Nicolas Dupont-Aignan était hier matin l'invité de France Inter dans « Questions Pol’ ».
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:09OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous considérez, Nicolas Dupont-Aignan, comme certains que les journalistes ne doivent plus couvrir ce genre de manifestation où ils sont manifestement en grand danger ?
- 6:39RelanceRéponse directe
Est-ce que vous reconnaissez que le début de reflux que l'on constate actuellement peut être dû justement au pass vaccinal ?
- 6:45RelanceRéponse directe
Est-ce que vous considérez que c'est sciemment que le gouvernement a mené cette politique et pourquoi ?
- 7:22RelanceRéponse directe
De quel mensonge parlez-vous ?
- 10:39FerméeÉludée
Est-ce que, selon vous, c'est à l'État de lutter contre la désinformation ?
- 11:33OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui vous distingue des autres candidats de droite sur les thèmes du pouvoir d'achat, de l'insécurité et de la souveraineté ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:34InvitéFait
« pour la première fois dans notre pays, nos libertés vont être sérieusement entravées en temps de paix »
- 4:02InvitéFait
« on a une très grande majorité de Français qui sont vaccinés et une très faible minorité radicalisée qui ne l'est pas »
- 4:10InvitéFait
« Je déploie votre présentation, voilà, c'est toujours la même chose, ceux qui ne seraient pas dans la majorité seraient radicalisés »
- 5:15InvitéFait
« nous sommes en train de basculer dans une société du contrôle de tous par tous »
- 5:50InvitéFait
« J'ai été le premier à demander des tests. J'ai été le premier à demander des masques FFP2 pour les personnes âgées »
- 8:21InvitéChiffre
« il a fermé des lits d'hôpitaux, 5700 lits en 2020 »
- 11:51InvitéChiffre
« j'ai écrit un livre où je discerne 100 milliards d'économies par an à faire »
- 12:27InvitéPromesse
« augmenter le pouvoir d'achat des Français. Réindexer les pensions de retraite »
- 12:50InvitéPromesse
« supprimer les droits de succession sur la résidence principale »
Temps de parole
- Invité64 %
- Présentateur16 %
- ?11 %
- Invité 25 %
- Invité 33 %
≈ 60,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour, bonjour, bienvenue dans Question Politique, le rendez-vous politique du dimanche de France Inter à la radio, de France Info à la télé, canal 27 de la TNT en partenariat avec le journal Le Monde. Et avant de vous présenter nos invités, car ils sont trois exceptionnellement au nom de toute l'équipe, un grand merci pour la confiance que vous nous accordez chaque dimanche. Vous êtes de plus en plus nombreux le dimanche midi pour Question Politique. Merci, on va essayer d'être à la hauteur. Je parlais de trois invités. Ils sont en effet exceptionnellement trois.
Trois candidats à l'élection présidentielle, trois candidats qu'on présente souvent comme des petits candidats, mais qui comptent bien ne pas le demeurer. Notre premier invité, qui est déjà en place, dit vouloir sauver la France, sauver nos libertés, selon lui, bafoué par la dictature sanitaire. Ce sont ses mots. La deuxième, qui nous rejoindra ensuite, veut sauver la classe ouvrière. Et puis la troisième veut sauver les animaux. Pour chacun d'entre eux, un désir, se faire entendre durant la campagne présidentielle. Et une crainte, une crainte réelle, ne pas obtenir les fameux 500 parrainages d'ici au 4 mars. Parrainages nécessaires pour se présenter à l'élection présidentielle.
Nicolas Dupont-Aignan de Debout la France, Nathalie Arthaud de Lutte Ouvrière et Hélène Thouy du Parti Animaliste sont jusqu'à 13h les invités de Question Politique.
Question Politique, Thomas Mégaroff sur France Inter.
Je
le disais, le premier est déjà en place. Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Monsieur. Merci d'avoir accepté notre invitation. Pour vous poser des questions, je serai comme chaque semaine en compagnie de la bande de questions politiques. Cette semaine, Nathalie Saint-Cricq de France Télévisions. Bonjour Nathalie.
Bonjour
à tous. Bonjour
à
vous. Françoise Fressos du Monde. Bonjour Françoise. Bonjour Madame. Et Karine Bécart de France Inter. Salut Karine. Salut tout le monde. On dit
salut
à Karine Bécart, c'est la règle. Le hashtag Question Paul pour vos questions et vos commentaires. Nicolas Dupont-Aignan, hier une cinquantaine de milliers de personnes
ont
manifesté contre le pass vaccinal qui devrait être adopté très prochainement après un dernier tour à l'Assemblée Nationale. Dans l'après-midi, près du Trocadéro, un homme cagoulé a identifié des journalistes de l'AFP et a hurlé dans son mégaphone, je le cite, c'est l'AFP, niquez-les, ses fils de putes, au moins une cinquantaine de personnes se sont alors dirigées vers un journaliste qui a été protégé par deux agents de sécurité qui ont été, eux, violemment agressés. Est-ce que vous considérez, Nicolas Dupont-Aignan, comme certains que les journalistes ne doivent plus couvrir ce genre de manifestation où ils sont manifestement en grand danger ?
Je
considère que toute violence et toute menace
sont inacceptables, mais je considère qu'une fois de plus, vous prenez le petit bout de la lorniette pour grossir
des
abéciles et des excités, alors que l'essentiel c'est quoi ?
C
'est que pour la première fois dans notre pays,
nos
libertés vont être sérieusement entravées en temps de paix
pour
instaurer une discrimination
et
que c'est extrêmement grave. Et
j'aimerais
encore une fois que dans notre vie politique,
on
puisse aller à l'essentiel si on veut intéresser les Français, car le grand danger aujourd'hui, moi je le vois, je me balade beaucoup dans le pays,
j
'écoute, j'échange,
c
'est le dégoût très profond de nos concitoyens
pour
cette vie politico-médiatique de la petite phrase, de la petite polémique qui passe à côté les souffrances des Français. –
Mais
le fait est que… – Nicolas Dupont-Aignan, vous aimez aussi l'invective, en tout cas vous savez
la pratiquer. – Ah,
je ne crois pas.
En tout cas, j
'aimerais par exemple qu'on parle du pouvoir d'achat, du prix de
l'essence, j'aimerais qu'on parle des problèmes des Français, parce
qu'il y a une présidentielle, pardonnez-moi, il y a une présidentielle dans moins de trois mois, et tout est fait
pour
qu
'on
ne parle pas des grands enjeux
du pays. – Attendez. – Et
moi je me suis engagé en politique pour la France,
pour
mes compatriotes, j'ai été maire 22 ans, je pense que le rôle d'un homme politique et le rôle d'une élection, c'est qu'à un moment les Français choisissent leur destin. Alors si vous, journalistes, vous pourriez comprendre que si parfois les gens sont excédés par vous, c'est parce qu'ils en ont assez que vous prêtiez toujours sur les petites affaires au lieu de vous occuper des
grands enjeux. – La petite affaire, excusez-moi, la petite affaire en l'occurrence, c'est qu
'on a une très grande majorité de Français qui sont vaccinés et une très faible minorité radicalisée qui ne l'est pas.
Est-ce que vous, vous imaginez… – Je déploie votre
présentation, voilà, c'est toujours la même chose, ceux qui ne seraient pas dans la majorité seraient radicalisés parce qu'il y
a
des abrutis qui ont fait quelques violences, c'était la même chose avec les IJ et les jaunes, –
Je
refuse ce manichéisme bon chic bon genre, je pense
qu
'il
y
a la question des libertés qui est différente de la question du vaccin.
Moi,
je remarque qu'il
y a
beaucoup de Français qui sont vaccinés,
qui
se sont fait vacciner
et
qui refusent
que
notre liberté d'aller venir, de prendre le train, l'avion, d'aller prendre une glace dans une terrasse de café soit suspendue à un QR code qui les oblige, parce que ce qui est très grave dans le pass vaccinal, à refaire une troisième dose, puis une quatrième, puis une cinquième, au bout
de sept mois, au bout de sept mois, si je peux finir ma phrase. – La plupart des pays optent pour la
vaccination obligatoire pour des raisons
de santé publique. – Mais attendez, si je peux finir ma phrase. – Nicolas Dupont-Union terminé, puis en vous posant des questions après, parce que c'est aussi notre travail.
–
Il y a deux enjeux,
voilà, mais c'est normal, il y a deux enjeux. Il
y
a la question de la liberté. Et moi, je vous dis, et c'est pourquoi je voterai compte tout à l'heure, que nous sommes en train de basculer dans une société du contrôle de tous par tous. Les policiers municipaux n'ont pas le droit de contrôler l'identité, mais des tenanciers de bar, des serveurs, tout le monde va contrôler l'identité de tout le monde. C
'est intolérable. –
Mais en
quoi les policiers n'ont pas le droit de
vérifier l'identité ?
– Ce
que je veux dire, c'est que ce qu'on a refusé aux policiers municipaux dans notre
pays… – Mais parce qu'on est un crise
sanitaire, monsieur… – Mais arrêter la crise sanitaire, elle est réelle. J'ai été un des premiers
à
vouloir mettre le masque. On m'a traité de tous les noms quand je l
'ai
mis à l'Assemblée. J'ai été le premier à demander des tests. J'ai été le premier à demander des masques FFP2 pour les personnes âgées. J'ai été le premier à demander qu
'on
soigne, qu'on ferme les frontières, etc. Donc je ne suis pas un inconscient. Simplement,
la
crise sanitaire est instrumentalisée par le pouvoir et par les médias qui le relaient
pour
faire taire le débat public en France et pour arriver à une élection présidentielle qui serait une formalité pour Emmanuel Macron. Eh bien moi, j'aimerais qu'on parle d'autre chose, de l'île d'hôpitaux qu'il a fermé. J'aimerais qu'on parle de la santé publique qui ne se limite pas au Covid et j'aimerais qu'on parle du reste. Et je ne
vais
pas passer 20 minutes à parler du Covid parce qu'il y a d'autres problématiques en
France. Alors
juste, et puis dans le calme, petit un, est-ce que vous reconnaissez que le début de reflux que l'on constate actuellement peut être dû justement au pass vaccinal et on voit que
dans le pays,
et
à la vaccination, et ici ils sont pris différemment, petit premier point. Et deuxième point, est-ce que vous considérez que c'est sciemment que le gouvernement a mené cette politique et pourquoi, dans quel but ? Par bêtise, par volonté de verrouiller tout ? Et ce qu
'on
peut préciser, c'est qu'il n'est pas le seul au monde. Il y a beaucoup de pays, donc il y aura eu un
complot
gigantesque de gouvernements tarés qui voudraient restreindre nos
libertés. Non,
ce
n
'est
pas si
simpliste. Il y a plusieurs choses. D'abord, c'est une situation difficile. Et moi, j'ai très bien compris qu'aux premières vagues, il
y ait
de l'amateurisme. Parce que c'était nouveau. Il ne
faut
pas non plus tomber dans le... En revanche, ce qui est insupportable, c'est le mensonge d'État permanent et c'est la manipulation de l'opinion par la peur.
Et
encore une fois, je distingue l'affaire sanitaire des restrictions de liberté.
Vous avez beaucoup de pays... C'est un mot fort. De quel mensonge parlez-vous ?
Je vais vous donner un exemple. 12 juillet, le président de la République, pour faire passer le pass sanitaire, a dit une contre-vérité incroyable. Il a dit « les vaccinés ne transmettent plus le virus
»,
ou 12 fois moins à l'époque, ou 9 fois moins. Et ce
qui
était complètement faux, le conseil scientifique a dit exactement l'inverse. Le mois d'après, vous retrouvez l'avis du 20 août. Attendez, je filme
ma phrase.
Il a menti, parce qu'il fallait faire croire aux Français que s'ils se vaccinaient, ce n'était pas pour eux, parce que le vaccin est légitime en protection individuelle. Je ne le nie pas, je l'ai toujours recommandé pour les personnes âgées et fragiles. Mais que s'ils ne se vaccinaient pas, par exemple leurs gamins, les jeunes et tout, ils allaient transmettre à la grand-mère et que ça allait être une catastrophe. Aujourd'hui,
on
s'aperçoit qu'avec les 300 000 cas par jour et 90% de vaccinés, c'est un fiasco
intégral. Et ce
que je veux dire, c'est qu'une chose est d'avoir une politique sanitaire avec le vaccin, une chose n'est pas, et je conteste le fait de tout limiter au vaccin, il a fermé des lits d'hôpitaux, 5700 lits
en 2020.
Il a fermé des lits d'hôpitaux, il ne soigne pas, il n'a pas donné de masque FFP2 aux personnes âgées comme je l'ai recommandé. Il instrumentalise la crise sanitaire pour entraîner un réflexe de peur qui dissuade les Français de parler d'autre chose. Et je vous dis que c'est la vague Omicron qui est beaucoup moins dangereuse, qui va faire passer le virus, et pas du tout la politique qui l
'a
menée.
Et soignons
les gens
dans les
hôpitaux
et
ouvrons des lits.
On va parler d'autre chose,
j'ai une dernière petite question.
Vous dites, il a menti, quel est l'intérêt d'Emmanuel Macron de pousser les gens à se faire vacciner ? Non, ce n
'est pas
de pousser les gens à se faire vacciner, c'est d'instrumentaliser
la
vaccination pour trouver des boucs émissaires, ce serait la faute des non-vaccinés, ce serait la faute de ceux qui n'ont pas fait le troisième rappel, ce serait la faute de tout ça. C'est ça que je conteste. Je ne conteste pas la vaccination que j'ai recommandée pour les gens fragiles, je la conteste pour tout le monde, tout le temps. D'ailleurs, ce n'est pas une vaccination, tout le monde l'a compris, c'est un abonnement. Parce que le PDG de Pfizer décidera dans un communiqué de presse que c'est bon,
on
va obliger les gens à faire une troisième dose. Israël renonce d'ailleurs peu à peu à la quatrième, et
on s'aperçoit que ce n'est pas si bon. En partenant,
Israël s'adapte.
Je regrette que le
président français ne s'adapte pas. Ça
veut dire que Nathalie Arthoud va
venir, c
'est
le grand capital qui organise la vaccination.
Vous laissez
entendre que c'est les
labours. C'est
des intérêts, bien sûr, financiers terribles. Et ce que je dis, c'est qu'on met en place un pass vaccinal qui ne marche pas, parce
que
ça n
'a
pas marché le pass sanitaire, on le voit aujourd'hui, et on le met en place au moment où l'Espagne, par exemple, reconnaît que l'Omicron est beaucoup moins dangereux, et veut qu'on parle de grippe au moment où l'OMS dit qu'il ne
faut
pas faire plusieurs doses, et au moment où tout le monde change, nous, on va surveiller les gens partout. J'ai une
petite question personnelle. Est-ce que vous avez,
vous, le pass vaccinal, et sinon, comment vous allez faire dans les semaines qui viennent
? Eh bien,
écoutez, moi, j'ai eu la malchance d'avoir le Covid, donc j'aurai un certificat de rétablissement pendant peu de temps. Je ne sais pas combien, d'ailleurs, c'est par décret. Bon, voilà, on ne
va
pas passer des heures là-dessus. Tous
les Français connaissent ma position. Comment vous faites
campagne et comment vous menez
une vie sociale ? C'est beaucoup plus
difficile, mais moi, je ne suis pas un cobaye. Et
j'ai refusé ce vaccin ARN, tout le monde le sait. Alors, on va évoquer des questions politiques.
J
'ai une toute petite question cette semaine. La commission Bronner a rendu son rapport cette semaine pour lutter contre la désinformation. Vous avez sûrement entendu parler
de
cette commission.
Est
-ce que, selon vous, c'est à l'État de lutter contre la désinformation ? Bien sûr que non. En fait, il n
'y
a
pas plus menteur que la Macronie et qui invente un comité contre la désinformation. C'est Orwell. C'est Orwell. Nous sommes dans une société orwellienne. C'est fou ce qui se passe. Maintenant, moi, je fais confiance aux Français. Vous savez, les gens ont du bon sens. On peut être trompé une fois, deux fois, trois fois. Au bout de la quatrième ou la cinquième, on réfléchit. Et j'aimerais encore une fois que l'élection présidentielle soit un moment de débat sur des grandes propositions. J'ai des propositions que j'ai publiées dans ce livre. Où va le pognon ? Parce que je suis le seul à financer mon programme. sur le pouvoir d'achat parce que les Français souffrent.
Ils
ne peuvent plus remplir leur voiture, le décence. Ça coûte trop cher.
Ils gagnent
une misère.
Vous mettez
en avant dans votre programme,
notamment,
les problèmes d'insécurité, des problèmes de souveraineté, les problèmes de pouvoir d'achat, de produits français. Qu'est-ce qui vous distingue, malgré tout, des autres candidats de droite sur ces thèmes-là, qui sont vos thèmes principaux, à
savoir
Éric Zemmour, à savoir Valérie Pécresse, à savoir Marine Le Pen ? Eh bien, un programme d'abord chiffré. Parce que moi, j'ai été maire 22 ans. J'ai redressé une ville qui était en faillite. La ville de
Yerre. Et
j'ai été réélu dans une ville qui était plutôt centriste, à 80% plusieurs fois au premier tour. Donc je ne vais pas être si mauvais. Je pense
qu
'avant de distribuer, il faut faire des économies.
Et
j'ai écrit un livre
où
je discerne 100 milliards d'économies par an à faire. Très précis, basé sur des rapports parlementaires. C'est un travail sérieux.
Et
à partir de ces 100 milliards, je veux mettre le paquet sur trois domaines
prioritaires
absolus pour moi.
D
'abord, augmenter le pouvoir d'achat des Français. Réindexer les pensions de retraite.
Nos
retraités avec l'inflation vivent un enfer.
Moins
3% par an.
Pour
des petites retraites, vous savez, c'est dur. Ensuite, augmenter le salaire net
d
'un treizième mois, grâce à la baisse des cotisations salariales, pour ne
pas
que ça pèse sur l'entreprise. Je me réjouis que Pécresse, Valérie Pécresse et Éric Zemmour aient repris mon idée. Je m'en réjouis. Troisième point, supprimer les droits de succession
sur
la résidence principale. Quand on a économisé toute sa vie
pour
acheter un petit pavillon, être obligé
de
ne pas pouvoir le léguer à ses enfants est un drame
pour nos concitoyens. Mais alors même que d'après les
rapports, c'est la première source d'inégalité entre les Français. Les grandes fortunes, bien sûr.
Si c'est la résidence
principale, si je vis dans
un
immense château... Vous savez, moi je vois tous les jours des gens qui souffrent d'avoir été taxés toute leur vie pour le travail, qui ne peuvent pas léguer le petit bien qu'ils ont. Mais en attendant
les 100 milliards d'économies, vous faites
comment pour les faire
? Parce que vous affichez 100 milliards d'économies et sans nous dire comment vous allez y arriver.
Il y
a
un livre entier où il y
a
le pognon que je vous ai envoyé.
Mais je vais vous le dire.
Deuxième priorité, parce que je vais être très précis, je ne
vais
pas être long. Deuxième priorité, c'est baisser les charges sur les chefs d'entreprise qui investissent en France.
Pas
ceux qui font du l'achat d'actions, qui rémunèrent les actionnaires. Tout entrepreneur
qui
investira en France verra son impôt sur les sociétés divisé par deux. En revanche, celui qui donne l'argent aux actionnaires ou qui va investir à l'étranger, il paye plein pot. Et troisièmement, et je vais finir, rassurez-vous, la reconstruction des services publics. Parce que je veux qu'on investisse dans l'hôpital et l'école, l'université, la science. Et là, j'ai un programme très précis et j'aimerais que les Français le connaissent. C'est tout. Comment je fais ? Justement, à la différence des autres qui font des promesses tous les jours dans tous les domaines. Et on fait souvent les mêmes d'ailleurs, il
faut
être honnête. Puisque je vois qu'on me les reprend. On vous les reprend aussi. En gros, pour la question de Karine, qu'est-ce qui ferait que j'aurais envie de voter plus pour vous ? La
différence, c
'est que moi, j'ai prouvé par ma gestion locale que je
savais faire des
économies, l'expérience, la
sincérité, la
cohérence. Et puis, je détaille les économies, je ne promets pas n'importe quoi. Et je fais des grosses économies sur la fraude fiscale, très grande faute fiscale. Comme
tout le monde.
Oui, comme tout le monde, sauf
que, excusez
-moi, j'ai beaucoup travaillé au Parlement là-dessus. Et on a des propositions très concrètes qui
n
'ont pas été mises en œuvre. Ni par Valérie Pécresse quand elle était au pouvoir, ni par Emmanuel Macron.
Donc,
fraude fiscale. Fraude sociale qui est considérable.
Que vous évaluez à combien ?
20 milliards. Minimum. On peut monter à 50.
Et la fraude
fiscale ?
Fraude
fiscale, on est à 50 si on compte tout. Et puis, la contribution à l'Union européenne. On paye 10 milliards par an net, ce qui est complètement délirant, pour une organisation qui nous fait tant de mal. Et puis, après, il y a des broutilles, si je puis dire, mais c'est quand même des milliards d'euros sur l'immigration, sur les autoroutes, à des intérêts privés, les oligarques du régime. Bref, tout ce qui fait la France d'aujourd'hui, où ce sont toujours les plus riches qui s'enrichissent, et toujours les classes moyennes qui payent, qui payent, qui payent. C'est ça, la réalité du pays. C'est quand vous bossez, vous vous levez tôt, vous payez, vous payez, vous payez.
Quand vous êtes dans les plus riches de la société, eh bien, vous êtes favorisés
par le gouvernement. C
'est
ça, la réalité. Nicolas Dupoignon, vous avez parlé de promesses pour votre campagne. Mais il
y a
aussi une promesse que vous attendez beaucoup, c'est la promesse des élus de vous parrainer pour la présidentielle. On en est où de cette fameuse course aux 500 ? C'est
dur. Je
ne
les ai pas. Je le dis, je lance un appel au maire. Il m'en manque. Pas beaucoup, mais il m'en manque. Pourquoi c'est plus dur ? Pourquoi ça rentre
pas cette fois-ci ? Je
vais vous dire pourquoi c'est plus dur. Est-ce que les maires sont comme les Français ? Écoeurés par ce qu'ils vivent au quotidien. Écoeurés par
quoi ?
Écoeurés par la vie qui est dure. Je vais vous donner un exemple. Dans la Creuse, un maire me dit, voilà, je travaille. Toutes les sources d'emploi ont disparu. Je dois faire 50 km le matin, 50 km le soir pour travailler, en plus de ma fonction. Ça me coûte un plein par semaine.
C'est 400 euros.
Attendez,
un plein par semaine,
c'est 400 euros par mois.
Il y a raison de plus pour essayer de peser sur la vie politique. Pourquoi ça bloque ? Très
juste remarque. Si vous voulez, j'appelle les maires pour vous. Très juste remarque. C'est ce que je ne cesse d'expliquer. Mais c'est pareil pour l'abstention.
Souvent dans la rue,
on m'interpelle. Monsieur Dupont-Aignan, vous avez raison, parce qu'en général, les gens qui viennent vous voir sont gentils. Ceux qui ne sont pas gentils ne viennent pas vous voir. Vous avez raison. Alors, j'ai dit, alors, vous allez voter.
Ah,
ben non, moi, je ne vote plus,
j
'en ai ras-le-bol.
C
'est alors, bien fait pour eux. Un maire me dit récemment, moi, je ne parraine plus. Bien fait pour eux, toute la classe politique. J'ai dit, mais monsieur le maire, comme je le dis aux simples citoyens, si vous ne votez pas,
comment
on va changer les choses ? Ne pas voter, c'est renforcer ceux qui nous ont gouvernés depuis 20 ans. Mais pourquoi
un maire qui vous a parrainé ne vous
parrainerez plus cette
fois-ci ? Parce que tout simplement, il y a beaucoup de maires qui
le font, attention,
pour
la démocratie. Donc, ils parrainent à tour de rôle. Ils ne m'ont pas parrainé en 2017 parce que c'était monsieur Dupont-Aignan qu'ils aimaient bien. Parce que, heureusement, il y a beaucoup de maires qui parrainent pour la démocratie, un tiers des maires.
Et j'appelle les autres à parrainer pour la démocratie. Parce que là, le temps nous prend. Oui, l'anonymat.
Il faut revenir à la règle d'avant où le Conseil constitutionnel
tirait au sort.
Il ne
faut
pas que le parrainage soit
dans la presse le lendemain matin.
Mais ça changerait
quoi ?
Parce
qu'en fait,
ils
ont honte de dire qu
'ils
vous parrainent ? Non, ce n
'est
pas par rapport à moi. C'est qu
'ils
ne veulent pas avoir l'air de prendre parti. Parce que souvent, dans les journaux locaux, dès que le parrainage arrive au Conseil constitutionnel, il y a un avis. Et moi, j'explique aux maires que les Français veulent pouvoir voter pour des gens différents. S'il n'y a pas le choix à l'élection présidentielle, il y aura
un
tremblement de terre démocratique par l'abstention. Et au-delà de la liberté, du pouvoir d'achat, moi, je veux être le candidat de la démocratie. Vous savez que je suis gaulliste. Je propose le RIC. Je propose le référendum fréquent, le référendum révocatoire à mi-septénat. Si on ne... Quinquennat. Non, parce que je veux qu'il y
ait
un septénat avec un référendum révocatoire à mi-quinquennat, comme en Californie. Si on ne rend pas le pouvoir aux Français,
vous
avez commencé sur la violence. Si on ne rend pas le pouvoir aux Français à cette élection, et si c'est une fausse élection,
vous
aurez un quinquennat émaillé de violence. Malgré tout, 22 candidats à la présidentielle ?
Mais il n'y en a pas 22. Il y en a eu 11 la dernière fois. Pour l'instant, il
y
en
a 22. Il y en a 22 qui demandent
des parrainages. Vous
le savez très bien qu'il n'y
en
aura pas 22. Le tout est qu'il y ait une diversité. Et que les Français tranchent. Et que les Français aillent voter. Il y a 47 millions d'électeurs. Eh bien moi, mon boulot, avec d'autres, c'est que sur ces 47 millions, il y en a peut-être plus de 40 millions qui votent, et non pas 30.
Merci. Merci Nicolas Dupont-Aignan. Merci de votre invitation. Merci. On n
'a
pas que parlé donc du pass vaccinal. Et on va maintenant accueillir un deuxième invité.
C
'est candidat.