Mobilisation du 31 octobre, réponse du gouvernement aux lycéens, rassemblement à Trappes... Le "8h30 franceinfo" de Prisca Thevenot
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 30 %Défensif 25 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 72 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:47OuverteRéponse partielle
Comment on arrive à une telle improvisation à moins de 24h de la manifestation ?
- 1:28RelanceÉludée
Cette manifestation, on sait qu'elle doit exister depuis une semaine, au moins. Comment on en arrive là ?
- 2:10RelanceRéponse partielle
Est-ce qu'il y a une difficulté de la part du gouvernement à anticiper correctement ces manifestations dont vous-même vous dites qu'elles ont lieu désormais tous les samedis ?
- 3:13FerméeRéponse directe
Le droit de manifester n'est pas en danger ?
- 4:54OuverteRéponse directe
Sur ce risque-là, le ministre de l'Intérieur a souligné hier un risque très élevé autour des manifestations. Comment le gouvernement compte-t-il y répondre ?
- 6:42OuverteRéponse partielle
Justement, on va revenir aux revendications et peut-être aux moyens d'y répondre. 70 000 policiers, gendarmes mobilisés. Est-ce qu'on en est là ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:51Invité politiqueFait
« arrive à une telle situation après le 17 octobre, qui restera d'ailleurs un traumatisme. »
- 3:32Invité politiqueFait
« Est-ce qu'il y aura encore dans ces manifestations un troisième tour, excusez-moi de le dire ainsi, qui s'organise en amont de ces manifestations et qui empêche ces manifestations d'exister ? »
- 4:30Invité politiqueFait
« il y a un risque extrêmement élevé de débordements, de cases, de pillages et donc de violences et voire même de victimes de ces violences. »
- 5:30Invité politiqueFait
« Il y a clairement une crainte qui est exprimée et qui n'a pas à être cachée. Maintenant, l'enjeu, c'est être en capacité d'anticiper et de faire en sorte que le 17 octobre ne se reproduise plus. »
- 7:21Invité politiqueFait
« nos forces de l'ordre ne sont pas peut-être un peu sûrement fatiguées. Ils sont épuisés. »
- 9:58Invité politiquePromesse
« nous le disons avec Gabriel Attal, en réduisant l'écart entre le net et le brut. »
- 10:01InvitéChiffre
« vous proposez une hausse de 250 euros net par mois, vous appelez ça le droit au brut. »
- 10:50Invité politiquePromesse
« Système universel, part de capitalisation, liberté dans votre âge de départ. »
- 14:25Invité politiqueFait
« la jeunesse a été entendue. Je pense qu'elle a été entendue un peu tardivement et c'est ça aujourd'hui qui blesse un peu. »
- 14:54InvitéChiffre
« Un plan à 10 milliards, la création de 250 000 places à l'université, la fin de la sélection »
- 17:30Invité politiqueFait
« je pense à Pengo, je pense à sa famille, on a eu l'honneur de faire un hommage très triste et très fort à l'Assemblée nationale en présence de la famille. »
Temps de parole
- Prisca Thevenot56 %
- Invité18 %
- Présentateur10 %
- Invité 26 %
- ?5 %
≈ 19,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
France Info. Bonjour
Prisca Thévenot.
Bonjour.
Vous êtes avec nous ce matin pour ce 8.30 jour de mobilisation, acte 3 et maintien de l'ordre. On va en parler avec vous ce matin, avec d'abord cet imbroglio à Paris sur le parcours du cortège. Alors la CGT voulait manifester au cœur de la capitale, de la place de la Bastille à Nation. Le gouvernement s'y est opposé, préférant un cortège loin du centre-ville, sur les maréchaux entre les portes de Bagnolet et de Charenton, à l'Est. Le tribunal administratif avait donné raison à la CGT hier soir, mais ce matin, revirement, le Conseil d'État se range du côté du gouvernement et confirme l'interdiction de manifester en centre-ville aujourd'hui à Paris.
Comment on arrive à une telle improvisation à moins de 24 heures de la manifestation ?
On
arrive à une telle situation après le 17 octobre,
qui
restera d'ailleurs un traumatisme. Et d'ailleurs, quand je dis 17 octobre, je n
'ai
plus besoin de rappeler ce qui s'est passé. On le sait tous. C'est devenu une expression. C'est devenu une expression malheureuse et un traumatisme. Aussi bien pour les Parisiens, pour les habitants des différentes villes concernées, Limoges, par exemple, mais aussi pour les commerçants.
Marseille,
Lyon, il y avait eu plusieurs villes,
il n'y avait pas de la capitale qui avait été
touchée. Tout à fait, vous avez raison.
Mais
aussi pour les manifestants qui, du coup, ne se sont pas fait entendre et ont laissé place au bruit et au carnage des pilleurs et des casseurs.
Mais cette manifestation, on sait qu'elle doit exister depuis une semaine, au moins.
Oui,
oui, on le sait.
Il
y en a une autre qui est prévue dans quelques jours exactement. Le plus important, c'est que cette manifestation puisse avoir lieu. Et c'est ça qui est important.
Sauf qu
'aujourd'hui, ça désorganise un peu les syndicats qui ne savent pas vraiment où donner rendez-vous aux manifestants. C'est ce qu'ils reprochent au gouvernement.
Oui,
parce qu'il y a eu des recours sur recours et que ça se fait forcément quelques heures, quelques jours avant la date concernée.
Ce que je dois dire, c'est
que...
Ce
procès, cette critique en tout cas en impréparation, ce sentiment, c'était le même la semaine dernière jusqu'au dernier moment. On ne savait pas où le cortège aurait lieu à Paris. Comment on en arrive là ? Est-ce qu'il y a une difficulté de la part du gouvernement à anticiper correctement ces manifestations dont vous-même vous dites qu'elles ont lieu désormais tous les samedis
? Oui, mais je le dis et je le redis encore par exemple sur la date du 17 octobre. Il y a eu un défaut d'anticipation. Ce n
'est
pas simplement moi qui le dis, c'est les faits qui le rappellent. Et d'ailleurs, ça a été rappelé par les différents ministres qui sont venus, je crois, à votre micro et à d'autres micros.
Mais c'était il y a qu'un jour.
Il ne
faut
pas nier la réalité. Maintenant, ce qu'il faut pouvoir regarder, c'est arrêtons d'opposer les libertés entre elles. Et là, je le dis, en dehors d'une position de parlementaire, gouvernement, etc., ce n
'est
pas le sujet. On est dans un pays où les libertés ne doivent plus s'opposer entre elles. Aujourd'hui, il y aura des manifestations. Ces manifestations, elles ne sont pas condamnées. Elles doivent pouvoir exister pleinement au regard des revendications qui doivent pouvoir être entendues et auxquelles il peut y avoir des réponses politiques et pas que. mais aussi la liberté de pouvoir circuler librement dans son pays et de ne pas avoir peur de le faire, de pouvoir ouvrir son commerce, de pouvoir emmener ses enfants au stade, de pouvoir aller et venir normalement.
Le droit de manifester n'est
pas en danger
?
Je ne le souhaite pas. Mais tout comme le droit de commercer, tout comme le droit de se déplacer. Et depuis là, quelques temps, on est en train d'opposer les libertés entre elles, voire même de les hiérarchiser. Et c'est pour ça qu'il est important de pouvoir dire quels sont les enjeux. Et aujourd'hui, l'enjeu, ce n
'est
pas est-ce qu'on a le droit de manifester ou pas ? C'est est-ce qu'il y aura encore dans ces manifestations un troisième tour, excusez-moi de le dire ainsi, qui s'organise en amont de ces manifestations et qui empêche ces manifestations d'exister ? C'est intéressant ce que vous dites
sur l'opposition des différents droits parce que la décision du tribunal administratif d'autoriser la CGT à manifester dans le cœur de Paris était motivée, je cite, par une grave atteinte à la liberté de manifester. Et la décision du Conseil d'État ce matin souligne le risque de commission, de pillage et de dégradation. Ce n
'est
pas antinomique ? Ces deux points de vue se contredisent en
tout cas aujourd
'hui
sur
le défilé parisien. Ce n'est pas antinomique. En tout cas pour moi et selon ma grille de lecture, permettez-moi. Il faut pouvoir manifester et d'ailleurs les manifestations auront lieu. La question c
'est
l'organisation de ces manifestations au regard, vous l'avez dit, des cortèges qui doivent pouvoir s'organiser correctement pour pouvoir être entendus. C'est encore ça le sujet.
Mais
cela ne va pas en opposition avec le fait de signaler, à très juste titre, qu'il y a un risque extrêmement élevé de débordements, de cases, de pillages et donc de violences et voire même de victimes de ces violences. Et quand je parle de victimes, je parle de personnes. Et donc ça, ça doit être pouvoir regarder. Enfin, encore une fois, je crois qu'on est assez clair, je pense, tous ici et quels que soient les partis politiques ailleurs, de se dire que l'enjeu, c'est qu'il n
'y
ait pas de cases, de pillages et, je le redis encore, de violences faites sur les uns et sur les autres.
Alors justement, sur ce risque-là, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, a souligné hier un risque très élevé autour des manifestations. On l'écoute.
C
'est une journée à très haut risque et nous y répondrons avec la plus grande fermeté. Et croyez-moi, je suis déterminé, mais ce sont l'ensemble des forces de sécurité intérieure de ce pays qui le sont également. On ne peut pas tolérer le désordre, surtout quand il se connote d'une dimension insurrectionnelle. Vous sentez une fébrilité, vous, de la part du gouvernement, encore aujourd
'hui
? Je
ne
sais
pas si le mot fébrilité est le mot adéquat, mais oui, une crainte. Il y a clairement une crainte qui est exprimée et qui n'a pas à être cachée. Maintenant, l'enjeu, c'est être en capacité d'anticiper et de faire en sorte que le 17 octobre ne se reproduise plus. Je le redis encore, ça reste un traumatisme, un traumatisme sur la journée en tant que telle, sur les jours qui ont suivi et sur notre capacité à dire que oui, dans notre pays, nous pouvons avoir ce droit de manifester qui n'entravent en rien les libertés des autres et que les revendications puissent être entendues. Ce qui n'a pas été le cas le 17 octobre. Mais
Prescat-Evno, ce qui est surprenant dans les prises de parole de Laurent Nunez ces dernières heures, c'est de souligner qu'il y a des violences, je le cite, des violences comparables au 17 octobre. Ça veut dire que ce qui s'est passé le 17 octobre, et je cite là encore Laurent Nunez, qui avait dit qu
'il
y a eu une perte de contrôle, ça pourrait de nouveau arriver.
J
'espère que le gouvernement, du coup, ne va pas perdre le contrôle pour reprendre vos mots aujourd'hui. C'était
les mots de
Laurent
Nunez.
Voilà, je reprends les mots qui ont été repris et dits par Laurent Nunez. Je ne
suis
pas en train là de faire de la petite phrase ou quoi. En fait, à
un
moment, ça suffit. On a le droit, encore une fois, de manifester dans notre pays, mais on a le droit de le faire sans que ça vienne à l'encontre des autres droits fondamentaux dans notre pays. Je le dis, le droit de commercier, le droit d'aller et venir, le droit de vivre tout simplement. Et surtout, j'ai envie de vous dire,
qu
'on puisse parler de revendications de ces manifestations. Alors
justement, on va revenir aux revendications et peut-être aux moyens d'y répondre. Juste un mot quand même sur les moyens, 70 000 policiers, gendarmes mobilisés. On se rend compte que les moyens parfois sont restreints. C'est ce que disent aussi les policiers qui ont une certaine fatigue. Ils le disent, ils l'expriment. Gabriel Attal, votre candidat, propose, pour avoir plus de policiers sur le terrain, je le cite, avant que le chaos s'installe, moins de contrôle de vitesse. Est-ce qu'on en est là ? Aujourd'hui, en France, on n'a plus les moyens d'assurer en même temps la sécurité sur la route et les manifestants
? Non,
ce n
'est
pas dit comme ça. C'est simplement rappeler quelles sont les priorités. Ce que vous venez de proposer, ce que vous venez de rappeler de la part de Gabriel Attal, ça a été au lendemain du 17 octobre. Et oui, je vous le dis assez simplement, nos forces de l'ordre ne sont pas peut-être un peu sûrement fatiguées. Ils sont épuisés. Ça fait des semaines et des mois, parce que là, on parle des manifestations, mais on a eu aussi les enjeux de secours et de feu pendant l'été, où nos forces de l'ordre et de secours étaient aussi mobilisées, et que de semaine en semaine,
eh
bien oui, la fatigue se fait ressentir.
Mais
Priscatisno, la France est un pays dans lequel, aujourd'hui, on doit choisir entre assurer la sécurité sur nos routes ou la sécurité dans les centres-villes lorsqu'il y
a
des manifestations.
On
ne devrait pas, mais on va se redire le mot, 17 octobre
?
Enfin, un moment.
Mais le sujet n'est pas que ça, aujourd'hui. Il y a des effectifs qui
ont diminué, aussi, au fil des années.
Non, non, les effectifs ont été... Non, je vais vous le dire assez simplement...
Je ne parle pas
forcément que de vous, mais de parler
du gouvernement avant. Je
crois qu
'on
se trompe de combat, là. Je ne
suis
pas là pour parler de moi. Je ne
suis
pas là pour défendre un bilan qui n
'est
plus le mien depuis 2024.
Je
suis là pour parler pour mon pays.
Et
je vous le dis de façon très tranquille, on doit commencer aussi à regarder ce qu'on veut pour notre pays. Et arrêter d'opposer les libertés entre elles, et arrêter d'opposer celles et ceux qui nous protègent et nous secourent au quotidien. Et je ne suis pas là pour venir pointer du doigt un tel ou une telle, mais simplement dire, oui, on doit pouvoir manifester. Oui, on doit pouvoir assurer le maintien de l'ordre dans sa globalité, en dehors même des manifestations au quotidien. Et oui, on doit pouvoir dire qu'à un moment, nos forces sont restreintes et fatiguées. On ne
va
pas commencer à simplement dire qu'on doit augmenter les forces de l'ordre en permanence tous les week-ends pour assurer des manifestations qui laissent place aussi à d'autres choses que des revendications, c'est-à-dire des personnes qui viennent là, non pas pour manifester, mais pour casser, piller, dégrader, violenter. Et je le dis, pardon, sans prendre à nos forces de l'ordre de façon très explicite. Prisca Tevno,
sur les revendications, mobilisation sociale donc aujourd'hui, notamment sur le problème de pouvoir d'achat, est-ce qu'il faut augmenter les salaires ? Le gouvernement étudie une hausse du SMIC, est-ce que c'est une bonne
piste ? Est
-ce qu'il faut pouvoir augmenter les salaires ? Je souhaite beaucoup de courage à quelqu'un qui dirait non.
La question c'est aussi comment, et comment on s'y prend et
comment on finance. Merci. Donc oui, il faut pouvoir le faire. Maintenant la question c'est comment on s'y prend, et je pense qu'on ne doit pas être là dans la petite mesure slogan ou marketing, sans regarder les conséquences. C'est notre rôle en tant que responsable politique. Et donc là sur ça, vous parliez tout à l'heure de Gabriel Attal, je vais vous dire, nous notre démarche avec Gabriel Attal, ce n
'est
pas simplement regarder le SMIC, parce qu'on sait que sinon il y a une tendance à la SMICardisation de notre société.
Mais est-ce que déjà
c'est une
bonne
piste,
c
'était ma question ?
Est-ce que le
fait
que le gouvernement veuille augmenter le SMIC, c'est une bonne chose ? Quelles sont les conséquences derrière sur l'emploi ? Quelles sont les conséquences derrière sur l'emploi
? Le patronat dit que c'est plus de charges.
Voilà, on y vient. Donc nous notre démarche elle est assez simple, c'est de dire oui il faut pouvoir augmenter les salaires, et nous le disons avec Gabriel Attal, en réduisant l'écart entre le net et le brut. Vous vous proposez une hausse
de 250 euros net par mois, vous appelez ça le droit au brut. Pour faire simple, en effet vous voulez baisser les cotisations, mais si je vous comprends bien, et pour que ce soit intelligible, vous proposez un meilleur salaire à la fin de chaque mois, mais avec moins de protection sociale ?
Justement pas. Une meilleure
paye, mais moins de droits au chômage ? Il manque
juste un petit passage
dans... Compléter alors. Voilà, je vais me permettre de
compléter, en acceptant de faire ce qui est devenu un gros mot dans notre pays depuis 2024, des réformes.
Je
suis désolée, si à chaque fois on commence à mettre des coups de sparadrap et des coups de ristourne dans notre modèle social, c'est ça qui les met en
danger dans notre modèle social. Mais la réforme, en clair, c'est
modifier le modèle social. C'est que le modèle social coûte moins cher. Mais c'est que le modèle social soit enfin vertueux.
Il
faut pouvoir réformer notre modèle de financement de système de retraite, en remettant complètement à plat. Système universel, part de capitalisation, liberté dans votre âge de départ. Le modèle aussi de réforme de l'assurance chômage, c'est pas dire attention, on va pointer du doigt celles et ceux qui ont des coups durs dans leur carrière, mais regardez le modèle tel qu'il existe aujourd'hui. Et bien quand vous faites ça, vous protégez notre modèle social et vous faites en sorte, en même temps, de réduire la part entre le net
et le brut.
Mais pour me répondre clairement,
ça
veut dire
un meilleur salaire,
plus clairement, pardon, j'ai peut-être pas tout bien compris. Un meilleur salaire, mais moins droit au chômage, en clair. Ça peut être quelque chose que vous proposez, que vous
assumez. C'est pas moins de droit au chômage,
c'est mieux de droit au chômage. Parce qu'aujourd'hui, vous le savez très bien, c'est que nous avons une capacité à regarder les choses en se disant simplement si on veut réformer le système de chômage, c'est qu'on est contre les chômeurs et qu'on veut les précariser. Au contraire, la plus grosse précarité pour quelqu'un qui est au chômage, je ne
sais
pas si vous l'avez déjà été, moi je l
'ai
déjà été, la plus grosse des précarités quand on est au chômage, c'est d'être au chômage. Donc il faut permettre le retour au travail quand cela est possible, le plus rapidement possible
et donc l'accompagnement. Il y a aussi besoin de la
sécurité pour pouvoir trouver un
endroit
à
nouveau. Et je n'ai pas dit l'inverse. Et
je n'ai pas dit l'inverse.
Députés Ensemble pour la République, vous restez avec nous dans quelques instants.
On
poursuit ce 8.30, on va parler d'autres revendications, celles des lycéens qui sont aussi dans les cortèges aujourd'hui. Ce sera après le rappel de l'actu avec Diane Ferschit.
Le
Conseil d'État valide ce matin le parcours de la manifestation parisienne voulu par la préfecture entre les portes de Charenton et de Bagnolet en périphérie de la capitale. Le Conseil d'État qui annule ainsi la décision rendue hier par le tribunal administratif de Paris. Il avait lui autorisé le parcours proposé par les organisateurs de Bastille à Nation. Au total, dans toute la France, les autorités disent s'attendre à 150 défilés, 70 000 policiers et gendarmes sont déployés. Plusieurs milliers de personnes réunies à Trappes hier soir contre le racisme et l'islamophobie.
Rassemblement, une semaine après l'attentat qui a fait un mort et sept blessés, l'avocat d'une des victimes annonce le dépôt d'une plainte contre Jordan Bardella, Marine Le Pen ainsi que la chaîne CNews pour association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un crime d'atteinte aux personnes. A Clermont-Ferrand, une personne en garde à vue après la découverte ce matin de trois corps dans les décombres d'un immeuble ravagé par un incendie. C'était dans la nuit de jeudi à vendredi. Pour le parquet, les premiers éléments de l'enquête peuvent laisser penser à une origine criminelle du feu. Le début de la neuvième journée de Ligue 1 de foot et Paris écrase le Havre.
5 à 1 pour le PSG qui creuse l'écart en tête du championnat. Aujourd'hui, une rencontre à suivre. Trois accueils, le Mans est à 20h45.
France
Info
Le
8.30 France Info, Camille Girère, Benjamin Fontaine.
Prisca Thévenot, députée Ensemble pour la République et membre de la campagne de Gabriel Attal, vous êtes notre invité ce matin du 8.30 France Info. On parlait à l'instant des revendications contre la vie chère. Il y a aussi dans les cortèges aujourd'hui les revendications des lycéens. Ils sont censés retourner en cours lundi, mais les propositions du gouvernement ne semblent pas calmer la colère de la jeunesse. Que faut-il proposer de plus
? Là,
je pense qu'il y a surtout un problème de méthode sur le démarrage de l'écoute et de l'entente et de la prise en compte de ces revendications.
Réponse politique trop tardive de la part du gouvernement
?
Oui. Je veux dire, ce
n
'est pas grave de le dire, c'est reconnaître les choses telles qu'elles sont parce qu'après que ces manifestations aient eu lieu et puissent être entendues, il y a eu des réponses qui ont été apportées, notamment sur Parcoursup, notamment sur les professeurs et le monde éducatif dans sa globalité et dans la prise en compte du budget et un certain nombre de revendications qui ont été entendues et dont les réponses ont été apportées. C
'est ce qu'a dit Emmanuel Macron,
la jeunesse a été entendue.
Oui,
la jeunesse a été entendue. Je pense qu'elle a été entendue un peu tardivement et c'est ça aujourd'hui qui blesse un peu sur les enjeux et quand moi j'entends les différentes revendications maintenant qui sont exprimées au travers des médias, on voit plusieurs jeunes et pas que des jeunes d'ailleurs venir dans les médias expliquer
des
lycéens et des étudiants. Voilà, leurs revendications. Les choses ont changé un peu.
On
est sur des revendications plus partisanes politiques et je ne
fais
pas de morale, je le dis simplement. Un
plan à
10 milliards, la création de 250 000 places à l'université, la fin de la sélection, ça ressemble à une impasse politique ?
Non, attention, parce que je pense que l'enjeu, ce n
'est
pas de répondre à tout par oui. La fin de la sélection, par exemple, ça veut dire quoi concrètement
? Ça
veut dire que si vous n'êtes pas bon en maths ou pas bon en sciences, ça peut arriver. Il y
a
des gens très bien qui sont plus littéraires que scientifiques mais qui veulent absolument aller sur des filières scientifiques. Alors, on va leur dire oui, bien sûr, vas-y. Tu vas passer la première barre qui est la barre de l'inscription mais tu vas échouer en première année.
Donc, pour vous, la sélection est
obligatoire, nécessaire ?
Mais la sélection fait partie de la vie. Je suis désolée. À un moment, il ne faut pas mentir aux jeunes. Ce n
'est
pas les préparer à la vie, ça. Il faut simplement mieux les préparer au cours de leur filière et de leur parcours académique et donc avoir une capacité d'orientation beaucoup plus forte au moment du collège. Et c'est ce que nous défendons notamment avec Gabriel Attal, la refondation entière du collège pour avoir cette capacité à ne pas voir des jeunes glisser d'année en année avec des lacunes qui les tanguent sur des filières complètement bouchées et au final, on aura ce qu'il dénonce d'ailleurs, très justement, des jeunes chômeurs qui sortent tout juste pour le temps de profils académiques
extrêmement forts. Mais on voit la
difficulté parce que ce n
'est
pas une réponse qui
arrive
dans
l'urgence alors que là,
c'est ce qui se passe, c'est avec ce besoin lundi que les lycéens retournent en cours et que leur revendication trouve une réponse au gouvernement. On va avancer. On voulait évoquer avec vous l'hommage à Trapp qui avait lieu donc hier soir, l'hommage aux victimes de l'attentat terroriste raciste commis il y a une semaine. Pengo Wosobangui tué dans cet attentat, cet autre blessé. Beaucoup de figures de gauche étaient présentes mais personne de la droite ou personne du centre. Je vous propose d'écouter Evelyne Sirmarin et les magistrates honoraires, vice-président de la Ligue des Droits de l'Homme qui s'étonnent de ces absences.
Pourquoi diable les personnes de droite et du Bloc central ne sont-elles pas à trappe ? Pourquoi ils ne sont pas à ce rassemblement s'ils sont vraiment choqués et effondrés ? Je ne comprends pas pourquoi pour des raisons que j'appellerais des raisons politiciennes il n'y a pas vraiment un
élan ?
Priska Thévenot, Gabriel Attal n'était pas présent à ce rassemblement hier soir à Trapp. Pourquoi cette absence
?
Franchement
? Non
mais franchement. Non mais à un moment ce n
'est
pas parce qu
'on
n
'est
pas à Trapp qu'on ne porte pas ce combat et ce n
'est
pas parce qu'on n
'est
pas à Trapp qu'on n'était pas ailleurs en train de porter ce combat avec d'autres concitoyens et concitoyennes qui sont aussi meurtris, blessés et qui ont peur.
C'était un moment d'union
? Mais c'était un moment d'union partout. Oui ce drame et je pense à Pengo, je pense à sa famille, on a eu l'honneur de faire un hommage très triste et très fort à l'Assemblée nationale en présence de la famille. Moi par exemple, j'étais sur ma circonscription,
j
'étais à Meudon-la-Forêt avec les habitants qui d'ailleurs étaient aussi rassurés qu'on puisse être là pour eux hier.
Mais vous voyez l'image que ça donne
Prescat-Evno aujourd'hui
? D'une députée qui est sur son territoire ?
Non, c'est qu'hier il n'y avait que des élus de gauche à Trapp.
Stop.
Un
moment stop. Le combat antiraciste n'est pas un combat simple et unique qui est porté par la gauche.
Mais justement Prescat-Evno, ce combat, vous le portez, il est cher pour vous, il est important ce combat antiraciste. Est-ce que ce n'est pas dommage qu'hier il n'y ait pas pu y avoir cette image d'union nationale ? A la fois des élus
de gauche mais des élus
aussi de droite et du centre. Est-ce que ce n'est pas un rendez-vous manqué pour
la classe politique
dans son ensemble ? Ce qui est dommage c'est qu'on en fasse une polémique inutile. À un moment ça suffit. Je veux dire à chaque fois en permanence sur tous les sujets on emprunte la dérive sémantique soit de l'extrême gauche soit de l'extrême droite. Et je le dis de façon extrêmement claire. Quand on combat l'antisémitisme il faut absolument qu'on réponde aux injonctions de l'extrême droite. Quand on combat le racisme il faut absolument qu
'on
réponde aux injonctions de l'extrême gauche.
Là il n'y a aucune injonction vous parle
d'une image d'union nationale
qui n'était pas présente l'union
nationale elle ne se fait pas simplement sur une photo elle se fait dans les faits. Vous me demandez si par exemple hier où est-ce que j'étais et pourquoi je n'étais pas à Trappes j'étais en circonscription avec mes habitants. Où était Gabriel ? Il était sur le terrain dans les Côtes
d'Armor
en faisant justement une mine de silence avec un hommage à Pengo et à l'ensemble des victimes du racisme et de l'attaque de Trappes. Je pense qu'à un moment aujourd'hui on le combat clairement mais pas dans des symboles pas dans des
symboles marketing
excusez-moi je précise pas dans des symboles marketing et politicien
quand
vous me parlez d'une photo où on ne serait pas pardon il y
en
avait plein d'autres et peut-être qu
'on
n
'a
pas pris la photo peut-être qu'on n'a pas pris la photo mais pour autant ce combat on le porte et on le porte sans avoir être dans du slogan permanent.
Vous
serez à l'hommage national qui aura lieu qui est annoncé par Sébastien Lecornu ?
Si on y est invité oui bien sûr que j'y serai.
Merci beaucoup Prisca Thévenot députée ensemble pour la République merci Camille à demain ce 830 est à retrouver en intégralité sur la page YouTube de France Info Bonne journée
Prisca Thevenot