EN DIRECT – Emmanuel Macron reçoit le pape Léon XIV à l’Élysée | 25 septembre 2026
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- 1:26:10InvitéFait
« La France se tient du côté de la paix, du multilatéralisme d'action, du respect du droit international et de la charte des Nations Unies. »
- 1:30:21InvitéFait
« Vous avez placé les premiers mois de votre pontificat sous le signe d'une paix désarmée et désarmante. »
- 1:34:42InvitéFait
« Dès les premiers mois de votre pontificat, vous lui avez consacré l'encyclique Magnifica Humanitas. »
- 1:40:22InvitéFait
« Je vous suis particulièrement reconnaissant, Monsieur le Président, de votre cordiale invitation à venir visiter la France. »
- 1:41:10InvitéFait
« La France est très souvent au cœur de la prière du pape, qui n'oublie pas ses origines familiales normandes et bernées. »
- 1:45:52InvitéFait
« René Cassin jouant un rôle de premier plan dans son élaboration »
- 1:48:01InvitéPromesse
« il m'est apparu indispensable d'aborder dans ma première lettre encyclique le thème de l'intelligence artificielle »
- 1:51:47InvitéFait
« la protection du droit à la vie constitue les fondements incontournables de toute autre droite humaine »
- 1:52:45InvitéFait
« la gestation pour autrui »
- 1:52:51InvitéFait
« l'offre d'une mort programmée »
- 1:57:33InvitéChiffre
« un soutien à plus de 260 établissements d'enseignement au Moyen-Orient »
- 1:57:47InvitéChiffre
« sept universités au Liban et à l'Université de Bethlehem »
- 1:59:15InvitéPromesse
« la réduction parallèle et simultanée de l'armement existant dans les divers pays »
- 1:59:22InvitéPromesse
« la proscription de l'arme atomique »
- 2:00:52InvitéPromesse
« sa contribution irréprassable en faveur de la paix »
Temps de parole
- Présentateur38 %
- Invité31 %
- Invité 218 %
- ?13 %
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La
eau
des tours, Jésus Christus, louez soi Jésus Christ, bonjour à toutes et à tous, Xavier Sartre avec vous en direct depuis Rome, depuis le Vatican pour suivre ce cinquième voyage du pape en France. Léon XIV est arrivé à Paris, il était un peu plus de 10h sur le tarmac de l'aéroport d'Orlé au sud de la capitale française. Bonjour à toutes et à tous, bonjour à celles et ceux qui nous suivent via notre site internet www.vaticanemousse.va, sur notre page Facebook, sur notre chaîne Youtube et puis bien sûr via nos partenaires. Aujourd'hui il s'agit de IWTN TV, de Jour du Seigneur Channel, de RCF Notre-Dame, de Radio Espérance, de KTO Radio et de Radio Chrétiennes Associées.
Bonjour à toutes et à tous et bienvenue donc pour suivre ce premier événement public du pape Léon XIV en France à l'occasion de son cinquième voyage apostolique. Nous sommes actuellement dans la salle des fêtes du palais de l'Elysée, le siège de la présidence française. C'est là que le pape doit s'exprimer d'ici quelques minutes à l'issue de son entretien en privé avec le président de la République Emmanuel Macron. Devant les membres de l'épiscopat français, de la délégation du Saint-Siège, mais également des membres de la société civile, du monde politique, du monde de la culture et du corps diplomatique.
C'est comme pour chaque voyage apostolique du Saint-Père à l'étranger, le premier rendez-vous officiel. Le pape est donc
arrivé
en France sous un franc soleil. C'est début de l'automne mais c'est toujours avec un parfum estival que le pape a donc foulé le sol de France. C'est son premier voyage officiel en France depuis son élection.
Le
pape a été reçu au pied de l'avion par le président de la République. Il a reçu les honneurs militaires avant de s'entretenir
quelques
instants déjà en privé avec le chef de l'État.
On
s'appare ensuite à rejoindre le centre de Paris en voiture. L'occasion pour lui
de
faire déjà un tour au sein de la capitale. L'occasion aussi pour les Français de le saluer le long du parcours. Vous savez également qu'il y aura une déambulation cet après-midi à l'issue de sa visite à l'UNESCO.
Une
déambulation qui le portera à travers les rues du centre-ville jusqu'à la cathédrale Notre-Dame sur l'île de la Cité.
Le
pape Léon XIV a été reçu également par un groupe d'enfants
qu
'ils l'ont salué dès sa descente de l'avion.
Un
groupe d'enfants qui portait les souhaites avec le
slogan
de cette thème de ce voyage pour que le monde ait la vie. Léon XIV actuellement dans un des salons de l'Elysée pour un nouvel entretien avec le président français.
C
'est un président français qu'il connaît puisqu'il l'a déjà rencontré
à
plusieurs reprises, notamment en l'accueillant au printemps au Vatican.
Alors
on ne sait pas encore ce que les deux hommes se sont dit ou sont en train de se dire.
Ce
que l'on sait en revanche,
c
'est ce que le pape
a
pu déclarer dans l'avion
entre
Rome et Paris. Ce qu'il a déclaré aux journalistes qui le suivent
lors
de ce voyage, il a tout d'abord voulu s'excuser pour l'incident qui avait marqué son retour d'Espagne. Vous savez que l'avion qui devait le ramener à Rome depuis les Canaries était tombé en panne. Le roi d'Espagne était alors monté à bord pour inviter le pape à utiliser son propre avion pour le ramener à Rome. Mais les journalistes n'ont pas pu suivre et ont été privés ainsi de la conférence des presses traditionnelles qui clôt chaque voyage apostolique. Le pape a donc voulu s'excuser personnellement pour cet incident.
Il
les a remerciés
également
pour assurer la couverture médiatique de ce déplacement en France.
Il
a rappelé que comme partout dans le monde où il se rend, c'est d'abord comme un disciple de Jésus-Christ qui veut proclamer la paix, la paix du Christ à travers le monde. C'est ainsi qu'il se présente. Quelques 80 journalistes venus de 10 pays, dont plus de 20 français tout de même, à suivre Léon XIV au plus près dans ce qu'on appelle la suite papale. Et puis lors de la conversation informelle que le pape a eue avec les journalistes dans l'avion,
il
a été question également de l'interdiction faite à des médias américains, dont CNN,
qui
est présent pour couvrir ce voyage en France.
Et
d'accéder à la maison blanche,
le
pape a déclaré, je suis très heureux de votre présence ici, je pense qu'il est nécessaire, très important, d'avoir une bonne couverture médiatique partout et pour tous.
Sans
doute.
Une
manière de dire que d'exclure des médias n'est pas nécessairement la meilleure des choses.
Alors
pour celles et ceux qui ne connaissent pas Paris,
pour
celles et ceux qui nous écoutent hors de France, et vous êtes nombreux, bien sachez que le palais de l'Elysée est un peu au cœur de la capitale française, non loin des champs d'Elysée où le pape célébrera notamment la messe demain après-midi, célébrera sur place, sur la place de la Concorde. Mais évidemment, la foule des fidèles sera telle qu'elle débordera tout le long de cette avenue.
Le
palais de l'Elysée, c'est un ancien hôtel particulier du XVIIIe siècle. C'est la résidence des présidents de la République depuis 1848.
Ce
fut même une résidence, on va dire, d'un dirigeant français dès 1815 avec Napoléon Ier, lorsqu'il revint pour les 100 jours.
Et
c'est vraiment le siège de la présidence depuis que la France est de manière pérenne une république.
Cette
salle des fêtes où le pape doit s'exprimer publiquement pour la première fois a été construite à la fin du XIXe siècle pour accueillir des événements festifs ou des réceptions de plus grande envergure. La salle du palais de l'Elysée étant relativement modeste, elle a été récemment restaurée sous la présidence d'Emmanuel Macron.
C
'est là qu'ont lieu les conférences de presse du président en temps normal,
des
réceptions, des remises de médailles. Et puis comme aujourd'hui donc, c'est là que le pape et avant lui le président s'exprimeront devant ce parterre qui réunit aussi bien ecclésiastique comme laïque,
les
membres de la politique française. On a reconnu au premier rang les présidents de l'Assemblée nationale, la présidente de l'Assemblée nationale, le président du Sénat, un ancien chef de l'État, Nicolas Sarkozy, des ministres, le premier ministre bien sûr, d'anciens premiers ministres,
puis
des membres
de
la culture, de la société civile, des entrepreneurs
et
plusieurs membres de l'épiscopat au premier rang desquels le cardinal Aveline, l'archevêque de Marseille mais surtout le président de la conférence des évêques de France.
Les
évêques français, le pape les rencontrera dimanche matin à Lourdes. Lourdes, au-delà du fait que c'est évidemment le sanctuaire
marial
le plus important du pays. C'est aussi là que se réunissent les évêques deux fois par an pour leur ensemble plénière de printemps et d'automne. C'est là qu'ils ont leur hémicycle,
c
'est là qu'ils se réunissent pour parler
des
problèmes de l'Église en France, des perspectives de l'évangélisation.
Il
était donc logique
que
le pape Léon les rencontre là-bas.
Cette
première journée, cette première partie de première journée du pape en France sera la plus institutionnelle puisqu'il y a tout d'abord évidemment sept rencontres avec les autorités
et
puis aussi parce qu'il y aura cet après-midi sa visite au siège de l'UNESCO, cette agence des Nations Unies consacrée à la culture. Le pape s
'y
exprimera au milieu d'après-midi
une
rencontre que vous pourrez bien évidemment suivre en direct sur notre antenne, sur notre site Internet où vient nos partenaires.
La
deuxième partie de journée sera, elle, entièrement consacrée aux fidèles. Il y aura d'abord
les
vèpres dans la cathédrale Notre-Dame,
les
vèpres avec les évêques, les prêtres, les diacres, les personnes consacrées ainsi que les séminaristes.
Là,
le pape sera accueilli par Mgr Ulrich,
l
'archevêque de Paris.
qui
lui prononcera sa première au midi.
Et
puis, si on peut dire le grand événement de cette journée, ce sera sans aucun doute la billette prière avec les jeunes au Stade de France.
Il
y avait des craintes au début au sein de l'épiscopat. Accueillir le pape dans une si grande enceinte,
est
-ce bien raisonnable ?
Puis
finalement, bien, tous les billets sont partis très vite, en quelques dizaines de minutes à peine, signe de l'engouement que suscite la venue du pape en France.
Signe
de l'enthousiasme de la jeunesse catholique de France,
qui
est arrivé à une sorte de curiosité d'attente réciproque.
Il
était donc que le pape était curieux de se rendre lui-même en France et d'aller à la rencontre de cette église.
Mais
il y a aussi un fort désir de la part des Français. Il y a un grand intérêt, en tout cas.
On
le voit par la couverture médiatique qui est accordée à cette visite, par les éditions spéciales à la télévision, à la radio, sur les journaux, sur Internet,
quelle
que soit la tendance éditoriale des médias, de droite, de gauche.
Il
y
a
vraiment un intérêt, une grande attente, pour ce que le pape dira à la société française et aux catholiques français.
Ce
qu'il dira aussi à l'Europe, puisque la troisième et dernière étape de ce voyage, ce sera à Metz. C'est la ville de Robert Schumann, l'un des pères de l'Union Européenne.
Et
là, le pape s'exprimera, en principe, en tout cas, à
l
'invitation qui a été lancée par le président de
la
République française, devant plusieurs chefs d'État de gouvernement européens.
Et
c'est un discours qui sera peut-être le plus politique. Un message, sans doute, tourné vers la paix.
Une
paix désarmée et désarmante. Comme le pape l'avait exprimé lors de sa première prise de parole sur le balcon de la logea centrale de la basilique Saint-Pierre, le jour de son élection au trône de Pierre. La France, qui se revendique évidemment comme un pays laïque, un pays très sécularisé, est un pays aussi qui est très curieux
vis
-à-vis des religions catholiques, qui fut autrefois très majoritaire et qui façonna la culture et le paysage du pays.
On
verra si le pape dans son discours parlera de la laïcité. Son prédécesseur, François, n'avait pas hésité à en parler. Notamment quand il s'était rendu à Ajaccio. C'était à la toute fin de son pontificat. Enfin, François, qui n'avait
jamais
dit vraiment qu'il venait visiter la France, qui était rendu quand même à trois reprises, notamment à Strasbourg, pour visiter les institutions européennes, le Conseil de l'Europe et le Parlement européen,
à
Marseille, pour les rencontres méditerranéennes,
et
puis à Ajaccio.
C
'était la première visite d'ailleurs d'un pape dans l'histoire en Corse.
Cette
fois, Léon XIV effectue bien un voyage apostolique en France. Il n
'y
a pas de doute là-dessus.
d
'où sa présence, évidemment, à Paris, étape, je dirais, obligée.
Quand
un pape se rend dans un pays étranger, il se rend évidemment dans la capitale, à Lourdes, principal sanctuaire marial de France, mais aussi au monde.
Puis
cette étape de Metz, qui avait déjà reçu la visite d'un pape, Jean-Paul II,
et
qui se veut une étape davantage européenne que franco-française.
Autre
preuve de l'intérêt que suscite cette venue du souverain pontife en France,
la
présence, bien évidemment, des représentants des autres cultes qui sont présents dans le pays, bien notamment le grand rabat de France, à M. Corsia.
Et
en ce qui concerne
l
'islam, les imams, aujourd'hui, vont consacrer leur prêche
à
Léon XIV, la grande mosquée de Paris, notamment, qui
est
la plus grande et surtout la plus ancienne mosquée de France.
Il
a publié d'ailleurs un communiqué pour souhaiter la bienvenue en France au pape Léon XIV.
Et
la portée de cette visite, disent-ils, dépasse les frontières d'une seule communauté de foi.
La
venue du pape incarne un message universel, celui de l'échange,
de
la fraternité, de la recherche, de la paix.
La
grande mosquée de Paris se réjouit aussi tout particulièrement de la place qui sera accordée au dialogue interreligieux lors de ce séjour.
Le
dialogue interreligieux, une rencontre interreligieuse d'ailleurs, aura lieu à Metz. Et donc, la grande mosquée de Paris consacre un prêche spécifique lors de sa prière du vendredi, c'est-à
-dire
aujourd'hui.
Et
elle a demandé à toutes les mosquées, à tous les imams qui lui sont affiliés en France d'en faire de même.
Ce
prêche mettra en avant le respect des musulmans à l'égard des chrétiens et l'accueil que nous devrons réserver au pape.
Il
reviendra sur la nature profonde des liens entre les religions.
100
ans après la création de la grande mosquée de Paris, c'était en 1926,
cette
institution continue de porter la conviction que l'avenir de l'islam en France va de pair avec l'ouverture et la participation pleine et entière à une société où musulmans, chrétiens, juifs, croyants, d'autres aux traditions et non-croyants partagent un même destin national. Voilà ce que dit le communiqué de la grande mosquée de Paris à l'occasion de la venue de Léon XIV en France.
C
'est donc que le pape intéresse
bien
au-delà évidemment des simples limites des fidèles catholiques.
Un
intérêt d'ailleurs
qui
se vérifie dans d'autres pays, on l'a pu le voir, notamment en Algérie, pays essentiellement musulmans. Quand le pape s'y est rendu au début de cette année
à
l'occasion de son premier voyage en Afrique,
cette
visite du pape avait suscité pas mal d'intérêt dans le pays.
Alors
il y a un peu de retard sur le programme puisque
la
rencontre officielle, les discours du président Macron et du pape Léon devaient intervenir à partir de 11h45.
Mais
il a déjà eu du retard à l'arrivée
à
Orly, à l'aéroport.
Il
semble-t-il, nous nous approchons de l'arrivée du pape et du président. Mgr Paul-Richard Gallagher, le secrétaire du Saint-Siège pour les relations avec les États et les organisations internationales, celui qui est en charge évidemment de la diplomatie.
C
'est un peu le ministre des Affaires étrangères, si l'on veut, du Saint-Siège a rejoint le premier rang de l'Assemblée.
Le
ministre de l'Intérieur et des cultes, puisqu'en France, le ministre de l'Intérieur s'occupe également des relations avec les différents cultes, est arrivé lui aussi les entretiens bilatéraux qu'il y a entre les autorités françaises et les représentants du Saint-Siège se sont achevés. Il ne manque plus que donc que le président de la République et le pape.
Les
conversations et les apartés
se
font davantage à voix basse.
L
'Assemblée
comprend
que le pape est sur le point d'apparaître.
Alors,
un petit mot concernant ce que nous ne voyons pas, c'est-à-dire l'échange de
dons entre
le président et le pape. Léon XIV
a
offert au président de la République française une eau forte, une perspective de la cité léonine du pont et du château Saint-Ange réalisée en 1765 par Giuseppe Vasi.
Ce
qu'on appelle la cité léonine, c
'est
la ville, c
'est
le quartier qui s'est construit au pied du Vatican au cours des siècles.
l
'occasion de voir à quoi ressemblaient les abords du Vatican donc à la fin du XVIIIe siècle. On y voit le Tibre en tout premier plan avec des bateaux, le pont Saint-Ange que l'on peut toujours admirer, le château Saint-Ange et puis l'ensemble du bourg, la cité léonine qui
a
en grande partie été détruite dans les années 30 pour percer l'avenue de la conciliation
et
au fond on voit bien évidemment
le
palais apostolique et la basilique Saint-Pierre et au fond encore les collines
qui
à l'époque étaient verdoyantes
se
situent derrière la colline du Vatican et qui aujourd'hui avec l'expansion urbaine de la ville de Rome sont couvertes d'immeubles.
Alors
il y a eu une annonce on n'a pas très bien entendu en tout cas il a été demandé aux gens de rester assis
on
sait que Emmanuel Macron on va dire est bavard et que ses entretiens sont en général plus longs
que
prévu
il
y
a
bien sûr l'entretien en privé en tête à tête mais il y a également ensuite donc l'échange de dons et puis la présentation de la famille
d
'autres échanges
les
entretiens qu'Emmanuel Macron avait tué également avec François au Vatican qui est généralement assez long
parmi
les plus longs même que le pape ait tué avec des chefs d'été de gouvernement qui lui ont rendu visite
le
retard puisqu'il est actuellement quasiment midi 15 à Paris et à Rome théoriquement le pape devait quitter le palais de l'Elysée à cette heure là une chose est sûre c'est que par la suite le pape ira déjeuner en privé à la nature apostolique
comme
il est d'usage
c
'est là d'ailleurs qu'il résidera ce soir avant de rejoindre demain soir le sanctuaire marial de Lourdes
après
cela aux alentours de 14h45 le pape se rendra au siège de l'UNESCO l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation la science et la culture
dans
l'après-midi vers 16h30 il devrait donc faire cette déambulation dans les rues de Paris en Papamobile ce qui permettra à des dizaines de milliers de Parisiens et de Français
de
saluer le pape de lui témoigner leur affection et leur attachement
ou
de satisfaire pour certains peut-être
un
peu de curiosité pour ce pape Léon
qui
rappelons-le a des origines françaises puisque sa grand-mère paternelle était française
tout
le monde se lève pour accueillir Léon XIV et Emmanuel Macron
qui
font donc leur entrée suivie derrière de Brigitte Macron à l'épouse du chef de l'État Léon XIV applaudi par toute l'assistance et qui remercie d'un signe de la tête applaudi par le Président qui l'invite à s'asseoir
voilà
et maintenant c'est donc le Président qui va prendre la parole
Très
Saint-Père
Mesdames
et Messieurs en vos grades et qualités
c
'est pour
la
République française un grand honneur
et
aussi une grande joie que de vous accueillir aujourd'hui sur notre sol
un
grand honneur et une grande joie en ce que confronté souvent au spectacle des misères du monde
beaucoup
de nos compatriotes
ressentent avec
votre visite en France
une
espérance
oui
comme il est dit dans l'Ecclésiaste il ne faut pas s'attrister comme ceux qui n'ont pas d'espérance
et
c'est un sentiment je le sais que vous partagez vous voici 18 mois après le commencement de votre pontificat
et
vous voici pour un temps long
que
vous nous offrez et qui nous touche
c
'est ici que débutent ce chemin de foi si j'ose dire
qui
va vous mener du coeur de Paris à Notre-Dame
de
l'Elysée à l'UNESCO
de
la place de la Concorde à Saint-Denis
du
stade de France à la maison Bakhita
de
Lourdes ville de Bernadette Soubirous
à
Metz Carrefour des mémoires chrétiennes de notre Europe
autant
d
'étapes qui
disent votre lien personnel avec notre pays
très
Saint-Père nous sommes fiers de vos racines normandes
et
vous verrez que nous avons même trouvé des racines béarnaises et bigourdanes
autant
d'étapes
comme
autant d'épisodes qui racontent aussi cette histoire si particulière
qui
lie le christianisme à notre pays histoire deux fois millénaire dont témoignent ces paysages de France parsemés de cathédrales basiliques églises monuments venus du fond des âges inestimables dons de ceux qui nous ont précédés
et
qui se faisaient de notre pays une certaine idée
il
fut long
ce
temps où la religion chrétienne ambitieuse d'être l'architecte de l'universel guidait nos ancêtres à tailler la pierre
afin
de laisser inscrite dans la chaîne des temps la trace visible de leur idéal croire
c
'est créer
et
c'est au nom de cet héritage que nous avons œuvré
après
le terrible incendie de Notre-Dame de Paris
pour
qu'elle puisse être rebâtie en cinq ans et rendue non seulement aux catholiques
mais
à tous les français et au-delà encore au monde entier
étant
de talent d'artisan d'apprentis de bénévoles s'y sont donnés avec cette espérance chevillée au cœur
car
Notre-Dame est une part de nous un emblème de cette volonté si française d'offrir au monde toutes les beautés que peut engendrer l'esprit humain dès lors qu'il est mu par un idéal de fraternité universelle
oui cette
histoire deux fois millénaire
a
créé un lien singulier
entre
la France et l'Église catholique
et
lorsque la République décida il y a un peu plus de 120 ans de la séparation entre l'Église et l'État
elle
donna forme à une laïcité française
qui
n'est nullement la négation de la religion
la
République se fait un devoir de permettre à chacune et à chacun en conscience
de
penser et d'exprimer son point de vue dans toutes les sphères de son existence de croire ou de ne pas croire
dans
l'intimité comme dans la sphère publique
à
condition d'en respecter les lois
c
'est dans ce cadre très sympa
que
vous solliciterez la conscience de tous les Français
qui
s'associent en pensée et en action à ce que vous représentez
à
eux
à
tous ceux qui en France comme ailleurs sont attentifs à ce que vous avez à dire au monde et je m'en réjouis
la
République veille aussi
depuis
15 ans les actes commis à l'encontre de personnes ou de biens en raison de leur religion ont malheureusement connu une recrudescence
et
ces insupportables démonstrations d'intolérance frappent la religion chrétienne au coeur
les
communautés juives
et
musulmanes en sont aussi victimes
et
c'est un combat essentiel
que
nous menons et mènerons
pour
protéger les lieux de culte continuer de former les esprits à la tolérance en même temps que nous encourageons le dialogue interreligieux si vivant dans notre pays
la
quête de la paix
sur
tous les fronts est une nécessité existentielle
et
il n'est pas un catholique qui ne puisse être sensible à ce combat pour le bien commun
et
j'ajouterai
pas
un juif
pas
un musulman pas un protestant
ni
un orthodoxe ni un bouddhiste
il
n'est personne en France croyant ou non qui puisse refuser de faire sienne cette quête
la
paix
est
aussi cet horizon pour lequel nous oeuvrons ensemble
vous
avez placé les premiers mois de votre pontificat sous le signe d'une paix désarmée et désarmante exigence qui prend une force particulière alors que la guerre meurtrit notre continent
et
que partout tensions et conflits ressurgissent Exigences qui rappellent aussi que la paix est davantage que le silence des armes
et
qu'elles supposent justice, sécurité, respect des droits de l'homme, souveraineté des nations et droits des peuples à disposer d'eux-mêmes.
Et
plus fondamentalement,
la
capacité à reconnaître l'autre
pour
ce qu'il entend être.
La
France se tient du côté de la paix,
du
multilatéralisme d'action, du respect du droit international et de la charte des Nations Unies.
Et
nous nous y tenons partout, sans double standard, avec cohérence et constance,
car
une vie vaut une vie et tous les peuples sont à défendre.
Ce
combat pour la paix est inséparable de celui pour la dignité humaine et la lutte contre les injustices. Partout, ce sont toujours les plus fragiles qui paient le prix des crises et des conflits,
qui
contraignent tant de femmes et d'hommes à fuir leur pays.
A
la Maison Bakhita, vous rencontrerez celles et ceux qui accueillent les exilés, les plus pauvres, les plus isolés.
Là
encore, la République et l'Église croisent souvent les mêmes visages.
Le
visage de ceux qu'il nous faut voir en face,
le
visage de ceux dont la voix peine à porter,
de
ceux qui nous rappellent l'exigence de fraternité, celle-là même
qui
fait de l'autre son frère en République,
cette
attention que nous devons aux plus fragiles.
Et
je veux saluer ici l'engagement quotidien
de
tant de Français, de bénévoles, d'associations et notamment chrétiennes qui servent quotidiennement
leurs
prochains.
Leur
dévouement, leur solidarité disent un formidable élan d'espoir.
Comme
je veux saluer l'engagement de tous ceux
qui
contribuent à l'éducation de nos enfants,
qu
'il s'agisse
de
l'enseignement public ou de l'enseignement privé dans notre pays.
Tous
sont aussi
au
service de la défense du bien commun que nous partageons par-delà les frontières. Notre planète
est
le vivant.
C
'est pour cela que la France a porté l'accord de Paris il y a 11 ans et s'est battu pour obtenir l'accord sur les océans
l
'année dernière.
C
'est pour cela aussi que nous continuons de défendre le pacte de Paris pour les peuples et la planète afin que nul pays n'ait à retarder sa transition faute de moyens ni à choisir entre son développement et la préservation de la planète et du vivant. Climat et biodiversité irriguent les choix de notre siècle.
L
'Église catholique, avec le pape François, puis avec vous-même, l'a toujours rappelé sans ambiguïté.
Nous
vous en rendons grâce.
Ce
n'est pas seulement affaire de technologie ou d'ajustement.
Cela
relève notre manière d'habiter le monde, d'y produire,
de
consommer,
de
concevoir ensemble la voie du progrès humain. Telle est notre responsabilité commune.
Et
elle ne s'arrête pas là.
Les
ruptures technologiques de notre époque risquent d'engendrer des ruptures anthropologiques inédites.
L
'être humain ne doit pas être lié par le numérique, mais libéré. Question vertigineuse pour notre génération, parce qu'elle touche non seulement à ce que nous faisons,
mais
plus encore à l'essentiel, à ce que nous sommes.
L
'intelligence artificielle bouleverse déjà le travail, la création, la recherche, l'éducation, l'information, le lien social.
Elle
décuple nos capacités, mais substitue la prédiction au jugement,
la
performance à la conscience
et
nous conduit à déléguer une part de notre liberté.
Dès
les premiers mois de votre pontificat,
vous
lui avez consacré l'encyclique Magnifica Humanitas.
Et
ce message est essentiel.
Face
à la puissance de la machinerie numérique,
l
'être humain doit garder la place qui est la sienne.
L
'intelligence artificielle doit être un serviteur et non un maître.
La
révolution numérique doit entraîner
et
non enchaîner.
La
responsabilité nous revient donc
de
ne pas permettre que les modèles les plus performants
ne
se retrouvent entre quelques mains
qui
auraient à décider pour toute l'humanité,
ni
que ces avancées les plus exponentielles
ne
nous conduisent à perdre le contrôle.
C
'est pour cela que nous devons trouver la voie d'une organisation internationale réconciliant progrès technologique, justice et humanisme.
De
la même manière, comme nous sommes en train de le faire pour les réseaux sociaux, il nous faut protéger nos enfants
et
accompagner nos adolescents.
Leur
développement affectif et cognitif
suppose
en effet de les protéger
pour
pouvoir transmettre
et
les préparer à la vie.
La
lecture,
l
'apprentissage, les arts et la culture,
le
sport et le temps avec les autres sont des trésors à leur donner et à protéger des écrans, des algorithmes
comme
des chatbox.
Protéger
nos enfants,
accompagner
notre jeunesse dans ses interrogations
et
accueillir son besoin de sens et son engagement
sont
nos plus beaux devoirs.
La
veillée des jeunes que vous présiderez au Stade de France aura une force toute particulière.
Des
milliers de jeunes y seront en demande d'une parole de responsabilité et de lucide espérance.
Leur
soif d'engagement dit toute leur vitalité.
Ils
ne demandent pas qu'on leur promette un monde facile, ils demandent à pouvoir bâtir un monde meilleur. Très Saint-Père,
lors
de votre visite, vous allez rencontrer la France, pays de la diversité, comme le disait l'un de nos plus grands historiens, Fernand Brodel.
Et
c'est précisément parce qu'elle est patrie de liberté et d'esprit
que
la France est diverse, nation qui nourrit une passion particulière pour le débat permanent. Ainsi faut-il la considérer
pour
bien l'aimer.
Les
grands débats sociaux et sociétaux de ces dernières années en attestent,
l
'éthique est l'un de nos grands sujets français. Où est la frontière entre le bien et le mal ? Comment concilier les progrès technologiques, notre conscience, notre attachement à la dignité humaine
? Ainsi
sommes-nous attentifs toujours
à
toutes les réponses qui peuvent être apportées à ces questions fondamentales.
Et
soyez assurés, très Saint-Père,
que
tous les Français,
moi
le premier, vous écouteront avec le plus grand intérêt.
Je
veux vous redire mon attachement à cette écoute, qui a pour vocation de nourrir un dialogue exigeant,
avec
l'Église catholique,
comme
avec tous les autres cultes, avec les croyants,
comme
avec les non-croyants,
avec
toutes les traditions philosophiques et humanistes qui font notre pays.
Parce
que la République ne craint pas les consciences libres,
parce
que notre nation est forte du dialogue nécessaire entre toutes les opinions.
En
demeurant fidèle à notre humanisme, notre attachement à la dignité humaine, en fondant nos décisions sur la science, tout en veillant aux plus fragiles.
Très
Saint-Père, je forme le vœu
que
ces quelques jours
vous
permettent de rencontrer la France dans toute sa vérité,
ses
forces, sa diversité, ses débats.
Une
France empreinte de spiritualité et cherchant toujours l'universel.
Une
France émancipée, attachée à son projet de liberté, d'égalité et de fraternité, diverses
et
unies.
Une
France engagée, sensible à votre présence
et
dont vous sentirez la ferveur.
Très
Saint-Père,
c
'est cette France qui vous reçoit aujourd'hui,
avec
beaucoup d'humilité,
avec
beaucoup d'honneur
et
une très grande joie.
Soyez
le bienvenu.
Voilà, c'était le discours du Président de la République française.
Et c
'est
maintenant donc au tour de Léon XIV de prendre la parole pour la première fois depuis son arrivée en France.
Monsieur
le Président,
distingué
autorité, membres des codes diplomatiques, mesdames et messieurs,
c
'est pour moi une grande joie d'être parmi vous aujourd'hui.
Je
vous suis particulièrement reconnaissant, Monsieur le Président,
de
votre cordiale invitation à venir visiter la France.
Et
je vous remercie des paroles de bienvenue que vous venez de m'adresser.
À
travers vous, je salue aussi tous ceux et celles qui habitent ce pays au vaste patrimoine moine culturel et religieux.
Ils
forment ensemble un peuple au sein duquel la diversité des origines contribue à vivifier la vie démocratique
et
enrichir l'art de vivre ensemble.
Je
tiens également à vous assurer, Monsieur le Président, mesdames et messieurs,
que
la France est très souvent au cœur de la prière du pape,
qui
n'oublie pas ses origines familiales normandes et bernées.
Ma
visite
en
France commence par la capitale de votre pays, Paris, souvent désignée comme la ville lumière. Depuis des siècles, la France brille comme un phare culturel, artistique et spirituel,
non
seulement en Europe,
mais
aussi dans le monde. fortes de ses écoles cathédrales, de ses universités, de ses académies,
l
'use essentielle des recherches de la vérité,
la
France a contribué à forger l'intelligence des populations,
bien
au-delà de ses frontières.
L
'illumination d'esprit, d'exception français,
qui
était en même temps du grand catholique, souligne combien des sciences, les arts, la littérature, la philosophie peuvent concourir au bien de l'humanité dès lors qu'ils sont orientés vers la recherche du beau, du bien et du vrai, afin que le monde ait la vie.
Le
savoir-faire français est synonyme d'excellence dans de nombreux domaines.
Il
s'est notamment illustré
de
manière remarquable dans le vaste chantier de restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Aucun nombre d'institutions, tant privées que publiques,
ont,
dès les débuts, participé.
Et
à laquelle vous avez, M. le Président, réservé une attention particulière, ce dont je vous remercie.
Je
salue avec reconnaissance
tous
les artisans et corps des métiers qui s'y sont investis.
La
récente ouverture de la cathédrale à la célébration du culte divin
comme
aux visiteurs du monde entier
n
'est pas seulement le couronnement d'une prouesse technique,
mais
le symbole d'une espérance retrouvée. La preuve que ce que l'on croyait détruit n
'a
jamais pour rien nâtre grâce à la collaboration de chacun
est
le témoignage d'une unité réalisée dans l'effort commun.
Un
si bel accomplissement doit inspirer à tous les acteurs de la vie politique, sociale et religieuse du pays une nouvelle élam pour ouvrir sans cesse
d
'un esprit d'unité
avec
la force d'une vivante espérance.
La
France est aussi
une
terre aux riches racines chrétiennes. Depuis Saint-Irénée et le baptême de Clovis,
l
'âme de votre patrie s'est déployée en puissant dans le christianisme une génie spirituelle, culturelle, intellectuelle, artistique et missionnaire
qui
rayonne aujourd'hui à travers le monde.
C
'est ainsi que dans la France du XVIe siècle s'est épanoui l'humanisme qui cherchait à unifier l'héritage gréco-romain
et
la foi chrétienne.
Au
célèbre pensée de la Renaissance
puis
du Grand siècle
feront
suite ceux des Lumières
la
France apportant alors un monde de véritables conquêtes. Parmi elles, la reconnaissance des droits de l'homme inscrit dans la nature de la personne humaine
en
particulier la liberté religieuse.
Cette
attention permanente
à
la dignité inhérente à toute personne humaine
trouve
un écho dans votre devise nationale.
La
liberté, l'égalité
et
la fraternité
ne
sont pas des simples mots gravés sous les frontons de vos édifices publics,
mais
renvoie à des exigences éthiques universelles
qui
trouvent aussi dans le message évangélique une source inépuisable d'inspiration et d'accomplissement.
la
déclaration universelle des droits de l'homme
qui
fut proclamée dans cette ville de Paris
et
où les juristes français et prix Nobel de la paix René Cassin jouant un rôle de premier plan dans son élaboration
a
eu pour but de créer une conscience générale de la dignité inaliénable de la personne humaine.
Saint
Jean-Paul II
qui
considérait ce document comme une véritable pierre militaire sur le chemin du progrès moral de l'humanité
avait
conscience que toute menace contre les droits humains
aussi
bien dans le cadre des biens matériels que dans celui des biens spirituels
est
également dangereuse pour la paix
car
elle touche toujours l'homme dans son intérilité.
La
question du respect de la dignité humaine
et
des droits et libertés fondamentaux qui dérivent de la nature humaine
suppose
à toute époque
les
droits d'accompagner les évolutions de la société et du progrès technique.
En
effet,
au
fil des siècles, le développement technologique a contribué à une amélioration significative des conditions de vie de l'humanité.
En
même temps, chaque étape du progrès a également révélé la face ambiguë d'utiles susceptibles de causer du tort lorsqu'ils ne sont pas mises au service du bien.
Déjà,
en son temps, Georges Bernano percevait le risque de voir l'obéissance à avouer et l'irresponsabilité devenir maître
d
'un paradis des machines.
Il
soulignait comment, pour leur échapper, la civilisation française avait, au contraire, travaillé pendant des siècles à former des hommes libres, pleinement responsables des deux actes.
pour
cette raison,
il
m'est apparu indispensable d'aborder dans ma première lettre encyclique
le
thème de l'intelligence artificielle, afin de replacer la personne humaine au cœur de toute réflexion.
Pour
ne pas perdre notre humanité au milieu du paradis des machines
qui
envahissent et conditionnent notre quotidien,
il
est urgent d'informer les esprits
à
un discernement d'éthique,
capable
de voir ce qui est moralement bon.
Cette
exigence est requise pour reconnaître le bien véritable qui fait grandir l'homme selon sa vocation première, dans le respect inconditionnel de sa liberté intérieure
et
de sa dignité sacrée.
A
cet égard,
je
voudrais rappeler
qu
'une société authentiquement libre n'impose pas l'uniformité,
mais
protège la diversité des consciences
en
prévenant les dérives autoritaires
et
en favorissant un dialogue éthique
qui
enrichit le tissu social.
Ce
dialogue est d'autant plus aux gens dans le contexte de la France d'aujourd'hui
où
des personnes de différentes appartenances culturelles et religieuses
sont
appelées à vivre ensemble
et
à donner leur contribution à l'édification de la société.
C
'est justement grâce à la richesse de son tissu social
que
depuis des siècles
la
France se distingue par une attention à la diversité
et
un fort désir de solidarité.
Par
l'œuvre enseigne d'hommes et des femmes des murets fidèles à leur humanité
et
au value de l'Évangile,
l
'Église catholique en France,
n
'a cessé d'œuvrer pour le bien des plus démunis, se faisant le visage vivant de la tendresse et de la compassion de Dieu.
Pensons
aux œuvres des Sainte-Paul,
aux
rénovations caritatives du XVIIe siècle
et
aujourd'hui encore aux nombreuses institutions catholiques
où
des soignants accompagnent nos frères et soeurs fragilisés par la souffrance. Leur témoignage d'attention et de service constitue une véritable école d'humanité sur la grandeur des soins
et
un rappel vibrant de la valeur unique
et
irréplaçable de chaque être humain.
Ils
sont aussi une invitation à la fraternité renouvellée
qui
nécessite d'apprendre à accouiller la vie sans condition,
à
soutenir la fragilité avec tendresse, accompagner avec respect
et
dans la confiance réciproque
chaque
étape de l'existence
et
à défendre avec courage et compassion ceux qui n'ont pas de voix ou qui ne se sentent
pas
suffisamment soutenus.
C
'est pourquoi je réaffirme
avec
force que la protection du droit à la vie constitue les fondements incontournables de toute autre droite humaine.
Il
existe de nos jours
la
tentation d'attendre de la science une solution et une consolation à toutes nos souffrances.
Le
risque est souvent de tomber dans l'illusion.
Lorsque
la science et la technologie ne sont pas éclairées par la conscience,
elles
peuvent proposer des solutions immédiates
qui
semblent répondre au désir et au dolore des hommes et des femmes,
mais
qui, en réalité, peuvent gravement les détourner du bien auquel ils aspirent profondément.
je
constate parfois avec préoccupation
les
dérives actuels des sociétés qui risquent de détourner la science et la technologie en entreprises lucratives favorisant les manipulations génétiques,
la
gestation pour autrui,
l
'achat d'organes
ou
l'offre d'une mort programmée.
n
'oublions pas que le respect mutuel
et
la protection de la vie de toute personne humaine
est
une responsabilité de chacun et de tous
qui
commence par une conversion de l'intelligence et du cœur
et
qui nécessite un engagement réel et désintéressé envers nos frères et soeurs.
Comment
ne pas voir aussi dans un tel engagement l'expression de la juste laïcité de la citat terrestre,
les
chrétiens impliqués dans la vie publique
et
agissant selon la lumière de sa conscience éclairée par la foi
ne
peuvent être considérés comme un prosélytiste ou une menace à l'unité de la patrie.
En
effet,
la
véritable laïcité n'exclut pas la dimension religieuse,
mais
c'est au contraire en tirer parti comme d'une ressource éducative.
C
'est précisément la raison pour laquelle l'école catholique a toute sa place dans le passage éducatif d'un pays comme la France.
Cela
s'inscrit d'ailleurs dans une attitude plus large, indispensable et à tout dialogue,
à
l'école comme dans la société,
connaître
et aimer ce qu
'on
l'en est
pour
savoir aller à la rencontre de l'autre
avec
respect et au futur d'esprit.
Une
juste laïcité
ne
consiste donc pas à exclure la religion du espace public
ou
de l'éducation,
mais
à travailler pour que l'État et les institutions religieuses dialoguent ensemble et unissent leurs forces au service du bien commun
pour
que le monde ait la vie.
À
cet égard,
je
salue le travail effectué dans le cadre de l'instance du dialogue entre le Saint-Siège, l'Église catholique en France et le gouvernement français.
Du
fait,
l
'infatigable ouvre de l'Église catholique
à
travers la richesse de ses expressions et d'institutions
est
assurément précieuse et louable pour le bien-être de toute la société.
Toutes
les chances illustrent très heureusement cette saine complémentarité qu'il faut réaffirmer lors du Concile Vatican II,
en
ce sens que la communauté politique et l'Église, quoiqu'il y
a
des titres divers,
sont
au service de la vocation personnelle et sociale des mêmes hommes. Elles exerceront d'autant plus efficacement ce service
pour
le bien de tous qu'elles rechercheront davantage entre elles une saine coopération.
Je
constate également avec joie que cette même volonté de servir ensemble toute personne,
quelle
que soit de son origine inspire depuis des siècles la coopération entre la France et l'Église catholique au service des chrétiens d'Orient.
L
'action éducative, sociale, culturelle et humanitaire menée dans les pays du Moyen-Orient
en
lien avec diverses associations telles que l'aide à l'Église en détresse, aux l'œuvres d'Orient
et
une précieuse contribution au dialogue entre les peuples et au soutien des droits de toute personne.
Il
y a là un témoignage éloquant
où
culture et foi se présentent comme les piliers qui favorisent l'harmonie entre différents peuples et religions pour le service de la paix et de la médiation entre les hommes.
Ici
également,
l
'éducation constitue un enjeu particulièrement important.
Elle
demeure du fait l'un des principaux domaines de coopération,
trouvant
notamment une expression concrète et féconde à travers les fonds pour les écoles d'Orient.
À
Souchouzé, je souhaite exprimer ma reconnaissance
à
toutes les personnes investies dans ce projet
qui,
depuis sa fondation en 2021, a permis d'apporter un soutien à plus de 260 établissements d'enseignement au Moyen-Orient,
y
compris à sept universités au Liban et à l'Université de Bethlehem.
Mais
comment évoquer cette région du monde
où
est née le prince de la paix il y a 2000 ans, sans penser aussi à toutes ces populations affectées par les conséquences du conflit
et
à tous ceux qui sont affligés par le fléau de la guerre
? Nous
ne pouvons pas rester indifférents devant de telles souffrances qui blessent la dignité humaine
et
criant justice à Dieu.
La
gravité de ces situations doit nous interpeller et appeler chacun
là
où il se trouve à une véritable conversion du cœur
et
à un changement d'attitude.
C
'est en reconnaissant humblement les besoins que nous avons les uns des autres
que
nous pourrons ensemble ouvrir davantage à la construction de la civilisation de l'amour
au
cœur de notre monde devenue si complexe et interdépendante.
En
même temps, comme l'affirmait déjà en sautant mon saint prédécesseur Jean XXIII,
la
justice, la sagesse, le sens de l'humanité réclament qu'on arrête la course aux armements.
Elle
réclame la réduction parallèle et simultanée de l'armement existant dans les divers pays.
La
proscription de l'arme atomique
est
enfin le désarmement d'humains affectés d'un commun accord est accompagné de contrôles efficaces.
En
effet, se répand de plus en plus la conviction erronée que la possession de l'arme nucléaire serait un gage de sécurité,
ce
qui alimente une nouvelle course aux armements difficilement contrôlables.
or,
la paix n'est pas un équilibre de force,
elle
se construit chaque jour par le dialogue et la justice.
Je
vous exhorte donc à ne jamais vous résigner à la perspective d'une guerre
en
la considérant comme inévitable, mais à promouvoir son relâche du dialogue et la diplomatie
afin
de préserver des sociétés pacifiques, respectueuses de la dignité et des droits de la personne et des peuples. Face au bruit des bottes et aux crises multiformes qui ébranlent notre monde,
la
France a la vocation de démurer un artisan infatigable du paix et du multilatéralisme, notamment au sein de notre chère Europe.
Puisse
la France dans la fidélité à ses valeurs
crescer
les sillons d'une paix désarmée et désarmante
et
offrir avec responsabilité sa contribution irréprassable en faveur de la paix.
Que
votre liberté grandisse sans cesse dans le souci du bien commun.
Que
votre fraternité embrasse l'humanité toute entière
et
que l'égalité à laquelle vous aspirez s'establisse toujours sous les fondaments de la justice et de la charité
sans
supprimer les différences entre les personnes
mais
en les faisant fructifier harmonieusement
au
profit de la société toute entière.
Monsieur
le Président, Mesdames et Messieurs,
je
désire une fois encore vous exprimer ma gratitude pour cette rencontre qui pour reprendre les paroles
significatives
pour chacun prononcées par Votre Excellence aux évêques de France en 2018.
Je
souligne combien une Église prétendant se désintéresser des questions temporelles n'irait pas au bout de sa vocation
et
qu'un Président de la République prétendant se désintéresser de l'Église et des catholiques manquerait à son devoir.
Soyez
assurés de ma févente prière pour votre belle nation.
Que
Dieu lui conseille de la paix, l'unité et la prospérité afin que le monde ait la vie.
Je
confie ces mots à l'intercession maternelle
de
la bienheureuse Vierge Marie, patron principal de la France.
Que
Dieu bénisse la France et tous les Français.
Voilà,
c'était le discours de Léon XIV
à
l'occasion de cette rencontre avec les autorités, la société civile et le corps diplomatique de l'Élysée.
L
'ensemble de l'Assemblée présente, s'élevé
pour
l'applaudir
au
peuple qui a balayé beaucoup de sujets
dans
ce long discours.
Le
peuple qui est descendu de l'estrade accompagné du Président de la République et qui va saluer certaines des personnalités présentes à cette rencontre.
Demandons à nouveau de bien vouloir rester à vos places. Merci.
Le
peuple qui a rappelé
que
notamment
la
juste laïcité de la cité terrestre, eh bien, c'est que du chrétien impliqué dans la vie publique et agissant selon la lumière de sa conscience éclairée par la foi ne peut être considéré comme un prosélite ou une menace à l'unité de la patrie. La véritable laïcité n'exclut pas la dimension religieuse mais c'est au contraire en tirer parti comme d'une ressource éducative
comme
il l'avait déclaré dans son discours aux participants à la réunion nationale des enseignants de religion catholique le 25 avril dernier.
Le
pape qui salue maintenant le grand rabbin de France
et
également le cardinal Boustillaud qui avait accueilli à Jacques Sio le pape François
le
pape qui a soutenu bien évidemment l'école catholique qui pour lui a toute sa place dans le paysage éducatif d'un pays comme la France
il
a donc rappelé qu'une juste laïcité ne consiste pas à exclure la religion de l'espace public ou de l'éducation mais à travailler pour que l'état et les institutions religieuses dialoguent ensemble et unissent leur force au service du bien commun pour que le monde ait la vie
pour
que le monde ait la vie c'est bien évidemment le thème de ce voyage apostolique du pape Léon XIV en France voilà merci beaucoup de nous avoir suivi et d'avoir suivi cette première rencontre officielle du pape Léon XIV avec les français au travers de ce discours aux autorités
un
grand merci à tous les et ceux qui nous ont suivi via notre site internet www.vaticannews.va via notre page facebook ou notre chaîne youtube
un
grand merci également à tous les et ceux qui nous ont suivi via nos partenaires IWTN et les jours du Seigneur Channel RCF Notre Dame Radio Espérance KTO Radio ainsi que Radio Chrétiennes Associées ainsi que à travers tous les médias qui ont pu notamment nous reprendre prochaine étape de cette première journée du pape à Paris c'est l'UNESCO là aussi une rencontre que vous pourrez suivre en direct commenter en français sur nos antennes en attendant c'était Xavier Sartre avec vous très bonne journée là au détour Jesus Christus Christus