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DébatPublic Sénat (sur YouTube)· 16 octobre 2026 26 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheSécuritéJusticeSolidarités & famille

Vote de la loi intégrale : quel financement pour l'appliquer ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:09OuverteRéponse directe

    Bonjour à tous. Vous connaissez la formule un débat entre un député et un sénateur.

  • 0:53OuverteRéponse partielle

    Quelle réponse politique à la mobilisation des lycéens ?

  • 4:59RelanceRéponse partielle

    Qu'est-ce que vous répondez à Sébastien Lecornu qui vous demande où est la gauche qui défendait les enseignants ?

  • 7:41OuverteRéponse directe

    Où est le gouvernement ? La réponse est-elle trop faible ?

  • 15:37OuverteRéponse directe

    Cette loi a été votée à l'unanimité à l'Assemblée nationale, mais quand sera-t-elle examinée au Sénat ?

  • 17:42OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui va se passer au Sénat ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:08Fait
    « Plutôt que des réponses de fond, une répression inédite et inutile. »
  • 2:50Chiffre
    « Le ministre Édouard Jeffrey a défendu son action devant les sénateurs et sa seule annonce, l'envoi en urgence de 3000 professeurs remplaçants. »
  • 5:34Laurence RossignolFait
    « Non mais que Sébastien le Cornu essaie de repasser le mistigri à l'opposition. C'est pas nous qui gouvernons depuis 10 ans. »
  • 9:02Guillaume Gouffier ValentinFait
    « Je n'ai toujours pas compris quelle était la philosophie du président de la République en matière d'éducation. »
  • 9:40Guillaume Gouffier ValentinFait
    « La réforme des lycées n'est pas pour rien dans la mobilisation d'aujourd'hui. »
  • 11:47Guillaume Gouffier ValentinFait
    « On a réaugmenté les moyens sur les premières classes, les premiers âges. »
  • 17:00Laurence RossignolFait
    « Le texte viendrait au mois de janvier au Sénat. »
  • 17:42Laurence RossignolFait
    « Si le gouvernement peut faire plus tôt, c'est bien. »
  • 18:23Laurence RossignolFait
    « Une femme qui est en situation irrégulière qui porte plainte pour des violences sexuelles ne peut pas être ensuite victime d'une OQTF. »
  • 21:12Laurence RossignolFait
    « Ce qui garantit que c'est une vraie loi intégrale, c'est la construction même de cette loi. »
  • 23:40Laurence RossignolChiffre
    « Il faut réussir à doubler ce budget et l'emmener à 3 milliards d'euros. »
  • 24:22Laurence RossignolFait
    « Il n'y a rien qui garantisse pour plusieurs années ni même pour cette année qu'il y aura bien les moyens nécessaires. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Bonjour à tous. Ravi de vous retrouver dans Parlement Hebdo. Vous connaissez la formule un débat entre un député et un sénateur. Cette semaine nous accueillons Laurence Rossignol. Bonjour. Bonjour. Sénatrice socialiste du Valde Marne et face à vous Guillaume Gouffier Valentin. Bonjour. Euh vous êtes député à partenté ensemble pour la République du Val de Marne. Également, on va revenir sur les temps forts de l'actualité à l'Assemblée et au Sénat. On parlera de la colère lycéenne après une nouvelle semaine de mobilisation dans toute la France. Manque d'enseignant, bâtiments en mauvais état, critique de parcours sup. Les revendications sont multipes. Alors, quelle réponse politique à cette crise émaillé d'épisodes violents ? On en débat avec vous. L'autre sujet de la

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semaine, c'est la loi intégrale contre les violences sexuelles et sexistes. Elle a été votée à l'unanimité de l'Assemblée nationale. Le débat va se poursuivre au Sénat sur ce texte réclamé depuis longtemps par les associations de victimes et accéléré après le viol et le meurtre de la jeune Liana. Vous en discuterez vous discuterez de cette loi. Mais d'abord question jusqu' où ira la colère et quelle réponse politique à la mobilisation des lycéens qui se poursuit ? Le récap de Stéphane Dugay.

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De la rue à l'hémicycle du Sénat, les revendications des lycéens ont été portées par les sénateurs de gauche mercredi. Plutôt que des réponses de fond, une répression inédite et inutile. La présidente du groupe écologiste a interpellé directement le Premier ministre. du matériel de guerre contre des enfants de 15 ans. Un état qui tire sur ses enfants est un état qui a déjà perdu. Réponse ferme de Sébastien Lecornu qui dit voir une transformation du mouvement lycéen en un mouvement de violence urbaine. 2 minutes, pas une seule condamnation de la violence. Où est la gauche qui défendait les enseignants et les proviseurs ? Où est

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la gauche ? pas un mot pour condamner des tirs de mortiers sur des salles de classe. Une passe d'arme symbole de l'une des deux jambes sur laquelle marche le gouvernement. L'ordre, l'autorité. En commission, le ministre de l'intérieur a justifié sa politique de maintien de l'ordre malgré l'ouverture de 36 enquêtes par l'IGPN pour des violences sur des lycéens. Il y a pas d'intervention des forces de l'ordre lorsque les lycéens revendiquent pacifiquement. Il y a pas d'intervention des forces de l'ordre. Ça n'existe pas. Il y a pas d'intervention policière s'il n'y a pas d'exaction, s'il y a pas de violence commise. Et ce principe d'ailleurs vaut en réalité pour tout type de manifestation. L'autre jambe du gouvernement, c'est celle de l'éducation. Le ministre Édouard Jeffrey

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a défendu son action devant les sénateurs et sa seule annonce, l'envoi en urgence de 3000 professeurs remplaçants. La réorganisation du temps scolaire pour éviter des emplois du temps surchargé. Préoccupation principale des lycéens a elle été renvoyée à plus tard. J'ai fait le choix effectivement l'année dernière dès le départ de dire que c'était un débat justement structurant et donc de présidentiel et pas un débat de fin de mandat qui en tout état de cause en terme de calendrier de mise en œuvre aurait forcément été postérieur à la présidentielle et donc aurait pu conduire des gens à détricoter ce qu'on avait tricoté. Le ministre devrait faire de nouvelles annonces pour les lycées d'ici la fin du mois d'octobre. Guillaume Gouffier Valentin Sébastien Lecornu estime que ce mouvement lycéen

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qui fait la une de la presse internationale relève désormais des violences urbaines. Dire ça, est-ce que ce n'est pas un peu mettre de l'huile sur le feu ? Certainement. Et c'est se tromper. En tout cas, moi c'est pas ce que je vois sur le terrain. Il y a des violences, elles sont inacceptables. Mais ce que je vois avant tout moi, c'est des jeunes qui se une jeunesse qui se mobilise, qui essaie d'envoyer des messages et qui installe son mouvement dans la durée parce que elle a le sentiment de ne pas être écoutée, entendu et avoir un cadre pour parler des sujets dont elle veut parler, de sujets très matériels sur l'organisation de la vie lycéenne, de l'organisation des cours à, on va dire la qualité des bâtiments, à parcours sup et tout le stress qui est créé quand

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même parcours sup et qu'il faut revoir à bien d'autres messages. beaucoup plus gén généraux sur les inquiétudes de l'époque dans laquelle on vit, sur quelle société l'on construit, sur le rejet de la montée des idées d'extrême droite. Moi en tout cas, c'est ce que je vois tous les matins en passant devant par exemple le lycée Gen Boucher que vous voyez là avec des pancartes de solidarité, des pancartes de lutte contre les idées, d'extrême droite, d'inquiétude sur les transformations qu'on peut connaître aujourd'hui ou que j'entends de la part des lycéens qui me saisissent ou des parents d'élèves qui me saisissent en disant "ça n'écoutez pas, parce que le politique n'écoute pas et on demande à ce que il y

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ait maintenant des dispositifs qui permettent de mettre sans écoute pour que les cours reprennent et c'est quand même là aussi important. Mais d'abord peut-être cette question à vous Laurence Rossignol, qu'est-ce que vous répondez à Sébastien Lecornu qui vous demande où est la gauche qui défendait les enseignants et les prof les professeurs ? Qu'est-ce que vous qu'est-ce que vous qu'est-ce que vous répondez ? Non mais que Sébastien le Cornu essaie de repasser le mistigri à l'opposition. C'est pas nous qui gouvernons depuis 10 ans. C'est pas nous qui sommes responsables de la situation dans lesquelles Oui, c'est ça. Il cherche des il passe le mystigri. il a des difficultés, on les on les identifie bien et il met en accusation la GSEse. En ce qui me concerne, je n'ai aucune

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difficulté à condamner l'ensemble des violences qui ont été commises. La manière dont certains d'éléments se greffent sur le mouvement lycéen, la manière dont certains lycéens également se mettent à prati des des pratiques violentes qui sont inacceptables, qui sont révélatrices quand même d'une banalisation et d'une montée des violences dans notre société. dans la vie politique. Dans la vie politique, moi je suis assez frappé de voir qu'en fait il est devenu très difficile d'organiser un événement public, y compris un mouvement social, mais on peut aller jusqu'à une victoire, un match de foot sans être confronté à des violences, sans que les abribus un certain nombre de cétait passé avec après la victoire du PSG en Ligue des Champions violence

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inacceptable vous dit. Oui. Donc il y a en partie à cause des réseaux sociaux, en partie parce que la vie politique elle-même donne une image de de de légitimité de la violence parce que soit par la violence verbale qu'on qui est distillée, soit aussi par le soutien ou l'absence de condamnation de la violence. Donc alors je vais répondre à Sébastien Lorcorn que la gauche qui défend les profs, elle est là, la gauche qui condamne les violences, elle est là. Mais qu'en revanche euh le gouvernement qui s'occupe des revendications des lycéens, je le cherche ça, celui-là je le cherche. Alors euh oui, parce que pour le moment, il y a rien qui soit de nature à permettre au lycéens de sortir du mouvement en disant on a gagné parce que c'est ça quand même la réalité. Alors c'est un mouvement

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particulier, si je prends 3 secondes si Guillaume veut bien me laisser 2 minutes. C'est une spécificité de ce mouvement par rapport à d'autres mouvements étudiants à lycéens. Le plus souvent, ce sont des mouvements pour le retrait d'une réforme, d'un projet ou d'un projet de loi. Cette fois-ci, ce n'est pas un mouvement de demande de retrait. En fait, quand c'est le retrait, c'est assez facile. Au bout d'un moment, le gouvernement retire son projet, les lycéens, les étudiants disent "On a gagné CPE, première embauche, pu on peut remonter jusque aux années 70 comme ça et loi de vaquet." Enfin bref, bon là, c'est pas le cas en tout cas. Là, c'est pas le cas. Et donc les lycéens, comment le mouvement s'arrête ? Le mouvement s'arrête soit dans le pourrissement et il y aura de la

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violence, soit quand les les lycéens peuvent démocratiquement dire "On a gagné." Et pour le moment, le gouvernement ne leur a pas encore donné la formule qui va leur permettre de dire "On a été victorieux, on s'est pas battu pour rien." Guillaume Gouffier Valente, où est le gouvernement ? Comme le dit la sénatrice Laurence Rossignol, on a l'impression que la réponse est un peu faible. Est-ce que c'est votre avis aussi ? Je pense qu'ils sont mal pris dès le départ. Ils ont du retard à l'allumage si je puis dire près de 10 jours, je crois avant d'avoir une fallait réagir plutôt pour mais fallait réagir plutôt. Puis je reviens sur ce le point de départ c'est d'écouter cette jeunesse. Bien sûr qu'il faut maintenir l'ordre public et lutter contre celles et ceux qui viennent

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casser. Mais en un faut écouter ce que nous dit cette jeunesse. Elle nous dit quelque chose qui je le dis encore une fois dépasse ben j'en aurais pu changer avec un certain nombre. Là, j'ai fait une proposition via les parents d'élèves, si on pouvait organiser des temps d'échange euh après euh euh les congés qui débutent ce soir pour les lycéen pour aborder l'ensemble des sujets qu'ils veulent aborder. Encore une fois, je vois que ce soit sur les pancartes en tout cas dans les messages qui me sont remontés, ce n'est pas que le problème de profs absent ou le problème de bâtiments qui sont vétustes. Quand on échange, on tombe assez rapidement dans des échanges sur toutes les inquiétudes liées à la transition écologique, aux transitions numériques, au poids de la

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dette. Et quelle est cette société qu'on va construire ? Je suis très frappé sur le nombre évidemment de panneaux qui disent non à l'extrême droite. Ça veut dire quelque chose de cette jeunesse qui se mobilise et qui dit non aux idées d'extrême droite qui sont complètement diffusé. Mais c'est un des messages mais par ailleurs, il faut quand même revenir sur ce qui s'est passé au cours des 10 dernières années. Moi, je n'ai toujours pas compris quelle était la philosophie du président de la République en matière d'éducation et de le rôle qui donne à l'école et à l'enseignement supérieur. Et j'en prends pour exemple une succession de ministres parfois mais totalement contraire l'un à l'autre. On est passé de Blanca à Papendai qui lui-même a été euh auquel Gabriel Atal

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est venu après lui. Et c'est quoi la cohérence de la politique éducative des 10 ans qui viennent de s'écouler ? Je n'en vois aucune. En revanche, ce que je sais c'est que la réforme des lycées n'est pas pour rien dans la mobilisation d'aujourd'hui. Avant parcours sup, il y a la réforme des lycées, la réforme blancaire et la réforme avec les spécialités. Elle aboutit à ce que les gamins dès la 3e sont en mis sous une pression de choix. Je sais pas si en en 3è il faut supprimer ce parcours sup qui qui Non non non je vous parle pas de parcours sub, je vous parle de la réforme des lycées qui est la première étape avec les choix de spécialité où les gamins parcours dès la fin de la 3è dès la seconde il faut qu'ils aient choisis leur grande matière et c'est des choix qui vont

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déterminer toute la suite de leur parcours scolaire lycée parcours sub et cetera et tu arrivrive pas à assurer ça mais parce que cette réforme est une mauvaise réforme. Et par pour elle est doublement mauvaise. La première, c'est parce que elle a déstabilisé y compris les classes, la communauté, les communautés d'élèves dans les classes. Les momes se retrouvent tantôt avec les uns, tantôt avec les momes, pardon, les lycéens se retrouvent tantôt avec les uns tantôt avec les autres. Elle met une pression énorme sur les les élèves et sur les parents. Et puis enfin, ce qui n'est pas dit, c'est que la réforme blancaire, elle avait aussi comme deuxè lâme la sélection à l'entrée de l'université. Il faut comprendre la réforme blancaire dans son projet. qui était celui d'une mise en place de

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sélection à l'université. Ce qu'il n'a pas fait, il n'a pas pu le faire soit parce qu'il était plus ministre, soit parce que de toute façon c'est un sujet très sensible et il aurait probablement déclenché un mouvement. Mais aujourd'hui, ce que les lycéens disent c'est que leur parcours scolaire ne leur garantit pas de d'avoir une bonne situation dans la vie. Et faut moi j'ai un autre chose qui m'a frappé, c'est que le la la colère lycienne, elle a commencé peut-être 8 10 jours après euh la livraison des de de des enquêtes PISA. C'est-à-dire que ces gamins, ils ont entendu qu'ils sont pas heureux, que ça se passe pas bien, qu' sont inquiets pour leur avenir et qu'en plus tout ça amène à un très mauvais niveau scolaire. Je comprends qu' je comprends qu'il soit

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pas content quand on voit ça. C'est un désastre. Non, c'est pas un désastre parce que alors d'abord il y a une cohérence dans ce qu'on a fait depuis 10 ans. Au tout début quand on arrive sur deux choses essentielles, sur deux choses essentielles, c'est que pour la première fois et depuis longtemps, on a réaugmenté les moyens sur les premières classes, les premiers âges euh parce que notre pays jusqu'à 2017 en fait, il faisait surtout l'effort plus sur le lycée que sur la maternelle ou sur le primaire. Et donc ça effectivement, on a plutôt inversé, c'est le dédoublement des classes. C'est la politique des 1000 premiers jours pour la toute petite enfance pour essayer de lutter contre les inégalités. dès le départ euh et ça ça fonctionne plutôt bien. C'est même généralisé, ça

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se déploie. La deuxième chose, c'est l'augmentation des moyens, c'est l'augmentation des salaires. Il y avait pas eu une augmentation des salaires des enseignants depuis le gouvernement Josepin. Il y avait eu des des augmentations mécaniques mais pas de revalorisation réelle des salaires. Et ça ah bah il faut continuer. Moi je j'invite ceux qui vont prendre la suite à continuer. Là où il y a un défaut dans ce qu'on a pu mettre en place et moi je l'entends sur la critique, je l'entendais dès le départ, c'est très mal sur la réforme du lycée et sur parcours sup. Il y a quelque chose qui dès le début n'est pas compris. Moi, je me souviens par exemple sur la réforme du lycée avoir accueilli à ma permanence toute l'équipe enseignant d'un des lycée de mon de ma circonscription qui venait

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me voir en me disant on n pas compris comment ça allait fonctionner. Donc un lycée de de la 6e circonscription et qui venait me demander à moi comment allait se passer la disparition des classes SES Lamment. La 2e réforme qu'on a visiblement pas on a pas été assez loin ou assez lout, c'est toute la réform des lycées professionnels qui n'est pas oublié parce que il y a une très grand mécontentement exprimé dans les lycées professionnels alors que là aussi euh on est certainement euh on va dire une majorité et il y a eu une équipe gouvernementale autour du président qui en a parlé comme rarement depuis longtemps de du renforcement de la place de la reconnaissance du lycée professionnel et des métiers professionnels sur lesquels il il débouche mais là encore même après

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ce qu'on a fait, j'entends un certain nombre de mécentement. Alors je pense que c'est pour aller plus loin et plus vite peut-être sur ce qui a été mis en place mais un mécontentement qui perdure. Alors on va passer au deuxième thème de cette émission, l'adoption à l'unanimité de la loi intégrale contre les violences sexuelles et sexistes. Un texte attendu depuis longtemps par les associations. Retour sur ce texte avec Stéphanie Despierre.

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La socialiste Céline Tiébo Martinez et la star du jour. Applaudie par les féministes et les défenseurs des enfants. La loi intégrale contre les violences sexuelles et sexistes vient d'être adoptée quelques minutes avant par l'Assemblée nationale. La députée est la rapporteur du texte qui reprend en grande partie les propositions des associations à son tour de les remercier. Tout au long du chemin qu'on a parcouru jusqu'à présent. Euh les associations sont présentes, les militantes sont présentes, les victimes sont présentes et euh c'est une force immense quand on est parlementaire de savoir que ce qu'on défend et ben c'est légitime, c'est juste, ça vient d'une expertise, ça vient du terrain et vraiment merci.

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Merci pour ça. Le résultat du vote est sans appel. 503 voix pour, aucune voix contre. Le Rassemblement national qui s'était absten commission a finalement voté pour. Car ce texte est avant tout devenu grâce au Rassemblement national un texte plus répressif qui vient consolider des actes d'enquête, créer des incriminations, alourdir des peines. Nous avons aussi combattu les dingueries immigrationnistes en supprimant grâce à notre mobilisation les articles 62 et 63 qui ouvraient de nouvelles filières d'immigration. Seul groupe à s'abstenir, la France insoumise. À la France insoumise, nous ne hiérarchisons pas les oppressions. Nous ne considérons pas ce texte comme une victoire tant que les femmes étrangères

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seront menacées d'OQTF lorsqu'elles porte plainte. Nous ne considérons pas ce texte comme une victoire tant qu'il renforcera un système punitif, classiste et raciste. Nous ne considérons pas ce texte comme une victoire tant que rien ne sera mis en place pour enrayer la culture du viol. Ce n'est qu'une première étape pour la loi intégrale. Elle doit désormais être examinée au Sénat. Alors justement Laurence Rossinol, c'est ma question. Cette loi a été votée à l'unanimité à l'Assemblée nationale, mais on ne sait toujours pas quand elle sera examinée au Sénat parce que le temps presse, les travaux parlementaires seront suspendus en février pour cause d'élection. Vous avez une date à l'unanimité moins les voix de la France insoumise. C'est quand même très important de dire que dans cette

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unanimité, il a manqué une partie de l'Assemblée nationale, la France insoumise. Oui, ça me choque beaucoup. Ça me choque parce que d'abord je ne partage pas la démarche qu'elle a l'heure, c'est-à-dire rien, c'est mieux qu'un peu et c'était et c'est beaucoup plus qu'un peu dans la loi intégrale. C'est beaucoup de victoire de ce que nous demandons avec les associations féminites. Je suis aussi présidente d'association que de ce que nous demandons avec les associations et qui qui est là. C'est une et c'est une démarche à la fois de la société civile, du mouvement associatif, transpartisane. Et ce que la France insoumise démontre en fait, c'est qu'elle est incapable de s'aler avec d'autres pour apporter quelque chose de nouveau à la collectivité que nous formons. Je passe,

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je finis avec la France insoumise et son sectarisme. En revanche, en ce qui concerne le Sénat, nous ce que je sais, ce qui se dit, moi je suis pas minion avec le Parlement, c'est que le texte viendrait au mois de janvier au Sénat. mois de janvier au Sénat, ce qui permettrait une adoption euh courant janvier, une commission mixte paritaire de députés, de sénateurs qui se mettent d'accord sur le texte final. Merci de de préciser parce qu'on a tendance à jargonner des fois euh et ensuite un nouveau vote à l'Assemblée, au Sénat pour en gros ratifier ce qui sort de la commission mixte paritaire. Ça fait un calendrier qui peut tenir. Nous préférerions que ça vienne plus tôt, ce qui nous donnerait un peu plus de marge de manœuvre. Mais comme on est en période budgétaire sur

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novembre-décembre, voilà, si le gouvernement peut faire plus tôt, c'est bien. Qu'est-ce qui va se passer au Sénat ? Alors, je peux pas présumer, je sais déjà ce que nous nous allons faire. la gauche sénatoriale, le groupe socialiste. Nous allons d'abord reprendre un certain nombre de dispositions, en particulier le fait que une femme qui est en situation irrégulière qui porte plainte pour des violences sexuelles ne peut pas être ensuite victime d'une OQTF. L'objet l'objet d'une OCTF, d'autant plus si elle se manifeste et se fait connaître des services de police par sa plainte. Il y a quelque chose, il faut protéger les femmes qui portent plainte. C'est valable pour toutes, y compris pour les femmes étrangères en situation irrégulière. Ça c'est la première chose.

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La deème chose, on essayer de revenir euh et de mais on va essayer de préserver ce qui a été voté à l'Assemblée nationale. Euh et oui sur cette question de femme sous OQTF qui porte plainte, est-ce que vous êtes d'accord avec la sénatrice que c'est dommage que ça a été enlevé du texte ? Totalement. Alors après moi je je suis le deuxième signataire de la proposition de loi. J'ai voté contre les amendements de suppression. Je regrette que cet am que cet article n'ait pas été adopté. En fait, je regrette qu'il a été supprimé d'abord parce que dans des outil de débat mais l'article n'a pas été rejeté après un débat, il a été rejeté après des amendements de suppression. Qu'est-ce que ça révèle pour vous ? Que ça révèle des collègues qui en fait nient l'existence de ces femmes de ces

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victimes, refusent d'en parler. les invisibilise ces amendements veut les invisibiliser les propos euh et les positions de ses collègues les invisibiliser totalement. Euh il fallait permettre le débat comme ce que nous avons fait en commission spéciale où nous avions eu le débat et où l'article avait été et bien adopté. Euh et moi je formule le souhait comme l'a très bien dit la rapporteur général Céline Thbao Martinez à la fin de tendre la main euh alors non pas à la gauche au Sénat qui soutiendra ces mesures-là qu'ils a construites avec nous mais euh à la majorité de droite en disant que à un moment donné nous devons parler de ce sujet parce que ces victimes sont ces femmes victimes sont certainement parmi les publics qui sont qui subissent les violences les plus les plus fortes et et

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inacceptables. Donc j'espère qu'on arrivera à réouvrir la discussion sur sur ce sujet. C'est quelque chose de majeur et en tout cas ça doit pas nous faire oublier comme l'a très bien dit Laurence Rossignol ou en tout cas faire oublier que on est en train de vivre autour de cette loi un moment vraiment important. important pour les victimes, important pour l'égalité entre les femmes et les hommes et sortir du patriarcat et pour notre démocratie parce que c'est le fruit de travaux d'une coalition féministe comme rarement constitué repris par une coalition parlementaire transpartisane à l'Assemblée nationale et au Sénat et donc une loi qui est importante et bien pour le devenir de notre société quand on voit toutes les difficultés à laquelle on est confronté aujourd'hui,

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je pense qu'on a là à travers cette loi une réponse euh particulièrement encourageante pour les années que Vous êtes tous de mobilisé de longues dates sur ce sujet sensible. Pourquoi on a attendu autant de temps et qu'est-ce qui garantit aujourd'hui que ce soit une vraie loi intégrale et pas une loi pénale ? Ah ben ce qui garantit que c'est une vraie loi intégrale, c'est la construction même de cette loi qui est une loi qui couvre le champ de la prévention, de la conduite des enquêtes, du traitement judiciaire et de la réparation et sur toutes les sphères de la société. Donc cette loi est intégrale parce qu'elle va d'un bout à l'autre de la chaîne de ce que de ce que sont les violences sexistes et sexuelles. Donc en quoi en quoi c'est différent ? Guillaume

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vient de le dire très bien, c'est le mode de construction. Mais moi, d'ailleurs, moi je regarde la manière dont ces loi été construites et dans une société qui a un trouble démocratique pour dire les chosees délicatement et un rapport compliqué avec l'élaboration de la loi, ce que nous sommes nous législateurs, ce qu'est le gouvernement, ce qu'est le président de la République et où il y a une fracture qui s'est faite. Je pense que c'est exemplaire ce qui s'est passé là. Moi pour ma part, je je fais la campagne de Raphaël Luxman à cet instant et bien entendu, comme pour tous les candidats, j'imagine, enfin je pense pas que ça pourrait être autrement, la question du de du racommodage démocratique de la France est un sujet majeur et je pense que cette loi devrait nous inspirer dans la

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méthode de construction législative. Il y a quand même une préoccupation euh c'est le financement de toutes ces mesures. Il y a le chiffre de 3 milliards d'euros par an qui est inscrit euh dans la dans le dans la proposition de loi. Mais qu'est-ce qui garantit qu'elle sera financée cette loi que ce ne sera pas juste à l'état de promesse ? Rien pour le moment. Non mais si je peux revenir juste avant sur un point sur l'intégralité pour bien comprendre parce que c'est vraiment majeur cette loi, elle couvre le pénal et judiciaire, la protection de l'enfance, le monde du travail de l'enseignement supérieur et de la recherche de la santé des personnes vulnérables. C'est une loi intégrale et le dire parce que le vote du rassemblement national de l'extrême droite est une super cherie, une

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tromperie d'ailleurs dans l'explication de vote, ils disent qu'on le vote parce que c'est enfin un texte répressif. Non mais pas du tout. Ça c'était les amendements qui n'ont cessé de porter pendant tout le débat qui ont été rejetés tout comme leurs amendements qui visaient à supprimer le mot femme ou les violences sexuelles et sexistes de tout le texte euh pour les invisibiliser euh de nouveau euh c'est une tromperie mais comme tout ce qu'ils peuvent porter mais renforcer par ce que fait effectivement de l'autre côté la France insoumise en ne votant pas ce texteel là et en ne venant pas prendre les victoires de manière assez incompréhensible et qui viennent fragiliser je pense toute l'explication et la pédagogie qu'on doit faire autour de ce texte qui est compris

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par bon nombre de nos concitoyennes et concitoyens de cette approche globale intégrale qui doit nous permettre de transformer la société, ce que nous n'avions pas réussi à construire jusque jusqu'à présent. Et dedans, il y a la question du financement. On réussit quand même à intégrer un dernier article, l'article 68, qui permet de commencer à discuter des critères de euh construction d'une programmation budgétaire pluriannuelle pour renforcer ces budgets. C'est la seule chose qu'on pouvait faire de notre côté évidemment parce que c'est une proposition de loi, ça vient des des députés et donc nous pouvions pas mettre les budgets en face. Ce qu'on a réussi à obtenir pour le moment, c'est tout de même la protection du budget telle qu'il existe aujourd'hui. Dans le contexte budgétaire

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qu'on connaît, c'est déjà quelque chose avec un budget socle. Ce qui est sûr aujourd'hui, c'est qu'il faut réussir à doubler ce budget et l'emmener à 3 milliards d'euros. Moi, je n'ai pas encore de candidats. Euh, contrairement à madame Laurence, je serais très attentif sur les propositions des candidats sur le le comment tu as parlé ? Tu as dit le le le le racommodage démocratique et le financement de ces politiques publiques dans les 5 années qui sont devant nous. On va faire une dernière question pour vous, Laurence Rossignol. Est-ce que vous avez les moyens, vu le contexte budgétaire actuel catastrophique, de d'avoir une sanctuarisation de ces crédits dédié à la lutte contre les violences ? Alors euh il faut dire la vérité à aux gens qui nous écoutent, il

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n'y a rien qui garantisse pour plusieurs années ni même pour cette année qu'il y aura bien les moyens nécessaires à la lutte contre les violences. Euh, on sait tous que le gouvernement qui viendra dans 6 mois n'est pas le même que celui qui gouverne aujourd'hui. En revanche, et Guillaume Gouffier avait raison de le dire à l'instant, euh ce qui est important, c'est d'avoir mis un un projet de programmation pluriannuelle parce que les moyens qui sont nécessaires, c'est pas un one shot, c'est pas uniquement euh cette année, on a besoin engagement, il y a bien sûr. Oui, c'est un engagement pluriannuel si tent que la parole de l'État est encore est du sens et ça va être le moment de le montrer et la et et surtout la continuité de l'État au-delà des péripéties

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électorales. Il y a une continuité de l'État, des engagements qui sont pris par l'État et qui doivent qui devront être pris puisque apparemment personne n'est hostile à cette loi. Donc tout le monde devra porter et l'appliquer. Je pense que c'est important de dire ça et je vais finir comme ça à commencer. Cette loi, elle procède d'une mobilisation de la société civile du monde associatif. Les moyens, ils procéderont de la mobilisation des associations et de la société civile. Et donc le combat continue. Merci à vous deux d'avoir animé ce débat dans Parlement HVDO. Rendez-vous la semaine prochaine, ce sera Alexandre Poussard qui sera aux commandes. Même lieu, même heure. Ciao ciao.