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Discours / meetingNathalie Arthaud· 18 juin 2026 4 minAutoproduitFond programmatiqueSolidarités & familleInstitutions & électionsEurope & international

Ce qui nous manque, c'est la conscience d'appartenir au camp international des travailleurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:01Invité politiqueFait
    « Ce qui nous manque, c'est la conscience d'appartenir à un seul et même camp de combattants à l'échelle internationale. »
  • 0:01Invité politiqueFait
    « Cette conscience est sans cesse effacée par le nationalisme, le militarisme et la xénophobie omniprésent dans cette période de guerre. »
  • 0:43Invité politiqueFait
    « Je le redis, la classe ouvrière doit reprendre conscience de son existence, de sa puissance et de ses intérêts propres à l'intérieur de chaque pays et à l'échelle internationale. »
  • 1:23Invité politiqueFait
    « Car sans travailleurs, sans ouvriers qui fabriquent les munitions, sans les techniciens et les ingénieurs capables de mettre au point les drones, sans les chauffeurs pour les transporter et les soldats puisés dans les classes populaires pour les manier au front, il ne peut pas y avoir de guerre. »
  • 2:04Invité politiqueFait
    « Les travailleurs ont déjà su organiser trois internationales. »
  • 2:45Invité politiqueFait
    « Un des pires dégâts du stalinisme est d'avoir inventé la notion du socialisme dans un seul pays et d'avoir enchaîné tous les partis communistes, donc des différents pays et derrière eux les millions de travailleurs qui leur faisaient confiance derrière le nationalisme, c'est-à-dire derrière la bourgeoisie nationale. »

Temps de parole

  • Nathalie Arthaud100 %

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Nathalie Arthaud

Ce qui nous manque, c'est la conscience d'appartenir à un seul et même camp de combattants à l'échelle internationale. Cette conscience est sans cesse effacée par le nationalisme, le militarisme et la xénophobie omniprésent dans cette période de guerre. Mais c'est cette conscience qu'il faut faire revivre contre toutes les divisions créées par la classe capitaliste et ses dirigeants politiques. Mais en même temps que ces dirigeants s'emploient à faire naître et et alimenter les haines nationalistes, raciales ou religieuses, ils nous unissent dans un sort commun. Car nous payons tous d'une façon ou d'une autre leur crise et leur guerre.

Je le redis, la classe ouvrière doit reprendre conscience de son existence, de sa puissance et de ses intérêts propres à l'intérieur de chaque pays et à l'échelle internationale. Elle doit reprendre conscience qu'elle constitue un camp à part entière et qu'avec une politique claire, elle a la capacité de tout changer. Elle doit reprendre conscience que tout dépend d'elle. Toutes les productions de richesse, l'accumulation du capital et même les guerres.

Car sans travailleurs, sans ouvriers qui fabriquent les munitions, sans les techniciens et les ingénieurs capables de mettre au point les drones, sans les chauffeurs pour les transporter et les soldats puisés dans les classes populaires pour les manier au front, il ne peut pas y avoir de guerre. L'avenir de l'humanité dépend de la capacité des travailleurs à se mettre au travers des décisions de la bourgeoisie et de ses États pour les y aider. Il faut construire partout des partis révolutionnaires dignes de ce nom et les regrouper dans une internationale. Les travailleurs ont déjà su organiser trois internationales.

La première et la deuxième internationale ont répandu parmi les travailleurs la conscience de faire partie d'une seule et même classe ouvrière, de vivre et de combattre pour une même cause. La trisème internationale fondée après la révolution russe et en plein milieu d'une vague révolutionnaire se considérit comme le parti mondial de la révolution communiste jusqu'à ce que la bureaucratie stalinienne la liquide d'abord politiquement puis en la dissolvant purement et simplement.

Un des pires dégâts du stalinisme est d'avoir inventé la notion du socialisme dans un seul pays et d'avoir enchaîné tous les partis communistes, donc des différents pays et derrière eux les millions de travailleurs qui leur faisaient confiance derrière le nationalisme, c'est-à-dire derrière la bourgeoisie nationale. Alors, il faut tout reconstruire. reconstruire des parties ouvriers dignes de ce nom en partant de nos entreprises, de nos quartiers et construire ainsi nos réseaux et reconstruire une internationale. Cette volonté, nous la partageons avec les camarades venus d'autres pays et qui forment avec nous l'Union communiste internationaliste.

Et j'en profite pour saluer plus globalement tous les camarades venus de l'étranger. Ils sont parfois venus de loin, des États-Unis, d'Haïti, de Côte d'Ivoire, des Antilles, de la Turquie, de Russie, de Corée du Sud et aussi de moins loin. Mais parfois c'est aussi compliqué. Je pense à l'Algérie bien sûr, je pense à l'Allemagne, à l'Autriche, à la Grande-Bretagne, à la Belgique, aux Camarades d'Espagne et d'Italie. [applaudissements] Amen.