Universités : audition de présidents d'université
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Merci chers collègues, madame la présidente, monsieur le président, merci beaucoup d'être d'être venu jusqu'à nous et on sent quel intérêt vous portez à cette commission d'enquête par votre présence. On y est extrêmement sensible. Je vais vous présenter rapidement donc madame Frédéric Berot, présidente de l'université de Strasbourg Marc Bloc.
Strasbourg Strasbourg c'est tout non ? Bon raté [rires] je voulais faire quelque chose avec la pantonisation j'ai raté mon effet c'est pas grave je continue. Donc après je dis plus rien.
Monsieur Éric Berton président d'ex Marseille université monsieur Régis Bordé président de l'université de Lille Jannique Brisvalter président de l'université Côte d'Azur Philippe Rjard président de l'université de Tour. Euh je vous rappelle que cette commission d'enquête a été décidée par le Sénat à l'initiative du groupe les Républicains et que sa rapporteur et madame Laurence Garnier et elle vise à établir un état des lieux partagés du modèle universitaire français et à identifier les leviers permettant d'améliorer la qualité du service public de l'enseignement supérieur dont l'université constitue le socle. Alors, ça c'est notre déclaration de principe.
Pour nous, il est tout à fait essentiel d'avoir votre votre point de vue et et votre votre point de vue de praticien du concret, ce qui nous permettra d'aborder vraiment les questions que vous vous posez au quotidien et n'hésitez pas à nous donner des des cas de vos expériences qui renvoient à vos difficultés pratiques. C'est des choses qui euh qui nous intéressent. Alors, il y a cinq établissements que nous avons choisi parce que ils ont en commun d'être des universités pluridisciplinair avec toutes des plans d'organisation euh différents, établissements publics expérimentaux, grands établissements et il y a aussi euh des EPSCP et avec des tails euh variables, hein.
Et nous avons cherché à évaluer cette diversité, ce qui ce qui vous ce qui vous relie euh aussi. Nos sujets d'intérêt, vous l'avez compris, je les résume en quelques questions, c'est les forces et les faiblesses du modèle universitaire français, la concurrence avec le privé et l'international qui est un point important. Et puis quels sont pour vous les marqueurs de l'excellence académique ?
Comment vous la comment vous la définissez ? Euh je vais euh vous donner euh la parole à chacun d'entre vous en commençant par madame madame Bot. pour 5 minutes s'il vous plaît, pas plus pour que tout le monde puisse s'exprimer.
Et ensuite, je donnerai la parole à notre rapporteur Laurence Garnier qui vous interrogera et puis à mes à mes collègues. Euh je suis obligé de vous rappeler que c'est une commission d'enquête qui a des usages juridiques que vous connaissez, je vous les rappelle. Euh un faux témoignage devant cette commission est passible des peines prévues aux articles 434-13-14-15 du code pénal.
Et je vous invite les uns après les autres à prêter serment de dire toute la vérité, rien que la vérité, en levant la main droite et en disant je le jure. Madame Verau, je prends acte de vos cinq serments. Je vous remercie par ailleurs de nous faire part de vos éventuels liens d'intérêt par rapport au sujet de notre commission d'enquête.
C'est un sujet qui nous intéress Voilà voilà. Vous avez pas de projets de création d'université privée lucrative ? C'est bon.
Donc je vous rappelle que cette audition est filmée et diffusée en direct sur le site internet du Sénat. Et je vous donne la parole madame madame Berot pour l'université de de Strasbourg pour 5 minutes s'il vous plaît. Merci monsieur le président, madame la rapporteur, mesdames et messieurs.
Euh merci d'abord de cette invitation qui effectivement va nous permettre de discuter d'un sujet qui est central pour nous. Euh peut-être juste quelques mots sur l'université de de Strasbourg, donc qui est une université euh particulière au sens où elle est fusionnée depuis 2009. Donc les trois précédentes universités, Robert Schumarn, Mark Block et Louis Pasteur ont été fusionnés en une seule et même université qui rassemble aujourd'hui 56000 étudiants, à peu près 15000 étudiants étrangers. euh toutes les disciplines effectivement qui sont [raclement de gorge] à la fois enseignées et puis objets de recherche euh avec 35 composantes et 77 unités de recherche.
Euh si je devais rapidement décrire l'ADN de l'université de Strasbourg, je dirais que c'est l'interdisciplinarité, le lien formation recherche qui est tout à fait central dans dans la connexion qu'on cherche à établir entre entre nos chercheuses et nos chercheurs et étudiantes et étudiants. C'est aussi un schéma directeur et un label des DRSE que nous développons qui structure nos politiques et une politique active de promotion de l'égalité, de la parité et de la diversité. Euh peut-être quelques mots sur la manière dont l'excellence est vécue à l'université de de Strasbourg.
Peut-être au travers d'un certain nombre de euh d'éléments que peut-être on ne cite pas toujours quand on pense à l'excellence. Je la première la première chose que je mentionnerai c'est la réussite étudiante qui à Strasbourg est tout à fait centrale dans la construction de nos maquettes de licence comme de master et et évidemment de [souffle coupé] de doctorat qui n'est pas seulement une question de passage dans l'année supérieure au bon moment c'est-à-dire sans avoir trop tardé ou de diplomation. C'est aussi en fait une professionnalisation qu'on a mis au cœur de la construction de notre offre de formation il y a 2 ans.
Euh l'inclusion, l'internationalisation qui vous vous en doutez parce que d'un simple point de vue géographique, c'est central pour l'université de Strasbourg. Et au fond, une vie étudiante réussie, euh 87 % de nos étudiantes et nos étudiants sont en effet satisfaits de leur formation à l'université. Euh c'est aussi une structuration de l'interdisciplinarité un peu spécifique au travers d'institut thématique interdisciplinaires.
On en a 15 euh qui euh euh sont à mi-parcours, donc ça fait 4 ans qu'ils fonctionnent, ils ont encore 4 ans de de fonctionnement et qui ont permis de construire ce lien formation recherche de manière très très forte. ce qu'on mesure par exemple avec un impact notable sur le nombre d'étudiants qui après ce continuum formation recherche et bien effectivement se se destine à au doctorat. Ça nous permet de structurer cette interdisciplinarité autour des grands domaines, je dirais de des questionnements de de la société.
Et puis ça nous a permis de transformer avec d'autres outils le pilotage de l'établissement, ce qui est une chose très importante pour nous. Alors, ce pilotage de l'établissement et les transformations ont été initiées avec l'IDEX. L'idex est pérénisé hein depuis 2016.
Euh et c'est à partir de l'idex qu'on a qu'on s'est efforcé de construire un écosystème en fait euh de grands projets euh qui euh ont permis d'abord de remporter ces grands projets, mais de faire que ces grands projets et on le voit euh avec euh les euh évaluations à mi-parcours devant un jury international des programmes ID euh et euh qui je pense peuvent effectivement nous servir servir de modèles pour transformer le pilotage de l'établissement, transformer nos formations et faire évoluer notre recherche. Et puis l'université de Strasbourg, je dirais que c'est un rayonnement dans tous ces territoires. On parle beaucoup du territoire.
Je pense que pour l'université de Strasbourg, c'est vraiment les territoires évidemment local et et régional dans le grand test avec un enjeu auquel on réfléchit par rapport à la démographie étudiante mais qui probablement sur Strasbourg ne devrait pas poser de problèmes trop tôt du fait d'une attractivité importante du point de vue national et on pourra voir comment comme du point de vue international. Euh en revanche, on a un vrai euh enjeu de démographie euh scientifique en fait euh que ce soit les enseignants chercheurs, le personnel technique ou le personnel administratif sur lequel là on a des questionnements pour maintenir nos euh nos pôles de de réflexion les plus les plus performants. La coopération est également transfrontalière avec le campus européen Eucor.
On a fêté il y a quelques semaines les 10 ans du groupement européen de coopération territoriale qui est le seul en en Europe à faire coopérer cinq universités de trois pays différents dont la Suisse et puis une une alliance européenne qui comprend 11 membres et que l'université de Strasbourg coordonne. Il y a donc un besoin pour nous d'adaptation à cette réalité frontalière et probablement de besoin de d'expérimentation. Euh la toute dernière chose que je mentionnerai, c'est euh la construction par l'université de Strasbourg de son écosystème pour mettre en réalité, si je puis dire, le continuum formation recherche innovation avec une SAT euh qui fonctionne très bien qui est Assiat Connectus, le PUI Alsace qu'on a effectivement animé au niveau alsacien euh et puis que l'on euh transfère si je puis dire sur l'ensemble du rein supérieur puisque nous avons un programme interregège.
Il s'appelle CATUR en 2è deuxè phase de développement qui permet effectivement toutes ces toutes ces coopérations, non seulement entre universités avec les autorités mais aussi avec l'ensemble du tissu des entreprises des associations et du monde culturel qui est pour nous tout à fait tout à fait fondamental. Évidemment aussi un fonctionnement peut-être un peu particulier puisque euh à Strasbourg, nous sommes en DGG déjà euh très au-delà d'ailleurs des euh des objectifs fixés euh du fait d'une coopération un peu particulière sur le site Strasbourgeois avec le CNRS, l'INERME, l'INRIA et LINRA. Euh donc voilà euh le le le paysage évidemment avec euh avec euh un enjeu budgétaire hein qui euh que je ne pas puisque c'est la 3e année euh de déficit euh pour l'université de de Strasbourg.
Euh et on y reviendra probablement. déficit qui s'explique. Pour la première année de déficit, c'était la les conséquences de la guerre en Ukraine parce qu'on a eu à faire face à une augmentation absolument incroyable du prix de l'énergie au moment où il y a fallu effectivement acheter de de l'énergie.
On a beaucoup travaillé sur ces aspects-là. Euh là aujourd'hui, ce qui pose problème, c'est un sous-financement de la masse salariale qui, je pense, est comment avec l'ensemble des présidents qui m'accompagne aujourd'hui. Donc voilà les quelques éléments que je souhaitais souligner.
Merci beaucoup. Merci beaucoup. Alors, c'est bien d'avoir fait passer Frédéric d'abord parce que finalement ex Marseille université structuré un peu de la même manière que Strasbourg avec des composantes facultés, écoles, des instituts pluridisciplinaires, interdisciplinaires et des et des laboratoires de recherche.
Euh on a aussi un IDEX et une SAT, un PUI assez assez euh centré sur sur l'innovation. Bien entendu. Alors, moi je dis souvent que qu'Ax Marseille université c'est le grand 8.
Euh il y a 8000 personnel, 800000 m euh carrés de surface construite. Il y a euh 4 alors plus de 80000 étudiants. 8004 84500 étudiants.
Euh une spécificité, il y a 12000 étudiants étrangers. Euh et sur ces 12000 étudiants étrangers euh de par la place qu'occupe ex-mis université euh au centre de la Méditerranée, il y a à peu près 6000 étudiants qui viennent d'Afrique. Euh ExMCseille université, c'est une université euh qui porte une alliance, une alliance européenne civis qui est constituée qu'on constitue avec 11 autres universités plutôt des capitales, Bruxelles, la Sapienza de Rome, Athènes et cetera, Glasgow aussi.
Voilà. Euh et euh Ex-Marseille université, c'est une université qui est sur 10 villes, quatre départements. Euh vous comprendrez que le coût de l'essence a un rôle important et c'est pourquoi j'ai cette pour ce mois-ci autorisé 3 jours de télétravail à l'université pour les personnels biats, ce qui leur permet d'économiser beaucoup enfin je l'espère de de l'argent et j'espère que ça sera le plus court possible mais j'en doute.
Exmarse université, c'est une université qui est fortement interdisciplinaire au travers de ces instituts, au travers d'une mission à l'interdisciplinarité. Et c'est une université dont l'ADN est le socialement engagé. Pour moi, depuis 2020, c'est ce qui fait le cœur de notre université qui n'est pas du tout incompatible et on l'a montré avec l'excellence en recherche, en formation, la l'interdisciplinarité, mais le socialement engagé pour nous, c'est important.
La vie sur les campus, elle se elle se partage aussi bien avec les personnels qu'avec les étudiants. C'est pour nous fondamental et on a un nombre de mesures sociales qui euh qui sont vraiment dirigées vers le le bien-être au travail, la prise en considération de de la vie des étudiants et des et des collègues. Ex Marseille université à cet ADN, on en est très fier.
C'est une université qui a comme toutes les autres universités euh subi hein les les hausses de l'énergie, les mesures euh dites Guérini et on a dû compenser. Bon, sur ce qui est intéressant quand même, c'est qu'on a eu une politique assez stricte sur la masse salariale puisque pendant 2 ans, nous n'avons pas renouvelé 60 % de la masse salariale qui partait à la retraite, ce qui nous permet d'avoir des comptes aujourd'hui positifs. Voilà. et j'espère que ça va continuer dans dans le futur.
Donc c'est une diversité à la fois sociale, assez rigoureuse, interdisciplinaire euh qui porte une alliance européenne. Cette alliance européenne, elle est basée sur des sur une identité civique et on a choisi à travers cette alliance européenne, c'est peut-être intéressant pour le soft power de l'Europe, de traiter toutes nos relations avec l'Afrique au travers de cette alliance européenne. Et ça pour nous c'est c'est assez important.
Voilà un peu ce que je pouvais dire. J'ai sûrement oublié plein euh de choses. Je m'en excuse pour les collègues qui nous regardent à la télé.
Monsieur [raclement de gorge] le président Bordet, vous avez la parole pour J'ai oublié. Save place for science. On en reparlera.
Oui. Non mais je voulais vous questionner dessus de toute façon j'avais pas oublié. Merci beaucoup.
Merci beaucoup monsieur le président, madame la rapporteur, mes messieurs les sénateurs et sénatrices. Merci aussi de l'intérêt que le Sénatin porte à nos universités puisque après un rapport, vous continuez à nous interroger sur la vie de de nos universités qui comme le président de France l'université vous l'a rappelé constitue le pilier et vous l'avez dit de la formation de notre jeunesse mais aussi de de la recherche et l'université de de Lille et bien essaie d'y contribuer. C'est une université qui s'est en peu de temps profondément modifiée puisque il y a 8 ans, nous avons fusionné trois universités, l'île 1, Lille 2, l'île 3 et que 4 ans plus tard, nous avons créé un établissement public expérimental qui est sur la voie de de transformation en grand établissement en associant quatre grandes écoles Science Plî, l'école d'architecture et du paysage l'école ingénieur textile et l'école supérieure de journalisme.
Donc ceci constitue un ensemble avec 15 composantes et établissements composantes. Alors bien sûr avec Éric, mais comme il a parlé en premier, il a réussi à placer qu'il avait un tout petit poil de plus d'étudiants que nous mais on se situe dans le même étillage. À peu près 80000 étudiantes étudiants. probablement en revanche la première coorte d'étudiants en premier cycle et si on voulait les réunir, il nous faudrait louer le stade de Pierre Morois mais nous n'en avons pas les moyens, j'y reviendrai.
Et le Stade de France pour réunir l'ensemble des étudiantes et des étudiants, c'est dire la masse 6 campus, 29 implantations. Là aussi, beaucoup de villes concernées par l'université. Cette université s'est transformée sous la dynamique également de l'initiative d'excellence puisque nous avons un label d'initiative d'excellence iciite et ceci a été un moteur bien évidemment pour notre transformation aujourd'hui et depuis 8 ans nous revendiquons d'être une université qui s'intéresse aux questions de transition par une approche globale interdisciplinaire que Nous approfondissons progressivement à travers la constitution de de ces instituts fédératifs interdisciplinaires qui nous permettent de travailler l'ensemble des grandes questions et des grands défis auxquels nos sociétés sont confrontées.
Mais euh nous avons aussi euh une mission sociale importante. Mission sociale vis-à-vis de nos étudiantes et nos étudiants. et nous sommes ascenseurs social de notre territoire.
Un territoire qui, je vous le rappelle, a connu deux guerres mondiales et une guerre économique majeure, mais qui aujourd'hui est en voie de réindustrialisation et euh l'université contribue à universitariser cette réindustrialisation et puis également vis-à-vis des personnels parce que des fusions, fusion d'université, regroupement, fusion de composantes, nous avons sommes passés de 37 facultés à à 11 plus 4 établ établissement composante et bien ça laisse aussi des traces d'un point de vue social ce qui nous a conduit à lancer en en 2023 une conférence sociale avec les organisations syndicales qui continuent son déploiement jusque fin 2026 et qui bien sûr là aussi a un coût non non non négligeable et puis cette université par sa transformation elle s'est mise au standard international al nous appartenons à à une alliance que nous ne coordonnons pas mais nous avons aussi un ancrage transfrontalier très important avec la la Belgique en particulier mais aussi le Royaume-Uni et en particulier la la K Leven. Et aujourd'hui, l'ancien recteur, un des anciens vice-recteurs de la CU Leven préside le conseil d'administration de notre université, traduisant que aujourd'hui cette université qui est mieux classée que l'université de Lille au classement de Shanghïde comme équivalent et dans la même dynamique de travail sur nos nos territoires. Donc c'est une université qui aujourd'hui a une signature qui qui s'affaine à la fois solidaire, durable et nous venons d'obtenir notre label développement durable et responsabilité sociale et innovante.
Et là aussi le PUI, notre pôle universitaire d'innovation fait son travail fait son travail régional en partenariat avec d'autres universités régionales qui n'ont pas eu les les PUI et nous les accompagnons parce que nous considérons que nous avons aussi une responsabilité de d'animer les les Haut de France et et les autres avec les autres universités et donc et ceci en lien avec l'écosystème économique local, local, métropolitain et régional. Voilà. Moi aussi, j'ai sans doute oublié beaucoup de choses, mais si je ne voulais retenir qu'une seule chose, c'est vraiment d'être ascenseur social du territoire et l'accompagnement de nos étudiantes et nos étudiants.
Monsieur Bris Walter pour l'université de Côte d'Azur. Oui. Vous avez votre votre sénatrice en face ?
Oui, je je la préférez votre sénatrice préférée. [rires] Pardonnez-moi, madame la sénatrice, monsieur le président, madame la reporteur, mesdames messieurs les sénateurs. Alors, alors ce qui est bien autour de cette table, c'est que là, vous allez voir que les universités sont différentes les unes des autres et donc on peut prenner le principe de différenciation.
Université Côte d'Azur, c'est une jeune université puisqu'elle est née en 2020 sous la forme d'un établissement public expérimental faisant la suite à l'université de Nice Sophia Antipolis et à la commu université Côte d'Azur qui a porté l'initiative d'excellence pour laquelle nous avons été labellisés en 2015. Nous sommes sortis grand établissement en 2024 et donc nous sommes le seul Ideex qui n'a pas eu affaire de fusion. Donc le le projet d'université Côte d'Azur qui nous a permis de d'obtenir cette labellisation INDEX, c'était d'inventer l'université de demain et c'est de modifier de proposer un format d'université qui soit adapté aux grands enjeux d'aujourd'hui.
Et ça se passe ça passe par des modifications qui sont des modifications structurelles mais aussi des modifications philosophiques de la conception même que l'on a des universités. Et ça, les modifications structurelles et philosophiques, elles sont elles sont mélangées, bien vous vous en doutez, elles sont de trois ordres. Le premier ordre, c'est de casser les silos.
Les silos qui existaient avant entre formation qui se faisait à l'université, recherche qui se faisait dans les organismes et innovation qui se faisait dans les entreprises. Donc systématiquement dans toutes nos actions, on crée des écosystèmes de formation, de recherche, d'innovation que l'on projette à l'international. J'y reviendrai.
Le deuxème silo, c'est le silo entre les disciplines. Et donc, on a favorisé grâce à des académies d'excellence l'interdisciplinarité puisque les grands enjeux sociétaux aujourd'hui nécessitent une approche interdisciplinaire plus que pluridisciplinaire. Et le dernier silo que l'on a que l'on a également cassé, c'est le silo qui existait entre le monde académique, le monde socio-économique et le monde des collectivités territoriales.
Ce qui veut dire que on souvent je je nous définis comme une université de convergence. C'est université qui coordonne des écosystèmes territoriaux qui permet de réunir toutes tous ces partenaires là autour autour d'objectif commun. Donc structurellement, on a cassé on a cassé ces ces silos et pour casser ces silot bien on a dû modifier le format de l'université puisque nous n'avons plus de faculté depuis 2020.
Nous sommes organisés uniquement en école universitaire de recherche qui fait que qui sont pilotés par nos laboratoires de recherche. Ce qui veut dire qu'il n'y a pas de formation qui ne soit pas adossée à la recherche, une recherche d'excellence. et il n'y a pas de recherche qui ne débouche pas sur de l'innovation.
Donc on a des écoles universaires de recherche et on a des instituts d'innovation et de partenariat qui sont chargés de faire le lien entre l'académique et le territoire. Donc on a cette modification, elle était elle est elle est elle est structurelle. Alors je rassure les juristes, on a laissé l'école universitaire de recherche en droit et en gestion s'appeler faculté de droit.
C'était un bouleversement trop important pour nos communautés et il fallait il fallait bien évidemment les embarquer dans un changement qui était un changement majeur. [rires] Philosophiquement, on a deux grands piliers dans la construction de l'université Côte d'Azur. Le premier pilier, c'est de promouvoir l'excellence de la recherche, de la formation et de l'innovation.
On parlera tout à l'heure, Frédéric parlait tout à l'heure de ce qu'on entendait par excellence en formation. Euh pour nous, c'est clair, c'est l'employabilité de nos étudiants. C'est pas forcément le taux de passage en 2e année ou en 3e année ou de réussite en master.
Si on réussit, si on est d'excellence, c'est que nos étudiants ont un emploi au niveau de leur qualification. Donc [raclement de gorge] on on a cette philosophie de promouvoir le le l'excellence de la recherche, la formation, l'innovation. Et le deuxième grand pilier de notre projet, c'est d'être alors Éric caractérisait ex-marti université comme une université socialement engagée.
Nous on se caractérise comme une université d'impact engagé. C'est-à-dire qu'on on se considère et on le on le met en œuvre que l'université doit faire partie du développement socio-économique de son territoire et le projeter à l'international. Ce qui veut dire que depuis 2020, nous avons avec les collectivités territoriales signé des conventions de partenariat où on identifie sur chaque territoire sur quelle thématique nous souhaitons travailler ensemble, quel moyens nous y mettons avec des comités de pilotage qui nous permettent de faire des gonogo.
Je vous cite un exemple, on a plus ou deux exemples si vous voulez. Sophie Antipolis qui est la première technopole d'Europe qu'on a créé qui est donc en qui a énormément de recherche et développement dans le domaine de du numérique de la robotique et qui abrite notre cluster d'excellence en intelligence artificielle. Et bien on a créé un écosystème de formation de recherche innovation avec les entreprises du territoire de Sophie Antipolis.
Même chose à Can sur les industries créatives et culturelles et aujourd'hui on est en train de travailler sur le domaine du spatial. Donc, on a vraiment cette idée-là euh de créer ces ces ces fameux écosystèmes avec nos partenaires qui sont les collectivités territoriales, mais aussi euh avec nos partenaires socio-économiques. Et ce modèle, on le projet à l'international puisque nous faisons partie d'une alliance européenne qui s'appelle Ulseus dont l'objectif est de créer des hubs, des innovation hub qui sont thématisés.
Nous nous en portons un pour l'ensemble de la communauté qui est sur le bien-être, bienveillir. Euh mais euh il y a un up sur les aspects robotiques, sur les aspects territoires intelligents, sur les aspects intelligence artificielle. Donc l'idée c'est que cette philosophie, on la projette également à l'international.
D'ailleurs, dans toutes nos relations internationales, nous y allons avec notre écosystème. Voilà un peu comment fonctionne université Côte d'Azur 4 ans ou 5 ans après 6 ans même bientôt 6 ans après sa création, ce qui est ce qui est très jeune pour une université. Alors juste pour dire le classement de Shanghai ne nous intéresse pas parce qu'on a une université de 35000 étudiants et que si on avait voulu améliorer notre classement de Shangï, on aurait dû fusionner avec ex-Marseille.
Alors on a parlé avec Kérique mais c'était c'était compliqué je pense c'est augmenter la masse critique. On augmentera jamais la masse de chercheurs. En revanche les classements thématiques dans nos signatures scientifiques du site, c'est c'est ce qui nous intéresse en terme de de marqueur d'excellence en terme de recherche.
Très bien, merci beaucoup. Et enfin Philippe Roinjard, vous êtes président de l'université Tour. Alors, vous me permettrez un proverbe africain qui dit que le lion ne vient jamais sans sa crinière et vous êtes venu avec Kevin Neuville qui connaît bien ces lieux et qui illustre un propos que nous avons eu avec madame Marchand sur la place importante que prennent aujourd'hui les directeurs de cabinet dans vos institutions, mais peut-être que vous pourrez nous en parler parce que c'est un poste qui a pas été très bien identifié et je pense qu'il y aurait peut-être des choses à dire sur ce poste.
Vous avez vous avez la parole. Merci monsieur le président, madame la rapporteur, mesdames et messieurs et sénatrices et sénateurs. Ben merci de me donner l'opportunité de de dire quelques mots sur mon établissement qui est sans doute le plus petit des cinq.
Bon euh mais nous sommes dans une ville de taille moyenne tour à peu près 300000 habitants. La métropole de de tour mais nous avons quand même à l'université de tour 32000 étudiants, ce qui représente quand même une population étudiante conséquente. Euh Tour est la l'université Tour est la plus grande université de la région centre Val-Deloire avec ces 32000 étudiants.
Il y a une autre université en région qui est celle d'Orléan avec 20000 étudiants. Mais nous collaborons évidemment étroitement avec nos collègues d'Orléan dans le cadre d'une convention de coordination territoriale. J'ai envie de dire que Tour c'est une université de territoire mais dans le bon sens du terme parce que elle a je pense et je vais essayer de vous démontrer un rôle important dans son territoire.
Je pense qu'elle est bien identifiée pour ça d'ailleurs euh notamment par la formation des professions de santé. Moi, j'ai écouté les collègues qui ont été auditionnés par par votre commission. J'ai trouvé qu'on avait peu parlé finalement des formations en santé.
C'est quand même un des rôles fondamentals, c'est pas vous qui allez me contredire, monsieur le président. C'est un des rôles fondamental de l'université de former les professions de santé [grognement] dans une région comme le centre Valde-Delo essentiel. C'est la région qui est la plus défavorisée en terme de couverture des professions de santé.
C'est une région de 2,4 millions d'habitants. On manque de médecins et d'autres professeurs de santé. Il se trouve qu'à tour nous formons des médecins, des pharmaciens, des dentistes, les sages-femmes que nous allons universitariser l'année prochaine par leur intégration dans l'université et puis en double inscription avec les institutions en soins infirmiers, bah tous les étudiants qui sont dans ces formations en soins infirmiers.
Juste pour vous donner quand même une idée de ce que ça représente, c'est sur nos 32000 étudiants, c'est 12000 étudiants en profession de santé, donc c'est presque 40 %. Et puis depuis maintenant 3 ans, nous accompagnons l'université d'Orléan vers le développement de sa faculté de médecine. He ça a été une effectivement une demande que nous jouillons ce rôle d'accompagnement que nous que nous faisons volontiers parce que c'est absolument indispensable de renforcer la formation médicale en région.
Encore une fois, on manque de médecin. Euh j'ai envie de dire que pour nous c'est ça aussi l'excellence. L'excellence, c'est ce rôle qu'on de mission de service public qu'on joue sur la formation médicale, mais pas que hein, on fait pas que ça à tour évidemment et dire qu'on forme pas seulement des techniciens de la santé mais aussi des jeunes médecins et autres professions de santé qui auront une idée de ce qu'est la démarche scientifique, une idée de ce qui la recherche adossée à leur profession.
Ça c'est très important je pense parce que ils auront besoin et on sait tout ça va tellement vite de de de euh d'améliorer de tenir compte des des évolutions technologiques, des connaissances scientifiques pour dans leur pratique médicale à l'avenir. Et donc c'est très important qu'ils aient cette connaissance de base de ce qui de ce qu'est la recherche et puis on sera là pour la formation continue aussi. ont fait beaucoup de formations continue médicale.
C'est vrai aussi pour d'autres secteurs de l'université. Bien sûr, moi je crois beaucoup au rôle de l'université dans cette dans cette formation continue essentiel pour on sait bien que les métiers vont évoluer, on sait bien que les pratiques vont évoluer et on a besoin de l'université par sa la force de son enseignement adossé à la recherche pour justement jouer ce rôle-là. Il y a pas que la santé à tour.
On forme des juristes, on forme des ingénieurs, on forme des managers, euh on forme des techniciens supérieurs dans IUT. Euh tout ça en lien avec les entreprises. Euh moi je suis un jeune président hein dans le sens où ça fait seulement un peu plus d'un an que j'ai été élu.
J'ai eu à cœur en arrivant à la présidence de l'université d'aller au au devant des entreprises de la CCI, de parler avec eux, de connaître leurs besoins, de voir comment on allait faire évoluer nos maquettes en fonction de leur de leur demande. Euh je vais vous donner juste un exemple parce que j'aime bien illustrer les choses. On est nous à tour entre deux centrales nucléaires, Saint-Laurent des EOS et Chinon. et et les les ingénieurs de ces centrales nucléaires sont en relation avec nous pour apporter à nos étudiants ce qui ont ce qu'ils appellent une coloration nucléaire, c'est-à-dire technicien supérieur, nos ingénieurs de leur donner un petit peu cette connaissance de ce qu'est le nucléaire parce qu'effectivement bah ça leur servira dans une insertion professionnelle dans ces dans ces entreprises parce qu'ils auront entendu parler de ce qui est nucléaire, ils auront mieux appréhend les questions.
Donc vous voyez, on fait évoluer nos maquettes en fonction des besoins du territoire et je pense que effectivement c'est très important pour nos entreprises. Nous aussi, on pratique beaucoup le l'interdisciplinarité. Ça a été évoqué par mes collègues.
C'est quelque chose de très important. Euh je vais vous donner là aussi deux exemples parce que j'aime bien illustrer les choses. Euh c'est même au-delà de l'interdisciplinarité dans ce que j'appelle moi l'inter l'intersectorialité. c'est-à-dire d'aller chercher des des formations complémentaires euh pour former des jeunes à double double cursus dans des domaines très éloignés de l'université.
On vient de monter par exemple un diplôme d'ingénieur pharmacien qui peut se faire dans les deux sens et qui forme des jeunes avec des euh un un curriculum vit qui fait qu'ils vont avoir des connaissances tout à fait euh innovantes et et seront recherchés par le le le métiers de de la pharmacie. Euh on forme aussi des des juristes biologistes euh avec un master droit biotechnologie. Et là aussi, ce sont des jeunes qui alors ce master, il existe depuis plusieurs années, ils ont une insertion professionnelle à 100 %.
Euh très rapidement [raclement de gorge] tout de suite dès qu'ils sont diplômés parce qu'effectivement ce sont des compétences rares de connaître à la fois le côté juridique et le côté biologique, le la le la des des connaissances fines sur ce que sont les biotechnologies. Donc pour des évidemment, vous l'avez compris, des ingénieurs breuvés. On forme aussi des jeunes autour des thématiques de lettre et langue de et sciences humaines.
Région centrevaloire, c'est une région qui est fortement marquée par son patrimoine. Et là aussi, on a des jeunes qui là encore en en en relation avec les collectivités territoriale mais aussi avec des entreprises du tourisme vont trouver très facilement des emplois. On a ça aussi c'est un taux d'excellence mais ça a été dit par mes collègues.
On a un taux d'insertion de nos masters au-dessus de 95 %. euh après 18 mois. Et donc pour moi aussi ça c'est un c'est un marqueur de d'excellence.
Après pour finir vous dire que mon université connaît des quelques difficultés budgétaires, mais je vais pas vous surprendre, j'avais échangé avec madame la rapporteur l'année dernière à peu près cette période là sur les difficultés des des établissements sous-dotés. Ça s'est encore aggravé depuis un an. Quand on s'était vu il y a un an, nous étions l'université en terme de dotation ramenée par étudiant, on était 31e sur 34 des université pluridisciplinaire avec santé.
On est maintenant 32e, on a encore perdu une place, ça s'est aggravé tout cela et et je vous remercie parce que vous l'avez écrit dans votre rapport qui a été publié en octobre. Euh tout cela contribue à une forte incompréhension de la part d'une communauté universitaire comme celle que je porte, celle qui m'a élu parce qu'effectivement rien n'explique rien n'explique une telle différence de traitement des établissements. Donc on a véritablement besoin d'un modèle transparent euh d'allocation euh des dotations donc pour pour les universités.
C'est essentiel. Moi, je me suis permis de le rappeler dans une réunion plinière des assises euh il y a 2 semaines. Malgré ça, une université comme celle de tour démérite pas en recherche.
Euh je sais que vous avez interrogé mes collègues et ça a été évoqué un peu ici sur les les classements. Moi non plus, je suis pas un fan des classements de Shanghï euh [grognement] qui a quand même des caractéristiques très particulières. J'aime bien un classement comme celui de Liden qui qui porte sur les publications scientifiques et la la valeur des publications scientifiques.
L'université comme tour bah est quand même classé 19e, ce qui est pas si mal. Donc vous montrant que nous aussi on produit quand même une recherche de qualité même dans une université de taille moyenne. Euh on a des des projets emblématiques comme euh un vaccin nasal contre le Covid et autres infection respiratoire qui est développée à tour qui est en essai clinique et qui a été fortement médiatisé.
Mais ça le vaut bien parce qu'effectivement c'est une belle prouesse technologique. Voilà, je vous remercie. Merci monsieur le président.
Madame la rapporteur, je vous laisse le soin de dialoguer avec les présidents et la présidente. Merci. Merci monsieur le président.
Mesdames et messieurs les présidents d'université, merci pour vos propos préliminaires. Euh à mon tour, je m'en permets un très rapidement pour vous dire que notre commission d'enquête travaille sur l'excellence universitaire. Nous avons conscience que l'université française possède dans son sein beaucoup d'excellence académique de recherche et donc nos questions vont porter davantage sur ce qui marche moins bien.
Non pas que nous souhaitions occulter ce qui fonctionne bien, au contraire, on s'en réjouit, mais euh permettre de restaurer l'excellence universitaire là où elle s'est fragilisée au cours de ces dernières années. Un point de méthode puisque c'est notre première table ronde. Vous êtes nombreux.
Nous avons jusqu'à 18h soit une petite heure et3 pour vous poser avec mes collègues un certain nombre de questions. Ne vous sentez pas obligé de tous répondre à toutes les questions. Chacun aura la parole.
Euh mais vous avez eu un questionnaire qui vous a été adressé par nos excellents administrateurs. Nous prendrons connaissance dans le détail des réponses que vous fournirez. Mais si on veut que l'échange soit dynamique, euh vraiment euh essayez de de n'ajouter quelque chose que si vous avez vraiment un point de différenciation forte par rapport aux réponses qu'auront pu faire vos collègues.
Et merci de de prendre le soin aussi de faire des réponses courtes pour que les échanges soient les plus vivants possibles et que chacun puisse prendre la parole. Euh je commence euh par goût de la contradiction par une question sur laquelle j'aimerais vous entendre les uns et les autres de manière donc la plus succinte possible. Est-ce que vous pourriez nous expliquer les raisons qui ont motivé votre choix d'entrer ou de ne pas entrer dans le statut d'établissement public expérimental ou de grand établissement ?
Je vais commencer par interroger ceux qui ont fait le choix de ne pas entrer dans ce statut et je demanderai à ceux qui ont opté pour l'un de ces statuts donc Strasbourg Lille et Côte d'Azurité euh comment vous fonctionnez au quotidien avec les établissements dont vous vous êtes rapprochés concrètement est-ce que ce regroupement induit pour vous une transformation en profondeur de vos fonctionnements un véritable décloisonnement entre grandes écoles et université ou est-ce que c'est plus une question de taille critique qui vous a décidé à entrer dans ce fonctionnement EPE ou grand établissement avec le souci d'avoir une bannière commune pour être visible à l'international ? Donc je commence par ceux qui n'ont pas souhaité entrer dans ces statuts nouveaux et je demanderai ensuite à ceux qui ont fait ce choix-là de nous expliquer le pourquoi du comment. Réponse courte, je le rappelle, pour qu'on puisse ensuite poursuivre nos échanges.
Alors moi, je suis un peu intermédiaire parce que ça fait seulement un 1 an et 4 mois que je suis président. L'université Tour n'est pas en EPE, mais moi je trouve que c'est quelque chose qui est intéressant. Malheureusement, on a plus la possibilité on a plus la possibilité actuellement de faire une demande de PE, en tout cas dans l'état actuel des choses, mais il y a pas de grandes écoles sur le site de tour, mais je trouve que c'est un élément très intéressant pour structurer les partenariats.
Moi je pense qu'effectivement comme je l'ai dit tout à l'heure, je n'ai eu de cesses depuis que je suis arrivé à la présidence de de tisser du lien avec les partenaires s a des conventions stratégiques avec le CHU, avec la CCI et et avec le l'INCERM aussi. Euh je trouve que le [raclement de gorge] PE est une structuration intéressante pour ça, pour vraiment structurer des partenariats forts et avoir de la souplesse et avoir une visibilité internationale, affirmer l'université comme chef de fil. Donc si j'en avais la possibilité, c'est quelque chose qui m'intéresserait.
Voilà ce que je peux dire. Parfait. Merci.
Euh monsieur Berton, peut-être je crois que vous n'êtes ni EPE ni grand établissement. Oui. Oui.
Donc écoutez euh d'abord on a dû faire une fusion en 2012. hein, il a fallu digérer cette fusion. J'ai la j'ai la même opinion, c'est de le PE est une structure intéressante.
Amu, il viendra peut-être si ça amène peut-être quelque chose que à développer notamment d'un point de vue culturel, ça pourrait être intéressant. Donc à peu près la même réponse, une fusion en 2012 qu'il a fallu diriger, digérer pardon euh une et dirigée une grande université déjà. Donc euh voilà, mais pourquoi pas, c'est un une structure très intéressante et on verra si on a la possibilité de le faire dans le futur mais sur quelque chose qui amène quelque chose en plus.
Voilà. Merci beaucoup. Si Strasbourg veut s'exprimer, ben euh Strasbourg n'est ni EPE ni grand établissement.
Effectivement, c'est la première université qui est en France a fusionné en 2009. Euh donc, disons qu'on est des pionniers de la fusion. euh et puis que du coup on ne s'est pas poser ces questions ensuite puisque cette fusion est aujourd'hui voilà la manière dont on fonctionne sans sans problème particulier.
Donc on se pose pas la question de d'évoluer en tout cas vers une autre structuration du fait de cette histoire un peu particulière. Merci beaucoup. Université Côte d'Azur.
Alors, Université Côte d'Azur, on est né EPE et on est passé grand établissement donc en 2024. Comme vous l'avez compris, on est on est un grand établissement avec peu d'établissements composantes puisqu'on a l'observatoire de la Côte d'Azur et des écoles d'art qui dépendent du ministère de la culture, peu d'écoles d'art. Donc, on est passé EPE puis grand établissement essentiellement pour pouvoir mettre en place le format d'université que j'évoquais tout à l'heure, c'est-à-dire sous la forme d'école universitaire de recherche et d'institut d'innovation et de partenariat et d'impliquer tous nos partenaires du monde socio-économique et des collectivités dans nos conseils puisqu'on a un comité de pilotage stratégique qui implique tous les partenaires que j'ai évoqué tout à l'heure et ils sont présents pour presque la moitié du de notre conseil d'administration.
Donc ça permet véritablement d'impliquer ce tout tout ce monde-là. et le statut de PE nous le permettait. On n'a pas dérogé plus que ça au code de l'éducation d'ailleurs he passage grand établissement, on y est passé assez vite parce qu'il était important pour la communauté de stabiliser le système et pour leur montrer que maintenant on allait faire fonctionner le système et qu'on allait pas continuer à changer puisqu'on avait fait un changement quand même assez radical en 2020.
Merci beaucoup. Alors et monsieur Bordet pour l'université de Lille. pour l'université de de Lille. clairement, c'est la dynamique de l'initiative d'excellence qui nous a conduit euh progressivement à faire évoluer euh les aspects institutionnels, d'abord par une fusion euh puis par la création d'un établissement public expérimental parce que pour porter ce projet d'approche globale des transitions, nous avions besoin à la fois des composantes de l'université fusionnée en 2018, mais aussi des établissements composantes.
L'école supérieure de journalisme apporte des éléments importants, originaux sur des aspects de recherche, par exemple sur notre projet démocratie, science polile bien sûr en terme de politique publique, l'architecture liée au géographe et bien ça nous permet de de promouvoir des projets sur la ville durable et puis l'école d'ingénieur textile qui est vraiment quelque chose de très original, très visible à l'international vient compléter notre pôle d'ingénierie et donc tout ça se se construit au quotidien à travers des projets. Je dirais que nous les aspects statutaires d'approfondissement qu'on nous demande toujours pour nous ça nous paraît aujourd'hui un peu je dirais plus surréaliste que réel. Ce qui est important, ce sont les projets que nous faisons et euh aujourd'hui, nous pouvons porter des projets à haute valeur ajoutée parce que nous sommes tous les mardis ensemble en comité de de direction et parallèlement, nous avons euh fusionné, comme je l'ai dit, euh les composantes euh qui sont au nombre de 11 et aujourd'hui, on leur donne un degré d'autonomie de fonctionnement proche de celui des établissements composantes, ce qui permet de gérer astucieusement un établissement de 80000 étudiantes étudiants et de 8000 personnes.
Bien, merci beaucoup pour ces précisions, merci pour la concision de vos réponses. Je vous invite à continuer sur cette lancée. Donc maintenant, on va évoquer la question des conditions d'accès aux formations universitaires.
Je parle de l'entrée en premier cycle à l'issue du baccalauréat. Donc [grognement] 95 % d'étudiants reçus au baccalauréat à la session de juin 2025. autant d'étudiants qui euh dans les faits possèdent avec ce diplôme en poche un droit d'accès à l'enseignement supérieur et souvent aux universités françaises. et le sujet qui nous occupe de la sélection qui est un mot parfois encore un peu tabou quoique semble-t-il de moins en moins mais qui en réalité qu'on l'appelle orientation incitative via parcours supon l'appelle sélection se met en place dans les faits au-delà des des perceptions de chacun par l'intermédiaire de la plateforme Parcours Sup.
Les universités, on le disait, ont également beaucoup bougé. Elles n'ont pas, je parle pas des EPE ou des grands établissements, mais les universités qui sont restées sur le statut euh de droit commun n'ont pas la possibilité de sélectionner. Pour autant, elles ont mis en place parce qu'elles ont innové et qu'elles ont voulu s'adapter et attirer aussi les meilleurs, un certain nombre de formations.
Je pense au aux bilences, au double parcours euh et euh dans le même temps font face à cet afflu d'étudiants qui souhaitent accéder à l'enseignement supérieur. Nous ce qui nous intéresse, c'est de permettre aux universités françaises de travailler sur cette excellence académique qu'elles sont parfaitement à même de proposer, vous le savez parfaitement. Et donc ce qu'on aimerait c'est pouvoir permettre à l'université de sélectionner dans les faits le mieux possible au meilleur moment pour ne pas faire face à une sélection à postériori et par l'échec que l'on constate que vous constatez à l'issue du premier cycle et souvent à l'issue de la première année. 40 % d'étudiants qui passent directement 2e année.
Ce sont les chiffres que nous avons. Donc ça c'est un premier point. Quel regard vous portez sur cette possibilité de sélection si tentez que vous estimiez qu'elle n'existe pas dans les faits d'ors et déjà et est-ce que vous avez au sein de vos universités des filières non sélectives au sens premier du terme ?
C'est-à-dire des filières où vous écrivez dans parcours sup taux d'accès 100 %. La question est vaste mais voyez bien que quand on parle de sélection, il faut savoir précisément de quoi on parle. En réalité, à partir du moment où vous avez plus d'étudiants qui souhaitent intégrer l'une de vos formations que de place dans cette formation, on parle d'ors et déjà de sélection.
Donc parcours sélectif, bilicence, double parcours, sélection à partir du moment où il y a plus d'étudiants qui veulent entrer que de places disponibles dans vos filières. Et avez-vous dans vos universités des filières à proprement parler non sélectives avec 100 % d'accès ? Je vous laisse la parole.
Essayez d'être plus succin que je l'ai été. [rires] Alors euh université de Strasbourg euh on a essentiellement du 100 % sur parcours sub. On a essentiellement des parcours non sélectifs.
Il y a environ, je dirais pour 2000 étudiants euh du parcours du parcours sélectif euh parce qu'on a des BUT, parce qu'on a voilà des ce ce ce type de parcours là. On a aussi à l'intérieur de l'université euh si on se pose au Strasbourg, on a un certain nombre de d'écoles d'ingénieurs qui eux ont leur méthode de sélection effectivement spécifique. Euh [gémissement] je pense que le l'enjeu principal par rapport à cela, c'est de considérer que le premier diplôme universitaire étant le baccalauréat, c'est déjà le effectivement ce qui doit permettre le le droit d'entrer à l'université.
Euh c'est une orientation qui euh pour nous ne doit pas se limiter à l'orientation que vous avez appelé l'orientation active parcours sup. C'est du -3 + 3, c'est-à-dire dès qu'on rentre au lycée jusqu'à la fin de la licence qu'il faut assurer cette orientation. Et puis je dirais pour ne pas prendre la parole trop longtemps que il faut qu'on arrive à considérer que la réorientation n'est pas un problème mais au contraire est une chance est une richesse dans un dans un parcours et donc nous on travaille beaucoup à l'université de Strasbourg pour mettre en place un certain nombre de passerelles sans attendre d'ailleurs la fin par exemple de la première année hein mais beaucoup de de passerelles ce qui probablement est possible avec un travail intercomposant de 13 important.
On a évoqué le secteur de la santé par exemple. Je rappelle juste qu'à Strasbourg hein, on est sur un typiquement sur un parcours qui n'est plus du tout passelasse comme comme il est dans un certain nombre encore ou dans la majorité des autres universités, mais des licences sciences pour la santé qui impliquent, si mes souvenirs sont bons, 13 composantes actuellement, ce qui montre effectivement la très grande diversité d'approche, mais aussi les composantes qui par exemple dans le CPES ont aussi pris l'habitude de travailler ensemble. Je pense que c'est aussi des bons moyens pour construire ces passerelles.
Donc moi je c'est autour de ça que je que je répondrai. [grognement] Merci beaucoup. Est-ce qu' est-ce que quelqu'un souhaite exprimer une vision différente ?
Si vous souhaitez dire la même chose que madame la présidente de l'université de Strasbourg, c'est pas utile de le redire. Si vous avez un autre fonctionnement au sein de votre établissement, nous vous écoutons avec attention. J'ai pas un autre fonctionnement mais j'ai une autre idée.
Bon effectivement à Marse université on fait pareil. Euh, on va pas revenir là-dessus. Le problème donc beaucoup de 100 % Oui, mais aussi des ficlières sélectives.
Le le problème est pas là. En fait, le problème c'est quel type d'université on veut pour notre jeunesse. Est-ce qu'on veut est-ce qu'on se contente d'un système existant et on essaie de le faire marcher plus ou moins bien.
Là, on s'aperçoit qu'on avait parcours supé tellement bien qu'on a fait mon master. Voilà. Donc, on va voilà, c'est un peu vous comprenez dans le sens où je le dis.
Euh après, qu'est-ce qu'on veut ? Est-ce qu'on veut que en France l'État investisse dans sa jeunesse à long terme ? Parce que un État qui n'investit pas dans sa jeunesse va dans le mur.
Alors est-ce qu'on fait est-ce qu'on veut investir dans l'université française publique pour faire en sorte que toutes les jeunesses puissent accéder à une formation de qualité ou alors est-ce qu'on veut avoir des substituts avec des universités privées ? Alors, il y a des écoles privées d'excellence, on les connaît, elles sont mais il y en a qui sont aussi des écoles privées d'entreprise, mais il y a aussi des modèles lucratifs qui ne sont pas ou très peu expertisés et qui à tout moment peuvent laisser tomber les étudiants. Donc est-ce que le but de vous politique c'est de d'essayer de faire mieux marcher un système qui existe déjà ou c'est de penser à une pour toutes les jeunesses à un système nouveau d'université dans lequel on investit plus dans l'université publique française ?
Moi vous savez c'est simple he j'ai 80000 étudiants, j'ai des étudiants à GAP, à digne, à ex, j'ai les quartiers nord de Marseille, c'est toutes des jeunesses différentes et il est et cette jeunesse là actuellement, je vous le dis parce que c'est pas le but de la table ronde, donc je le dis quand même, elle est en perdition, elle est en pauvreté, elle mange pas, elle se soigne pas, elle a santé mentale exécrable et donc ça c'est là sur quoi il faut travailler, c'est pas essayer de faire marcher un système qui a déjà montré ses limites. C'était court. Merci monsieur le président.
On pourra on pourra reparler de ce sujet. Euh oui monsieur Bordet. Alors ça va pas forcément être différent mais si j'ai insisté sur le l'ascenseur social du territoire, c'est un petit peu dans le même sens que Éric Berton et son intervention.
Je trouve que on confond excellence et élitisme. Et il faut savoir si nous voulons un système élitiste ou un système excellence d'excellence ou de qualité qui tire effectivement des jeunes qui n'ont peut-être pas à l'entrée de leur université la maturité, les idées très claires de ce qu'ils veulent faire mais qui vont y trouver néanmoins des ressources, des enseignants qui vont peut-être leur montrer un nouveau chemin. Nous, on a des statistiques parce qu'on a la chance d'avoir un observatoire qui travaille beaucoup sur la question de la réussite puisque j'en ai fait un un vecteur important de ma politique en particulier sur le premier cycle.
Et globalement, on a 5 % d'étudiants qui prennent des euh inscriptions administratives. On les verra jamais. Euh bon, c'est pas très grave finalement.
Euh sinon le reste on peut le découper en 35 % de jeunes qui vont être peut-être dans des filière sélective ou pas qui vont et qui voilà ont le bagage qui leur permet d'avancer. 45 % qui sont un peu en difficulté parce que le baccalauréat ne leur a pas amené toutes les clés de compétences. Cela c'est pour cela que on a décidé de répondre à un appel à projet France 2030 Excellence pour tous.
D'autres ont fait recherche et cetera. Nous, on l'a entièrement dédié au premier cycle pour analyser ces jeunes qui effectivement ne vont pas bien. 50 % ont des problèmes de poids, 35 % ont des problèmes de dépression et d'anxiété.
Mais est-ce que pour autant il faut les les jeter ? faut les tirer vers le haut au contraire. Et cela eth bien euh on a des approches pédagogiques innovantes par projet euh qui font appel peut-être à des compétences moins académique mais qui leur permet euh de se dire on n'est pas en train de décrocher, on a aussi notre qualité euh et on va réussir et cela euh on les amène euh vers la réussite. al peut-être un petit peu plus lentement et on assume qu'une première année puisse se faire en deux en deux années parce que beaucoup travaillent les bourses aujourd'hui la réforme tant attendue n'a pas été suffisante et beaucoup sont en précarité, sont obligés de travailler.
On leur fait même des capsules de sieste. Alors ça peut faire rire mais quand ils ont travaillé tardivement jusqu'à 23h minuit, bah ils font une petite sieste et leur après-midi n'est pas perdu. Et c'est aussi euh et c'est aussi euh je vous rassure, j'en ai pas dans mon bureau.
Euh euh et puis on a 15 % qui effectivement en dépit du fait qu'on a investi sur un projet là aussi France 2030 à vous le sup pour l'orientation et je pense qu'on fait toutes et tous des cordés de la réussite, on on va pour l'orientation et bien certains se sont trompés mais très vite nous on a fait une expérience sur les décrocheurs passifs. Ceux qui viennent, ceux qui ne viennent plus. Ça conduit à bien sûr contrôler l'assiduité, mais on peut les repérer rapidement.
Et à ce moment-là et bien on fait un traitement individuel et on en sauve grâce au lien avec le rectorat. On les remet en BTS, on les remet en but. Euh on a créé des euh non pas des paréo mais des euh du tremplin euh en sciences et techno euh en secteur santé qui leur permet euh d'acquérir et puis de repartir peut-être sur une première année, une deuxè année.
Et donc on a vraiment un traitement, mais ça je le dis aussi, je suis un peu long, mais ça a un coup et quand Éric il faut investir sur la jeunesse, c'est de d'accompagner les universités pour faire ce travail que personne d'autre ne fera dans notre pays. Bien merci monsieur le président. On va avancer si vous permettez et puis on donnera priorité à ceux qui se sont pas exprimés sur cette question pour la prochaine.
On partage entièrement ce que vous avez dit les uns et les autres. L'objectif, c'est d'amener toute une classe d'âge vers des formations adaptées qui correspondent à leurs aspirations. La question c'est comment ?
On n'arrive pas à avoir de chiffres sur par rapport au taux d'échec brut en première année de licence qui est lourd que vous connaissez qui est de l'ordre de 40 %. On nous répond systématiquement. Il y a des réorientations réussies.
On s'en réjouit pleinement. On mesure aussi, pour en avoir parlé avec les uns ou les autres, les efforts qui sont faits par vos établissements pour accompagner spécifiquement par des dispositif euh variés euh des étudiants qui ont besoin de faire leur licen 4 ans plutôt qu'en 3 ans. Tout ça nous va parfaitement bien.
La question c'est les autres. On ne sait pas où ils sont. Entre ces 40 % d'échecs qui sont le seul chiffre dont on dispose aujourd'hui.
S'il y a 30 % de réorientation réussie, c'est formidable. S'il y a 5 %, c'est plus problématique. Et aujourd'hui, nous n'avons pas ces chiffres-là.
Si vous en avez, n'hésitez pas à nous les faire suivre, même à l'échelle de vos établissements. Ce sont des indicateur précieux pour nous. Par ailleurs, le coût de l'échec étudiant est colossal. euh 1 demi milliard d'euros par an chiffré par la Cour des comptes.
Ça veut dire que on préférerait tous que ces ce demi millilliard d'euros soit réinvesti dans des formations adéquates. Pourquoi pas des licences des métiers, des licences davantage professionnalisantes mais qui correspondront à un projet personnel et professionnel pour ces étudiants plutôt qu'un échec en fin de 3e année de licence, ce qui est dommage pour tout le monde et ce qui ne satisfait personne. Vous avez parlé de l'assiduité.
Je voudrais en dire un mot puisque la personne que nous auditionnions juste avant vous nous parlait de la corrélation observée entre le taux d'assiduité des étudiants et le taux de réussite. Manifestement, ça fait partie des clés. Avez-vous des politiques particulières en la matière ?
Faut-il contrôler davantage l'assiduité notamment en première année lorsque ces étudiants arrivent de classe de terminal ou même s'ils sont souvent trop nombreux, ça reste de petits effectifs par rapport aux universités. Euh et puis un point sur la dégradation [grognement] du niveau des étudiants qui est devenu imponsif du débat public sans que l'on dispose de données permettant de l'objectiver. Est-ce que vous constatez dans les formations que vous pilotez une dégradation réelle du niveau des étudiants ?
Je pense à cette étude de l'OCDE qui n'a pas dû vous échapper, qui dit que 10 % des étudiants de l'enseignement supérieur français, ça inclut mais ça ne se limite pas bien sûr aux universités, n'ont pas le niveau de lecture et d'écriture d'un élève du primaire. Niveau des étudiants, est-ce que l'assiduité est pour vous une piste pour accompagner davantage et permettre la réussite des étudiants notamment des premières années ? [rires] Merci de nous avoir laissé cette questionlà.
Regarder regarder les vidéos avant en fait [rires] euh sur sur la question sur la séduité, je vous ferai une réponse à dire. Alors, je suis d'accord avec vous. Pour nous, l'échec euh en licence, c'est un triple échec.
C'est un échec des étudiants, c'est un échec de l'institution et notamment financière. Mais c'est aussi un échec des enseignants, faut pas l'oublier. Des enseignants qui se voient leur population en échec se démotive.
Et ça c'est un point important sur la problématique à suite et réussite. On prendra le cas alors c'est un cas qui est biaisé parce que sur les filières sélectives puisqu'il y a une sélection à l'entrée qui sont des petites filières, des petits effectifs, si je prends le cas des CPES, des doubles licences, il est clair que on a un fort taux de réussite et ces étudiants sont beaucoup mieux encadrés. C'est un peu ce pourquoi on a mis en place les CPS, ce qui marche, ce qui fonctionne, ce qui fonctionne très très bien.
Et votre deuxième question, je c'est je sais la la dégradation des je dirais des connaissances fondamentales. Alors, on nous la rapporte systématiquement, je dirais dans le et on le voit dans les corrections des copies. Les collègues nous nous rapportent systématiquement une baisse de la capacité à exprimer, à s'exprimer correctement et à Mais voilà.
Après, je suis d'accord avec vous. elle n'a pas été objectivée. On y travaille dans les la mise en place des nouveaux cursus universitaires hein avec les les LCU.
On a travaillé sur ces compétences transversale énormément et je pense que ça c'est euh mais ce qui me gêne et j'en terminerai par là, c'est que tout ce travail-là, on le fait à postériori. Et à postériori, c'est c'est bien tout ce qu'on met en place, hein, mais c'est à postériori. Moi, je j'avais pas connaissance de cette donnée que 10 % des étudiants avaient pas le niveau de de français.
C'est ça. Et le [raclement de gorge] et d'écriture et ça concerne pas que les universités, c'est des diplômé de l'enseignement supérieur français. Alors c'est c'est oui, c'est étrange parce que c'est pas quelque chose qu'on perçoit dans les universités.
Euh et puis je dirais qu'on a une quand même une quand on regarde les taux d'insertion professionnelle de nos étudiants en sortie de master licence pro, voilà, on a du mal à croire qu'ils aient un tel niveau insuffisant et quand même trouver une insertion professionnelle de de qualité. Donc c'est c'est vraiment étonnant. Euh pour ce qui est de la corrélation, assiduité, réussite, bon, il y a il y a une demande de de d'assiduité pour les TP, les TD, hein, dans les dans les dans les enseignements.
Donc de toute façon, les étudiants euh voilà sont sont présents et on les suit. Pour ce qui est des cours magistraux, bon moi j'ai l'expérience de la médecine à partir de la 2e année, ils sont plus beaucoup en cours et pourtant ils réussissent quand même leurs examens. Bon, je pense qu'il y a aussi beaucoup de travail à côté.
Il y a aussi le tutorat. Je pense que le tutorat, c'est extrêmement important aussi pour accompagner euh les étudiants. Euh il est très développé en médecine où le tutorat est autant un tutorat d'accompagnement pédagogique que d'accompagnement psychologique.
Pour les étudiants, ça a été soulevé par les collègues. Vous le savez bien, on a des problèmes de santé mentale dans dans nos établissements. Nos étudiants vont mal d'une manière globale, mais le monde va mal, donc nos jeunes vont mal.
Mais je pense qu'il est cette entrée d'étudiantes, elle est très important. On l'encourage autant qu'on peut en soutenant les associations étudiantes et je pense que c'est aussi quelque chose qui sur lequel il faut insister. Euh nos jeunes ont de grandes qualités humaines et et nous on se doit de les accompagner pour ça.
Merci beaucoup. Alors peut-être juste une petite petit complément juste par rapport à à ce qui vient d'être dit. Nous à Strasbourg, on a quand même constaté effectivement euh cette alors je ne sais pas si vous l'appelez dégradation, mais il y a parfois un décalage quand même entre la maîtrise des fondamentaux euh et ce qui peut être demandé dans une première année, ce qui nous a conduit par exemple à à mettre en place un certain nombre de de renforcements dans un programme qui s'appelle PILS en math physique et chimie typiquement.
Euh ça fait aussi euh partie des choses qu'on qu'on réfléchit dans des soutiens particuliers euh en fonction des catégories d'étudiants aussi euh qui peuvent avoir besoin d'un soutien particulier. Euh étudiants étrangers par exemple aussi he qui arrive. Euh donc ça ça fait aussi partie des des choses qui peuvent permettre euh de travailler.
On a aussi toute une série de euh de propositions euh de de DU en fait qui sont mis en place euh pour justement éviter euh que des étudiants euh euh en quelque sorte sort au bout d'un an sans aucune sans aucun accompagnement, hein. Donc on a des accompagnements qu'on appelle différentes manières, mais l'idée c'est de travailler avec eux pour voir qu'est-ce qui fait qu'ils peuvent rencontrer des difficulté en première année. Ça peut mener à des réorientations.
Tous les chiffres qu'on aurait effectivement sur les sorties brutes sont moindres par rapport à ce qui est serait plus aux alentours de 10 % de de le reste étant en réorientation et puis parfois ça leur permet aussi parce que je pense qu'il faut quand même avoir une petite réflexion sur le fait que le voilà on n'est pas enfin on de plus en plus dans nos parcours professionnels, on admet le fait que ben on a des chemins différents, on peut faire des choses différentes. On peut et quelque part on donne pas cette chance là au au jeunes qu'on a dans nos universités. Ils doivent choisir de plus en plus tôt au niveau de la seconde sur quoi ils doivent se spécialiser.
Ce qui peut être très bien mais ce qui en même temps est peut être une source d'interrogation. Et puis ils peuvent très bien aussi bah finalement partir sur une voie puis se rendre compte que c'est pas la voix qui qui en fait leur leur va. Et on on met en place aussi par exemple des systèmes d'immersion pour permettre d'aller voir dans d'autres euh dans d'autres formations euh si ce sont des choses qui sont susceptibles de les aider.
Je pense que c'est peut-être aussi à avoir en à tenir en compte dans dans l'idée effectivement que le système français produit beaucoup euh d'échecs et beaucoup de sélection par l'échec. Je pense qu'on a beaucoup travaillé sur ces sur ces éléments-là justement et bien avant la fin de la première année, hein. C'est vraiment de très tôt parce que sinon effectivement leur faire perdre leur tran ce qui est ce qui est dramatique.
Merci pour ces précisions et encore une fois on est preneur de tous vos chiffres en particulier sur cet aspect-là parce que vous comprenez bien qu'on parle pas de la même chose si on parle de 40 % ou de 10 %. Donc il faut vraiment qu'on arrive à voir clair. Euh il y a pas de chiffre a priori à l'échelle nationale, mais si vous en avez vous euh on on en est on est preneur bien volontiers.
Euh [grognement] je m'aventure dans une question très courte euh mais qui pourrait amener des développements très longs. Donc je ferai appel encore à votre concision. Peut-être si deux personnes peuvent répondre parce que vous aurez sans doute le même avis.
Qui est devenu le dans Parcours Sup ? Vous vous souvenez de cette possibilité d'intégrer vos formations si on suit une formation, on l'a mis en place et je pense que ça c'est un des effets positifs de la loi ORE, c'est de permettre la mise en place du c'est de permettre aussi la mise en place de la réorientation et aussi une prise en compte de l'examen des dossiers par les collègues qui est beaucoup plus importante. Donc le est mis en place et c'est un en tout cas dans nos universités c'est mis en place et et la loi nous a permis d'avancer et de progresser dans cette prise en compte là.
Tout le monde pourrait faire la même réponse que monsieur le président de l'université avec une avec quand même une une chose que j'aimerais ajouter, c'est le ce qu'on avait appelé le wissi 2, c'est-à-dire le décalage de la première année. Juste faire attention aux effets sociaux de ce type de de choses là, ça ne convient pas nécessairement. Ça c'est plutôt dissuasif pour les étudiants et faire attention que les systèmes de bourse suivent quand on parle de d'accès.
Je crois que c'est important quand même d'avoir ça en tête. Ouais, ce qu'on se disait tout à l'heure. Merci beaucoup.
Euh alors, deux dernières questions pour ma part avant de laisser la parole à nos collègues. Euh, un point sur le programme Bienvenue en France. Ah, pardon, j'avais juste une petite remarque depuis tout à l'heure, on parle de l'université comme étant un bloc homogène.
Alors, c'est extrêmement hétérogène en fonction des disciplines, en fonction voilà, ça on est parfaitement d'accord. On a on a eu l'occasion de travailler sur ce sujet. On le mesure pleinement, vous en êtes déjà les uns et les autres une illustration euh mais il y en a beaucoup d'autres et on a bien conscience de cette diversité.
Euh on en dira d'ailleurs un mot tout à l'heure sur l'aspect territorial sur le programme Bienvenue en France. Une question là aussi précise. Vous avez pris la peine les uns et les autres lorsque vous citiz nombre d'étudiants de faire part du nombre d'étudiants étrangers dans vos universités.
Est-ce que vous considérez que les conditions d'accueil des étudiants étrangers répondent à l'objectif d'excellence de nos universités françaises ? Concrètement, est-ce que ces étudiants sont accueillis dans de bonnes conditions ? Est-ce que le contrôle de la maîtrise de la langue française à vos yeux est suffisant pour ces étudiants pour leur permettre de suivre les formations d'excellence de l'université ?
Est-ce que les conditions financières fixées à leur accueil leur permettent de suivre leurs études dans de bonnes condition ? Je fais écho à des échanges qu'on a déjà eu avec les uns ou les autres et avec le président de France Université nous indiquant que beaucoup d'entre eux se retrouvent dans les associations caritatives d'aide alimentaire. On comprend bien que ce ne soit pas des bonnes conditions pour réussir ces études en France. très rapidement parce qu'on en a on en avait parlé lors de votre venue.
Euh d'abord, on essaie de faire le maximum pour bien les accueillir et il y a des il y a des labelles, il y a des étoiles qui sont données dans nos universités et vraiment on a une population et une administration qui essaie vraiment de de faire le maximum. Ensuite, effectivement euh il y a des conditions d'abord de ressources pour pouvoir arriver et ça donne lieu aussi à un certain nombre de de méthodologies de certaines personnes mal intentionnées qui prêtent de l'argent aux étudiants, qui ensuite enlèvent l'argent une fois qu'ils sont en France et qui les font rembourser. Euh moi, j'ai alerté plusieurs fois certains politiques sur ce sur ce marché sordide, hein, puisque à la fois euh on les fait venir, on leur donne un prix, une fois qu'ils sont en France, on leur enlève les sous, il faut qu'ils remboursent des choses.
Je vous dis pas comment les filles doivent doivent doivent rembourser. C'est absolument scandaleux. Et euh et ensuite euh il y a aussi un état de de santé de ces étudiants.
Euh à AMU, on a euh ouvert deux centres de santé. On a créé des centres de santé. C'est pas de la médecine préventive, c'est de la médecine curative, un à ex, un à Marseille pour l'ensemble des étudiants et des personnels.
Donc c'est on a engagé des médecins mais et je dois vous avouer que ces centres de santé notamment sur Marseille servent beaucoup pour les étudiants étrangers qui arrivent dans des états de santé pas possible quoi. Et vous nous dites, monsieur le président, que certaines jeunes filles se prostituent pour faire face au frais de Oui, en tout cas ça existe. Ça existe.
Merci de chiffer. Je voulais le dire parce que sûr on imagine que les chiffres sont difficiles à obtenir dans ce domaine-là, mais c'est important de le mesurer. Euh merci.
Peut-être une dernière question et là je vais vous demander très rapide pour que mes mes collègues puissent prendre la parole mais vous allez voir, c'est très simple. On va parler des antennes locales. Vous en avez certains, les uns et les autres.
Avez-vous des chiffres concernant la réussite des étudiants dans les dans vos antennes locales par rapport à vos universités centrales des pourcentages, vous en avez ou vous en avez pas ? Et après, on laissera la parole à nos collègues. On entend beaucoup de discours différents sur les antennes.
Certains sont sont les fervants défenseurs, d'autres au contraire voudraient les supprimer. Pour essayer d'y voir clair, on se disait que le les taux de réussite pouvaient peut-être être un aiguillon. Si vous n'en avez pas, on passe la parole à nos collègues.
Si vous en avez, on vous écoute. Non, c'est alors [raclement de gorge] sur les chiffres précisément non, mais quand on met en place une antenne délocalisée, la le le critère principal, c'est que les étudiants réussissent aussi bien que sur le voilà, c'est le critère principal de pour travailler avec les collectivités notamment et la mise en place, c'est véritablement le fait que on place les étudiants dans les mêmes conditions de réussite que les autres. C'est le cas notamment sur les études de médecine où il y a une territorialisation des études de médecine aujourd'hui euh qui est qui est attendue euh sur les territoires mais qui nécessite que ça soit de la même qualité euh partout.
Tour à une antenne à Blois avec un IUT, donc avec un taux de réussite très bon de niveau d'anut et puis de de deux licences délocalisées qui ont le même taux de réussite que celle de du site principal de tour. J'en profite pour dire qu'effectivement c'est ces chiffres de 40 % je pense qu'effectivement ils sont biaisés. Vous l'avez dit vous-même, il y a la réorientation, le redoublement aussi qui est pas forcément un échec.
Et puis euh on peut prendre l'exemple des lass hein des licences avec accès santé. Lorsque l'étudiant va euh finalement réussir son entrée dans la dans dans la 2e année de santé, c'est considéré comme un échec parce qu'il il a pas poursuivi dans la licence d'origine. Donc vous voyez bien que ce sont des chiffres qui posent problème.
Donc je suis d'accord avec vous, faut que de notre côté on vous fournisse des chiffres. Mais il est vrai que voilà si si la Cour des comptes a fait son calcul d'un de milliards d'euros de coût de ces échecs avec ces chiffres là, bon il y a sûrement quelque chose à revoir. Merci.
À Lille, on n pas une politique d'antenne, hormis pour l'INSP où on est très attaché au site. Ça forcément et ça fonctionne très bien et les jeunes, ils sont ils sont très heureux. On a une antenne à cambrer pour le droit qui réussit très bien.
Mais je je vais même plus loin. Nous, on est plutôt pour une centralisation des études de santé. Euh on sait que ça se on doit avoir une antenne par département.
Nous, la position qu'on a avec le le doyen qui quitte ses fonctions et je pense le suivant, c'est au contraire une centralisation euh des études de santé parce que ils doivent percevoir les enjeux du concours. Et quand vous êtes dans une antenne à 50 30 40, bah vous ne percevez pas les enjeux du concours comme vous comme vous le percevez quand vous êtes au milieu d'un amphi de 700. C'est pas du tout la même chose.
Et voilà, en revanche, on est très attaché à avoir des liens avec les centres hospitaliers de territoire pour faire des des passes avec par exemple une mineure IPSI. Ça ça nous paraît être un bon modèle de territorialisation. Sur sur AMU, on est sur sur 10 villes.
On a une politique d'antenne très forte de campus connectés. Euh moi je trouve que c'est quand même une richesse pour les villes de garder la jeunesse sur dans dans ces villes qui sont pas hors des grands qui sont hors des grandes métropoles. On va en ouvrir une une nouvelle antenne à Martique bientôt.
On ouvre une passe pardon à distance en médecine à digne. Donc euh voilà, moi je trouve que c'est euh d'abord l'université sur ces sur ces antennes permet de dynamiser les villes et les territoires. Voilà, ça fait de l'innovation, ça rassemble les collectivités territoriales et je trouve que c'est très bien.
Nous, on a une politique d'antenne très forte qu'on revendique parce que ça permet au d'abord dans cette période actuelle, ça permet aux parents de garder les enfants un peu plus tard euh chez eux. Il y a moins de déplacement euh Martig Marseille ou Salon Marseille. Je pense que c'est aussi bon d'un point de vue écologique.
Nous il y a peut-être une précision, c'est que il y a forcément des universités, il y a l'université d'Artois, l'université de Polytechnique des Haut-Fance et l'université du littoral qui en fait sont des universités de plein exercice et et jouent ce rôle d'antenne que l'université de Lille n'est pas de ce fait obligé de jouer. Bien sûr, ça dépend donc énormément des territoires et du format des territoires en fait. Je vais passer la parole aux collègues qui me le qui me l'ont demandé en commençant par Alexandra Borquio Fontin.
Vous avez la parole chers collègues. Merci monsieur le président, madame la rapporteur, mes chers collègues, madame et monsieur les présidents d'université, il me semble que vous partagerez mon analyse. Les universités ne sont pas seulement des lieux de production et de transmission de savoir.
Elles sont de véritables moteurs de d'innovation, de coopération et euh de rayonnement. Et l'université euh Code d'Azure, que je connais bien, pardon, mais je parle en connaissance de cause. On est la parfaite illustration et on eu l'occasion d'en observer l'action et l'impact.
Elle fait partie des grandes universités françaises intensive en recherche laisé comme vous le savez initiative d'excellence avec un fort rayonnement international. Elle est un vrai atout essentiel pour notre département des Alpes Maritime en s'imposant comme une véritable plaque tournante du savoir au croisement de la recherche, d'innovation et des partenariats avec euh des acteurs économiques et institutionnels. Raison d'ailleurs pour laquelle je suis euh à leur côté pour dénoncer la sous-dotation structurelle de l'établissement.
L'université dans sa globalité, vous l'avez compris, n'est pas seulement formatrice d'hommes, elle doit être également productrice d'idées, c'est-à-dire créatrice de situation conceptuelle nouvelles qui contribuent au développement de nos sociétés. Donc en ce sens, il apparaît essentiel de croiser les regards et de renforcer le couplage entre les universités et la sphère socio-économique. La question de la valorisation de la recherche est à cet égard absolument central.
Elle constitue le trait d'union entre production scientifique et application concrète en permettant donc le transfert de technologie, le dépôt de brevet ou encore le développement de partenariat industriel durable. Ces dynamiques soulèvent donc plusieurs interrogations. Euh madame et messieurs les les présidents, quelle est votre propre définition d'une recherche collaborative et ancrée dans les défis sociétaux actuels ?
Comment les partenariats entre les universités et les entreprises sont-ils organisés ? Puis enfin, comment évaluez-vous l'impact de ces collaborations sur les dynamiques territoriales en terme d'innovation, de création d'emploi, d'attractivité économique et de rayonnement international de vos établissements notamment en matière de partenariat scientifique, d'attractivité des étudiants et puis de chercheurs étrangers ou encore de positionnement dans les classements internationaux. Ah oui, c'est lourd.
Ouais. Vous avez 4h euh [rires] ils sont qui qui veut s'exprimer ? Oui, je vous en prie.
Je veux bien dire un petit mot. [grognement] Donc euh on je l'ai pas évoqué dans mon propos sur l'université mais effectivement l'université de tour est pilote de son PUI pour l'universitaire d'innovation avec des partenaires territoriaux. Je pense que effectivement c'est très important que les universités là aussi soient chef de fil pour pour porter l'innovation. euh avec les organismes de recherche, avec les les CHU sur sur notre territoire.
Euh évidemment, ce qui est intéressant, c'est d'aller au plus proche des préoccupations des des partenaires des entreprises. Euh et il y a quelques exemples assez emblématiques de choses qu'on peut qu'on peut qu'on peut monter comme par exemple un on a créé à tour un laboratoire qui est de recherche euh qui est au cœur de l'entreprise. Bon, je peux le citer, c'est ST microélectronique et on a un laboratoire qui s'appelle le CERM qui travaille sur l'innovation en matière d'électronique et qui est hébergé vraiment dans l'entreprise elle-même.
Ce qui fait qu'il y a vraiment une relation extrêmement étroite entre l'entreprise et les chercheurs au bénéfice d'une innovation technologique. Donc je pense qu'il y avait il y a évidemment on doit se tourner vers les partenaires économiques et si on peut faire en sorte avec des outils comme cela que le le partenariat est encore plus fort qu'une simple collaboration et ben je crois qu'on a des avancées vraiment extrêmement extrêmement importantes. Merci monsieur monsieur Berton.
Vous l'apprendre si vous pouviez dire deux petits mots de la réussite de vos programmes d'accueil des universitaires États-Unis. C'est maintenant c'est maintenant ou jamais. [rires] Alors vous avez posé une question très générale et vous une question très précise.
Après, il faut répondre très très brièvement. Écoutez simplement d'abord les universités, je crois qu'on est tous structurés de la même manière pour la valorisation de la recherche. Ça fait partie des missions de notre université, de nos universités.
Nous en sommes tous conscients. Il est loin le temps où l'université était complètement déconnecté du monde socio-économique. Au contraire, les universités sont plutôt moteur et motrice.
Voilà. Euh moi, il me semble que alors on a des comités de prospective stratégique dans lequel on interroge nous certains gros industriels sur les futurs métiers, les les besoins qu'ils auront dans pour pouvoir adapter nos formations. On a des on a aussi créé sur Exmseille université la cité de l'innovation des savoirs d'ExMseille.
C'est un lieu qui a été porté par l'université, qui a rassemblé l'ensemble de la des structures de valorisation et d'innovation privé comme public, métropole, CMACGM, région, l'Occitane, on a créé ce lieu de l'innovation qui est un lieu commun qu'AMU a à porter, à créer et tout le monde est venu. Voilà, ça c'est vraiment un exemple de l'impact qu'on peut donner. Il y a des banques aussi dans cette cité de l'innovation.
Il y a des fonds d'investissement. Voilà, ça c'est intéressant. Alors ça c'est pour nous important mais encore une fois il y a les PUI, il y a les tout on est tout structuré et on a bien conscience de de ce devoir d'impact de nos universités publiques parce qu'on a aussi là par rapport au privés vous allez dire j'y reviens toujours sur on a quand même la recherche avec nous ce qui nous permet de faire la différence et de la recherche fondamentale se crée l'innovation voilà se crée l'innovation voilà ça c'est important ensuite sur le problème sur le programme Safe Place for science en fait ça a été un programme qui était euh quand on est président de l'université, on dort pas beaucoup.
Donc on regarde parfois la télé tard, on voit les les chaînes américaine, on voit ce que fait Trump le 8 mars en particulier dernier. Ouais. Ou et donc je moi j'étais absolument scandalisé scandalisé de la manière dont d'un coup s'éteignait la recherche aux États-Unis.
Donc le 8 mars ce matin, j'ai appelé mon vice-président et je lui dis "Écoute, on va faire un programme d'accueil des chercheurs américains empêchés par Trump. Voilà. Donc le 8 mars, on a lancé ce programme.
Il faut dire alors sur les réseaux d'abord, on a créé le fond, on a pris de l'argent index, c'était de l'argent qui était déjà réservé pour l'attractivité. On l'a on l'a mis pour les Américains. On n pas pris de l'argent aux chercheurs français.
On paye les chercheurs américains au prix des chercheurs français et ils viennent voilà et ils viennent bien avec leurs étudiants et voilà. Et euh alors le 8 mars, on lance ça, le 8 mars au soir, on a une première candidature. Faut dire que la personne exagérait un peu quand même parce qu'elle étudiait l'effet du changement Non non, elle étudiait l'effet du changement climatique sur les femmes en Afrique sur les femmes.
Donc là, je veux dire, elle est elle était en totale provocation. Voilà, il manquait LGBT, il manquit le mot clé, il manquait un mot un mot clé en plus. Voilà, en fait, on a eu euh 300 candidatures en 3 semaines, on a eu 600 candidatures, 300 encore après le voilà, on accueille actuellement 24 euh chercheurs, chercheuses plutôt parce qu'il y a plus de femmes que d'hommes d'ailleurs euh venant des États-Unis.
Euh, ils sont là, ils amènent leurs étudiants, on consacre entre 800000 et 1 million d'euros sur 3 ans par pour chaque chair de professeur et ça fait vivre tout un écosystème d'étudiants, ça fait vivre des collaborations. Et pour nous, le Paris, il est déjà gagné parce que même si un jour ces chercheurs s'en vont, les étudiants ont déjà leurs étudiants sont déjà rentrés en communication avec les nôtres. Il y a toute une voilà donc c'est une on considère que c'est une réussite.
On on on les force pas à déménager tout d'un coup. Ils viennent, ils font des allers-retours, certains sont déjà là. Les thématiques, elles sont faciles à connaître, hein.
Changement climatique, ARN messager, étude de genre et puis on a aussi réussi à attraper le numéro 3 de la NASA puisque qui est venu au lâ au laboratoire d'astronomie sociale à Marseille. Voilà. Euh David Ross.
Ah oui oui. Allez-y, allez-y, allez-y. Allez.
Juste une une petite précision sur votre question pour alors je vais pas nuancer ce qu'a dit Éric mais nous on a accueilli à peu près une dizaine de chercheurs américains ou issus de des je dirais des mesures de Trump mais ils ne veulent pas se déclarer sur la plateforme parce qu'ils ne veulent pas que leur pays soit au courant qu'ils sont qu'ils sont dans cette dans cette situation. Donc ils viennent en revanche le système qui était mis en place, c'est-à-dire la la plateforme qui a été mise en place ne fonctionne pas aussi bien que ça. Alors je sais pas quelle est l'expérience d'Éric là-dessus mais en tout cas nous on a on a vraiment des difficultés à faire en sorte qu'il se manifeste.
Et j'ai juste une dernière petite un exemple à vous donner parce qu'il il date d'hier. Hier, on a signé avec l'université de d'Ottawa une chair sur la sécurité de la recherche et la présidente d'Université d'Ottawa nous a informé que le gouvernement d'Ontario vient de mettre 1 milliard7 pour accueillir des chers de chercheurs américains sur 10 ans. Si je peux peut-être ajouter Si je peux peut-être ajouter [rires] une dernière petite chose parce que c'est quand même ça ça vient en plus des des choses qui viennent d'être dites.
Peut-être de rappeler que en tout cas l'université de Strasbourg, il y a il y a depuis fort longtemps des actions qui vont plus globalement protéger ce qu'on appelle les chercheurs empêchés. Malheureusement, il n'y a pas que les Américains. Bien au-delà he beaucoup de de chercheurs qui effectivement ne peuvent pas chercher dans des conditions dignes de ce nom.
En tout cas, en terme de liberté de recherche, je voulais juste ajouter parce que vous l'avez mentionné en demandant comment est-ce que les universités finalement définissait des programmes de recherche en lien avec les entreprises. Ça va bien au-delà des entreprises hein, puisqu'on le fait avec le monde associatif, avec le monde de la culture, c'est aussi extrêmement important dans des actions de de sciences et société. Et je le dis parce que c'est ces actions de sciences et société, elles sont de plus en plus non financées comme si c'était une espèce de chose de décoration dans nos universités.
C'est absolument central euh parce que euh on l'a dit, l'un des enjeux auxquels on fait face, je dirais euh allez toutes les demi-journées, hein, je pense que c'est à peu près la fréquence, c'est la remise en cause de la liberté académique et de la liberté de recherche. Euh l'un des enjeux effectivement, c'est de pouvoir être en lien avec la société sur ce qu'est la science. Ça c'est toute une série de choses qu'il faut faire en médiation effectivement, mais aussi de se nourrir de ce que la société peut avoir à demander à la science.
Et ça c'est ces actions sciences et sociétés. J'aurais vraiment euh mettre le l'accent dessus parce que c'est extrêmement important et pour les universités et globalement euh pour l'ensemble de la société que vous avez aussi en charge. Merci David Ross.
Merci monsieur le président et puis merci à vous mesdames et messieurs les présidents de l'université d'abord pour évidemment votre contribution mais de manière plus globale pour tout ce que vous faites au quotidien dans vos établissements parce que vous avez beau venir d'établissements très différents, on voit que il y a le même effort d'excellence vis-à-vis des étudiants que ce soit sur la formation, l'accompagnement et d'ailleurs vous êtes pour moi les meilleurs vecteurs de communication. Je trouve que les universités mettent pas assez en avant tout ce qui est très positif, ce qu'on a tendance à faire assez facilement du pour le dire en mauvais français du bashing sur le monde universitaire. Et je sais que vous avez déjà des journées très remplies mais je vous invite à ce qu'en terme de communication vous soyez les propres vecteurs de la communication universitaire.
Euh vous donner envie en tout cas ce que on inscrive nos enfants à l'université. Alors en plus vous êtes un moment important parce que vous êtes au croisement de jeunes de la jeunesse, vous l'avez dit, qui ont eu un parcours avec des choses qui ont été faites, donc on d'autres choses qui n'ont pas été faites qui auraient dû être faites et vous vous êtes à un niveau où vous allez essayer de faire les choses et de ce qui pourra être fait pour l'avenir. Donc ça m'amène à à trois petites questions mais qui en fait ont suivent le la même colonne vertébrale.
La première question, c'est finalement, vous héritez de jeunes, ça a été dit, sur le le niveau après la réforme du bac et je ne sais pas si vous avez été sollicité au niveau universitaire par rapport au socle de connaissance nécessaire en licence pour aller de l'excellence de qualité à l'excellence en quantité sur les programmes et le socle qu'il faudrait avoir pour pouvoir en fonction des filières ne pas être gêné par rapport au programmes de licence qui eux sont restés au même niveau. La deuxième question qui est liée à ça, c'est finalement ça pose la question du volume horaire. Est-ce qu'il faudrait pas imaginer que peut-être ce qui des en tout cas sur la partie L1 voir L2 un volume horaire supérieur à ce qu'il est actuellement pour vous permettre de compenser ce décalage qui aurait suite à mes questions 1 entre le socle et l'objectif que vous souhaitez atteindre au niveau de licence.
Au passage en petite en petite phrase provocatrice sur parce que je connais un petit peu le monde scientifique, est-ce que finalement les cours d'amphi sont efficaces à un niveau L1 L2 par rapport à des cours TD intégrés he si on doit gérer le volume horaire quand on voit et la présence dans les amphiilles et surtout les étudiants perdus qui viennent ensuite en TD pour finalement essayer de comprendre le cours auprès de leurs enseignants voir choisir leur TD en fonction de la capacité de l'enseignant du TD à mieux faire passer les notions du cours. Donc c'est c'est peut-être une question à se poser. Alors évidemment, il y a des domaines où on a la chance d'avoir des professeurs tellement excellents que c'est un vrai plaisir de boire le cours en ami, même si on comprend rien par ailleurs, qu'il faut ensuite retravailler une fois qu'on a terminé.
Et la troisième question, c'est au-delà de ça, si vous deviez juste demander une chose pour aller vers cette excellence de quantité, en quantité, quelle serait-elle ? Alors, qui veut s'exprimer ? On on a le droit de répondre du financement.
Évidemment, si tout le monde dit financement comme nous disait la madame la rapporteur, c'est pas la peine de le dire mais plus d'un mais si c'est que ça voilà ça vaut le coup aussi de l'entend indirectement je pense que c'est un vrai c'est un vrai sujet. On parlait tout à l'heure du coût de l'échec en licence mais on parle aussi du coût de l'accompagnement de nos étudiants en terme de volume horaire et aujourd'hui quelle solution est-ce dont on dispose ? Ça peut être justement de diminuer le volume horaire que l'on va donner en présentiel et on sait que ça c'est c'est potentiellement source d'échec.
Et puis une question qu'on n'a pas abordé, c'est celle de la maîtrise par les universités de leur capacité d'accueil pour garantir la qualité euh des formations. Et pour répondre à votre première question, euh le la réforme du lycée, on la voit on commence à voir les effets sur la féminisation des études scientifiques. Bien sûr, monsieur Bordet, vous vouliez la parole ?
Oui. Non, non, pas de souci. Euh c'est tout.
La réforme du bac, elle a eu lieu. Un de ses promoteurs d'ailleurs était lillois, je le rappelle. Euh je pense que c'est plus aujourd'hui dans l'orientation des choix des disciplines au lycée dans la perspective de du parcours universitaire ultérieur qu'il faut continuer à travailler parce que voilà notamment ceux qui abandonnent les mathématiques à un moment où et là par rapport à à bienvenue en France paradoxalement on a des jeunes qui viennent de d'Afrique sub-saharienne ou d'Afrique du Nord qui ont un niveau en math meilleur que nos nos jeunes françaises et et nos jeunes français.
Moi, je ne suis pas sûr qu'il faille augmenter le volume horaire en licence. J'aurais même tendance à plutôt prener euh une baisse de ce volume horaire par rapport à à au décret licence. Euh je pense que nos jeunes n'ont plus tout à fait euh ne ne sont plus euh euh comme nous l'avons été euh il y a 20 30 ou 40 ans quand nous étions sur les les bans de la fac et il faut euh moins d'heures et peut-être plus euh un travail en groupe parce que chacun a des compétences, chacun amène à l'autre des moyens de de s'émanciper, de traiter était un un sujet.
Or, on les prépare aussi au monde du travail et nous passons notre temps à travailler en groupe. On travaille rarement solitaire aujourd'hui. Les outils informatiques, comment on les maîtrise et cetera, ça c'est une vraie réflexion euh pédagogique.
C'est le sens de notre projet libellule dont je parlais euh tout à l'heure qui fait appel à à d'autres d'autres compétences euh et avec des innovations pédagogiques. Et puis un souhait, bah oui, moi je vais pas être j'ai pas les moyens d'Éric pour accueillir des étud des des chercheurs américains ou d'ailleurs, même si on fait on a des chaires internationales parce que je l'ai pas dit par pudeur sûrement, mais on est comme Philippe parmi des établissements qui sont historiquement sous sous-dotés et moi je vais pas demander de l'argent mais au moins que on puisse résoudre ce problème de l'inégalité entre les les universités. Aujourd'hui, c'est socialement anormal qu'un étudiant à Lille à Tour à Marseille et cetera, même si chacun a ses difficulté et euh je pense qu'entre les quartiers nord de de Marseille et Roubé euh même combat.
Euh et donc euh euh mais il n'en demeure pas moins que la la le maintien de cette inégalité territoriale aujourd'hui est proprement scandaleux. Tous les jeunes sont doivent être équivalents et traités de manière équitable sur l'ensemble du territoire national. Alors forcément ça demande à un moment un investissement.
Madame Ber, je vous en prie Pierre la parole à Max Brisson pour compléter effectivement sur un certain nombre d'éléments. Ce qui permettra de revenir aussi sur le sur le programme Bienvenue en France. Je pense que tous les étudiants ont effectivement euh un programme à suivre qui doit pas être alourdi euh parce qu'ils ont à côté une vie étudiante et je pense que ça c'est très très important.
Ça permet de développer un certain nombre de compétences transversales. On a évoqué l'intelligence artificielle de plus en plus. Il va falloir acculturer nos étudiants à cette intelligence artificielle.
On a parlé aussi des compétences en en en DD en développement durable typiquement. Mais je pense que ça peut être pour les étudiants étrangers effectivement les compétences en français, ça peut être les compétences un certain nombre de de de compléments en terme de méthodologie de manière effectivement à pouvoir créer les conditions de la de la réussite. Donc je pense que je pense qu'il faut réfléchir par rapport à ces à ces enjeux là qui supposent effectivement un investissement au plein sens du terme mais qui suppose pas nécessairement une augmentation en terme de volume horaire de de face- à face ce qu'on appelle le face- àface pédagogique.
Alors le face-àface ensuite effectivement il doit tenir compte des des de la soutenabilité à la fois financière et surtout de la fin de la soutenabilité humaine. C'est-à-dire qu'il faut effectivement avoir suffisamment de personnes qui encadrent. Dans certains cas, le cours d'hi reste une très bonne chose.
Dans d'autres, effectivement, il faut il faut avoir d'autres formes de pédagogie. Et on a tous, je pense tout particulièrement un institut s'appelle Lidip à Strasbourg qui a beaucoup fait progresser l'ensemble de nos enseignants chercheurs sur les différentes formes de pédagogie. Ça, je pense que c'est un élément.
Et puis vous demandiez s'il y a une chose euh si on pouvait demander une chose euh au génie qui est dans la lampe, c'est pour moi une seule chose. Faites-nous confiance. Je pense que les universités, on sait former, vous l'avez vu, on sait répondre aux différentes attentes, on sait gérer.
Je pense qu'il est grand temps de faire confiance aux universités françaises. Je voudrais euh alors puisque monsieur le sénateur nous a gentiment incité à maintenir notre budget com, merci. Euh [rires] augmenter mais ça l'état est pas d'accord.
Alors par contre voilà de manière beaucoup plus grave ou plus sérieuse peut-être la la promesse de la République, la promesse par excellence de la République, c'est l'égalité des chances. Cette égalité des chances dans l'enseignement supérieur, dans les études supérieures, elle est pas assurée actuellement. Il y a des élèves qui sont obligés de travailler, il y a des étudiants qui sont obligés de travailler pour pouvoir survivre.
Je dis pas vivre he survivre. Et donc évidemment, il y a pas la même égalité de chance entre les étudiants. Ça c'est la promesse de la République est en échec.
Pour rétablir cela, il y a deux deux conditions préalables. D'abord que l'État fasse clairement le choix de l'enseignement supérieur public. C'est fondamental.
Deuxème, mais ça je suis on est très peu de présidents à l'université apporter cette mesure. Deuxème choix fort, un revenu pour les étudiants comme au Danemark. Si on veut avoir une souveraine une souveraineté dans le futur, si on veut avoir une souveraineté dans le futur, si on veut avoir une jeunesse et l'avenir du pays, l'avenir du pays, c'est les étudiants, c'est la jeunesse.
Si on veut avoir une souveraineté nationale, il faut que nos étudiants puissent avoir un métier, avoir des compétences et donc ça c'est à l'université. Un revenu étudiant est une solution. Ça coûte beaucoup beaucoup d'argent.
C'est un choix fondamental du pays. Ça c'est vrai. Mais c'est à cette condition là qu'on pourra alors avec des conditions d'acidité, de réussite, il y a pas de [rires] souci.
Mais un revenu étudiant permettrait de faire de nos étudiants de véritables citoyens actifs. Alors Max Brisson et après Bernard Fialer. Max d'ur je n'attendrai même pas de réponse.
Je vais intervenir pour que vous ne pensiez pas que qui ne dit mot qu' sent. Je suis à peu près en opposition avec 80 % de tout ce que vous avez dit cet après-midi et je voulais avant de partir quand même l'exprimer. Je suis monsieur le président d'université de Marseille.
Très certainement, je ne mets pas le même sens que vous dans le mot promesse républicaine, égalité des chances et je suis à peu près en opposition absolue avec ce ce que vous venez de dire et je tenais à ce que vous le sachiez. J'ai l'impression, vous qui étiez président d'université, que vous n'avez pas entendu parler de la dette abiciale de notre pays, que vous n'avez pas entendu parler des déficites qui s'accumulent et que finalement tout l'après-midi vous avez demandé que tout l'après-midi vous nous avez demandé des financements public toujours public sans peut-être s'interroger sur d'autres moyens d'assurer le financement comme d'autres pays et c'est toujours ici en part du budget de l'État vous répondrez mais je ne pense pas rester puisque façon on aura dépassé l'horaire je je répondre quand même je c'est en pourcentage du PIB de la nation que l'on pourrait parler et pas toujours du budget de l'État comme s'il était un puissant fond on pouvait toujours puiser la deuxième remarque que je voudrais faire c'est que madame rapporteur qui vous a dit et je partage son avis qui a bien des choses qui marchent parfaitement à l'université qui vous a dit que nous allions évoquer ce qui ne fonctionne pas et pendant tout l'après-midi, vous avez été sur la défensive pour montrer circuler, il y a rien à voir mais oui, tout va bien sur le décrochage, pas de sujet, [raclement de gorge] pas de problème. Des jeunes en échec, c'est un coût social pour eux.
D'abord Marie-Louise du du premier empire envoyé au CASPIP sont non formés non préparé et envoyé à l'université comme cela comme les Marie Louise de la de la fin de l'Empire. Ensuite madame le rapporteur avec beaucoup de précautions par les sélections rien à voir. Oui le baccalauréat pour tous c'est toujours un grade universitaire on se pose jamais la question.
Après tout, pourquoi ne serait-ce pas de avant un certificat de fin d'itude secondaire préalable à la mise en place de système de sélection ? Troisièmement, finalement, le dualisme qui est vieux comme notre système depuis que l'État lui-même a décidé dès le 19e siècle de faire de mettre un terme au monopole de l'université monopole impérial en cherchant à créer des voies sélectives sous le public, sous l'ég d'autres ministères et que l'université par ailleurs a multiplié les voies sélectives. Mais ce dualisme, vous l'assumez pleinement dit, il y a des voix qui conduisent à l'échec, on ferme les yeux.
Et puis il y a des voix sélectives à l'université, toujours au nom de l'université. Ce dualisme au moins m'insupporte. Moi si on parle d'excellence, je pense qu'elle soit pour tous.
Mais actuellement, il y a des voix vous savez parfaitement que vous conduisez les étudiants à l'échec, mais ça vous assure des moyens. C'est tôt à 100 % ça vous assure des moyens parce que l'affectation des moyens est liée au nombreux d'étudiants que vous avez et qu'importe ce qu'ils obviennent. Donc on vous a parlé de décrochage, on vous a parlé de sélection, on vous a parlé d'orientation et vous avez dit circuler, il y a rien noir, tout va très bien.
Et bien non, nous pensons que les choses ne vont pas et nous allons le dire et l'écrire très certainement et on prendra une partie de ce que vous avez dit. Voilà. Alors moi, j'aurais bien aimé que vous parliez par exemple du vrai sujet ses licences de ce fossé qui existe aujourd'hui avec le lycée du fait que des spécialités ont été mises en place et que vous n'en tenez pas compte ou en tous les cas qu'il y a pas de dialogue et je vous le reproche pas puisque la loi sur la réforme de la réforme du lycée qui n'ailleur pas le noir puisqu'on peut dans ce pays transformer le baccalauréat et réformer le lycée sans passer par le parlement c'est effectué avant après pardon la réforme de diversité la mise en place de parcours sup sur parcours sup c'est l'angoisse que ça génère chez les parents rien sur le fait que beaucoup de parents finalement choisissent en payant dans les établissement privés ça vous agace mais ça ne vous interroge jamais donc moi j'aurais bien aimé que vous essayiez d'apporter des réponses aux questions qui étaient posées plutôt que d'être sur la défensive je vous remercie d'avoir écouté au moins je vous aurais dit que je n'étais pas d'accord avec ce que vous avez.
Est-ce queon peut répondre quand même parce que c'est à peu près insultant donc euh nonultant excusez-moi. C'était différent de vous et je vous ai enlevé de votre Non non insultant je n'accepte pas. Insultant, je n'accepte pas.
Vous le retirez ou je m'en vais. Ben, je le retire volontiers mais par contre je suis à peu près en opposition totale ce que vous avez dit. Ça ne m'étonne pas et ça ne surv pas.
Mais mais par contre, je vais vous donner quand même quelques quelques spécificités et quelques précisions quand vous nous dites vous répondez monsieur le président alors vraiment 2 minutes parce qu'il reste encore deux questions derrière et je pense sincèrement que vous n'arriverez pas à trouver tous les deux un consensus. Donc républà voilà mais je suis d'accord avec vous. La promesse républicaine, président 2 minutes.
La promesse républicaine, vous voyez bien qu'on a du mal et on a donné des solutions. On n pas été sur la défensive, on a été sur des propositions. Il faut dire, on n pas l'impression d'avoir entendu la même chose les uns les autres.
En tout cas, voilà. Et puis franchement, l'université fait son travail. Quand vous nous dites qu'on on a on refuse les les capacités d'accueil, c'est les présidents quand ils demandent des capacités d'accueil.
C'est le rectorat qui les refuse, c'est pas nous. Oui. Oui.
Donc ne confondez pas. Il faut aussi avoir être précis être précis. Les l'université fait un travail de je vais parler l'université fait un travail de fond accueille toutes les jeunesses.
Où serait cette jeunesse sans les universités ? L'université fait l'université fait du fondamental, fait de la recherche fondamentale. C'est ça qui crée l'industrie.
Est-ce que vous êtes fait pour ça ? Est-ce que vous êtes fait pour ça ? C'est la vraie question.
Bien sûr qu'on est fait pour ça. Mais bien sûr. Évidemment qu'on est fait pour ça.
On est fait pour faire de la recherche fondamentale, former la jeunesse et faire vivre l'économie de ce pays. Mais pas tout c'est là que vous vous trompez. On s'entend plus là.
On s'entend plus. Donc donc pas de pas de réplique pas de réplique des deux. Est-ce que l'un des autres présidents, madame la présidente voulait intervenir ?
Bien rapidement puis après on passera au reste des questions. Nous ne sommes pas sur la défensive. Nous sommes venus pour expliquer notre quotidien qui n'est pas le vôtre.
Nous nous battons tous les jours quand nous nous levons le matin à 6h. C'est parce que nous avons chevillé au corps l'envie de faire progresser cette jeunesse. Nous sommes conscients des difficultés de la jeunesse.
Nous y apportons des solutions, des réponses au quotidien. Tous les mardis, moi pour ma part, ce sont les discussions que nous avons avec l'ensemble des doyens, des directrices, directeurs, de composantes, d'établissement composante. Comment on peut faire mieux ?
Avec moins d'argent et je suis désolé, en terme de budget, parlons du crédit impôt recherche qui est donné aux entreprises et qui ne revient jamais sur nos établissements. Vous n'en parlez pas. Je trouve ça dommage.
Il faut voir le budget dans sa globalité et ce sont des milliards qui sont donnés en appui aux entreprise. C'est probablement un choix. Ne venez pas nous dire que nous ne sommes aveugles de la réalité de la jeunesse.
Nous la voyons tous les jours. Nous y faisons cours. Moi, je continue à faire cours en première année de l'assè santé.
Les étudiants, je les vois dans leur diversité et je vous invite à venir à Lille pour vous rendre compte au quotidien de ce qu'est euh finalement une université. Je pense que vous en aurez euh non pas euh une vision euh de Marie-Louise mais une vision euh de euh réalité et ça n'est pas Waterlot Morneaine. Allez euh Bernard Fialer et Adelsian, hein.
Est-ce que vous proposez tous les deux vos questions ensemble et puis après on finira [raclement de gorge] par des réponses des présidents et on s'arrêtera là ? Non non, juste un éclaircissement. On vous avez parlé voilà des conditions effectivement de la vie étudiante d'étudiants qui sont obligés de travailler.
On s'aperçoit quand même que lorsque le temps de travail est réduit et par exemple il est euh utilisé au sein de l'université parfois pour faire des des soutiens, c'est même plutôt étayant que que pénalisant. Je voulais savoir quelle était votre marge de manœuvre et est-ce qu'il y a des dans la gestion de votre budget des capacités à à pouvoir offrir justement ces ces heures supplémentaires qui permettent d'avoir des revenus à des étudiants qui permettent aussi de l'encadrement. Tout le monde a parlé même du tutorat euh de l'intérêt de de l'encadrement comme on le voit.
Enfin, moi j'ai des exemples, des échanges avec de gens qui sont allés faire des études par exemple dans d'autres universités étrangères aux États-Unis qui ont pu être employés justement, on les repère et on les emploie dans l'université pour leur donner des moyens. Donc quel est votre marge de manœuvre à ce niveau ? [rires] Merci de poser la question.
C'est un point qu'on je peux je peux demander à Dion de vous poser la dernière question et après vous aurez la parole. Dernière question très rapide. Merci monsieur le président.
Monsieur les président juste pour dire d'abord que pour ma part j'étais en accord avec 90 % de ce que vous avez dit pour dans la dans le cadre. C'est pas étonnant mais ce qui est important c'est qu'on puisse écouter débattre. Non non ne relancez pas le débat tous les deux.
Ce qui est important c'est qu'on puisse débattre avec bienveillance avec sérénité et écouter les arguments des uns autres surtout avec les questions précises qui ont été posées par notre rapporteur Laurence Garnier sur ce sujet extrêmement important de l'excellence académie dans notre pays. Je prends le temps monsieur le président de poser mon propos. Ça a été fait par d'autres.
Il nous reste encore 11 minutes. Je vous remercie. Mes questions, elles sont très simples.
D'abord sur la question du revenu étudiant pour sortir les étudiants de la précarité sous condition d'acidité. C'est vous qui avez proposé ça, qui avez évoqué, comment est-ce que vous verriez justement cette articulation, cette création et comment vous mettrez ces conditionnalités en place. Voilà, je vais essayer d'aller vite.
Je je relève aussi des éléments qui sont revenus très régulièrement dans les auditions que nous avons faites sur le sous-investissement chronique de l'État. Euh notre rapporteur ici présente avec David Ross avait organisé la rédaction d'une d'un rapport sur le financement des universités. vous aviez été sûrement euh auditionné et qui avait montré justement que ce sous-investissement chronique avait des conséquences compliquées sur justement le fonctionnement des universités avec des difficultés structurelles pour les uns et les autres, les unes et les autres à boucler leur budget.
Euh j'ai noté aussi, vous l'avez rappelé monsieur le président Bordet, je crois la disparité de dotation entre les universités qui était un point qui était revenu à de nombreuses reprises et nous avions interrogé le ministre de l'enseignement supérieur de la recherche à l'époque qui nous avait pas apporté des réponses satisfaisantes sur ce point. Je voulais vous entendre peut-être à nouveau pour approfondir cet aspect. Enfin, vous avez parlé des on parle d'excellence académique.
J'ai commis une loi sur une proposition de loi sur la liberté académique. Je suis heureux d'entendre, monsieur Berton, justement que les universités françaises ai pu pour certaines prendre la balle au bon sur cette capacité à accueillir dans une compétition internationale universitaire des étudiants, des chercheurs américains dans notre pays. Et pour conclure justement, on parle de caisses de l'État qui sont vides.
Je me donnais 2 minutes, monsieur le président. J'ai commencé à 49. Les caisses de l'État sont vides évidemment, mais je voulais vous entendre justement sur ce rapport de l'Inspection générale des finances qui évoquait justement le l'immobilier inexploité dans les universités à hauteur de 16 millions de mètres carr.
Je voulais poser cette question là à votre à votre attention et comprendre aussi puisque tout ça est lié bien sûr au budget d'investissement des universités pour valoriser rénover ses espaces rénovation thermique avoir plus d'amphi d'accueil pour les étudiants. Voilà quelles étaient mes questions de manière simple et sereine. Monsieur Valter Oui oui, je [raclement de gorge] je vais alors du coup je vais commencer par la fin.
Il y a il y a un point qu'on a on a beaucoup focalisé sur l'accueil des étudiants, sur la formation, ce qui est un élément essentiel puisque c'est l'avenir de notre pays. Mais c'est il faut aussi se souvenir que l'université, ce sont 10 autres missions qui ne sont pas pour l'instant prises en compte dont la vie étudiante. Donc j'espère que la vie étudiante sera dans le code de l'éducation bientôt parce que c'est un coût important et c'est très important. pour la réussite de nos étudiants, mais aussi c'est de la recherche et de la formation.
Et c'est là et c'est là où je pense qu'il y a un biais pour l'instant parce que quand on compare les universités, on les compare par rapport à une à une dotation qui est calculée par rapport au nombre d'étudiants, un financement par rapport à un nombre d'étudiants et non pas par un financement par rapport à nos missions. Et toutes les universités n'ont pas forcément la même nature de mission, le même périmètre des missions. Et lorsque le ministre nous avait proposé de travailler sur un compte à 100 %, Éric était avec moi, on a dit c'est une très bonne idée de revisiter le modèle d'allocation des moyens aux universités.
Et je pense que c'est ça le point de départ, il est là parce que dire telle université attend par étudiant certes on va on va créer des disparités et c'est pas c'est pas normal mais ça correspond pas non plus à à nos missions. Et pour terminer par rapport à ce que vous disiez sur l'investissement parce que je je vais être cédé de court on s'aperçoit aujourd'hui que les pays qui investissent le plus dans l'enseignement supérieur la recherche innovation ce sont c sont ces pays-là qui sont en phase de progression en terme de compétitivité et de souveraineté. Et ça c'est un vrai sujet. sur lequel nous on est particulièrement euh vigilant.
Et sur votre première question, je voulais aborder le problème de l'alternance qui est un point extrêmement important chez nous. Non seulement on a énormément d'étudiants en alternance parce que c'est une source d'employabilité, mais l'université est source d'alternance. Voilà, je veux bien répondre sur l'immobil Bordé puis après madame Bro.
Oui. Je veux bien répondre sur l'immobilier. Euh nous on a 650000 m² de de de surface.
Euh une partie est dégradée aujourd'hui. Euh et ça en terme de de rayonnement de de l'université, c'est un élément très important. Si on accueille euh des collègues qui viennent de l'étranger et cetera, il faut le faire avec des des locaux de qualité et donc on a tendance à les emmener toujours au même endroit qui a été rénové en cachant un petit peu le le reste.
Et puis pour les conditions d'étude, bah voilà, c'est c'est très simple he des toilettes propres, fonctionnelles et cetera, c'est un élément important d'attractivité, de visibilité. Quand on parle du privé lucratif, que fait le privé lucratif en premier ? d'investir sur les locaux parce que ça fait un peu clinquant et bling bling.
Après l'arrière boutique en terme de formation, on on s'en moque un peu et donc nous on a besoin de rester compétitif sur un immobilier de qualité et bien sûr durable en terme de de coût énergétique parce que nos coûts énergétiques, je pense les collègues l'ont l'ont rappelé, c'est important et on voit que dès qu'on commence à rénover, on voit les factures euh bâtiment par bâtiment baisser et en terme de soutenabilité financière des établissements, c'est un élément important. Là encore, nous ne sommes pas euh des chefs d'établissement euh euh avec les yeux occulté. Euh on est euh à la fois euh des DRH, des euh directeurs immobiliers, des euh directeurs d'études et cetera et on prend euh tout ça en compte et c'est notre quotidien mais on est aussi motivé par le fait pour le faire parce que on veut faire avancer nos établissements.
Madame B. Oui, peut-être deux éléments. D'abord et ça tient peut-être aux expériences de chacune et chacun.
Je pense que l'université, elle a considérablement évolué ces toutes dernières années. Euh par exemple l'ensemble de l'accompagnement qui était évoqué par vous, monsieur le sénateur et et je pense que c'est un élément extrêmement important, cet accompagnement par tout, par mentorat et cetera est beaucoup développé. Alors soit on a des programmes spécifiques qui nous permettent de le faire.
On s'en est saisi aussi par exemple si on parle des licences pour renouveler en fait la conception de la licence qui n'est plus une suite de grands cours devant des amphies mais qui mais qui comprend aussi toute une série d'expériences étudiantes et d'engagements étudiants hein. Ça fait aussi partie des choses qui nous semblent extrêmement importants parce que l'université se trouve en cœur de ville et que et que étant en cœur de ville, elle a elle a aussi cette fonction de de permettre aux étudiants de s'engager vis-à-vis des des citoyens, vis-à-vis des quartiers. Enfin, c'est quelque chose aussi qui est qui est extrêmement important.
Euh ça nous a conduit aussi à faire de la rationalisation hein de nos maquettes, de ce qu'on propose. Euh donc on a on a évidemment conscience des enjeux budgétaires. Euh on travaille sur ces évolutions, on y travaille d'ailleurs en continu.
Je voudrais insister sur l'importance aujourd'hui d'adapter l'ensemble de nos formations des compétences, hein. L'improche par compétence est une chose aussi sur laquelle on travaille beaucoup pour nos étudiantes et nos étudiants euh par rapport à l'intelligence artificielle. Il faut qu'on aille extrêmement vite sur des choses qui sont pas extrêmement claires pour personne.
Euh et on le fait et on le fait euh parce que c'est effectivement euh le moins qu'on doiv à nos étudiantes et à nos étudiants. Euh c'est euh c'est c'est c'est aussi des expérimentations qui sont menées, hein. On a évoqué plusieurs d'entre nous des instituts interdisciplinaires. dans ces institutsl, on fait aussi évoluer cette offre de formation pour former les étudiants autrement, pour les rendre maîtres effectivement de leur parcours de formation et ça c'est important.
Et sur le sur l'immobilier, oui, il y a des potentialités de pouvoir dans certains cas plus ou moins je pense hein, en fonction de de nos parcs immobiliers divers et variés, des possibilités de valorisation sur lesquelles on travaille. Euh je crois qu'il est surtout important de ce point de vue-là euh et même si ça fait encore appel à de l'argent public de travailler avec l'ensemble de nos partenaires. Je voudrais juste par exemple évoquer euh le centre sportif universitaire que nous venons d'inaugurer à à l'Université de Strasbourg.
C'est plus de 20 millions d'investissements par l'ensemble de nos partenaires. Ça nous permet 90 disciplines sportives. Ça nous permet de soutenir nos sportifs et nos sportifs de haut niveau.
Ça nous permet également d'offrir ce qu'il faut pour les STAPS. Ça permet également d'offrir une voilà que nos étudiantes et nos étudiants puissent pratiquer le sport. On a beaucoup parlé de la dégradation de la santé mentale.
Je pense que cette cet élément-là est tout à fait fondamental euh mais il faut qu'on puisse effectivement l'offrir. Donc ça ça se fait par des partenariats qui je pense ne pas me tromper mais de plus en plus structurés partout entre les universités, les hôpitaux universitaires, les universités, les collectivités territoriales, les universités et l'ensemble des partenaires qu'on a peu évoqué aujourd'hui mais qui est aussi dans notre quotidien qui sont les organismes nationaux de recherche, CNRS et cetera et cetera. Donc je pense que ça ça fait aussi partie des choses qu'il faut avoir en tête effectivement sur ces euh sur ces évolutions qui nous permettent aussi euh de travailler ce que moi je fais depuis le début de ma carrière.
Je vous passerai l'âge que j'ai mais ça commence quand même à dater euh à coup constant. D'accord. Donc euh on peut on peut à un moment il faut qu'effectivement on dépasse cette idée du coût constant pour comprendre l'idée d'investissement qui je pense a été soulignée par plusieurs d'entre nous.
Et je voudrais le dire aujourd'hui précisément. Je pense que c'est un élément qui est fondamental si on prétend effectivement développer la souveraineté, que ce soit celle de notre pays ou de l'Europe. Je vous en prie, monsieur Berton.
Alors très très brièvement, je vous répondrai peut-être sur le revenu une étudiant plus tard parce que ça demande beaucoup d'approfondissement et en train on est en train de regarder notamment ce qui se fait au Danemark où c'est déjà en place. Je voulais revenir sur la dévolution du patrimoine. Euh ex-Marseille université a la dévolution du patrimoine.
On est propriétaire de nos locaux de nos 850000 m carr sur fashion. Euh et ce qu'on fait sur l'ensemble de nos campus. Alors, on a été sélectionné comme seule université à avoir le tiers financement, c'est-à-dire pouvoir avoir accès à l'emprunt.
Alors, dans un cadre très particulier hein, mais et pour pouvoir valoriser le patrimoine, ce qui serait bien, c'est de que les universités dans le casadre d'une autonomie renforcé et d'une simplification puisse avoir accès à l'emprunt aussi. Ça c'est important. Nous, on va pouvoir le faire grâce au tiers financement.
Ce que on va la manière dont on valorise nos campus, elle est très elle est très simple. D'abord, je rappelle qu'on sait gérer les financements publics. Mon université, elle est en positif.
Ça fait des années que les présidents d'université gèrent leur budget depuis l'autonomie et il y a eu vraiment de la professionnalisation sur ça. Ce que je veux dire, c'est que par exemple nous sur la sur le campus de Saint-Jérôme, on a une partie de notre patrimoine qu'on va céder à un investisseur, un promoteur privé pour pouvoir construire des logements et ces logements pourront servir aux personnes d'EX Marseille université qui sont en difficulté financière notamment, c'est pas facile de se loger à EX ou à Marseille, notamment des personnels biat administratives seuls avec enfant, avec un salaire de la fonction publique, c'est difficile d'avoir accès à des logements. On va pouvoir profiter nous de notre de nos mètres carrés pour pouvoir faire des avec des promoteurs des des accords pour pouvoir construire des bâtiments de logement et ensuite que ces personnes que il y aura des logements réservés à ex-mille université et à ces personnels.
Voilà la manière dont on peut valoriser. On valorise aussi sur du privé avec des entreprises bien entendu parce qu'on est avec les entreprises. Merci madame la présidente.
Merci monsieurs les présidents pour nous avoir fait part de votre vision de l'université. Voilà, rentrez bien chez vous. [rires] Voilà, en espérant que les conditions de transport pour le retour soient les mêmes que pour l'allée.
Merci beaucoup à vous. Merci. M.
Laurence Garnier