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Discours / meetingNathalie Arthaud· 1 mai 2026 7 minAutoproduitActualité / polémiqueTravail & emploiÉconomie & entreprisesSolidarités & familleInstitutions & élections

Manifestation du 1er mai à Paris

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Locuteur 1Fait
    « Pétain a rebaptisé le 1ᵉʳ mai, fête du travail. C'est devenu banal d'appeler cette journée fête du travail. »
  • 0:30Locuteur 1Fait
    « Darmanin, hier, a appelé le 1ᵉʳ mai le Noël des travailleurs. »
  • 3:30Locuteur 1Chiffre
    « Elon Musk va peut être attendre les 1000 milliards de dollars. »
  • 5:00Locuteur 1Fait
    « Dans le prix qu'on paye aujourd'hui à l'essence, il y a, en achetant notre essence, il y a les profits de Total, ils sont inclus. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Chers amis, chers camarades, quelques mots sur cette manifestation et sur cette journée avant qu'on se sépare. Vous savez sans doute que Pétain a rebaptisé le 1ᵉʳ mai, fête du travail. C'est devenu banal d'appeler cette journée fête du travail.

Darmanin, hier, a appelé le 1ᵉʳ mai le Noël des travailleurs. Ces mots, ils sont pas innocents, bien sûr. Vous savez, c'est pour gommer la révolte qui était portée par cette journée.

C’est fait pour gommer ce qu'elle contenait de lutte de classe depuis le début. Eh bien, nous avons manifesté précisément pour réaffirmer la nécessité de cette lutte à l'échelle internationale, pour réaffirmer la force, la capacité de la classe ouvrière internationale de combattre ce système dominé par cette classe capitaliste destructrice et mortifère. Aujourd'hui, on est suspendus aux lèvres du bouffon cupides et vaniteux, qui est installé à la Maison-Blanche et qui est capable de faire péter le monde entier.

Mais un jour, nous serons suspendus à l'évolution des luttes et des peuples en révolte. Ça c'est certain. C'est certain.

C'est certain parce que cette bande criminelle et de voleurs ne pourront pas indéfiniment semer la dévastation les morts et la misère. Aujourd'hui, ils paraissent puissants. Ils paraissent forts avec leurs fortunes, avec leurs médias, avec leurs Etats, avec leurs avions de chasse, leurs missiles téléguidés, leur marine de guerre.

La fortune de l'homme le plus riche du monde. Elon Musk va peut être attendre les 1000 milliards de dollars. Alors peut être qu'un jour Ellon Musk dira comme Charles Quint Sur mon empire, le soleil ne se couche jamais.

Mais ils ne sont que quelques milliers de capitalistes à régner, à trôner et à faire leur loi sur le monde. Nous sommes des milliards, Nous sommes des milliards à les subir et des milliards à être unis dans un sort commun Prenez l'exemple de la crise aujourd'hui du pétrole. On la paye, bien sûr.

Et oui, je tiens à dire ici que dans le prix qu'on paye aujourd'hui à l'essence, il y a, en achetant notre essence, il y a les profits de Total, ils sont inclus et on les paye et on les paye. Et c’est pas des petits profits hein. 5,8 milliards de dollars sur trois mois, ça fait quelque 2 milliards par mois.

Alors oui, on les paie ici, les travailleurs de France, mais c'est vrai aussi aux Etats-Unis. C'est vrai aussi pour les travailleurs en Inde, au Vietnam, en Asie, en Afrique. C'est vrai en vérité pour tous les travailleurs du monde.

Et dans ce pétrole, il y a aussi et surtout les larmes et le sang des Palestiniens, des Libanais, des Iraniens, des Irakiens, des Syriens. Il y a les souffrances de tous les peuples du Moyen-Orient qui ne sont pas victimes de guerres de religion, qui sont victimes des guerres impérialistes menées par les plus grandes puissances, parce qu'ils ont le malheur de vivre dans cette région qui est un immense puits de pétrole, qu'ils se disputent depuis des décennies et des décennies. Alors oui, en réalité, on est unis dans un sort commun.

Les conséquences de tout ça, on les paye tous à des niveaux différents, mais nous les payons tous. Et je le redis, oui, nous sommes des milliards. Ça, c'est notre force.

Nous avons la force du nombre et la force aussi de notre utilité sociale, parce que c'est nous, travailleurs de tous les pays qui portons la société, nous produisons les richesses, nous produisons leurs capitaux. Alors, ce qui nous manque aujourd'hui, eh bien c'est la conscience d'appartenir à une seule et même classe ouvrière internationale. C'est la conscience d'appartenir au même camp de combattants.

Cette conscience là, eh bien, il faut la faire revivre, camarades. Et elle était à l'origine. Elle était à l'origine de cette journée du 1ᵉʳ mai et encore aujourd'hui, Ce 1ᵉʳ mai est une journée fériée dans plus d'une centaine de pays dans le monde.

Et on peut être convaincus qu'en même temps que je parle là aujourd'hui, il y a des travailleurs aux Etats-Unis, peut être, en Russie, en Belgique, en Allemagne, dans le monde entier. Et même s'ils ne peuvent pas tous manifester, on peut être sûrs qu'il y a des rassemblements, il y a des discussions autour de cette journée et autour de cette lutte de la classe ouvrière internationale. Alors oui, il faut continuer de faire vivre cette idée de l'internationalisme.

C'est cette idée et cette perspective est en permanence contrée par le nationalisme, par le militarisme, par la xénophobie qui sont omniprésents et qui montent aujourd'hui dans cette période de guerre, de tous les côtés. Mais il faut continuer de combattre dans ce sens parce que c'est la seule perspective. Alors pour conclure, je dirai que oui, les travailleurs, quel que soit le pays dans lequel ils vivent, quel que soit leur pays d'origine, ils appartiennent à un même camp, ils ont en face d'eux des fanatiques du profit, des fanatiques de l'accumulation, mais ils ont la capacité de les combattre.

Ils ont la capacité de renverser ce système, de combattre l'exploitation, de mettre fin à la propriété privée, de mettre fin à cette concurrence et à cette guerre économique qui dégénère aujourd'hui, en guerre tout court. Alors tenons bon sur cette perspective de la classe ouvrière internationale, de la révolution. Vive le drapeau rouge, Vive le camp des travailleurs à l'échelle internationale !

Vive le premier Mai !