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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 29 octobre 2026 24 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheÉconomie & entreprisesSolidarités & familleSécurité

Mobilisation des lycéens, parcoursup, maintien de l'ordre... Le "8h30 franceinfo" de Philippe Baptiste

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 25 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 47 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:23OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous validez ce constat d'échec collectif ?

  • 0:59RelanceÉludée

    Ce que dit le président en creux, c'est qu'il y a eu une réponse politique trop tardive et qui a laissé la violence s'installer. C'est comme ça que vous le comprenez ?

  • 1:17FerméeRéponse partielle

    Est-ce que vous regrettez la gestion de cette crise ?

  • 1:53OuverteRéponse partielle

    Est-ce que tout simplement sur Parcoursup, il n'aurait pas fallu faire des annonces plus tôt et acter le problème ?

  • 3:04OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous y croyez vraiment à la reprise des cours lundi ? Et ensuite, qu'est-ce que ça veut dire que les cours doivent reprendre ?

  • 4:01FerméeÉludée

    Est-ce que vous enverrez les forces de l'ordre pour débloquer les lycées, les universités, s'il y a des blocages ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:03PrésentateurFait
    « C'est un échec collectif. Voilà ce que dit Emmanuel Macron au journaliste et vidéaste Hugo Décrypte après un mois et demi de contestation lycéenne et étudiante. »
  • 0:12PrésentateurFait
    « Il parle en particulier des nombreux blessés parmi les jeunes, certains très grièvement, des centaines de blessés aussi du côté des forces de l'ordre. »
  • 3:14Locuteur non identifiéChiffre
    « Il y a à peu près un sur deux qui va abandonner ses études. »
  • 3:56Locuteur non identifiéFait
    « Il faut arrêter les blocages. Il faut arrêter les violences. »
  • 5:14Locuteur non identifiéFait
    « Il y a des vrais bougés qu'on est en train de faire. »
  • 5:17Locuteur non identifiéChiffre
    « On a augmenté le nombre de places, on est en train de dire 15 000 places de plus, essentiellement en Île-de-France. »
  • 5:33Locuteur non identifiéChiffre
    « On est en train de mettre 1 milliard d'euros sur la table pour la rénovation. »
  • 10:59Locuteur non identifiéFait
    « Est-ce qu'on est pour ou est-ce qu'on est contre la sélection ? »
  • 11:10Locuteur non identifiéChiffre
    « On est passé, sur le bac général, à 96% de succès. »
  • 16:21PrésentateurChiffre
    « Le taux d'échec en fin de première année d'études supérieures grâce à Parcoursup a baissé en 8 ans de 60 à 50% de 10 points. »
  • 18:13Locuteur non identifiéFait
    « Nous sommes le pays le moins sélectif de l'ensemble des pays de l'OCDE. »
  • 23:14Locuteur non identifiéChiffre
    « On parle quand même en moyenne de 7 000 à 8 000 euros de plus par an pour les enseignants-chercheurs et les chercheurs. »

Temps de parole

  • Locuteur non identifié61 %
  • Présentateur19 %
  • Locuteur non identifié 212 %
  • ?6 %

≈ 19,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Audrey. Bonjour. Et bonjour Philippe Baptiste. Bonjour. C'est un échec collectif. Voilà ce que dit Emmanuel Macron au journaliste et vidéaste Hugo Décrypte après un mois et demi de contestation lycéenne et étudiante. Il parle en particulier des nombreux blessés parmi les jeunes, certains très grièvement, des centaines de blessés aussi du côté des forces de l'ordre. Est-ce que vous validez ce constat ? Est-ce que vous reprenez ces mots d'échec collectif ?

0:26
Locuteur non identifié

Je pense qu'évidemment le fait qu'il y

0:28
Locuteur

ait

0:28
Locuteur non identifié

de la violence et le fait qu'il

0:30
Locuteur

y ait

0:30
Locuteur non identifié

une violence qui soit durable quelque part aujourd'hui, c'est évidemment quelque chose que personne ne peut souhaiter. Ce qui est important aujourd'hui c'est d'arriver à progresser, à résoudre ce conflit social, à prendre en compte les revendications des étudiants,

0:44
Locuteur

des lycéens. Justement, mais vous êtes là pour le dire aujourd'hui, après un mois et demi

0:47
Présentateur

de manifestation, vous avez donné vos réponses la semaine dernière, après cinq semaines de mobilisation. Ce que dit le président en creux,

0:59
Locuteur

c

0:59
Présentateur

'est qu'il y a eu une réponse politique sans doute qui a été trop tardive et qui a laissé la violence s'installer. C'est comme ça que vous le comprenez ?

1:09
Locuteur

On

1:09
Présentateur

peut toujours

1:10
Locuteur non identifié

discuter du calendrier, mais moi ce qui est important c'est d'abord les discussions avec les organisations représentatives, les syndicats et les

1:15
Locuteur

étudiants. Non mais la question que je vous

1:17
Présentateur

pose par dans le temps,

1:17
Locuteur

c'est est-ce que vous regrettez la gestion de cette crise ?

1:20
Locuteur non identifié

Vous savez ce qui est important, c'est aussi à un moment ou à un autre sur des sujets qui sont complexes. Je pense par exemple au système d'orientation et d'affectation dans le supérieur.

1:28
Locuteur

On va parler de tout ça. C'est des sujets qui sont

1:28
Locuteur non identifié

très techniques.

1:30
Locuteur

Et

1:30
Locuteur non identifié

donc derrière, en fait, il faut construire des réponses. C'est-à-dire que simplement aller sur un plateau de télévision ou de radio, pardon, et dire je vous ai compris, nous allons supprimer ceci, nous allons supprimer cela, et ne rien faire derrière. Moi, ce n

1:41
Locuteur

'est

1:41
Locuteur non identifié

pas ça ma

1:42
Locuteur

vision. Philippe Batty, vous avez mis plusieurs semaines à

1:45
Locuteur non identifié

acter le fait qu'il y avait un vrai souci avec Parcoursup et à promettre

1:49
Locuteur

sa

1:50
Locuteur non identifié

modification dans un premier temps, son remplacement dans un deuxième temps. Est-ce que tout simplement sur Parcoursup, il n'aurait pas fallu faire des annonces plus tôt et acter le problème ? Vous savez, il faut les construire les annonces.

2:02
Locuteur

C

2:02
Locuteur non identifié

'est d'abord écouter les lycéens, écouter les étudiants pour comprendre en gros quelles sont les difficultés. Ce qu'on peut changer immédiatement, Parcoursup,

2:09
Locuteur

c

2:09
Locuteur non identifié

'est une plateforme qui est adossée à une loi. Et donc, à un moment ou à un autre, il y

2:13
Locuteur

a

2:13
Locuteur non identifié

des choses que vous pouvez faire en gardant la loi telle qu'elle est aujourd'hui. C'est ce qu'on va faire pour la prochaine campagne, qui commence là, maintenant, dans quelques semaines. Et puis après, il faut construire la suite, c'est-à-dire qu'est-ce qu'on va faire, comment on va changer la loi. On

2:26
Locuteur

va détailler ça. Ce n'est pas

2:28
Locuteur non identifié

juste des annonces concrètement,

2:29
Locuteur

c

2:29
Locuteur non identifié

'est des choses qui sont... Excusez-moi, je suis un scientifique, je suis un ingénieur. Avant de construire un pont, avant de construire une fusée, je veux être sûr que quelque

2:36
Locuteur

part,

2:38
Présentateur

On comprend bien que vous ne voulez pas exprimer de regrets sur la gestion de cette crise et sur la réponse politique du gouvernement. Vous avez dit, le travail doit reprendre lundi dans les universités et les lycées, lundi jour de rentrée. Emmanuel Macron dit hier soir, je souhaite que la jeunesse puisse reprendre les cours. Il souhaite, vous dites, les cours doivent reprendre. D'abord, est-ce que vous y croyez vraiment ? Et ensuite, qu

3:04
Locuteur

'est

3:04
Présentateur

-ce que ça veut dire que les cours doivent reprendre ?

3:06
Locuteur non identifié

Je pense que c'est absolument essentiel. Je vais vous donner un exemple très simple. C'est que les étudiants qui sont aujourd'hui en première année de licence, c'est un public très fragile. Il y

3:14
Locuteur

a

3:14
Locuteur non identifié

à peu près un sur deux qui va abandonner ses études. Donc,

3:17
Locuteur

c

3:17
Locuteur non identifié

'est vraiment un public très, très, très, très fragile. Aujourd'hui, ils ont eu entre trois et quatre semaines de cours depuis la rentrée. Et donc, on risque d'avoir simplement une hécatombe. Donc maintenant, il faut absolument que les cours puissent reprendre. Ça ne

3:30
Locuteur

veut

3:30
Locuteur non identifié

pas dire que je ne demande pas aux étudiants d'abandonner leur contestation ou d'abandonner leur revendication. Je pense que la porte, elle est toujours ouverte. On a posé des éléments pour commencer à discuter et pour commencer à travailler. Et la porte est encore ouverte. Les choses peuvent encore évoluer. Mais par contre, il faut arrêter les blocages. Il faut arrêter les violences. C'est absolument essentiel que les cours puissent reprendre en présentiel, pas simplement à distance, en présentiel. Parce que c'est indispensable, je pense en particulier encore, aux jeunes bacheliers qui rentrent en L1 et qui n'ont quasiment pas

3:59
Locuteur

eu

3:59
Locuteur non identifié

cours de la rentrée.

4:00
Locuteur

Mais est-ce que, par exemple,

4:00
Présentateur

ils doivent reprendre ? Ça veut dire que vous enverrez les forces de l'ordre pour débloquer les lycées, les universités, s'il y a des blocages ? Non,

4:06
Locuteur

je

4:06
Présentateur

ne parle pas

4:07
Locuteur non identifié

du tout de maintien de l'ordre. Je pense que simplement,

4:08
Locuteur

il

4:08
Locuteur non identifié

faut arrêter

4:09
Locuteur

les blocages. C'est une injonction

4:10
Locuteur non identifié

que vous faites aux lycéens et aux

4:11
Locuteur

étudiants. Non, mais je

4:12
Locuteur non identifié

pense qu'il ne

4:12
Locuteur

faut

4:12
Locuteur non identifié

pas... Pardon, la question n'est pas une question de sémantique. Je pense que le président de la République, je dis la même chose que le président de la République. C'est simplement, il est souhaitable, il est nécessaire que les cours puissent reprendre.

4:23
Locuteur

C'est vrai pour les bacheliers, c'est vrai pour les lycéens. On va écouter justement les

4:25
Locuteur non identifié

lycéens et les étudiants qui ont bien l'intention de poursuivre la mobilisation. Ils l'ont dit dès lundi devant Matignon.

4:33
Locuteur

Nous

4:33
Invité

avons obtenu des miettes par rapport à ce que nous demandons. Nous demandons 250 000 places dans les facs, nous en obtenons à peine 15 000. C'est ridicule. Ils nous proposent des choses, une soi-disant refonte de parcours sub. Ils vont modifier la police du site,

4:46
Locuteur

ils

4:46
Invité

vont rajouter trois fleurs dans les coins et voilà la refonte. S'ils continuent à nous faire virevolter, on continuera dans la rue, ce n

4:54
Locuteur

'est

4:54
Invité

pas un souci. Alors vous avez conscience, Philippe Baptiste, d'avoir répondu seulement

4:58
Locuteur

en

4:59
Locuteur non identifié

partie aux revendications

5:00
Locuteur

? Non,

5:01
Locuteur non identifié

alors il y a une plateforme de revendication des lycéens et des étudiants qui est très très ambitieuse et qui je crois ne correspond pas non plus intégralement à ce qu'il est souhaitable de faire. Il y a des choses, il y a des vrais bougés qu'on est en train de faire. Effectivement, on a augmenté le nombre de places, on est en train de dire 15 000 places de plus, essentiellement en Ile-de-France. Peut-être qu'il faut aller plus loin, peut-être qu'il faut une dynamique pluriannuelle autour de ça. Et là encore une fois, je l'ai déjà dit aux lycéens, je l

5:25
Locuteur

'ai

5:25
Locuteur non identifié

déjà dit aux étudiants, la porte est ouverte, on peut continuer à en discuter.

5:28
Locuteur

Alors

5:28
Locuteur non identifié

là-dessus,

5:29
Locuteur

on va poursuivre là-dessus 15 000 places en BTS. On est

5:34
Locuteur non identifié

en train de mettre 1 milliard d'euros sur la table pour la rénovation. Sur combien d'années ? 1 milliard d'euros sur 3 ans avec 200 millions d'euros d'argent frais dès cette année, enfin pardon, dès l'année prochaine, dès 2027. Pour les universités ? Pour les universités, pour la rénovation des sites universitaires.

5:48
Locuteur

C'est suffisant ?

5:49
Locuteur non identifié

Ce n

5:49
Locuteur

'est

5:49
Locuteur non identifié

pas suffisant pour tout rénover bien sûr, pour tout remettre au meilleur niveau. Mais c'est un pas qui est un pas extrêmement important dans la tension budgétaire qu'on connaît aujourd'hui. Donc je veux dire, on ne peut pas parler de miettes, ce n

5:59
Locuteur

'est

5:59
Locuteur non identifié

pas vrai. Il y

6:00
Locuteur

a

6:00
Locuteur non identifié

un vrai effort qui est fait. Tous les sujets qui ont été ouverts par les étudiants, les lycéens, on est en train d'y répondre. Pas toujours à la hauteur de

6:07
Locuteur

ce qu'ils demandent. Mais pourquoi ils continuent de se mobiliser

6:10
Locuteur non identifié

? Mais quelque part,

6:11
Locuteur

ils

6:11
Locuteur non identifié

continuent à se mobiliser, qu'ils continuent à revendiquer, qu'ils continuent à exiger, à demander des choses. C'est normal, ça fait partie du débat. Et ça, moi, je n

6:19
Locuteur

'ai

6:19
Locuteur non identifié

pas de difficulté avec ça. La seule chose que je dis aujourd'hui,

6:22
Locuteur

c

6:22
Locuteur non identifié

'est qu'il faut sortir du cycle de violence qu'on a connu précédemment. Et puis surtout, il faut sortir des blocages. Parce qu'il faut que les cours reprennent. C'est indispensable pour tout le monde.

6:30
Locuteur

On

6:30
Présentateur

l

6:30
Locuteur

'a

6:30
Présentateur

entendu. Il y a une manifestation qui est prévue samedi contre la vie chère, à l'appel notamment de Gilets jaunes. Les étudiants, les lycéens s'y joindront. En tout cas, c'est l'appel de leurs organisations. Est-ce qu'il faut s'attendre au même dispositif de sécurité que samedi dernier, très important après les pillages du 17 octobre ? Vous savez, le maintien de l'ordre, c'est un métier. Et

6:53
Locuteur non identifié

moi, je ne

6:54
Locuteur

suis pas un

6:55
Locuteur non identifié

spécialiste du maintien de l'ordre. Moi, je crois qu'on est dans une logique. Et une logique de, évidemment, continuer à avoir un dispositif de maintien de l'ordre qui permette de garantir, comme ça a été le cas juste précédemment, de garantir des manifestations

7:06
Locuteur

dans

7:07
Locuteur non identifié

de bonnes conditions. Le ministre de l'Intérieur a parlé, a priori, d'un dispositif similaire à celui du week-end dernier. Justement, le ministre de l'Intérieur, il reçoit les organisations lycéennes et étudiantes aujourd'hui. C'est assez inhabituel. Les jeunes ont l'intention de venir, forcément, avec leurs revendications, de demander un changement de doctrine de maintien de l'ordre. L'interdiction des gaz lacrymo, des sprays au poivre, des LBD. Est-ce que vous êtes d'accord avec ça ? Interdire ces armes, en tout cas qui sont utilisées, dans le cadre de manifestations à destination des jeunes. Je vais vous faire la même réponse. Le maintien de l'ordre, c'est un métier.

Ce n'est pas mon métier et je ne

7:45
Locuteur

suis

7:45
Locuteur non identifié

pas dans le commentaire. Donc, maintenant, je pense que...

7:48
Locuteur

Vous êtes au gouvernement, vous

7:49
Présentateur

parlez avec votre collègue

7:50
Locuteur

de

7:51
Présentateur

l'intérieur. Absolument.

7:52
Locuteur

Et vous vous occupez des

7:53
Locuteur non identifié

étudiants. Savoir si on utilise tel spray ou tel autre, excusez-moi, mais ça, c

7:56
Locuteur

'est pas...

7:56
Locuteur non identifié

Ce n'est pas des sprays

7:57
Locuteur

dont

7:57
Locuteur non identifié

on parle.

7:58
Présentateur

Laissez-moi peut

7:58
Locuteur

-être répondre, simplement. Non, mais juste, simplement,

8:00
Présentateur

vous n'avez pas d'avis sur, Philippe-Baptiste, sur les armes dites

8:04
Locuteur

intermédiaires qui

8:04
Présentateur

sont utilisées contre les

8:06
Locuteur non identifié

étudiants auxquels vous adressez. Je crois qu'aujourd'hui, la logique, c'est une logique de proportionnalité. Et évidemment, c'est celle-là qui doit être discutée. Je pense qu'il y

8:14
Locuteur

a

8:14
Locuteur non identifié

aussi un travail, évidemment, d'explication. Et je pense que c'est aussi ça que fera le ministre de l'Intérieur, expliquer quelles sont les doctrines de maintien d'ordre, comment ça fonctionne, comment ça marche. Et je pense qu'il

8:22
Locuteur

y a

8:22
Locuteur non identifié

une discussion qui va se nouer. Et ce n

8:24
Locuteur

'est

8:24
Locuteur non identifié

pas à moi de commenter avant la réunion, même les conclusions de cette réunion. Et quand vous entendez qu'il y a eu 248 élèves blessés, au moins, plus de 150 manifestants blessés les deux derniers week-ends, aussi un millier de forces de l

8:37
Locuteur

'ordre à blessés chaque week

8:38
Locuteur non identifié

-end, c'est un bilan quand même lourd.

8:41
Locuteur

Mais

8:42
Locuteur non identifié

c'est un bilan, je crois exactement ce que j'ai dit, c'est un bilan qui est lourd. Il faut évidemment être capable de sortir de ce cycle de contestation violente. Et moi, je ne demande pas du tout, encore une fois, aux étudiants, aux lycéens, d'abandonner leurs revendications. Ce n

8:55
Locuteur

'est

8:55
Locuteur non identifié

pas le sujet. Mais je pense qu'il faut qu'on arrive à sortir de cette violence, sortir des blocages, pour que les cours puissent reprendre.

9:01
Présentateur

Alors, vous avez dit, pardon, la négociation va continuer. Absolument. Et c'est normal. Et il y a des marges de négociation. Sur quoi

9:11
Locuteur

?

9:11
Locuteur non identifié

Mais je pense qu'on peut regarder, il y a différents sujets qui ont été ouverts aujourd'hui. Il y a le nombre de places, évidemment. Il y a le plan d'investissement et la manière dont on va le faire. Il y a aussi la question autour de la revalorisation des bourses, puisque, comme vous le savez, le gouvernement s'est engagé à indexer les bourses, qui est un grand dispositif

9:29
Locuteur

de baisse sociale. Sur

9:29
Présentateur

les augmenter autant que les prix. C'est-à-dire, en fait, faire

9:31
Locuteur

en sorte qu'elles

9:32
Locuteur non identifié

ne baissent pas. Ce qui est une revendication qui date de plus de 15 ans. Donc,

9:37
Locuteur

c

9:37
Locuteur non identifié

'est un

9:37
Locuteur

vrai pas en avant. Vous les maintenez au

9:39
Présentateur

niveau des prix. Mais est-ce que vous pourriez les augmenter ? Mais alors,

9:42
Locuteur non identifié

ces discussions, on peut les avoir. On peut regarder comment on va faire. Donc, voilà, la porte est ouverte. Il

9:48
Locuteur

y

9:48
Locuteur non identifié

a des sujets de négociation qui sont toujours ouverts aujourd'hui. Et aujourd'hui, on a des discussions. J'ai encore reçu hier et avant-hier les organisations représentatives, les organisations syndicales. Donc, on est vraiment dans un dialogue social qui est engagé, d'ouverture, tout en tenant compte aussi, pardon, n'oublions pas une chose aussi, c'est que les finances aujourd'hui du pays sont quand même extrêmement tendues. On est extrêmement observé sur les marchés financiers. Vous le savez. Et donc, c'est aussi extrêmement important d'avoir une rigueur budgétaire.

10:15
Locuteur

Les marchés

10:15
Locuteur non identifié

financiers,

10:16
Locuteur

ils

10:16
Locuteur non identifié

vont aussi regarder la stabilité de la

10:18
Locuteur

France et

10:18
Locuteur non identifié

le fait que le pays est quand même en ébullition sociale et en feu certains samedis. Bien sûr. Et c'est pour ça que je pense qu'il faut avoir à la fois une discussion, une discussion sociale, réussir à avancer sur un certain nombre de sujets, tout en étant réaliste. Et puis aussi, en étant réaliste sur le calendrier, en expliquant bien qu'il

10:36
Locuteur

y a

10:36
Locuteur non identifié

des sujets qui sont des sujets qu'on peut faire tout de suite maintenant. Et puis, je rappelle quand même à tout le monde qu'il

10:39
Locuteur

y a

10:39
Locuteur non identifié

une présidentielle qui arrive dans

10:41
Locuteur

six

10:42
Locuteur non identifié

mois et donc qui, quelque part aussi, va permettre d'avoir un certain nombre de débats. Je veux dire, je reprends par exemple la question de l'affectation dans le supérieur. Le débat fondamental derrière, en fait, qui est un peu l'éléphant dans la pièce, c'est de savoir, en gros, est-ce qu'on veut un système qui soit un système plus sélectif ou un système moins sélectif ? Dans le temps, moi, quand j'ai passé le baccalauréat, on avait à peu près 40% de bacheliers. C'était la classe d'âge, c'était 40%. Et il y avait un taux de succès au baccalauréat qui devait être de 60%. On est passé, sur le bac général, à 96% de succès. Donc, il n'y

11:13
Locuteur

a

11:13
Locuteur non identifié

plus la sélection du baccalauréat. Est-ce qu'on doit refaire quelque chose

11:15
Locuteur

?

11:15
Locuteur non identifié

Alors,

11:16
Locuteur

vous allez nous

11:16
Locuteur non identifié

dire, justement,

11:17
Locuteur

je

11:18
Locuteur non identifié

pense que ça doit être un

11:18
Présentateur

débat de la

11:19
Locuteur

plateforme.

11:19
Présentateur

Philippe Baptiste, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, vous allez nous dire, justement, comment vous voyez le futur de Parcoursup, en tout cas le dispositif qui va remplacer la plateforme.

11:36
Locuteur non identifié

Toujours avec vous, Philippe Baptiste, ministre de l'Enseignement supérieur. Vous promettez la fin de Parcoursup. Alors, avant de remplacer cette plateforme, il y

11:45
Locuteur

a

11:45
Locuteur non identifié

d'abord l'étape de l'année prochaine à la rendre plus transparente. Concrètement, qu'est-ce que vous allez faire pour la rendre plus transparente

11:53
Locuteur

?

11:53
Locuteur non identifié

Alors, effectivement, comme vous l'avez dit, il

11:54
Locuteur

y

11:54
Locuteur non identifié

a deux étapes. Une première étape, c'est, sans changer la loi, parce que changer la loi, ça prend du temps, faire un maximum de transformations qui permettent d'assurer, effectivement, plus de transparence. C'est une revendication, depuis longtemps, des lycéens en particulier,

12:09
Locuteur

autour

12:09
Locuteur non identifié

des algorithmes, ce qui est mal appelé, mais qui est appelé ainsi, les algorithmes locaux.

12:14
Locuteur

C

12:14
Locuteur non identifié

'est-à-dire, aujourd'hui, la plateforme elle-même est totalement transparente, le code est disponible, tout le monde peut savoir comment ça fonctionne. Par contre, après, chaque jury, en fait, chaque commission, dans une université, dans une école, elle a ses propres règles de fonctionnement, qui sont des règles de fonctionnement

12:29
Locuteur

interne. Donc ça,

12:29
Locuteur non identifié

tout doit être mis

12:30
Locuteur

noir sur blanc

12:30
Locuteur non identifié

? Alors, il y a déjà les critères qui sont aujourd'hui explicités, c'est déjà le cas depuis quelques années, mais au-delà, simplement, de ces critères un peu généraux, on va aller vraiment dans le détail, parce que je crois que c'est une demande, aujourd'hui, et ces détails,

12:41
Locuteur

ça

12:41
Locuteur non identifié

veut dire qu'en gros, les traitements automatisés, c'est-à

12:44
Locuteur

-dire

12:44
Locuteur non identifié

qu'en gros, si, par exemple, à un moment donné, ils utilisent une feuille Excel pour pondérer des notes ou des choses comme ça, eh bien, ce détail-là devra être, quelque part, explicité.

12:53
Présentateur

Transparence totale.

12:54
Locuteur

Totalement.

12:54
Présentateur

Les universités, tous les établissements d'enseignements supérieurs vont publier, quoi, sur leur site Internet, on utilise

13:00
Locuteur

tel logiciel,

13:01
Présentateur

on

13:02
Locuteur

s'est

13:02
Présentateur

réunis à tant de personnes dans une salle pour examiner les

13:05
Locuteur

dossiers.

13:06
Locuteur non identifié

Les traitements automatisés. On proposera aussi, alors, là, sur la base du volontariat, aussi, à des lycéens qui voudraient participer à tel ou tel jury, en fait, aussi, ce sera possiblement ouvert, donc, il y aura aussi un vrai travail de transparence. À côté de ça, je pense qu'on essaiera aussi, enfin, on essaiera, on donne, la possibilité à des lycéens qui sont refusés dans une formation de saisir la formation pour comprendre pourquoi ils ont été refusés.

13:33
Locuteur

C'est

13:33
Présentateur

un

13:34
Locuteur

appel

13:34
Présentateur

ou c'est juste une demande d'explication ? C'est une demande d'explication. Il

13:38
Locuteur

n'y a

13:38
Présentateur

pas d'appel. Non, non,

13:39
Locuteur

non. Il n'y a pas d'appel. Il n'y a pas d

13:40
Locuteur non identifié

'appel. Pardon, s

13:42
Locuteur

'il

13:42
Locuteur non identifié

n

13:42
Locuteur

'y a

13:42
Locuteur non identifié

pas d'appel, vous voyez, c'est déjà, la procédure d'affectation est déjà assez complexe. Si on met en place une procédure d'appel, alors là...

13:48
Locuteur

C'était pour comprendre le mot saisir.

13:49
Locuteur non identifié

Saisir. La fin de Parcoursup et son remplacement, ça ne plaît pas à tout le monde. L'ancien ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer qui a mis en place Parcoursup avec votre prédécesseur Frédéric Vidal vous accuse de l'acheter avec l'abandon de cette plateforme. On l'écoute.

14:12
Locuteur

C

14:12
Locuteur non identifié

'était ce mardi sur France Info.

14:15
Invité

Démagogie à gauche,

14:16
Locuteur

l

14:16
Invité

'acheter au centre et à droite, oui. Donc, y compris au gouvernement. Et surtout, immense démagogie aux deux extrêmes.

14:21
Locuteur non identifié

Alors, est-ce que vous avez cédé par facilité, Philippe Baptiste ? D'abord, je vais répondre à Jean-Michel Blanquer pour qui j'ai d'abord la plus grande estime et la plus grande amitié aussi. Donc, je le ferai avec beaucoup de plaisir. Là, il n

14:35
Locuteur

'y a

14:35
Locuteur non identifié

pas de lâcheté. Je crois qu'il faut refonder et reposer le débat. Et c'est bien de ça dont on parle pour la blockchain plateforme. La plateforme, ce n

14:44
Locuteur

'est

14:44
Locuteur non identifié

pas le sujet numérique. Ce n

14:46
Locuteur

'est

14:46
Locuteur non identifié

pas le sujet du logiciel Parcoursup qui est d'ailleurs... Enfin, j'entendais hier au débat à l'Assemblée nationale, le logiciel en tant que tel n'est pas tellement... Enfin, ce n

14:54
Locuteur

'est

14:54
Locuteur non identifié

pas tellement ça le sujet. La question fondamentale, c'est qu'il faut qu'on réponde à trois ou quatre questions de fond. Et quand je dis on, c'est aussi la représentation nationale. D'ailleurs, je n

15:02
Locuteur

'ai

15:02
Locuteur non identifié

pas eu les réponses hier. Est-ce qu'on est pour ou est-ce qu'on est contre la sélection

15:05
Locuteur

?

15:06
Locuteur non identifié

Première question.

15:07
Locuteur

Oui,

15:07
Locuteur non identifié

alors...

15:08
Locuteur

On vous pose la question. Vous êtes pour ou contre la sélection ?

15:09
Locuteur non identifié

Laissez-moi poser les quatre... J'ai quatre questions à poser. Quatre questions à poser qui me semblent être structurantes. Est-ce qu'on est pour ou est-ce qu'on est contre la sélection ? Est-ce qu'on veut une assignation territoriale des jeunes ?

15:19
Locuteur

C

15:19
Locuteur non identifié

'est-à-dire dire en gros vous avez fait vos études, votre lycée, votre baccalauréat dans telle ville, vous devez aller dans telle université. Moi, je suis résolument contre ça. Mais c'est une question fondamentale. Est-ce que oui ou non, on veut privilégier les boursiers ? Aujourd'hui, les boursiers sont privilégiés dans Parcoursup. Il y

15:35
Locuteur

a

15:35
Locuteur non identifié

des quotas. Donc moi, je suis résolument pour ça. Mais est-ce qu

15:38
Locuteur

'on

15:38
Locuteur non identifié

veut garder ça

15:38
Locuteur

? Est

15:39
Locuteur non identifié

-ce qu'on est pour ou contre conserver une dimension forte de l'apprentissage ? Vous savez, sur Parcoursup aujourd'hui, il y a 11 000 formations en apprentissage. Presque la moitié. Avant, il y

15:48
Locuteur

en

15:48
Locuteur non identifié

avait zéro sur APD. Est-ce qu'on veut faire ça ou pas ? Ces questions-là, elles sont structurantes. C'est de ça dont on doit parler dans les prochaines semaines. Et après, faire une loi. Et une fois qu'il y

15:57
Locuteur

aura

15:57
Locuteur non identifié

la loi, faire la plateforme. Vous

15:59
Présentateur

dites en gros c'est un bon système, Parcoursup. Les présidents d'universités disent que

16:04
Locuteur

c

16:04
Présentateur

'est un bouc émissaire facile. Jean-Michel Blanquet, on l'a entendu parce que vous n'avez pas répondu à la question. Il dit, en creux, il y a eu une lâcheté au

16:12
Locuteur

centre. Je viens

16:13
Présentateur

d'y répondre. Y compris au gouvernement. Et il dit, le taux d'échec en fin de première année d'études supérieures grâce à Parcoursup a baissé en 8 ans de 60 à 50 % de 10 points. Oui, en première année de licence. Donc vous validez

16:27
Locuteur

ça. Pourquoi supprimer

16:28
Présentateur

un

16:29
Locuteur non identifié

système qui fonctionne ? Parce que je pense qu'il y a des questions aujourd'hui. Il y a une colère sociale autour du système et il y a aussi une incompréhension d'un certain nombre d'outils qui sont utilisés dans le système. Donc, je veux dire, il faut répondre à ces revendications. Et puis, je pense qu'il faut aussi refonder le débat.

16:46
Locuteur

C

16:46
Locuteur non identifié

'est-à-dire que les questions de fond dont on doit parler, c'est est-ce que oui ou non on veut la sélection ? Est-ce que oui ou non on veut une assignation sociale des bacheliers ? Etc. Ces questions sont des questions de fond, des questions qui ne sont pas des questions de plateforme, qui sont des questions éminemment politiques.

16:59
Locuteur

Vous

16:59
Locuteur non identifié

nous dites quand même

17:00
Locuteur

qu'ils vont passer par une loi.

17:01
Locuteur non identifié

C'est indispensable.

17:02
Locuteur

Vous connaissez l'état de l'assumé.

17:04
Locuteur non identifié

Vous avez la moindre illusion de faire passer une loi là-dessus d'ici la fin de ce quinquennat.

17:10
Locuteur

Moi,

17:10
Locuteur non identifié

je pense que ce n

17:11
Locuteur

'est

17:11
Locuteur non identifié

pas complètement impossible. Peut-être, je ne sais pas si on arrivera complètement au bout.

17:14
Locuteur

Je

17:14
Locuteur non identifié

veux dire, qu'on ait à la fois le calendrier et les tensions. Mais en tout cas, qu'il y

17:18
Locuteur

ait

17:18
Locuteur non identifié

des propositions qui soient déposées et discutées, je pense que c'est possible. Et puis moi, j'appelle aussi les candidats à la présidentielle. On est dans un temps où les programmes se construisent. Eh bien, j'attends avec impatience des positionnements clairs. Et je ne parle pas des positionnements démagogiques, du RN ou du LFI que j'ai entendu hier. Ça veut dire ? C'est

17:35
Locuteur

-à

17:35
Locuteur non identifié

-dire des propositions qui sont construites. C'est quoi

17:37
Locuteur

les

17:37
Locuteur non identifié

propositions démagogiques

17:38
Locuteur

?

17:38
Locuteur non identifié

Créer 250 000 places dans l'enseignement à l'université demain. Est-ce que l'avenir de tous les jeunes doit passer nécessairement par une

17:45
Locuteur

licence et un master ? C'est parce que demandent

17:46
Locuteur non identifié

justement les organisations

17:48
Locuteur

lycéens et étudiants 250 000 places et vous en avez proposé

17:50
Locuteur non identifié

15 000. Mais on a le droit de se poser la question. Est-ce que l'avenir de chaque bachelier, de chaque lycéen, il doit passer par une licence et un master ? Je ne

17:59
Locuteur

suis

17:59
Locuteur non identifié

pas sûr. Moi, je crois qu'il y a des places, il y a des formations en apprentissage, il y

18:03
Locuteur

a

18:03
Locuteur non identifié

des formations dans d'autres types de formations du

18:05
Locuteur

supérieur.

18:05
Locuteur non identifié

Il faut

18:05
Locuteur

plus de sélections encore qu

18:07
Locuteur non identifié

'aujourd'hui

18:07
Locuteur

?

18:08
Locuteur non identifié

Mais aujourd'hui, monsieur, je vous renvoie à un rapport de l'OCDE qui est sorti il

18:12
Locuteur

y a

18:12
Locuteur non identifié

quelques semaines et qui classe les différents pays de l'OCDE en fonction de leur sélection. Et vous savez où est positionné la France ? Dites-nous. C'est la dernière. Donc nous sommes le pays le moins sélectif de l'ensemble des pays de l'OCDE. Moi, je veux bien qu

18:24
Locuteur

'on

18:24
Locuteur non identifié

soit encore moins sélectifs que ça. Mais enfin, ça commence à être compliqué. Mais la sélection, notre sélection, en fait, elle existe. Et vous savez où elle est, la sélection ? Elle est en première année de licence. C'est une boucherie. Et ce système-là,

18:37
Locuteur

il est une hypocrisie sans limite. Parcoursup avait permis de faire baisser le taux d'échec. Mais de 10

18:41
Locuteur non identifié

points et on est arrivé à 50%. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on en a presque 1 sur 2 qui ne réussit pas en première

18:46
Présentateur

année. Donc en fait, le remplaçant de Parcoursup, ce serait une plateforme encore plus dure pour les

18:50
Locuteur

lycéens ? Non, pas du tout. Je pense qu

18:51
Locuteur non identifié

'il faut la discuter. C'est probablement où il y a plus d'orientation, plus de discussion. Ce n

18:55
Locuteur

'est

18:55
Locuteur non identifié

pas du tout ce que je dis. Je ne dis pas du tout qu'il faut faire ça. Je vous dis simplement, en gros, il faut poser les questions. C'est des questions qui sont politiques. Il faut trancher les questions politiques.

19:03
Locuteur

Simplement,

19:03
Présentateur

Philippe Baptiste, juste, Audrey vous a posé la question et a pointé l'état de l'Assemblée aujourd'hui. Vous avez 6 mois. Vous dites, il faut discuter. Vous n'avez pas aujourd'hui d'idée précise de ce à quoi doit ressembler la prochaine plateforme qui remplacera Parcoursup. En gros, si je comprends bien, il y

19:23
Locuteur

a

19:23
Présentateur

une chance non négligeable que vous ayez promis aux étudiants le remplacement de Parcoursup et que vous quittiez le pouvoir sans l'avoir fait.

19:31
Locuteur

Mais

19:31
Locuteur non identifié

attendez, ce que nous avons dit aujourd'hui, c'est une prochaine plateforme pour la campagne 2028. Donc

19:38
Locuteur

vous laisserez ça au point de l'instant. Mais pas du tout.

19:40
Locuteur non identifié

Je pense que le travail peut être très largement avancé et c'est bien ce à quoi on s'engage aujourd'hui. Dans un calendrier où on a effectivement quelques mois devant nous, donc c'est effectivement un calendrier qui est un calendrier tendu. On a besoin évidemment d'avoir aussi l'avis de la représentation nationale et c'est pour ça que c'était très important d'avoir ce débat hier autour du 50-1 qui a été discuté à l'Assemblée pour la construction de la suite. Et cette loi,

20:03
Locuteur

vous voulez...

20:03
Locuteur non identifié

Mais

20:03
Locuteur

enfin,

20:04
Locuteur non identifié

se dire que... S'imaginer que c'est... Enfin, que... On va finir la construction de la plateforme dans les six mois qui viennent pour la session de 2028. Voilà,

20:12
Locuteur

donc ce sera le prochain gouvernement qui est le temps. Mais c'est les deux. Mais on va commencer le

20:15
Locuteur non identifié

travail.

20:15
Locuteur

On va commencer le travail. La loi, vous voulez

20:17
Locuteur non identifié

la mettre au vote avant mars, la fin de cette session

20:19
Locuteur

?

20:19
Locuteur non identifié

Écoutez, il faut commencer à discuter maintenant pour voir ce qu'on peut faire et si effectivement il

20:23
Locuteur

y

20:23
Locuteur non identifié

a possibilité de passer au moins dans l'une des deux assemblées avant la fin de la prochaine session.

20:28
Présentateur

D'accord, on a compris ce que vous vouliez

20:31
Locuteur

dire là-dessus.

20:32
Locuteur non identifié

La complexité de cette Assemblée nationale, elle est aussi présente pour l'adoption de ce budget. Ce sont les débats actuels. Les promesses que vous avez faites

20:42
Locuteur

il

20:43
Locuteur non identifié

y a quelques jours aux lycéens et aux étudiants, elles doivent pour la plupart être transcrites dans le

20:50
Locuteur

budget.

20:51
Locuteur non identifié

Cette Assemblée

20:52
Locuteur

n

20:53
Locuteur non identifié

'est pas très favorable à ce gouvernement. Elle va sans doute refuser le budget que vous proposez.

20:58
Locuteur

Sans

20:59
Locuteur non identifié

doute refuser vos amendements. Là aussi, question, vous avez fait des promesses que vous n'êtes pas sûr de pouvoir tenir en fait. Non, non, non, pas du tout.

21:07
Locuteur

Je

21:07
Locuteur non identifié

pense que d'abord, il y a le budget qui va vivre sa vie au Parlement. Il y aura des amendements du gouvernement qui vont être proposés pour financer les mesures additionnelles qui ont été proposées là tant pour le ministère de l'Éducation nationale que pour le ministère de l'Enseignement supérieur. Donc de l'argent en plus qui va financer toutes les mesures qui ont été proposées. Ça, c'est sûr et certain. Après, il y aura la discussion du budget. Moi,

21:30
Locuteur

je

21:30
Locuteur non identifié

pense qu'il peut y avoir une voie de passage. Je l'espère, je le souhaite. Et sinon, il y a des outils qui sont des outils constitutionnels. Le 49.3, par exemple, qui est l'une des pistes et qui permettra évidemment d

21:40
Locuteur

'intégrer... Ce n'est pas exclu

21:40
Locuteur non identifié

de passer le budget

21:41
Locuteur

en 49

21:42
Locuteur non identifié

.3. Mais je pense qu'aujourd'hui, tout le monde sait que c'est l'une des options parmi d'autres. Mais je veux dire, ce qu'on privilégie aujourd'hui, c'est le débat parlementaire. Il faut aller au bout du débat parlementaire parce que ce débat, il est important, il est fondamental. Et puis après, voilà.

21:55
Locuteur

Mais

21:55
Locuteur non identifié

donc, toutes ces promesses seront financées au travers du prochain budget.

21:59
Présentateur

L'association France Université qui regroupe les présidents d'universités,

22:03
Locuteur

vous connaissez

22:03
Présentateur

bien, dénonce un sous-financement chronique des universités. Il le rappelle aujourd'hui, mais le fait depuis des mois, des années. En résumé, les facs ne peuvent pas ni embaucher suffisamment d'enseignants chercheurs. Donc il n'y

22:17
Locuteur

a

22:17
Présentateur

pas que le problème des places, il y

22:19
Locuteur

a

22:19
Présentateur

le problème simplement des professeurs devant les élèves. Ils ne peuvent pas non plus payer leurs enseignants à la hauteur de leurs compétences. Pourquoi il n

22:27
Locuteur

'y a

22:27
Présentateur

pas de proposition là-dessus ? Alors,

22:30
Locuteur non identifié

quand on crée des places, et quand je vous dis qu'on crée des places, 15 000 places, c'est-à-dire qu'évidemment, on a les budgets correspondants qui seront transférés aux universités pour embaucher aussi, y compris des

22:41
Locuteur

enseignants Vous avez dit des places essentiellement de l'UTS,

22:43
Locuteur non identifié

IUT, là où on vous parle de

22:44
Locuteur

l'université

22:45
Locuteur non identifié

en général.

22:45
Locuteur

Oui,

22:46
Locuteur non identifié

mais ça tombe bien parce qu'en fait, les IUT sont de l'université. Vous savez, les universités, ce n

22:49
Locuteur

'est

22:49
Locuteur non identifié

pas que les licences, c'est aussi les IUT. Évidemment, il y a ça, d'une part. Et puis, d'autre part, s'agissant du financement et de la revalorisation des salaires des enseignants-chercheurs et des chercheurs, je voudrais souligner qu'il y

23:04
Locuteur

a

23:04
Locuteur non identifié

eu une loi qui s'appelle la loi de programmation de la recherche. On n'est pas allé complètement au bout. Elle a été mise un petit peu en stand-by contenu des contraintes budgétaires, mais il

23:12
Locuteur

y

23:12
Locuteur non identifié

a eu de très gros efforts de revalorisation qui ont été faits. Est-ce que c'est suffisant ? La réponse est non. Mais on parle quand même en moyenne de 7 000 à 8 000 euros de plus par an pour les enseignants-chercheurs et les chercheurs qui sont arrivés et qui existent vraiment.

23:23
Locuteur

Et vous ne pouvez pas faire plus. Donc, il y a eu des

23:24
Locuteur non identifié

efforts et il faut aller plus loin. J'en suis profondément persuadé.

23:27
Présentateur

Et c'est a priori pas vous qui le ferez. Merci Philippe Baptiste, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche. Merci beaucoup. Merci Audrey. Merci à vous de nous avoir suivis sur France Info, à la radio et sur le canal 16. Bonne journée.