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Podcast / conversationJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 27 décembre 2021 34 minAutoproduitMixteEurope & internationalInstitutions & électionsSolidarités & familleOutre-mer

Ep. 6 - Juillet et août 2021 : les coulisses de la campagne présidentielle

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 9:00Jean-Luc MélenchonFait
    « le peuple français est un et indivisible nous parlons de nos enfants, nous parlons de nos cousins, nous parlons de nos neveux et nièces. Nous ne permettrons pas qu'on nous trie. »
  • 11:00Jean-Luc MélenchonChiffre
    « Huit ans de guerre, 55 français morts, 5 milliards d'euros dépensés, 2 millions de civils déplacés, cette année douze de nos militaires sont morts, 2 millions d'euros par jour ! »
  • 12:00Jean-Luc MélenchonFait
    « La guerre au terrorisme ? Depuis quand la France fait la guerre à des concepts ? »
  • 13:00Jean-Luc MélenchonFait
    « Qui paye ces gens-là ? Personne ne fera croire que les malheureux qui sont maintenant achetables pour peu dans une carrière militaire autour du lac Tchad qui se vide, et où la catastrophe écologique devient une catastrophe politique. »
  • 17:00Jean-Luc MélenchonFait
    « la francophonie que nous libérerions de ses usages politiciens, que nous libérerions de ces pratiques prébendière, la francophonie langue commune que nous ramènerions à son statut de langue commune »
  • 22:00Jean-Luc MélenchonPromesse
    « Je me présente avec un programme : l'Avenir en commun, dont l'actualisation est en cours d'achèvement à cette heure. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bon allez, on va faire la liste des sites météo, terre-net.fr franchement il est bien, la dernière goutte à midi, à 15h il fait beau, c'est pas mal, la météo agricole.net, depuis le début, moi je l'aime bien celui-là parce qu'il dit qu'à 14 heures il n'y a plus de pluie, météo60.fr lui je l'aime pas trop lui il dit qu'à 14h il y aura encore de la pluie. – Non mais ça va s'arrêter de pleuvoir entre 13 et 14 heures. – Ouais je pense aussi – La question c'est : est-ce qu'on attend 13h30 pour trancher ? – Franchement, moi je ne vois pas trop ce que ça change en fait. – De changer maintenant, de décider maintenant ou à 13h30 ? – Ouais, ceux qui habitent plus loin, ils sont déjà partis en fait et ceux qui viennent de près ça va, c'est plutôt pour les gens qui viennent de très loin. – Ben de toutes manières c'est simple, si il arrête de pleuvoir à 13h30, ça veut dire que tous les gens qui sont à une heure de route peuvent venir. [bruits divers] [Fond sonore musical : Rap] [Applaudissements] – On a du mérite d'être là aujourd'hui hein !

Je le prends avec bonhomie. Qu'est ce qui m'arrive ? Ils étaient là, tout doucement, à essayer de m'expliquer pourquoi, bon bah finalement, il allait tellement pleuvoir que… Alors comment on peut prévoir qu'ici, il va pleuvoir le 4 juillet, et moi je viens ici parce que c'est la cinquième année de sécheresse, et le jour où je viens il pleut, moi je soupçonne que Hollande doit traîner dans le coin, parce que d'habitude c'est lui qui attire la pluie et moi j'amenais le soleil, ben là, c'est l'inverse.

Qu'est ce qu'il y a dans l'actualité ? Je ne sais pas comment vous faites vous, mais moi la télé je ne regarde pratiquement plus, les journaux ça me saoule parce que je finis toujours par tomber sur la page où ils disent du mal de moi, alors je regarde ce qu'il y a dans les journaux, Mais vous m'applaudissez, mais ne croyez pas, je suis comme vous hein, il y a des jours où l'acide passe sous l'armure, je ne suis pas un surhomme moi, je ne prétends pas ça hein, je suis comme tout le monde, j'aime pas qu'on dise du mal de moi et je n'aime pas qu'on me dise de me calmer, parce qu'ils passent leur temps à ça. Mais la vie, ça vaut la peine de s'interroger sur les "on dit", les rumeurs.

Je les regardais l'autre jour dans l'hémicycle, il y avait Coquerel et Corbières qui tenaient la tranchée avec quelques autres sur le retour de la loi séparatisme, d'accord, et je les écoutais parler, bons ils disent du mal des musulmans, c'est une occupation constante chez eux, alors aussi évidemment, moi par la force des choses, je viens et je vous dis : "Non, les musulmans ne sont pas nos ennemis, le peuple français tel qu'il est, un et indivisible est dans la laïcité de l’État qui n'est pas un athéisme d'état, je déclare aux musulmans qu'ils sont nos frères et nos sœurs comme tous les français de toutes les religions, de toutes les variétés et que nous ne céderons JA-MAIS, JAMAIS ! Le peuple français est un et indivisible nous parlons de nos enfants, nous parlons de nos cousins, nous parlons de nos neveux et nièces. Nous ne permettrons pas qu'on nous trie. [Musique : La Marseillaise] [Musique : La Marseillaise] [Bruit divers extérieurs] – Alfred quoi ? – Merlin, c'est le nom du bateau – J'ai tout bousculé mon emploi du temps, tout annulé pour pouvoir venir. – On ne vous remerciera jamais assez – Monsieur Grandjean ancien directeur du DRASSM en retraite avant Michel L’Hour. – Vous êtes vraiment des bons. – Ben tiens ! – Non mais, tu vois le rapport quand même, s'ils n'avaient pas été là, ce machin n'existerait pas, ce truc c'est de la technique du XXIème siècle. – C'est l'innovation qui est derrière bien sûr. – Ben bon courage et puis surtout bravo hein, super bon boulot. – Ah oui, vous faites comme vous voulez. – T'es beau, t'es beau fiston. – Merci Monsieur Mélenchon. – Je vous en prie.

C'est quoi là ? Il y a un livre d'or ? Je me tiens dans un coin bien sage, pour une fois, ça se sera produit, j'ai rechargé les batteries voyez vous aujourd'hui. – Ah ben c'est bien. – Parce que le reste du temps, tant de fois c'est une usine qui ferme, c'est un groupe de gars qui vient, de gens qui pleurent parce qu'ils ont perdu leur travail.

Et puis ils disent : "mais nous on sait faire ça, nous on sait faire ça, pourquoi on nous laisse pas faire ? " Alors vous voyez ça, vous vous remettez au contact d'un truc qui marche, c'est formidable, on sait le faire ça avance, regardez la tête qu'il a, comme il est heureux. Ils sont tous comme ça et quand vous y avez des jeunes gens qui sont dessus, ils sont tellement passionnés que tout d'un coup ça nous… on a presque l'impression que l'on voit revivre un monde englouti, celui où on avait de l'espérance pour le futur, on s'engueulait évidemment, mais on était tous en train de faire quelque chose.

Dès que je suis arrivé on m'a posé la question de savoir ce que je faisais là. Oui qu'est-ce que je peux bien faire là ? Je suis là parce qu'il y a urgence à y être, il se développe partout sur le continent africain et dans la francophonie une montée d'un sentiment antifrançais lié aux événements militaires du Sahel.

Dans le même temps, j'observe dans mon pays une certaine indifférence à l'égard des questions de l'Afrique, des nations africaines, des peuples africains et le renforcement de sentiments xénophobes insupportables qui poussent les opinions à ne plus voir dans l'Afrique que le réservoir d'une immigration dont ils craignent tout, contre toute raison. Je veux plaider pour la francophonie, mais je veux le faire dans des termes nouveaux. C'est un bel accueil, merci !

Je crois que je peux reprendre pour moi tout ce que vous avez dit, je l'emmène dans mon bagage. – Bonjour – Merci pour ce que vous avez fait pour nous aider. – Oh je vous en prie, on l'a fait pour la communauté. – la communauté de l'idéal. – Voilà, exactement, la communauté de l'espoir. – Bonjour – Bonjour, enchantée. – Donc CIBAL, c'est le diminutif de citoyen et de balayeur donc "Ci" et "Bal".

Depuis l'an 2013 jusqu'à aujourd'hui le Balai Citoyen a décidé tant bien que mal de construire un mouvement ici à l'intérieur du Burkina Faso et au delà du Burkina Faso. Nous avons trois missions particulières : La première c'est de faire en sorte que l'alternance soit un acquis. La deuxième mission pour nous c'est de faire en sorte que le citoyen devienne un acteur du changement dans sa localité.

La troisième mission c'est évidemment de faire en sorte que les dirigeants soient redevables vis à vis des populations. Nous organisons ce que nous appelons avec l'appui de nos artistes les meetings citoyens pédagogiques. Vous arrivez sur une place publique, vous montez de la sono et vous commencez à diffuser le message avec un camion podium et avec une petite sonorisation vous pouvez diffuser un message et très rapidement passer à un autre marché. – Mais pour nous, pour moi, c'est un délice d'entendre ce que j'entends, parce que c'est la preuve que nous ne nous sommes pas trompés sur la théorie et c'est la preuve que c'est possible et que ça a été fait par d'autres.

Donc nous disposons auprès de vous d'un gisement d'informations et d'apprentissage que nous n'avons pas et c'est pourquoi je pense qu'en toute hypothèse, maintenant, on va s'organiser pour voir comment on peut approfondir la connaissance, bon si vous voulez bien nous accepter comme vos apprentis, parce que c'est quelque chose que personne n'a jamais fait. Aller dans une nation africaine doublée d'un peuple africain pour dire : "Vous ne voulez pas nous expliquer comment vous faites ? Parce que nous, on ne sait pas le faire".

J'exagère un peu la formulation, mais je veux que ce soit perçu comme ça. Nous voulons intégrer Thomas Sankara au panthéon de la mémoire de notre mouvement, voilà ce que nous venons faire d'abord et c'est pour ça qu'on commence par le monument, même si ça peut paraître désuet, un peu trop symbolique ou ce qu'on voudra, mais peu nous importe, nous voulons faire ça. – Ici c'est l'endroit où le président Thomas Sankara et ses 12 compagnons que vous voyez ici en peinture sont tombés un 15 octobre 1987 un jeudi noir pour le Burkina Faso.

Quant les gens qui devaient faire le coup d’État sont venus, ils ont commencé à tirer, quand il a entendu il a dit que c'est lui qu'on cherche, donc il est sorti de cette porte là et il a levé les mains et c'est à ce moment là qu'ils ont commencé à le "raffaler". La-dessus et il est tombé juste là où il y a le dépôt de gerbe, donc voilà ce qui s'est passé ici. Il a dit : "Tuez Sankara et des milliers de Sankara naîtront", aujourd'hui nous avons des millions, plus que des milliers, non des millions de Sankara parce qu'à partir du monde entier les gens réclament l'idéal Sankara pour la précarité en avance sur tout : les femmes, l'environnement, sur beaucoup de questions, la dette, il était en avance sur beaucoup de questions.

Et nous sommes actuellement en attente du début du procès de l'affaire Thomas Sankara et ses compagnons. Nous ne rêvons pas beaucoup parce qu'on n'a pas eu la bonne collaboration de la France, j'aurais souhaité avoir… – Ça pourrait changer. – Oui, voilà, (rires) – Comme député, je le vois se battre à l'Assemblée, on est dans ça quand même, je le vois se battre tous les jours à l'Assemblée. – On est reconnaissant. – Merci beaucoup de toutes les questions qui sont revenues, je jure, le dossier Sankara pour nous c'est très emblématique d'une justice simple, que chaque citoyen a le droit à la vie, a le droit au bonheur et que la justice doit être quelles que soient les personnes. – Bien sûr, ce n'est plus une justice sinon.

Vous savez, vous dites que ce n'est que 4 ans, mais la phase immense de a Révolution française c'est à peine quatre ans. – Ah d'accord. – 4-5 ans maximum, Maximilien Robespierre est assassiné en juillet 94, la révolution commence en juillet 1789, en mai, avec les États Généraux.

Donc vous voyez ça tient en peu d'années, ces années-là ont été une lumière qui continue à nous éclairer Ah, c'est le deuxième arbre que je planterai de ma vie. – Donc c'est le moringa, ici chez nous c'est un peu comme l'arbre à tout résoudre, l'arbre du paradis, l'arbre qui est capable de tous les miracles, c'est un arbre qui prête ses feuilles pour la sauce, pour faire de la nourriture mais aussi qui prête de son écorce à ses racines, tout ce qui existe sur lui pour soigner et pour nourrir. Et nous pensons que ce que nous sommes en train de faire aujourd'hui avec la France Insoumise, c'est pour nourrir nos relations et c'est pour nous nourrir de Sankara et donc c'est le meilleur témoignage que nous avons comme symbole pour planter. – Oui parce qu'on a eu à discuter de savoir quel arbre on mettrait. – (Rires) Mais dans les symboles tout compte, c'est une langue en soi le symbolisme, donc j'ai choisi avec mes compagnons cet arbre.

C'est vous monsieur qui faites tout le travail. Nous nous contentons de tenir voilà. Donnez-moi cette pelle !

Non, celle-là va mieux m'aller. Vous y êtes ? (Applaudissements) Mathilde, Bastien !

C'est toujours moi qui doit tout faire dans cette équipe alors. Bonjour, bonjour. Monsieur le Président, quel honneur que vous me faites de me recevoir.

Avec mes collègues Bastien Lachaud, madame Mathilde Panot. – Je sais qu'il y a beaucoup de gens qui auraient souhaité vous rencontrer, et nous on a eu la chance. Surtout qu'on a fait passer votre discours : "qui sont les terroristes ?

Qui finance le terrorisme ? " Moi j'ai écouté 2 fois avant d'aller au boulot il y a peut-être 1 mois. – Voici où nous en sommes : Huit ans de guerre, 55 français morts, 5 milliards d'euros dépensés, 2 millions de civils déplacés, cette année douze de nos militaires sont morts, 2 millions d'euros par jour !

Souffrez qu'on pose 1 ou 2 questions. Nous sommes en guerre, quels sont les objectifs ? C'est cela qu'il faut dire.

Et comment compte-t-on les atteindre ? A quelles conditions ? Que faisons-nous là-bas ?

La guerre au terrorisme ? Depuis quand la France fait la guerre à des concepts ? Ce sont les États-Unis qui font ça en Afghanistan et on a vu le résultat.

Qui est notre ennemi au Mali, qui ? Parce qu'il ne suffit pas de dire les djihadistes, moi je pose une autre question, qui paye ces gens-là ? Personne ne fera croire que les malheureux qui sont maintenant achetables pour peu dans une carrière militaire autour du lac Tchad qui se vide, et où la catastrophe écologique devient une catastrophe politique.

Qui les paient ? Il faut nommer l'ennemi qui paye parce que qui paye commande et quelqu'un paye. Si aujourd'hui vous nous dites : "Il y a plus de djihadistes", il faut se demander pourquoi.

Est-ce à cause de notre présence française ou bien parce que quelqu'un y met plus d'argent ? Ceux là doivent être pourchassés et punis parce que c'est eux qui organisent le désordre dans toute la zone. – Toi tu l'as écouté, j'ai parlé avec lui qui l'a écouté aussi et la radio qui l'a fait passé plusieurs fois tous les matins.

C'était "Paroles dites en direct", C'est quelqu'un qui a commencé à dire quelque chose. – A la tribune de l'Assemblée nationale avec l'accord de mes amis, et, personne n'avait osé poser cette question, parce qu'on fait comme si on affrontait une entité mythique qui réussi à s'armer jusqu'aux dents sans qu'on sache comment. – Et d'entendre ça de la part d'un Français, on était tous très surpris.

Comment un Français peut parler comme ça ? Mais vraiment on dit : "Ah, celui-là ! " Mais je ne sais pas si cette radio était au courant, parce que ça fait à peu près un mois.

C'est ça non ? – C'était en mai ou en avril je crois. – Oui, c'est ça – Mais c'est très réconfortant que vous nous disiez ça, parce que là nous sommes 3 parlementaires, nous sommes dans notre pays assez écoutés Mathilde plus que nous tous.

Mais ça donne de la valeur à la parole prononcée parce que des fois on se dit : "A quoi ça sert ? " Mathilde, nous allons faire une photo pour qu'au prochain débat parlementaire… nous pourrons nous-mêmes dire qu'on t'a vu faire… – Du bio-pesticide. – Voilà, exactement. – C'est vraiment de rendre concrète la question du concept de souveraineté alimentaire, un travail de longue haleine, quand vous voulez changer les mentalités, vous voulez élever à ces questions-là. c'est des activités qui n'ont pas de résultats à court terme. – On ne dit pas qu'on va apprendre en une fois où on vient, mais pour nous c'est important d'entendre les gens nous raconter ce que vous nous racontez.

Nous sommes certains que notre pays va connaître les mêmes problèmes et que les questions que nous avons pour le 21e siècle, certaines vont paraître très triviales, mais on va revenir à des choses comme : comment on produit son manger, comment on trouve de l'eau à boire ? des choses très simples mais que les occidentaux sont absolument incapables de commencer à régler d'une quelconque manière. – C'est bon ? – Ne vous inquiétez pas, à coté de monsieur Lachaud vous êtes comme moi, il surplombe la scène. – C'est le moment de sourire. – Et vous là les jeunes gens ? – On a pas mis les parfums hein. – Comment on va faire Mathilde, Bastien ? – Moi aussi je vais venir faire un stage ici. – Voilà ! – Ça y est, vous êtes dans la photo ? – C'est elle qui a déclenché ça. – C'est elle qui a déclenché ça, bravo, bravo, on a besoin de femmes comme ça. – Ah ben oui, elle va aller loin elle. – On est heureux de vous voir ensemble. – La puissance ce n'est pas seulement, bien sûr c'est aussi, le niveau d'un PIB, la puissance ce n'est pas seulement, bien sûr c'est aussi, une capacité militaire pour protéger son indépendance, la puissance est tout entière dans le cœur des êtres humains, la puissance, la vraie puissance est dans les sciences, dans les arts, dans la littérature, dans la capacité à augmenter la part d'humanité qui est en nous.

Car le processus d'humanisation de la planète n'est pas achevé, les Françaises et les Français qui m'écoutent à cet instant même, parce que nous sommes reliés par la diffusion de mon discours, doivent maintenant comprendre pourquoi la francophonie peut être entre nous quelque chose de plus que ce qu'elle a été, je sais quels soupçons pèsent sur la francophonie. Ah, c'est l'instrument de l'impérialisme français ! Ce n'est pas faux, celle-là de francophonie est condamnée parce que vous la sentez arriver à un kilomètre comme une combine offensante pour l'esprit.

C'est donc autre chose qu'il faut créer avec la langue commune. Mesdames et messieurs, ne sous-estimons pas la force comme un bien commun de pouvoir disposer d'une langue en usage commun, cette langue en usage commun est la 5ème qui se parlent dans le monde, elle est la 4ème qui se parle sur l'internet, elle est non seulement le vecteur entre ceux qui la parlent, mais également le moyen pour ceux qui parlent d'autres langues d'assumer la diversité linguistique, tout en disposant d'une langue qui leur permette de s'entendre. Cette fonction spéciale de la langue, je la mets en avant pour vous dire à vous autres, romanciers, poètes, universitaires que la langue française ouvre la possibilité d'une langue commune avec 300 millions de personnes, 700 millions d'ici la fin du siècle.

D'abord il faut assumer que ce soit un bien commun et il faut donc se battre pour qu'elle le soit, qu'elle ne soit pas confisquée, la francophonie que nous libérerions de ses usages politiciens, que nous libérerions de ces pratiques prébendière, la francophonie langue commune que nous ramènerions à son statut de langue commune, serait en quelque sorte l'espace par lequel se réaliserait la créolisation entre les cultures populaires du continent africain, des nations et des peuples avec le reste du monde. – Ah, ça marche, ça marche ! – Qu'est-ce que tu as fait ? – Il faut le refaire. – J'ai fait 1933. – Au 4e. – Top, il sera exactement 9 heures, 0 minute, bip bip – 9 heures, 0 minute ! – Il y a toutes les périodes. – Ça ne rentre pas dans mon appareil. – Est-ce que je ne suis pas aussi grande que cette échelle ? – Mets-toi devant. – Lise elle est du Maastrichtien. – Oh, t'es du Maastrichtien ! – Traîtresse ! – Toi tu es du Barrémien inférieur, le crétacé inférieur. – Courage ! – Continuez comme ça, si ce n'est pas 2022 ça sera 2027, merci. – (Adrien Quatenens) Je peux déjà vous annoncer qu'au moment où ces journées d'été, ces amphis d'été commencent, à peine sont-elles commencées qu'elles sont déjà un grand succès, nous attendons donc au bas mot 4000 à 5000 personnes sur ces lieux pendant ces quatre jours, ce qui fait clairement de ces amphis l'événement politique de plus grande envergure de cette rentrée [Musique] – Il faut que je remette parce que là j'ai un discours dimanche, mais il doit rentrer dans 1 heure et petit à petit j'ai pris l'habitude de parler plus longuement, et puis comme ma manière de parler, je resterai un prof toute ma vie quoi, parce que moi j'enseigne, j'explique, je n'assène pas alors bon, c'est interminable.

Hier soir, heureusement que personne ne me l'a dit, il paraît que ça a duré 2 heures ? – Non, 1h45, ça va. – Heureusement que je me suis arrêté. – En tous cas, vous avez une super équipe, on apprécie de travailler avec vous. – Mais bon, il sont parfaits, c'est la nouvelle génération, vous avez vu quand même, j'espère que ça vous impressionne.

Monsieur le chef ça va ? Oh non ! Excusez-moi J'ai le doit de faire un bisou ? – Il est très heureux d'être là. – Il dort comme moi – J'ai promis à Anne-Laure pour qu'elle vienne ici aux amphis, qu'en échange son fils Yvan aurait un selfie avec toi. – Ça c'est pas le plus dur, viens !

Ah bon, t'es avec moi toi ? Quand moi j'étais jeune homme, les gens, les exceptions se politisaient à 14 ans tu vois, on était considéré comme des monstres, mais je sais que dans ta génération, des gens de 12-13 ans sont politisés, réfléchissent, argumentent. Je me suis fait engueuler par un jeune de 11 ans qui m'a dit que je me modérais, il m'a expliqué pourquoi je me trompais et je pense que là heu… – Si tu veux l'engueuler c'est le moment. – Quel est ton prénom ? – Yvan. – Yvan t'as chopé le virus, je crains que tu le gardes toute la vie parce que souvent on observe ça, et tu sais, c'est ça qu'il y a de fantastique s'intéresser à la politique c'est vivre en phase avec le monde, le monde entier t'intéresse. – Voyageur, le chemin c'est les traces de tes pas, c'est tout, voyageur, il n'y a pas de chemin, le chemin se fait en marchant.

En définitive nous sommes les maîtres de nos vies si nous décidons du chemin que nous prenons, le chemin n'existe pas, il n'y a que nos pas, il n'y a que nos choix. Que mes pas me mènent ici. Mes chers amis, cher Jean-Luc Mélenchon, fidèles à ce qu'est l'île de la Réunion terre d'insoumission et de résistance, fidèles à tout ce que nous partageons ensemble, fidèles à ce que nous sommes, des femmes et des hommes libres, je prendrai avec mes amis sur l'île de la Réunion toute ma part pour œuvrer au rassemblement des forces populaires et… (Applaudissements) porter haut la candidature de Jean-Luc Mélenchon vers la victoire.

Je connais sa force d'engagement, son courage dans le combat, sa volonté ferme de justice et de solidarité. Mesdames, messieurs, chers amis, frères et sœurs ici rassemblés, amis Insoumis, l'heure de nous même a sonné. – Alors oui, je me présente au nom de cet immense collectif humain des 250 000 personnes qui l'ont voulu et vous tous.

Je me présente au nom de la légitimité des sept millions de personnes qui ont déjà voté une fois pour le programme l'Avenir en commun, Je me présente, non pas tout seul pour une aventure personnelle, pour une carrière que je n'ai plus à faire à mon âge, je me présente avec une équipe de 23 parlementaires que vous connaissez désormais qui sont des héros de vos luttes, avec des syndicalistes, des intellectuels de l'économie, de la science, des arts et de la littérature. Je me présente avec un programme : l'Avenir en commun, dont l'actualisation est en cours d'achèvement à cette heure. Mais je vous demande de réfléchir vous qui nous faites si souvent la leçon.

Comment osez-vous sans rougir, huit mois avant l'élection présidentielle, dire : "Nous allons d'abord casser la vaisselle en famille, nous allons décider qui finira par représenter et puis nous préparerons un programme" ? Huit mois avant l'élection présidentielle dans un tel contexte vous n'avez donc pas de programme et cela ne vous fait pas honte, eh bien nous en avons un, et la France peut utiliser la candidature de l'Union populaire pour changer son destin. – En tout cas, merci d'être si nombreuses, si nombreux là pour ce moment, on trouvait que c'était important d'avoir un moment à l'issue de ces amphis, quatre jours de travail en présence, mais beaucoup plus en termes de préparation, que ce soit les équipes locales qu'on veut vraiment remercier que ce soit les équipes nationales.

Ça a été beaucoup de temps de préparation, je pense qu'on peut déjà se dire que cette édition a été une édition particulièrement réussie, l'année dernière c'était déjà très bien mais je crois qu'on a vraiment franchi un cap encore en termes d'organisation, en termes de nombre de présences sur le site, en termes d'activité et de diversité des activités, on a ajouté les concerts qui n'existaient pas précédemment. Je crois que l'organisation a été encore plus fluide que d'habitude et ça tombe bien puisque c'étaient des amphis particulièrement importants, puisque c'était quand même notre rentrée politique. – Il faut que chacun d'entre nous, il y a des gens de gauche ici, quand même il y en a un peu hein ?

Pour nous la démonstration qui doit être faite, c'est que d'une poussière humaine, en quelque sorte, de têtes de lard, d'insoumis qui sont dans la société, on fait une force, et ça c'est le surgissement de la force qui donne un entraînement et qui entraîne les autres à aller au combat. J'espère que les plus anciens vont continuer à transmettre un goût, et les plus jeunes à insuffler aux plus anciens de nouvelles capacités de résistance, nous formons une école particulière de la militance, de la manière d'agir et ça c'est très très précieux mes amis, je ne sais pas ce qu'il adviendra cette année, je suis plein d'enthousiasme et de manière assez superstitieuse, je ne sais pas pourquoi je vous dis que cette fois ci on y arrive. Mais je sais une chose, le pire pour nous eut été qu'il n'y ait plus de forces de gauche en France comme c'est le cas en Italie, cette hypothèse abominable, à nous tous nous avons réussi en trois coups à la repousser, et maintenant c'est à nous d'assumer cette responsabilité brillante, de marcher devant, et c'est ce que nous faisons.

Ce n'est pas rien si tout le monde connaît les noms de nos députés, c'est pas par hasard hein, si tout le monde connaît des figures du mouvement, ils sont brillants, ils sont bons, ils savent se battre, ils savent organiser et ça c'est super important parce que ça veut dire que la pérennité elle viendra aussi de ça, du fait qu'une génération entraîne l'autre et que les successions se font tranquillement et surtout dans l'énergie de la victoire. Allez, à plus. (Applaudissements) (Musique) : « Je comprends qu’on meure pour te défendre. « Que l’on passe sa vie À t’attendre. « Quand tu chantes, je chante avec toi, Liberté. « Dans la joie ou les larmes je t’aime. « Les chansons de l’espoir ont ton nom et ta voix. « Le chemin de l’Histoire nous conduira vers toi. « Liberté. « Liberté. » – Sous-titrage : Le Crayon d'oreille -