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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 30 septembre 2026 41 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsTravail & emploiÉducation & rechercheSolidarités & famille

JEAN-PHILIPPE TANGUY est l'invité de BFM TV !

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 58 %Défensif 22 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 58 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:35OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous auriez pu défiler avec les fonctionnaires ?

  • 1:14FerméeRéponse partielle

    Si le RN arrive au pouvoir, supprimez-vous des postes de fonctionnaires ?

  • 2:30FerméeÉludée

    Avez-vous chiffré le nombre de postes de fonctionnaires supprimés ?

  • 3:40OuverteRéponse partielle

    En contrepartie, vous augmentez le point d'indice ?

  • 4:30RelanceRéponse directe

    Les fonctionnaires demandent une augmentation du point d'indice, vous refusez ?

  • 7:39FerméeRéponse directe

    Est-ce que vous auriez pu manifester avec les lycéens aujourd'hui ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:28PrésentateurChiffre
    « 300 000 manifestants selon la CGT, 70 000 à Paris, 30 000 à Paris, selon la préfecture, dont 8 000 pompiers. »
  • 0:47InvitéChiffre
    « Les salaires réels, c'est-à-dire une fois qu'on enlève l'inflation, depuis 2020, mais plus profondément depuis 2005, au moment où le PIB par habitant a décroché dans notre pays. »
  • 4:20InvitéPromesse
    « Il y a des efforts à faire pour inciter un certain nombre de talents à s'engager pour le service public. »
  • 9:14InvitéFait
    « J'apporte mon soutien aux policiers qui ont été blessés. »
  • 15:22InvitéFait
    « Ce sont des propos ignobles et qui sont de la dérive anti-républicaine de M. Mélenchon depuis maintenant 12 ans. »
  • 21:32InvitéChiffre
    « Vous écoutez le Rassemblement National, selon les sondages, avec beaucoup de prudence et données gagnant, que c'est une rupture considérable pour un certain nombre de forces politiques. »
  • 21:55InvitéFait
    « M. Plenel est un militant, a toujours été un militant. Il a le droit de l'être d'ailleurs. »
  • 24:52InvitéFait
    « J'ai été accusé de quelque chose d'abominable la semaine dernière qui était complètement faux. »
  • 25:37InvitéFait
    « On peut imaginer tout et n'importe quoi, mais là, ça n'existe pas. »
  • 26:44InvitéFait
    « La racaille antisémite. »
  • 28:03Locuteur non identifiéFait
    « Soit Mediapart a monté cette manipulation et à ce moment-là, c'est très grave. »
  • 30:48InvitéFait
    « Je sais aussi comment fonctionnent mes adversaires politiques. »
  • 34:50InvitéFait
    « C'est vraiment la vieille technique de Pasqua. »
  • 38:33InvitéFait
    « Son engagement politique, c'est d'avoir coupé et d'avoir purgé et d'avoir exclu tous ces gens. »
  • 39:08InvitéFait
    « Il n'y a aucune ambiguïté là-dessus. »
  • 39:46InvitéFait
    « 95% des journalistes ont clairement analysé, disant que c'était une manipulation. »
  • 40:22InvitéFait
    « Tous les experts savent que ça s'aggrave. »
  • 41:04InvitéFait
    « La réalité de ces discriminations, tout le monde s'en fout à part le Rassemblement National ou presque. »

Temps de parole

  • Invité65 %
  • Présentateur14 %
  • Locuteur non identifié5 %
  • Locuteur non identifié 25 %
  • ?4 %
  • Locuteur non identifié 32 %

≈ 10,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

La suite de BFM, grand soir, merci d'être avec nous.

0:02
Locuteur

On

0:02
Présentateur

est en direct avec vous comme tous les soirs et avec notre invité. Bonsoir Jean-Philippe Tanguy. Merci d'être avec nous, député Rassemblement National de la Somme. Évidemment, dans une seconde, on reviendra sur les accusations de Mediapart contre Jordan Bardella. Mediapart qui certifie ce soir à 100% que les messages antisémites ont bien été écrits par le président du RN il y a 13 ans. Vous pourrez leur répondre, on les entendra, vous leur répondez dans un instant. Mais avant ça, la colère des lycéens, la colère des fonctionnaires. Et je commence avec les fonctionnaires, avec ces images de manifestations partout en France.

Aujourd'hui, 300 000 manifestants selon la CGT, 70 000 à Paris, 30 000 à Paris, selon la préfecture, dont 8 000 pompiers. Est-ce que vous auriez pu défiler avec eux

0:36
Locuteur

?

0:37
Invité

Oui, enfin pas avec la CGT, mais avec des fonctionnaires et des gens qui sont au service du public, qui ont des gros problèmes de pouvoir d'achat. Effectivement, les salaires réels, c'est-à

0:45
Locuteur

-dire

0:45
Invité

une fois qu'on enlève l'inflation, depuis 2020, mais plus profondément depuis 2005, au moment où le PIB par habitant a décroché dans notre pays. Les salariés sont considérablement appauvris, aussi bien au niveau des salaires que du pouvoir d'achat, c'est-à-dire que par rapport à l'inflation réelle que les gens subissent sur le logement, sur l'énergie, d'où les mesures de Marine Le Pen sur ces deux sujets qui sont au cœur de notre campagne. Comment rendre le logement moins cher ? Comment rendre l'énergie moins chère ?

1:11
Présentateur

Mais alors justement, je vous posais la question des fonctionnaires, parce que je n

1:13
Locuteur

'ai

1:13
Présentateur

toujours pas compris, si vous, arrivant au pouvoir, si le RN supprimez ou pas des postes de fonctionnaires

1:19
Locuteur

?

1:19
Invité

Si vous voulez, en fait, le terme supprimer des postes de fonctionnaires est en soi un leurre, parce que ce qu'il faut, c'est repenser l'État, supprimer deux échelons administratifs du millefeuille, reclarifier très clairement les compétences, supprimer par exemple la compétence générale pour les communes, et à ce moment-là, on peut supprimer, ne pas renouveler un certain nombre de postes de fonctionnaires. Et ce n

1:45
Locuteur

'est

1:45
Invité

pas la même mentalité, parce que partir sur le fait qu'il faille supprimer des postes sans repenser l'État, sans repenser les collectivités territoriales, sans repenser les missions, ça voudrait dire qu'il

1:53
Locuteur

y a

1:53
Invité

des gens aujourd'hui qui ne servent à rien. Or, personne ne sert à rien. Quels sont les échelons que vous supprimez ? Traditionnellement, chez les souverainistes, ça a toujours été supprimer la région et les intercommunalités. Aujourd'hui, vraiment, celles qui ont coûté extrêmement cher et qui sont parties complètement dans le décor, c'est les communautés d'agglomération, avec l'appropriation par une bureaucratie locale de pouvoir des maires,

2:14
Locuteur

ce

2:14
Invité

qui fait que les maires, d'ailleurs on a eu les sénatoriales, d'où le bon résultat du Rassemblement National auprès des maires ruraux, qui se sentent complètement désemparés et désappropriés de leur pouvoir.

2:24
Locuteur

Mais à la fin, il y a moins de fonctionnaires avec l'URN ?

2:26
Présentateur

À la fin, il y

2:26
Locuteur

a

2:26
Présentateur

moins de fonctionnaires ?

2:27
Invité

Il y aura moins de postes de fonctionnaires une fois que l'État sera réorganisé, oui.

2:30
Présentateur

Et est-ce que ça, vous l'avez chiffré, évalué ? Ça

2:33
Locuteur

a été

2:33
Invité

évalué, c'est Marine Le Pen et Jordan Bardella qui font des annonces, mais ce n'est pas une pudeur de gazelle. C'est vraiment très important de repenser l'État et les échelons avant, les agences aussi.

2:44
Locuteur

C

2:44
Invité

'est pour ça que quand on dit que le Rassemblement National veut supprimer la quasi-totalité des agences qui font doublon de l'État, ce n

2:51
Locuteur

'est

2:51
Invité

pas un élément de langage. On nous dit « oui, mais ça veut dire que vous n'allez effectivement pas renouveler ». Oui, on ne renouvelera pas, c'est pour ça que ça fait autant d'économies. Non,

2:56
Locuteur

parce

2:56
Présentateur

que vous dites en même temps, on ne dit pas, c'est là où pour moi votre message est ambigu, parce que vous dites qu

3:02
Locuteur

'on

3:02
Présentateur

ne dit pas qu'il

3:02
Locuteur

y a

3:02
Présentateur

certains fonctionnaires qui ne travaillent pas, ou qu'ils ne font rien, ou qu'ils seraient mal employés, etc. Mais en revanche, on dit « telle ou telle agence, elle ne sert à rien, les agences de l'État, on va les supprimer ». Ça revient à dire que les fonctionnaires ne travaillent

3:15
Locuteur

pour

3:15
Invité

rien. Ah non, c'est les missions qui ont été mal définies. Les personnes qui sont là-dedans, ils font leur boulot. À la commission de régulation de

3:20
Locuteur

l

3:20
Invité

'énergie, ils fixent un prix repère pour le gaz, et on considère que ça ne sert à rien, et ils le font. Ils fixent la tarification de l'électricité deux fois par an par rapport au prix de marché et par rapport aux subventions aux énergies renouvelables. Ils font ce travail, c

3:34
Locuteur

'est

3:34
Invité

juste que nous, on supprime toutes ces règles. C'est juste que des mauvaises missions ont été données à des organismes.

3:40
Locuteur non identifié

Et en contrepartie, vous augmentez le point d'indice

3:42
Locuteur

?

3:43
Invité

Ce sera annoncé par Marine Le Pen, mais il n

3:45
Locuteur

'y a

3:45
Invité

pas que le point d'indice. Parce que le point d'indice, c'est vrai que c'est une augmentation générale de tous les salaires, ce qui fait d'ailleurs que ce n

3:51
Locuteur

'est

3:51
Invité

pas fort connu, mais c'est comme ça que les salaires des députés

3:53
Locuteur

augmentent.

3:54
Invité

Par exemple, quand le point d'indice des fonctionnaires augmente,

3:55
Locuteur

le salaire des

3:56
Invité

députés et des sénateurs augmente. Donc, ce n

3:59
Locuteur

'est

3:59
Invité

pas forcément approprié. Par contre, des mesures catégorielles, revoir la grille des salaires profession par profession, les ingénieurs d'État sont mal payés, les agents pénitentiaires sont mal payés, à côté des fonctionnaires, vous avez des fonctions assimilées, comme les AESH qui font un travail

4:13
Locuteur

très difficile

4:14
Invité

pour l

4:15
Locuteur

'intégration.

4:16
Invité

Les

4:16
Locuteur

professeurs ?

4:16
Invité

Oui, les professeurs également, qui sont mal payés en début de carrière, même s'il y

4:19
Locuteur

a

4:19
Invité

eu un peu de progrès. Donc, à mon avis, l'effort, et c'est Marine Le Pen et Jordan Bardella qui l'annonceront le 6 octobre dans la présentation de la trajectoire budgétaire et du contre-budget, il y a des efforts à faire pour inciter un certain nombre de talents à s'engager pour le service

4:33
Locuteur

public,

4:33
Présentateur

qui est une noble mission. Vous avez commencé par dire que vous seriez prêt à défiler avec les fonctionnaires. En réalité, les fonctionnaires, là, ce qu'ils vous disent, et ce qu

4:40
Locuteur

'ils

4:40
Présentateur

disent à la France, c'est augmenter le point d'indice. Ça fait 8 ans sur 10, 8e année sur 10, qu'il n

4:45
Locuteur

'y

4:45
Présentateur

aura pas d'augmentation du point d'indice. Quand

4:48
Locuteur

ils

4:48
Présentateur

expliquent, la CGT en tête, qu'il

4:50
Locuteur

y

4:50
Présentateur

a une baisse du pouvoir d'achat, ce qui est réel de la part des fonctionnaires depuis toutes ces années, ils vous disent, allez-y. Et vous, vous nous dites ce soir, si je comprends bien, attention aussi aux finances de l'État, on ne pourra pas relever le point d'indice. Moi,

5:02
Invité

je trouve ça plus efficace d'augmenter des mesures catégorielles et de cibler les hausses, y compris d'ailleurs avec des ampleurs à la fin des enveloppes similaires à une hausse du point d'indice, c'est-à-dire autour de 2 milliards d'euros. Ces 2 milliards d'euros paraissent plus utiles ciblés sur des professions qui ont un vrai problème de pouvoir d'achat plutôt que d'augmenter les députés, les sénateurs, la Cour des comptes, des gens qui n'ont pas de difficultés. Mais si je reviens,

5:24
Locuteur non identifié

puisque

5:24
Locuteur

vous

5:24
Locuteur non identifié

supprimez deux échelons dans l'organisation de l'État, et on sait que c'est dans la fonction publique délocalisée, territoriale, qu'il y

5:35
Locuteur

a

5:35
Locuteur non identifié

eu le plus d'embauches, puisque je crois qu'il y a eu plus d'un million d'embauches en quelques 15 ans, là vous allez quand même réduire sacrément le mammouth, si vous me permettez l'expression

5:46
Locuteur

?

5:47
Invité

Oui,

5:47
Locuteur

mais

5:47
Invité

ces personnes font un travail. Par exemple, les intercommunalités, on leur a laissé prendre des compétences qui me paraissent exorbitantes. Je dis souvent, on a supprimé le garde-champêtre des communes pour créer un directeur de la communication. J'estime que faire de la communication au niveau d'une intercommunalité rurale, ça n

6:05
Locuteur

'a

6:05
Invité

pas beaucoup d'utilité. Le garde-champêtre, lui, avait une utilité, mais ce n

6:08
Locuteur

'est

6:08
Invité

pas la faute du directeur de communication. C'est-à

6:10
Locuteur

-dire

6:10
Invité

que si on veut réussir la réforme de l'État, si on veut réussir le plan d'économie que Marine Le Pen propose de 125 milliards net d'économie au terme des 5 ans, ce qui est considérable, ça n'a jamais été fait depuis le général de Gaulle et le plan PINER-EF, ça demande aussi du respect. Et ce n

6:24
Locuteur

'est

6:24
Invité

pas, si vous voulez, vous recevez souvent au forum BFM TV les personnes et des personnes qui peuvent être dans la fonction publique, ce n

6:30
Locuteur

'est

6:30
Invité

pas cosmétique. Avoir de la considération pour les gens, comprendre qu'ils sont dans une fonction qui peut-être eux-mêmes, d'ailleurs, ne les intéressent pas parce que les hommes et les femmes politiques en responsabilité ont fait ce choix et que ce n

6:40
Locuteur

'est

6:40
Invité

pas de leur faute et qu'ils n

6:41
Locuteur

'ont

6:41
Invité

pas envie de les stigmatiser, c'est du respect des citoyens et ça permet de faire une réforme qui fonctionne. Parce que là, si on continue, comme la fait Emmanuel Macron, François Hollande avant lui ou Sarkozy avant lui, des réformes qui frustrent, des réformes qui bloquent, des réformes qui énervent la société au lieu de trouver des solutions, on n'aura pas avancé.

6:58
Présentateur

Je note que parmi les élus RN qui passent sur ce plateau, vous êtes le premier à le dire « Oui, à la fin,

7:01
Locuteur

il

7:01
Présentateur

y

7:01
Locuteur

aura

7:01
Présentateur

moins de fonctionnaires avec nous si on arrive au pouvoir ».

7:04
Invité

Je

7:04
Locuteur

ne

7:04
Invité

suis pas le premier, mais on essaie d'être prudent sur la présentation des choses.

7:08
Locuteur

En tout

7:08
Locuteur non identifié

cas, vous êtes le seul à avoir dit « On coupera à l'âge, on assume ».

7:11
Invité

Je n

7:11
Locuteur

'ai

7:11
Invité

pas dit qu'on couperait à l'âge. Si vous l'avez dit. Non, les dépenses, pas les postes de fonctionnaires.

7:17
Locuteur non identifié

Les suppressions de certaines agences d'État.

7:19
Locuteur

On

7:19
Locuteur non identifié

coupera

7:19
Locuteur

à l'âge, on assume. Ah, pardon, les agences d'État

7:20
Invité

disparaissent par exemple. Je crois que c

7:22
Locuteur

'est

7:22
Invité

lié. Oui, vous avez raison, mais à la fin, ces postes seront aussi déployés ailleurs. Par exemple, dans la pénitentiaire, dans la queue de la petite enfance, pour les AESH où il y

7:32
Locuteur

a

7:32
Invité

des postes à pourvoir, il

7:33
Locuteur

y

7:33
Invité

a aussi des postes à pourvoir. C'est pour ça que raisonner comme ça, c'est un peu compliqué.

7:37
Présentateur

La colère dans les lycées, même question. On va voir ces images et on parlera dans un instant des violences, etc. Mais il y a évidemment des revendications lycéennes. On parlait des classes surchargées, des emplois du temps surchargés, du manque de profs, etc. Est-ce que vous auriez pu manifester avec les lycéens aujourd'hui ?

7:52
Invité

Non. Déjà, moi, j'ai un vrai problème fondamental, si vous voulez, au fait qu'il y

7:56
Locuteur

a

7:56
Invité

un droit de grève ou assimilé pour les lycéens, les mineurs, même les étudiants. Quand on est étudiant en lycée, on bénéficie d'un service public. C'est un privilège. Alors, je sais qu'aujourd'hui, on s'habitue à tout. Mais dans le monde, il y a des dizaines de pays et des centaines de milliers d'enfants, de jeunes, qui aimeraient avoir le privilège de pouvoir étudier gratuitement, dans de bonnes conditions, avec de bons professeurs, de bons établissements. Pas taisez-vous, parce que ce n

8:20
Locuteur

'est

8:20
Invité

pas ce que je veux dire. Mais pour moi, ce n'est pas un droit de ne pas aller à l'école et de se plaindre.

8:26
Locuteur

Vous n'avez jamais manifesté lycéen ?

8:27
Invité

Non, jamais. J'ai toujours trouvé ça grotesque. Et quand j'étais lycéen, je disais déjà cela. D'ailleurs, bon, j'avais de la chance, j'étais en RICAT. Donc, c

8:32
Locuteur

'est pour

8:32
Invité

ça que

8:33
Locuteur

je

8:33
Invité

n

8:33
Locuteur

'allais

8:33
Invité

pas me plaindre.

8:33
Locuteur

Vous dites dans

8:34
Locuteur non identifié

de bonnes conditions. Ce qu'eux dénoncent précisément, c'est parmi leurs revendications des classes surchargées, pendant la canicule, des classes à 45, parce que les bâtiments sont dans un état parfois absolument déplorables. Vous dites avec des bons professeurs, parfois des professeurs, il n'y

8:48
Locuteur

en

8:48
Locuteur non identifié

a pas, des cours qui ne sont pas remplacés. Vous comprenez quand même une part de

8:50
Locuteur

l'ordre désarroi.

8:51
Invité

Je n'ai pas dit, vous avez raison madame, que c'était parfait. Mais j'ai dit, ne pas considérer que quand on est lycéen, étudiant, une fois plus, une scolarité gratuite, y compris largement gratuite, des études supérieures, considérer que c'est comme un travail, moi, ça me choque.

9:07
Locuteur

C'est sur la force, c'est le droit

9:08
Locuteur non identifié

de...

9:08
Invité

Non, mais ça m'a toujours choqué. Et puis bon, par ailleurs, ça donne toujours lieu quasi systématiquement et on l'a vu à des dégradations insupportables. Moi, j'apporte mon soutien aux policiers qui ont été blessés. J'ai vu sur votre antenne que le ministre Nunez avait fait état de plusieurs jets d'acide chlorhydrique sur des policiers. C'est inadmissible. Et tout ça, je veux dire, au-delà des syndicats lycéens qui ne représentent sincèrement personne et qui sont souvent des officines de parti de gauche, l'attitude d'un certain nombre de députés, en particulier de la France Insoumise, mais pas seulement, est irresponsable.

Parler quand même d'action de soi-disant raciste quand on parle de la police républicaine et de l'intervention du gouvernement qui n

9:44
Locuteur

'est

9:44
Invité

pas le mien. C'est

9:44
Locuteur

ce

9:44
Invité

qu'a dit Jean-Luc Mélenchon. Oui, c'est insupportable. C'est insupportable parce que, évidemment, c'est faux. Et en plus, cela prouve que pour eux, la lutte contre le racisme n'est pas une juste cause, mais un moyen de faire des voix, un moyen de mettre de l'huile sur le feu.

9:56
Locuteur

Alors, attendez, on

9:56
Présentateur

entendra Jean-Luc Mélenchon. Je reviens à ce que vous dites. Vous trouvez grotesques ces manifestations de lycéens, d'étudiants, etc. Vous,

10:04
Invité

au pouvoir,

10:04
Locuteur

qu

10:04
Présentateur

'est-ce qui se passe ? Il

10:05
Invité

n

10:05
Locuteur

'y a

10:05
Présentateur

plus de manif de

10:06
Invité

lycéens et d'étudiants ? Ah, mais si, mais ils ont le droit. Mais on peut quand même aussi avoir, en tant que citoyen avec des futurs citoyens, leur dire que, moi, je n'accepte pas, si vous voulez, quand on bénéficie d'une éducation gratuite, qu'on vienne comme ça faire croire que ce serait naturel et qu'il n

10:20
Locuteur

'y

10:20
Invité

aurait jamais... Vous

10:20
Locuteur

savez,

10:20
Invité

il y

10:20
Locuteur

a

10:20
Invité

des droits et des devoirs. Moi, je trouve que c'est très choquant. Par ailleurs, systématiquement, ça évolue en blocage puisque je rappelle que l'origine de tout ça,

10:26
Locuteur

c

10:26
Invité

'est quand même des blocages de lycées. De quel droit ? On ne sait pas. De quel droit une minorité ou même une majorité, si c'était le cas, peut bloquer l'accès d'un lycée,

10:34
Locuteur

d

10:34
Invité

'un lieu d'études gratuit et républicain aux autres élèves qui n

10:37
Locuteur

'ont

10:37
Invité

pas à s'associer là-dessus ? Pour le coup, j'ai quand même connu un certain nombre de mouvements étudiants, notamment à Sciences Po Paris. C'est toujours une espèce de mini-dictature. Évidemment, vous avez des minorités parfois extérieures à l'école. D'ailleurs, visiblement, il y avait des gens extérieurs à un certain nombre d'établissements qui viennent, qui font la loi, qui intimident les autres, y compris avec de la violence, d'ailleurs, violence verbale, violence physique, intimidation, et qui imposent leur loi à la majorité ou une forte minorité des élèves qui n'ont pourras de venir à étudier. Pourquoi ? Parce que certains ont estimé qu

11:06
Locuteur

'ils

11:06
Invité

devaient s'approprier à un établissement public.

11:07
Locuteur non identifié

Il y a néanmoins, et c'est de l'avis de tous, et d'ailleurs, les résultats scolaires le montrent, il y a quand même un problème de moyens à l'intérieur de l'éducation nationale et dans les établissements publics, avec des professeurs qui ne sont pas remplacés quand ils sont absents, avec des ordinateurs, parce qu'aujourd'hui, il faut cette technologie qui ne sont pas toujours présentes. Est-ce que vous,

11:30
Locuteur

vous

11:30
Locuteur non identifié

estimez, est-ce que vous, au pouvoir, vous mettez le paquet sur l'éducation parce que vous estimez que c'est un des parents pauvres des services publics français ?

11:37
Invité

Oui, ça faisait partie de la réorganisation de l'État que je citais tout à l'heure.

11:41
Locuteur

C

11:41
Invité

'est vrai que, par exemple, les comptes de l'éducation nationale sont fausses depuis plusieurs années puisqu'en fait, on mélange le versement tout au parti des retraites, du surcoût des retraites des fonctionnaires de l'Éducation nationale sur le budget de l'Éducation nationale. Ce qui fait que le budget de l'Éducation nationale a l'air d'augmenter alors qu'en réalité, il régresse ou il stagne. Donc, ce n'est pas dit qu

11:58
Locuteur

'il

11:58
Invité

n'y

11:58
Locuteur

avait

11:58
Invité

pas de problème. J'ai dit que pour moi, la solution n'était pas les manifestations lycéennes, n'était pas l'occupation et le blocus d'établissement, il était encore moins les violences des débuts d'incendie où on a le maire de Saint-Denis. Alors, il paraît qu'il a voulu arrêter l'incendie donc je lui donne acte de cela. Par contre, il s'est fait applaudir, accueillir par des lycéens qui étaient en train de bloquer et d'exercer des violences contre

12:20
Locuteur

un établissement public. La

12:21
Présentateur

France Insoumise ou autre, on parlera des déclarations de Jean-Luc Mélenchon et de Bali Bakayoko dans un instant, mais la France Insoumise ou autre, ils ont droit d'être en soutien de tel ou tel

12:27
Locuteur

mouvement

12:28
Invité

? Ce n

12:29
Locuteur

'est

12:29
Invité

pas un soutien,

12:29
Locuteur

c

12:29
Invité

'est vraiment l'incitation à la violence. Les propos qui sont tenus sont de l'incitation à la violence, c'est des insultes de la diffamation envers la police de la République et c'est très grave. On voit bien d'ailleurs ce que ça produit, des incendies, des tentatives d'incendie. Je crois qu'il y

12:42
Locuteur

a

12:42
Invité

quand même eu un incendie qui a dégénéré dans un établissement. Voilà, et une fois plus, est-ce qu'il faut attendre un drame, qu

12:48
Locuteur

'on

12:48
Invité

ne souhaite pas évidemment et moi le premier, pour dire si on avait su, on aurait dû dire que les députés n'ont pas à attiser les violences. Les députés n'ont pas à attiser les

12:55
Locuteur

violences. Les

12:55
Locuteur non identifié

lycéens qui défilent, enfin qui manifestent, pardon,

12:57
Invité

sont manipulés ? Mais toujours, mais moi, il faut écouter, je ne suis plus tout jeune, je ne suis pas encore si vieux, je me souviens très bien comment ça se passait, il

13:06
Locuteur

y a

13:06
Invité

des agents provocateurs, des spécialistes de l'infiltration, des gens qui sont représentants lycéens comme je suis bonne sœur.

13:15
Présentateur

Pardon, ce que je ne comprends pas, c'est que vous dites dans le même mouvement d'une certaine manière, il y a des vrais problèmes,

13:20
Locuteur

il

13:21
Présentateur

y a des vrais problèmes de surcharge, de moyens, etc., et ils sont manipulés. On peut aussi reconnaître à ces jeunes qui peuvent avoir 15, 16 ou 17 ou 18 ans qu'eux voient les problèmes et décident de les dénoncer. Ils

13:32
Locuteur

voient

13:32
Invité

les mêmes problèmes que vous. Non mais, excusez-moi, M. Switek, moi je veux être très clair, si je me suis mal exprimé, je m'en excuse. Il y a d'un côté des violences, des blocages qui pour moi sont de la manipulation et sont insupportables, quelles que soient les revendications, même si vous êtes majoritaire, vous n'avez pas le droit de bloquer l'accès à quoi que vous sois, j'ai presque fini. Et de l'autre côté, des revendications qui pour moi ne nécessitent pas, la grève n'est pas légitime qu'on est lycéens, mais vous avez aussi des représentants des élèves dans les lycées et puis vous avez des parents d'élèves et des professeurs qui peuvent prendre la parole et puis surtout qui

14:01
Locuteur

ont

14:01
Invité

le droit de vote.

14:02
Locuteur non identifié

Volontairement, je vais me faire l'avocate du diable s'il n

14:04
Locuteur

'y

14:04
Locuteur non identifié

avait pas eu de blocage.

14:06
Locuteur

Est

14:06
Locuteur non identifié

-ce qu'on parlerait de la situation des lycéens, vous pensez ?

14:08
Invité

Ah moi je pense que oui. Moi je pense qu'il est tout à fait possible de se faire entendre pacifiquement si vous organisez des actions pacifiques ou si, je ne

14:16
Locuteur

sais

14:16
Invité

pas moi, tous les... Sincèrement. Comment ? Sincèrement. Oui, par exemple, je vais vous donner un exemple. Vous

14:20
Locuteur

pouvez

14:20
Invité

imaginer avec les réseaux sociaux, en plus c'est quand

14:23
Locuteur

même

14:23
Invité

beaucoup plus facile que quand j'étais jeune, que tous les délégués ou une majorité de délégués de ces lycéens se mobilisent, viennent à l'Assemblée nationale, discutent avec les élus. Il y a un milliard de façons de se faire entendre sans être dans la violence. Heureusement, heureusement, j'ose le croire.

14:36
Présentateur

Je voudrais qu

14:37
Locuteur

'on

14:37
Présentateur

écoute Jean-Luc Mélenchon qui était tout à l'heure à la manifestation parisienne des fonctionnaires et voici ce qu'il dit autour de ce qui se passe dans les lycées aujourd'hui.

14:49
Locuteur non identifié

Mobilisez-vous pour vous interposer face à la sauvagerie policière. Ceux qui tabassent nos enfants, ceux qui frappent, ceux qui insultent, ceux qui laissent libre cours à leur racisme vont bientôt nous retrouver sur leur chemin. Il n'y aura ni oubli ni pardon pour personne.

15:15
Présentateur

Ni oubli ni pardon pour ceux qui tabassent nos enfants pour les racistes dans la police. Comment vous réagissez aux propos de Jean-Luc Mélenchon

15:21
Locuteur

? Ce

15:21
Invité

sont des propos ignobles et qui sont de la dérive anti-républicaine de M. Mélenchon depuis maintenant 12 ans. Moi, je me souviens d'un M. Mélenchon 2012, même 2017. Alors évidemment, je n'étais pas d'accord avec lui, mais qui était sur une ligne souverainiste, républicaine de gauche. Maintenant, c'est quelqu'un qui attise les conflits dans ce pays, les tensions pour essayer de faire des voix sur tous les sujets. Tensions identitaires, tensions communautaires, tensions religieuses, tensions sociales. Il n

15:50
Locuteur

'a

15:50
Invité

pas un mot pour des policiers blessés. Il n'a pas un mot pour appeler à une action pacifique.

15:56
Locuteur

Il

15:56
Invité

est toujours dans le conflit. C'est la stratégie du coucou

15:58
Locuteur

?

15:59
Invité

Oui,

16:00
Locuteur

mais

16:00
Invité

du

16:00
Locuteur

coucou

16:01
Invité

avec un P, c'est-à-dire du coucou de la violence, des coups et des coups. C'est quand même des députés qui, d'ailleurs, régulièrement ont plus ou moins lié à des actions violentes ou à des propos violents ou des propos séduitieux.

16:14
Locuteur

Sa parole

16:14
Locuteur non identifié

est entendue parce que

16:16
Locuteur

si on regarde les

16:17
Locuteur non identifié

sondages, si on en croit,

16:19
Locuteur

les

16:19
Locuteur non identifié

sondages, pardon, et on les croit, ils continuent de progresser. Il y a une dynamique.

16:25
Invité

Notamment dans la jeunesse. Il

16:25
Locuteur

y a

16:25
Invité

une vraie efficacité de ce discours. Mais la radicalité, une forme d'appel à la violence, malheureusement, peut faire des voix, peut avoir un certain sujet. Ça vous fait peur

16:35
Locuteur

?

16:36
Invité

Moi, ça me fait peur, non, parce que je considère qu'on est dans l'action politique et qu'on doit combattre M. Mélenchon dans les urnes. Ce qui me fait parfois peur, c'est une certaine, pas une acceptation, parce qu'il est quand même très critiqué, y compris chez beaucoup d'hitorialistes. Et quand même, bon, il y a encore un consensus pour dire que la violence n'est pas tolérable. Mais parfois, je trouve que beaucoup s'habituent aux excès de M. Mélenchon et que parfois, il réussit à se présenter, comme je le dis souvent, un peu comme un papy nova, sympathique, qui finalement, il n

17:04
Locuteur

'est

17:04
Invité

pas si méchant. Vous savez, comme ce personnage de publicité, si, si, en fait, il est très méchant, il est très manipulateur. M. Mélenchon, moi, je ne

17:12
Locuteur

l'ai

17:12
Invité

jamais sous-estimé, je ne

17:13
Locuteur

vais

17:13
Invité

pas le faire d'ailleurs, c'est quelqu'un de très intelligent, qui a une vraie culture politique et sait très bien comment faire. C'est la vieille formation, l'Hombert-Pistroskiste, d'infiltration, d'eau souterraine, dans les mouvements sociaux, dans les entreprises publiques. Et puis après, tout ce petit monde converge et arrive à faire le

17:31
Locuteur

bordel. Jean

17:31
Présentateur

-Philippe Tanguy, je pense que le disait Alain St-Empréa, avec un certain écho, c'est-à-dire que ce que dit Jean-Luc Mélenchon, ce que vous dénoncez là, ce que dit Jean-Luc Mélenchon, fait écho à ce que pensent beaucoup de Français aujourd'hui.

17:40
Invité

Ah, mais moi, je ne dis pas qu'il ne fait pas écho, j'ai dit, puisque j'ai dit qu'il attisait des tensions qui existaient. Donc, ils existent, ils considèrent qu'elles existent. Mais vous savez,

17:47
Locuteur

moi,

17:47
Invité

je

17:47
Locuteur

ne vais

17:47
Invité

pas

17:47
Locuteur

faire

17:47
Invité

la grande pitié, mais bon, chez les souverainistes, ça fait des années, depuis, qui existent,

18:02
Locuteur

ont

18:03
Invité

un vrai contenu, c'est la ligne de renaissance nationale portée par Marine Le Pen. Il y a cette nouvelle France portée par Jean-Luc Mélenchon, je pense que ces deux concepts... Mais

18:11
Locuteur

vous

18:11
Présentateur

voulez que ce soit lui

18:12
Invité

? Non,

18:12
Locuteur

ce

18:12
Invité

n

18:12
Locuteur

'est

18:12
Invité

pas que je veux, c'est que je constate que M. Mélenchon a analysé une société française, s'est organisée pour aussi mettre de l'huile sur le feu d'un certain nombre de problèmes récurrents

18:23
Locuteur

à

18:23
Invité

la société française et qu'il existe et que ce qu'il dit existe dans notre pays. Moi, je pense qu'il faut le combattre politiquement, mais je ne le nie pas et que les autres forces de gauche sont complètement dépassées par ce phénomène parce que soit ils ne comprennent rien, soit ils n

18:34
Locuteur

'ont

18:34
Invité

pas mis en place l'organisation qui permet de prospérer dessus et que nous, de notre côté, l'analyse qu'a fait Marine Le Pen à partir de 2010 sur le besoin de renaissance nationale, de réappropriation de la patrie sur une ligne républicaine et la défense d'une ligne sociale qui correspond à ces fractures françaises en les résolvant par le haut, par des moyens pacifiques, par des moyens positifs, je pense que ces deux visions de la France doivent, comment dire, débattre entre elles et proposer aux Françaises et aux Français et que M. Macron, finalement, ça a été un peu une parenthèse.

19:07
Locuteur non identifié

Alors, d'une certaine façon, vous adoptez et vous reconnaissez que la notion de nouvelle France telle qu'elle est définie par Jean-Luc Mélenchon existe

19:16
Locuteur

?

19:17
Invité

Ah, moi, je pense que c'est un concept politique qui est redoutablement efficace. Je le regrette. Moi, je le regrette parce que je le combats. Je me doute que vous ne l'acceptez

19:23
Locuteur

pas.

19:24
Invité

Si, je l'accepte

19:25
Locuteur

parce que ça définit une certaine

19:27
Invité

réalité. Mais je ne l'accepte pas parce que ce n'est pas du tout ma tradition politique.

19:32
Locuteur

Ce

19:32
Invité

n

19:32
Locuteur

'est

19:32
Invité

pas du tout comme ça que je ressens le pays. Et surtout, je pense que la solution de M. Mélenchon est une solution à un projet de division. Puisque la nouvelle France s'oppose forcément à une ancienne ou à un présent, d'ailleurs, et que ça ne peut se résoudre que par la tension, la division, l'invective, une forme de tension entre les deux. Alors que la proposition politique de Marine Le Pen cherche à recouler la société française d'une renaissance et repartir sur de bonnes bases, voir ce qui était bien dans nos racines, les faire revivre, voir ce qui doit être nouveau et que c'est beaucoup plus

20:02
Locuteur

positif.

20:03
Présentateur

Jean-Philippe Tanguy, il faut revenir ce soir, évidemment, sur les accusations de Mediapart contre Jordan Bardella. On entendra dans une seconde la défense de Jordan Bardella. Mais je voudrais d'abord qu'on écoute ce soir Mediapart. Antoine Rouget,

20:12
Locuteur

en

20:12
Présentateur

l'occurrence, le journaliste co-auteur de l'enquête, ce matin face à Apolline de Malherbe, il

20:16
Locuteur

persiste

20:17
Locuteur non identifié

et il

20:17
Présentateur

signe.

20:19
Locuteur non identifié

L'authentification, elle passe par une authentification technique. On sait qu'à l'heure de l'IA, il faut qu

20:25
Locuteur

'on

20:25
Locuteur non identifié

soit très précautionné en tant que journaliste quand on manipule des matériaux comme des messages, comme des conversations, comme des mails. Donc on a vérifié d'un point de vue technique. Et puis il y a des sources humaines dans cette enquête. Et puis nous, nous avons aussi le contexte dans lequel ces écrits ont été rédigés par Jordan Bardella. Et c'est pour ça que nous sommes absolument formels quant au fait qu'il a bien été l'auteur de ses écrits. Évidemment, si on continue à être mis en cause sur le sérieux de notre travail, eh bien on authentifiera et on publiera les documents.

20:54
Présentateur

Message authentifié de manière indépendante, c'est ce que dit Mediapart qui ne dévie pas d'un iota. Est-ce que ça, ça commence à vous faire douter ce soir ?

21:00
Invité

Non, pas du tout. Je ne crois pas une seconde à ces accusations contre Jordan Bardella. Je lui renouvelle mon soutien et mon amitié parce que quand vous êtes diffamé et accusé de choses aussi épouvantables, humainement, c'est très dur. Bon, les hommes politiques et les femmes politiques ont le cuir épais, évidemment. Et puis on a des problèmes beaucoup moins graves que nos compatriotes qui ont de grandes difficultés au quotidien. Mais quand même, tout n'est pas acceptable. Et ce qui se passe contre Jordan Bardella est absolument odieux. Et bon, je lui accorde tout mon soutien. Je lui apporte tout mon soutien parce que j'imagine pour lui que

21:28
Locuteur

c

21:28
Invité

'est très difficile. Mais pour vous précisément, qu'est-ce qui se passe autour de Jordan Bardella aujourd'hui ? Je pense tout simplement que vous écoutez le Rassemblement National, selon les sondages, avec beaucoup de prudence et données gagnant, que c'est une rupture considérable pour un certain nombre de forces politiques et de forces parapolitiques, on va dire, comme Mediapart. M. Plenel est un militant, a toujours été un militant. Il a le droit de l'être d'ailleurs. La presse est libre et la presse d'opinion est libre dans ce pays et qui sont dans un combat contre le Rassemblement National.

D'ailleurs, je crois qu'ils sont en train de financer un film qui est aussi un film politique qui doit sortir pendant la campagne électorale contre le Rassemblement

22:02
Locuteur

National. Sauf

22:03
Présentateur

que ça, cette attaque-là, elle est à géométrie variable parce que vous, comme tous les autres élus RN, vous êtes arrivé de reprendre à votre compte un certain nombre de révélations de Mediapart pour attaquer vos opposants.

22:10
Invité

Ça vous est tous arrivé ? Vous écoutez, nul n'est pas refait, mais je n

22:13
Locuteur

'ai

22:13
Invité

pas l'impression qu'on l'ait particulièrement fait. Vous avez peut-être trouvé un exemple où ça

22:17
Locuteur

peut arriver.

22:17
Présentateur

J

22:17
Locuteur

'en ai, évidemment. J'en ai, sinon ce n'est pas drôle. Je vais vous donner

22:19
Présentateur

la date. 10 décembre 2021. Oui. Vous tweetez et votre tweet est basé sur, je vous cite, les révélations de Mediapart qui à l'époque concernent Valérie Pécresse. On est au moment de la primaire, etc. Je ne

22:31
Locuteur

vais

22:31
Présentateur

pas tout détailler ce soir. Mais voilà. C

22:33
Locuteur

'était

22:33
Présentateur

sur le chien Douglas ? C'était sur ceux qui avaient... Ce n'était pas sur le chien Douglas. Là, on fait de

22:38
Locuteur

l

22:38
Présentateur

'archéologie politique. Le chien. C'était sur un certain

22:40
Locuteur

nombre

22:43
Présentateur

de personnes qui avaient pu voter.

22:45
Locuteur

Ah, les faux

22:45
Invité

électeurs de la communauté asiatique parisienne ? Je préférais que ce soit vous qui le dites. Oui. C'est ça, ce n'est pas grave. Si c'est grave, enfin,

22:53
Locuteur

c

22:53
Invité

'est pas...

22:53
Locuteur

Non, mais ce n'est pas ça. C'est juste que précisément, à l'époque, vous vous appuyez à l'époque sur les révélations de Mediapart.

22:58
Invité

Moi, je n

22:59
Locuteur

'ai

22:59
Invité

jamais prétendu être parfait. Je ne le dirai jamais. Bien au contraire, je suis le premier à reconnaître mes erreurs. Mais ce que je veux dire par là, c'est

23:04
Locuteur

que

23:04
Invité

ce n

23:04
Locuteur

'est

23:04
Invité

pas la même gravité. C'est-à-dire accuser ou reprendre les faits que Mme Pécresse aurait gonflé le corps électoral d'une primaire.

23:12
Locuteur

Je

23:12
Invité

dis, moi, j'ai été à l

23:13
Locuteur

'UMP... C'est pas anodin non plus, pardon.

23:14
Invité

Non, mais si vous voulez, pour moi, si vous voulez, c'est presque une blague. Je vais vous dire pourquoi. Moi, j'étais à l'UMP avec M. Dupont-Aignan. Et la division, la scission entre l'UMP, entre M. Sarkozy et M. Dupont-Aignan, c'est après que M. Sarkozy ait eu un rendez-vous avec Dupont-Aignan, il a dit, « Mais alors, tu veux combien à

23:29
Locuteur

l

23:29
Invité

'élection ? Tu veux 7 ou tu veux 10 ? » Bon, donc si vous voulez... Ça a

23:32
Locuteur

été

23:32
Invité

dit mille fois, ça a été écrit 200 fois. Donc si vous voulez, moi, les magouilles de congrès, d'interne aux partis politiques, c'est pas la même... Permettez-moi de dire, c'est quand

23:40
Locuteur

même

23:40
Invité

pas la même chose que de se faire diffamer à partir de l'idéologie la plus barbare et la plus odieuse que la terre ait portée. Laurent

23:47
Locuteur non identifié

Valéguier ? Enfin, c'est pas la même gravité. Imaginez qu'un candidat aux élections cantonales soit confondu d'avoir écrit ce qui est les propos qui sont rapportés aujourd'hui et attribués à Jordan Patella, vous l'excluriez dans la journée.

24:02
Invité

Non, il y

24:03
Locuteur

a

24:03
Invité

toujours des enquêtes.

24:04
Locuteur

D

24:04
Invité

'ailleurs, ça nous a été reproché plusieurs fois, parce que parfois, on nous dit, « Oui, vous ne

24:07
Locuteur

l

24:07
Invité

'avez pas exclu immédiatement. »

24:08
Locuteur

Il y a toujours des enquêtes. Mais dans l

24:09
Locuteur non identifié

'éventualité d'une vérification des faits attribués à un candidat cantonal,

24:14
Locuteur

imaginons

24:15
Locuteur non identifié

que quelqu'un, qu'un de vos candidats ait écrit ça.

24:19
Locuteur

Il y a

24:21
Invité

toujours des enquêtes.

24:21
Locuteur

Non, mais à l'issue de l'enquête.

24:23
Invité

À l'issue de

24:24
Locuteur

l'enquête.

24:24
Invité

Mais là, il n

24:24
Locuteur

'y

24:24
Invité

a pas de faits.

24:25
Locuteur

Il

24:25
Invité

n

24:25
Locuteur

'y a

24:25
Invité

pas de faits.

24:25
Locuteur

Il

24:25
Invité

n

24:25
Locuteur

'y a

24:25
Invité

pas de documents. Il

24:26
Locuteur

n'y a pas de preuves. Oui, à ce

24:27
Locuteur non identifié

stade, non. Je

24:29
Locuteur

parle des propos qui lui sont rapportés.

24:31
Locuteur non identifié

Vous dites que

24:31
Locuteur

ce

24:31
Locuteur non identifié

n

24:31
Locuteur

'est

24:31
Locuteur non identifié

pas grave. Les propos qui lui sont rapportés sont graves. Ah non, je n'ai absolument pas dit que les propos n'étaient pas

24:36
Locuteur

graves. Vous avez dit que ce n'est

24:37
Locuteur non identifié

pas la même gravité. Non,

24:38
Locuteur

je parlais de pécresse. Oui, il n'y a pas de pécresse. Oui, il n'y a pas de pécresse. Mais là, les

24:41
Locuteur non identifié

propos dont on parle

24:43
Invité

sont d'une grande gravité.

24:44
Locuteur

Vous en convenez ?

24:45
Invité

Ce sont des propos odieux. C'est pour ça, d'ailleurs, que j'apporte mon soutien humain à Jordan Bardella. Parce qu'être accusé de tel propos, moi, à une autre échelle, j'ai été accusé de quelque chose d'abominable la semaine dernière qui était complètement faux. J'ai passé déjà un sale quart d'heure humain. Quand vous êtes tout seul

24:58
Locuteur

chez

24:59
Invité

vous et que vous vous regardez dans un miroir, il y

25:01
Locuteur

a

25:01
Invité

des moments, ce n

25:01
Locuteur

'est

25:01
Invité

pas facile. Désolé. Je ne

25:03
Locuteur

suis pas

25:03
Invité

là pour pleurnicher sur mon sort, mais ça existe. Moi, je ne

25:06
Locuteur

suis

25:06
Invité

pas un faux cul, donc je dis ce qui existe. Mais je vous dis que là, les propos pour nous sont imaginaires. Ça n'existe

25:12
Locuteur non identifié

pas. Mais imaginez que demain, Mediapart, qui parle d'une expertise, arrive avec un téléphone, un ancien téléphone, un ancien ordinateur, du matériel informatique, une clé USB, je ne sais quoi, expertisé par un expert et authentifié par un expert, attribuant ses propos, alors que ce soit des messages téléphoniques, des messages, des courriels, attribués à Jordan Bardella.

25:34
Invité

On peut imaginer tout et n'importe quoi, mais là, ça n'existe pas. Donc, ça n'existe pas. Et d'ailleurs, je l

25:40
Locuteur

'ai

25:40
Invité

trouvé, parce que j'étais très attentif aux déclarations des journalistes de Mediapart, notamment ce matin, que j'ai trouvé d'un ton un peu différent d'hier, dans le sens, oui, c'est surtout des sources humaines, les sources humaines, les sources humaines, les sources humaines. Si, c

25:50
Locuteur

'est

25:50
Invité

les sources humaines, c'est...

25:53
Locuteur non identifié

Non, il parle de messages authentifiés.

25:55
Locuteur

Oui, mais il y a beaucoup de sources humaines.

25:56
Invité

Il y

25:57
Locuteur

a

25:57
Invité

beaucoup de sources humaines et d'ailleurs,

25:58
Locuteur

ils

25:58
Invité

disent oui, si on ne

25:58
Locuteur

l'a

25:58
Invité

pas encore révélé, c

25:59
Locuteur

'est

25:59
Invité

qu'on doit protéger nos sources humaines. J'aimerais bien avoir la tronche des sources humaines. Si tant est que ça

26:03
Locuteur non identifié

existe, est-ce que vous pourriez imaginer que ce soit des règlements de compte en interne, interne et à votre partie ? Non, je ne crois pas.

26:14
Locuteur

Ou à des groupuscules qui ne tournent autour ? Non, mais ça a

26:15
Invité

été... Non,

26:15
Locuteur

mais

26:15
Invité

que dire des groupuscules...

26:16
Locuteur

Il y a bien des jalousies comme dans tous les partis chez vous. Non, mais c'est

26:18
Invité

deux choses différentes. Moi, les divisions internes, je n'y crois pas, puisque tout ça est monté en épingle depuis des semaines et des semaines. Par contre, qu'il y

26:26
Locuteur

ait

26:26
Invité

des groupuscules qui étaient exclus par Marine Le Pen, que j

26:30
Locuteur

'ai

26:30
Invité

bien connus aussi à Debout la République dans les années 2010, 2012, 2013... Une vengeance de dissidents ? Oui, des gens qui

26:37
Locuteur

ont

26:37
Invité

été exclus des dissidents, ça voudrait dire qu'ils ne

26:38
Locuteur

sont

26:38
Invité

pas tous eux-mêmes et qu

26:39
Locuteur

'ils

26:39
Invité

ne

26:39
Locuteur

se sont

26:39
Invité

pas contents. Des gens qui ont été purgés, exclus, qui méritaient de l'être et deux fois plus t'aucune. La racaille antisémite.

26:45
Locuteur

Est-ce que

26:45
Invité

j'ai appelé ce matin la racaille antisémite, la racaille soralienne que je connais très bien, malheureusement particulièrement.

26:51
Présentateur

Soraliel,

26:51
Locuteur

Alain Soral. Alain Soral. Qui a été au

26:53
Présentateur

Rassemblement National.

26:55
Invité

Oui, mais à une époque où il avait pignon sur rue,

26:57
Locuteur

où

26:57
Invité

il n'était pas dans cette île-là, moi je

26:58
Locuteur

ne

26:58
Invité

l

26:59
Locuteur

'ai

26:59
Invité

jamais aimé, mais à l'époque il était assez manchoir, il faisait un certain nombre de grandes émissions, Thierry Ardisson.

27:04
Locuteur

Avant 2009. Avant 2009. Il est exclu en 2009. Là, on parle de 2013. C'est vrai que l'enquête

27:09
Locuteur non identifié

de Mediapart, elle le rapproche dangereusement de cette fédération de Seine-Saint-Denis du RN sur laquelle Jordan Bardella arrive et prend la main.

27:18
Invité

Non, mais cueillir des groupuscules qui n

27:20
Locuteur

'ont

27:20
Invité

jamais accepté la ligne de Marine Le Pen et la ligne de Jordan Bardella ou à une autre échelle, ce que je peux dire dans les médias avec fierté, c'est une évidence. Je n'arrive pas à croire que Mediapart puisse être abusé par ce genre de groupuscules. J'ai l'impression que tout ça, et

27:34
Locuteur

c

27:34
Invité

'est pour ça que Marine Le Pen a dénoncé une barbouzerie,

27:37
Locuteur

c

27:37
Invité

'est que tout ça me paraît complètement surréaliste.

27:39
Locuteur non identifié

Jordan Bardella a dit cet après-midi, c'est probablement le fait de personnes très puissantes. Moi, j'ai du mal à voir Alain Soral qui aujourd'hui ne représente plus rien, Dieu merci, dans le paysage français, comme une personne très puissante.

27:51
Locuteur

Attendez, avant de vous l

27:52
Présentateur

'épanouir, écoute Jordan Bardella, ce qu'il disait précisément sur cette histoire-là. Écoutez.

27:58
Locuteur non identifié

Soit Mediapart a monté cette manipulation et à ce moment-là, c'est très grave. Et vous le savez, j'ai déposé une plainte en diffamation. Soit Mediapart lui-même s'est fait enfumer par des gens derrière assez puissants qui ont intérêt à déstabiliser cette campagne présidentielle.

28:16
Locuteur

C

28:16
Locuteur non identifié

'est précis quand même.

28:17
Locuteur

C'est des

28:17
Locuteur non identifié

gens assez puissants.

28:19
Locuteur

Ça

28:19
Locuteur non identifié

veut dire quand même une... Non,

28:20
Invité

mais vous avez raison. Ça veut

28:21
Locuteur

dire qu'il

28:21
Locuteur non identifié

a un doute. Déjà, il a une...

28:23
Invité

Peut-être, il ne m'en a pas parlé,

28:25
Locuteur

il

28:25
Invité

ne

28:25
Locuteur

m

28:25
Invité

'en a pas fait état, mais peut-être Jordan sans doute a des informations que je n'ai pas. Mais moi, je répondais à une question sur les vengeances et tout. Moi, si vous voulez, j'ai été victime à titre personnel à une échelle beaucoup moins grave de tentatives de déstabilisation de venant ces groupes. Donc, je les connais bien.

28:41
Locuteur

C

28:41
Invité

'est vrai que pour les gens qui nous écoutent, qui sont dans la difficulté de pouvoir d'achat de logement ou qui s'inquiètent pour leurs enfants qui vont aller au lycée, tout ça paraît complètement surréaliste. Mais malheureusement, ça existe.

28:50
Locuteur

C

28:50
Invité

'est vrai que dans la réalité démocratique, comme le disait justement Mme Souradou, c'est marginal tout ça, heureusement. Mais en fait, comme ce sont des gens très violents, cette marginalité peut jouer un rôle démesuré dans la vie politique française parce qu

29:05
Locuteur

'ils

29:05
Invité

sont capables de violences. On a vu à

29:07
Locuteur

l

29:07
Invité

'assassinat de ce malheureux joueur de rugby à Rambourou. À Rambourou, excusez-moi. Je me félicite de la condamnation de son meurtrier. Donc,

29:16
Locuteur

ça peut avoir un rôle.

29:18
Invité

Loïc le Priol. Voilà, c'est-à

29:19
Locuteur

-dire que

29:19
Invité

des gens qui ne représentent absolument, et vous avez raison,

29:21
Locuteur

il

29:21
Invité

ne

29:21
Locuteur

faut

29:21
Invité

tous s'en féliciter absolument rien au niveau politique, absolument rien en termes de nombre de militants, peuvent avoir un drame soit à travers des tragédies, soit à travers des actions violentes ou des stabilisations, disproportionnées par rapport à ce qui représente...

29:33
Locuteur

Mais attendez,

29:34
Présentateur

pour préciser votre pensée, vous parlez tout à

29:37
Locuteur

l

29:37
Présentateur

'heure de cette racaille antisémite qui aurait été purgée. Je cite votre mot tout à l'heure. Vous considérez que ce sont ces gens-là qui auraient inventé des messages, monté de toute pièce tout ça et auraient fourni ça à Mediapart.

29:52
Locuteur

J

29:52
Présentateur

'essaie de comprendre ce que...

29:53
Locuteur

Ah non, non, je vais prendre si loin. Je dis que quand

29:54
Invité

on entend parler de dissension interne, ça ne peut pas être des dissensions internes actuelles, ça ne peut être que des règlements de compte qui viennent il y a 15 ans là-dessus.

30:01
Locuteur

Moi, je n'ai aucune information particulière. si les

30:03
Locuteur non identifié

messages sont authentiques pour compléter la question de Maxime.

30:06
Locuteur

Mais Maxime, on mettait pari en boutique. Qu

30:08
Locuteur non identifié

'est-ce que vous feriez si d'aventure,

30:10
Locuteur

il

30:10
Locuteur non identifié

y a en 2013, il

30:13
Locuteur

y

30:13
Locuteur non identifié

a plusieurs années, quand il avait 17 ans et 11 mois et tout juste 18 ans, si Jordan Bardella avait, dans des messages privés, dans son entourage de l'époque, si Jordan Bardella avait tenu de tels propos, comment vous traiteriez ça politiquement

30:28
Invité

? Je ne peux pas l'imaginer, monsieur. Je connais Jordan Bardella, c'est un ami depuis plus de 10 ans. Il n

30:34
Locuteur

'y

30:34
Invité

a aucun moment dans ma vie, à un moment, nulle part, où j'arrive à imaginer que cela soit possible.

30:40
Locuteur

Il

30:40
Locuteur non identifié

pourrait rester président du Rassemblement National ?

30:43
Invité

Une fois plus, je n'arrive pas à imaginer que ce soit quelque chose de possible,

30:46
Locuteur

de

30:46
Invité

probable, même de potentiel. Et le problème, c'est que je sais aussi comment fonctionnent mes adversaires politiques.

30:50
Locuteur

Je

30:50
Invité

ne

30:50
Locuteur

parle

30:50
Invité

pas des journalistes. Ce que je veux dire, c'est que si on commence à dire un truc, à dire oui, peut-être que tout ça va être manipulé par nos adversaires. Je ne l'imagine pas. Je crois totalement ce que dit Jordan Bardella. Et j'espère que cette triste affaire va finir très vite. Parce que, par ailleurs, moi, j'ai eu l'affaire du rat de France Inter. J'ai eu l'histoire, la nazification, machin. Il faut aussi qu'on arrive à parler des problèmes des gens.

31:16
Locuteur non identifié

Mais il y a quand même, hier, M. Bardella, quand il a répondu aux questions d'un confrère qui l'interviewait, il a dit j'ai ma petite idée sur l'origine de cette affaire, de cette histoire. Est-ce que cette petite idée, il vous a confié, il ne

31:33
Locuteur

vous

31:33
Locuteur non identifié

en a dit plus ? Est-ce qu'il vous a dit quelque chose ? Parce que ça, ça a quand même surpris tout le monde. Oui, mais je comprends votre question.

31:40
Locuteur

J'ai ma petite idée. Donc, ma petite idée, c'est là

31:42
Locuteur non identifié

que, d'ailleurs, beaucoup ont pensé, moi le premier, que ça pouvait venir de l'intérieur du parti.

31:49
Locuteur

Non,

31:49
Invité

mais franchement, je ne pense pas que ça vienne de

31:50
Locuteur

l

31:50
Invité

'intérieur du parti, mais effectivement, il a eu ses déclarations, vous avez montré une vidéo devant l'Assemblée nationale. Mais c'est vrai que quand vous êtes confronté, comment dire, à cette violence, à ces accusations, vous essayez de rationaliser, vous essayez de comprendre que

32:04
Locuteur

c

32:04
Invité

'est humain, c'est obligatoire. Moi, il se trouve que j'avais été agressé au couteau, j'ai toujours essayé, la justice n

32:12
Locuteur

'a

32:12
Invité

jamais trouvé le coupable, mais moi, j

32:15
Locuteur

'ai

32:15
Invité

ma petite idée. Alors, est-ce que je le sais ? Non. Vous

32:18
Locuteur

voyez

32:18
Invité

ce que je veux dire ? Quand vous vivez une violence, j'espère que vous n

32:21
Locuteur

'avez

32:21
Invité

jamais été victime de violence, je ne le souhaite à personne, mais vous qui connaissez bien ces dossiers, qui êtes un spécialiste des affaires judiciaires, vous avez déjà eu des victimes qui vous ont raconté ça. En fait, pour survivre à quelque chose de difficile, à une épreuve, si vous ne rationalisez pas, vous devenez dingue. C

32:40
Locuteur non identifié

'est l'impression aussi qu'on a eu hier, c'est vous, vous l'avez appris quand ? Parce qu'on a eu l'impression que lui...

32:45
Locuteur

À moi, je l'ai

32:45
Invité

appris avec l'article de Mediapart et le

32:47
Locuteur non identifié

tweet de riposte de M. Jordan Bardet. Parce qu'on a eu l'impression hier que Marine Le Pen, elle le découvrait à J plus 1, parce que lui,

32:54
Locuteur

il

32:54
Locuteur non identifié

est au courant depuis J plus 2.

32:55
Locuteur

Oui, alors,

32:56
Invité

je dois dire que je suis un peu en désaccord avec le commentaire journalistique là-dessus, parce que ce que dit Marine Le Pen dans cette conférence improvisée à Batimat, c'est qu'elle n

33:05
Locuteur

'a

33:05
Invité

pas lu l'article. Elle ne dit pas qu'elle n'était pas au courant.

33:07
Locuteur

Elle n'a

33:08
Présentateur

pas les détails. Visiblement, elle aurait été prévenue ce que vous lui dites. Elle aurait été prévenue avant. Elle a été prévenue le

33:12
Locuteur

dimanche.

33:12
Présentateur

Elle savait que quelque chose allait se passer.

33:13
Invité

Je ne sais pas, mais en tout cas, ce qu'elle dit dans cet extrait qui a été commenté et que j'ai revu avant de venir sur votre plateau, elle dit que

33:18
Locuteur

je

33:18
Invité

n'ai pas lu l'article.

33:19
Locuteur

Il

33:19
Invité

fait quand même 11 pages de mémoire.

33:20
Locuteur non identifié

Est-ce que vous avez lu la boîte noire de l'article ? Oui, j'ai tout lu, oui. Donc la boîte noire de l'article, c'est les 9 questions que Mediapart a envoyées à 14h32

33:27
Locuteur

dimanche

33:28
Locuteur non identifié

à Jordan Bardella. Oui. Dans les 9 questions, vous avez l'article. Parce que dans ces 9 questions,

33:32
Locuteur

il

33:32
Locuteur non identifié

y a la totalité des extraits qui sont reprochés

33:35
Locuteur

à Jordan Bardella. Vous assignez que Marine Le Pen

33:37
Invité

aurait eu ces 9 questions. C'est ça la question que

33:39
Locuteur

je vous pose. Non, mais moi, je n'ai aucune information là-dessus. Est-ce que dans l

33:40
Locuteur non identifié

'après-midi du dimanche,

33:42
Locuteur

il

33:42
Locuteur non identifié

envoie, d'après Mediapart, vers fin de journée, le dimanche, sa non-réaction ? Il fait un petit texte disant je réagis en ne réagissant pas. Je saisis mes avocats. Est-ce qu'à ce stade, Marine Le Pen était au courant ? Je n'ai aucune information là-dessus. Sincèrement, ce n

33:56
Locuteur

'est

33:56
Locuteur non identifié

pas du

33:56
Locuteur

tout. Je

33:57
Présentateur

reviens à Mediapart. Mediapart qui se plaint ce soir de la violence des mots au Rassemblement national contre le Média, les mots notamment de Jordan Bardella et de Marine Le Pen. On écoute ces mots-là.

34:08
Locuteur

Nous

34:08
Locuteur non identifié

sentons depuis, nous depuis plusieurs jours et je dirais de manière visible par le grand public depuis plusieurs heures, les prémices d'une guerre totale. C'est à Mediapart, je crois, qu'il va falloir dire d'enfiler son costard en Kevlar parce qu'il y aura évidemment une réponse à la manière dont il se comporte.

34:34
Présentateur

Les prémices d'une guerre totale enfiler son costard en Kevlar, Kevlar pour se protéger des balles. Mediapart dénoncé ce soir la violence sidérante des propos menaçants d'une grande gravité. Que doit craindre Mediapart de la part du RN ?

34:49
Invité

Non mais là, vous voyez, c'est vraiment la vieille technique de Pasqua. Donc c'est assez étrange que Mediapart soit pasquoyen ce soir.

34:54
Locuteur

C

34:54
Invité

'est créer une affaire dans l'affaire. C'est complètement surréaliste. J'étais à côté de Marine Le Pen, Jordan Bardella pendant ce discours. En fait, Marine Le Pen commence son discours en parlant de l'uniforme de Kevlar qu'on doit revêtir nous. Nous, parce qu'on est attaqués par eux, on ne pense pas que Mediapart va nous tirer dessus. Donc à la fin, elle conclut son discours en disant « eux aussi comme nous, doivent le mettre ». Ça ne peut pas être, comment dire, une menace puisque ça voudrait dire qu'on se menace nous-mêmes. Donc là, c'est la grande mauvaise foi de Mediapart avec

35:25
Locuteur

des députés de gauche. Est-ce

35:26
Locuteur non identifié

que c'était bien utile

35:27
Locuteur

? Oui, mais on peut

35:28
Invité

toujours essayer de dire

35:30
Locuteur

«

35:30
Invité

oui, le mot ».

35:31
Locuteur

Nous

35:31
Locuteur non identifié

sommes dans une démocratie, dire à

35:32
Locuteur

des

35:33
Locuteur non identifié

journalistes enfiler une veste dans Kevlar, c'est

35:35
Locuteur

-à

35:35
Locuteur non identifié

-dire pour vous protéger des balles.

35:36
Locuteur

Est

35:36
Locuteur non identifié

-ce que vraiment, c'était approprié

35:38
Locuteur

? Non, parce que là, excusez-moi, même si dans l'autre

35:40
Locuteur non identifié

sens, oui, mais

35:41
Invité

est

35:41
Locuteur

-ce que c

35:42
Locuteur non identifié

'était utile de toute façon

35:43
Locuteur

?

35:43
Invité

Non, mais c'est-à-dire que ça revient exactement à ce que je vous disais. Quand vous vivez une attaque et une très grande violence, vous réagissez avec des mots qui sont à la hauteur de l'épreuve que vous vivez. Marine Le Pen parlait d'elle-même, parlait de nous-mêmes qui devions revêtir ce Kevlar. Elle a élargi le propos en disant « puisque nous, on va le porter Mediapart aussi, mais une fois de plus, nous ne pensons pas que Mediapart nous tire dessus ». Donc tout ça, je trouve que ce n

36:07
Locuteur

'est

36:07
Invité

pas très, je ne parle pas de vous, mais que la réaction Mediapart n

36:10
Locuteur

'est

36:10
Invité

pas très intéressante. Et là, on voit bien que nos adversaires, parce que c'est parti d'un certain nombre de députés qui ont commencé à s'agiter de gauche, tout le monde, enfin franchement, je trouve que nos adversaires, depuis que Marine Le Pen se maintient à des niveaux très élevés au premier et au second tour et qu'eux n

36:22
Locuteur

'ont

36:22
Invité

pas de dynamique, voire régressent, sont dans une situation de panique et vraiment, des attaques

36:28
Locuteur

de plus

36:28
Invité

en plus surréalistes ou

36:30
Locuteur

vraiment des polémiques sur n

36:32
Invité

'importe

36:32
Présentateur

quoi. Mais par rapport à ça, il faut choisir son camp d'une certaine manière. Soit ça vient des adversaires politiques parce que Marine Le Pen est à 35 ou 36% dans les sondages, etc. Soit ça vient de la racaille antisémite que vous dénonciez tout à l'heure qui était au sein de votre parti.

36:48
Invité

Non,

36:49
Locuteur

mais

36:49
Invité

là, ces deux choses sont complètement différentes. Là, vous me parlez de réaction, comment dire, opportuniste de députés qui ont entendu la phrase de Marine Le Pen et qui commencent à faire des signalements, à dire, ah là là, on menace les journalistes, on va raconter absolument n'importe quoi. Ou alors d'ailleurs, eux-mêmes récupèrent l'article de Mediapart pour se donner des premiers prix de vertu. Quand on voit le comportement des insoumis pendant les élections municipales où M.

Mélenchon, je ne pense pas qu'il soit lui-même antisémite, utilise l'antisémitisme littéralement pour faire des voix, que tout le monde sait qu'il le fait, qu'il l'utilise pour faire des voix et que la gauche veut quand même se rassembler avec quelqu'un qui a fait ses propos pour faire des voix de manière totalement opportuniste de la pire des façons possibles, que tout le monde la utilise Mediapart pour commencer à se redonner des prix de vertu, tout ça devient

37:28
Locuteur

complètement

37:29
Invité

surréaliste. Mais d'ailleurs, dans une hystérie collective qui est assez inquiétante pour le débat public. Quelle réponse judiciaire allait-vous faire à Mediapart

37:37
Locuteur

?

37:38
Invité

Ah bah, la plainte a été déposée, l'avocat de Jordan Bardella s'est exprimé, et si... Elle avait

37:43
Locuteur

été

37:44
Locuteur non identifié

déposée encore, mais

37:44
Locuteur

enfin, encore. Ah

37:45
Invité

bon, on m'avait dit qu'elle avait été déposée. Jordan Bardella

37:47
Locuteur

dit que oui ce matin,

37:48
Présentateur

mais l'avocat hier soir était plus prudent, nous expliquions que

37:50
Locuteur

ça

37:50
Présentateur

va prendre un certain temps.

37:51
Invité

D'accord, on m'avait donné...

37:52
Locuteur

Mais Jordan Bardella dit que ça avait été

37:53
Invité

déposé ce matin. D'accord, mais à coup de pas, je n'avais pas vu certifiant que n'importe quel document ne peut être qu'un faux, il y aura finalement une flingue pour faux.

38:06
Locuteur

Mais

38:06
Présentateur

juste une chose, parce qu'à l'instant vous attaquiez Jean-Luc Mélenchon sur l'antisémitisme, etc. Quand on regarde ce que remue cette affaire au Rassemblement National, ce qu'elle fait réémerger comme discours, comme personnages qui ont gravité dans votre parti l'antisémitisme,

38:23
Locuteur

il

38:24
Présentateur

était là.

38:25
Invité

Ah mais la

38:25
Présentateur

vie de Marine

38:26
Locuteur

Le Pen, non mais la

38:26
Invité

vie, c'est très simple, vous savez moi...

38:28
Présentateur

Les Soral, etc. On

38:30
Invité

ne les a pas inventés. La vie de Marine Le Pen, son engagement politique, c'est d'avoir coupé et d'avoir purgé et d'avoir exclu tous ces gens.

38:37
Locuteur

Vous confirmez ça.

38:38
Invité

Mais qui d'ailleurs, comment dire, une fois plus, moi j'invite ceux que ça intéresse de voir la position de ces gens qui ont été exclus sur Marine Le Pen, qui est insulté, diffamé sur les réseaux sociaux en permanence. En permanence, vous pouvez aller voir sur les réseaux sociaux les groupuscules de l'extrême droite, néo-nazis, sauraliens, antisémites, toutes ces horreurs, comment dire, vomissent le nom de Marine Le Pen, l'attaque de tous les noms. Vous savez très bien qu'il

39:00
Locuteur

y a

39:00
Invité

aussi l'attaque sur tout l'entourage de personnes homosexuelles comme moi. Pareil, on est vomi en permanence par ces gens. Bon, donc si vous voulez, il

39:07
Locuteur

n'y

39:07
Invité

a aucune ambiguïté là-dessus. Le combat de Marine Le Pen, ça a été de rompre avec tout ça. Ça ne veut pas dire que ça n'a pas existé puisque si ça n'avait pas existé, il n'aurait pas rompu.

39:14
Présentateur

Vous dites qu'il

39:14
Locuteur

n'y a

39:14
Présentateur

aucune ambiguïté. Hier soir, sur ce plateau, Prisca Thévenot, député comme vous, rappelez ce qui vous est arrivé la semaine dernière ou sur scène, vous reprenez le travail rend libre. Je vais caricaturer le slogan nazi qu

39:25
Locuteur

'on

39:25
Présentateur

voyait au fronton des camps de déportation et vos adversaires vous disent «

39:29
Locuteur

Vous voyez, on en est toujours là.

39:31
Invité

» Mais vous voyez, ce qui est

39:32
Locuteur

assez intéressant

39:32
Invité

avec cette attaque,

39:33
Locuteur

c

39:33
Invité

'est que ça vient évidemment de groupuscules de gauche qui ont isolé une phrase, vraiment tous ceux qui ont regardé la vidéo.

39:38
Locuteur

D

39:38
Invité

'ailleurs, moi je tiens à remercier beaucoup les journalistes qui ont fait leur travail et 95% des journalistes ont clairement analysé, disant que c'était une manipulation et que mon propos n'était absolument pas une référence à ça. « Dieu merci ! »

39:51
Présentateur

Vous voyez ce que disent vos adversaires politiques

39:53
Locuteur

?

39:53
Invité

Oui, parce que c'est totalement de l'opportunisme sordide. C'est-à-dire que c'est triste. Et en fait, là-dedans, vous me recevez assez régulièrement, moi c'est quelque chose qui m'indigne. C'est-à-dire que la lutte contre l'antisémitisme, la lutte contre le racisme, la lutte contre l'homophobie ou contre la misogynie, toutes les discriminations, pour certaines personnes, c'est un slogan. C'est-à-dire que concrètement, qu'ont fait ces gens qui sont au pouvoir ou qui aspirent à l'être pour faire en sorte qu'il n

40:19
Locuteur

'y

40:19
Invité

ait pas de gamins qui soient déscolarisés parce qu'ils sont de confondus. Rien, ça s'aggrave. Tous les experts savent que ça s'aggrave. Maintenant, il

40:24
Locuteur

y

40:24
Invité

a des rapports sur l'homophobie. Tout le monde sait que ça s'aggrave. Donc en fait, il

40:27
Locuteur

y a

40:27
Invité

des slogans. C'est utilisé comme une arme politique. Le fond, je pense que ça touche tout le monde, c'est-à-dire la réalité de discrimination ou de violence qui augmente, rien n'est fait contre. Donc si vous voulez, cette dissension permanente, cette espèce de monde parallèle où vous avez pour lutter contre ces violences réelles pour les gens qui la subissent.

40:51
Locuteur

Des

40:51
Invité

gens qui, au quotidien, ont peur d'aller à l'école. Des gens qui, au quotidien, ont peur d'aller dans la rue. Ça, ça, voilà. Ils ne font rien. Et donc cette dissension permanente, cet appel au barrage, à une espèce de peur irrationnelle alors que concrètement, la réalité de ces discriminations, tout le monde s'en fout à part le Rassemblement National ou presque, ça devient très problématique et c'est aussi pour ça que vous avez des réactions, notamment des Françaises et des Français de confession juive qui expriment leur soutien à Jordan Bardella en disant qu

41:14
Locuteur

'on

41:14
Invité

n'en peut plus de ces manips.

41:15
Locuteur

Vous

41:15
Invité

ne pouvez pas dire qu'il n'y a que le Rassemblement National.

41:17
Locuteur

Je l'ai dit ou presque. Je

41:18
Invité

me suis auto

41:20
Locuteur

-corrigé.

41:21
Invité

Merci Jean-Philippe Tanguy.