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Audition parlementaireyoutube.com· 19 octobre 2026 27 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalDéfenseInstitutions & électionsImmigration & asile

CHOQUÉE, Le Pen ATOMISE ce macroniste en pleine audition !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 61 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:43RelanceRéponse partielle

    Qu'est-ce qui vous a permis de dire qu'il y a eu un coup d'état en 2014 en Ukraine ? Sur la base de quelle documentation ?

  • 2:04OuverteRéponse partielle

    Pourquoi avez-vous oublié la position officielle de la diplomatie française sur l'annexion de la Crimée ?

  • 4:16RelanceRéponse partielle

    La France a une diplomatie, mais vous pouvez avoir une vision différente ?

  • 5:41RelanceRéponse partielle

    Vous maintenez une position différente de la diplomatie française sur la Russie ?

  • 7:53RelanceRéponse partielle

    Vous confirmez une position différente de la diplomatie française sur la Crimée ?

  • 9:19RelanceRéponse partielle

    Emmanuel Macron et François Hollande ont eu des positions contraires à celle du pouvoir russe sur la Crimée ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:43Marine Le PenFait
    « La France hélas a atteint le une le statut de démocratie défaillante, me semble-t-il. »
  • 2:49Député macronisteFait
    « Pourquoi avez-vous oublié la position officielle, vous qui vous prétendez patriote, de la diplomatie française, la diplomatie de votre pays notamment en 2014 sur l'annexion de la Crimée ? »
  • 3:31Marine Le PenFait
    « Les difficultés de financement des opposants au pouvoir que je suis font partie d'ailleurs de ces problématiques de démocratie. »
  • 4:59Marine Le PenFait
    « Absolument rien ne m'interdit et même tout doit me pousser à à avoir à l'égard de mes propres électeurs et de l'avenir de mon pays ma vision. »
  • 10:02Député macronisteFait
    « Vous avez dit le 1er décembre 2014 qu'il y a eu un PCH en Ukraine. »
  • 13:25Député macronisteFait
    « Monsieur Chafozer nous a expliqué que pour des raisons techniques, le prêt russe a été un prêt au parti qui ensuite a été un prêt fait à Marine Le Pen. »
  • 14:09Marine Le PenFait
    « C'est le candidat à la présidentielle qui signe les qui reçoit les fonds. C'est comme ça. Il en est d'ailleurs la caution personnelle. »
  • 15:37Marine Le PenFait
    « Le rôle qui est le nôtre est un rôle absolument éminent au bénéfice des Français et de la France et que par conséquent il était essentiel que le Rassemblement national puisse continuer à faire de la politique. »
  • 21:22Marine Le PenFait
    « Je considère que les habitants de Crimé ont été interrogés dans leur volonté de rejoindre la Russie et par référendum, ils ont répondu à cela. »
  • 22:05Marine Le PenFait
    « Injuste ça veut dire qu' tape pas juste. Ça veut dire qu' au lieu de sanctionner la Russie a sanctionné les Français. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Locuteur

Choqué, Marine Le Pen atomise ce député macroniste en pleine audition et le ton monte vite. Russie, crimé, sanction, financement du Rassemblement national. Le député enchaîne les questions et pousse Marine Le Pen sur plusieurs sujets sensibles. Mais certaines accusations la font vivement réagir. Elle dénonce ce qu'elle considère comme de l'hypocrisie, refuse de se laisser enfermer dans les questions et commence à répondre de plus en plus sèchement. Comme vous allez le voir, plus le député insiste, plus Marine Le Pen se montre choqué et durcit ses réponses jusqu'à transformer l'audition en véritable affrontement.

L'hypocrisie qui consiste encore une fois à aller voir un soupçon de je ne sais quoi parce que c'est moi qui le dit, mais quand c'est d'autres qui le disent, il y a aucun aucune difficulté à cela. Donc je dénonce cette hypocrisie. Qu'est-ce qui vous a permis de dire qu'il y a eu un coup d'état en 2014 en Ukraine ? Sur la base de quelle documentation vous avez affirmé ça ? La France hélas a atteint le une le statut de démocratie défaillante, me semble-t-il. Vous avez la parole chers collègue. Merci monsieur le président. Alors moi, j'ai des petites questions assez courtes mais je vais commencer sur le sujet là assez courte. Questions assez courtes.

J'ai j'ai juste répondre madame la porte est partie. Moi, je me fonde simplement sur des sources publiques qui sont dans la presse, en plus dont de la presse est éminente. Je me réfère à un article du monde du 6 mai 2021 qui a pour titre l'étonnant charter des observateurs entre guillemets. Ce sont des des guillomets ironiques he du monde, français d'extrême droite pour le référendum de Poutine. Et en début d'article, on a une citation entre guillemets en Italie qui une leçon de démocratie. Lors de la conférence de presse qu'elle donne à Moscou le 2 juillet 2020, Hélène Laporte ne cache pas son enthousiasme.

La députée européenne du Rassemblement national vient d'assister en qualité d'observatrice au scrutin référendaire que qui permet au président russe Vladimir Poutine de rester au pouvoir et cetera et cetera et cetera. Donc comme notre collègue Clapau l'a l'a bien rappelé, voilà, on prend acte du fait qu'en 2021 le Rassemblement national considère que la Russie est une grande démocratie. Donc ça c'était ma réponse sur ce sujet. Je vais essayer de poser mes petites questions de façon euh chronologique. Ça fait près de 3h qu'on discute. Madame Le Pen, vous avez cité une fois très rapidement au détour d'une phrase le nom de François Hollande et je pense vous avoir bien écouté depuis le début.

à aucun moment vous n'avez cité, rappelé, évoqué la position officielle de la diplomatie française sur le sujet de la Crimée. Donc moi, j'ai beaucoup écouté votre écriture de l'histoire. Vous mélangez les dates, vous servez de chefs d'état ou de chefs de gouvernement qui ne sont plus en exercice ou cit des personnes qui ne sont même pas présentes, qui ne peuvent même pas réexpliquer d'ailleurs les contextes dans lesquels ils ont ils ont tenu ce genre euh de propos. Ma première question, elle est simple.

Pourquoi avez-vous oublié la position officielle, vous qui vous prétendez patriote, de la diplomatie française, la diplomatie de votre pays notamment en 2014 sur l'annexion de la Crimée, position qui, je le rappelle, a été maintenue par le successeur de François Holland qui est Emmanuel Macron. Madame le Pen. Mais mon cher collègue, alors d'abord sur le la démocratie, je vous rappelle que la France hélas a atteint le une le statut de démocratie défaillante me semble-t-il. Les difficultés de financement des opposants au pouvoir que je suis font partie d'ailleurs de ces problématiques de démocratie.

l'hypocrisie est de mise et et je l'ai dit tout à l'heure, l'indignation à géométrie variable et l'exigence démocratique à géométrie variable. Euh il me semble que les relations excellentes avec l'Arabie Saoudite par exemple s'embarrasse assez bien des assassinats et des démembrements de journalistes dans des ambassades dans des pays étrangers. J'en passe, c'est des meilleurs. Euh vous voyez, moi je ne rentre pas dans ce type euh encore une fois euh d'accusation. La France a une diplomatie, mais la candidate à la présidentielle que je suis, le chef de parti politique que je suis peut avoir une vision différente de celle exprimé par la diplomatie française.

Là encore, nous ne sommes peut-être pas dans la même situation, mon cher collègue. Vous êtes un député d'une majorité avec un président qui fait des choix et vous êtes obligé de vous y tenir. Moi, je suis une opposante politique, donc je peux avoir sur l'intégralité des sujets une vision radicalement différente de celle d'Emmanuel Macron et sauf dans un certain nombre de cas qui met en cause notre sécurité intérieure et où vous trouverez vous ne me trouverez jamais absente du soutien que j'ai apporté d'ailleurs au président de la République, pas à Emmanuel Macron, au président de la République escalité de représentant de la France mais absolument rien ne m'interdit sauf dans une dictature.

Absolument rien ne m'interdit et même tout doit me pousser à à avoir à l'égard de mes propres électeurs et de l'avenir de mon pays ma vision. La vision que porte la candidate à la présidentielle. Tout ce que j'ai dit, j'ai pas nommé les uns et les autres et cetera. J'ai pointé du doigt l'hypocrisie. C'est tout. point du doigt à l'hypocrisie en disant vous me reprochez d'avoir pris telle ou telle position à moi parce que je suis moi. Mais en réalité, quand Emmanuel Macron a la même position, ça vous va quand ? Bah, je suis désolé.

En 2019 quand il reçoit pardon, mais quand il reçoit en 2019 Emmanuel à Briggançon, le président Poutine et qu'il dit "Je souhaite rappeler que il y a une dimension européenne dans lequel cas s'intègre la Russie et que je crois à l'Europe qui va de Lisbonne à Vlad, ça veut quand même dire quelque chose." Il se trouve que je suis d'accord avec lui sur ce sujet. Voilà. Donc ce que je pointe, c'est l'hypocrisie parce que lorsque moi je dis il faut supprimer les sanctions, les premières sanctions, celles à la suite euh de euh la du référendum de Crimé, on me le reproche mais quand ce sont les LR, personne ne leur reproche.

Quand je viens dire les sanctions énergétiques à la suite de la guerre en Ukraine que j'ai condamné de la manière la plus claire qui soit ces sanctions toutes les sanctions me vont les sanctions énergétiques sont une stupidité. C'est nous qui allons en subir les conséquences. Quand d'autres que moi que le disent vous ne voyez absolument rien à redire à partir du moment où c'est moi, c'est critiquable mais ça relève encore une fois de la liberté d'opinion. Madame la rapporteur, je vous vois dire si vous avez votre liberté d'opinion, nous avons la nôtre.

Voilà ce que je veux dire, c'est que vous ne pouvez pas tirer, si vous voulez, d'un avis qui est partagé sur un certain nombre de sujets avec d'autres responsable politique. Vous ne pouvez pas tirer, ne serait-ce que l'existence du moindre soupçon, que ces prises de position qui, en plus de surcroix, vous me le reprochez assez d'ailleurs, sont en même temps cohérentes et régulières, puissent être la démonstration quelconque, encore une fois d'un soupçon d'ingérance. Voilà, c'est tout ce que je dis. C'est j'ai des positions qui vous déplaisent. Bah et parfois même avoir des positions qui vous déplaisent me plaît, mon cher collègue, voyez-vous ?

Bon et bien soit ça s'appelle la démocratie, il faut s'y soumettre et vous et moi. J'ai il y a aucun problème avec cela mais vous ne pouvez pas tirer du désaccord que vous avez avec moi sur ce sujet une un soupçon que vous avez nourri pendant toute la campagne présidentielle avec le mouvement auquel vous appartenez. et qui est une véritable diffamation. Voilà. Merci madame Le Pel. Monsieur ST, moi je vais je vais continuer. En fait, je vous posais cette question euh et vous avez d'une certaine façon sans citer la la Crimée confirmer que vous avez une position sur ce sujet qui a été différent de la diplomatie française.

Donc ça invalide tout ce que vous avez tenté de faire lors de votre proposiminaire. C'est-à-dire cette fable qui consiste à expliquer qu'en France, il y a un consensus, on est tous d'accord sur la position à tenir, non pas vis-à-vis de la Russie, vis-à-vis du régime, du gouvernement ou des autorités russes. Et sur ce point-là, il y a un désaccord majeur dans le débat public français depuis au moins une dizaine d'années, notamment sur le sujet de la Crimée. Donc, nous prenons a du fait que vous maintenez la position que vous avez depuis 10 ans et qui, je le rappelle, n'est pas la position officielle de la France.

Et donc vous ne pouvez pas dire madame Le Pen, qu'il y a sur le sujet des relations avec la Russie un consensus dans la classe politique française. C'est factuellement faux. Et ce que vous avez tenté de faire au début de votre propos et je le considère fallacieux ou manipulatoire. Voilà, vous ne pouvez pas expliquer sur la base de oui, la Russie de de Lisbonne à Vladivoscot Vladivosc Vladivost pardon. Euh ce sont des propos euh généraux qui concernent un pays, qui concernent les bonnes relations. Euh tous les chefs de l'État ont comme mission bien entendu d'entretenir les meilleures relations possibles avec les différents euh pays du monde.

Je tiens à rappeler que Emmanuel Macron comme son prédécesseur François Hollande ont eu sur le sujet de la Crimée des positions contraire à celle du pouvoir russe qui sont d'ailleurs aussi les positions pour la France de l'Union européenne qu'il n'y a eu aucune variation et que ce ne sont pas vos positions et que ce ne sont pas les positions de votre de votre parti. Voilà, je je continue pour l'année euh pour l'année 2014, le 1er décembre 2014 euh le lendemain je crois du congrès qui vous rélie comme président du Front National, vous êtes interviewé par Euronews.

Et donc euh vous dites, j'ai j'ai relu les propos tout à l'heure lors de cet entretien avec Euronews sur le sujet de l'Ukraine et de la Russie. Vous dites qu'il y a eu un PCH en Ukraine. Voilà, je je cite, ce sont les propos que j'ai retrouvé. Donc c'est la rhtorique classique des cercles poutiniens d'ailleurs aussi que nous a un peu resservi monsieur Chafoseur lorsqu'on l'a auditionné. Donc je voulais que vous nous expliquiez s'il y a eu un coup d'état en Ukraine en 2014 puisque ce sont les propos que vous avez tenus. Qui a organisé ce coup d'état ? Sur quelle documentation vous êtes basé pour dire qu'il y a eu un PCH en Ukraine en 2014 ?

Et pourquoi est-ce que vous pourriez nous expliquer du coup pourquoi est-ce que le président de l'époque monsieur Yanukovic s'est réfugié en Russie et s pas non réfugié par exemple aux États-Unis en Union européenne qui sont des pays enfin des espaces beaucoup plus démocratiques et libres ? Madame Le Pen, vous avez la parole. D'abord mon cher collègue euh euh vous avez du mal à écouter ou pas être assez attentif à ce que j'ai dit. Je n'ai jamais dit que tout le monde était d'accord. J'ai dit qu'il a il est arrivé sur certains sujets concernant la Russie où quasiment l'ensemble de la classe politique était d'accord. C'était le vrai d'ailleurs pour le cas. J'ai j'ai été très précise.

J'ai lu les déclarations, j'ai sur la Crimée, j'étais d'accord avec le président Nicolas Sarkozi. Il a dit la même chose que ce que j'ai dit. Voilà avec Nicolas Sarkozy que euh sur le sujet des sanctions, j'étais absolument sur la même ligne que les Républicains. Voilà, parce que c'est c'est l'hypocrisie dont j'ai que j'ai dénoncé tout à l'heure. L'hypocrisie qui consiste encore une fois à aller voir un soupçon de je ne sais quoi parce que c'est moi qui le dit. Mais quand c'est d'autres qui le disent, il y a aucun aucune difficulté à cela. Donc je dénonce cette hypocrisie.

Pour le reste, excusez-moi mon cher collègue, mais quel est le rapport monsieur le président entre la question la deuxième question qui m'a été posée et euh l'objet de la commission ? Deè question euh expliquez-vous monsieur madame Le Pen, le micro. Pardon madame Le Pen, c'est une commission d'enquête qui concerne les ingérences. Nous sommes en train euh nous interrogeons depuis le mois de janvier des personnes qui ont à traiter de ces sujets-là, toutes les ingérences potentiel international.

Je vous pose une question suite à des propos que vous avez tenu le 1er décembre 2014 sur le sujet de l'Ukraine, donc de la Russie, on est l'année de l'annexion de la Crimée, on est en plein dans le sujet. Donc moi, je vous repose la question. Vous avez dit le 1er décembre 2014 qu'il y a eu un PCH en Ukraine. Qu'est-ce qui vous a permis de dire qu'il y a eu un coup d'état en 2014 en Ukraine ? Sur la base de quelle documentation vous avez affirmé ça ? J'ai pas besoin de documentation euh mon mon cher collègue. Il y a eu une élection, il y avait un président, il a été renversé. Je pour le bien ou pour le mal, c'est pas le sujet, c'est pas le le propos de le sens de mon propos.

Ça s'appelle un renversement de régime. Voilà, c'est un renversement qui a été effectué par une révolution. Il y a d'autres pays dans lequel c'est arrivé entre nous. Et puis après, il y a eu des élections mais en l'occurrence je veux dire c'est un renversement de régime. Voilà, ça s'appelle un PCH en langage commun. Euh c'est un fait juridique, c'est pas tellement un fait politique d'ailleurs, c'est un fait juridique euh et et là encore euh euh je pense que si euh euh quelqu'un d'autre que moi avait dit cette chose aussi simple et aussi évidente, euh il ne se le ferait pas reprocher sur un ton euh qui est un peu suspicieux. Merci Le Pen. Merci madame Le Pen. Donc ce sont ce sont vos propos.

Je je note he que c'est la c'est la rhtorique russe habituelle voilà qui qui nous est servie sur l'année 2014 en Ukraine. Vous mainz une propos d'acte euh sur monsieur Chafoseur. Monsieur Chafozer nous a expliqué que pour des raisons techniques, le prêt russe a été un prêt au parti qui ensuite a été un prêt fait à Marine Le Pen. Est-ce que vous pouvez nous expliquer les raisons techniques qui ont amené à ce montage ? Excusez-moi, vous vous trompez, c'est pas du tout le prê de cheorus dont vous dont parlez monsieur Chafosur, très certainement, c'est le prêt de monsieur Foucher.

Donc non, je ne peux pas vous dire et je pense que c'est parce que je pense que c'était quelque chose de très simple. À mon avis, ça peut être parce que j'étais absente ou quelque chose comme ça et que je pouvais pas procéder à la signature parce que c'est passé par le passé par le parti. Ça a été immédiatement revenu. Euh donc à moi, c'est une obligation légale, hein. C'est le candidat à la présidentielle qui signe les qui reçoit les fonds. C'est comme ça. Il en est d'ailleurs la caution personnelle. Euh voilà. Donc je peux pas vous dire, je pense que c'est vraiment une pure question de facilité matérielle. Je devais être en déplacement ou quelque chose comme ça, je ne sais pas. Très bien.

Merci. Merci. Euh sur monsieur Chafoseur euh encore, il nous a expliqué lors de l'audition qu'il y a eu euh un désaccord important entre lui et vous euh quelques mois après euh le prêt sur le remboursement du prêt, sur la stratégie de remboursement du prêt et en gros lui était plutôt d'avis qu'il fallait très rapidement se débarrasser de cette dette pour votre pour vous et votre partie. et vous avez fait le choix inverse, c'est-à-dire comme d'ailleurs l'a très bien rappelé Julien Baou de rembourser de façon très très très lente puisque il y a toujours 75 % de l'encours qui serait à rembourser cette cet emprunt donc de rester beaucoup plus longtemps débiteur de ce système russe. Pourquoi ?

parce que le fait de rembourser aurait empêché le rassemblement de faire de la politique pendant un certain nombre d'années et que je considère que le rôle qui est le nôtre est un rôle absolument éminent au bénéfice des Français et de la France et que par conséquent il était essentiel que le Rassemblement national puisse continuer à faire de la politique pour pouvoir se présenter à l'intégralité des élections avec les succès d'ailleurs, je crois qu'on peut le dire que nous avons connu. Merci. Merci. Euh je saute à l'année 2017. En 2017, donc vous faites ce fameux déplacement le 24 mars 2017 au Kremelin. Vous êtes reçu par monsieur Poutine.

D'ailleurs, ce déplacement a été qualifié par Jean-Maurice Riper he qui était lui-même ambassadeur de France en Russie à ce moment-là comme inhabituel de la part des des autorités russes et de et de Vladimir Poutine. Il y avait bien entendu un acte politique très fort et un soutien officiel que que monsieur Poutine vous vous accordez. Euh moi la question que je me posais puisque monsieur Chafoser n'a dit nous a dit qu'il n'avait eu rien à faire dans l'organisation de cette rencontre euh c'était de savoir qui ont été les organisateurs du côté français et du côté russe de cet euh entretien avec monsieur Poutine.

Madame Le Pen, je voulais, je vous ai répondu tout à l'heure lorsque je suis invité par un chef d'état, c'est le protocole d'État du pays qui me reçoit qui s'occupe euh de l'organisation de mon déplacement et accessoirement également de ma sécurité puisque comme vous ne le savez pas, lorsque l'on est protégé par les services de police français [grognement] au quotidien, et bien ceux-ci ne vous suivent pas lorsque vous allez en déplacement à l'étranger. Donc c'est le pays dans lequel vous allez qui assure la sécurité de la personnalité politique qui vient en déplacement dans le leur. Vous avez répondu à la moitié de ma question.

Vu que monsieur Chafoseur pouvait se dire vu qu'il avait beaucoup d'entrées, on pensait initialement que c'était lui qui avait été l'organisateur côté français qui a été l'organisateur côté français. Mon directeur de campagne présidentielle puisque ce déplacement s'est effectué dans le cadre de la campagne présidentielle. Donc votre directeur de campagne, avait des entrées déjà préalables auprès du régime russe où il y a eu d'autres intermédiaires français ? Non, enfin à partir du moment, si vous voulez où le cabinet du président de Russie appelle la campagne pour dire que il est prêt à vous recevoir, euh les choses se font assez facilement quand même.

Il s'agit juste de prendre un billet d'avion, quoi. Donc du coup là, je comprends de votre réponse en fait. C'est monsieur Poutine qui vous a invité. C'est pas vous qui avez sollicité cette rencontre. Et bien sûr que oui. J'ai sollicité cette rencontre auquelle il a mis un certain nombre d'années à répondre. Bien sûr. Et d'ailleurs, j'ai sollicité également mais je sollicite d'ailleurs, vous le savez, les journalistes qui me suivent le savent. D'ailleurs, j'ai sollicité la de de rencontrer un certain nombre de chefs d'état avec plus ou moins, il faut bien le dire, de succès, avec plus ou moins également de rapidité.

Je pense que rencontrer le président des États-Unis, rencontrer le président indien, rencontrer le président russe, rencontrer le président chinois fait partie à mon sens euh de euh ce qui peut, si ce n'est doit être fait par un candidat à la présidentielle. Euh voilà, euh ça me paraît légitime. C'est la raison pour laquelle j'ai rencontré d'ailleurs Idris Déb et je suis allé euh dans la foulée puisque euh euh le le feu vert avait été euh donné euh rencontrer Vladimir Poutine.

Mais alors du coup là vous vous êtes contredit euh vous avez euh d'abord dit que c'était monsieur Poutine qui vous avait invité, ensuite vous avez dit que c'est vous qui avez donc du coup c'est c'est lui qui vous a invité ou c'est vous qui avez réclamé la rencontre avec monsieur Poutine ? Donc je répète euh même si c'est assez pénible au bout de 3 heures d'audition mais euh je sollicite comme candidate à la présidentiel trois fois je l'ai été.

Donc euh j'ai sollicité durant ces années un certain nombre de rencontres qui m'apparaissent importantes pour pouvoir échanger avec les grands dirigeants de ce monde parce que quand on a vocation à être président de la République, je pense qu'il est de bon ton euh de rencontrer les dirigeants au moins des grandes puissances ou des pays qui comptent dans le monde. J'ai donc fait ces sollicitations. Certaines ont about parfois moins rapidement que ce que je souhaitais et et d'autres n'ont pas abouti. Merci. Alors toujours sur ce déplacement en alors je sais pas si c'était quelques quelques heures avant ou quelques heures après. En tout cas, il y a une vidéo de la FP de 2017.

Vous avez été interviewé. Vous dites que les sanctions contre la Russie, donc c'est au moment de ce déplacement, je vous cite, sont profondément injustes et tout à fait contre-productive. Je donne acte que sur la question de la productivité ou l'efficacité des sanctions, il peut y avoir un débat, c'est un débat politique et même académique qui existe et qui est légitime. Moi ma question elle pose sur l'autre qualificatif, sanction profondément injuste parce que si on tire un peu le fil de cet adjectif, les sanctions, elles ont bien entendu été prises pour punir le régime russe très clairement en 2014 suite à l'invasion illégale de lacrimé que vous avez soutenu.

Donc si ces sanctions sont injustes, c'était que l'agression russe de 2014 en Ukraine est juste selon vous. Donc je ne comprends pas l'utilisation de ce mot injuste. Pourquoi est-ce que vous avez considéré que ces sanctions sont injustes Le Pen ? Parce que je considère que les habitants de Crimé ont été interrogés dans leur volonté de rejoindre la Russie et par référendum, ils ont répondu à cela. Un référendum jugé illégal même le Pen au passage. Non mais d'accord mais vous considère illégal.

Moi, je considère que moi je crois beaucoup au référendum, si vous voulez et moi je considère que les habitants de Crimé ont librement répondu et exprimé un souhait qui ne s'est pas d'ailleurs démenti, faut bien le dire depuis euh de rejoindre la Russie. Mais encore une fois, je vous l'ai dit tout à l'heure, si un certain nombre de structures internationales souhaitent se le faire confirmer, qu'an tienne, euh elles peuvent proposer l'organisation d'un référendum sous euh surveillance des instances internationales, je pense que le résultat serait exactement le même.

Quant aux sanctions injustes, là vous vous trompez d'ailleurs, c'est que dans la manière dont je le dis, puisque c'est exactement la même manière que celle que j'ai exprimé pour les sanctions énergétique après la l'agression russe, la guerre déclenchée par la Russie en Ukraine [grognement] il y a un an, injuste pour nous. C'est qu'en réalité injuste ça veut dire qu' tape pas juste. Ça veut dire qu' au lieu de sanctionner la Russie a sanctionné les Français.

Voilà, c'était vrai pour les premières sanctions et c'est la raison pour lequelle, pardon de le rappeler, j'ai été rejoint par l'intégralité, enfin rejoindre non d'ailleurs parce que nous nous pensions la même chose avec l'intégralité des députés LR, euh c'est qu'en réalité ces sanctions, elles ont des conséquences beaucoup plus lourdes sur les Français que sur la Russie. Je pense exactement la même chose et je l'ai dit, j'ai pas tellement l'habitude de me cacher derrière mon petit doigt pour défendre mes idées. Je l'ai dit pour les sanctions énergétiques qui ont été décidées.

J'ai dit toutes les sanctions que vous voulez, d'accord, aucun problème bien sûr, mais les sanctions énergétiques qui ont été décidées après la guerre en Ukraine sont, je sais pas quel, j'ai pas me souviens plus exactement les propos, mais je pense que je pourrais reprendre les mêmes, stupides et injustes parce qu'en réalité, elles ne visent pas les bonnes personnes, elles ne font pas mal aux bonnes personnes. Merci. J'ai j'ai une j'ai une dernière question et effectivement et comme le président de Sance l'a rappelé, référendum 2014 illégal hein considéré comme illégal dans notre ordre juridique, il est légal dans l'ordre juridique russe.

Voilà donc chacun a l'ordre juridique qu'il qu'il préfère. En 2017 en 2017, vous avez dit sur CNN lors d'un d'une interview, je vous cite encore, il n'y a pas eu d'invasion de la Crimée. Alors, s'il n'y a pas eu d'invasion de la Crimée en 2014, comment est-ce que vous expliquez qu'il se trouvait des troupes armées russes en Crimé à ce moment-là et que par exemple ces troupes armées russes encerclaient le bâtiment du parlement de Crimé ? Pardon ? Mais enfin, vous voyez quand même une différence dans la manière dont s'est déroulé pour le coup l'invasion en Ukraine il y a 1 an et la présence des Russes en Crimé à l'époque.

La vraie question c'est est-ce que je considère que le référendum a été organisé dans des conditions satisfaisantes ? La réponse est oui. Mais encore une fois, mon cher collègue, vous pouvez être en désaccord avec moi, mais je ne suis pas tenu ni par vous d'ailleurs, ni par votre opinion, ni par l'opinion exprimée par le président de la République française ou alors nous vivons en dictature. Voilà, c'est je je je précise, c'était pas ma question exactement. Madame Le Pen, vous avez dit il n'y a pas eu d'invasion de la Crimée. À l'hiver 2014, début du printemps, il y a des troupes armées russes. La Crimée est de souveraineté ukrainienne.

Il y a des troupes armées russes qui se trouvent en Crimé à ce moment-là qui encercl notamment il y a des photos qu'on trouve très facilement le parlement de Crimé. Vous dites qu'il n'y a pas eu d'invasion de Crimé. Donc expliquez-nous comment est-ce qu'il n'y a pas d'invasion alors qu'il y a des troupes armées russes qui se trouvent au Crimé au même moment. Mais mon cher collègue, j'aimerais bien avoir un débat politique avec vous si vous voulez, mais je sais que vous il y a peu de chance pour que je vous croise sur un plateau de télévision ou de ou de radio, mais là c'est un débat politique. Pardon mais monsieur le président, je suis désolé.

Bon, ça fait 3h presque 10 maintenant que nous sommes en audition. C'est un débat politique qui est qui que nous avons ensemble là. Ça n'est pas, je crois, ça n'a pas grand-chose à voir encore une fois avec euh le fond, hein. Non que non que je prenne un un des plaisir certains à débattre avec euh une collègue qui m'a insulté à plusieurs reprises, mais pour le coup, c'est un débat politique. Euh j'ai j'ai encore une fois euh exprimé cette position de manière très claire.

Je pense que le référendum s'est organisé euh de manière euh euh satisfaisante et que euh les habitants de Crimé ont choisi librement d'être rattaché euh à la Russie compte tenu du fait que la Crimée a été de siècles russe et a été donné encore une fois sur un coup de tête et par caprice par un dictateur soviétique à l'Ukraine 60 ans avant que il puissent exprimer à nouveau leur volonté de rejoindre leur patrie initiale. Et vous, qu'en pensez-vous ? Dites-le-nous en commentaire. Merci d'avoir regardé cette vidéo. Pensez à liker, vous abonner et activer la cloche pour ne rien rater de nos prochaines vidéos pépites.

26:29
Non speech

[musique]