Élections de mi-mandat aux États-Unis : Trump, atout ou boulet pour son camp ? | 28 minutes | ARTE
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:47OuverteRéponse partielle
Donald Trump fait-il encore gagner son camp aux midterms ?
- 3:13OuverteRéponse directe
Donald Trump s'est auto-attribué un 25/20 en économie. C'est mérité ?
- 4:30OuverteRéponse directe
Pourquoi l'inflation est-elle reprochée à Trump ?
- 5:55OuverteRéponse directe
Quels sont les deux problèmes majeurs pour les Américains selon les sondages ?
- 7:15RelanceRéponse directe
Quelles précisions apportez-vous sur l'inflation aux États-Unis ?
- 8:34OuverteRéponse partielle
Trump a-t-il perdu son flair politique sur les data centers ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:20Chiffre
« Seulement 37 % des Américains approuvent l'action de leur président. »
- 3:57Gérald OlivierFait
« La guerre d'Iran est venue perturber tout cela. Elle a perturbé d'abord le fait que la politique étrangère s'est insérée dans un mandat qui devait se concentrer sur la politique intérieure. »
- 4:30Gérald OlivierFait
« Il a relancé des activités des hostilités ouvertes à travers l'opération Epic Fury. »
- 5:11Gérald OlivierFait
« On lui reproche cette inflation parce que il avait quand même très largement fait campagne la fameuse question du prix des œufs hein en accusant Joe Biden d'avoir fait monter l'inflation. »
- 5:55Jérôme Viala GottefroidChiffre
« Dans le coût de la vie, il a un soutien de 17 %. »
- 6:33Jérôme Viala GottefroidFait
« Les coupes budgett les coupes sur les impôts dont on parlait ont surtout bénéficié aux classes aisées. »
- 7:15Jérôme Viala GottefroidChiffre
« Si vous retirez l'énergie de l'indice, l'inflation tombe à 22. »
- 7:55Fait
« Donald Trump et notamment l'intelligence artificielle et des data center pourtant très impopulaire dans le pays. »
- 9:13Jérôme Viala GottefroidChiffre
« Pour la chambre des représentants, c'est 435 sièges qui sont renouvelés et il y en a une quarantaine qui sont véritablement en jeu. »
- 10:36Jérôme Viala GottefroidFait
« Il y a des oppositions locales, ça vient vraiment de la base. »
- 11:15Chiffre
« Le président n'est mentionné que dans 12 spots publicitaires sur 500. »
- 12:38Gérald OlivierChiffre
« Il avait soutenu 24 candidats lors des primaires. Ils ont tous gagné. Il avait soutenu 218 candidats pour le Sénat. Il avait soutenu 218 candidats pour la chambre, 214 ont gagné. »
- 14:35Gérald OlivierFait
« Les midterms sont défavorables au parti au pouvoir. La dernière fois qu'un président en exercice a gagné les midterm, c'était George Bush en 2002. »
- 17:14Gérald OlivierFait
« Il n'a pas gagné. Pourtant c'est en vainqueur que Donald Trump se présente devant la presse. »
Temps de parole
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Remonter comme un coucou, Donald Trump multiplie les meetings à moins d'un mois des élections de mi-mandat destiné à renouveler la chambre des représentants et une partie du Sénat.
Mais Donald Trump fait-il encore gagner ? Les sondages sèiment le doute. Les démocrates pourraient reprendre le contrôle du Congrès et la code de popularité de Donald Trump dégringole. Seulement 37 % des Américains approuvent l'action de leur président. Dans l'Ohio, connu pour refléter le vote des Américains, les déçus du trumpisme dénoncent les promesses non tenues, guerre contre l'Iran, carburant hors de prix et rebond de l'inflation. Pour ce fermier républicain, Donald Trump est devenu trop imprévisible. À chaque fois qu'il signe un document, tout d'un coup la probabilité de survivre dans ma ferme change. Je suis fatigué, j'en a ral bol.
Le coût de la vie va peser sur les midterms. Cette réceptionniste se rend dans une banque alimentaire. Les courses ailleurs coûtent trop cher. Tous ces prix, c'est c'est un monde de milliardaires. Il s'en fiche des gens comme moi. Cette administration nous laisse tomber. Une brèche s'ouvre pour les démocrates. Nous sommes tous dans le même bateau. La voix du peuple est puissante. Mobilisons-nous. Il reste 29 jours. Mais Donald Trump peut compter sur ses supporters de la première heure comme ici dans le Nebraska. Le pays a besoin que notre président le soutienne. Si on lui laisse ses cartes blanches, notre pays connaîtrait de
réels progrès. Alors, Donald Trump parviendra-t-il à faire mentir les sondages ou les élus républicains vont-ils payer au prix fort les choix du président ? Pour les midtermes, Donald Trump est-il plutôt un atout ou un boulet ? Nos trois invités pour ce débat. Gérald Olivier, bonsoir. Journaliste franco-américain. Dernier ouvrage Coverup l'état profond contre Trump aux éditions confidentes. Selon vous, dans la première phase de son mandat, Trump a fait ce qu'il avait promis de faire, mais les conséquences de la guerre contre l'Iran, ajoutez-vous, ont préu d'ampleur qu'il n'avait pas anticipé. Ça ne l'empêche pas de conserver une base importante de fidèles. À côté de vous, Jérôme Viala Gottefroid, bonsoir. Bonsoir. Spécialiste des États-Unis, chargé de cours à Sciences pour Paris. Vous
enseignez la rhtorique, vous enseignez à propos et sur la rhtorique présidentielle américaine. Dernier essai, les mots de Trump aux éditions d'Allos. Selon vous, à moins d'un mois des midterms, les Républicains sont coincés. Ils ne peuvent pas s'en sortir sans Trump mais ils ne peuvent pas non plus s'en sortir avec lui. Il représente donc davantage un boulet entre guillemets qu'un atout pour son camp. Et à côté de vous, Alice Beja, bonsoir, professeur des universités en civilisation américaine à l'université Paris Estréteille. Vous estimez que ni la promesse de faire baisser les prix, ni celle de ne pas s'engager dans de nouvelles guerres n'ont été tenu par Trump qui reste l'incarnation du parti républicain en face, ajoutez-vous, les démocrates n'ont pas de figure
rassembleuse à ce jour. Et on démarre avec la note du jour. Benjamin, oui, c'est celle que Donald Trump s'est autoattribué. Je me donne un plus pour le gouvernement, pour l'économie, pour tout, a-t-il clamé jeudi dernier. L'an dernier dans un entretien aux médias politicaux. Il s'était même gratifié d'un 25/ 20 en matière économique. Géral Olivier, c'est mérité ou un poil excessif ? Bah écoutez, sur l'année 2025, je dis pas que c'est mérité mais ce serait justifié parce que euh en 2025 et notamment avec cette grosse loi qu'on a appelé en anglais la one big beautiful bill vous en souvenez, les républicains ont mis notamment. Voilà, ils ont mis en un seul package l'essentiel des éléments dont ils avaient besoin pour établir les piliers d'une économie florissante. C'est ce qui
s'est passé. C'est ce qui était en train de se produire et comme vous le disiez et comme je le rappelais également, la guerre d'Iran est venue perturber tout cela. Elle a perturbé d'abord le fait que la politique étrangère s'est insérée dans un mandat qui devait se concentrer sur la politique intérieure. 1 2 elle a perturbé le marché des le marché des carbon perturbé. Elle elle elle est pas arrivée par hasard. C'est lui qui l'a lancé. Enfin, elle était elle existait avant. Elle existait. On peut on peut considérer si on parlait de la guerre en Iran, elle a commencé avec la révolution iranienne et la guerre n'est pas contre le peuple iranien, elle est contre le régime islamique de Teran. ce qui sont deux choses différentes. Mais il a relancé des activités des hostilités
ouvertes à travers l'opération Epic Fury. Et on peut discuter de pourquoi il l'a fait à ce moment-là. Mais politiquement, c'était pas forcément une bonne idée parce qu'on se retrouve aujourd'hui non pas avec une inflation qui est profondément en avance, mais une inflation des carburants qui affecte directement les les les Américains à la pompe et indirectement au marché parce que tous les produits déjà c'est son talon d'Achile quand même l'inflation même si on va voir elle reste à un niveau 3,4 % qui n'est pas aussi élevé qu'il y a encore quelques années. Qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi on lui reproche tant cette inflation aux États-Unis ? On lui reproche cette inflation parce que il avait quand même très largement fait campagne la fameuse question du prix des œufs hein en
accusant Joe Biden d'avoir fait monter l'inflation et cetera. Et dès lors, cette inflation qu'il a lui-même donné à ses propos fait que même si l'inflation n'est pas aussi haute qu'elle était il y a quelques années, il y a un sentiment de déception, de trahison de la part voilà de vie chère euh qui fait que effectivement cette question du coup de la vie réité. la vie est chère oui c'est une réalité également bien sûr c'est une perception qui est en partie en partie vraie et ces dernièr ces derniers temps a semblé complètement la minimiser surtout c'est-à-dire que dans ses discours de manière répétée il n'a pas pris en compte cette préoccupation qui est pourtant central héromi la gautefroid en même temps il a
une popularité à 37 % d'opinions favorables ici en France on l'enverrait quand même oui alors après il faut regarder les question on parle du coup de la vie et là dans le coût de la vie, il a un soutien de 17 %. On est plus du tout dans les mêmes chiffres et hors le coût de la vie, c'est la question majeure. Alors il y a le problème de des prix puis il y a le problème aussi des coupes de la santé hein qui de qui est le sujet numéro 2 dans beaucoup de pour beaucoup dans beaucoup d'états puisque on est dans des élections au niveau des États donc il faut aussi regarder ce qui se passe dans les États notamment les États clés. On va les ont explosé. C'est ça ça explosé et surtout l'OBAM là est remis en cause hein vraiment. Doncé, c'est ça, une sorte de sécurité sociale.
Alors, pas au niveau de ce qu'on a nous en Europe, mais qui est quand même une grande amélioration. Et effectivement, les Américains voient bien que tout ça est lié et que c'est lié aussi à des prix, à des décisions. Les coupes budgett les coupes sur les impôts dont on parlait ont surtout bénéficié aux classes aisées et donc pour une un bon aux classes plutôt aisées qu'aux classes moyenne effectivement. Et on peut dire aussi que euh là, il y a le lien direct entre ce qui se passe en Iran euh et cet été une guerre qui n'était qui était une guerre choisie hein en réalité. Et euh surtout que Donald Trump avait été prévenu, y compris par son chef d'étatmajor Dan Kan, qu'il risquait d'y avoir un blocus du euh du du trit de Rus. Si je peux me permettre, sur la question
de l'inflation, pour apporter quand même, il y a il y a deux précisions qui me paraissent importantes. La première, si vous retirez l'énergie de l'indice, l'inflation tombe à 22. D'accord ? ça change par rapport à ce chiffre l'énergie a un impact démesuré sur l'inflation et puis deuxièmement c'est pas simplement la hausse des prix qui pénalise les américains, c'est la hausse des taux d'intérêt tous les Américains sont endettés sur l'éducation de leurs enfants sur leur maison et quand vous avez des dons d'intérêt à 7 % bah sur un crédit de 30 ans, ça fait une petite fortune. C'est là où véritablement le coût de la vie aux États-Unis est élevé aujourd'hui. Et la dette, la dette aussi a bien en pire la dette fédérale a quand même largement augmenté alors que la promesse était
aussi que de la réduire. Alors, il a érigé quelques priorités pour booster le développement économique des États-Unis, Donald Trump et notamment l'intelligence artificielle et des data center pourtant très impopulaire dans le pays. Écoutez
look
70 % à peu près Les Américains sont hostiles au data center. Est-ce que vous diriez que Trump a perdu son flair politique ou peut-être que les élections vont lui donner raison ? Euh la difficulté, si vous voulez, c'est que on parle beaucoup de polarisation politique et en réalité il y a un certain nombre de sujets qui font un large consensus dans la société états-unienne. Vous n cité1 mais il y a également effectivement la question du coût de la vie, les coupes dans les programmes comme Medicaid, donc les programmes de santé destinés à aider les plus âgés ou les plus pauvres. Ça quand vous regardez euh les sondages, c'est un c'est un consensus et c'est un consensus transpartisant. Contrairement à la guerre en Iran où effectivement la majorité des États-Unis y sont opposés
mais là il y a un clivage partisan très clair entre républicains et démocrates. La difficulté c'est que le processus électoral en fait évacue ce consensus euh puisque les élections se jouent sur un très petit nombre de sièges hein. Il faut quand même rappeler que pour la chambre des représentants, c'est 435 sièges qui sont renouvelés et il y en a une quarantaine qui sont véritablement en jeu. Et donc ça exacerbe bien évidemment la polarisation sur parfois des sujets beaucoup plus clivants tels que l'immigration ou d'autres et ça efface ces consensus. Jérémy la Gofroid, c'est-à-dire que quoi ? Les Républicains pourraient aussi infliger un vote de sanction à leur héros. Oui. Alors c'est une possibilité ce qu'on voit c'est qu'il y a quand même une éion même du côté républicain. Alors
il reste à 70 % mais il était à 90 % de de soutien quand même. Donc il il y a une éion. Et puis ce qu'on voit, et ça c'est très intéressant, c'est que dans les euh y compris dans les États plus ruraux, dans les districts ruraux, il y a euh un pourrait basculer qui pourrait faire basculer certains pour faire basculer effectivement un un c'est assez intéressant de voir ça et notamment vous parliez des data centers, ça c'est un élément vraiment très important. Il y a des oppositions locales, ça vient vraiment de la base et ça je dirais ni les démocrates ni les républicains l'ont vu venir mais le problème c'est que les les républicains doivent se positionner par rapport à un président qui fait du rebranding avec le super intelligence mais qui finalement a continue de
soutenir l'expansion des data centers. H h alors on va évoquer avec vous trois et avec Anna le fait que chez précisément les républicains, certains prennent ou tentent de prendre leur distance avec l'encombrant patron. Oui, la campagne des Républicains basson plein aux États-Unis, on vient de le dire, mais il n'est plus forcément bon d'invoquer Donald Trump, ni même de l'afficher. Sur campagne, une analyse de CNN sur les deux premières semaines de septembre montre que le président n'est mentionné que dans 12 spots publicitaires sur 500, c'est peu et des dissidents vont même jusqu'à contester ouvertement la politique du président. Je pense notamment à ces deux candidats au poste de sénateur Mike Rogers dans le Michigan et Hashleyinson dans l'aya. Tous les
deux réclament la fin de la guerre en Iran le plus rapidement possible pour soulager le pouvoir d'achat des familles américaines. Autre sujet de rupture, la politique migratoire. Cette fois, c'est la députée républicaine Maria Elvira Salazar en Floride qui s'en est pris directement au président dans un clip de campagne. On l'écoute. Monsieur le président, vos mesures de contrôle de l'immigration sont allées trop loin. Les mêmes hispaniques qui vous ont aidé à revenir à la Maison Blanche en 2024 se sentent trahis aujourd'hui. Et puis il y a aussi le sénateur républicain John Curtis qui a demandé au Congrès il y a de semaines l'ouverture d'une enquête sur le mariage de Donald Trump Junior, le fils aîné de Donald Trump qui s'est marié au Bahamas. soupçonné d'avoir été financé par un
oligarque russe. Curtis réclame une assignation à comparaître et cette démarche est soutenue par deux autres sénateurs républicains, Gérald Olivier. Euh ces prises de distance, est-ce qu'elles sont réelles ou alors il s'agit d'opportunisme politique pour les M terme selon vous ? Vous savez, il y a il y a un vieux, enfin, il est mort euh ancien speaker de la Champ qui s'appelait Tipo Neil qui vous disait "Aux États-Unis, toutes les élections sont locales et les élections du midterm, ce sont des élections locales. Donc chaque candidat va se positionner par rapport à sa circonscription, par rapport à son état et en dehors je dirais ou en de ça ou à côté de la politique nationale." Donc inévitablement et à chaque élection, vous avez des candidats qui vont
bifurquer un petit peu par rapport à la ligne générale. Si vous regardez Suzanne Collins dans le main, elle critique Trump sur la politique tarifaire vis-à-vis du Canada. Pourquoi ? Parce qu'elle est à la frontière du Canada. Identique pour le sénateur candidat dans le Michigan. Donc il y a des positions locales qui vont justifier qu'on se qu'on prenne un petit peu ses distances par rapport au candidats. Maintenant quand on regarde l'emprise de Donald Trump sur le parti républicain, je rappelle qu'il avait soutenu 24 candidats lors des primaires. Ils ont tous gagné. Il avait soutenu 218 candidats pour le Sénat. Il avait soutenu 218 candidats pour la chambre, 214 ont gagné. Donc il a une emprise considérable sur le parti. La question c'est que beaucoup de candidats auront besoin des
indépendants, voire de démocrates qui décident de voter contre le parti démocrate pour telle ou telle raison pour pouvoir gagner. Donc inévitablement, ils vont chercher cet électorat là où il est au besoin en critiquant une partie de la politique du président. H un soutien ou un boulet mais alors c'est voilà ce qui est intéressant c'est que lui-même fait de cette élection une élection nationale. Sorte de référendum. Ben oui puisqu'il dit lui-même fait "aites comme si j'étais sur le bulletin de vote." Et ça c'est vraiment une de ces grosses erreurs, c'est de ne pas être capable de d'avoir cette se mettre en retrait et de laisser le parti gérer effectivement localement. Donc c'est déjà souvent un référendum en partie par rapport à la présidence, mais là encore
plus fortement de d'autant plus qu'il est clivant et quand il se met lui-même en avant en disant "Agissez comme si j'étais sur le bulletin de vote, bah évidemment euh il est il devient central." Je crois que là le but de son argument lorsqu'il dit ça c'est c'est la participation parce que c'est l'élément clé. Si les électeurs ne vont pas voter, bah vous risquez alors justement déjà est-ce que les démocrates vont réussir à mobiliser puisque la participation est clé, il faut qu'ils y aillent pour faire basculer parce que les républicains, eux sont mobilisés en général. Ah, c'est l'inverse. Alors là, en l'occurrence, c'est plutôt effectivement l'inverse puisque il y a énormément de républicains modérés et cetera dont on ne sait pas s'ils vont aller voter ou pas. Je voudrais
simplement rappeler une chose, il faut aussi séparer ce qui revient à Donald Trump et ce qui sont aussi des dynamiques beaucoup plus générales dans la politique états-unien, à savoir que les midterms sont défavorables au parti au pouvoir. La dernière fois qu'un président en exercice a gagné les midterm, c'était George Bush en 2002, donc au lendemain du 11 septembre et avant c'était Franklin Roosevelt en 1934 pendant la grande dépression. Donc après, il peut y avoir des défaites qui sont plus ou moins importantes bien sûr. Euh mais pour les démocrates, c'est bien évidemment très important de mobiliser leur base. Et les partis aux États-Unis sont des machines à gagner les élections et à lever de l'argent. Il faut pas oublier ça non plus. Donc effectivement,
il y a énormément d'opportunismes. On le voit dans le parti républicain au lendemain de l'attaque du Capitol du 6 janvier 2021, énormément de républicaines et de républicains s'étaient élevés contre ce qui s'était passé et on a vu en quelques mois que tout le monde s'est réaligné parce que Donald Trump ça voulait dire potentiellement gagner des élections et les personnes comme Lis Chiny qui s'était exprimé à plusieurs reprises contre ont été complètement marginalisés du parti. Jérôme Firo sur la question des financements, les républicains on le voit mettre plus de cash. C'est des centaines de millions de dollars d'avance. Est-ce que ça ça peut être préjudiciable pour les démocrates ? Ça peut leur faire perdre le souhaité. Alors, ils ont plus d'argent, ça c'est
clair. Ils ont beaucoup plus d'argent mais ce qu'on a vu dans notamment les primaires, c'est que l'argent ne fait pas tout. Il y aurait plusieurs, on a plusieurs exemples. On a l'exemple même du côté démocrate par exemple dans le Michigan où les la candidat qui a gagné Sayed avait à peu près 10 fois moins entre 10 et 13 fois moins que son adversaire. On pourrait aussi parler d'Elon Musk par exemple soutenu une candidate à la Cour suprême dans le WConsin très pro Trump et qui a perdu alors qu'il a mis plusieurs millions de dollars pour une élection locale. Donc finalement l'argent disons est nécessaire, ça peut donner une voie mais ça ne fait pas une élection non plus. On va se reporter avec une archive à Trump lors de son premier mandat et lors de
ses élections de midterms en 2018. Donc Donald Trump premier mandat de Donald Trump. Les démocrates remportent la chambre des représentants. Les républicains conservent le Sénat et le président américain à l'époque se montre plutôt coopératif. Regardez, il n'a pas gagné. Pourtant c'est en vainqueur que Donald Trump se présente devant la presse. Un président américain offensif prêt à tendre la main à ses adversaires. C'était un grand jour hier, un jour incroyable. Avec un peu de chance, nous pouvons tous travailler ensemble l'an prochain pour continuer à obtenir des résultats pour le peuple américain, notamment sur la croissance économique, les infrastructures, le commerce, le coût des médicaments. Ce sont des choses sur lesquelles les démocrates veulent
travailler. Le camp démocrate prend acte du nouvel équilibre des pouvoirs. Aujourd'hui, ce n'est pas une question de républicain ou de démocrate. Il s'agit de rétablir l'équilibre des pouvoirs face à l'administration Trump. Général Géral Olivier, si les démocrates l'emportent, comment va réagir Trump à votre avis ? Défiance ou coopération à nouveau ? Il y aura certainement pas de coopération de la part des démocrates. Là, il faut comprendre que vous serez Trump Trump fera du Trump. Donc il vous dira deux choses. La première, c'est pas lui qui a perdu, ce sont les candidats individuellement. Voilà. Deuxièmement, il remettement, il remettra en cause le mode de scrutin parce qu'il a pas obtenu tout ce qu'il voulait concernant le vote par correspondance. Vous inquiétez pas,
Trump fera du Trump pour défendre sa position quel que soit le résultat. Par contre, il faudra vraiment regarder résultat de près parce qu'encore une fois, on parle du Congès, donc il a la chambre d'un côté et le Sénat de l'autre. Que la chambre bascule, tout le monde s'y attend et je pense que c'est ce qui va se passer. Le Sénat Oui. vers les démocrates, les Républicains ont la majorité aujourd'hui, ils vont probablement la perdre. De combien, on ne sait pas, mais ils vont la perdre. Que le Sénat où les Républicains ont actuellement un avantage de trois sièges, que ce Sénat bascule en faveur des démocrates, c'est beaucoup moins acquis d'avance. C'est possible, c'est pas forcément probable. Donc, faudra garder les résultats de plus près. Sachant que si les deux basculent, c'est
en effet une grande défaite pour les Républicains. Et ça met Trump en difficulté. Mais là où ça le met en difficulté, c'est que les démocrates vont l'attaquer de tous les côtés. Il va y avoir un deuxième procès en destitution. Vous aurez un vote en destitution de la chambre pratiquement. Vous parliez vous parliez tout à l'heure des des des de du mariage de son fils John Junior. La famille Trump va être mis sous enquête par toutes les commissions du Congrès. Là, il y aura une attitude sera beaucoup plus je dirais défiante de la part des démocrat. Et il faut rappeler aussi que le Sénat est structurellement favorable aux républicains puisque il y a deux sénateurs par état, quelle que soit la population et que il y a quand même eu ces dernières années énormément de
restrictions de votes, que ce soit par le biais du redécoubage de circonscription, y compris euh dans une période où normalement il y en a pas, c'est-à-dire hors recensement, des lois beaucoup plus strictes sur la présentation des pièces d'identité, des fermetures de bureaux de vote de manière souvent prédominante dans les quartiers africains-Américains. et que donc il y a encore comment dire ça devient plus difficile pour un certain nombre de personnes de voter et ces personnes votent majoritairement pour le parti démocrate. Encore une fois, si les démocrates emportent et la chambre des représentants et le Sénat, vous ne pensez pas qu'il y aura une tentative d'impeachement, donc de destitution envers Trump ? En tout cas, ça je ne pense pas que ce soit la priorité des démocrates. Les
commissions d'enquête, je suis totalement d'accord là, en revanche, il y en aura. Mais euh il n'est pas sûr que les démocrates aient bénéficiés de ces tentatives d'impeachment qui ont pu être vu justement comme de la vengeance politique euh vis-à-vis de Trump malgré toutes les atteintes à la démocratie. Mais Jérôme Viala Gotro, pardon, si les démocrates l'emportent, est-ce qu'ils pourront mettre en œuvre une politique réellement différente de Trump alors que il peut aussi gouverner par l'équivalent décret en France ? Lescut orders et c'est comme ça qu'il a gouverné. Euh alors, ça va être compliqué parce qu'il faudra de toute façon qu'il fasse des compromis et que les Républicains soient prêts à faire des compromis. Mais ce qu'on risque d'avoir aussi, c'est des vrais de véritables crises
constitutionnelles. C'est-à-dire que le président euh parlera du du privilège de l'exécutif pour par exemple refuser de venir euh que des membres de son cabinet par exemple viennent devant le Sénat, dans des commissions et cetera. Donc on risque de se retrouver aussi devant des tribunaux. Donc ça risque d'être assez compliqué et voilà, le congrès tient la bourse mais il faut quand même qu'il y ait un vote et il y a le véto et il faut 2/ tiers pour ça pour passer outre le le véo. C'est très compliqué. Alors ça c'est les midterms mais Géral Olivier sur le site Trump store donc sur la boutique en ligne du président on peut voir et même acheter une casquette avec marqué Trump 2028. Or il ne peut pas se représenter constitutionnellement. Ça veut dire quoi
? C'est de la provoque, c'est pour engranger 55 € par 55 dollars par et puis je Ça se vend très bien. Ça se vend ça se vend très bien justement parce que c'est de laation. Il a pas de message politique sur Non, il a pas de message. Si il y a un message au médias, un message et et il joue il joue avec un certain nombre de codes. Maintenant, si votre question c'est est-ce qu'il y a une chance pour que Donald Trump bloque les élections de 2028 pour rester à la à la Maison Blanche au-delà du 20 janvier 2029 ? Ma réponse c'est non. Il a zéro chance que ça se produise et les premiers qui les premiers qui s'y opposeront, ce seront les Républicains et son administration. Disons que si les si les si ces élections s' a une vague bleue, ça sera d'autant plus compliqué. Mais la
contestation du processus électoral n'est pas un fantasme. Ça s'est produit en janvier 202 figure emblématique des démocrates aujourd'hui pour 2028, même s'il remporte l'élection. Actuellement, il sera pas candidat. Actuellement non. Mais mais il y a une une contestation effectivement mais que Trump continue à réaffirmer des élections 2020 et ce qui est fondamental c'est aussi la contestation du processus électoral lui-même qui l'a mené tout au long de ces derniers mois en en remettant en cause le vote par correspondance alors que lui-même avait voté par correspondance. Euh et effectivement en face les démocrates n'ont pas de figure unificatrices mais le résultat des M terms contribuera peut-être à en faire émerger émerger une. Et ben en tout cas réponse a plus
le temps. Réponse le 4 novembre. On en reparlera ici même.