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InterviewNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 1 août 2017 18 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & familleEurope & international

Nicolas Dupont-Aignan invité de la matinale de France Info

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 15 %Attaque 65 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:30FerméeÉludée

    L'Assemblée nationale a voté la loi de moralisation de la vie publique. Vous l'avez voté, vous ?

  • 2:15RelanceRéponse directe

    On peut entendre vos critiques, mais pourquoi ne pas voter une loi où les articles qui figurent vont dans le bon sens ?

  • 3:16OuverteRéponse directe

    Vous avez réclamé la démission de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud. Pourquoi ?

  • 4:42OuverteRéponse directe

    Le gouvernement a fait jouer son droit de préemption sur STX. Vous l'aviez proposé pendant la campagne. Qu'en pensez-vous ?

  • 11:20OuverteRéponse partielle

    Vous avez battu un candidat en marche aux législatives. Comment analysez-vous cette victoire ?

  • 12:11OuverteRéponse partielle

    Cette réaction d'habitant était liée à votre alliance avec Marine Le Pen au second tour. Comment l'avez-vous vécue ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:36Invité politiqueFait
    « La montagne a accouché d'une souris, en vérité. »
  • 0:59Invité politiqueFait
    « L'obligation d'un casier judiciaire vierge pour tout candidat à une élection. »
  • 2:03Invité politiqueFait
    « Le vrai conflit d'intérêts, c'est-à-dire les puissances d'argent vis-à-vis de l'exécutif, ne sont pas touchés. »
  • 3:41Invité politiqueFait
    « La morale n'est pas toujours liée à la légalité. »
  • 4:21Invité politiqueFait
    « On débat pour contrôler les frais des parlementaires pour 300 euros. Très bien. Je l'ai toujours réclamé. »
  • 5:21Invité politiqueFait
    « Mme Pénicaud ment devant le Sénat. »
  • 6:17Invité politiqueFait
    « La généralisation des 11 vaccins. »
  • 6:27Invité politiqueFait
    « La baisse de l'impôt sur la fortune uniquement pour les actifs financiers. »
  • 7:20Invité politiqueChiffre
    « On est en train de réduire de 60 euros par an des revenus des plus pauvres des plus pauvres. »
  • 9:27Invité politiqueFait
    « Il fallait éviter que ce chantier naval italien s'empare de STX pour une raison très simple, c'est qu'il a des liens très étroits avec la Chine. »
  • 13:22Invité politiqueChiffre
    « 63% des électeurs de ma ville ont revoté pour moi aux législatives. »

Temps de parole

  • Nicolas Dupont-Aignan58 %
  • Présentateur12 %
  • ?12 %
  • Invité6 %
  • Invité 25 %
  • Invité 32 %

≈ 64,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:02
Locuteur

Le

0:06
Présentateur

8h30 politique,

0:07
Locuteur

c

0:07
Présentateur

'est reparti pour une nouvelle semaine de politique sur France Info. Jeannick Halimi, du Parisien, est avec nous. Bonjour. Notre invité ce matin, Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour, bienvenue. Bonjour à vous. Député de l'Essonne, président du mouvement Debout la France. Vous êtes avec nous jusqu'à 8h50. L'Assemblée nationale où vous siégez a voté dans la nuit de vendredi à samedi, la loi de moralisation de la vie publique ou de restauration de la confiance. On va voir au niveau des termes. Vous l'avez voté, vous ? Non, je me suis abstenu

0:35
Locuteur

parce

0:36
Nicolas Dupont-Aignan

que cette loi est très décevante. La montagne a accouché d'une souris, en vérité. Et le gouvernement a proposé des mesures qui allaient de soi, que j'avais proposées en son temps.

0:46
Locuteur

Mais vous n'avez pas voté du coup

0:47
Nicolas Dupont-Aignan

? Non, je vais vous dire pourquoi. Parce qu'il

0:49
Locuteur

y

0:49
Nicolas Dupont-Aignan

a une mesure à laquelle je tiens depuis des années, que j'avais votée en février, suite à une proposition de loi socialiste,

0:55
Locuteur

qui

0:55
Nicolas Dupont-Aignan

était le casier judiciaire vierge, c'est

0:57
Locuteur

-à

0:57
Nicolas Dupont-Aignan

-dire l'obligation d'un casier judiciaire vierge pour tout candidat à une élection.

1:01
Locuteur

Et

1:02
Nicolas Dupont-Aignan

cette mesure a disparu.

1:04
Locuteur

À

1:04
Nicolas Dupont-Aignan

ma grande surprise, sous un faux prétexte...

1:05
Locuteur

C'était

1:05
Invité

inconstitutionnel,

1:07
Locuteur

disait le gouvernement. C'est faux, puisqu'au mois

1:08
Nicolas Dupont-Aignan

de février,

1:09
Locuteur

elle

1:09
Nicolas Dupont-Aignan

ne

1:09
Locuteur

l

1:09
Nicolas Dupont-Aignan

'était pas.

1:09
Invité

Et la présidente de la commission des lois.

1:11
Nicolas Dupont-Aignan

Oui, mais en février,

1:12
Locuteur

elle

1:12
Nicolas Dupont-Aignan

ne

1:12
Locuteur

l

1:12
Nicolas Dupont-Aignan

'était pas. Donc, c'est curieux. Parce

1:15
Locuteur

que ce n'était pas

1:16
Invité

la même majorité.

1:17
Nicolas Dupont-Aignan

Oui, c'est pour ça que...

1:18
Locuteur

Et ça

1:18
Invité

n'est pas allé jusqu'au bout du processus en

1:19
Locuteur

février.

1:20
Nicolas Dupont-Aignan

En vérité, je m'étais engagé sur cette mesure, moi, comme candidat à la présidence de la République. Monsieur Macron avait repris mon idée. Et puis, évidemment, comme les autres, il ne veut surtout pas l'avoir appliqué. Parce que cette mesure avait un avantage énorme par rapport à ce qui a été voté. C'est que c'était systématique, automatique, pas à la tête du client, pas en fonction d'un juge. J'ajoute, deuxième point, que le gouvernement a reculé sur des points très importants, comme le conflit d'intérêts. Par exemple, l'activité de conseil n'est plus interdite systématiquement pour les députés. Par exemple, le verrou de Bercy, la justice fiscale n

1:50
Locuteur

'est pas mise en place. Vous étiez favorable,

1:51
Invité

vous, à le faire sauter, le verrou de

1:52
Nicolas Dupont-Aignan

Bercy ? Bien sûr, depuis des années aussi. Donc, c'est une moralisation de pacotille, à courte vue, pour faire semblant vis-à-vis de l'opinion. Mais le vrai conflit d'intérêts, c'est-à-dire les puissances d'argent vis-à-vis de l'exécutif, ne sont pas touchés.

2:09
Locuteur

On dirait Jean-Luc

2:09
Invité

Mélenchon.

2:10
Nicolas Dupont-Aignan

Oui, parce qu'il a raison sur ce point.

2:12
Locuteur

Et nous étions très nombreux à dire

2:13
Présentateur

la même chose de droite et de gauche. On peut entendre vos critiques, Nicolas Dupont-Aignan, mais pourquoi ne pas voter une loi où les articles qui figurent vont dans le bon sens

2:22
Locuteur

? En tout cas, c

2:22
Présentateur

'est

2:23
Locuteur

ce

2:23
Présentateur

que dit la classe politique, pratiquement à l'unanimité. Peut-être, mais moi je ne dis pas la même chose, parce que je n

2:26
Locuteur

'aime pas contre les Français. Vous dites que les textes qui

2:27
Présentateur

ont été écrits sont bons.

2:28
Nicolas Dupont-Aignan

Vous

2:28
Locuteur

dites qu'on ne va pas assez loin. La réserve

2:30
Invité

parlementaire, vous étiez pour sa suppression ou pas

2:32
Locuteur

?

2:32
Nicolas Dupont-Aignan

J'étais pour une autre attribution, c'est-à-dire que ce ne

2:35
Locuteur

soit

2:35
Nicolas Dupont-Aignan

pas les députés qui l'attribuent, mais je n'étais pas pour la suppression, parce qu'à la fin, ce sont les associations, les petites communes qui vont perdre beaucoup d'argent. Vous savez, ce gouvernement, c'est le gouvernement

2:44
Locuteur

de

2:45
Nicolas Dupont-Aignan

la com.

2:46
Locuteur

Les

2:46
Nicolas Dupont-Aignan

Français commencent à comprendre que tout ça, c'était très pipo. Alors moi, je n'accepte pas de cautionner un mensonge. Je n'aime pas qu'on mente aux Français.

2:54
Invité

Les socialistes l'ont voté tout de même.

2:56
Locuteur

Eh

2:56
Nicolas Dupont-Aignan

bien, c'est leur droit, mais les pauvres socialistes,

2:58
Locuteur

vous savez, ils ne savent plus

2:59
Nicolas Dupont-Aignan

où ils habitent.

3:00
Locuteur

Bon,

3:00
Nicolas Dupont-Aignan

on va voir où vous habitez, vous,

3:02
Locuteur

tout au long de ce rendez

3:03
Nicolas Dupont-Aignan

-vous. Moi,

3:03
Locuteur

je n'ai pas changé d'idée.

3:03
Nicolas Dupont-Aignan

Quand je m'engage, cher monsieur, sur un point, le casier judiciaire vierge, qui était une mesure simple, compréhensible, que le président de

3:10
Locuteur

la

3:10
Nicolas Dupont-Aignan

République avait promis, j'estime qu'il a trahi sa promesse, je le dis. Il l'a fallu, et donc vous ne

3:15
Locuteur

l

3:15
Nicolas Dupont-Aignan

'avez pas voté,

3:15
Locuteur

puisque ça n'y figure

3:16
Présentateur

pas. Vous avez réclamé, en revanche, la démission de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, dont on a appris qu'elle avait fait une plus-value supérieure à 1 million d'euros, en 2013, en vendant des stocks options, lorsqu'elle était DRH du groupe Danone. Pourquoi réclamer sa démission ? Parce qu'il y a un moment...

3:35
Invité

Alors qu'il n'y a pas de procédure

3:37
Locuteur

du

3:37
Invité

tout

3:38
Locuteur

de lancer, ni préliminaire, ni encore moins judiciaire. La

3:41
Nicolas Dupont-Aignan

morale n'est pas toujours liée à la légalité. J'estime qu'un ministre du Travail,

3:46
Locuteur

qui

3:47
Nicolas Dupont-Aignan

est en train de faire voter une loi qui va généraliser la précarité,

3:51
Locuteur

la

3:52
Nicolas Dupont-Aignan

misère dans notre pays...

3:53
Invité

Relancer

3:53
Locuteur

l'emploi

3:54
Nicolas Dupont-Aignan

également, théoriquement. Moi, je pense que je pense. Et tous les Français vont le constater avec la généralisation du CDD, qui sera d'ailleurs, dont les règles seront négociées par branche, qui est très grave,

4:04
Locuteur

qui

4:04
Nicolas Dupont-Aignan

s'est enrichie

4:05
Locuteur

sur

4:06
Nicolas Dupont-Aignan

un plan social,

4:07
Locuteur

en

4:07
Nicolas Dupont-Aignan

l'issociant dans une entreprise qui gagne beaucoup d'argent, Danone, ce n

4:10
Locuteur

'est

4:10
Nicolas Dupont-Aignan

pas une entreprise en faillite, 900 salariés, et après faire valoir 1 million

4:15
Locuteur

d'euros de stock

4:16
Nicolas Dupont-Aignan

options. Oui, mais 1 million d'euros de stock options. Si c'est ça l'image de la politique qu

4:21
Locuteur

'on

4:21
Nicolas Dupont-Aignan

veut. Alors d'un côté, on débat pour contrôler les frais des parlementaires pour 300 euros. Très bien. Je l'ai toujours réclamé. Mais de l'autre, on laisse passer une oligarchie qui s'est emparée du pouvoir

4:33
Locuteur

et

4:34
Nicolas Dupont-Aignan

qui va prendre des mesures détestables sur les salariés,

4:38
Locuteur

non

4:39
Nicolas Dupont-Aignan

seulement par

4:40
Locuteur

des gens qui s'enrichissent sur la misère humaine. On va laisser

4:43
Présentateur

répondre la ministre du Travail, parce que vous dites qu'elle s'est enrichie en licenciant, et elle dit que ce n'est pas le cas, Muriel Pénicaud.

4:50
Locuteur

Il

4:51
Invité

s'agit d'une rémunération

4:52
Locuteur

décidée

4:54
Invité

des années avant

4:55
Locuteur

le

4:55
Invité

plan de départ volontaire, qui est un plan de départ volontaire,

4:58
Locuteur

qui

4:59
Invité

a concerné 200 salariés chez Danone.

5:01
Locuteur

Il

5:02
Invité

y a eu 233 solutions.

5:04
Locuteur

Ce

5:05
Invité

plan de départ volontaire est bien ultérieur. Donc,

5:09
Locuteur

par

5:09
Invité

démagogie, commencer à laisser interpréter autre chose que les faits, me semblent hors du champ, qui est la discussion sereine qui doit avoir lieu au Sénat sur les

5:19
Locuteur

faits. Je

5:20
Nicolas Dupont-Aignan

peux répondre quelque chose ?

5:21
Locuteur

Mme Pénicaud ment devant le

5:23
Nicolas Dupont-Aignan

Sénat. Elle ment. Elle ment ? Oui, elle ment. Parce que vous savez très bien que dans la réglementation des entreprises, l'exercice du droit d'option, c'est-à

5:32
Locuteur

-dire

5:32
Nicolas Dupont-Aignan

des stock options, est à la demande de la personne. Et donc, Mme Pénicaud a exercé son droit de stock options. C'est vrai qu'il était prévu à l'avance, mais après, elle avait le droit de l'exercer quand elle voulait.

5:42
Locuteur

Il y avait des fenêtres fiscales

5:43
Invité

de levée des

5:44
Locuteur

options. Comme par hasard, elle l'a

5:45
Nicolas Dupont-Aignan

exercée juste au lendemain de l'annonce du plan social qu'elle connaissait. Donc, si ce n

5:49
Locuteur

'est

5:49
Nicolas Dupont-Aignan

pas un conflit d'intérêts, c'est un conflit d'intérêts grave. Et symboliquement, je ne sais pas si vous réalisez ce qui se passe dans notre pays. Une classe sociale s'est emparée du pouvoir.

5:59
Invité

Quand vous

6:00
Locuteur

dites une classe

6:00
Invité

sociale s'est emparée du pouvoir, vous parlez de quoi ? Des élections législatives

6:04
Locuteur

et auparavant présidentielles ?

6:07
Invité

Je

6:08
Nicolas Dupont-Aignan

parle de la manière dont, aujourd'hui, une fois au pouvoir, ceux qui ont été élus renvoient l'ascenseur à des gros intérêts. Je pourrais parler de l'affaire des vaccins, qui est gravissime. La généralisation des 11 vaccins. La visite secrète du Premier ministre chez Sanofi.

6:22
Locuteur

Je

6:23
Nicolas Dupont-Aignan

pourrais parler de la baisse de l'impôt sur la fortune pour les actifs

6:27
Locuteur

financiers. Les

6:27
Invité

vaccins, M.

6:28
Locuteur

Dupont. Non,

6:29
Nicolas Dupont-Aignan

je finis. La baisse de l'impôt sur la fortune uniquement pour les actifs financiers. M. Macron travaillait beaucoup dans les banques. Tout ça me

6:37
Locuteur

paraît malsain. C'est expliqué, c'est

6:38
Invité

expliqué.

6:38
Locuteur

Oui, mais tout ça me paraît malsain. J'ai

6:40
Nicolas Dupont-Aignan

le droit de dire, parce qu'on a encore la liberté d'expression. Les

6:43
Locuteur

gens le savaient au moment de beauté, on est d'accord.

6:45
Nicolas Dupont-Aignan

Mais ils ne

6:46
Locuteur

l

6:46
Nicolas Dupont-Aignan

'ont peut-être pas lu, ils ne

6:47
Locuteur

l

6:47
Nicolas Dupont-Aignan

'ont peut-être pas vu. En tout cas, maintenant, ils ouvrent les yeux.

6:49
Locuteur

Il y

6:49
Nicolas Dupont-Aignan

a quelques mois pour

6:50
Locuteur

leur dire.

6:50
Nicolas Dupont-Aignan

Je le sais, je l'ai fait. Je n

6:52
Locuteur

'ai

6:52
Nicolas Dupont-Aignan

pas réussi. Mais je dis maintenant que mon devoir, c'est quand même de dire, ça suffit. Je préférerais qu'on ne baisse pas l'APL, c'est-à-dire l'aide au logement pour les plus modestes. Et qu'on ne supprime pas cet impôt sur la fortune. Et dans l'opposition,

7:06
Locuteur

j'ai le droit de

7:07
Nicolas Dupont-Aignan

dire, si on le supprime sur les actifs financiers, 3 milliards d'euros, 3 milliards d'euros de coûts pour le budget de l'État,

7:13
Locuteur

et

7:14
Nicolas Dupont-Aignan

pour payer cette suppression de l'impôt sur la fortune, qui va favoriser les plus riches des plus riches, on est en train de réduire de 60 euros par an des revenus des plus pauvres des plus pauvres. Ce

7:27
Locuteur

n'est pas ma conception

7:28
Nicolas Dupont-Aignan

de la politique. J'ai un autre projet pour le pays, je l'avais développé, et je pense que les Français vont ouvrir les yeux sur ce pouvoir.

7:34
Locuteur

On

7:34
Présentateur

va parler de votre projet dans la deuxième partie de cette émission. Nicolas Dupont-Aignan,

7:38
Locuteur

on

7:38
Présentateur

fait un point sur l'info à 8h40 avec Léo Chapuis.

7:42
Locuteur

L

7:43
Invité

'actualité,

7:44
Locuteur

c

7:44
Invité

'est d'abord le Venezuela qui s'enfonce dans la crise. L'élection de l'Assemblée constituante hier a viré au bain de sang avec une dizaine de morts. Moins de 42% des électeurs sont allés aux urnes.

7:55
Locuteur

L

7:55
Invité

'opposition boycottait ce scrutin censé permettre au président Maduro de consolider son pouvoir. Après des semaines d'attente, les salariés de GM et S devraient enfin être fixés sur leur sort. La justice examine à nouveau cet après-midi la seule offre de reprise de l'équipementier automobile de la Creuse. L'industriel GMD prévoit de sauver 120 des 277 emplois. Le footballeur Cristiano Ronaldo va être mis en examen ce matin en Espagne. Le portugais du Real Madrid poursuivi pour fraude fiscale, il aurait caché plus de 15 millions d'euros au fisc espagnol. Et puis toujours en football, les Français éliminés de l'euro. Défaite 1-0 hier soir en quart de finale, c'était face à l'Angleterre.

8:40
Présentateur

France Info. Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne, président de Debout la France et l'invité politique de France Info. Emmanuel Macron et le gouvernement ont décidé la semaine dernière de faire jouer leur droit de préemption sur le groupe STX, sur les chantiers navals de Saint-Nazaire. Je vous propose d'écouter l'explication du porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, de réagir ensuite.

9:02
Locuteur

C

9:02
Invité

'est un enjeu de souveraineté nationale. Face à ce risque, la France veut rester

9:06
Locuteur

un

9:07
Invité

partenaire majeur du chantier naval, quitte à assumer cette décision qui a pu surprendre certains et certaines d'entre vous, qui évidemment ne s'est pas faite contre nos partenaires italiens, mais s'est faite pour défendre les intérêts stratégiques et industriels de notre pays. La souveraineté, ça doit

9:23
Locuteur

vous

9:24
Présentateur

plaire ça ? Je l'avais proposé pendant la campagne présidentielle.

9:26
Locuteur

Tout vient

9:26
Présentateur

de vous

9:27
Locuteur

alors. Non,

9:27
Nicolas Dupont-Aignan

mais je l'avais proposé, et c'est une évidence qu'il fallait éviter que ce chantier naval italien s'empare de STX pour une raison très simple, c'est qu'il a des liens très étroits avec la Chine, et que les Chinois cherchent à s'emparer de notre technologie, comme ils l

9:41
Locuteur

'ont

9:41
Nicolas Dupont-Aignan

fait pour les avions, le TGV, le nucléaire, et que j'ai toujours demandé la nationalisation d'STX.

9:48
Locuteur

Donc c'est une bonne décision. C'est

9:49
Nicolas Dupont-Aignan

une bonne décision.

9:50
Invité

Définitive, parce que pour le moment elle n'est que temporaire.

9:53
Locuteur

Non,

9:53
Nicolas Dupont-Aignan

temporaire, je l'avais proposé temporaire, parce qu'on n'a pas vocation à tout nationaliser. En revanche, ce que je demande, c'est d'aller un peu plus loin, et c'est de fusionner avec des CNS, c'est-à

10:04
Locuteur

-dire le groupe

10:04
Invité

naval

10:05
Nicolas Dupont-Aignan

militaire, qui a de très beaux succès, c'est dans la même région, l'Orient-Saint-Nazaire, et de faire un groupe français, un champion naval français, qui pourra nouer des partenariats avec d'autres groupes, mais à la condition que nous gardions un actionnariat majoritaire. Et j'attends donc la suite du gouvernement, parce que je pense que c'est une bonne décision de précaution qui a été prise, mais il faut aller au bout pour faire un vrai groupe français, qui ait la marge de manœuvre, pour après être privatisé.

10:33
Locuteur

Tu

10:33
Nicolas Dupont-Aignan

ne

10:33
Locuteur

peux

10:33
Nicolas Dupont-Aignan

pas être un groupe européen,

10:34
Locuteur

par exemple ? Voilà, le gouvernement français cherche encore à négocier avec Fiquet-Contierry.

10:39
Invité

Vous êtes contre toute solution de négociation 50

10:42
Locuteur

-50 ? Non, 50

10:43
Nicolas Dupont-Aignan

-50, oui, je suis contre, parce que ça ne veut rien dire, il faut un patron, dans la vie, et je pense qu'on a, avec le groupe naval militaire, le groupe naval civil...

10:50
Locuteur

Un groupe

10:51
Invité

français vous suffit, un groupe européen n

10:53
Locuteur

'a pas votre préférence. Non, un groupe

10:55
Nicolas Dupont-Aignan

français qui noue des partenariats, avec des groupes dans le monde, peut être très bien, et européen aussi, mais il faut une majorité, parce que derrière, c'est l'avenir de notre industrie navale militaire, du futur porte-avions, ce sont des brevets, et on a trop vu d'entreprises abandonnées, où les brevets sont pillés. Et je pense que c'est un bon pas, et quand c'est bien, moi je le dis, j'estime que c'est bien, vous savez, chacun son opinion.

11:20
Présentateur

Nicolas Dupont-Aignan, vous êtes député de l'Essonne, vous avez réussi à battre un candidat en marche lors des législatives...

11:26
Locuteur

Oui, alors qu'on m

11:26
Nicolas Dupont-Aignan

'avait imaginé battu avec...

11:30
Locuteur

Il y avait des

11:30
Invité

interrogations,

11:31
Locuteur

monsieur Dupont-Aignan. Une certaine délectation

11:32
Nicolas Dupont-Aignan

d'une certaine presse.

11:33
Locuteur

Le « on » venait surtout,

11:35
Présentateur

le « on » venait notamment de la réaction de certains de vos administrés dans

11:40
Locuteur

votre ville

11:40
Présentateur

de hier, tiens, on va les écouter

11:43
Locuteur

pour se rassurer la mémoire,

11:44
Présentateur

pour

11:45
Locuteur

vous laisser réagir ensuite. Je

11:46
Présentateur

réagirai après. Allez-y.

11:48
Auditeur

Ça fait 7 ans que je suis hier, moi, j'ai voté au municipal pour Dupont-Aignan, j'ai aucun problème là-dessus. Par contre, de devoir accepter ce genre de compromis,

11:56
Locuteur

c

11:57
Auditeur

'est extrêmement choquant. Jamais j'aurais imaginé que monsieur Dupont-Aignan nous ait fait ça. Jamais. Pourquoi ? C'est parce que, je ne

12:04
Locuteur

sais

12:04
Auditeur

pas si il est de droite, mais moi je le voyais intègre.

12:07
Présentateur

Elle n'est pas révélatrice, cette réaction d'habitant, c'était lorsque vous avez

12:11
Locuteur

confirmé votre alliance avec Marine Le Pen au second tour.

12:13
Nicolas Dupont-Aignan

La

12:14
Locuteur

manipulation

12:14
Nicolas Dupont-Aignan

médiatique que vous avez organisée, pas vous personnellement, les

12:17
Locuteur

journalistes, qui a eu des gens pas contents

12:20
Nicolas Dupont-Aignan

sur mon choix de second tour, quand M. Fillon a soutenu M. Macron, il n

12:27
Locuteur

'y a

12:27
Nicolas Dupont-Aignan

pas eu de reportage sur

12:28
Locuteur

les gens des électeurs. Il n'y a pas eu de manifestation. Ah si, si. Et puis il y a eu

12:31
Nicolas Dupont-Aignan

des

12:31
Locuteur

reportages. Le malaise

12:33
Invité

des électeurs de M. Fillon n'a pas été passé sous silence par la presse.

12:36
Nicolas Dupont-Aignan

Mais je ne reproche pas à la presse

12:38
Locuteur

de

12:38
Nicolas Dupont-Aignan

s'interroger sur le malaise qu'ont eu certains de mes électeurs. C

12:41
Locuteur

'est ce que la presse

12:42
Invité

a fait en

12:42
Locuteur

général. Et que je

12:43
Nicolas Dupont-Aignan

connais, ce que je reproche,

12:44
Locuteur

c

12:45
Nicolas Dupont-Aignan

'est qu'on n'a montré qu'une partie des électeurs.

12:47
Locuteur

Et

12:47
Nicolas Dupont-Aignan

qu'on ne montrait toujours les mêmes, d'ailleurs je les vois, des militants socialistes, et c'est leur droit. Nous sommes en République, en liberté. Ce qui m'a choqué,

12:54
Locuteur

et

12:55
Nicolas Dupont-Aignan

ce qui a choqué beaucoup des habitants de ma circonscription, et d'ailleurs ça a contribué peut-être à ma réélection, c'est le deux poids deux mesures permanents, et c'est qu

13:01
Locuteur

'on

13:01
Nicolas Dupont-Aignan

ne montrait que ceux qui n'étaient pas contents. Je ne pense pas. J'ajoute

13:04
Locuteur

même

13:05
Nicolas Dupont-Aignan

que

13:07
Locuteur

j'ai porté

13:11
Nicolas Dupont-Aignan

plainte au CSA. Car certaines images montraient certaines personnes comme électeurs de ma ville,

13:16
Locuteur

alors

13:17
Nicolas Dupont-Aignan

qu

13:17
Locuteur

'ils

13:17
Nicolas Dupont-Aignan

n'habitaient pas ma ville. Et qu'ils étaient des adjoints socialistes de la ville d'à côté. Moi je veux bien tout. Mais la preuve en est, je vais vous dire, je m'en fiche maintenant, 63%.

13:26
Locuteur

63%

13:28
Nicolas Dupont-Aignan

des électeurs de ma ville ont revoté pour moi aux législatives. Ce qui prouve que ce ne

13:35
Locuteur

sont

13:35
Nicolas Dupont-Aignan

pas les médias qui font l'opinion, ce sont les électeurs.

13:38
Locuteur

Et moi

13:39
Nicolas Dupont-Aignan

je demande aux Français d'avoir un regard le plus lucide possible sur ces manipulations. En fait dans notre pays,

13:46
Locuteur

on

13:46
Nicolas Dupont-Aignan

n'a pas le droit d'exprimer des points de vue différents aujourd'hui. Ça devient de pire en pire.

13:52
Locuteur

Je

13:52
Nicolas Dupont-Aignan

sais qu'il

13:53
Locuteur

y a

13:53
Nicolas Dupont-Aignan

des électeurs qui étaient déçus. Je sais qu'il

13:54
Locuteur

y

13:54
Nicolas Dupont-Aignan

en a qui étaient très contents. J'ai eu 2000 adhésions dans mon mouvement de gens, des Républicains, du

13:59
Locuteur

Front National et d'ailleurs,

14:00
Nicolas Dupont-Aignan

qui étaient contents qu'enfin

14:01
Locuteur

un

14:02
Nicolas Dupont-Aignan

homme politique

14:03
Locuteur

fasse

14:04
Nicolas Dupont-Aignan

sauter un tabou. Je n'ai jamais adhéré au Front National, contrairement à ce qui a été dit. On a fait croire cette légende. J'ai demandé,

14:10
Locuteur

et

14:10
Nicolas Dupont-Aignan

j'insiste pour la suite, qu'il y ait une union de tous les gens qui aiment la France, qu'ils soient d'ailleurs de droite et même certains de gauche, pour qu'on arrête cette politique délétère de régression sociale et de chute économique que va poursuivre M. Macron. Après, chacun a le droit de faire ce qu'il veut, mais de grâce.

14:28
Locuteur

Essayez d'être un peu impartial. Vous

14:29
Invité

avez été réélu et justement, puisque nous parlons de l'alliance entre les deux tours avec le Front National, pouvez-vous nous dire où vous en êtes par rapport au Front National et quelle place vous désirez prendre au sein de la recomposition de la droite qui s'amorce ?

14:43
Nicolas Dupont-Aignan

Je pense que M. Macron a organisé une vraie recomposition politique.

14:48
Locuteur

Elle est en cours.

14:49
Nicolas Dupont-Aignan

Oui, il a rassemblé tous ceux de gauche comme de droite qui étaient d'accord avec la politique menée par l'Union Européenne et la politique de sacrifices sociaux depuis 20 ans. Obligatoirement, j'ai dit qu'il fallait une recomposition à droite. Et moi, je veux qu'on unifie avec Debout la France, les Républicains, une partie du Front National, sans les défauts et les excès du Front National, sans les défauts et les excès des Républicains, notamment leur soumission à Bruxelles. Donc,

15:17
Locuteur

ce sera vous qui serez au

15:18
Nicolas Dupont-Aignan

centre. Non, mais ce n

15:19
Locuteur

'est

15:19
Nicolas Dupont-Aignan

pas la question de moi. C'est la question. Je suis convaincu

15:22
Locuteur

que

15:23
Nicolas Dupont-Aignan

le Front National ne gagnera jamais seul comme il est aujourd'hui. Je suis convaincu que les Républicains ne gagneront plus jamais seul comme ils sont aujourd'hui. Et je pense que dans la vie, il faut s'adapter à ce qui se passe et qu'il faut bâtir un programme commun, sérieux.

15:37
Locuteur

Avec quelle place

15:38
Invité

par rapport à l'euro et par rapport à l'Europe ?

15:41
Locuteur

Parce que le Front National

15:42
Invité

est en plein bouleversement

15:43
Locuteur

sur

15:44
Invité

ce sujet. Vous, quel est le pont idéologique que vous pourriez faire, notamment sur l'Europe

15:48
Locuteur

? Moi,

15:48
Nicolas Dupont-Aignan

je crois à l'Europe des nations libres et des projets. Je n

15:52
Locuteur

'ai

15:52
Nicolas Dupont-Aignan

jamais été favori, par exemple, au Brexit. Et c'était ma différence et on en avait beaucoup discuté

15:57
Locuteur

avec Marine Le Pen. Donc, vous ne sortez

15:57
Invité

pas la France de l'Europe s'il

15:59
Locuteur

y a une union,

16:00
Invité

une alliance avec le FN et les

16:03
Locuteur

LR ? J'ai passé

16:03
Nicolas Dupont-Aignan

toute l'élection présidentielle à essayer de convaincre nos concitoyens. Je n

16:06
Locuteur

'y

16:06
Nicolas Dupont-Aignan

suis pas arrivé, mais il faut du temps. qu'on pouvait avoir une Europe différente

16:10
Locuteur

et

16:11
Nicolas Dupont-Aignan

qu'il fallait renégocier les traités. Et qu'entre le Brexit d'un côté, qui est excessif, et de l'autre, la soumission, comme le fait M. Macron et M. Philippe, à cette mauvaise Europe qui nous conduit à la précarité, au décret économique et migratoire...

16:24
Locuteur

Qu'est-ce qu'en pense Marine Le Pen ? Est-ce que vous en avez parlé

16:27
Invité

récemment avec elle

16:28
Locuteur

?

16:28
Invité

J

16:28
Locuteur

'en

16:28
Nicolas Dupont-Aignan

ai parlé souvent.

16:29
Locuteur

J'avais fait un accord

16:31
Nicolas Dupont-Aignan

qui faisait évoluer le Front National. Malheureusement, cet accord, puisqu'elle a perdu, n'a pas abouti. Je pense qu'il faut continuer à travailler pour rassembler le meilleur des

16:41
Locuteur

forces. Est-ce que vous pensez que Marine

16:42
Invité

Le Pen est prête à faire cette reconversion

16:44
Locuteur

idéologique ? Vous lui

16:45
Nicolas Dupont-Aignan

poserez la question.

16:46
Locuteur

Vous n'êtes pas en contact avec elle. Je ne suis pas

16:47
Nicolas Dupont-Aignan

Marine Le Pen.

16:48
Locuteur

Vous n'êtes

16:48
Invité

pas en contact

16:48
Locuteur

avec elle. Je suis

16:49
Nicolas Dupont-Aignan

en contact comme

16:50
Locuteur

avec les Républicains. C'est un nouveau parti, vous

16:51
Nicolas Dupont-Aignan

en serez ? Non, je suis debout la France, je suis gaulliste. J'ai voulu, au second tour, briser un tabou et montrer aux Français qu'on pouvait faire autre chose. Ça n'a pas réussi. Je continue à penser

17:04
Locuteur

qu

17:05
Nicolas Dupont-Aignan

'il faut une alternative pour traiter la cause des problèmes. Rétablir un minimum de frontières nationales, éviter cette Europe du moins-disant fiscale et sociale,

17:13
Locuteur

rebâtir l'école. Vous discutez avec Laurent

17:14
Invité

Wauquiez ? Je

17:15
Nicolas Dupont-Aignan

souhaiterais discuter avec lui. En ce moment, il ne veut pas. Je ne sais pas pourquoi. Peut-être parce qu

17:19
Locuteur

'il

17:19
Nicolas Dupont-Aignan

est en campagne interne.

17:21
Locuteur

Est

17:21
Nicolas Dupont-Aignan

-ce qu'on va rester à subir, M. Macron, alors qu'il y a eu 29 millions d'abstentionnistes ou de votes nuls ? Ce pouvoir a été élu, non pas parce que les Français le voulaient, mais parce qu'en face, il n'y avait pas l'offre capable de les convaincre. Donc,

17:35
Locuteur

je

17:35
Nicolas Dupont-Aignan

critique M. Macron, mais je veux

17:37
Locuteur

tirer

17:38
Nicolas Dupont-Aignan

les leçons de l'échec

17:39
Locuteur

et

17:40
Nicolas Dupont-Aignan

proposer un programme plus sérieux, plus serein, qui arrive à convaincre un jour les Français. C'est quand même le B.A.B. convaincre avec un nouveau projet.

17:48
Présentateur

Le message est passé. Nicolas Dupont-Aignan, député de Lesson,

17:51
Locuteur

invité de France

17:52
Présentateur

Info. Merci à vous de

17:53
Locuteur

votre invitation. Je

17:53
Présentateur

voulais avoir une pensée pour notre consoeur

17:54
Locuteur

Sophie Huet, que vous avez

17:56
Présentateur

forcément croisée

17:57
Locuteur

dans les couloirs de l'Assemblée et qui nous a

18:00
Présentateur

quittée samedi. C'était une pensée pour elle et pour tous ses confrères et ses proches.