, moi, j'avais une proposition
pendant la présidentielle
qui était une proposition de bon sens.
C
'était zéro ISF
pour
ceux
qui
investissent dans des entreprises qui produisent sur le sol français.
C
'était un moyen
de
garder
le
bâton et d'ajouter la carotte. Car l'enjeu, ce n
'est
pas bien sûr de faire fuir les capitaux, c'est de les amener en France. Donc ma solution zéro ISF
pour
les capitaux placés sur le sol français
était
une très bonne solution. Et je regrette que le gouvernement ait donné un cadeau fiscal aux plus riches de France en échange sans doute du financement de sa campagne. Et puisqu'on a vu, dorénavant, on a eu les résultats que ce sont les contribuables de Londres qui ont abondé le compte de campagne de manière extraordinaire de M. Macron. Tout ça est très choquant. Très choquant. Et je crois qu'on ne peut pas sacrifier les Français et faire des cadeaux aux très riches.
– On parle de l
'Europe.
On parle de votre
engagement sur l'Europe.
– Oui,
de l'Europe.
– Peut-être sur un mot sur les sondages, puisque Vincent a évoqué les sondages.
Vous
étiez parti un peu haut, là, au début. Et puis là, vous vous êtes un peu retombé.
Vous
avez finalement
laissé gilets jaunes. – 8% en
décembre, vous êtes à 4%.
– Alors, qu'est-ce
qui s'est
passé
? – Oui, mais comment vous l'expliquez ?
–
Alors, moi,
je vais vous dire, je ne crois pas un instant à ces sondages. –
C'est génial, quand même. – Quand ils sont défavorables. – Non, je vais vous dire. – Quand vous étiez à 8, là, vous étiez
plein d'optimisme.
– Je vais
vous dire une chose. D'abord, il y en a eu 1 à 8,
il
y en a eu 1
à 5, il y en a eu 1 à 3
,5, il y
en
a eu 1 à 6, 7.
Et je vais vous
dire une chose. Non, mais je vais vous dire une chose. Je me souviens très bien aux dernières européennes, j'ouvre un jour, c'était le Figaro, qui n
'a
jamais été très favorable, j'imagine, et qui me sortait un sondage… – C'est assez bas, ce que
vous
faites. – Assez bas, c
'est
assez curieux. Un sondage 0,5, européenne, 3 semaines avant 2014, sondage dans la région Grand Est, 0,5.
On
a le moral dans les chaussettes quand on voit un sondage à 0,5.
Trois
semaines après, vous connaissez le résultat, j'ai eu 4,5, je crois, dans la région Grand Est. Donc, 5%, 6%, 4%, 7%, je vais vous dire, je suis absolument convaincu qu'on fera un très bon score, parce que les Français ne vont quand même pas voter républicain, M. Bellamy,
qui
a voté, ça vous pourriez le dire dans votre journal, qui a voté le traité de Marrakech, c'est-à-dire tous les députés républicains ont voté en avril 2018 le traité de Marrakech, ils ont voté l'élargissement à la Serbie, ils ont voté les 14 milliards d'adhésion de la Turquie, pour la pré-adhésion de la Turquie, donc M. Bellamy dit des choses très justes, parfois, il reprend beaucoup de choses que
je dis. Donc M. Bellamy dit à
14%.
Marine Le Pen, elle dit que mathématiquement, Marine Le Pen, elle dit que si vous
aviez été ensemble, mathématiquement, vous auriez
été en tête aujourd'hui. Alors je vais vous dire une chose. Est
-ce que vous pensez qu
'elle
se trompe ?
Oui, complètement.
Et je vais vous dire pourquoi.
M. Macron a besoin de Mme Le Pen
comme
assurance vie.
C
'est un scrutin
à
un tour, proportionnel.
Est
-ce que M. Bellamy fait une liste commune avec Mme Loiseau
?
Pourtant, les Républicains ont soutenu
M. Macron. Ils ne partagent pas les
mêmes idées. Vous
partagez les mêmes idées que Marine Le Pen. Ils partagent
exactement les mêmes idées.
Ils
votent ensemble au Parlement européen. PPE est un parti fédéraliste. Si vous reprenez tous les votes des députés républicains...
Il n'y a
pas de députés La République En Marche
? Avec
ceux... Si, il y
a
des députés socialistes qui soutiennent le gouvernement. Et si vous reprenez les votes, ils votent ensemble. Est-ce que M. Bellamy fait une liste commune avec Mme Loiseau ? Pourtant, M. Fillon
et
les Républicains ont tous soutenu M. Macron. J'ai soutenu Mme Le Pen. J'assume et je maintiens
qu
'il fallait faire barrage à Emmanuel Macron. Pour autant, je ne suis pas marié avec Mme Le Pen.
Et nous
avons deux partis différents.
C
'est un scrutin à un tour avec une pluralité de listes qu
'on laisse
les Français choisir et qu
'on n'enferme pas... Mais choisir, justement.
Attendez, je finis ma phrase. Qu'on n'enferme pas les Français
dans
un pseudo-course de petits chevaux entre En Marche et le Rassemblement National car ce n
'est
pas l'objet des Européens.
D
'accord, mais vous dites... Ce n
'est
pas l'objet. Vous dites...
Et il faut éviter ça.
Deux partis, donc le Rassemblement National de la France. Mais quand on regarde les programmes, les grandes idées, c'est l'Europe des nations, j'ai lu, c'est l'Europe
des grands
projets.
Oui, c'est très bien. Il y a des points communs. Oui, bien sûr. Mais
on ne
voit
pas du tout ce qui vous
différencie. Mais comme il y a exactement des points communs... Non, mais là, on ne voit pas ce qui vous différencie.
J'y vais y venir. Alors, répondez à cette question. Arrêtez de parler des autres. Parlez de vous. Mais
il
faut comprendre les choses. Il y a beaucoup de points communs entre M. Bellamy
et
entre Mme Loiseau puisqu
'il voit tous paraître Mais est-ce qu'il y a des différences entre Marine Le Pen et vous ? C'était ma question.
Alors, je vais vous dire. Il y a des points communs que j'assume, et heureusement.
Et
il y a des différences, notamment une différence fondamentale, c'est sur les alliés.
Nous
n'avons pas du tout les mêmes alliés au Parlement européen. Nous avons signé un accord avec 23 parties, 23. C'est la première fois qu'il
y a
un accord aussi large. Le 28 février dernier, ils sont tous venus à Paris. M. Thierry Baudet qui a gagné des élections aux Pays-Bas, par exemple, pour le Forum pour la démocratie. Ce n
'est
pas du tout le même esprit que M. Gerd Wilders qui est dans le groupe de Mme Le Pen. Nous avons les Polonais, nous avons des Tchèques, nous avons des Finlandais, etc. Nous avons 23 nationalités. C'est un groupe modéré,
eurosceptique, modéré. Oui, modéré.
Oui, regardez-les. Travailler les affaires européennes comme vous le savez faire, vous verrez que ça n'a rien à voir. Ce n'est pas le FPO, ce n
'est pas Gerd Wilders. Vous voulez dire que vos
alliés européens sont fréquentables contrairement
à ceux de Marine Le Pen ? Si, ils
sont fréquentables. Moi, je n
'ai
jamais joué ce jeu-là. En revanche, c'est le troisième groupe du
Parlement européen. M. Salvinier, par
exemple.
C'est le troisième
groupe. Il va faire un
meeting commun avec Marine Le Pen. Il fait un meeting commun. C'est le troisième groupe du Parlement européen. C'est un groupe important.
C
'est un groupe qui partage notre idée de la subsidiarité. C'est-à-dire, si je peux insister un point, c'est une autre différence. Notre projet est très clair. Nous ne voulons pas la fin de l'Europe.
Nous
voulons la fin de l'Union européenne.
Et
nous voulons une Europe des nations et des projets.
Marine Le Pen dit la même chose.
Surtout, en plus, je vais comprendre sous votre influence qu'elle avait renoncé à l
'euro et qu'elle avait, justement,
aujourd'hui, renoncé à une sortie
de l'Union européenne. Je vais vous dire une autre différence.
Nicolas Dupoignan, vous pouvez être Premier
ministre de Marine Le Pen et son adversaire
en Europe
? Mais je ne
suis
pas son adversaire. Si,
vous n'êtes pas dans le même groupe.
Vous n'êtes pas dans le groupe, vous n'avez pas les mêmes alliés.
Alors, je reprends. Est-ce qu'on peut reprendre ? Parce qu'il y
a
un problème de
la
compréhension.
Oui, oui, on a envie de vous entendre sur la tête
de liste. M. Bellamy ne sera pas dans le même groupe que M. En
Marche,
PPE et le groupe libéral. D'accord
? Et
pour autant,
ils
vont voter des directives ensemble. Nous ne serons pas dans le même groupe que Marine Le Pen, mais nous aurons des votes communs, je l'espère. Mais pourquoi n'y aurait-il pas des nuances ? Nous n'avons pas les mêmes alliés. Pas
la même tête de
liste. Pas la même tête de liste. C'est-à-dire, qu'est-ce que vous vouliez dire ? Parce que là, vous n'avez pas pas la même tête de liste. Mais c'est quoi la différence ?
Attendez, tout le monde parle de la liste de Mme Le Pen.
Elle
n'est pas candidate.
Ça
aurait peut-être été différent s'il avait été candidate. Elle n'est pas candidate.
Vous auriez rejoint
une
liste conduite par Marine Le Pen ? Je ne dis pas ça. Elle n'est
pas candidate.
Et
alors
?
Il faut que les Français sachent qui ils envoient là-bas. On
peut vous poser la même question ? Je suis candidat.
Oui, mais il y a des doutes
qui ont
surgit récemment.
Des doutes alimentés par
des
bases
éco.
L'occasion vous est donnée, Nicolas Dupoignon.
C'est une chance
de clarifier. Donc vous démissionnerez de votre poste de député ? Mais j'y suis obligé. Mais pour combien
de temps
? Est-ce que vous vous engagez pour
toute la loi ? Vous vous engagez pour les 5 ans ? Au moins jusqu'en
2022
et
peut-être plus
longtemps. Donc
vous ne serez pas candidat à la mairie d'hier en 2020 ?
Mais non, mais c'est quoi cette histoire ? J'ai lu ça dans la presse. C
'est faux
? C'est complètement faux puisque la personne ne
m
'a même pas appelé. Non,
parce
que
c'est assez rare de voir le député français renoncer à leur mandat pour aller au Parlement européen. C'est pour ça qu'on a un goût. Et pourquoi j'y
vais
?
Parce que c'est historique ce qui va se passer.
Et
pourquoi je pense que la liste que je conduis avec ces 23 alliés
et
la qualité des personnes qui sont dessus,
je
pense à Stéphanie Gibault, lutte contre l'évasion fiscale, lanceuse d'alerte de l'affaire UBS, je pense à Benjamin Cochy, je pense au président du CNIP, Bruno Nord, bref. Benjamin Cochy, qu'on a beaucoup vu sur les ronds-points. Tout à fait. Et j'en suis fier qu'il nous ait rejoints comme gilets jaunes. Je pense que nous aurons à négocier avec des partenaires sérieux,
les
23, un bouleversement de l'Union européenne.
Et
je pense qu'il est bon qu'il
y ait
une personnalité française nationale qui s'investisse, car moi, je n'y vais pas pour faire un score là. J'y vais parce qu'on a une occasion historique de changer complètement
le fonctionnement de l'Union européenne. au groupe de
Marine Le Pen ? Pourquoi
vous ne faites pas un grand groupe
? Parce
qu'il est bien
plus important, peut-être que c'est Mme Le Pen ou des gens de
chez Mme Le Pen qui nous rejoindront.
Si
vous
connaissiez mieux les affaires européennes, vous sauriez que le groupe ECR, c'est le troisième groupe de l'Assemblée.
Oui, mais ce
ne
sera peut-être pas le
troisième
groupe à l'arrivée. Peut-être que ce sera la LDE.
Ça sera sans doute le premier.
Ça
m
'étonnerait. Si vous regardez les scores
des Polonais, si vous regardez les scores des Chèques,
le PPE
devrait
garder la
tête des groupes.
Vincent, juste
une question.
Et c'est l
'objet de la
campagne.
Une question, Nicolas Dupont-Aignan, puisque vous
parliez des
membres de votre liste. Pourquoi vous avez évincé Jean-Frédéric Poisson malgré vos accreurs écrits
du 18 mars
dernier ? Parce qu'il s'est
exclu lui-même. Voilà. Ça veut dire quoi ?
Ça veut dire qu'il a essayé de faire
une liste dans notre dos et ce
n'est pas un comportement loyal. Il a démenti.
Les journalistes du Figaro ont confirmé. Pour une fois, le Figaro a confirmé.
Il dit que
vous n'aimez pas les chrétiens
et que vous ne cherchez pas à les comprendre. C'est pitoyable,
car s'il y a une personne qui a défendu les chrétiens d'Orient avec Debout la France.
Et
d'ailleurs, je suis ému là parce qu'il y a Notre-Dame qui est en train de brûler. Et j'espère que ce n
'est
pas un attentat. En tout cas, c'est dramatique pour notre pays.
Non, non, c'est un accident.
On n'en sait rien. On vient de me le dire
dans l'Orient. Oui, moi, j'aimerais savoir. Bon, en attendant. En attendant, je vais
vous dire, moi, je n'aime pas... Vous savez, on peut être en désaccord en politique, mais je n'aime pas lancer des anathèmes sur les personnes, ce qu'ils ressentent au plus profond d'eux-mêmes. Aucune,
comment
dire, basse attaque. La loyauté, c'est la première valeur chrétienne. Je l'ai
appris
à l'école. Merci. Et Notre-Dame, c'est un accident, dit la préfecture, Nicolas Dupagnan.
Ben écoutez, j'aimerais
qu
'il
y
ait
une enquête parce
qu'un accident
mal venu. Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation aujourd'hui.