JEAN-PHILIPPE TANGUY est l'invité de BFM TV !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 58 %Défensif 22 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 58 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:35OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous auriez pu défiler avec les fonctionnaires ?
- 1:14FerméeRéponse partielle
Si le RN arrive au pouvoir, supprimez-vous des postes de fonctionnaires ?
- 2:30FerméeÉludée
Avez-vous chiffré le nombre de postes de fonctionnaires supprimés ?
- 3:40OuverteRéponse partielle
En contrepartie, vous augmentez le point d'indice ?
- 4:30RelanceRéponse directe
Les fonctionnaires demandent une augmentation du point d'indice, vous refusez ?
- 7:39FerméeRéponse directe
Est-ce que vous auriez pu manifester avec les lycéens aujourd'hui ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:28PrésentateurChiffre
« 300 000 manifestants selon la CGT, 70 000 à Paris, 30 000 à Paris, selon la préfecture, dont 8 000 pompiers. »
- 0:47InvitéChiffre
« Les salaires réels, c'est-à-dire une fois qu'on enlève l'inflation, depuis 2020, mais plus profondément depuis 2005, au moment où le PIB par habitant a décroché dans notre pays. »
- 4:20InvitéPromesse
« Il y a des efforts à faire pour inciter un certain nombre de talents à s'engager pour le service public. »
- 9:14InvitéFait
« J'apporte mon soutien aux policiers qui ont été blessés. »
- 15:22InvitéFait
« Ce sont des propos ignobles et qui sont de la dérive anti-républicaine de M. Mélenchon depuis maintenant 12 ans. »
- 21:32InvitéChiffre
« Vous écoutez le Rassemblement National, selon les sondages, avec beaucoup de prudence et données gagnant, que c'est une rupture considérable pour un certain nombre de forces politiques. »
- 21:55InvitéFait
« M. Plenel est un militant, a toujours été un militant. Il a le droit de l'être d'ailleurs. »
- 24:52InvitéFait
« J'ai été accusé de quelque chose d'abominable la semaine dernière qui était complètement faux. »
- 25:37InvitéFait
« On peut imaginer tout et n'importe quoi, mais là, ça n'existe pas. »
- 26:44InvitéFait
« La racaille antisémite. »
- 28:03Locuteur non identifiéFait
« Soit Mediapart a monté cette manipulation et à ce moment-là, c'est très grave. »
- 30:48InvitéFait
« Je sais aussi comment fonctionnent mes adversaires politiques. »
- 34:50InvitéFait
« C'est vraiment la vieille technique de Pasqua. »
- 38:33InvitéFait
« Son engagement politique, c'est d'avoir coupé et d'avoir purgé et d'avoir exclu tous ces gens. »
- 39:08InvitéFait
« Il n'y a aucune ambiguïté là-dessus. »
- 39:46InvitéFait
« 95% des journalistes ont clairement analysé, disant que c'était une manipulation. »
- 40:22InvitéFait
« Tous les experts savent que ça s'aggrave. »
- 41:04InvitéFait
« La réalité de ces discriminations, tout le monde s'en fout à part le Rassemblement National ou presque. »
Temps de parole
- Invité65 %
- Présentateur14 %
- Locuteur non identifié5 %
- Locuteur non identifié 25 %
- ?4 %
- Locuteur non identifié 32 %
≈ 10,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
La suite de BFM, grand soir, merci d'être avec nous.
On
est en direct avec vous comme tous les soirs et avec notre invité. Bonsoir Jean-Philippe Tanguy. Merci d'être avec nous, député Rassemblement National de la Somme. Évidemment, dans une seconde, on reviendra sur les accusations de Mediapart contre Jordan Bardella. Mediapart qui certifie ce soir à 100% que les messages antisémites ont bien été écrits par le président du RN il y a 13 ans. Vous pourrez leur répondre, on les entendra, vous leur répondez dans un instant. Mais avant ça, la colère des lycéens, la colère des fonctionnaires. Et je commence avec les fonctionnaires, avec ces images de manifestations partout en France.
Aujourd'hui, 300 000 manifestants selon la CGT, 70 000 à Paris, 30 000 à Paris, selon la préfecture, dont 8 000 pompiers. Est-ce que vous auriez pu défiler avec eux
?
Oui, enfin pas avec la CGT, mais avec des fonctionnaires et des gens qui sont au service du public, qui ont des gros problèmes de pouvoir d'achat. Effectivement, les salaires réels, c'est-à
-dire
une fois qu'on enlève l'inflation, depuis 2020, mais plus profondément depuis 2005, au moment où le PIB par habitant a décroché dans notre pays. Les salariés sont considérablement appauvris, aussi bien au niveau des salaires que du pouvoir d'achat, c'est-à-dire que par rapport à l'inflation réelle que les gens subissent sur le logement, sur l'énergie, d'où les mesures de Marine Le Pen sur ces deux sujets qui sont au cœur de notre campagne. Comment rendre le logement moins cher ? Comment rendre l'énergie moins chère ?
Mais alors justement, je vous posais la question des fonctionnaires, parce que je n
'ai
toujours pas compris, si vous, arrivant au pouvoir, si le RN supprimez ou pas des postes de fonctionnaires
?
Si vous voulez, en fait, le terme supprimer des postes de fonctionnaires est en soi un leurre, parce que ce qu'il faut, c'est repenser l'État, supprimer deux échelons administratifs du millefeuille, reclarifier très clairement les compétences, supprimer par exemple la compétence générale pour les communes, et à ce moment-là, on peut supprimer, ne pas renouveler un certain nombre de postes de fonctionnaires. Et ce n
'est
pas la même mentalité, parce que partir sur le fait qu'il faille supprimer des postes sans repenser l'État, sans repenser les collectivités territoriales, sans repenser les missions, ça voudrait dire qu'il
y a
des gens aujourd'hui qui ne servent à rien. Or, personne ne sert à rien. Quels sont les échelons que vous supprimez ? Traditionnellement, chez les souverainistes, ça a toujours été supprimer la région et les intercommunalités. Aujourd'hui, vraiment, celles qui ont coûté extrêmement cher et qui sont parties complètement dans le décor, c'est les communautés d'agglomération, avec l'appropriation par une bureaucratie locale de pouvoir des maires,
ce
qui fait que les maires, d'ailleurs on a eu les sénatoriales, d'où le bon résultat du Rassemblement National auprès des maires ruraux, qui se sentent complètement désemparés et désappropriés de leur pouvoir.
Mais à la fin, il y a moins de fonctionnaires avec l'URN ?
À la fin, il y
a
moins de fonctionnaires ?
Il y aura moins de postes de fonctionnaires une fois que l'État sera réorganisé, oui.
Et est-ce que ça, vous l'avez chiffré, évalué ? Ça
a été
évalué, c'est Marine Le Pen et Jordan Bardella qui font des annonces, mais ce n'est pas une pudeur de gazelle. C'est vraiment très important de repenser l'État et les échelons avant, les agences aussi.
C
'est pour ça que quand on dit que le Rassemblement National veut supprimer la quasi-totalité des agences qui font doublon de l'État, ce n
'est
pas un élément de langage. On nous dit « oui, mais ça veut dire que vous n'allez effectivement pas renouveler ». Oui, on ne renouvelera pas, c'est pour ça que ça fait autant d'économies. Non,
parce
que vous dites en même temps, on ne dit pas, c'est là où pour moi votre message est ambigu, parce que vous dites qu
'on
ne dit pas qu'il
y a
certains fonctionnaires qui ne travaillent pas, ou qu'ils ne font rien, ou qu'ils seraient mal employés, etc. Mais en revanche, on dit « telle ou telle agence, elle ne sert à rien, les agences de l'État, on va les supprimer ». Ça revient à dire que les fonctionnaires ne travaillent
pour
rien. Ah non, c'est les missions qui ont été mal définies. Les personnes qui sont là-dedans, ils font leur boulot. À la commission de régulation de
l
'énergie, ils fixent un prix repère pour le gaz, et on considère que ça ne sert à rien, et ils le font. Ils fixent la tarification de l'électricité deux fois par an par rapport au prix de marché et par rapport aux subventions aux énergies renouvelables. Ils font ce travail, c
'est
juste que nous, on supprime toutes ces règles. C'est juste que des mauvaises missions ont été données à des organismes.
Et en contrepartie, vous augmentez le point d'indice
?
Ce sera annoncé par Marine Le Pen, mais il n
'y a
pas que le point d'indice. Parce que le point d'indice, c'est vrai que c'est une augmentation générale de tous les salaires, ce qui fait d'ailleurs que ce n
'est
pas fort connu, mais c'est comme ça que les salaires des députés
augmentent.
Par exemple, quand le point d'indice des fonctionnaires augmente,
le salaire des
députés et des sénateurs augmente. Donc, ce n
'est
pas forcément approprié. Par contre, des mesures catégorielles, revoir la grille des salaires profession par profession, les ingénieurs d'État sont mal payés, les agents pénitentiaires sont mal payés, à côté des fonctionnaires, vous avez des fonctions assimilées, comme les AESH qui font un travail
très difficile
pour l
'intégration.
Les
professeurs ?
Oui, les professeurs également, qui sont mal payés en début de carrière, même s'il y
a
eu un peu de progrès. Donc, à mon avis, l'effort, et c'est Marine Le Pen et Jordan Bardella qui l'annonceront le 6 octobre dans la présentation de la trajectoire budgétaire et du contre-budget, il y a des efforts à faire pour inciter un certain nombre de talents à s'engager pour le service
public,
qui est une noble mission. Vous avez commencé par dire que vous seriez prêt à défiler avec les fonctionnaires. En réalité, les fonctionnaires, là, ce qu'ils vous disent, et ce qu
'ils
disent à la France, c'est augmenter le point d'indice. Ça fait 8 ans sur 10, 8e année sur 10, qu'il n
'y
aura pas d'augmentation du point d'indice. Quand
ils
expliquent, la CGT en tête, qu'il
y
a une baisse du pouvoir d'achat, ce qui est réel de la part des fonctionnaires depuis toutes ces années, ils vous disent, allez-y. Et vous, vous nous dites ce soir, si je comprends bien, attention aussi aux finances de l'État, on ne pourra pas relever le point d'indice. Moi,
je trouve ça plus efficace d'augmenter des mesures catégorielles et de cibler les hausses, y compris d'ailleurs avec des ampleurs à la fin des enveloppes similaires à une hausse du point d'indice, c'est-à-dire autour de 2 milliards d'euros. Ces 2 milliards d'euros paraissent plus utiles ciblés sur des professions qui ont un vrai problème de pouvoir d'achat plutôt que d'augmenter les députés, les sénateurs, la Cour des comptes, des gens qui n'ont pas de difficultés. Mais si je reviens,
puisque
vous
supprimez deux échelons dans l'organisation de l'État, et on sait que c'est dans la fonction publique délocalisée, territoriale, qu'il y
a
eu le plus d'embauches, puisque je crois qu'il y a eu plus d'un million d'embauches en quelques 15 ans, là vous allez quand même réduire sacrément le mammouth, si vous me permettez l'expression
?
Oui,
mais
ces personnes font un travail. Par exemple, les intercommunalités, on leur a laissé prendre des compétences qui me paraissent exorbitantes. Je dis souvent, on a supprimé le garde-champêtre des communes pour créer un directeur de la communication. J'estime que faire de la communication au niveau d'une intercommunalité rurale, ça n
'a
pas beaucoup d'utilité. Le garde-champêtre, lui, avait une utilité, mais ce n
'est
pas la faute du directeur de communication. C'est-à
-dire
que si on veut réussir la réforme de l'État, si on veut réussir le plan d'économie que Marine Le Pen propose de 125 milliards net d'économie au terme des 5 ans, ce qui est considérable, ça n'a jamais été fait depuis le général de Gaulle et le plan PINER-EF, ça demande aussi du respect. Et ce n
'est
pas, si vous voulez, vous recevez souvent au forum BFM TV les personnes et des personnes qui peuvent être dans la fonction publique, ce n
'est
pas cosmétique. Avoir de la considération pour les gens, comprendre qu'ils sont dans une fonction qui peut-être eux-mêmes, d'ailleurs, ne les intéressent pas parce que les hommes et les femmes politiques en responsabilité ont fait ce choix et que ce n
'est
pas de leur faute et qu'ils n
'ont
pas envie de les stigmatiser, c'est du respect des citoyens et ça permet de faire une réforme qui fonctionne. Parce que là, si on continue, comme la fait Emmanuel Macron, François Hollande avant lui ou Sarkozy avant lui, des réformes qui frustrent, des réformes qui bloquent, des réformes qui énervent la société au lieu de trouver des solutions, on n'aura pas avancé.
Je note que parmi les élus RN qui passent sur ce plateau, vous êtes le premier à le dire « Oui, à la fin,
il
y
aura
moins de fonctionnaires avec nous si on arrive au pouvoir ».
Je
ne
suis pas le premier, mais on essaie d'être prudent sur la présentation des choses.
En tout
cas, vous êtes le seul à avoir dit « On coupera à l'âge, on assume ».
Je n
'ai
pas dit qu'on couperait à l'âge. Si vous l'avez dit. Non, les dépenses, pas les postes de fonctionnaires.
Les suppressions de certaines agences d'État.
On
coupera
à l'âge, on assume. Ah, pardon, les agences d'État
disparaissent par exemple. Je crois que c
'est
lié. Oui, vous avez raison, mais à la fin, ces postes seront aussi déployés ailleurs. Par exemple, dans la pénitentiaire, dans la queue de la petite enfance, pour les AESH où il y
a
des postes à pourvoir, il
y
a aussi des postes à pourvoir. C'est pour ça que raisonner comme ça, c'est un peu compliqué.
La colère dans les lycées, même question. On va voir ces images et on parlera dans un instant des violences, etc. Mais il y a évidemment des revendications lycéennes. On parlait des classes surchargées, des emplois du temps surchargés, du manque de profs, etc. Est-ce que vous auriez pu manifester avec les lycéens aujourd'hui ?
Non. Déjà, moi, j'ai un vrai problème fondamental, si vous voulez, au fait qu'il y
a
un droit de grève ou assimilé pour les lycéens, les mineurs, même les étudiants. Quand on est étudiant en lycée, on bénéficie d'un service public. C'est un privilège. Alors, je sais qu'aujourd'hui, on s'habitue à tout. Mais dans le monde, il y a des dizaines de pays et des centaines de milliers d'enfants, de jeunes, qui aimeraient avoir le privilège de pouvoir étudier gratuitement, dans de bonnes conditions, avec de bons professeurs, de bons établissements. Pas taisez-vous, parce que ce n
'est
pas ce que je veux dire. Mais pour moi, ce n'est pas un droit de ne pas aller à l'école et de se plaindre.
Vous n'avez jamais manifesté lycéen ?
Non, jamais. J'ai toujours trouvé ça grotesque. Et quand j'étais lycéen, je disais déjà cela. D'ailleurs, bon, j'avais de la chance, j'étais en RICAT. Donc, c
'est pour
ça que
je
n
'allais
pas me plaindre.
Vous dites dans
de bonnes conditions. Ce qu'eux dénoncent précisément, c'est parmi leurs revendications des classes surchargées, pendant la canicule, des classes à 45, parce que les bâtiments sont dans un état parfois absolument déplorables. Vous dites avec des bons professeurs, parfois des professeurs, il n'y
en
a pas, des cours qui ne sont pas remplacés. Vous comprenez quand même une part de
l'ordre désarroi.
Je n'ai pas dit, vous avez raison madame, que c'était parfait. Mais j'ai dit, ne pas considérer que quand on est lycéen, étudiant, une fois plus, une scolarité gratuite, y compris largement gratuite, des études supérieures, considérer que c'est comme un travail, moi, ça me choque.
C'est sur la force, c'est le droit
de...
Non, mais ça m'a toujours choqué. Et puis bon, par ailleurs, ça donne toujours lieu quasi systématiquement et on l'a vu à des dégradations insupportables. Moi, j'apporte mon soutien aux policiers qui ont été blessés. J'ai vu sur votre antenne que le ministre Nunez avait fait état de plusieurs jets d'acide chlorhydrique sur des policiers. C'est inadmissible. Et tout ça, je veux dire, au-delà des syndicats lycéens qui ne représentent sincèrement personne et qui sont souvent des officines de parti de gauche, l'attitude d'un certain nombre de députés, en particulier de la France Insoumise, mais pas seulement, est irresponsable.
Parler quand même d'action de soi-disant raciste quand on parle de la police républicaine et de l'intervention du gouvernement qui n
'est
pas le mien. C'est
ce
qu'a dit Jean-Luc Mélenchon. Oui, c'est insupportable. C'est insupportable parce que, évidemment, c'est faux. Et en plus, cela prouve que pour eux, la lutte contre le racisme n'est pas une juste cause, mais un moyen de faire des voix, un moyen de mettre de l'huile sur le feu.
Alors, attendez, on
entendra Jean-Luc Mélenchon. Je reviens à ce que vous dites. Vous trouvez grotesques ces manifestations de lycéens, d'étudiants, etc. Vous,
au pouvoir,
qu
'est-ce qui se passe ? Il
n
'y a
plus de manif de
lycéens et d'étudiants ? Ah, mais si, mais ils ont le droit. Mais on peut quand même aussi avoir, en tant que citoyen avec des futurs citoyens, leur dire que, moi, je n'accepte pas, si vous voulez, quand on bénéficie d'une éducation gratuite, qu'on vienne comme ça faire croire que ce serait naturel et qu'il n
'y
aurait jamais... Vous
savez,
il y
a
des droits et des devoirs. Moi, je trouve que c'est très choquant. Par ailleurs, systématiquement, ça évolue en blocage puisque je rappelle que l'origine de tout ça,
c
'est quand même des blocages de lycées. De quel droit ? On ne sait pas. De quel droit une minorité ou même une majorité, si c'était le cas, peut bloquer l'accès d'un lycée,
d
'un lieu d'études gratuit et républicain aux autres élèves qui n
'ont
pas à s'associer là-dessus ? Pour le coup, j'ai quand même connu un certain nombre de mouvements étudiants, notamment à Sciences Po Paris. C'est toujours une espèce de mini-dictature. Évidemment, vous avez des minorités parfois extérieures à l'école. D'ailleurs, visiblement, il y avait des gens extérieurs à un certain nombre d'établissements qui viennent, qui font la loi, qui intimident les autres, y compris avec de la violence, d'ailleurs, violence verbale, violence physique, intimidation, et qui imposent leur loi à la majorité ou une forte minorité des élèves qui n'ont pourras de venir à étudier. Pourquoi ? Parce que certains ont estimé qu
'ils
devaient s'approprier à un établissement public.
Il y a néanmoins, et c'est de l'avis de tous, et d'ailleurs, les résultats scolaires le montrent, il y a quand même un problème de moyens à l'intérieur de l'éducation nationale et dans les établissements publics, avec des professeurs qui ne sont pas remplacés quand ils sont absents, avec des ordinateurs, parce qu'aujourd'hui, il faut cette technologie qui ne sont pas toujours présentes. Est-ce que vous,
vous
estimez, est-ce que vous, au pouvoir, vous mettez le paquet sur l'éducation parce que vous estimez que c'est un des parents pauvres des services publics français ?
Oui, ça faisait partie de la réorganisation de l'État que je citais tout à l'heure.
C
'est vrai que, par exemple, les comptes de l'éducation nationale sont fausses depuis plusieurs années puisqu'en fait, on mélange le versement tout au parti des retraites, du surcoût des retraites des fonctionnaires de l'Éducation nationale sur le budget de l'Éducation nationale. Ce qui fait que le budget de l'Éducation nationale a l'air d'augmenter alors qu'en réalité, il régresse ou il stagne. Donc, ce n'est pas dit qu
'il
n'y
avait
pas de problème. J'ai dit que pour moi, la solution n'était pas les manifestations lycéennes, n'était pas l'occupation et le blocus d'établissement, il était encore moins les violences des débuts d'incendie où on a le maire de Saint-Denis. Alors, il paraît qu'il a voulu arrêter l'incendie donc je lui donne acte de cela. Par contre, il s'est fait applaudir, accueillir par des lycéens qui étaient en train de bloquer et d'exercer des violences contre
un établissement public. La
France Insoumise ou autre, on parlera des déclarations de Jean-Luc Mélenchon et de Bali Bakayoko dans un instant, mais la France Insoumise ou autre, ils ont droit d'être en soutien de tel ou tel
mouvement
? Ce n
'est
pas un soutien,
c
'est vraiment l'incitation à la violence. Les propos qui sont tenus sont de l'incitation à la violence, c'est des insultes de la diffamation envers la police de la République et c'est très grave. On voit bien d'ailleurs ce que ça produit, des incendies, des tentatives d'incendie. Je crois qu'il y
a
quand même eu un incendie qui a dégénéré dans un établissement. Voilà, et une fois plus, est-ce qu'il faut attendre un drame, qu
'on
ne souhaite pas évidemment et moi le premier, pour dire si on avait su, on aurait dû dire que les députés n'ont pas à attiser les violences. Les députés n'ont pas à attiser les
violences. Les
lycéens qui défilent, enfin qui manifestent, pardon,
sont manipulés ? Mais toujours, mais moi, il faut écouter, je ne suis plus tout jeune, je ne suis pas encore si vieux, je me souviens très bien comment ça se passait, il
y a
des agents provocateurs, des spécialistes de l'infiltration, des gens qui sont représentants lycéens comme je suis bonne sœur.
Pardon, ce que je ne comprends pas, c'est que vous dites dans le même mouvement d'une certaine manière, il y a des vrais problèmes,
il
y a des vrais problèmes de surcharge, de moyens, etc., et ils sont manipulés. On peut aussi reconnaître à ces jeunes qui peuvent avoir 15, 16 ou 17 ou 18 ans qu'eux voient les problèmes et décident de les dénoncer. Ils
voient
les mêmes problèmes que vous. Non mais, excusez-moi, M. Switek, moi je veux être très clair, si je me suis mal exprimé, je m'en excuse. Il y a d'un côté des violences, des blocages qui pour moi sont de la manipulation et sont insupportables, quelles que soient les revendications, même si vous êtes majoritaire, vous n'avez pas le droit de bloquer l'accès à quoi que vous sois, j'ai presque fini. Et de l'autre côté, des revendications qui pour moi ne nécessitent pas, la grève n'est pas légitime qu'on est lycéens, mais vous avez aussi des représentants des élèves dans les lycées et puis vous avez des parents d'élèves et des professeurs qui peuvent prendre la parole et puis surtout qui
ont
le droit de vote.
Volontairement, je vais me faire l'avocate du diable s'il n
'y
avait pas eu de blocage.
Est
-ce qu'on parlerait de la situation des lycéens, vous pensez ?
Ah moi je pense que oui. Moi je pense qu'il est tout à fait possible de se faire entendre pacifiquement si vous organisez des actions pacifiques ou si, je ne
sais
pas moi, tous les... Sincèrement. Comment ? Sincèrement. Oui, par exemple, je vais vous donner un exemple. Vous
pouvez
imaginer avec les réseaux sociaux, en plus c'est quand
même
beaucoup plus facile que quand j'étais jeune, que tous les délégués ou une majorité de délégués de ces lycéens se mobilisent, viennent à l'Assemblée nationale, discutent avec les élus. Il y a un milliard de façons de se faire entendre sans être dans la violence. Heureusement, heureusement, j'ose le croire.
Je voudrais qu
'on
écoute Jean-Luc Mélenchon qui était tout à l'heure à la manifestation parisienne des fonctionnaires et voici ce qu'il dit autour de ce qui se passe dans les lycées aujourd'hui.
Mobilisez-vous pour vous interposer face à la sauvagerie policière. Ceux qui tabassent nos enfants, ceux qui frappent, ceux qui insultent, ceux qui laissent libre cours à leur racisme vont bientôt nous retrouver sur leur chemin. Il n'y aura ni oubli ni pardon pour personne.
Ni oubli ni pardon pour ceux qui tabassent nos enfants pour les racistes dans la police. Comment vous réagissez aux propos de Jean-Luc Mélenchon
? Ce
sont des propos ignobles et qui sont de la dérive anti-républicaine de M. Mélenchon depuis maintenant 12 ans. Moi, je me souviens d'un M. Mélenchon 2012, même 2017. Alors évidemment, je n'étais pas d'accord avec lui, mais qui était sur une ligne souverainiste, républicaine de gauche. Maintenant, c'est quelqu'un qui attise les conflits dans ce pays, les tensions pour essayer de faire des voix sur tous les sujets. Tensions identitaires, tensions communautaires, tensions religieuses, tensions sociales. Il n
'a
pas un mot pour des policiers blessés. Il n'a pas un mot pour appeler à une action pacifique.
Il
est toujours dans le conflit. C'est la stratégie du coucou
?
Oui,
mais
du
coucou
avec un P, c'est-à-dire du coucou de la violence, des coups et des coups. C'est quand même des députés qui, d'ailleurs, régulièrement ont plus ou moins lié à des actions violentes ou à des propos violents ou des propos séduitieux.
Sa parole
est entendue parce que
si on regarde les
sondages, si on en croit,
les
sondages, pardon, et on les croit, ils continuent de progresser. Il y a une dynamique.
Notamment dans la jeunesse. Il
y a
une vraie efficacité de ce discours. Mais la radicalité, une forme d'appel à la violence, malheureusement, peut faire des voix, peut avoir un certain sujet. Ça vous fait peur
?
Moi, ça me fait peur, non, parce que je considère qu'on est dans l'action politique et qu'on doit combattre M. Mélenchon dans les urnes. Ce qui me fait parfois peur, c'est une certaine, pas une acceptation, parce qu'il est quand même très critiqué, y compris chez beaucoup d'hitorialistes. Et quand même, bon, il y a encore un consensus pour dire que la violence n'est pas tolérable. Mais parfois, je trouve que beaucoup s'habituent aux excès de M. Mélenchon et que parfois, il réussit à se présenter, comme je le dis souvent, un peu comme un papy nova, sympathique, qui finalement, il n
'est
pas si méchant. Vous savez, comme ce personnage de publicité, si, si, en fait, il est très méchant, il est très manipulateur. M. Mélenchon, moi, je ne
l'ai
jamais sous-estimé, je ne
vais
pas le faire d'ailleurs, c'est quelqu'un de très intelligent, qui a une vraie culture politique et sait très bien comment faire. C'est la vieille formation, l'Hombert-Pistroskiste, d'infiltration, d'eau souterraine, dans les mouvements sociaux, dans les entreprises publiques. Et puis après, tout ce petit monde converge et arrive à faire le
bordel. Jean
-Philippe Tanguy, je pense que le disait Alain St-Empréa, avec un certain écho, c'est-à-dire que ce que dit Jean-Luc Mélenchon, ce que vous dénoncez là, ce que dit Jean-Luc Mélenchon, fait écho à ce que pensent beaucoup de Français aujourd'hui.
Ah, mais moi, je ne dis pas qu'il ne fait pas écho, j'ai dit, puisque j'ai dit qu'il attisait des tensions qui existaient. Donc, ils existent, ils considèrent qu'elles existent. Mais vous savez,
moi,
je
ne vais
pas
faire
la grande pitié, mais bon, chez les souverainistes, ça fait des années, depuis, qui existent,
ont
un vrai contenu, c'est la ligne de renaissance nationale portée par Marine Le Pen. Il y a cette nouvelle France portée par Jean-Luc Mélenchon, je pense que ces deux concepts... Mais
vous
voulez que ce soit lui
? Non,
ce
n
'est
pas que je veux, c'est que je constate que M. Mélenchon a analysé une société française, s'est organisée pour aussi mettre de l'huile sur le feu d'un certain nombre de problèmes récurrents
à
la société française et qu'il existe et que ce qu'il dit existe dans notre pays. Moi, je pense qu'il faut le combattre politiquement, mais je ne le nie pas et que les autres forces de gauche sont complètement dépassées par ce phénomène parce que soit ils ne comprennent rien, soit ils n
'ont
pas mis en place l'organisation qui permet de prospérer dessus et que nous, de notre côté, l'analyse qu'a fait Marine Le Pen à partir de 2010 sur le besoin de renaissance nationale, de réappropriation de la patrie sur une ligne républicaine et la défense d'une ligne sociale qui correspond à ces fractures françaises en les résolvant par le haut, par des moyens pacifiques, par des moyens positifs, je pense que ces deux visions de la France doivent, comment dire, débattre entre elles et proposer aux Françaises et aux Français et que M. Macron, finalement, ça a été un peu une parenthèse.
Alors, d'une certaine façon, vous adoptez et vous reconnaissez que la notion de nouvelle France telle qu'elle est définie par Jean-Luc Mélenchon existe
?
Ah, moi, je pense que c'est un concept politique qui est redoutablement efficace. Je le regrette. Moi, je le regrette parce que je le combats. Je me doute que vous ne l'acceptez
pas.
Si, je l'accepte
parce que ça définit une certaine
réalité. Mais je ne l'accepte pas parce que ce n'est pas du tout ma tradition politique.
Ce
n
'est
pas du tout comme ça que je ressens le pays. Et surtout, je pense que la solution de M. Mélenchon est une solution à un projet de division. Puisque la nouvelle France s'oppose forcément à une ancienne ou à un présent, d'ailleurs, et que ça ne peut se résoudre que par la tension, la division, l'invective, une forme de tension entre les deux. Alors que la proposition politique de Marine Le Pen cherche à recouler la société française d'une renaissance et repartir sur de bonnes bases, voir ce qui était bien dans nos racines, les faire revivre, voir ce qui doit être nouveau et que c'est beaucoup plus
positif.
Jean-Philippe Tanguy, il faut revenir ce soir, évidemment, sur les accusations de Mediapart contre Jordan Bardella. On entendra dans une seconde la défense de Jordan Bardella. Mais je voudrais d'abord qu'on écoute ce soir Mediapart. Antoine Rouget,
en
l'occurrence, le journaliste co-auteur de l'enquête, ce matin face à Apolline de Malherbe, il
persiste
et il
signe.
L'authentification, elle passe par une authentification technique. On sait qu'à l'heure de l'IA, il faut qu
'on
soit très précautionné en tant que journaliste quand on manipule des matériaux comme des messages, comme des conversations, comme des mails. Donc on a vérifié d'un point de vue technique. Et puis il y a des sources humaines dans cette enquête. Et puis nous, nous avons aussi le contexte dans lequel ces écrits ont été rédigés par Jordan Bardella. Et c'est pour ça que nous sommes absolument formels quant au fait qu'il a bien été l'auteur de ses écrits. Évidemment, si on continue à être mis en cause sur le sérieux de notre travail, eh bien on authentifiera et on publiera les documents.
Message authentifié de manière indépendante, c'est ce que dit Mediapart qui ne dévie pas d'un iota. Est-ce que ça, ça commence à vous faire douter ce soir ?
Non, pas du tout. Je ne crois pas une seconde à ces accusations contre Jordan Bardella. Je lui renouvelle mon soutien et mon amitié parce que quand vous êtes diffamé et accusé de choses aussi épouvantables, humainement, c'est très dur. Bon, les hommes politiques et les femmes politiques ont le cuir épais, évidemment. Et puis on a des problèmes beaucoup moins graves que nos compatriotes qui ont de grandes difficultés au quotidien. Mais quand même, tout n'est pas acceptable. Et ce qui se passe contre Jordan Bardella est absolument odieux. Et bon, je lui accorde tout mon soutien. Je lui apporte tout mon soutien parce que j'imagine pour lui que
c
'est très difficile. Mais pour vous précisément, qu'est-ce qui se passe autour de Jordan Bardella aujourd'hui ? Je pense tout simplement que vous écoutez le Rassemblement National, selon les sondages, avec beaucoup de prudence et données gagnant, que c'est une rupture considérable pour un certain nombre de forces politiques et de forces parapolitiques, on va dire, comme Mediapart. M. Plenel est un militant, a toujours été un militant. Il a le droit de l'être d'ailleurs. La presse est libre et la presse d'opinion est libre dans ce pays et qui sont dans un combat contre le Rassemblement National.
D'ailleurs, je crois qu'ils sont en train de financer un film qui est aussi un film politique qui doit sortir pendant la campagne électorale contre le Rassemblement
National. Sauf
que ça, cette attaque-là, elle est à géométrie variable parce que vous, comme tous les autres élus RN, vous êtes arrivé de reprendre à votre compte un certain nombre de révélations de Mediapart pour attaquer vos opposants.
Ça vous est tous arrivé ? Vous écoutez, nul n'est pas refait, mais je n
'ai
pas l'impression qu'on l'ait particulièrement fait. Vous avez peut-être trouvé un exemple où ça
peut arriver.
J
'en ai, évidemment. J'en ai, sinon ce n'est pas drôle. Je vais vous donner
la date. 10 décembre 2021. Oui. Vous tweetez et votre tweet est basé sur, je vous cite, les révélations de Mediapart qui à l'époque concernent Valérie Pécresse. On est au moment de la primaire, etc. Je ne
vais
pas tout détailler ce soir. Mais voilà. C
'était
sur le chien Douglas ? C'était sur ceux qui avaient... Ce n'était pas sur le chien Douglas. Là, on fait de
l
'archéologie politique. Le chien. C'était sur un certain
nombre
de personnes qui avaient pu voter.
Ah, les faux
électeurs de la communauté asiatique parisienne ? Je préférais que ce soit vous qui le dites. Oui. C'est ça, ce n'est pas grave. Si c'est grave, enfin,
c
'est pas...
Non, mais ce n'est pas ça. C'est juste que précisément, à l'époque, vous vous appuyez à l'époque sur les révélations de Mediapart.
Moi, je n
'ai
jamais prétendu être parfait. Je ne le dirai jamais. Bien au contraire, je suis le premier à reconnaître mes erreurs. Mais ce que je veux dire par là, c'est
que
ce n
'est
pas la même gravité. C'est-à-dire accuser ou reprendre les faits que Mme Pécresse aurait gonflé le corps électoral d'une primaire.
Je
dis, moi, j'ai été à l
'UMP... C'est pas anodin non plus, pardon.
Non, mais si vous voulez, pour moi, si vous voulez, c'est presque une blague. Je vais vous dire pourquoi. Moi, j'étais à l'UMP avec M. Dupont-Aignan. Et la division, la scission entre l'UMP, entre M. Sarkozy et M. Dupont-Aignan, c'est après que M. Sarkozy ait eu un rendez-vous avec Dupont-Aignan, il a dit, « Mais alors, tu veux combien à
l
'élection ? Tu veux 7 ou tu veux 10 ? » Bon, donc si vous voulez... Ça a
été
dit mille fois, ça a été écrit 200 fois. Donc si vous voulez, moi, les magouilles de congrès, d'interne aux partis politiques, c'est pas la même... Permettez-moi de dire, c'est quand
même
pas la même chose que de se faire diffamer à partir de l'idéologie la plus barbare et la plus odieuse que la terre ait portée. Laurent
Valéguier ? Enfin, c'est pas la même gravité. Imaginez qu'un candidat aux élections cantonales soit confondu d'avoir écrit ce qui est les propos qui sont rapportés aujourd'hui et attribués à Jordan Patella, vous l'excluriez dans la journée.
Non, il y
a
toujours des enquêtes.
D
'ailleurs, ça nous a été reproché plusieurs fois, parce que parfois, on nous dit, « Oui, vous ne
l
'avez pas exclu immédiatement. »
Il y a toujours des enquêtes. Mais dans l
'éventualité d'une vérification des faits attribués à un candidat cantonal,
imaginons
que quelqu'un, qu'un de vos candidats ait écrit ça.
Il y a
toujours des enquêtes.
Non, mais à l'issue de l'enquête.
À l'issue de
l'enquête.
Mais là, il n
'y
a pas de faits.
Il
n
'y a
pas de faits.
Il
n
'y a
pas de documents. Il
n'y a pas de preuves. Oui, à ce
stade, non. Je
parle des propos qui lui sont rapportés.
Vous dites que
ce
n
'est
pas grave. Les propos qui lui sont rapportés sont graves. Ah non, je n'ai absolument pas dit que les propos n'étaient pas
graves. Vous avez dit que ce n'est
pas la même gravité. Non,
je parlais de pécresse. Oui, il n'y a pas de pécresse. Oui, il n'y a pas de pécresse. Mais là, les
propos dont on parle
sont d'une grande gravité.
Vous en convenez ?
Ce sont des propos odieux. C'est pour ça, d'ailleurs, que j'apporte mon soutien humain à Jordan Bardella. Parce qu'être accusé de tel propos, moi, à une autre échelle, j'ai été accusé de quelque chose d'abominable la semaine dernière qui était complètement faux. J'ai passé déjà un sale quart d'heure humain. Quand vous êtes tout seul
chez
vous et que vous vous regardez dans un miroir, il y
a
des moments, ce n
'est
pas facile. Désolé. Je ne
suis pas
là pour pleurnicher sur mon sort, mais ça existe. Moi, je ne
suis
pas un faux cul, donc je dis ce qui existe. Mais je vous dis que là, les propos pour nous sont imaginaires. Ça n'existe
pas. Mais imaginez que demain, Mediapart, qui parle d'une expertise, arrive avec un téléphone, un ancien téléphone, un ancien ordinateur, du matériel informatique, une clé USB, je ne sais quoi, expertisé par un expert et authentifié par un expert, attribuant ses propos, alors que ce soit des messages téléphoniques, des messages, des courriels, attribués à Jordan Bardella.
On peut imaginer tout et n'importe quoi, mais là, ça n'existe pas. Donc, ça n'existe pas. Et d'ailleurs, je l
'ai
trouvé, parce que j'étais très attentif aux déclarations des journalistes de Mediapart, notamment ce matin, que j'ai trouvé d'un ton un peu différent d'hier, dans le sens, oui, c'est surtout des sources humaines, les sources humaines, les sources humaines, les sources humaines. Si, c
'est
les sources humaines, c'est...
Non, il parle de messages authentifiés.
Oui, mais il y a beaucoup de sources humaines.
Il y
a
beaucoup de sources humaines et d'ailleurs,
ils
disent oui, si on ne
l'a
pas encore révélé, c
'est
qu'on doit protéger nos sources humaines. J'aimerais bien avoir la tronche des sources humaines. Si tant est que ça
existe, est-ce que vous pourriez imaginer que ce soit des règlements de compte en interne, interne et à votre partie ? Non, je ne crois pas.
Ou à des groupuscules qui ne tournent autour ? Non, mais ça a
été... Non,
mais
que dire des groupuscules...
Il y a bien des jalousies comme dans tous les partis chez vous. Non, mais c'est
deux choses différentes. Moi, les divisions internes, je n'y crois pas, puisque tout ça est monté en épingle depuis des semaines et des semaines. Par contre, qu'il y
ait
des groupuscules qui étaient exclus par Marine Le Pen, que j
'ai
bien connus aussi à Debout la République dans les années 2010, 2012, 2013... Une vengeance de dissidents ? Oui, des gens qui
ont
été exclus des dissidents, ça voudrait dire qu'ils ne
sont
pas tous eux-mêmes et qu
'ils
ne
se sont
pas contents. Des gens qui ont été purgés, exclus, qui méritaient de l'être et deux fois plus t'aucune. La racaille antisémite.
Est-ce que
j'ai appelé ce matin la racaille antisémite, la racaille soralienne que je connais très bien, malheureusement particulièrement.
Soraliel,
Alain Soral. Alain Soral. Qui a été au
Rassemblement National.
Oui, mais à une époque où il avait pignon sur rue,
où
il n'était pas dans cette île-là, moi je
ne
l
'ai
jamais aimé, mais à l'époque il était assez manchoir, il faisait un certain nombre de grandes émissions, Thierry Ardisson.
Avant 2009. Avant 2009. Il est exclu en 2009. Là, on parle de 2013. C'est vrai que l'enquête
de Mediapart, elle le rapproche dangereusement de cette fédération de Seine-Saint-Denis du RN sur laquelle Jordan Bardella arrive et prend la main.
Non, mais cueillir des groupuscules qui n
'ont
jamais accepté la ligne de Marine Le Pen et la ligne de Jordan Bardella ou à une autre échelle, ce que je peux dire dans les médias avec fierté, c'est une évidence. Je n'arrive pas à croire que Mediapart puisse être abusé par ce genre de groupuscules. J'ai l'impression que tout ça, et
c
'est pour ça que Marine Le Pen a dénoncé une barbouzerie,
c
'est que tout ça me paraît complètement surréaliste.
Jordan Bardella a dit cet après-midi, c'est probablement le fait de personnes très puissantes. Moi, j'ai du mal à voir Alain Soral qui aujourd'hui ne représente plus rien, Dieu merci, dans le paysage français, comme une personne très puissante.
Attendez, avant de vous l
'épanouir, écoute Jordan Bardella, ce qu'il disait précisément sur cette histoire-là. Écoutez.
Soit Mediapart a monté cette manipulation et à ce moment-là, c'est très grave. Et vous le savez, j'ai déposé une plainte en diffamation. Soit Mediapart lui-même s'est fait enfumer par des gens derrière assez puissants qui ont intérêt à déstabiliser cette campagne présidentielle.
C
'est précis quand même.
C'est des
gens assez puissants.
Ça
veut dire quand même une... Non,
mais vous avez raison. Ça veut
dire qu'il
a un doute. Déjà, il a une...
Peut-être, il ne m'en a pas parlé,
il
ne
m
'en a pas fait état, mais peut-être Jordan sans doute a des informations que je n'ai pas. Mais moi, je répondais à une question sur les vengeances et tout. Moi, si vous voulez, j'ai été victime à titre personnel à une échelle beaucoup moins grave de tentatives de déstabilisation de venant ces groupes. Donc, je les connais bien.
C
'est vrai que pour les gens qui nous écoutent, qui sont dans la difficulté de pouvoir d'achat de logement ou qui s'inquiètent pour leurs enfants qui vont aller au lycée, tout ça paraît complètement surréaliste. Mais malheureusement, ça existe.
C
'est vrai que dans la réalité démocratique, comme le disait justement Mme Souradou, c'est marginal tout ça, heureusement. Mais en fait, comme ce sont des gens très violents, cette marginalité peut jouer un rôle démesuré dans la vie politique française parce qu
'ils
sont capables de violences. On a vu à
l
'assassinat de ce malheureux joueur de rugby à Rambourou. À Rambourou, excusez-moi. Je me félicite de la condamnation de son meurtrier. Donc,
ça peut avoir un rôle.
Loïc le Priol. Voilà, c'est-à
-dire que
des gens qui ne représentent absolument, et vous avez raison,
il
ne
faut
tous s'en féliciter absolument rien au niveau politique, absolument rien en termes de nombre de militants, peuvent avoir un drame soit à travers des tragédies, soit à travers des actions violentes ou des stabilisations, disproportionnées par rapport à ce qui représente...
Mais attendez,
pour préciser votre pensée, vous parlez tout à
l
'heure de cette racaille antisémite qui aurait été purgée. Je cite votre mot tout à l'heure. Vous considérez que ce sont ces gens-là qui auraient inventé des messages, monté de toute pièce tout ça et auraient fourni ça à Mediapart.
J
'essaie de comprendre ce que...
Ah non, non, je vais prendre si loin. Je dis que quand
on entend parler de dissension interne, ça ne peut pas être des dissensions internes actuelles, ça ne peut être que des règlements de compte qui viennent il y a 15 ans là-dessus.
Moi, je n'ai aucune information particulière. si les
messages sont authentiques pour compléter la question de Maxime.
Mais Maxime, on mettait pari en boutique. Qu
'est-ce que vous feriez si d'aventure,
il
y a en 2013, il
y
a plusieurs années, quand il avait 17 ans et 11 mois et tout juste 18 ans, si Jordan Bardella avait, dans des messages privés, dans son entourage de l'époque, si Jordan Bardella avait tenu de tels propos, comment vous traiteriez ça politiquement
? Je ne peux pas l'imaginer, monsieur. Je connais Jordan Bardella, c'est un ami depuis plus de 10 ans. Il n
'y
a aucun moment dans ma vie, à un moment, nulle part, où j'arrive à imaginer que cela soit possible.
Il
pourrait rester président du Rassemblement National ?
Une fois plus, je n'arrive pas à imaginer que ce soit quelque chose de possible,
de
probable, même de potentiel. Et le problème, c'est que je sais aussi comment fonctionnent mes adversaires politiques.
Je
ne
parle
pas des journalistes. Ce que je veux dire, c'est que si on commence à dire un truc, à dire oui, peut-être que tout ça va être manipulé par nos adversaires. Je ne l'imagine pas. Je crois totalement ce que dit Jordan Bardella. Et j'espère que cette triste affaire va finir très vite. Parce que, par ailleurs, moi, j'ai eu l'affaire du rat de France Inter. J'ai eu l'histoire, la nazification, machin. Il faut aussi qu'on arrive à parler des problèmes des gens.
Mais il y a quand même, hier, M. Bardella, quand il a répondu aux questions d'un confrère qui l'interviewait, il a dit j'ai ma petite idée sur l'origine de cette affaire, de cette histoire. Est-ce que cette petite idée, il vous a confié, il ne
vous
en a dit plus ? Est-ce qu'il vous a dit quelque chose ? Parce que ça, ça a quand même surpris tout le monde. Oui, mais je comprends votre question.
J'ai ma petite idée. Donc, ma petite idée, c'est là
que, d'ailleurs, beaucoup ont pensé, moi le premier, que ça pouvait venir de l'intérieur du parti.
Non,
mais franchement, je ne pense pas que ça vienne de
l
'intérieur du parti, mais effectivement, il a eu ses déclarations, vous avez montré une vidéo devant l'Assemblée nationale. Mais c'est vrai que quand vous êtes confronté, comment dire, à cette violence, à ces accusations, vous essayez de rationaliser, vous essayez de comprendre que
c
'est humain, c'est obligatoire. Moi, il se trouve que j'avais été agressé au couteau, j'ai toujours essayé, la justice n
'a
jamais trouvé le coupable, mais moi, j
'ai
ma petite idée. Alors, est-ce que je le sais ? Non. Vous
voyez
ce que je veux dire ? Quand vous vivez une violence, j'espère que vous n
'avez
jamais été victime de violence, je ne le souhaite à personne, mais vous qui connaissez bien ces dossiers, qui êtes un spécialiste des affaires judiciaires, vous avez déjà eu des victimes qui vous ont raconté ça. En fait, pour survivre à quelque chose de difficile, à une épreuve, si vous ne rationalisez pas, vous devenez dingue. C
'est l'impression aussi qu'on a eu hier, c'est vous, vous l'avez appris quand ? Parce qu'on a eu l'impression que lui...
À moi, je l'ai
appris avec l'article de Mediapart et le
tweet de riposte de M. Jordan Bardet. Parce qu'on a eu l'impression hier que Marine Le Pen, elle le découvrait à J plus 1, parce que lui,
il
est au courant depuis J plus 2.
Oui, alors,
je dois dire que je suis un peu en désaccord avec le commentaire journalistique là-dessus, parce que ce que dit Marine Le Pen dans cette conférence improvisée à Batimat, c'est qu'elle n
'a
pas lu l'article. Elle ne dit pas qu'elle n'était pas au courant.
Elle n'a
pas les détails. Visiblement, elle aurait été prévenue ce que vous lui dites. Elle aurait été prévenue avant. Elle a été prévenue le
dimanche.
Elle savait que quelque chose allait se passer.
Je ne sais pas, mais en tout cas, ce qu'elle dit dans cet extrait qui a été commenté et que j'ai revu avant de venir sur votre plateau, elle dit que
je
n'ai pas lu l'article.
Il
fait quand même 11 pages de mémoire.
Est-ce que vous avez lu la boîte noire de l'article ? Oui, j'ai tout lu, oui. Donc la boîte noire de l'article, c'est les 9 questions que Mediapart a envoyées à 14h32
dimanche
à Jordan Bardella. Oui. Dans les 9 questions, vous avez l'article. Parce que dans ces 9 questions,
il
y a la totalité des extraits qui sont reprochés
à Jordan Bardella. Vous assignez que Marine Le Pen
aurait eu ces 9 questions. C'est ça la question que
je vous pose. Non, mais moi, je n'ai aucune information là-dessus. Est-ce que dans l
'après-midi du dimanche,
il
envoie, d'après Mediapart, vers fin de journée, le dimanche, sa non-réaction ? Il fait un petit texte disant je réagis en ne réagissant pas. Je saisis mes avocats. Est-ce qu'à ce stade, Marine Le Pen était au courant ? Je n'ai aucune information là-dessus. Sincèrement, ce n
'est
pas du
tout. Je
reviens à Mediapart. Mediapart qui se plaint ce soir de la violence des mots au Rassemblement national contre le Média, les mots notamment de Jordan Bardella et de Marine Le Pen. On écoute ces mots-là.
Nous
sentons depuis, nous depuis plusieurs jours et je dirais de manière visible par le grand public depuis plusieurs heures, les prémices d'une guerre totale. C'est à Mediapart, je crois, qu'il va falloir dire d'enfiler son costard en Kevlar parce qu'il y aura évidemment une réponse à la manière dont il se comporte.
Les prémices d'une guerre totale enfiler son costard en Kevlar, Kevlar pour se protéger des balles. Mediapart dénoncé ce soir la violence sidérante des propos menaçants d'une grande gravité. Que doit craindre Mediapart de la part du RN ?
Non mais là, vous voyez, c'est vraiment la vieille technique de Pasqua. Donc c'est assez étrange que Mediapart soit pasquoyen ce soir.
C
'est créer une affaire dans l'affaire. C'est complètement surréaliste. J'étais à côté de Marine Le Pen, Jordan Bardella pendant ce discours. En fait, Marine Le Pen commence son discours en parlant de l'uniforme de Kevlar qu'on doit revêtir nous. Nous, parce qu'on est attaqués par eux, on ne pense pas que Mediapart va nous tirer dessus. Donc à la fin, elle conclut son discours en disant « eux aussi comme nous, doivent le mettre ». Ça ne peut pas être, comment dire, une menace puisque ça voudrait dire qu'on se menace nous-mêmes. Donc là, c'est la grande mauvaise foi de Mediapart avec
des députés de gauche. Est-ce
que c'était bien utile
? Oui, mais on peut
toujours essayer de dire
«
oui, le mot ».
Nous
sommes dans une démocratie, dire à
des
journalistes enfiler une veste dans Kevlar, c'est
-à
-dire pour vous protéger des balles.
Est
-ce que vraiment, c'était approprié
? Non, parce que là, excusez-moi, même si dans l'autre
sens, oui, mais
est
-ce que c
'était utile de toute façon
?
Non, mais c'est-à-dire que ça revient exactement à ce que je vous disais. Quand vous vivez une attaque et une très grande violence, vous réagissez avec des mots qui sont à la hauteur de l'épreuve que vous vivez. Marine Le Pen parlait d'elle-même, parlait de nous-mêmes qui devions revêtir ce Kevlar. Elle a élargi le propos en disant « puisque nous, on va le porter Mediapart aussi, mais une fois de plus, nous ne pensons pas que Mediapart nous tire dessus ». Donc tout ça, je trouve que ce n
'est
pas très, je ne parle pas de vous, mais que la réaction Mediapart n
'est
pas très intéressante. Et là, on voit bien que nos adversaires, parce que c'est parti d'un certain nombre de députés qui ont commencé à s'agiter de gauche, tout le monde, enfin franchement, je trouve que nos adversaires, depuis que Marine Le Pen se maintient à des niveaux très élevés au premier et au second tour et qu'eux n
'ont
pas de dynamique, voire régressent, sont dans une situation de panique et vraiment, des attaques
de plus
en plus surréalistes ou
vraiment des polémiques sur n
'importe
quoi. Mais par rapport à ça, il faut choisir son camp d'une certaine manière. Soit ça vient des adversaires politiques parce que Marine Le Pen est à 35 ou 36% dans les sondages, etc. Soit ça vient de la racaille antisémite que vous dénonciez tout à l'heure qui était au sein de votre parti.
Non,
mais
là, ces deux choses sont complètement différentes. Là, vous me parlez de réaction, comment dire, opportuniste de députés qui ont entendu la phrase de Marine Le Pen et qui commencent à faire des signalements, à dire, ah là là, on menace les journalistes, on va raconter absolument n'importe quoi. Ou alors d'ailleurs, eux-mêmes récupèrent l'article de Mediapart pour se donner des premiers prix de vertu. Quand on voit le comportement des insoumis pendant les élections municipales où M.
Mélenchon, je ne pense pas qu'il soit lui-même antisémite, utilise l'antisémitisme littéralement pour faire des voix, que tout le monde sait qu'il le fait, qu'il l'utilise pour faire des voix et que la gauche veut quand même se rassembler avec quelqu'un qui a fait ses propos pour faire des voix de manière totalement opportuniste de la pire des façons possibles, que tout le monde la utilise Mediapart pour commencer à se redonner des prix de vertu, tout ça devient
complètement
surréaliste. Mais d'ailleurs, dans une hystérie collective qui est assez inquiétante pour le débat public. Quelle réponse judiciaire allait-vous faire à Mediapart
?
Ah bah, la plainte a été déposée, l'avocat de Jordan Bardella s'est exprimé, et si... Elle avait
été
déposée encore, mais
enfin, encore. Ah
bon, on m'avait dit qu'elle avait été déposée. Jordan Bardella
dit que oui ce matin,
mais l'avocat hier soir était plus prudent, nous expliquions que
ça
va prendre un certain temps.
D'accord, on m'avait donné...
Mais Jordan Bardella dit que ça avait été
déposé ce matin. D'accord, mais à coup de pas, je n'avais pas vu certifiant que n'importe quel document ne peut être qu'un faux, il y aura finalement une flingue pour faux.
Mais
juste une chose, parce qu'à l'instant vous attaquiez Jean-Luc Mélenchon sur l'antisémitisme, etc. Quand on regarde ce que remue cette affaire au Rassemblement National, ce qu'elle fait réémerger comme discours, comme personnages qui ont gravité dans votre parti l'antisémitisme,
il
était là.
Ah mais la
vie de Marine
Le Pen, non mais la
vie, c'est très simple, vous savez moi...
Les Soral, etc. On
ne les a pas inventés. La vie de Marine Le Pen, son engagement politique, c'est d'avoir coupé et d'avoir purgé et d'avoir exclu tous ces gens.
Vous confirmez ça.
Mais qui d'ailleurs, comment dire, une fois plus, moi j'invite ceux que ça intéresse de voir la position de ces gens qui ont été exclus sur Marine Le Pen, qui est insulté, diffamé sur les réseaux sociaux en permanence. En permanence, vous pouvez aller voir sur les réseaux sociaux les groupuscules de l'extrême droite, néo-nazis, sauraliens, antisémites, toutes ces horreurs, comment dire, vomissent le nom de Marine Le Pen, l'attaque de tous les noms. Vous savez très bien qu'il
y a
aussi l'attaque sur tout l'entourage de personnes homosexuelles comme moi. Pareil, on est vomi en permanence par ces gens. Bon, donc si vous voulez, il
n'y
a aucune ambiguïté là-dessus. Le combat de Marine Le Pen, ça a été de rompre avec tout ça. Ça ne veut pas dire que ça n'a pas existé puisque si ça n'avait pas existé, il n'aurait pas rompu.
Vous dites qu'il
n'y a
aucune ambiguïté. Hier soir, sur ce plateau, Prisca Thévenot, député comme vous, rappelez ce qui vous est arrivé la semaine dernière ou sur scène, vous reprenez le travail rend libre. Je vais caricaturer le slogan nazi qu
'on
voyait au fronton des camps de déportation et vos adversaires vous disent «
Vous voyez, on en est toujours là.
» Mais vous voyez, ce qui est
assez intéressant
avec cette attaque,
c
'est que ça vient évidemment de groupuscules de gauche qui ont isolé une phrase, vraiment tous ceux qui ont regardé la vidéo.
D
'ailleurs, moi je tiens à remercier beaucoup les journalistes qui ont fait leur travail et 95% des journalistes ont clairement analysé, disant que c'était une manipulation et que mon propos n'était absolument pas une référence à ça. « Dieu merci ! »
Vous voyez ce que disent vos adversaires politiques
?
Oui, parce que c'est totalement de l'opportunisme sordide. C'est-à-dire que c'est triste. Et en fait, là-dedans, vous me recevez assez régulièrement, moi c'est quelque chose qui m'indigne. C'est-à-dire que la lutte contre l'antisémitisme, la lutte contre le racisme, la lutte contre l'homophobie ou contre la misogynie, toutes les discriminations, pour certaines personnes, c'est un slogan. C'est-à-dire que concrètement, qu'ont fait ces gens qui sont au pouvoir ou qui aspirent à l'être pour faire en sorte qu'il n
'y
ait pas de gamins qui soient déscolarisés parce qu'ils sont de confondus. Rien, ça s'aggrave. Tous les experts savent que ça s'aggrave. Maintenant, il
y
a des rapports sur l'homophobie. Tout le monde sait que ça s'aggrave. Donc en fait, il
y a
des slogans. C'est utilisé comme une arme politique. Le fond, je pense que ça touche tout le monde, c'est-à-dire la réalité de discrimination ou de violence qui augmente, rien n'est fait contre. Donc si vous voulez, cette dissension permanente, cette espèce de monde parallèle où vous avez pour lutter contre ces violences réelles pour les gens qui la subissent.
Des
gens qui, au quotidien, ont peur d'aller à l'école. Des gens qui, au quotidien, ont peur d'aller dans la rue. Ça, ça, voilà. Ils ne font rien. Et donc cette dissension permanente, cet appel au barrage, à une espèce de peur irrationnelle alors que concrètement, la réalité de ces discriminations, tout le monde s'en fout à part le Rassemblement National ou presque, ça devient très problématique et c'est aussi pour ça que vous avez des réactions, notamment des Françaises et des Français de confession juive qui expriment leur soutien à Jordan Bardella en disant qu
'on
n'en peut plus de ces manips.
Vous
ne pouvez pas dire qu'il n'y a que le Rassemblement National.
Je l'ai dit ou presque. Je
me suis auto
-corrigé.
Merci Jean-Philippe Tanguy.