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interviewLCI — L'événement du dimanche· 18 mai 2025 49 min

L'Événement du Dimanche LCI du dimanche 18 mai 2025

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:07
Présentateur

Bienvenue dans l'événement du dimanche LCI, ravi de vous retrouver, grande émission politique du dimanche midi sur la chaîne Info. Notre invitée, bonjour Marion Maréchal, merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation, députée européenne et présidente du groupe Identité Liberté. A mes côtés pour vous interroger durant cette heure d'interview, Arlette Chabot, bonjour.

0:25
Intervenant

Bonjour, bonjour Marion Maréchal.

0:27
Présentateur

Beaucoup de sujets à aborder ensemble en ce dimanche, de la proposition choc de Gérald Darmanin d'envoyer des narcotrafiquants en Guyane avec ce nouveau projet de prison, du rapport aussi sur les frères musulmans qui sera présenté en conseil de défense ce mercredi, qui va être déclassifié effectivement, et puis l'actualité internationale et notamment cette élection présidentielle en Roumanie. Vous soutenez le candidat d'extrême droite qui est arrivé au premier tour, vous êtes affiché à ses côtés. Certains commentateurs parlent d'un choc à venir, on en discutera, on débattra ensemble dans quelques instants.

On est d'abord, d'abord, une élection qui va sans doute, ça vous fera peut-être sourire, je ne sais pas, structurer la vie politique française des prochains mois. Qui a la tête du parti Les Républicains ? Bruno Retailleau, Laurent Wauquiez, on sera fixé ce soir aux environs de 18h. D'abord, première question Marion Maréchal, est-ce que vous avez une préférence entre les deux hommes ?

1:18
Marion Maréchal

Moi je ne suis pas membre du parti Les Républicains, donc je ne vais pas, comment dire, m'attacher à vous donner une préférence sur une candidature, mais je note, on va dire, plusieurs choses positives dans cette élection, notamment à l'issue du débat que vous avez organisé sur LCI entre ces deux candidats. Déjà une évolution de ligne qui m'apparaît positive, puisque je dois dire qu'aujourd'hui, sur l'intégralité des sujets ou presque, ils rejoignent la ligne que moi et d'autres, d'ailleurs, défendons depuis des années sur le régalien, sur l'immigration, sur l'Europe, sur le protectionnisme, sur le refus du fanatisme vert.

Je vois même, d'ailleurs, sur l'inscription des racines chrétiennes dans la Constitution. Il faut se souvenir qu'eux, d'ailleurs, qui font valoir leur modèle chiracien, à l'époque, Jacques Chirac avait refusé l'inscription de ses racines chrétiennes dans la Constitution européenne.

1:59
Présentateur

Laurent Wauquiez s'en revendique beaucoup, en effet, d'avoir fait une campagne à la Chirac.

2:03
Marion Maréchal

Donc, en effet, des évolutions idéologiquement positives. Deuxième sujet que je trouve très intéressant, qui pour moi est une avancée majeure pour la vie politique française, c'est le fait que dorénavant, Laurent Wauquiez, comme Bruno Retailleau, d'ailleurs, refuse de s'inscrire dans un rejet, j'ai envie de dire, moral et de principe à l'égard du camp national et du rassemblement national en particulier. Ils font valoir, on en reparlera certainement, des différences sur les questions économiques pour refuser des alliances, mais ils ne sont plus dans l'éternel cordon sanitaire.

Au contraire, même, ils parlent aujourd'hui de cordon sanitaire contre le parti anti-républicain qui est devenu la France insoumise, que je partage, bien évidemment.

2:39
Présentateur

C'est plus clair du côté de Laurent Wauquiez. Il dit, Lorraine, ce n'est pas la peste, en effet, le rassemblement national.

2:43
Marion Maréchal

Oui, oui, je crois qu'il y a d'ailleurs, heureusement qu'enfin, on en arrive à cette prise de conscience. Et la dernière chose que je trouve très intéressante également, c'est le fait que tous les deux, pour le coup, fassent valoir leur admiration pour Giorgia Meloni. Giorgia Meloni, avec qui j'étais il y a quelques jours, qui est l'allié de notre mouvement au Parlement européen. Je siège actuellement dans son parti, son groupe européen. Et qui, en fait, c'est intéressant, parce que qu'a fait Giorgia Meloni en Italie ? Elle a construit une grande coalition qui va du centre droit jusque, finalement, le camp national.

Et donc, s'ils allaient au bout, finalement, de ce modèle, cela pourrait laisser indiquer que demain, ils seraient peut-être davantage disposés à ouvrir les alliances qu'ils ne le sont aujourd'hui. Donc, on va dire que dans tout ça, j'y vois quand même beaucoup de choses positives sur le plan politique. La question des alliances, justement, Arlette.

3:28
Intervenant

Oui, la main tendue de Laurent Wauquiez, qui imagine demain une alliance des droites. Mais alors, il dit de Gérald Darmanin à Sarah Knafow. Il n'y a pas votre nom. Alors, Sarah Knafow, bien sûr, proche d'Éric Zemmour, reconquête que vous avez quittée. Il vous a oublié ou vous êtes vexé un peu ?

3:45
Marion Maréchal

Non, moi, je ne me vexe de rien. Et cela ne me fera aucunement changer sur la ligne qui est la mienne depuis maintenant, toujours. À savoir, défendre précisément le fait que demain, Bruno Retailleau, Laurent Wauquiez, moi-même avec Identité Liberté, je l'espère, Rassemblement National, UDR, Déric Ciotti, devraient, devraient travailler côte à côte et ensemble dans une coalition, évidemment, à minima législative et parlementaire.

4:08
Intervenant

C'était l'idée d'Éric Zemmour pendant la campagne présidentielle, déjà. Il plaidait pour l'union des droites avec vous.

4:13
Marion Maréchal

Absolument, et Éric Zemmour plaidait pour cela jusqu'aux dernières élections législatives. Aujourd'hui, il y a tout le travail qui reste à faire jusqu'aux élections présidentielles et de trouver ce chemin qui permette de travailler ensemble. Alors, j'entends, ils font valoir comme argument le fait qu'ils ne partageraient pas le programme économique du Rassemblement National. Ça, c'est pour le Rassemblement National, mais ce n'est pas pour moi. Vous n'avez pas répondu à ma question, pourquoi pas vous ?

Oui, mais sauf que c'est exactement aussi l'argument, vous l'avez noté, qu'utilise Laurent Wauquiez pour dire « Ah bah oui, mais je ne peux pas demain travailler avec elle dans un gouvernement parce qu'elle est aujourd'hui alliée du Rassemblement National et donc elle soutient le programme économique du RN. » Mais je vais vous le dire franchement, pour moi, c'est un argument de mauvaise foi. D'ailleurs, il le dit lui-même, moi-même, je ne partage pas toutes les propositions économiques du Rassemblement National. Ça ne m'empêche pas d'être un allié politique, de siéger avec eux à l'Assemblée. Pourquoi ?

Parce que le principe même d'une coalition, c'est de rassembler des gens qui ne sont pas d'accord sur tout, si ce n'est sur l'essentiel. Or, je crois que ce qui ressort d'ailleurs de cette émission que vous avez réalisée, c'est que l'essentiel aujourd'hui pour la droite, c'est d'abord et avant tout le combat culturel, migratoire, identitaire. Et moi, je considère qu'en politique, vous savez, il y a deux types de sujets. Il y a les sujets réversibles et il y a les sujets irréversibles. Les sujets réversibles, ça ne veut pas dire qu'ils ne sont pas importants, c'est notamment la question du budget, la question de la fiscalité, la question de la prospérité économique.

Sur lequel on peut avancer ? Sur lequel on peut apporter des solutions et avoir des résultats. Je veux dire, la France a déjà été dans des situations économiques dramatiques, elle s'en est relevée. En revanche, si un sujet irréversible, c'est celui de la démographie. Et donc, à partir de là, je considère que pour moi, l'élément cardinal qui fait que j'accepte de m'associer ou non avec quelqu'un, c'est ce sujet de l'immigration, même si j'ai des désaccords sur le reste. Et j'espère réussir à convaincre, moi et d'autres d'ailleurs, les Républicains,

5:53
Présentateur

que oui, aujourd'hui, cette alliance, elle doit d'abord se prioriser sur ce sujet. Mais vous allez devoir aussi convaincre, pardonnez-moi, Marine Le Pen. Parce qu'il y a moins de deux ans, c'était non, pas d'alliance et pas de dilution de l'extrême droite dans une alliance.

6:05
Marion Maréchal

Sauf que depuis, on l'a noté d'ailleurs, Marine Le Pen a permis aujourd'hui une ébauche de coalition qui sera amenée, je l'espère d'ailleurs, à se renforcer, à structurer, avec l'ex-président des Républicains, Éric Ciotti, et l'UDR. Donc, cette volonté aujourd'hui de travailler avec des partis indépendants dont nous faisons partie, elle existe et elle est mise en place. Maintenant, je ne vais pas vous dire que c'est parfaitement satisfaisant, puisque, en effet, Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez continuent d'être des concurrents, là où ils devraient être aussi des alliés. Bon, ben, il reste...

6:34
Intervenant

Il ne vous a pas échappé que leur idée, c'est quand même de faire revenir leurs électeurs qui sont partis au Rassemblement National ou à Reconquête. C'est quand même ça l'objectif. La concurrence, elle reste très forte et très vive, bien entendu.

6:45
Marion Maréchal

J'ai bien compris, et vous savez, la concurrence est inhérente à la vie politique, donc ça, je veux dire, je ne peux pas leur en faire grief, mais ce que je leur reproche, finalement... De quoi on parle aujourd'hui sur les rapports de force ? Ce qui n'enlève rien, d'ailleurs, aux qualités des uns et des autres, mais c'est qu'à l'heure où on parle, en tout cas, dans les différents sondages présidentiels, Laurent Wauquiez est autour de 4%, et Bruno Retailleau est entre 7 et 8%, selon les configurations. Très bien, il y a en face de cela un parti qui est, dans tous les cas de figure, et quel que soit d'ailleurs le candidat, au-dessus de 30%, c'est le Rassemblement National.

Donc, à un moment donné, je me permets quand même de leur dire et de leur rappeler que vouloir faire sans ou contre le Rassemblement National, pour moi, est une impasse politique, est un non-sens. C'est-à-dire, c'est comme si on refusait de voir l'éléphant au milieu de la pièce. C'est d'ailleurs exactement le même différent que j'ai eu à l'époque avec Éric Zemmour. Voilà, alors qu'eux, ils aient envie de tirer le maximum et d'exister au maximum pour, évidemment, négocier le mieux possible. Très bien, mais enfin, il y a quand même quelque chose d'un peu stérile, si vous voulez, à parler des alliances avec tout le monde, sauf avec le plus grand parti aujourd'hui du camp national.

7:48
Présentateur

Laurent Wauquiez semble plutôt mûr pour cette alliance, ou en tout cas, ce bouger. Je vous posais la question de Marine Le Pen. Est-ce que vous sentez, dans les discussions que vous avez avec votre tante, peut-être un changement de paradigme ? Quant à cela, vous évoquiez effectivement ce qui s'est fait avec Éric Ciotti, mais est-ce que ça pourrait aller plus loin ?

8:05
Marion Maréchal

Non, mais alors moi, je vais vous le dire, je suis absolument convaincue que si demain, Bruno Retailleau ou Laurent Wauquiez expliquaient qu'ils étaient prêts à faire des accords, par exemple, aux élections législatives avec le Rassemblement national, je suis absolument convaincue que Marine Le Pen le souhaiterait. Maintenant, la posture de tout le monde, bon, je peux l'entendre, pourquoi pas, c'est de dire, oui, mais pas des accords d'appareil, on s'associe avec des personnalités.

Bon, très bien, j'ai envie de dire, quelle que soit la forme que ça prendra, et c'est vrai que probablement, aux Républicains, il y a des courants qui, de toute façon, ad vitam aeternam, ne s'associeront jamais, je pense notamment à Xavier Bertrand au Rassemblement national, et d'autres qui sont plus enclins à le faire. Donc, si ça doit passer par des accords de personnalité plutôt que par des accords de parti, j'ai envie de dire soit, mais je ne crois pas du tout qu'aujourd'hui,

8:45
Présentateur

le blocage vienne du Rassemblement national. Même avec Bruno Retailleau, qui a donc participé au gouvernement d'Emmanuel Macron en la qualité de ministre de l'Intérieur, c'est aussi dans ce gouvernement à poids lourd. Alors, pour vous, ça ne constitue pas une ignorance ?

8:58
Marion Maréchal

Non, non, je ne le crois pas, parce que je pense que Bruno Retailleau, enfin, ça, c'est mon point de vue, aujourd'hui est au ministère de l'Intérieur et fait, je le crois, ce qu'il peut, comme il peut. Et moi, j'entends l'argument qu'il a avancé. Alors, la facilité, évidemment, ce serait de dire oui, il s'est compromis avec la Macronie. Évidemment, je ne vais pas vous dire le contraire. C'est ce que j'aurais invoqué. C'est ce que j'ai dit. Absolument.

9:18
Intervenant

Et il dit qu'il ne faut pas qu'il reste au ministère de l'Intérieur.

9:20
Marion Maréchal

Je ne veux pas me faire l'avocate de Bruno Retailleau, ce n'est pas mon rôle, mais ils sont en compétition l'un et l'autre. Et il se trouve, je ne veux pas dire de bêtises, mais je crois qu'à l'époque, Laurent Wauquiez lui-même avait envisagé d'avoir un ministère. Il n'avait pas eu celui qu'il voulait, donc il l'avait refusé. Il y a eu des discussions. Mais à la limite, qu'importe ? J'ai envie de dire, je ne vais pas vous mentir, vu la situation aujourd'hui sécuritaire de la France, je préfère que ce soit Bruno Retailleau à l'intérieur, avec un certain nombre d'avancées, même si, à vous mentir, elle m'apparaît sans partie insatisfaisante et partielle.

Mais je préfère que ce soit Bruno Retailleau qu'un énième, on va dire, ministre socialiste, comme nous avons pu l'avoir par le passé. Je pense que la France, aujourd'hui, malheureusement, est dans une telle situation qu'on ne peut pas s'autoriser encore cela.

10:02
Présentateur

On va avancer, d'ailleurs, sur vous, aussi, votre position. Juste si, il semblerait quand même Bruno Retailleau soit favori. Certains disent, finalement, la question, c'est plus quel sera son score ce soir. Soyons très prudents. S'il était élu ce soir, pourrait-il, selon vous, rester au gouvernement ? Ou c'est incompatible ?

10:22
Marion Maréchal

Je ne sais pas. C'est à lui de voir. Mais vous savez, je ne crois pas qu'il y ait d'incompatibilité fondamentale à être ministre et président de parti. Eux qui parlaient beaucoup de modèles, d'ailleurs, de Georgia Meloni, aujourd'hui, Georgia Meloni, elle est chef d'État et elle est en même temps présidente de son mouvement. Je crois que c'est une question d'organisation. Donc, je n'y vois pas une incompatibilité majeure. Par contre, c'est vrai qu'à un moment donné, il va se poser la question des lignes rouges.

Parce que c'est vrai qu'aujourd'hui, Bruno Retailleau, notamment sur la question de l'Algérie, la question des OQTF, a posé des mots et des diagnostics très forts, d'ailleurs, et je le remercie. Mais on voit bien qu'il est aujourd'hui contraint dans les solutions qu'il peut apporter, pas toujours suivi par le gouvernement, c'est le moins qu'on puisse dire. Donc, c'est vrai qu'à un moment donné, il ne faudrait pas que, bon, sa volonté de faire des choses glisse petit à petit vers la compromission. Ça, ce sera à lui de l'arbitrer. Mais je crois qu'à un moment donné, il a aujourd'hui une voix suffisamment forte

11:11
Présentateur

pour faire peut-être davantage bouger les choses. Marion Maréchal, avec Arlette Chabot, on s'interrogeait en préparant cette émission sur vous. Sur vous, vous n'êtes plus aux côtés d'Éric Zemmour, mais alors vous êtes où ? Vous en êtes où politiquement, Arlette Chabot ?

11:24
Intervenant

Oui, parce que quand on vous écoutait à l'instant, j'ai l'impression que vous étiez porte-parole du Rassemblement National. Donc, alors, vous êtes totalement revenu, réconcilié, réinséré. Non, les choses... Vous avez votre boutique à côté et vous gardez une indépendance, ce qui vous permettrait éventuellement de critiquer ou d'avoir d'autres ambitions. On en parlera dans un instant.

11:44
Marion Maréchal

Non, alors, les choses sont finalement assez simples, malgré un enchaînement d'événements qui ne l'a pas été. C'est vrai, puisqu'une rupture, moi, j'ai suffisamment eu d'explications pour y revenir, mais une rupture assez forte et malheureuse avec Éric Zemmour, en effet, à l'occasion des dernières élections législatives, où j'ai fait le choix de soutenir la coalition RN-Cioti, là où Reconquête a fait un choix inverse.

Et donc, c'est vrai qu'à partir de là, moi, j'ai fondé un mouvement qui s'appelle Identité-Liberté, qui est finalement un mouvement qui porte la ligne que je porte depuis toujours, même déjà, quand j'étais, souvenez-vous, à l'époque députée nationale au sein du Front National, une ligne que certains diraient identitaire, libérale, conservatrice, si on devait simplifier, et défenseuse de l'union des droites. Et je garde donc mon indépendance, ma liberté de ton et de parole, mais je suis, en revanche, alliée avec le Rassemblement National et l'UDR d'Éric Ciotti.

J'ai aujourd'hui trois députés à mes côtés qui siègent avec le groupe RN, à l'Assemblée, on a un groupe, une délégation française au Parlement européen, et là, on siège avec, justement, les Italiens de Fratelli d'Italia, notamment, et je travaille en très bonne intelligence aujourd'hui avec le groupe du Rassemblement National de Jordan Bardella au Parlement européen, mais aussi, je tiens quand même à le noter, avec la délégation française LR qui, elle, elle siège dans le groupe dit PPE, et en fait, je trouve qu'il y a une vraie leçon... Avec son président, François-Xavier Bellamy. Absolument.

Et je trouve qu'il y a une vraie leçon à tirer de cela parce qu'on voit bien qu'au niveau européen, tout en étant dans trois groupes différents, eh bien, nous parvenons à défendre les intérêts français ensemble, en nous mettant sur des votes et des positions communes, en travaillant des dossiers ensemble, et à représenter, finalement, plus de Français efficacement que s'il n'y avait eu qu'une seule liste à l'issue. Donc, moi, mon objectif, si je puis dire, c'est de faire redescendre, finalement, cette coopération et cette bonne entente au niveau national puisqu'on fait la démonstration au niveau européen que c'est possible.

13:30
Présentateur

Vous parliez de votre rupture avec Éric Zemmour, c'est fait un peu dans la douleur, la rupture aussi avec le parti de Marine Le Pen, quelques années plus tôt, ça s'est aussi fait de manière douloureuse. Votre patronyme que vous enlevez, alors, il y a d'autres considérations, évidemment, et on lit aussi dans la presse, peut-être que ça vous agace, mais le fait que ce retour dans le giron du RN avec votre tante agace aussi certains classiques du RN, qu'en est-il vraiment ? Vous étiez au rassemblement pour soutenir Marine Le Pen après sa condamnation, vous n'avez pas pris la parole à la star d'Éric Ciotti, à la star de Jordan Bardella.

Quel est votre avenir au sein du parti et est-ce que la question Marion Maréchal-Le Pen, remplaçante de Marine Le Pen empêchée à la présidentielle si sa condamnation est confirmée, peut se poser ? Est-ce que ça évolue dans votre esprit ? Est-ce que c'est un sujet ? Alors,

14:21
Marion Maréchal

plusieurs choses. En réalité, il n'y a pas eu de rupture douloureuse avec le Front National quand je suis partie en 2017 parce que j'ai arrêté la vie politique. Je ne suis pas partie en réglant des comptes. J'avais des divergences idéologiques, stratégiques, c'est vrai. J'avais aussi envie d'une expérience dans le privé. Je n'y reviens pas mais ça ne s'est pas fait dans la douleur en l'occurrence. J'avais quitté le Rassemblement National depuis longtemps. Certains vous en ont voulu un peu. Et de fait, beaucoup ont instrumentalisé ça en faisant des raccourcis mais enfin, bon, qu'importe.

Aujourd'hui, vous savez, dans les partis politiques, c'est malheureusement, j'ai envie de dire, inéluctable. Les petites phrases, les off assassins, les concurrences. Moi, je ne m'y attache pas parce que je sais que ça n'est pas représentatif aujourd'hui de la relation de qualité, de grande qualité d'ailleurs, que j'ai non seulement avec Marine Le Pen mais aussi avec Jordan et avec d'autres cadres et élus du Rassemblement National avec qui on travaille en très bonne intelligence et nos trois députés en sont la démonstration à l'Assemblée Nationale. Donc, aujourd'hui, moi, c'est très simple, j'ai vécu cet empêchement pour l'instant de Marine Le Pen comme un véritable scandale démocratique.

Je ne vais pas revenir sur le fond de l'affaire mais le résultat de cette affaire, c'est quand même qu'aujourd'hui, la candidate favorite est privée de l'opportunité de pouvoir se présenter avec des arguments sur lesquels on pourrait revenir mais qui ont quand même une tonalité très politique dans ce qui a été avancé par la magistrate en question. Et donc, moi, mon objectif aujourd'hui, c'est que je refuse qu'on tourne la page et puis, c'est pas grave, on passe à autre chose.

Je considère que Marine Le Pen a raison de tenir bon, de dire qu'on ira jusqu'au bout des voies de recours pour défendre ce droit des Français du camp national à être représentés par le candidat qu'ils choisissent et donc, c'est pour ça que je m'interdis comme Jordan Bardella d'ailleurs, vous l'avez noté, de raisonner en dehors de cette candidature de Marine Le Pen avant, bien sûr, que toutes les voies n'aient été, comment dire, explorées, notamment celle de l'appel qui aura lieu avant juin 2026. C'est pas être un peu imprudent ? Je veux dire

16:04
Intervenant

qu'il n'y a pas le plan B pour l'instant, il ne doit pas être activé, le plan B comme Bardella ou autre. De fait, je veux dire,

16:10
Marion Maréchal

à pas ce moment où Marine Le Pen est toujours candidate officiellement à l'élection présidentielle, il n'a pas de raison de parler du reste et une fois plus, Jordan Bardella et moi-même de ce point de vue-là nous sommes totalement alignés parce qu'à partir du moment si vous voulez où lui comme moi d'ailleurs on s'inscrit dans l'idée de comment on organise la succession, bon ben c'est déjà qu'on a tourné la page et que finalement on ne doit plus défendre aujourd'hui la candidature de Marine Le Pen alors c'est pas du tout notre état d'esprit. C'est étonnant,

16:31
Intervenant

vous dites Jordan et moi c'est-à-dire que ça veut dire

16:34
Marion Maréchal

que... Oui parce que la question vous est posée à tous les deux. Oui.

16:37
Intervenant

La preuve c'est que vous me la posez. Vous me dites est-ce que vous pourriez être la suite de successeur et il y a beaucoup de me poser la question mais Jordan et moi ça veut dire que vous pourriez être l'un ou l'autre candidat remplaçant de Marine Le Pen.

16:53
Marion Maréchal

Je réponds alors le plus clairement du monde pourquoi je nous cite tous les deux parce que de fait vous me posez la question et donc on y répond tous les deux. Mais maintenant soyons honnêtes et lucides si Marine Le Pen et j'espère que ce ne sera pas le cas était empêchée évidemment à l'occasion de cet appel Jordan Bardella se positionne aujourd'hui comme le candidat le plus naturel du camp national. Et vous le soulignez dans les sondages

17:15
Présentateur

et donc c'est quasiment équivalent.

17:17
Marion Maréchal

Donc voilà maintenant moi je m'inscris aujourd'hui comme je l'ai dit demain peut-être avec Jordan Bardella et je l'espère avec Marine Le Pen selon le résultat dans une logique de coalition une fois de plus donc je ne me fonds pas dans le Rassemblement National je suis en soutien à cette candidature moyennant évidemment derrière une place pour le courant et la ligne que je représente au sein de cet appel. Donc vous n'êtes pas en concurrence avec Jordan Bardella aucun doute. Non pas du tout et je ne prête absolument pas le flanc d'ailleurs à ça.

17:42
Présentateur

Mais vous soulignez assez opportunément que vous êtes la troisième personnalité du RN dans les sondages

17:46
Marion Maréchal

ce qui est factuel aussi. La question m'est souvent posée parce que de fait j'ai aussi la filiation qui est la mienne l'histoire qui est la mienne la relation particulière que j'ai avec les électeurs du Rassemblement National et tout ça fait que la question s'est posée mais elle s'est posée par d'autres pas par moi.

18:01
Présentateur

Marion Maréchal si ici une dissolution était à nouveau à l'ordre du jour dans les prochains mois on sait que votre groupe Identité Liberté aux dernières législatives avait obtenu vous aviez investi six candidats trois avaient été élus est-ce que encore une fois dans la préparation ce fameux plan Matignon vous pourriez négocier plus de circonscriptions est-ce que là aussi c'est une manière de peser dans sans du parti de Marine Le Pen

18:29
Marion Maréchal

Plusieurs choses déjà avant même de penser à cette dissolution hypothétique qui pourrait advenir avant 2027 il s'agit de réfléchir déjà aux élections municipales qui sont un rendez-vous très important puisque l'implantation locale on le sait est évidemment une des conditions majeures pour pouvoir ensuite réussir au niveau national et d'ores et déjà à ce moment-là nous aurons et nous présenterons des têtes de liste mais aussi des colistiers dans le cadre de listes d'union qui allieront à la fois notre mouvement Identité Liberté l'UDR d'Éric Ciotti et le RN du Rassemblement National avec cet objectif de rassembler un maximum de Français face à la gauche à l'extrême gauche au bloc centriste donc ça c'est une première étape très importante Avec vous à Paris ?

Maintenant écoutez cette affaire de Paris ne vient pas de moi puisque cette actualité sur le fait que je puisse y réfléchir n'est jamais venue de ma bouche donc à l'heure où je vous parle il n'y a pas de candidature à l'ordre du jour à Paris et ce qui est sûr c'est que derrière le but des élections législatives et ça c'est on va dire mon rôle de dirigeante de mouvement de faire en sorte que la ligne une fois plus que je défends soit la mieux représentée possible donc je ferai évidemment en sorte qu'on ait le maximum et je vais dire je vais aller au-delà moi je souhaiterais que cette ébauche finalement de coalition qui s'est faite vous vous en souvenez quand même un peu dans le chaos et la précipitation suite à la dissolution impromptue voulue par Emmanuel Macron aille au-delà moi je souhaiterais même que demain nous puissions réassocier des gens par exemple comme Nicolas Dupont-Aignan voilà et évidemment bien sûr des républicains mais je pense que finalement on est une des pièces mais on doit aller au-delà aller au-delà Arlette

19:57
Intervenant

ça veut dire que vous avez un ennemi commun aujourd'hui c'est la France insoumise donc il faut absolument vous unir pour battre la France insoumise je pense que c'est

20:06
Marion Maréchal

c'est pas seulement un adversaire vous avez raison c'est un ennemi voilà parce que c'est c'est un parti politique qui n'a pas seulement une différence de vision avec nous mais qui s'attaque à dire au principe fondateur de notre harmonie et de notre cohésion sociale qui pour le coup on peut le dire aujourd'hui frôle régulièrement avec l'antisémitisme et qui appelle régulièrement d'ailleurs à des insurrections on l'a vu encore à l'occasion de la dernière manifestation dite contre l'islamophobie où ils ont marché et signé des tribunes aux côtés d'islamistes revendiqués des fichés S des imams condamnés des organisations proches des islamistes des frères musulmans donc c'est des gens qui menacent l'intégrité du territoire français et la cohésion nationale donc oui de ce point de vue là c'est sûr que ce sont les adversaires premiers

20:54
Présentateur

Marion Maréchal la proposition peut-être que l'on n'avait pas vu venir celle du ministre de la justice Gérald Darmanin au journal du dimanche aujourd'hui il propose et annonce tout simplement la construction d'une prison hors normes en Guyane 500 places un quartier de haute sécurité pour une soixantaine de narcotrafiquants une aile pour une quinzaine de détenus radicalisés islamistes et fichés d'abord une première question est-ce que c'est une bonne idée comment en ouvrant le journal ce matin vous avez analysé ces déclarations du garde des cieux je vais peut-être

21:22
Marion Maréchal

je vais peut-être vous surprendre mais ça me rappelle un peu à certains égards pour le coup je vais être un peu cruelle mais même la proposition de campagne de Laurent Wauquiez d'envoyer donc les fameuses OQTF dans un centre de rétransition à Saint-Pierre-et-Miquelon j'ai quand même un peu le sentiment de l'activation de l'armée des communicants autour de nos chers politiques qui sont en train de leur expliquer alors vas-y Gérald on va réfléchir à la manière dont dans l'inconscient collectif des français tu puisses envoyer un signal Guyane donc Bagne donc Guantanamo donc autorité je vais vous dire pardon mais je trouve ça un petit peu ridicule c'est des espèces de dons à l'échelle

21:56
Présentateur

autour de vous un Éric Ciotti qui voulait un Guantanamo à la française Nicolas Dupont-Aignan qui voulait les envoyer à Cayenne ou à Cardinal

22:03
Marion Maréchal

sauf que je vous le dis je pense que la solution elle n'est pas celle-ci la solution c'est de construire des prisons de construire des prisons d'ailleurs de haute sécurité mais je veux dire que ces prisons soient au milieu de la jungle guyanaise ou j'ai envie de dire dans la Creuse ou en Lausère ou dans la banlieue de Bordeaux je veux dire c'est la même chose d'ailleurs pour les centres de rétention j'ai envie de dire qu'importe ce qui importe c'est que ces gens-là aillent derrière les barreaux dans le meilleur des cas pour en sous l'occurrence les profits très dangereux n'en sortent jamais et qu'on s'assure évidemment qu'ils soient dans des conditions de détention ultra sécurisées donc j'ai quand même un peu l'impression d'avoir du marketing du gadget du marketing maintenant ce qui compte c'est qu'à l'issue cette prison de haute sécurité soit construite parce qu'on manque terriblement je ne vous la prends pas de place de prison et c'est vrai que là-dessus on a pris un retard considérable je m'étonne quand même qu'il y ait une telle prise de conscience on en parlera peut-être d'ailleurs après le 20h de Macron on a le sentiment que c'est la multiplication des bonnes idées au moment où il n'y a plus de majorité où on ne peut plus rien faire c'est dommage qu'ils n'aient pas eu toutes ces bonnes idées au moment où ils avaient encore tous les moyens d'action notamment la majorité

23:00
Intervenant

Vous avez l'air juste d'un mot beaucoup moins indulgent avec Gérard Lermanac que compréhensif à l'égard de Bruno Retailleau vous saluez au fond tous les efforts faits par le ministre de l'Intérieur et du côté du ministre de la Justice là vous...

23:13
Marion Maréchal

Oui bah pour une raison pour une raison très simple c'est qu'à un moment donné derrière les mots moi je regarde le bilan et qu'avant d'être ministre de la Justice cet homme il a été ministre de l'Intérieur avec un bilan sécuritaire absolument déplorable moi je n'ai pas oublié je sais qu'on a la mémoire courte parfois en politique je n'ai pas oublié qu'au moment où Georgia Meloni tentait justement de bloquer l'arrivée illégale de migrants sur ces côtes qui étaient victimes du narcotrafic du narcotrafic excusez-moi des passeurs il se trouve qu'au même moment et Gérald Darmanin a eu la mauvaise idée d'accueillir ce bateau de migrants à Toulon pour permettre et permettant ainsi un appel d'air nouveau évidemment un signal très fort qui a été envoyé aux passeurs en disant bah puisque aujourd'hui l'Italie est ferme sachez que la France elle vous ouvre grand ses portes voilà je n'ai pas je n'ai pas oublié tout ça et donc c'est vrai que je suis plus dubiative

23:59
Présentateur

On volonté d'humanité peut-être aussi à l'époque peut-être sans appel d'air

24:02
Marion Maréchal

c'est toujours le même discours mais si vous voulez la conclusion si vous voulez de cette humanité c'est la multiplication des morts en mer parce que voilà je ne vais pas vous l'apprendre tous les services le démontrent et notamment les rapports d'ailleurs en Italie sur le sujet le trafic humain monstrueux qui est opéré aujourd'hui par ses passeurs qui est un business qui promettent des choses évidemment et un eldorado européen qui n'existe pas et qui surtout aboutit à des prises de risques massives de la part de familles d'hommes de femmes et d'enfants et parfois à des morts en Méditerranée donc moi je crois que la véritable humanité en l'occurrence elle est plutôt dans la fermeté et c'est ce que vous plaidez

24:36
Présentateur

évidemment au Parlement européen avec vos alliés Marion Maréchal on fait une très courte pause dans quelques instants on évoquera ce rapport qui sera présenté en conseil de défense sur les frères musulmans mais aussi de ce patriotisme économique les investissements étrangers toujours toujours premiers en France mais mais mais notre étoile palie quelle attitude adopter notamment face au président américain et puis l'élection présidentielle en Roumanie programme chargé et tout de suite l'événement du dimanche se poursuit à tout de suite en retour sur le plateau de l'événement du dimanche toujours avec notre invité Marion Maréchal députée européenne présidente d'identité d'IPRT je le disais évoquons à présent ce rapport qui sera présenté mercredi en conseil de défense à l'Elysée la mouvance en effet des frères musulmans à France a été passée à la loupe dans ce rapport précisément rendu il y a quelques mois et en cours de déclassification donc on devrait être tous alertés avertis de ce qu'il se dit on dresse une cartographie de la confrérie on alerte sur ses dangers et son entrisme les termes employés sont assez inquiétants il faut le dire néanmoins on reparle de Bruno Retailleau il y a quelques mois il disait vouloir faire interdire les frères musulmans mais on comprend côté Beauvaux que ce ne sera pas possible ça ne sera pas possible parce que l'interdiction voudrait dire dissolution et la spécificité c'est qu'en France ils ne sont pas constitués en organisation et la désignation comme organisation terroriste se fait au niveau européen il y a une forme aujourd'hui d'impuissance de la France à peut-être vouloir aller plus loin c'est la réalité

26:13
Marion Maréchal

ce qui est intéressant c'est de regarder là où précisément les frères musulmans ont été interdits c'est-à-dire en Autriche et en fait ce n'est pas tant le fait de permettre ce qui est une des options la dissolution des organisations identifiées comme directement frères musulmans mais surtout le fait de pouvoir interdire tous ceux qui se font les promoteurs de leurs prédicateurs de leurs penseurs ou détiennent ou font la promotion et diffusent tout ce qui peut relever de la pensée des frères musulmans donc c'est quand même un outil intéressant parce que comme vous l'avez dit il n'y a pas en gros une association frères musulmans en France il y a en revanche une myriade c'est ce qui est très pernicieux et qui est très compliqué c'est très pernicieux mais là j'ai envie de vous dire oui c'est vrai c'est très pernicieux mais néanmoins avant même que ce rapport ne sorte et à la limite tant mieux j'ai envie de dire si on y apprend des choses et que c'est surtout le préalable et la première étape avant qu'il y ait une action ferme tant mieux mais il y a quand même beaucoup de choses objectivement aujourd'hui qu'on sait déjà et sur lesquelles on aurait déjà pu agir je vais vous donner trois exemples l'IESH aujourd'hui qui est rien de moins que l'école des frères musulmans qui forme des imams de France et de toute l'Europe qui se trouve aujourd'hui dans la campagne française qui a reçu de très nombreux prédicateurs rattachés précisément aux frères musulmans islamistes dont un certain nombre d'élèves sont partis faire le djihad notamment en Syrie cette école aujourd'hui est toujours ouverte au vu et au su de tous je l'ai moi-même dénoncé pendant les élections européennes à l'heure où nous parlons un rassemblement à Nantes se tient appelé les musulmans de l'ouest dans lequel sont donc présents M.

N. Gazou qui est le président des musulmans de France donc ex-UOIF d'Issou et aussi le fils de l'imam Iqouissen souvenez-vous qui avait donc là encore été expulsé pour avoir tenu des propos radicaux

27:52
Présentateur

Vous avez interpellé le ministre vous avez interpellé le préfet sur les réseaux sociaux pour interdire ce rassemblement Oui tout à fait

27:59
Marion Maréchal

Vous avez eu des retours sur le sujet Non je n'ai pas eu de retour et d'ailleurs ce rassemblement s'inscrit dans une myriade d'autres rassemblements qui ont lieu très souvent en France on pourrait aussi parler des 120 mosquées qui sont identifiées comme proches des frères musulmans Je pourrais vous parler de la mosquée d'ailleurs la grande mosquée de Nantes celle de l'Île-Sud celle d'Evry-Courcouronne On sait aujourd'hui que ces mosquées du fait des invitations des prédicateurs des propos qui ont été tenus des liens avec d'autres organisations sont proches des frères musulmans Donc ce qui me désespère un peu c'est que j'ai le sentiment c'est un peu vous savez comme les commissions les hauts conseils c'est bien de faire un rapport peut-être d'ailleurs y apprendre de nouvelles choses mais déjà agissons sur ce que l'on sait déjà et vous voyez même moi je ne suis pas allé chercher très loin pour trouver ces informations et j'ai le sentiment que oui on ne va pas au bout parce que je crois qu'on n'a pas parfaitement pris aujourd'hui alors c'est probablement le cas de Bruno Retailleau mais dans ce gouvernement la pleine mesure de ce à quoi on est confronté il faut quand même rappeler que les frères musulmans c'est donc une confrérie secrète islamiste dont le but revendiquait ils le disent dans leurs écrits est la soumission islamique de l'Europe et de l'Occident transformer la société en société charia compatible et bien souvent on oublie qu'ils sont dans une oeuvre de subversion et de déstabilisation et derrière des polémiques on en a parlé par exemple sur le voile dans le sport ou l'abaya à l'école qui nous apparaissent finalement des initiatives un peu individuelles ou d'adolescents en mal de reconnaissance ou de jeunes femmes en quête de liberté en réalité on découvre bien souvent derrière que ce sont comment dire des moyens de pression mis sur la société qui sont orchestrés qui sont organisés qui sont pensés qui sont par moi même financés par ce réseau des frères musulmans pour précisément pousser la France à devenir une société charia compatible d'où le fait que sur aucun terrain il ne faut céder aux accommodements raisonnables

29:41
Intervenant

ça veut dire que c'est une question de volonté politique on ne peut pas interdire les frères musulmans Marie rappelait effectivement les raisons pour lesquelles ce n'est pas possible en revanche selon vous on peut prendre un certain nombre de décisions claires qui montrent et qui montrerait que le gouvernement a décidé de dire stop aux frères musulmans à commencer par les écoles par les mosquées d'avoir des gestes

30:03
Marion Maréchal

je vous en ai donné quelques exemples et on parle aussi

30:05
Intervenant

du financement

30:06
Marion Maréchal

excusez-moi je viens de renverser mon verre d'eau tout va bien on parle aussi

30:09
Intervenant

du financement par le Qatar auquel effectivement le gouvernement n'oserait pas non plus s'attaquer ah bah là indéniablement il y a aussi volonté politique c'est clair

30:19
Marion Maréchal

il y a aussi un non-dit parce que l'école la fameuse USH l'école des frères musulmans est précisément financée par des Qatar le Qatar qui est le grand argentier des frères musulmans on le sait je rappelle que d'ailleurs ça ne pose pas c'est là où d'ailleurs où le sujet du conflit israélo-palestin nous concerne aussi et j'ai envie de dire presque directement puisque le Hamas est une des branches des frères musulmans qu'un certain nombre d'ailleurs d'ex-dirigeants du Hamas aujourd'hui trouvaient refuge précisément au Qatar et que manifestement la France ne remet aucunement en cause les liens privilégiés parfois même les avantages fiscaux dont bénéficient les Qataris en France dans le cadre de cette lutte contre les frères musulmans et je le rappelle d'ailleurs je tâte de le rappeler à chaque fois parce que c'est très important à l'issue des attaques du 7 octobre lorsque l'un des dirigeants du Hamas depuis le Qatar appelle à un jour de colère contre les mécréants cela aboutit par l'assassinat d'un professeur en l'occurrence par un islamiste en France qui a entendu cet appel donc c'est vraiment une menace qui est très puissante dans toute l'Europe et d'ailleurs un certain nombre de scientifiques en tout cas de personnes qui réfléchissent sur le sujet expliquent qu'aujourd'hui les frères musulmans sont probablement plus puissants en Europe qu'ils ne le sont dans la plupart des pays musulmans notamment maghrébins parce que par exemple en Égypte ils sont très très très durement combattus par le régime en place

31:35
Présentateur

j'entends tout cela évidemment c'est dénoncé néanmoins est-ce que vous dites aussi à certains musulmans de France qui n'ont absolument aucun lien avec les frères musulmans je pense aussi notamment au grand recteur de la mosquée de Paris qui prend clairement ses distances aussi ne pas tout stigmatiser en fait ne pas tout mettre avec une communauté qui se sent oui parfois considérablement

31:58
Marion Maréchal

peut-être à tort accusée je comprends que vous vouliez mettre des précautions et je les entends parfaitement mais à quel moment ai-je pu être ambigu sur le fait qu'aujourd'hui il y aurait un amalgame entre l'ensemble des musulmans et les frères musulmans alors peut-être pas aujourd'hui peut-être pas vous si aujourd'hui des musulmans quand on parle d'islamistes se sentent concernés mais pardon mais c'est qu'il y a un petit problème de perception de leur côté vous l'entendez bien

32:16
Présentateur

parce que certains très vite confondent ou islam et islamisme

32:20
Marion Maréchal

non je pense qu'aujourd'hui les mots sont très clairs et que précisément il ne faut pas avoir de pudeur sur le sujet parce que aujourd'hui le problème d'ailleurs vous avez raison de poser cette question parce qu'elle en amène une autre qui est aujourd'hui où se trouve le vivier de recrutement de l'islamisme en France le vivier de recrutement de l'islamisme la base arrière de recrutement de l'islamisme il faut aussi oser le dire c'est malgré tout une immigration aujourd'hui de masse d'origine comment dire extra-européenne le plus souvent venant de pays musulmans inassimilée et qui trouve finalement aujourd'hui dans le chemin de la radicalité une manière de répondre à une quête identitaire ou une forme d'ennoblissement personnel on va dire et donc c'est vrai qu'on ne peut pas aujourd'hui poser la question de la lutte contre l'islamisme je vous le dis sans poser la question derrière de la politique migratoire puisque les dieux sont fondamentalement liés

33:11
Intervenant

Arlette Chabot On parlait de l'action de Bruno Retailleau il y a ces refus d'obtempérer ces rodéos auxquels on assiste en France avec une fois un pompier qui est visé hier c'est un gendarme effectivement qui a été percuté par une moto est-ce que vous vous avez une solution pour effectivement mettre un terme à ces rodéos punir il y a une loi on confisque aujourd'hui à la fois les motos on confisque aussi la voiture il y a une circulaire qui a été adressée effectivement par aussi le ministre de la justice pour que des peines plus sévères soient prononcées vous avez une mesure une décision ?

33:51
Marion Maréchal

j'ai envie de vous dire déjà j'aime pas tellement ce terme de rodéo urbain alors j'ai pas de mots magiques mais c'est vrai il y a un côté un peu tout le monde l'utilise c'est pas un reproche que je vous fais mais il y a un côté un peu récréatif vous pouvez-je dire le rodéo urbain on parle quand même de délinquant de la route avec à l'issue parfois des morts on se souvient de cette petite fille qui a été tuée de ce pompier qui est dans le coma qui en est sorti exactement mais enfin dans quel état j'espère j'espère qu'il n'aura pas de séquelles mais enfin on parle c'est laborieux mais enfin une petite prise de conscience on voit qu'il y a une légère augmentation des interpellations et des condamnations le problème si vous voulez c'est pas tant aujourd'hui le fait d'être capable d'intercepter ces personnes même si on peut le faire probablement mieux nous par exemple on défend le fait de permettre le fameux contact tactique comme ce qui se fait au Royaume-Uni qui ont permis de faire baisser d'ailleurs d'un tiers aujourd'hui les crimes commis par des scooters donc vous savez c'est le fait que des forces de l'ordre puissent évidemment selon une méthode très contrôlée aller au contact évidemment de ces fameuses motos pour mieux les intercepter très contrôlées mais qui font quand même des victimes oui mais enfin je vais vous dire à la fin je préfère voir un délinquant au sol un délinquant de la route au sol qui prend le risque de tuer des civils innocents plutôt qu'un pompier dans le coma voilà donc je fais le choix là-dessus assumé mais ce qui est vrai c'est que derrière c'est toujours la même chose c'est vrai pour les rodéos au bain comme sur le reste c'est la question de la réponse pénale de l'effectivité et de la rapidité de la réponse pénale et le problème c'est qu'aujourd'hui ceux qui sont condamnés pour ce type de crime n'échappent pas à la règle la plupart du temps même s'ils sont condamnés à de la prison ferme ils n'iront pas derrière les barreaux 41% des condamnés à des peines de prison ferme ne sont pas incarcérés dans notre pays donc ça pose quand même la question une fois de plus de l'effectivité de la peine de prison et surtout de l'application même de cette peine qui est prononcée parce que je finis par ce chiffre c'est quand même intéressant un condamné à de la prison ferme en moyenne ne fait que 66% de la durée de la peine dont il est véritablement condamné parce qu'il y a des aménagements parce qu'il y a des libérations anticipées et donc ça pose la question si vous voulez plus largement au-delà de ce cas particulier des rôdés urbains du sujet de la réponse pénale de l'état et bon on n'aura probablement pas le temps de développer ici mais c'est le sujet aussi de la procédure pénale c'est le sujet j'ai aussi envie de dire de la formation de la magistrature dans notre pays je pense que ça compte aujourd'hui voilà plein de propositions de ce point de vue là mais je pense que si on devait faire évoluer positivement finalement la magistrature ça passerait probablement par le fait d'embaucher davantage de magistrats par le tour extérieur donc des gens qui ont été commissaires des gens qui ont été avocats de la défense pendant des années c'est aujourd'hui une toute petite voie de recrutement je pense qu'elle devrait devenir la voie majoritaire voilà bref il y a à mon avis une vraie structure de fond et pour l'instant cette réponse là je ne la vois pas dans la bouche du ministre de la justice

36:36
Présentateur

Marion Marchal évoquons à présent avant d'en venir aux questions plus internationales mais à ce cauchemar du budget pour le gouvernement toujours à la recherche de 40 milliards d'euros d'économie Arlette revient sur la table la question un vieux serpent de mer cette TVA sociale Emmanuel Macron n'a pas fermé la porte à ça mardi soir

36:55
Intervenant

non c'est comment financer la protection sociale réduire peut-être les charges effectivement qui pèsent sur les salaires d'où l'idée le retour on a beaucoup parlé en 2007 pour effectivement y renoncer de la TVA sociale vous êtes pour ou vous dites alors franchement ça c'est injuste augmenter la TVA

37:13
Marion Maréchal

alors déjà ça pose un vrai sujet de fond puisqu'aujourd'hui je ne vous l'apprends pas l'écart entre le brut et le net dans notre pays est le plus élevé absolument et le plus élevé de tous les pays développés mais enfin ça a des implications très concrètes ça veut dire qu'un Français sur deux qui voit son salaire augmenter de 100 euros il en verse 56 à l'Etat il n'en garde que 44 euros donc c'est quand même un vrai sujet de société et donc ça pose derrière la question de savoir comment on finance la sécurité sociale qui aujourd'hui est financée à peu près pour moitié par les différentes cotisations moi je ne suis pas du tout fermée je vous le dis sur le principe à ce qu'on fasse davantage payer le financement de la sécurité sociale sur la consommation plutôt que sur le travail précisément pour rendre du pouvoir d'achat c'est pas injuste c'est pas injuste non je ne le crois pas parce que déjà vous savez en réalité quand on augmente ne serait-ce qu'un point de TVA c'est relativement peu douloureux pour le consommateur en revanche c'est évidemment des rentrées fiscales qui sont très très importantes pour l'Etat et surtout c'est une manière de une fois de plus rendre du pouvoir d'achat parce que quand vous soulagez les charges sur le travail pour finalement fiscaliser la consommation c'est quand même une liberté que vous rendez aux salariés qui peut choisir la manière de dépenser cet argent en revanche je vous le dis franchement en effet c'est un serpent de mer vous l'avez rappelé pour moi c'est un sujet qui ne pose pas la bonne question ça veut dire qu'à un moment donné plutôt que de savoir comment on va financer le gouffre de la dépense sociale la première question qu'on devrait se poser exactement c'est comment on réduit ce gouffre en fait et quand on a 880 milliards d'euros aujourd'hui de dépense sociale bah oui plutôt que de savoir comment on va finalement dans un jeu comment dire de tableau Excel faire financer par ça ou par ça comment on réduit c'est à dire que oui on doit poser le sujet en effet moi c'est ce que je défends en tout cas d'une part de capitalisation sur la retraite on doit poser en effet la question de l'assistanat moi je suis assez d'accord sur le fait qu'aujourd'hui il faut revoir on va dire le périmètre du RSA alors je ne suis pas

38:58
Présentateur

rejoigné, le renvoqué la fin du RSA à vie

39:00
Marion Maréchal

je ne suis pas comment dire la durée mais je crois que la question de l'âge aujourd'hui devrait être déterminante je pense que quand on est en âge et en capacité de travailler et qu'on a moins de 30 ans on n'est pas tout à fait dans la même situation que quand on est justement à 57 ans je pense que le RSA selon évidemment les territoires et selon l'âge devrait pouvoir être modulé et puis ça pose aussi bien sûr j'y reviens mais c'est quand même très important la question aussi du poids de l'immigration dans cette dépense sociale je rappelle qu'aujourd'hui on a à peu près 40% des personnes immigrées qui sont en situation d'inactivité dans notre pays ce qui est considérable bien plus important que sur le reste de la population donc on ne peut pas non plus traiter la question de la dépense sociale sans traiter la question de l'inactivité dans l'immigration et le deuxième sujet que ça pose et là c'est toujours pareil j'ai l'impression que tout le monde l'évite c'est la question du taux d'emploi dans notre pays et du stock de personnes qui travaillent dit là aussi on est le pays parmi les pays développés qui travaillons le moins en termes de nombre de personnes qui travaillent et d'heures travaillées notamment à fonction publique et avec une terrible injustice ce que moi je vais rapidement qui fait qu'aujourd'hui les indépendants les professions libérales les artisans travaillent en moyenne trois fois plus que le reste de la population alors même qu'on a aujourd'hui 6 français sur 10 qui participent à la production de la richesse et parmi ceux-là 2 millions de jeunes vous imaginez 2 millions de jeunes en âge et en capacité de travailler je ne parle pas des jeunes handicapés et qui sont sans formation sans activité

40:21
Présentateur

sans emploi

40:21
Marion Maréchal

donc oui j'ai envie de vous dire

40:22
Présentateur

merci votre regard par exemple sur le rapport Terra Nova d'un think tank classé à gauche qui dit que pour pérenniser notre modèle social il faudrait d'ici 2050 300 000 immigrations oui c'est que le problème

40:33
Marion Maréchal

c'est que ce que ne dit pas une fois de plus ce rapport c'est que de manière générale quand on accélère l'immigration et je vous en parle c'est les chiffres de l'INSEE c'est des chiffres officiels on augmente aussi le stock de personnes en situation d'inactivité c'est toujours le même débat sur les métiers en tension on dit il faut de l'immigration et les métiers sont toujours en tension malgré l'immigration conférence

40:51
Présentateur

le temps file le temps file Arlette Chabot il est temps d'évoquer forme de patriotisme économique c'est à la mode demain tous France 20 milliards d'investissements sont attendus en France mais on pallie face aux Etats-Unis

41:05
Intervenant

on le prend sous l'angle effectivement du patriotisme économique tous France donc on verra demain des investisseurs étrangers qui vont venir effectivement chefs d'entreprise investir donc en France c'est le rendez-vous annuel que donne le président de la république et puis on voit Sanofi qui annonce 20 milliards d'investissements effectivement aux Etats-Unis il y en a d'autres on a beaucoup parlé de LVMH je ne vais pas revenir dessus il y a un patriotisme à votre avis pour les chefs d'entreprise ou bien ce qui compte c'est leur entreprise et puis après bah dommage quand il faut investir on préfère investir et là où c'est plus profitable alors plusieurs sujets un

41:42
Marion Maréchal

la question de l'attractivité de la France elle pose une question d'environnement économique je vais vous répondre elle pose aussi quand même la question de la sécurité parce qu'on n'en a pas parlé rapidement mais enfin on a quand même aujourd'hui une multiplication des cas d'enlèvement de tentatives d'enlèvement de séquestration une mutilation de chefs d'entreprise ou de familles de chefs d'entreprise du monde de la crypto-monnaie mexicanisation de la France qui fait froid dans le dos quand il faut le dire un phénomène nouveau on a encore passé une étape supplémentaire vous pensez que c'est un impact direct sur les chiffres récents des investissements on reste quand même les premiers en Europe non non bien sûr ce que je veux vous dire c'est que si on ne s'attaque pas à ce problème gravissime qui est manifestement en train de se développer et de se multiplier c'est certain que demain je doute que des chefs d'entreprise aient envie de venir s'installer en France en sachant que demain ils peuvent se faire tomber dessus par des types cagoulés qui les jettent dans des camionnettes et leur coupent les doigts pour réclamer des rançons donc là une fois de plus j'y reviens il n'y a pas de prospérité dans un pays quand il n'y a pas d'abord et avant tout un état régalien qui fonctionne et une sécurité qui est assurée mais dites-moi

42:35
Intervenant

des chefs d'entreprise qui disent oui qui écoutent Donald Trump et qui vont aux Etats-Unis et c'était d'ailleurs en tout cas déjà de mesures prises par Joe Biden ceci étant dit moi je crois

42:45
Marion Maréchal

qu'il y a aujourd'hui évidemment des chefs d'entreprise qui mettent dans leur calcul économique cette dimension patriote et qui préfèreraient s'ils le pouvaient rester en France plutôt que délocaliser maintenant moi je pose la question plutôt que de poser la question de la responsabilité des chefs d'entreprise la question de la responsabilité du politique c'est exactement la même chose que pour ArcelorMittal sur le sujet d'ArcelorMittal alors là d'un coup on découvre que ce serait Donald Trump finalement qui serait quasiment responsable aujourd'hui de la mise en difficulté d'ArcelorMittal j'ai entendu ça c'était une chaîne je trouvais ça dingue pas chez nous pas chez vous pas chez vous je vous le confirme c'est plutôt les importations chinoises pas chez vous je vous le confirme et bien c'est très intéressant là où est la responsabilité du politique sur ce sujet évidemment la concurrence déloyale chinoise avec une réponse de la commission on le sait qui aujourd'hui est partielle et insuffisante la question du prix de l'énergie où là encore on a un modèle énergétique qui est défendu par je dois dire quasiment l'intégralité de la classe politique française non seulement sur la fixation des prix mais aussi sur le choix de l'investissement massif dans le renouvelable dont on sait qu'il est très coûteux donc augmente les prix sans être forcément très efficace troisième sujet quand même qui est très important qui est le fait qu'aujourd'hui typiquement l'acier il dépend de deux débouchés l'automobile et la construction et l'automobile c'est très intéressant parce que là on a tout une classe

43:59
Présentateur

et un troisième débouché pardonnez-moi aujourd'hui très à la mode le réarmement oui bien sûr

44:04
Marion Maréchal

mais ce que je veux dire c'est que là c'est les deux principaux débouchés aujourd'hui qui sont en crise et qui font que l'acier du coup évidemment par effet de capillarité est en crise l'automobile c'est très intéressant parce que vous voyez on a aujourd'hui une classe dirigeante et là pour le coup ça va des macronistes jusqu'à l'extrême gauche qui a méthodiquement au niveau du parlement européen détruit la filière automobile européenne et française en votant en l'occurrence en 2035 l'interdiction de la construction de toute nouvelle voiture à moteur thermique en mettant en place des normes et des amendes forfaitaires sur de la production finalement de CO2 qui vont peser extrêmement lourdement sur un secteur qui n'arrive pas à avoir un débouché de marché suffisant dans l'électrique pour compenser

44:46
Intervenant

pourquoi je vous dis ça ce ne sont pas les chefs d'entreprise ce sont les politiques et Trump est un modèle et les européens sont nuls

44:52
Marion Maréchal

non mais pourquoi je vous dis ça parce que je vous donne un exemple mais la semaine dernière mon groupe au parlement européen propose un amendement sur la fin justement de l'interdiction en 2035 des voitures à moteur thermique Glucksmann vote contre Raphaël Glucksmann parti socialiste Valérie Ayet macroniste vote contre Manon Aubry évidemment vote contre et ensuite ces mêmes gens les socialistes les extrême-gauches vont en chevet d'harcelor-mittal en disant c'est terrible ce qui leur arrive il faut nationaliser et donc on va nationaliser une entreprise qui est valorisée à 22 milliards d'euros il y a une logique environnementale aussi derrière tout cela dans un marché

45:25
Présentateur

d'accord

45:26
Marion Maréchal

sauf que le problème c'est qu'aujourd'hui moi je veux bien mais la moitié des émissions de gaz à effet de serre dans notre pays sont issues des importations donc en fait l'une des réponses à cette question elle est d'abord dans la relocalisation et pour conclure c'est ce que vous dites quand vous dites Trump est génial pas Trump est génial c'est que Trump il a une logique Trump il dit j'utilise les droits de douane pour forcer à la relocalisation et pour faire en sorte d'utiliser les droits de douane parce qu'on oublie souvent que les droits de douane ce n'est pas juste une mesure de protection c'est aussi des recettes fiscales et donc pour être plus compétitif je vais faire peser cette entrée fiscale sur les importations plutôt que sur mon économie et qu'il vienne s'installer aussi sur mon sol il défend les intérêts américains je ne peux pas reprocher un dirigeant américain il défend les intérêts américains

46:06
Présentateur

vous continuez à quoi dire Trump est en effet un très bon président vous étiez à son investiture quand vous l'entendez notamment ironiser sur la France en 1840 le discours d'Hitler à la tour Eiffel rigoler du 8 mai est-ce que vous la patriote ?

46:23
Marion Maréchal

là-dessus je pense que vous aurez du mal à me faire un procès parce que moi je dis les choses très clairement en ce qui concerne Donald Trump je ne reproche pas à Donald Trump d'être un président américain qui défend les intérêts américains je reproche à nos élites européennes de ne pas défendre les intérêts européens ça c'est certain quant au style Donald Trump bon ben voilà c'est un homme qui manifestement dans les négociations tape du point sur la table crée un effet de sidération et ensuite négocie et on inspire beaucoup aussi parce que le temps file mais j'aimerais vraiment vous entendre je conclue là-dessus rapidement mais excusez-moi de vous dire quand même Donald Trump obtienne précisément un accord avec la Chine qui lui permet de réduire son déficit commercial je suis désolée mais moi je salue l'initiative parce que ce qu'on ne dit pas on parle beaucoup du déficit commercial avec les Etats-Unis et c'est vrai mais enfin le vrai sujet pardonnez-moi c'est la Chine la France avec les Etats-Unis c'est 4 milliards euros de déficit public avec la Chine c'est 32 milliards donc il ne faut pas non plus qu'on se trompe si vous voulez et la vraie réponse plutôt que de se rouler par terre en disant oh là là Donald Trump n'est pas gentil Donald Trump est brutal et violent et vulgaire la vraie réponse c'est de changer ou non plus en même temps je veux dire plutôt que de critiquer cela sur lequel on n'a pas a priori l'éducation de Donald Trump nous échappe un peu allons plutôt sur la question de notre modèle économique et là j'y reviens les normes la fiscalité

47:33
Présentateur

le prix de l'énergie mais peut-être un premier signal la perte du triple A américain quand même mais juste sur Donald Trump dont s'inspirent certains de ceux que vous supportez je parle de l'élection présidentielle roumaine très importante aujourd'hui qui se joue il nous reste quelques minutes seulement mais Georges Simion il était à vos côtés à Paris il y a quoi 48 heures est-ce que vous considérez aujourd'hui qu'à votre avis tous ces pays vont basculer vers l'extrême droite c'est inéluctable c'est un moment

47:59
Marion Maréchal

je réfute ce terme d'extrême droite vous le savez on n'aura pas le temps d'encer un grand débat maintenant mais déjà première chose avant de vous répondre j'aimerais quand même attarder une seconde sur ce qui s'est passé en Roumanie ces derniers mois vous savez le premier tour de l'élection présidentielle a été annulé par la Cour constitutionnelle roumaine le candidat arrivé en tête nommé Georges Scou a ensuite été empêché de se représenter ingérence russe dénoncée alors c'est ça qui est extraordinaire c'est ce qui en effet a été dit aucune preuve n'a jamais été apportée de cette ingérence russe en revanche il a été apporté la preuve en effet d'une tentative de manipulation des algorithmes non pas par les russes mais par le parti national libéral c'est-à-dire l'équivalent des macronistes roumains et là c'est pas moi qui le dit c'est un reportage de France 2 qui est allé interroger précisément des reporters roumains qui ont apporté la preuve de ce financement donc vous vous rendez compte quand même qu'une élection a été annulée sous un prétexte totalement mensonger et qu'on découvre à l'issue que c'est en fait le parti macroniste qui a tenté de faire bouger les algorithmes

48:52
Présentateur

qui lui fait dire qu'Emmanuel Macron est je crois dictatorial où il a des propos très outranciers

48:58
Marion Maréchal

l'ambassadeur français en Roumanie est très très actif dans cette élection ce qui en effet déplait aux roumains Georges Simion est en effet notre allié au niveau européen il est vice-président à mes côtés du parti ECR et donc il répond à cette aspiration finalement de revanche démocratique j'ai envie de dire du peuple roumain et il sera peut-être demain aux côtés du premier ministre belge Tchèque et de Georgia Meloni au conseil européen et donc c'est une très bonne nouvelle en effet pour la défense des nations et de la souveraineté et on suivra

49:22
Présentateur

de près cette élection en Roumanie merci infiniment d'avoir été notre invité merci Arlette Chabot

L'Événement du Dimanche LCI du dimanche 18 mai 2025 — Marion Maréchal · Pourquijevote