"Notre système économique ne marche pas !" - Jean-Frederic Poisson
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[musique] Midih 14h Sud Radio, la France dans tous ces états. [musique] Le face- à face. Vous êtes bien sur Sud Radio entre ce lundi 1er juin 2026, il est 13h4 et je reçois Jean-Frédéric Poisson, ancien député des Yvelines, président du [raclement de gorge] Parti chrétien-démocrate et auteur de la dictature du bien aux éditions du Verbe haut, les néolibéraux vous promettent la liberté et vous vendent une cage.
La formule qui résume l'ouvrage est est parfaite. Nous allons voir avec Jean-Frédéric Poisson qui est un homme engagé hein. J'ai parlé de parti chrétien démocrate, c'est un on va dire c'est un chrétien social pour définir l'idéologie.
La doctrine sociale de l'église. On en parlait récemment avec l'encyclique magnificate humaniste de Léon X qui reprenait l'encyclique Rome Novarom de Léon X justement cette doctrine sociale de l'église. Et vous c'est une analyse, je le dis, c'est une analyse de chrétien libre, homme libre proche du peuple.
Vous vous inquiétez de ce néolibéralisme que qui habillait le libre échange, la liberté d'entreprendre. Finalement, nous vendons des des systèmes qui peuvent conduire à une certaine forme de totalitarisme économique. En tout cas, une privation de liberté pour ceux qui veulent entreprendre.
Euh Jean-Frédéric Poisson, il y a tellement [raclement de gorge] de thèmes qui vous ont habité, vous avez combattu à côté de de Christine Boutin, voilà, plutôt sur le les questions sociétales. Là, vous allez sur l'économie, vous êtes vraiment inquiet sur euh les méfets d'un d'un néolibéralisme qui prend possession comme ça de la la planète tout doucement, espèce de pieuvre qui prend possession de du monde. J'ai j'ai observé comme beaucoup de nos compatriotes un paradoxe dans le débat public tel que ceux qui nous dirigent ceux qui sont au pouvoir parce que nous diriger serait autre chose la nuance très forte.
Ceux qui sont au pouvoir nous expliquent que eux libéraux font le dernier rempart contre le retour des fascismes, des obscurantismes et des trucismes de tout poil d'un côté. Et d'un autre côté, nous n'avons jamais connu dans le temps récent autant de restrictions de nos libertés individuelles et collectives euh et dans toutes les directions. Je [raclement de gorge] parle pas simplement de la crise de la COVID sous laquelle un certain nombre de nos libertés ont été rabotées pour des raisons qui n'étaient pas toujours très bonnes.
Il faut quand même le reconnaître maintenant. Euh nous avons des mécaniques de censure des réseaux sociaux qui se mettent en place autre qui conduisent notre ministre des affaires étrangères à nous expliquer que je cite "Il va falloir mettre au pas les réseaux sociaux". C'est une citation.
Euh nous avons l'identité numérique et l'euro numérique qui arrive petit à petit. Donc petit à petit se met en place un espèce d'outil de surveillance généralisé, de contrôle généralisé de la population au nom de la liberté, au nom du bien. Et on nous explique dans le même temps que si vous ne croyez pas dans ce projet de société, si vous ne le soutenez pas, vous n'êtes pas seulement en désaccord, vous êtes un ennemi, vous êtes un dangereux et donc il faut vous faire terre ou vous réduire au silence ou pourquoi pas vous empêcher purement et simplement de faire ce que vous voulez.
Donc c'est ce paradoxe qui m'a intéressé et je me suis Mais alors est-ce qu'ils sont aveugles ? Est-ce qu'ils sont idiots ? Est-ce qu'il monte peut-être étroit à la fois d'ailleurs ou bien est-ce qu'il y a un projet politique derrière ça ?
Et il y a un projet politique derrière ça qui est que puisqu'on a pris le parti dans les gouvernements occidentaux récent en tout cas en tout cas c'est vrai pour Macron et quelques autres dirigeants européens et madame Van Derlien la tête de la Commission européenne, on a pris le parti de privilégier le commerce à toute forme d'activité humaine et de faire en sorte que tout soit fait pour que le commerce continue de fonctionner. euh fusent au prix des libertés individuelles et collectives. Et c'est pour ça que euh ce mouvement général est un mouvement qui démarre il y a un siècle aux États-Unis.
C'est une réflexion sur les échecs du libéralisme du 19e siècle et conduisent aujourd'hui nos dirigeants à considérer que à partir du moment où le commerce fonctionne, les échanges fonctionnent, ceux qui s'enrichissent s'enrichissent parce que à la fin du compte pour l'instant en tout cas c'est un petit peu ça euh et bien tout doit être sacrifié à ça, y compris ce qui nous est le plus cher, c'est-à-dire nos libertés. Frédéric Poisson pour que ceux qui nous écoutent comprennent bien la nuance car c'est un débat qui est ancien, c'est un débat qui est qui est vital, qui est profond et qui est à l'origine des clivage qu'il y a sur cette planète aujourd'hui dans le dans le monde économique. Quelle différence faut-il faire entre le libéralisme à l'origine, celui de Dan Smith et de Tocville, celui de l'économie de marché qui permet la libre entreprise dans une concurrence dans une concurrence loyale libre et non faussée et le nibalisme financier qui est en train d'installer des formes de monopole ou de contrôle des réseaux économiques.
C'est un c'est un problème de d'ord c'est une évolution. Qu'est-ce qui s'est passé ? C'est un problème d'ordre des facteurs.
Le l'idée des [raclement de gorge] libéraux, c'est une belle idée. Elle consistait à dire il faut absolument émanciper l'individu contre l'autorité des pouvoirs monarchiques. À l'époque, c'était le cas en Angleterre politique et économique à la fois hein.
C'est une valeur. C'est ça. Et le meilleur moyen de le faire, c'est de libéraliser le commerce parce que dans l'acte de commerce si je vous achète quelque chose, je vais vous donner de l'argent, vous allez me donner ce que je vous achète.
Et entre nous, il y a pas de relation de supériorité. Ça échappe au contrôle de l'État. Alors un ça échappe au non mais c'est surtout que nous sommes dans une relation d'égalité stricte dans cet échange.
Vous êtes pas un noble et moins un roturier ni l'inverse. Vous êtes pas plus gros, ni plus petit, ni plus grand, ni plus fort, ni plus riche, ni plus. Il y a client vendeur dans une relation les juristes appellent ça sinalagmatique, c'est-à-dire de réciprocité des obligations.
Il y a une égalité stricte entre les contracteurs égal. Exactement. Tu vends je paye.
Voilà. Donc c'est c'était un excellent moyen d'émancipation des individus en plus du fait que est apparu à l'époque cette théorie selon laquelle le marché se régule tout seul. C'est la fameuse main invisible du marché qui un thème connu.
Il a fonctionné ce système ? Bah pas très longtemps parce que parce que en Angleterre par exemple le parti libéral d'Israé tous ces gens ça a fonctionné mais en fait au prix de à quel prix social enfin c'est dickens hein en France c'est za enfin je tout ça existe he ça c'est le libéralisme gentil on est d'accord ça s'appelle pas naturalisme pour rien cette cette école de littérature regarder ce qu'ils avaient sous les yeux et puis ils ont décrit la situation et les libéraux ont pris conscience de ces difficultés ils ont dit bon on a deux piliers on fait confiance à la rationalité de l'individu et à sa responsabilité C'est un des libéraux qui disait "Si je poursuis mon intérêt, je contribue mécaniquement à la réalisation de l'intérêt général. Donc je poursuis mon intérêt.
Donc c'est ma raison qui est qui est qui c'est l'individu souverain qui fabrique le bonheur collectif d'une certaine manière et et le marché est au service de cette souveraineté dans une industrie qui produit mais je je fais n'importe quoi. La limite c'est que si je gagne de l'argent en vendant de la drogue, il est pas sûr que j'aurais des intérêts générals. Ça c'est la limite de l'analyse mais parenthèse fermée.
Mais ça si on laisse les deux fonctionner le marché la souveraineté d'individus ça fait des crises. Une crise stérérible mondiale que tout le monde a oublié en 1873 qui démarre en Europe qui traverse l'Atlantique qui met en banqurout 10 États de l'Union qui fait fermer des dizaines de compagnies ferroviaires des centaines de milliers de chômeurs, des milliers de bordonis une catastrophe et des conditions et les libéraux et des conditions ouvrières et absolument terrible. C'est la raison pour laquelle les tress fait son encycl très bien sûr ça arrive à ce momentlà parce que mais dans le même moment euh il dit quoi ?
Napoléon 3 Napoléon I rétabliit le droit syndical qui avait été supprimé à la Révolution française. Oui. Euh les premières internationales ouvrières naissent à ce moment-là la défense des intérêts des travailleurs et l'église dit c'est pas possible de provoquer des conditions indignes de travail l'évangile peut pas accepter ça 1891 donc on est en plein dans cette crise.
Bon et ça produit des guerres et les libéraux se disent c'est pas possible. On peut pas à la fois défendre la souveraineté d'individu et la liberté du marché. C'est pas possible parce que quand on fait ça, ça fait des catastrophes, c'est contradictoire.
Donc il va falloir faire quelque chose. Il va falloir choisir entre les deux. Je la fais rapide.
Mais vous pouvez pas supprimer les coes de marché parce que sinon il y a plus de création de richesse. C'est clair. Donc s'il y en a un des deux à raboter, c'est la liberté individuelle.
Et donc et tout ça est théorisé par deux hommes en particulier dont je parle dans mon livre, Bernais et Lipman, deux américains [grognement] qui disent en grosso modo, il faut maintenir le marché. On va le réguler un peu parce que si on le laisse, on va le réguler un peu mais surtout euh on va revenir sur la souveraineté populaire. Et en fait, alors que les libéraux considérait que le marché était au service de la liberté humaine, grosso modo, les néolibéraux considèrent que c'est la liberté humaine qui doit être l'instrument de la performance du marché.
Donc toute nuance entre économie de marché et libre échange. Libre Oui. Oui.
Libre échange au sens liberté totale bien sûr. Oui, c'est ça. Libre circulation actuelle.
Oui. À l'économie de marché responsable dans laquelle le marché et l'économie sont au service de la dignité humaine, non au néolibéralisme dans lequel la dignité humaine et sa réduction sont au service de la performance du marché. Et l'actuque européenne 1986 portée par monsieur de Jacques de l'Or socialiste.
Libre libre circulation des capitaux et des marchandises. Donc le commerce d'abord on verra pour la person. probablement un des péchés originels, il y en a plusieurs de l'Union européenne d'aujourd'hui.
On le paye encore hein. Bien sûr. Oui, ils ess ils essaient de rectifier mais c'est trop tard.
Bien sûr. Mais c'est trop tard. Mais c'est trop tard.
Mais quand quand vous voyez tout ce qui est fait ou non, par exemple, nos auditeurs se souviennent peut-être de cet accord qui n'a pas eu lieu entre Simens et Halstom il y a des il y a de ces grosses dizaines d'années, la commission de Bruxelles a refusé parce qu'elle considérait que ça faussait les règles de la concurrence. Alors [grognement] oui, alors que ça allit dans le bon sens de la concurrence que pouvait exercer ce gros industriel contre des énormes mastodontes chinois, nord-américains et ce donc en fait on est dans une doctrine qui sacrifie les intérêts des peuples rappel ce que c'était une protection européenne. Deux deux entreprises européennes se se serraient les coudes pour faire face à une une concurrence internationale qui était déloyale.
Et la commission dit non. Ex. Oui, c'est pas conforme au et l'accord l'accord n'a jamais eu lieu.
C'était c'était Junker qui était Junker qui était président de la commission à l'époque. Et mais oui, monsieur Junker qui qui nous expliquait que aucune aucun vote, il n'y a pas de démocratie audessus des traités. Sa phrase il n'y a pas de démocratie audessus des traités.
Donc le traité le dernier mot, ça on dit beaucoup dernier mot. Et quand le traité est orienté avant tout à la constitution d'un marché économique ouvert auquel beaucoup de choses doivent être sacrifiées, ben nous sommes dans un ordre désormais néolibéral. C'est la thèse de STIVre et tout ça a été pensé il y a 100 ans.
Mais quelle est la conséquence ? La conséquence c'est que si les peuples veulent se soulever contre ça s opposé euh par des tas de moyens les votes et les référendum tout ce que les manifestation tout ce que et c'est arrivé déjà plusieurs fois. Remarquez bien que c'est de plus en plus difficile quand même parce que la commission quand elle n'est pas contente elle annule les élections ou elle prévient qu'elle va le faire ou alors elle anticipe sur le fait que ça pourrait arriver et donc voilà la Moldavie. la Moldavie.
Oui. La Roumanie, la Bulgarie, la Hongrie, la Grèce qui vote un référendum et dans la nuit, on lui impose le contraire. et c enfin voilà c'est donc c'est il y a il y a il y a dans ces dans ces penseurs américains d'il y a un siècle dont je parle dans ce livre cette idée selon laquelle si vous voulez que le marché devienne la priorité absolue de l'organisation politique et sociale ce qui est le choix de principe et que par conséquent vous orientez à la fois par la manipulation la propagande de masse et par les réformes institutionnelles, les libertés individuelles vers la performance du marché, euh il faut pas le dire trop fort parce que les gens vont le voir, que ils ont moins de liberté et que on considère qu'ils sont plus souverains.
Donc, on va organiser ce que Walter Lipin a appelé le public fantôme. Voilà, c'està-dire le le l'électorat, le peuple de être dans une salle, il assiste à une pièce de théâtre qui joue sur scène, il est persuadé que c'est lui qui récrit le scénario, choisi les acteurs et en fait tout ça se fait sans lui. Euh, il y a il y a donc toute cette conception qui consiste à dire au fond euh il y a c'est c'est une forme de pessimisme sur la nature humaine.
Ça aussi c'est une différence par rapport au libéralisme. libéraux sont des optimistes sur la nature humaine. Quand ils disent que si je choisis mon intérêt, je vais faire le bien de tout le monde, bah c'est une vision qui est optimiste.
L'entrepreneur par définition entreprendre. Exactement. Il y a quelque chose une vision de l'avenir qui est qui est plutôt qui est plutôt qui est plutôt ouverte et radieuse.
Les néolibéraux [raclement de gorge] eux disent de toute façon la souveraineté du peuple c'est une illusion. Euh et c'est écrit en toute lettre dans les œuvres de Lipman. C'est le la crise des démocraties vient du fait que les dirigeants ont considéré que les peuples étaient souverains, qu'ils les ont écoutés.
C'est écrit quasiment de cette manière-là. Donc, il faut arrêter avec les souverainetés populaires. Et pourquoi ?
Parce que écrit-il, euh on pourra d'abord, il est impossible que le l'électeur du finfond de le Claoma sache s'il faut faire ou pas la guerre au Japon. Il en sait rien. À supposer qu'il s'en moque pas, il peut pas le savoir.
Et à supposer qu' veut le savoir, il a pas les moyens d'être suffisamment informé pour en décider de manière pertinente. Mais on peut pas lui dire ça. Donc ça sert à rien d'éduquer les foules parce que c'est ça n'aura pas de résultat.
Ça sert à rien de laisser le peuple souverain parce qu' une catastrophe. Donc on va maintenir l'illusion de la souveraineté. Et qui va gouverner alors ?
Qui va être souverain ? Les experts. C'est compté.
C'est compté sans sans Jean-Frédéric Poisson qui nous alerte à travers son livre La dictature du bien. Vous avez parfaitement réjeux. Les néolibéraux vous promettent la liberté et en fait ils vous vendent une cage pour mieux exercer leur profit.
Vous nous appelez au 0826 300300. Vous avez compris que je reçois Jean-Frédéric Poisson pour parler libéralisme néolibéralisme. Est-ce que les grands trustes financiers aujourd'hui qui veulent notre bien et qui nous disent qu'on va s'enrichir, ça va dégouliner le font aussi pour notre liberté ?
Ou au contraire, ils considèrent que pour mieux vendre leurs produits, il faut museler le peuple. Pas de questions dérangeante. Vous nous appelez au 0826 300.
Emmanuel Galasso attend votre appel et Jean-Frédéric Poisson y répondra avec l' courage qu'on lui connaît à tout de suite sur Sud Radio. Midi 14h, la France dans tous ces États. Sud Radio, la France dans tous ces États Péricolas, c'est le moment de jouer avec Sud Radio pour gagner votre station météo connectée de la cross technologie.
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Les néolibéraux vous promettent la liberté et vous vend une cage. Cette formule résume parfaitement le propose de l'ancien député des Yvelines et président du Parti chrétien-démocrate français qui nous alerte aujourd'hui aujourd'hui à l'antenne sur les dangers d'un néolibéralisme financier qui sous prétexte de nous enrichir et de faire fonctionner l'humanité serait restricteur de liberté. et on en a la preuve et surtout on refuse on refuse des référendums et on dit que les traités sont plus importants euh plus importants que que le que le suffrage universel.
Jean-Frédéric Poisson, comment la classe politique, une partie a-t-elle pu se prêter à ce jeu ? Je je vois la citation de Jean-Noël Barreau, notre actuel ministre des affaires étrangères, qui dit que pour faire face à ces grands mouvements d'ultradroite, et ben justement il faut un système libéral qui nous protège de la il faut mettre il faut mettre au pas les réseaux sociaux. Mettre au pas les réseaux sociaux.
Je sais pas si on mesure la portée de cette phrase, c'est c'est d'abord à supposer que c'est une restriction de la liberté d'expression. Ben c'est très clair. Mais d'ailleurs ce mouvement de censure est né avec le fameux DSA, le règlement européen que monsieur Breton défend sur toutes les ondes semaines après semaincien commissaire qui a été bon exement.
Mais il y a il y a cette volonté de se dire au fond il faut faire terire les peuples parce que les peuples c'est c'est c'est terrible un peuple quand il est sage et qu'il est d'accord et qu'il est bien traité il bouge pas. Ça va très bien. Quand il est godillot ça va.
Dès que dès que il est un peu malheureux qu'il a le sentiment qu'on se moque de lui qu'on lui ment et il est pas content, il s'exprime, il fait du bruit. il bouge et il met en danger un symptôme de structure étatique ou économique qui est celle des puissants contre les bif. Exactement.
C'est des magnifiques films et magnifique Maurice Birot tant que je me souvienne dans le rôle du cas. Sûr tout à fait. Euh et au fond euh nos gouvernants, ils partagent ce projet néolibéral parce qu'ils sont persuadés que au fond c'est toujours cette même question.
C'est l'économique et l'alpha et l'oméga de tout. C'est-à-dire qu'il confondent la prospérité comme condition du bien commun et la prospérité comme le bien commun. Et dès que vous faites cette confusion, dès que vous imaginez que il faut tout sacrifier à l'économie parce que si l'économie ne marche pas, rien ne marche, euh et ben vous êtes prêt à faire à peu près n'importe quoi.
Et les gens qui vous disent "Mais votre système économique, il fonctionne pas." Et c'est vrai que ça fonctionne pas très bien quand même si on regarde euh on a on a publié au Parti chrétien-démocrate une petite plaquette sur la lutte contre la pauvreté à la fois comme urgence et comme nécessité de changer de catégorie. On n' jamais autant distribué euh de milliards pour venir euh à titre de l'aide sociale et il y a jamais eu autant de pauvres en France.
Il faut quand même s'expliquer ce paradoxe. Ça marche pas le truc. Donc le système économique le système économique dans K on est ne fonctionne pas.
Donc moi je comprends ceux qui veulent le changer, ceux qui veulent mettre, je suis pas toujours d'accord avec les propositions mais voilà ça ne fonctionne pas. Donc au fond, il y a cette idée que c'est comme c'est comme l'Union Soviétique ancienne manière quand les dirigeants disaient l'Union soviétique ça marche pas parce qu'elle est pas encore assez soviétique. Bah les néolibéraux nous disent "Bah il y a encore il y a encore pas assez de comment dire de libre échange de trucs et cetera." Donc et si vous n'êtes pas d'accord, on sait que ça vous fait du mal, mais tant pis, on va quand même.
Bon euh et il y a cette conviction surtout que euh cette doctrine là, cette vision très comment dire très très monolitique du du bien public des institutions ne doit pas rencontrer d'opposition. Donc on fait terre les opposants, on les censure. C'est ce qu'on vient d'évoquer. [soupir][souffle coupé] Et puis euh comme c'est le bien et qu'on est les défenseurs du bien, du vrai et du juste, tous ceux qui sont contre nous ne sont pas simplement des adversaires, mais ils sont au minimum dangereux, maximum fous.
Pourtant, lorsque vous étiez candidat en en 2000 en 2017, on se souvient de cette cette belle campagne, vous étiez voilà un petit peu le petit canard, on avait du mal à vous situer, il est à droite mais il tient des propos extrêmement progressistes. En tout cas, il dit vrai, il dérange. Euh le reste de des candidats était assez unanime.
François Fillon commençait peut-être à dire lui aussi, attention, faudra parler un peu de souveraineté. Oui. Euh et finalement, on se rend compte que euh 10 ans de de Macron, c'est l'application totale de ce que vous dénoncez dans dans ce livre.
Bien sûr. Voilà, c'est l'installation de la finance. À toute la Hollande dit, mon ennemi c'est la finance.
Euh, il a pas fait grand chose pour pour la combattre et en tout cas la finance est installée aux commandes de l'État de la République et de l'Europe de façon là prignante avec cette commission et avec et avec Emmanuel Macron. Oui, avec avec la caractéristique qui qui a été décrite il y a une quarantaine d'années par un sociologue suisse qui est le premier à avoir étudié la notion la situation de démocrature. C'est un mot qu'on entend de temps en temps.
Il a fait l'objet de deux livres dont ce ce livre s'appelle d'un sociologue suisse qui qui a qui a regardé les régimes africains et il dit qu'est-ce que c'est une démocrature ? C'est un régime politique qui a les apparences de la démocratie. Il y a des institutions, il y a des élections, il y a une constitution, il y a tous les motions qui qui font plaisir à tout le monde.
Voilà. Euh sauf que la pratique est exactement l'inverse de celle-là. C'est-à-dire et et là, on est dans une situation dont la France est un emblème aujourd'hui.
C'est-à-dire par exemple la manière dont on s'assoit sur les droits du Parlement, la manière dont le Conseil constitutionnel ne rend plus des décisions mais seulement des services, la manière dont les droits sont bafoués. Vous évoquiez tout à l'heure sur votre antenne, je crois, le les droits des travailleurs dont les organisations syndicales disent qu'il reculent. Euh on peut pas dire que la suspension des travailleurs pendant la crise Covid a été un modèle de [grognement] défense de leur droit et cetera et cetera.
Donc tout ça, nous sommes dans un régime dans lequel les gouvernants se protègent. Euh beaucoup d'entre eux considèrent qu'ils ont le droit de faire à peu près tout et n'importe quoi. Euh du moment qu'ils sont au pouvoir et ils ont le droit de le faire parce qu'ils sont encore une fois le vrai, le beau, le juste et le bien.
Et il est interdit de les contester. Pourtant les peuples sentent bien. Euh premier symptôme symbolique, c'est le référendum de de mai 2005.
Là, instinctivement, même si on l'a pas lu la totalité du traité euh qui est installé petit à petit, hein, cette ce libéralisme, euh et bien il y a il y a un nom. Et on dit ensuite oui, mais alors les votes les votes populistes de la droite extrême ou d'extrême droite, ce n'est en fait ça veut pas dire qu'ils sont toujours justifié et que les partis qu'il portent ces votes sont des gens qu'il faut qu'il faut soutenir. En tout cas, il témoignent d'une inquiétude des peuples à se laisser déposséder de leurs intérêts et de tomber sous le jou d'une grande oligarchie financière qui contrôlait la planète.
Là, subconsciemment, c'était c'est une réalité. bien sûr et et ça s'accompagne comme une espèce de contre-point euh de ces réactions qu'on entend maintenant un peu dans le débat public, ce qui est assez nouveau euh dans le débat public en France en tout cas de propos qui disent "Mais si jamais tel ou tel arrive au pouvoir, nous enous nous nous contesterons la légitimité de l'élection parce que jamais". Oui.
Je pense au maire de Saint-Denis par exemple qui expliquait il y a pas longtemps que si un président euh issu du Rassemblement national était élu, il n'aurait jamais la il n'aurait jamais la légitimité. Alors ça veut dire que bah le ça veut dire que le peuple n'est pas souverain. Ça veut dire que même des partis, j'allais dire d'obédience un peu trosquit trosquiste sont d'accord avec ce concept ultralibéral de il faut faire du bien faut faire terre ce qui pensent pas bien qui pensent pas comme nous.
Et c'est vrai que dans certains médias, c'est déjà en place euh depuis longtemps pour d'autres et qu'aujourd'hui la proposition de loi de restreint les réseaux sociaux qui peut se comprendre par rapport à la jeunesse est aussi la porte ouverte à une restriction de liberté. Vous restez avec nous, vous êtes sur Sud Radio, je reçois Jean-Frédéric Poisson, auteur de la dictature du bien. Les néolibéraux vous promettent la liberté et vous vendent une cage aux éditions du Verbe haut.
Et nous continuons à discuter avec vous puisqu'il est 13h30. Vous avez la parole, vous nous appelez et vous échangez, vous donnez votre avis. Je pense que vous êtes concerné évidemment par ce sujet, vous avez un votre mot à dire.
Euh voilà, appelez et Frédéric Jean-Frédéric Poisson vous vous répondra au 0826 300. Tout de suite sur Sud Radio. Vous êtes bien sur Sud Radio et je reçois Jean-Frédéric Foisson, auteur de la dictature du Bien.
On discute avec on discute avec nous. Nous avons des auditeurs qui nous appellent. Juste avant de donner la parole à à Michel et à René, il y a un chapitre qui m'a interpellé.
La bourse ou la vie. On ne comprend absolument rien à la civilisation moderne si l'on admet pas d'abord qu'elle est une conspiration universelle contre toute espèce de vie intérieure. C'est la phrase de George Bernanos.
La France contre les robots. La bourse de la vie, on en est là. C'est-à-dire qu'on vous donne la vie mais vous nous donnez votre argent.
Alors ça c'était ça c'est c'est au fond dans les c'est la cit la phrase des bandits de grand chemin. Oui bien sûr. Donne-moi donne-moi donne-moi ta bourse sinon je te prends la vie.
Donc c'est soit l'un soit l'un soit l'autre. Vi là c'est la bourse de la vie mais c'est un peu différent. Ça veut dire je veux bien te laisser un peu de bourse, un peu de confort si tu mets ta si tu mets ta vie en sommeil.
Voilà. Euh mais tu peux pas avoir les deux. C'est-à-dire tu peux pas vivre pleinement librement, pleine conscience, pleine capacité d'expression, de protestation de tout ce que de tout ce que tu veux.
Liberté de tu peux pas non plus aller te confesser à ton prêtre puisque vous avez vu que cet après-midi, on discute de la suppression du secret de la confession. Oui. Dans la loi, ce qui est un truc lunaire.
Bref, donc ces libertés là disparaissent. Mais elle disparaissent. Ben c'est le prix du confort.
C'est le prix de votre confort. Vous voulez partir en vacances manger à peu à peu près à peu près à votre fin à peu près pas toujours très bien d'ailleurs par ailleurs. Vous voulez continuer à vivre comme ça par un téléphone portable, un abonnement satellite vis à peu près normalement.
Autrement dit donne-moi ton compte donne-moi ton compte en banque, je m'occupe. Donne-moi alors tu peux me donner une partie de ton compte en banque mais surtout fous-moi la paix. Fous-moi la paix.
Voilà. Nous avons Michel qui nous appelle de Saint-Jean-Pierre de Port. Bonjour Michel.
Ah quelle belle vie. Oui. Bon.
Bonjour. Bonjour Périco, bonjour toute l'équipe et bonjour merci de nous appeler Michel. Merci de nous appeler.
Bonjour Michel. Alors alors je me faisais une réflexion peut-être pas politiquement correcte mais basique il me semble. C'est-à-dire que euh on se plaint que par exemple les jeunes musulmans ou les moins jeunes se euh parfois affirme qu'il préfèrent se conformer à à la loi de leur de leur religion que la loi de la République.
Alors, on a beau, on a on a comment dire, il faut être un peu un c'est je trouve que c'est un peu osé de vouloir imposer ça. Non pas que j'approuve ces personnes-là, mais en fait je crois que on n pas gêné aux tournures de de vouloir ça alors que on laisse les lois du marché prim sur les lois de laquelle. Vous vous dites Michel, il y a un paradoxe.
On s'indigne quand on dit la loi de ma religion passe avant la loi de la République. Par contre, on est tout à fait d'accord pour que la loi du marché prédomine sur nos libertés individuelles. C'est un peu ça que vous voulez dire.
Ah oui, c'est tout à fait ça que je voulais dire. Jean-Frédéric Poisson. Ah je c'est c'est c'est tout est dit.
C'estich c'est pas la peine d'en rajouter comme dit l'autre. Vous vous vous lirez le livre Michel. Vous serez conforté dans votre dans votre dans dans votre analyse.
Il y a une forme de c'est Michel a tout à fait raison. une forme de religiosité dans le dans le dans cette doctrine là. D'ailleurs, c'est une parole sacrée.
C'est une parole sacrée. Oui. Oui.
Quand les quand les physiocrates euh les physiocrates c'était un mouvement économiste du 18e siècle bien sûr qui ont inventé la théorie de la main invisible. La main invisible c'était une espèce une main de statut quasi divin. C'est pour ça que Michel pardon religion, il avait raison.
Qui par un mécanisme tout à fait obscur régulait automatiquement l'offrait la demande. Voilà pour dire les choses rapidement. C'est aussi que ça marchait.
Donc si vous laissz leur conviction c'était que si vous laissiez aller les gens faire du commerce c comme ils voulaient, tout ça finissait par s'harmoniser parce que il y a une main invisible qui s'assurait de de provoquer cette harmonie. Plus religieux que ça, on fait pas. Plus obscur que ça, on fait pas.
Plus opaque que ça, on fait pas. Euh et il y a cette espèce de croyance qui veut que effectivement nos néolibéraux sont en plein dedans. Moant un peu de régulation parce que compte tenu des dégâts encore une fois les dégâts sociaux du libéralisme et de l'essort du capitalisme à la fin du 19e début du 20e siècle c'est des catastrophes mais en série industrielle sous tout rapport bien sûr pour autant Frédéric Poisson il existe un bon libéralisme.
Il existe c'est quoi ? C'est la social-démocratie ou ou ou le ou le christianisme démocrate ? Voyez il existe une vision de l'économie qui la met au service de la dignité humaine.
A-t-elle fonctionné dans quelques États à un moment donné ? À un moment donné certainement. Je je pas assez d'expertise en la matière pour le Là où les partis démocrates chrétiens ont été au pouvoir en Italie, est-ce que monsieur Andréti représenté ?
Non, je suis pas sûr qu'il y ait de système parfait. En tout cas, c'est plus le problème, c'est que ça repose davantage sur la vertu des individus que sur le système politique. C'est toujours pareil.
Euh vous pouvez faire des lois qui favorisent ce genre de comportement. La participation golienne est le prototype le prototype libéral social. C'est un projet Oui, c'est un projet je sais pas s'il faut l'appeler libéral dans la mesure où il accepte l'idée que c'est l'économie de marché qui produit les richesses.
Ça c'est vrai. Mais si elle n'est pas dirigée par la vertu individuelle, la responsabilité individuelle, ça part dans tous les sens. Et cette idée selon laquelle il faudrait absolument laisser courir et en faire la priorité de l'organisation sociale, c'est Michel a parfaitement raison.
Il y a quelque chose là-dedans qui est parfaitement d'ordre religieux, d'ordre de la croyance mais pas de la démonstration. Qui est allé le plus loin dans ce néolibéralisme financier suggéré par les Chicago Boys dans les années 80 ? C'est madame madame Tatcher et monsieur Rigan par exemple.
Alors, probablement mais paradoxalement le régime chinois d'aujourd'hui qui allie alors dirigisme d'état dirigisme d'état subvention des sociétés d'une économie de marché une économie capitaliste et et qui arrive en France et casse ses prix puisquelle est subventionnée par l'État. Mais en général, vous savez partout il y a pas d'encadrement. Je pense que la fin des la fin des années la fin du 19e siècle euh le capitalisme sauvage enfin toutes les tout ce qui toutes les crises sociales qui l'ont accompagné [raclement de gorge] euh était était un modèle de de d'absence totale de régulation.
Euh je raison plus pour relire Rom Navarom et et d'écouter ce que ce que disent les papes qui sont pas toujours euh voilà écoutés comme des références et ah non puis làdessus ils sont pas souvent trompés pour sont pas souvent trompés. Merci Michel pour votre pour votre témoignage. On on écoute René qui nous appelle de Toulouse.
Bonjour René. Oui, bonjour monsieur Picol. Merci d'avoir invité monsieur Frédérico.
Jean-Frédéric Poisson. Bonjour monsieur. Bien sûr.
Comme d'habitude euh une grande pédagogie, une grande clarté. Ce que je voudrais dire pour illustrer les propos euh pendant le mandat de Jacques Deor, les deux mandats à la présidence de la Commission européenne et pendant le mandat de monsieur Barosau, vous souvenez-vous, on ne parlait jamais de transfert de souveraineté. On nous expliquait la subsidiarité et on nous parlait de mise en commun de moyens.
Autrement dit, autrement dit, on a camouflé, on a caché ce mot, ce mot qui voulait tout dire, perte de souveraineté. Alors ça c'est quand même extraordinaire et ça confirme ce que je pense depuis très fort longtemps, c'est que la subversion protéforme qui frappe notre pays depuis 53 ans depuis l'arrivée de Giscardestin et ben on en a aujourd'hui l'apogé avec euh ce que vousz tous les jours monsieur Pericol Legas cette situation que l'on n'a jamais vu en France ni sous la royauté ni sous la République. Et oui.
Et oui. Renez, vous coïncidez avec beaucoup d'analystes et d'observateurs qui disent effectivement et ils sont pas forcément impliqués dans les partis politiques, ils me disent ça commence avec jusqu'à Pompidou la la France se tient et Giscard destin par libéralisme qui veut séduire un peu la gauche social-démocrate commence à faire des ouvertures et c'est là d'ailleurs et c'est là où le déficit le budget n'est plus à l'équilibre depuis cette année. La fracture est aussi nette.
Frédéric Poisson moment donné la classe politique française décide entre guillemets de collaborer avec le marché international le GAT, l'OMC tout ça ce sont des des signes encourag d'abord il y a la il y a la fin de la parité dollar or en 71 qui qui était un facteur économique très très important qui décide de désindexer pour l'économie mondiale Breton Woods je crois c'est Breton Wood voilà pour le dollar aucun problème mais alors pour les autres pour les autres ça a été très cher donc on a subi un peu cette cette cet effet là il y aurait une thèse à écrire sur le fait qu'enfin c'est une c'est plus une hypothèse. au sens strict de ma part, mais euh il faudra regarder jusqu'à quel point euh l'exécutif français était rempli d'ancien résistant euh jusqu'à de goû et probablement Pompilou compris. Oui.
Et qu'à partir de Giscar, il est plutôt rempli de haut fonctionnaires que de résistants pour des raisons démographiques aussi d'âge hein, des gens qui il y en a qui sont allés plus loin qui ont dit jusqu'à de Gaulle, c'est l'esprit du CNR qui dirige l'administration française et avec Giscar avec Giscar on a des relans de ce qui pouvait avoir été le pétilisme c'est c'est la haute fonction publique qui qui prend la main et évidemment ça peut pas forcément pas toujours bien se passer de revenir sur ce que René disait à propos de la subsidiarité ça aussi [grognement] c'est une forme de subversion parce que l'esprit de la subsidiarité, il y a un très beau livre de Chantal Dels concert philosophe sur ce sur ce sujet-là. Ça consiste à accepter que une autorité réalise quelque chose si l'échelon du Tsou n'est pas capable de le réaliser tout seul. Ouais, c'est ça la solidarité.
Euh typiquement euh comment dire vous pouvez pas assumer tout seul l'éducation de vos enfants. Vous confiez par subidarité ça à l'école mais c'est vous qui restez d'une certaine manière prioritaire de votre de votre délégation de votre autorité. La subsidiarité de l'Union européenne c'est l'inverse.
Dire je prends ce qui m'intéresse avec l'accord de avec l'accord des États. Donc l'autorité dit moi je vais faire ça et je vais le faire à votre place et vous allez me donner une autorisation. Autrement dit, le la subsidiarité telle qu'elle est pensée par euh alors d'abord par la pensée sociale chrétienne puis d'autres euh est quelque chose qui organise la coopération entre des éléments qui pouvaient pas qui pourraient pas s'en sortir tout seul.
Euh c'est une une subsidiarité constructive par agrégation d'une certaine manière. La subsidiarité européenne est une subidarité aspirante. Elle dépouille.
Euh c'est toute la différence. Le mot un mot subsidiarité est extrêmement trompeur. Il n'a pas du tout le même sens que vous lisez les encycliques des papes dont vous parlez depuis tout à l'heure mon cher Pericot ou le traité de l'Union européenne le sens est absolument inversé.
Donc là aussi il y a une espèce de de tromperie de mensonge encore que de 57 est ce qu'il est. Euh il y a la préférence communautaire je vous rappelle et ensuite il y a que du délitement réforme par réforme abandon du traité de l'élité de 63 entre de Gaul et Coran d'Andena et ensuite c'est ouverture au marché international avec la bénédiction des présidents de la commission Barzo Junker le traité le les traités initiaux euh alors il y aurait beaucoup à dire sur comme dirait Gant Aristote toutes les choses sont contenues dans leur principes donc il faut se méfier toujours de des premiers traités mais le traité de la CA c'est un échange de bon procès d'une certaine manière c'est c'est je vais m'assurer que ceux qui manquent ne manque de rien parce que ceux qui ont un peu plus vont leur en donner ou vont échanger. C'est du bon sens.
C'est parfait. Il y a rien à dire à ça. Ça ça commence à être compliqué à partir du moment où on décide de mettre une institution ou des institutions régulatrices au-dessus de ce machinl et des doter de pouvoir exécutif plein et entier.
Constituer des gens non qui ne sont pas mandatés par les et qui ont pris suprématie sur les institutions nationales. Je suis avec avec Jean-Frénérique Poisson. Jean-Fréic, on va ouvrir l'antenne à à ceux qui nous écoutent sur tous les sujets d'actualité.
Vous restez avec nous. Il est très probable que les gens veulent continuer à discuter de votre livre La dictature du bien. Les néolibéraux vous promettent la liberté, vous vendent une cage.
Mais s'ils veulent discuter d'autres choses, je sais vous serez tout à fait à même de le répondre. Vous nous appelez au 0826 300300. À tout de suite sur Sud Radio.
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Moi, je reste connecté à Jean-Frédéric Poisson qui nous donne une météo pas forcément réjouissante sur l'avenir de notre de notre humanité économique libéral et pourtant la conscience des peuples et pourtant la doctrine sociale de l'église. On a les éléments de réflexion pour pouvoir faire face. Nous avons Sylvie [grognement] qui nous appelle de Pouiller les cotaux.
Bonjour Sylvie. Oui, bonjour à tous les deux. Périco et monsieur Poisson.
Bonjour madame. Voilà, vous Sylvie, vous dites euh pourquoi 2005, depuis 2005, les présidents de la République française ont peur du référendum comme s'ils avaient peur du peuple. C'est un petit peu ça votre question, Sylvie.
Ben, c'est un peu ça parce que si vous voulez 2005, on est on s'est on s'est assis dessus. Depuis, ce qui est étrange quand même, c'est que monsieur Macron nous en a promis à Tir la Rigo, il n'en vient aucun. Donc la question est la suivante : est-ce que la voix du peuple et la souveraineté d'une réponse à un référendum dérange ?
Vous vous connaissez le souvent l'argument des antiréférendums. La question est trop complexe pour que les gens qui votent aient les moyens de comprendre les enjeux. C'était le c'était le l'explication donnée en 2005.
Vous souvenez Jean-Féri ? Je me souviens très bien des crétins, quoi. Merci.
Merci à Sylvie de cette de cette question. Bien sûr. Très per J'ai des souvenirs de la campagne 2005.
On a fait campagne pour le nom euh à l'époque. Bien sûr. Et tous les médias, c'était même pas la peine d'hésiter hein.
C'était oui officiel. C'était oui officier. Oui, absolument.
Et on on tenait des réunions publiques et on avait reçu dans nos boîtes aux lettres, vous vous en souvenez, le traité en papier qui salit les doigts là. Vous savez, c'est comme ça, comme disait Pierre des Proches, on avait à la fois la nausée et les minales. On aurait pu dire sartre en les traité.
C'était Sartrien quand même. Euh et moi dans les réunions publiques dans lesquelles je j'ai participé ou que j'ai animé mais je ne sais pas combien de gens étaient venus avec le traité dans la poche. La poche, ils avaient pris des notes.
Oui. Et et et alors de manière très surprenante un certain nombre de responsables politiques ont découvert à ce moment-là que le peuple français était pas idiot. Et cette interance de marseillais qui avait décrypté l'essentiel.
Absolument plus informés enfin que les protés voulaient bien convoir. Moi chico, moi qui vais au bistro à la fois par goût et par devoir, je peux vous garantir que les gens ont pas besoin de décodeurs. Parfaitement parfaitement ce qui se passe sur cette question.
Euh donc les Français sont parfaitement capables de comprendre les questions pourvu qu'on leur explique et qu'on le met sur la table les vrais termes du débat. Oui, ça c'est la condition là. Et et c'est un peuple extrêmement politique, sans doute le plus politiquement éduqué de la planète.
Enfin, je pourrais défendre cette thèse pour le moment. C'est pour le moment. Sur le reste euh les les chefs de l'État ont peur du référendum.
Pourquoi ? Bah parce que ils sont incapables de se comporter comme DG l'a fait en 69. On s'en va. en disant si c'est moi qui propose le référendum que j' ma [raclement de gorge] responsabilité et que je suis désavoué, je dois partir.
C'est aussi simple que ça. Euh une rumeur courée. Jean-Frédéric, je vous interromps que madame Macron aurait dit, c'est une rumeur hein, qui a circulé sur les sociaux euh qui disait il était pour le référendum justement, il fallait trouver lequel et et elle aurait suggéré, c'était un risque énorme de faire ce référendum à ce moment-là vu son impopularité qui vaut mieux abandonner l'idée.
Cela dit euh qu'on qu'on est qu'on soit surpris que monsieur Macron traîne pas ses promesses. Enfin, j'ai pas j'ai je crois pas que ce soit ce que Sylvie voulait dire, mais euh moi, je suis pas surpris du tout. C n'en a tenu aucune.
Euh il y a pas de raison qui tiennent celle-là plus que les autres. D'autant plus que euh comment dire le il n'a il n'a pas été capable après avoir perdu tous les scrutins, sauf les présidentielles pour notre malheur. Oui.
Euh ça n'a jamais rien changé à sa pratique du pouvoir ni à ni à quoi que ce soit. Et c'est la raison pour laquelle je crois que il faudra y revenir. Je pense, j'ai écrit ça dans un autre livre il y a quelques années sur des réformes institutionnel.
Euh le problème c'est de rétablir la confiance entre le peuple et ses dirigeants. Or la confiance ça va de du haut vers le bas. C'est pas le contraire.
C'est faut donner des preuves de confiance comme on donne des preuves d'amour. Logiquement et c'est la raison pour laquelle je pense qu'il faut renforcer les formalités de l'engagement des responsables politiques quand ils entrent dans un mandat. Il faut assouplir les modalités de sanction et renforcer les sanctions auquell ne tiendraient pas leurs engagements et il faut inscrire tout ça dans le marbre constitutionnel.
Je pense vraiment ça ce serait d'une certaine manière le premier pas vers quelque chose qui serait une preuve de bonne foi de la part des gouvernements nouvellement élus. Mais ça voudrait dire un peu d'un peu d'un peu de un peu de moelle, on va dire ça comme ça. Et là peut-être que Et là peut-être qu'on retrouvera la confiance dans le suffrage pour une partie en tout cas parce que moi je suis je suis frappé quand même de voir que maintenant les responsables politiques peuvent dire à peu près n'importe quoi le et son contraire.
Oui. Et et son contraire et le degré de de de crédit est quand même très très bas. Et sinistre nous avons Jean-Paul qui nous appelle de Toulouse.
Bonjour Jean-Paul. Oui, bonjour Pico et bonjour Jean-Fred Poisson. Donc merci beaucoup pour cette émission.
Vous vous Jean-Paul, vous considérez que Emmanuel Macron sert beaucoup plus les intérêts de l'Europe que ceux de la France visiblement. Ah ben Emmanuel Macron sert les intérêts de l'Europe, d'autant plus qu'il vise la présidence européenne, il s'en cache pas. Donc prendre la place devantenne ou travailler avec elle, enfin je ne sais pas quel sera le quel sera le verdict.
Mais par contre, ce que je voulais dire, c'est que le aussi c'est que le néolibéralisme qui restreint nos libertés et qui essaie de nous de nous brider donc à travers des des mouvements de peur hein. Donc il y a eu la peur Covid, euh il y a eu une ressuscité avec l'antairus. Euh donc les toutes les émeutes qui depuis Hollande à chaque fois qu'il y a des manifestations les émeutes avec les blacks euh de donc sont on les laisse faire pratiquement parce que les guguses qui ont été arrêtés là pour les émeutes de la victoire du PSG, bah ceuxa demain ou après-demain ils sont tous ils sont tous libérés.
Donc il y a il y a pas de problème, on les arrête mais ils vont être relâchés. Mais ce que je voulais dire c'est que Macron donc est une tête de pont où Macron a été intronisé par le club de Bilderberg. On nen parle pas trop de ce club de Bilderberg.
Qu'en pensez-vous ? Jean-Frédéric Poisson ? Il y a il y a des il y a des je pense d'abord qu'il roulent pour lui.
Deuxièmement, je pense qu'il a été mis enfin si on me poussait un peu, je pourrais aller jusqu'à dire que ce que le ce que l'establishement financier international n'a pas réussi avec Dominique Schroscan, il l'a réussi avec Macron. Voilà quel est mon c'est une théorie qui tient la route dans chez certains observateurs. Voilà voilà quelle est ma il a vengé il a vengé Stroscan politiquement et c'est lui qui a pris le pouvoir en 201.
Une des raisons pour lesquelles François Fillon a été dégommé, c'est qu'il avait l'intention ferme de désendetter la France. C'était écrit en toute lettre dans son programme. Il a dit à de nombreuses reprises.
J'étais un des porte-paroles François Fillon pendant le pour le on' pendant la présidentielle. Donc j'ai vu ça de près et je pense qu'il avait l'intention, ça été écrit en tout cas tel quel dans son programme, de réinstaller la France dans une position dominante en Europe en défendant les intérêts français et en désendettant la France. Donner à la France ses capacités de manœuvre politique et financière.
Ça n'a ça a pas dû plaire beaucoup. Il était pas question. Ça a pas dû plaire beaucoup.
Euh donc je pense vraiment que oui, le le problème de nos dirigeants, c'est qu'il roule davantage. Vous avez raison euh euh Jean-Paul, c'est roule davantage pour les intérêts qui sont pas les nôtres. Et c'est une des raisons pour lesquelles quand on a affaire à des dirigeants internationaux qui vous disent "Moi, je défends d'abord les intérêts de mon pays, le reste du monde sac Pantégal." On est surpris, on n'est plus habitué.
On n'est plus habitué. Ça nous fait bizarre de de y compris des gens qui vous disent "Mais si vraiment vous mettez en danger mes intérêts, je vais vous casser la figure." Et on nécoute plus ça parce queon n'est pas on n'est pas habitué.
Nous on vit dans une espèce de de coton. Le général de avait répondu à l'imperfite mais si les traités européens il dit "Mais vous connaissez quelqu'un qui se fait couillonner qui survivent pas ?" Voilà.
Je je m'envais puis terminer. D'ailleurs, il y a eu la politique de la chville. Tout simp Donc oui, nous sommes Oui, nous sommes dans un nous sommes prisonniers.
Euh c'est c'est un il faut que nosurs euh comment dire puissent avoir accès à ces documents qui sont publics hein, sont les contrer-rendus du World Economic Forum, le fameux forum de Davos. Il faut lire les communiqués de presse quand même parce qu' ça décrit un peu notre avenir. Et par rapport à ça, il n'y a que la reconstitution des corps intermédiaires et la résistance populaire qui pourra qui pourra qui pourra fonctionner.
Je vois pas comment c'est possible autrement que Macron n'a pas toujours porté dans son cœur. Il a pas porté dans son cœur. Il a tout fait il a tout fait pour le détruire les corps intermédiaires pour les détruire.
Il a il a d'ailleurs ses ses porte-plumes à Miel et Émélien ont publié un livre il y a une dizaine d'années qui s'appelait le progrès ne tombe pas du ciel euh dans lequel il disait expressément qu'il faut détruire les corps intermédia. Il faut que les corps intermédiaires s'occupent de vendre des mergises et et d'organiser les fêtes d'école et laisser la politique aux grandes personnes. C'est c'est à peu près comme ça.
Donc c'est la résurgence la la réinvention des corps intermédiaires de leur solidité, les moyens donnés aux familles, aux entreprises, aux associations, aux territoires. C'est c'est tragirondin comme vision de comme vision de de les organisations françaises, mais c'est ce qui correspond, je pense, à la France. Ça c'est une orientation politique, c'est incontournable.
Si on ne fait pas ça, si l'élection présidentielle ne tourne pas autour de la question européenne, de la question de la défense des libertés fondamentales et du rétablissement des corps intermédiaires, vous pourrez faire toutes les politiques publiques que vous voulez. Ça sera, je suis désolé de vous dire que ça servira à rien. Ça sera ça sera un tour pour rien.
Mais merci à Jean-Paul de Toulouse. Merci Jean-Frédéric Poisson d'avoir été aujourd'hui avec nous en direct sur Sud Radio pour la dictature du bien. Les néolibéraux vous promettent la liberté et vous vendent une cage aux éditions du Verbe haut.
On aura certainement l'occasion d'en parler parce queon va rentrer en campagne électorale et je pense que l'enjeu que vous soulevez euh voilà. Alors, on me donne le nom du gagnant. Est-ce qu'on a un gagnant sur le la cross la cross technologie ?
C'est Pascal de Gaillardon qui a gagné cette hein d'une valeur de 100 €. Bravo Pascal. Vous pouvez avoir la météo.
Vous avez nos données le de Gaillardon ou de Gallardon ? Gallardon ou Gaillardon ? Gaillardon.
Gaillardon. Gaillardon. Voilà.
Mais non. Non, c'est c'est Gillardon ravissant. C'est dans les évines, c'est pour ça que c'est déjà déjà dans leur loisir.
En tout cas, vous allez pré pouvoir prédire le beau temps et partir en vacances toujours avec du soleil. Peut-être que la Peut-être que l'application donnera le résultat des élections, mais on y est pas on y est pas encore.