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Conférence de presseLCI (sur YouTube)· 27 février 2024 10 minContradictoireActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalSécurité

Une guerre franco-russe : l'impensable possible ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 30 %Défensif 60 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Les pays européens excluent-ils catégoriquement l'envoi de troupes en Ukraine ?

  • 3:00RelanceRéponse partielle

    Emmanuel Macron a évoqué une ambiguïté stratégique : est-ce une erreur de communication ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les scénarios concrets envisagés pour une intervention au sol ?

  • 5:00FerméeRéponse directe

    L'envoi de troupes pourrait-il déclencher l'article 5 de l'OTAN ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Fait
    « il n'est pas prévu que des troupes de combat de l'OTAN soit présente sur le terrain en Ukraine »
  • 5:30Fait
    « si une telle intervention au sol avait lieu elle ne pourrait se faire que sous deux formats celui de l'OTAN 31 pays membres celui de l'Union européenne 27 pays »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

on vous disait que tout s'accélère des réactions des alliés de l'Ukraine des partenaires européens de la France l'effet de surprise passé après cette déclaration du chef de l'État on attendait le chancelier euh et aussi des réactions venues vous en doutez d'Allemagne Olaf Scholz vient de dire à l'instant pas un soldat européen et pas de troupe de l'otant sur le sol ukrainien la chose est claire et c'est le même son de cloche aussi pour le Premier ministre grec et son homologue suédois on va les entendre tous les deux s'exprimer ces dernières heures sur les chaînes nationales publi de leur pays il n'est pas question d'envoyer des forces européennes de l'OTAN en Ukraine une question qui n'existe pas pour la Grèce et qui je croi n'existe pas pour la grande majorité de nos homologues une telle question n'existe pas et je pense que cette discussion détourne l'attention de l'essence de nos efforts pour soutenir réellement l'Ukraine en ce moment ce n'est pas du tout d'actualité il n'y a pas de demande des Ukrainiens pour l'instant nous sommes occupés à envoyer du matériel avancé à l'Ukraine voilà faites bien de le souligner et si justement oui une petite voire une grosse demande allez comme si cela ne suffisait pas on vous le disait sch dit pas de soldat européen pas de troupe de l'OTAN sur le terrain voilà ce que dit quelques instants le secrétaire général de l'an mais il n'est pas prévu que des troupes de combat de l'OTAN soit présente sur le terrain en Ukraine nous devons nous rappeler qu'il s'agit d'une guerre d'agression mené par la Russie contre l'Ukraine en violation flagrante du droit internationalelon le droit international l'raine le droit deendre nous soutenir dans l'exercice de ce droit et c'est exactement ce que les alliés de l'OTAN font et continueront à faire Magalie on voit que tout le monde n'est pas derrière Emmanuel Macron il est polonais le le suivent mais il y a certains il y a certains pays qui qui le suivent pas du tout là on voit que y a il y a quelque chose qui suit sû depuis hier non mais même Donald Tusk vous parlez de la Pologne dit à l'instant non on enenvisage pas d'envoyer des troupe mais en fait ce que ce qu'a dit Emmanuel Macron c'est c'est pas demain on envoie des troupes c'est et en plus il l'a bien précisé il y a pas de consensus alors ça au niveau du consensus on voit qu'en effet le le consensus n'est pas là ça c'est certain mais mais mais l'idée encore une fois c'était de de de ne se fermer aucune porte de maintenir cette ambigué stratégique dont parle le chef de l'État le le problème c'est que en fait cette déclaration qui est en train de faire le le tour du du monde parce que ça fait la une des journaux du monde entier on en parle on en parle absolument partout et et c'est vrai que ça donne l'impression que ça y est on y est prêt alors que encore une fois comme le disait le CEN on parle pas de troupe combattante on parle on va le voir mais mais d'envoyer des des voilà des des des renforts sur le terrain mais plutôt à l'arrière pour aider au déminage pour aider à la réparation de matériel donc c'est c'est de ça dont il est question c'est pas de troupe combattante mais on voit bien en effet que tous les dirigeants là prennent le micro pour rassurer pour rassurer les les opinions publiques en disant attendez voilà on va pas demain aller mettre des troupes au au sol en Ukraine donc mais encore une fois le problème c'est c'est le message que que veut envoyer la France et là qui est brouillé par ces ces réactions qui sont très très disparates oui mais Natalia c'est un discours que Poutine depuis 2 ans n'avait pas entendu c'est-à-dire il y a quelqu'un qui lui dit grosso modo si vous continuez comme ça on utilisera peut-être les mêmes moyens que vous moi j'ai l'impression que les j les les hommes politiques d'aujourd'hui ont un syndrome d' Instagram euh et peut-être que la France cherche de regagner sa popularité ou sa position euh dans le monde sa grandeur euh le le parfois la clé de popularité est dans le silence l'exemple de zalouni par exemple qui n'a fait que très très peu de déclarations et qui est très très populaire parfois peut-être qu'il faut ne rien dire euh parce que cette déclaration j'ai l'impression qu'elle a fait l'ffet donc Emmanuel Macron aurait dû s'abstenir je pense que avant de faire ce type de déclaration il faut être sûr que ça va être bien interprété parce que quand douudda dit non on va enfin la Pologne quand même celle qui était à 200 % avec l'Ukraine maintenant tout le monde dit mais non mais non on est obligé d'expliquer euh le bon désir de cette déclaration les le bon sens de cette déclaration donc parfois peut-être qu'il faut effectivement elon euh je je je pense je pense surtout que la la semaine dernière quand il quand quand Piotre Pavel qui donc le le le tchek qui était avant le chef de de l'OTAN qui a dit qu'il a trouvé en en Corée Du du du Sud un demi milillion de de bu et que la France a dit non parce que c'est nous qui donnons les les les obusiers ça ça doit être nos obus à nous mais ça va être dans un an il faut être coréant euh cohérent c'est-à-dire que la France d'un côté ne veut pas des obus qui peuvent être livrés tout de suite parce qu'elle veut du français qui va être livré que dans un an et d'un autre côté on on on on jette la levure dans les toilettes parce que c'est ça un peu la conséquence de cette décation vous sentez comme ça enfin je suppose que je je pense qu'il y a eu effectivement le le vrai sujet c'est que ça n'a pas été suffisamment explicité par le président encore une fois moi je je je défends l'idée de manière long encore une fois de manière ancienne je crois qu'il faut être aussi très très précis il y a pas de nécessité en tout cas même si c'est un jour c'est en voie de troup pour sécuriser la zone pour un certain nombre d'opérations il n'y aurait pas un besoin que l'ensemble des pays de l'Union européenne et de l'OTAN il participe on peut parfaitement faire cela sur la base d'un volontariat et si les Allemands ou les Grecs ne veulent pas y aller mais les Allemands et les Grecs n'y veulent pas ce qui est important de manière opérationnelle c'est malgré CP qu'on ait un certain nombre de pays qui soient présents le deuxième risque d'où à mon avis l'explication du discours de Jens Stoltenberg le secrétaire général de l'OTAN si on envoie des troupes de pays de l'OTAN dans un pays tiers et que ces troupes sont attaquées par la Russie et bien l'État dont les troupes sont attaquées peut parfaitement invoquer l'article 5 du Traité de Washington et là les États-Unis notamment qui sont quand même le majeur le contributeur majeur à l'OTAN savent très bien qu'ils seraient les premiers à être impliqué dans les conséquences qui exposeraient l'activ de ces article 5 c'est pour ça que qui est intéressant c'est d'attendre ça va peut-être arriver pendant qu'on parle d'ailleurs la réaction du côté de Washington qui donnera je pense le le tempo alors on vous a promis les les différents stades il y en a trois on va aller voir avec vous comment cette intervention cet envoie de troupe au sol Laura pourrait prendre corps mais avant cela expliquez-nous comment a étit perçu cette annonce d'Emmanuel Macron par les experts qu'on reçoit souvent sur notre plateau Laurent quand j'ai entendu Emmanuel Macron je suis tombé de l'armoire la phrase est signée du colonel per de Jung en effet souvent présent sur votre plateau est connu pour son style direct elle illustre surtout un fait pour répondre à votre question j'ai interrogé trois militaires dont aucun ne croit réaliste à court terme l'envoi de troupe au sol en Ukraine selon le premier d'entre eux encore en fonction cette déclaration relève plutôt de la dissuision conventionnelle complémentaire à la dissuision nucléaire et qui consiste selon sa définition à porter un message ferme pour montrer volonté et détermination pour lui un pas a bien été franchi avec cette nouvelle position française mais qui consiste peut-être d'abord à répondre à l'agressivité actuelle de Vladimir Poutine à l'égard de l'Occident et a envoyé un message au pays frontaliers de l'Ukraine Pologne Slovaquie Roumanie Moldavie ainsi qu'aux pays baltes nous sommes là pour vous défendre le général Jean-Paul Palomeros m'a aussi confié avoir été un peu surpris hier en entendant la déclaration il était en charge des exercices de l'OTAN entre 2012 et 2015 et pour lui si une telle intervention au sol avait lieu elle ne pourrait se faire que sous deux formats celui de l'OTAN 31 pays membres celui de l'Union européenne 27 pays il faudrait donc qu'il y ait consensus global entre tous ces états ce qui paraît à ce stade très improbable quand on sait qu'il peine déjà à trouver un accord à s'accorder sur les livraisons d'armes à accorder à l'Ukraine alora si cette intervention devait prendre corps quels sont les scénaris envisagés Emmanuel Macron parlait hier de troupe au sol mais pour le général Jean-Paul Palomeros ce ne devrait pas être la priorité je le cite s'il y a bien une composante qui fait défaut aux Ukrainiens c'est l'aérien c'est donc dans une logique purement militaire l'armée aérienne qu'il faudrait leur raorter le colonel Pierre Dejong lui identifie trois niveaux de mission le premier Pacifique consisterait envoyer les soldats de l'OTAN former l'armée ukrainienne en Ukraine ce qui n'a pas encore avir été fait jusqu'à présent car ce sont les Ukrainiens qui se sont pour l'instant déplacés sur les bases occidentales le second serait celui d'un front chaud mis en place par les pays de l'OTAN le principe il consisterait à envoyer des soldats de l'OTAN sur le front non pas pour y combattre mais pour stabiliser la ligne alors que se tiendrait simultanément des négociations sérieuses entre la Russie et l'Ukraine troisième option en l'absence de négociation envoyer des troupes directement au combat une troisème option qui est à la fois selon Pierre de JNG la plus dangereuse et la plus improbable car selon lui nous n'y sommes absolument pas prêt je le cite n'oublions pas que la France a SEP brigades de combat en tout soit 75000 hommes environ et qu'elle est pourtant une des armées les plus aguéries d'Europe imaginé face à la Russie et ces 140 millions d'habitants si Emmanuel Macron veut cela conclut-t-il il faut modifier grandement le budget de notre défense