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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 16 décembre 2025 9 minComplaisantActualité / polémiqueAgriculture & alimentationSantéÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

L'interview intégrale de Laurent Marcangeli

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:10OuverteRéponse directe

    On va parler budget mais d'abord la crise liée au protocole face à la dermatose bovine. Comment comprendre qu'un consensus scientifique ne pèse plus auprès des agriculteurs ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que l'élargissement de la vaccination par la ministre Annie Genevard est sage ou un recul face à la colère des agriculteurs ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon sont dans la démagogie en dénonçant l'abattage systématique des troupeaux ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Mathilde Panot réclame un débat avec vote au Parlement sur la dermatose bovine. Est-ce que c'est judicieux ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Vous vous êtes abstenu sur le projet de loi de finances de la Sécurité sociale. Est-ce que le coût du compromis est trop cher ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Édouard Philippe a critiqué ce budget. Comment l'analysez-vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Laurent MarcangeliFait
    « Il s'agit de l'abattage des bêtes dès lors qu'un animal du troupeau est touché. »
  • 1:10Laurent MarcangeliFait
    « Elle a décidé d'élargir le champ de la vaccination au-delà des 50 km des périmètres touchés. »
  • 2:30Laurent MarcangeliFait
    « Le groupe auquel j'appartiens et le parti politique qui est le mien, il était plutôt défavorable, voir même complètement défavorable. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Laurent Marcangellie. Bonjour Alex. On va parler budget mais d'abord la crise la coup face au protocole mis en place par les autorités pour lutter contre l'épidémie de dermatos bovin.

Je le rappelle he il s'agit de l'abattage des bêtes dès lors qu'un animal du troupeau est touché. Qu comment comprendre qu'aujourd'hui un consensus scientifique puisque c'est le cas ne pèse plus notamment auprès des agriculteurs ? La profession euh agricole souffre depuis des années, notamment dans l'élevage et on le voit, il y a beaucoup d'inquiétudes notamment par rapport au traités mercosur et euh un certain nombre de choses qui se sont accumulées euh au fur et à mesure des années avec des manifestations de colère, les suicides, je pense à à tous ces agriculteurs qui metettent fin à leur jour.

C'est une profession en crise et aujourd'hui, on voit bien que euh euh les protocoles pris dans le cadre de cette crise ne conviennent pas. Il y a beaucoup d'émotions, beaucoup de colère et euh je me mets à la place aujourd'hui des autorités notamment de la ministre Annie Jenev que que je soutiens. C'est très difficile.

Elle a décidé d'élargir le champ de la vaccination au-delà des 50 km des périmètres touchés. Est-ce que c'est sage de sa part ou est-ce que c'est un recul face à la colère des agriculteurs ? Il faut essayer de de faire en sorte que la situation ne n'empire pas, ne dégénère pas.

Par contre, il faut bien rappeler que dans le cadre de cette maladie, la viralité de cette maladie est assez impressionnante. On l'a vu depuis plusieurs mois maintenant, une bête contaminée et ça peut-être tout un troupeau dans des conditions assez spectaculaires qui peuvent l'être aussi. Euh quand vous entendez Marine Le Pen appeler le gouvernement à un allègement du protocole où Jean-Luc Mélenchon dénonçait un abattage systématique des troupeaux absurdes, est-ce que vous dites c'est de la démagogie ? où ils sont dans la démagogie euh ils sont dans dans leur rôle, c'est-à-dire toujours essayer de simplifier au maximum les choses et dire que c'est la faute des autorités et que les autorités ne sont pas responsables euh et qu'au contraire elle elles s'évissent contre les agriculteurs.

Je pense pas que ce soit comme ça qu'il faille régler le problème. Il faut essayer d'avoir une approche qui soit sérieuse de ce problème mais avant tout, je le dis encore une fois, respectueuse de nos agriculteurs, on pourra pas faire les choses sans eux. Un dernier mot sur ce dossier.

La députée insoumise Mathilde Panot réclame un débat avec vote au Parlement. Est-ce que c'est judicieux ? Tous les débats sont bons à prendre hein.

Vous savez, moi je suis un grand démocrate. Je considère que l'agriculture française est un véritable sujet. Si d'aventure le gouvernement souhaite installer ce débat dans l'Assemblée nationale, moi je n'y vois aucun inconvénient.

Aujourd'hui, c'est le vote définitif du projet de loi de finance de la sécurité sociale à l'Assemblée nationale. La semaine dernière, je le rappelle, il a été adopté à 13 voix près. Euh vous êtes vous êtes absten ce sujet.

Est-ce que pour vous le coût du compromis de la stabilité est très cher ? Mais le compromis c'est justement l'abstention parce que il y a un monde où j'aurais pu voter contre. Je rappelle le déficit euh qui sort de ce budget, il est à plus de 25 milliards d'euros. l'abandon, la suspension de la réforme des retraites.

Vous savez que le groupe auquel j'appartiens et le parti politique qui est le mien, il était plutôt défavorable, voir même complètement défavorable, mais également aucune mesure structurelle qui serait susceptible de venir améliorer la situation de nos comptes sociaux. Donc euh je me suis abstenu la semaine dernière, je m'abstiendrai encore aujourd'hui parce que le texte est le même et donc la cohérence veut que aujourd'hui nous nous abstenions. Euh Édouard Philippe qui fait pourtant partie du socle commun a mené quand même une charge violente hein contre ce budget de la de la CQ.

C'est le candidat à la présidentielle qui a pris acte et qui a pris date. C'est surtout l'ancien premier ministre qui avait présenté en 2019 son dernier projet de loi de financement de la sécurité sociale avec un déficit de seulement 1 milliard d'euros. C'est quelqu'un qui a toujours eu à cœur de faire en sorte que nos comptes publics ne déraillent pas.

Euh c'est quelqu'un qui a créé un parti politique et qui a dit euh euh l'ordre dans les comptes euh fait partie des priorités absolues. Et avec ce mauvais compromis qui est en réalité plus une compromission qu'un compromis, on aggrave le déficit et ce n'est pas une bonne chose pour euh nos comptes sociaux et pour les Françaises et les Français. On on sent quand même que effectivement euh ce ce projet de loi de finance de la SQ va laisser des traces au sein du socle commun.

Ceux qui disent que Sébastien Lecornu a fait trop de concession. Est-ce que c'est qui d'ailleurs encore le socle commun ? Horizon fait toujours partie sans aut aucun dame et sans aucun doute.

Horizon fait partie de celles et de ceux qui sont dans l'arc qui n'est pas dans l'opposition sur tous les sujets. Nous ne pouvons pas être comparés aujourd'hui, vous parlez tout à l'heure de Marine Le Pen ou de Jean-Luc Mélenchon à des forces politiques qui sont dans l'opposition. En revanche, ce que nous disons aujourd'hui, c'est que nous sommes pour le compromis mais nous ne sommes pas pour la compromission.

Et sur nos comptes publics du projet de loi de financement de la sécurité socielle, mais on peut aussi parler du projet de loi de finance, nous sommes pour de l'ordre dans nos comptes. Concrètement, ça veut dire quoi ce projet euh de loi de finance, c'est-à-dire le projet de de budget de l'État. Tout va se jouer vendredi lors de la commission mise paritaire, c député, c sénateur pour tenter de trouver un compromis.

Vous souhaitez-vous qu'il se mettent d'accord ? Oui, mais pas n'importe quel prix. Encore une fois, le projet prévoit un déficit à hauteur de 5,3 % du PIB.

Ce n'est pas correspondant à ce que nous avions annoncé, à la trajectoire qui avait été annoncée par Michel Barnier mais également par François Bairou. On peut pas continuer de dégrader nos comptes publics comme ça. On peut pas continuer de vivre à crédit.

Donc ça veut dire que vous allez dire stop aux socialistes parce que dans ce projet de budget, il y a pas de sucré comme on dit hein, contrairement à la suspension de la réforme des retraites qui était dans le projet de budget de la sécurité sociale et quel intérêt pour les socialistes d'aider le gouvernement. Écoutez, moi je vais pas parler à la place du Parti socialiste et de ses représentants. Ce que je dirais, c'est que ce parti a et c'est tant mieux pour lui et peut-être pas tant mieux pour nos comptes public et pour nos comptes sociaux obtenu énormément de succès dans les négociations qu'il a mené avec le gouvernement dans le cadre du budget de la sécurité sociale et que si d'aventure demain le gouvernement venait à buter sur la loi de finance, ça pourrait être de nature à remettre en cause leur succès.

Donc je je les mets pas en garde, je me permettrai pas, mais ils ont quand même bien joué le jeu et ils ont réussi à obtenir des gains. Un mot rapidement sur Emmanuel Macron qui est aujourd'hui à Marseille he pour voir l'avancée de son plan d'investissement 5 milliards pour Marseille en en grand. Il sera ce matin, enfin tout à l'heure face au lecteur de la Provence sur les fake news.

Il a annoncé Emmanuel Macron l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans. Mais cette loi en fait, elle existe déjà. C'est votre loi ?

Oui, il a promulgué cette loi le 7 juillet 2023. C'est une loi euh visant à protéger euh euh les moins de 15 ans, nos mineurs euh des dérives des réseaux sociaux. Le problème, c'est que cette loi, elle était inapplicable en raison euh de la réglementation européenne, sauf que depuis quelques mois, euh ce n'est plus le cas.

Donc moi, je demande au président de la République déjà de faire en sorte avec le gouvernement de mettre en application cette loi qui a été votée à l'unanimité de l'Assemblée nationale et à l'unanimité du Sénat. C'est suffisamment rare pour être souligné. Vous savez, je suis je fais partie de celles et de ceux qui sont particulièrement inquiets pour l'avenir de nos générations futures au regard de cette surexposition des réseaux sociaux.

C'est c'est un sujet de santé publique, de santé mentale et aujourd'hui, il faut absolument déjà qu'on utilise ce que nous avons à nos dispositions. La loi que j'ai fait voter il y a presque 3 ans fait partie de ces outils. Un tout dernier mot sur Brigitte Macron après la polémique des salones prononcé en coulisse avant le spectacle d'Harry Habitant.

Elle défend aujourd'hui son droit de parler. Ça s'est passé hier soir dans une vidéo vidéo de du média brut mais et s'excuse si ces mots ont blessé des femmes victime. Est-ce qu'elle a eu raison de s'excuser ?

Je sais pas. Je je je laisse la première dame s'exprimer sur ses mots elle-même. Vous savez aujourd'hui tout est monté en épingle.

Tout est tout est sujet à polémique, à controverse. Il faut toujours faire très attention à ce qu'on dit. Elle ne savait pas qu'elle était filmée.

Elle a été un peu prise au piège de cette discussion qu'elle croyait privée et ça a pris des proportion encore une fois je pense assez assez disproportionné. Mais on pourrait se passer de ce genre de polémique notamment sur des sujets qui ont à des agressions sexuelles parce qu'il y a beaucoup de femmes aujourd'hui dans ce pays qui souffrent de ça. Effectivement Brigitte Macron a heurté notamment des féministes mais mais sur le fond est-ce qu'une première dame peut dire ça ?

Brigitte Macron insiste sur le fait qu'elle était en privé et qu'elle n'est pas que première dame, elle est aussi Brigitte Macron. Mais est-ce que vous personnellement ces ces propos vous ont choqué ? Vous savez, je considère, je fais partie peut-être d'une exception que la première dame, l'épouse du chef de l'État, n'est pas engagée dans la vie politique.

Elle n'est pas élue. Elle n'a pas la responsabilité politique qu'à son époux ou que je peux avoir moi ou que peuvent avoir d'autres responsables politiques. Donc je la juge avec plutôt de bienveillance.

Elle n'est pas présentée devant les Françaises et les Français pour être candidat à une élection. C'est un rôle difficile quatre premières dames. Merci beaucoup Laurent Marcangelie.

Bonne journée à vous. Merci Laurent Marcangngelie et on vous retrouve à l'hédito.

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