"C'est prendre les Français pour des amateurs" : Maud Bregeon sur le contre-budget du RN
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:08OuverteRéponse directe
Expliquez-nous comment vous arrivez à faire baisser les prix de manière aussi nette.
- 3:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui se passe pour l'essence ? Les prix sont très élevés aussi.
- 3:44RelanceRéponse partielle
Pourquoi n'avoir pas fait cela plus tôt ?
- 5:07RelanceRéponse partielle
Pourquoi ces grenades ? C'est ce que pointe le Parti socialiste.
- 6:32OuverteRéponse directe
Faire cette annonce sur le carburant, vous ne craignez pas d'avoir l'air décalé à côté ?
- 7:14OuverteRéponse directe
Qu'en est-il du prix de l'électricité ? Le Premier ministre a promis qu'il ne devait pas augmenter cet hiver.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:47Fait
« On a un stock aujourd'hui stratégique en France de diesel de 50 millions de barils pour éviter les pénuries. »
- 1:31Chiffre
« On va libérer 10 millions de barils, soit peu ou prou 20 % de cette consommation. »
- 2:15Fait
« Le marché aujourd'hui s'est réorganisé. Le président de la République a fait un travail absolument colossal pour sécuriser des volumes avec l'Irak, par exemple, avec le Canada. »
- 3:44Fait
« Si on peut faire cette libération, c'est parce qu'on a un accord international de libération de 100 millions de barils. »
- 10:43Fait
« 15 milliards d'euros sur l'immigration sans qu'elle nous explique exactement sur quoi ces 15 milliards d'euros se fondent. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour Agath. Bonjour et bonjour Ma Brégeon. Bonjour à tous. Bonjour Mot Bréon. Merci d'être avec nous avec votre double casquette de l'énergie et de porte-parole du gouvernement. Au lendemain d'une mobilisation massive dans les établissements scolaires et dans la rue. Et alors qu'une nouvelle journée de contestation commence, le premier ministre a donc voulu hier soir s'adresser aux français. Rien de nouveau sur les lycées et on va en parler mais une annonce sur le carburant, une baisse de 12 à 18 centimes par litre de gasoile euh à partir du 1er novembre grâce à la libération de 100 millions de barils euh de gazoile issus des stocks stratégiques de la France sur ces trois prochains mois. Alors expliquez-nous comment vous arrivez à faire baisser les prix de
manière aussi nette. Alors, d'abord, ça fait un peu moins la une des journaux télévisés depuis quelques jours, mais le quotidien des Français, ça reste les prix à la pompe, des prix qui sont élevés et qui ont encore augmenté depuis plusieurs semaines. Ça ne s'oppose pas aux difficultés que rencontrent les lycéens, mais c'est une problématique de pouvoir d'achat auquel je crois toutes les familles françaises sont confrontées. Il y a une chose simple, on a un stock aujourd'hui stratégique en France de diesel de 50 millions de barils pour éviter les pénuries. On a décidé de libérer 10 millions de barils sur 3 mois suite à l'engagement que le président de la République a réussi à obtenir durant le G7 énergie la semaine dernière de telle sorte de tirer les prix vers le
bas. Très concrètement, la consommation française de diesel sur 3 mois, c'est 54 millions de barils. On va libérer 10 millions de barils, soit peu ou prou 20 % de cette consommation. Et j'ajoute, on va libérer ces 10 millions de barils à un prix d'achat antérieur à la crise. Donc ils ont été acheter avant la flambée des prix beaucoup moins cher. Exement. Donc bien moins cher que les prix de marché aujourd'hui. L'objectif L'objectif c'est d'arriver à avoir une baisse entre 12 et 18 centimes qui se répercute les semaines à venir au prix à la pompe. Dans toutes les stations, partout en France. Vous pouvez le garantir ce matin. On s'assurera. On s'assurera que l'ensemble des stations en sont bénéficiaires parce que derrière c'est
évidemment l'ensemble des consommateurs. Ce qu'il faut bien comprendre c'est que ces stroke stratégique, ils sont initialement euh constitués pour palier à des difficultés sur les volumes, à d'éventuelles problématiques de rupture d'approvision. Risque de pénérie, c'est pas risqué d'aller piocher dedans. Le marché d'une part le marché aujourd'hui s'est réorganisé. Le président de la République a fait un travail absolument colossal pour sécuriser des volumes avec l'Irak, par exemple, avec le Canada, le Premier ministre en a parlé hier et nous avons un stock stratégique suffisamment important pour que ces 20 % environ pour 3 mois puissent être libérés sans que bien sûr ça n'impacte notre sécurité d'approvisionnement. Donc c'est un peu technique mais je le dis ce matin
parce qu'il faudra les reconstituer ces stocks. C'est une excellente nouvelle. C'est une excellente nouvelle pour le consommateur. Il faudra bien sûr à terme les reconstituer. Le Premier ministre a évoqué hier un délai d'un an. Pourquoi un délai d'un an ? Parce que les distributeurs qui devront reconstituer à terme ces stocks doivent pouvoir le faire à un prix similaire au prix d'achat et donc au prix auquel l'État va leur transmettre. C'est vous qui libérez des stocks pour les distributeurs, c'est eux qui devront les reconstituer. Vous leur donnez un an pour qu'ils puissent racheter pas trop cher. Vous nous parlez du gasoile depuis tout à l'heure. Qu'est-ce qui se passe pour l'essence ? Parce que les prix de l'essence sont très élevés aussi. 2,36 le lit de gazol 2,20 celui de
l'essence. Tout à fait. Si on peut faire cette libération, c'est parce qu'on a un accord international de libération de 100 millions de barils. Et c'est bien l'effet masse de cet accord international qui nous permet d'avoir un effet très concret. En France, cet accord, il repose sur le diesel. Il repose sur le diesel pour deux raisons. D'abord, les consommateurs le voi c'est sur le diesel que les prix sont le plus élevés. Et parce que les principales tensions à l'échelle internationale et notamment sur le raffinage sont sur le diesel. Euh pourquoi Maux Brégon n'avoir pas fait cela plus tôt ? Au mois de mars, quelques semaines après le début de la guerre menée par les États-Unis en Iran, les pays de l'Agence
internationale de l'énergie, une trentaine de pays dont la France avait déjà libéré des centaines de millions de barils dans le monde. Mais à l'époque, ça n'avait pas permis de faire baisser directement les prix à la pompe en France. Le Rassemblement national, son porte-parole était avec nous tout à l'heure sur France Info, Philippe Ballard dit ce matin, c'est ce que nous réclamons depuis 6 mois et le gouvernement ne le fait que maintenant. Pourquoi vous ne pouviez pas le faire à l'époque ? Alors, deux choses. D'abord, l'accord international qui s'est conclu en mars dernier était différent de celui que nous avons réussi à conclure avec le président de la République la semaine dernière et la France va libérer bien davantage de volume que ce que nous avons fait encore une fois il y a 5 ans.
C 14 millions et demi il y a 6 mois de baril. Vous dites 100 millions là c'était 14 millions et demi en objectif mais il y a eu moins de stock libérés que l'objectif initialement posé sur la table pour une raison. Pour une raison. En mars dernier, on était au premier jour, aux premières semaines, aux prémisses du conflit. On avait donc de grandes incertitude sur notre sécurité d'approvisionnement et sur la manière dont le marché allait pouvoir se réorganiser, sur la manière dont on allait pouvoir diversifier nos approvisionnements. Tant et si bien qu'on ne pouvait pas écarter dès les premiers jours du conflit un risque à terme sur l'approvisionnement. ce qui nous a amené et je pense que chacun le comprendra à être particulièrement vigilant dans la manière dont on
libérait nos stocks. Aujourd'hui, on a un peu de recul. On voit que encore une fois le marché c'est en terme de volume, j'entends, stabilisé. On n pas de risque de rupture d'approvisionnement. On a diversifié nos flux et le président de la République a réussi encore une fois de par son travail diplomatique à sécuriser des volume tant sur le carburant que sur le gaz pour l'hiver qui arrive d'ailleurs. Donc on peut se permettre on peut se permettre de faire ce geste en pleine colère des lycéens. On on va reparler en détail de ce que le premier ministre a dit hier, mais faire cette annonce sur le carburant, vous vous craignez pas de d'avoir l'air un peu décalé à côté et pourquoi faire cette annonce à ce moment-là ? Je crois qu'encore une fois le quotidien
de millions de Français, c'est les prix à la pompe, c'est la difficulté pour faire le plein, pour aller au travail, pour aller chercher les enfants à l'école, pour aller faire les courses. Ça ne s'oppose en rien euh aux revendications, encore une fois, à la colère et à la souffrance d'une partie des jeunes et des lycéens de ce pays. Voilà. Et vous craignez justement qu'il y a une convergence de ces colères ? On a aujourd'hui euh des crises qui sont multifactorielles. On a une crise internationale qui se répercute encore une fois sur l'inflation, sur les prix du carburant et puis on a euh des lycéens qui ont des choses à nous dire qu'on doit entendre, qu'on doit prendre en compte. On en parlera tout à l'heure. Je crois qu'on aurait tort d'opposer les difficultés sur les fins de mois des
familles françaises et les attentes légitimes des lycéens sur leur apprentissage. Voilà, c'est il y a il y a le très court terme, il y a le quotidien et puis il y a l'avenir. Et les deux doivent être encore une fois regardés, je crois avec lucidité, avec sincérité. Quédien c'est aussi le prix de l'électricité. Le premier ministre a promis, enfin en tout cas a dit qu'il ne devait pas augmenter cet hiver sans dire comment il comptait s'y prendre. Est-ce que vous pouvez nous en dire plus ce matin ? C'est c'est un engagement. le prix de l'électricité n'augmentera pas à cet hiver. Vous savez que ce prix est basé notamment sur ce qu'on appelle le TRVE, donc c'est un tarif de vente de l'électricité. Pour se faire, le Premier ministre a d'abord demandé une totale mobilisation de DF de telle
sorte que le nucléaire français donc faire tourner les réacteurs à plein régime, c'est ça puisse produire à plein autant bien sûr que la sûreté le permet. Il y a une autorité de sûreté indépendante qui contrôle tout ça et c'est bien normal. Pourquoi est-ce que c'est majeur ? Parce que plus vous produisez d'électricité grâce au nucléaires français et grâce au renouvelable, moins ce prix de l'électricité dépend du prix du gaz sur le marché européen. Donc ça a un impact concret et très direct. Et puis ensuite, il y a des mesures réglementaires lorsque le TRVE augmente. C'est bien sûr proposition d'une commission de régulation de l'énergie, mais c'est infiné un arrêté qui est pris par l'État. Ça vous pouvez le faire, vous pouvez bloquer en quelque sorte ou nous
engageons nous engageons à ce qu'il n'y ait pas de hausse de l'électricité. D'ailleurs, je vais vous dire, moi je lancerai la semaine prochaine la deuxième phase du plan d'électrification et j'encourage les Français, les entreprises à passer à l'électrique. Euh le pendant de ça, c'est de pouvoir garantir aux Français qui vont acheter une voiture électrique, qui vont acheter une pompe à chaleur, d'avoir un prix de l'électricité le plus abordable possible et bien sûr plus intéressant que le prix du gaz ou du car. Juste d'un mot pour conclure, vraiment en un mot, le tarif de l'électricité, les prix, les factures pour les Français n'augmenteront pas cet hiver. C'est une promesse. Le tarif réglementé de vente ne doit pas augmenter cet hiver. Ma Brégon, est-ce que ces annonces
changent la donne pour le budget 2027 ? Ce que ce que je viens de mettre en avant, tant sur la libération des stocks que sur la question du TRVE sont deux annonces, je mets des guillemets en tout cas deux décisions, deux orientations qui sont neutres pour le budget de l'État. euh il n'en reste pas moins. Il n'en reste pas moins euh qu'on traverse un contexte budgétaire extrêmement difficile avec des attentes majeur sur la question du pouvoir d'achat avec on en parlera peut-être mais des taux euh qui sont significativement hauts et un contexte politique toujours aussi incertain. Donc ça reste un moment difficile et je crois un grand moment de vérité politique. Et dans ce contexte Marine Le Pen a présenté son contrebudget. Vous n'avez pas encore réagi 140 milliards d'euros
d'économie sur 5 ans. De quoi permettre selon elle de revenir sous la barre des 3 % de déficit ? C'est Marine Le Pen qui donne des des leçons budgétaires au gouvernement. Écoutez, c'est un budget euh pour le moins euh hasardeux pour ne pas dire un budget euh camoulox, hein. Quand vous avez quand vous avez, pardonnez-moi, l'ensemble euh des éditorialistes et spécialistes économiques qui successivement depuis 48 he ont pointé du doigt les grandes incertitudes et les grandes approximations qui résidaient autour de ce budget, je crois que le gouvernement n'a pas besoin d'en rajouter. Mais puisque vous me posez la question, je vais quand même vous répondre. D'abord, vous avez un objectif de 140 milliards d'euros d'économie nette d'ici 2032. Cet
objectif se base sur des baisses de dépenses et des hausses d'impôts qui ne sont en rien expliqué. Et quand vous rentrez dans le détail, particulièrement étonnant, on peut en prendre quelques-uns, une baisse de 20 milliards d'euros sur le budget de l'Union européenne, ça s'appelle un ça s'appelle un frexite déguisé. plus plus ni moins moins 15 milliards d'euros sur l'immigration sans qu'elle nous explique exactement sur quoi ces 15 milliards d'euros se fondent. 8,2 milliards d'euros, pardonnez-moi, sur les dépenses de santé en réduisant les coûts hospitaliers. Là encore, on ne sait pas bien d'où ça tombe. Et puis je pourrais terminer 3 milliards d'euros sur les affections de longue durée, 6 milliards d'euros sur les fraudes. Là encore, je crois que c'est
facile d'avancer des chiffres. La réalité, c'est que la réalité c'est alors c'est de l'enfumage. Je pense que c'est prendre euh encore une fois les Français pour des amateurs euh que le budget, les questions budgétaires nécessitent un peu de sérieux et pas des chiffres envoyés en l'air ici ou là. Et puis l'expérience parle pour elle. L'année dernière, les députés du Rassemblement national ont voté 35 milliards d'euros d'impôts supplémentaires sur les particuliers des entreprises en l'espace d'une nuit à l'Assemblée nationale. La réalité, c'est celle-ci. On parle maintenant de la crise euh des lycées, de la colère lycéenne. Hier, Sébastienu n'a pas fait d'annonce et rester droit dans ses bottes sur le sujet du maintien de l'ordre, notamment au point que euh au
Parti socialiste, on lui a reproché euh son manque d'empathie au moment où le mouvement s'est ancré, s'est étendu alors que des jeunes ont été mutilés, la mâchoire, la main, l'œil. Est-ce que c'était à la hauteur des orgeux ? Est-ce qu'on attendait du premier ministre ce discours ? D'abord, nous on ne sera jamais de ceux qui jouent euh les lycéens contre les forces de l'ordre ou l'inverse. Je vois que certains à l'extrême gauche comme à l'extrême droite tentent d'aller sur ce terrain-là. C'est profondément dangereux et il faut faire la part des choses. C'est pas ce que vous avez fait ces dernières semaines de jouer les forces de l'ycéens en insistant sur les violences. Il y a d'un côté des violences urbaines inadmissibles, 715 policiers et gendarmes blessés,
près d'une centaine de personnels de l'éducation nationale, plus plus de 200 élèves. C'est inadmissible, il faut le condamner et il faut évidemment que l'ordre puisse revenir. De l'autre côté, il y a des étudiants, des lycéens qui encore une fois sont inquiets pour leur avenir. Moi je comprends qu'on puisse être inquiet pour son avenir lorsqu'on a 16 17 ou 18 ans. De quoi vous parlez quand vous parlez de violence du bron ? Paronz-moi, je termine à Gathlambré. Et ces lycéens, ces étudiants qui encore une fois mettent en avant des revendications et des inquiétudes légitimes doivent être entendues. Mais on doit réussir à faire la part des choses. Mais c'est quoi les violences urbaines ? Est-ce que ce sont des violences commises par les lycéens ? Parce que on
comprend pas exactement de de quoi vous parlez. Est-ce que d'un côté il y a les casseurs et de l'autre il y a les lycéens qui manifestent calmement ou parfois les casseurs et les lycéens se sont Agath Lambré quand vous avez plus de 200 policiers gendarmes blessés quand vous avez des vidéos que vous avez probablement vu avec des lycées qui ont été incendiés je crois que chacun voit bien de quoi on parle lorsqu'on parle de violence urbaine depuis depuis quelques jours. Et ça c'est évidemment inadmissible. Et donc on doit organiser et permettre le retour de l'ordre et la reprise des cours dans les conditions pas les lycéens et les forces de l'ordre. Motebréot, est-ce qu'il y a pas un déséquilibre dans le discours dans le vôtre ce matin dans celui du premier ministre hier ? Par ailleurs,
l'inspection générale de la police nationale a ouvert une vingtaine d'enquêtes et le ministre de l'intérieur suspend l'usage des grenades assourdissantes pour la durée du mouvement lycéen après qu'un adolescent de 15 ans a eu la main arrachée à lance dans le pas de Calais. Pourquoi cette décision ? Après avoir expliqué pendant des jours qu'il y avait aucun problème avec la doctrine de maintien de l'ordre. Mais je crois d'abord que les policiers et les gendarmes font un travail absolument remarquable avec un objectif qu'il convient quand même de rappeler avant de répondre à la question, c'est de protéger les biens et les personnes. L'objectif des policiers lorsqu'ils interviennent, c'est aussi de protéger les lycéens notamment dans les manifestations et face à d'éventuelles violences
avec une doctrine comme l'a dit le ministre de l'intérieur qui était d'aborder ce mouvement lycéen comme des émeutes et des violences urbaines. Est-ce que c'était la bonne ? termine. On a vu ce qui s'est passé à Lance avec ce jeune homme qui a eu la main arrachée. C'est un drame et selon une vidéo de France info, on le verrait se pencher vers la grenade. Mais qu so les conditions, Quelles que soient les conditions, c'est toujours un drame. C'est toujours un drame lorsqu'un jeune de 15 ou 16 ans, moins jeune d'ailleurs également se retrouve dans cette situation. L'enquête dira ce qui s'est exactement passé. Je ne suis pas en mesure de vous le dire ce matin, mais je crois que tant par précaution que par apaisement, le ministre de l'intérieur a pris la bonne décision. Mais pourquoi
ces grenades ? Moi, pourquoi on était les seuls quasiment à utiliser ces grenades ? C'est ce que pointe le Parti socialiste. Il y a que la France qui utilise ce type ce type d'armes dans des manifestations notamment de jeunes. Là encore, ça n'enlève rien au travail remarquable que font les policiers et les gendarmes. Vous répondez pas à la question. Non parce que on n' pas un armement disproportionné en France. Non, on n' pas un armement disproportionné en France. Et non, les jeunes ne sont pas comme j'ai pu l'entendre encore ce matin de la bouche du premier secrétaire du Parti socialiste en danger lorsqu'ils sont face aux policiers en France. Un jeune qui a perdu un œil, un autre grave utilé à Aubervilier, un autre à Saint-Touin Lomone qui boit avec une qui
mange avec une paille parce que ça m'assoit et c'est dramatique Simon Lebaron. Et c'est dramatique. Et de la même façon, pardonnez-moi, mais de la même façon qu'avoir plus de 700 policiers et gendarmes blessés et avoir des pompiers qui ont été coursés dans la rue avec des barres de fer, c'est dramatique. Et c'est bien là que vous voyez qu'on doit faire preuve d'un peu de mesure entre encore une fois des violences qui sont inadmissibles, un maintien de l'ordre qui doit être évidemment exemplaire et des lycéens qui ont des choses à dire. On repose la question sur la doctrine. Est-ce que c'était la bonne approche de de d'apréhender ces mouvements lycéens comme des violences urbaines ? Mais vous le savez très bien, en tout cas j'espère que vous le savez, que les policiers
lorsqu'ils sont face à un lycée avec un blocage, ils font la part des choses. Quand vous avez des lycéens qui bloquent un lycée de manière pacifique en empêchant les gens de rentrer, ce n'est pas la même chose que lorsque vous avez des individus qu'il soient lycéens ou non qui tirent des cocktails monotof ou des tirs de mortiers encore une fois sur les policiers eux-mêmes ou sur d'ailleurs d'autres lycéens ou des personnels de l'éducation nationale. Il y a évidemment une proportionnalité qui est apportée dans la réponse concernant le maintien de l'ordre évidemment un discernement un discernement qui est réalisé de la part des forces de l'ordre. Donc neosez pas vous-même les lycéens et les policiers. Non mais même le président semble-t-il l'a fait parce qu'il a il aurait
regretté selon le Parisien l'absence d'empathie des forces de l'ordre depuis le mouvement lycéen. Emmanuel Macron qui est allé jusqu'à convoquer le premier ministre et des ministres mardi soir pour remettre les pendules à l'heure et pour leur dire il faut un peu plus d'empathie. Laurent Nunes, le ministre de l'intérieur, l'a confirmé hier sur France interre. Donc c'est bien qu'il y avait un problème. Moi je n'étais pas à cette réunion. Ce que je peux vous dire c'est que Mais vous avez bien compris que le président a désapprouvé la façon dont ça a été mené au départ. Le président de la République a toujours eu, je crois, depuis des années, une attention et une sensibilité toute particulière à la jeunesse de ce pays. Et c'est une cause encore une fois qui qu'il porte de
manière sincère et là encore avec une attention particulière. Donc qu'il demande à son gouvernement euh une vigilance particulière et une écoute particulière sur ces questions, c'est normal et ça ne m'étonne pas au regard encore une fois du du combat qui est le sien. Ensuite, je le dis, le président de la République a aussi toujours soutenu les forces de l'ordre. C'est lui qui a créé notamment 10000 forces de l'ordre avec la loi d'orientation du ministère de l'intérieur, 10000 postes pardon de gendarmes et de policiers. Euh et donc il y a évidemment un discours mesuré qu'on doit tout savoir. Et puisque vous parlez de la nécessité d'écouter euh les lycéens, encore une fois, le premier ministre n'a pas fait d'annonce. Il leur a annoncé dans la journée "Je vais prendre la parole ce
soir." Et euh finalement euh le soir, rien à part répéter qu'il y aura des annonces à la fin du mois d'octobre en pleine vacances de la Est-ce que vous comprenez que ça puisse être pris, c'est ce qu'on entend dans la bouche des lycéens qui sont devant leur lycée encore ce matin. Est-ce que vous comprendrez que ça puisse être pris comme du mépris ? Je comprends les attentes et je comprends l'impatience, je le dis de manière positive des des lycéens aujourd'hui. En tout cas, d'une part des lycéens qui s'expriment, ça serait été, je crois, malhonnête de la part du Premier ministre d'arriver avec un semblant de baguette magique parce que les revendication que les lycéens mettent en avant eux-mêmes sur les conditions de travail, sur le bâtiment, sur l'organisation du temps scolaire, sur
l'orientation avec Parcours Supèlent en quelques heures, en quelques jours ni même en quelques semaines. C'est pour ça pourquoi pourquoi le premier ministre des annonces fin octobre pardon Maégion ? Il aura la baguette magique entre aujourd'hui et fin octob mais ça nécessite un travail de long cours et donc des premières réflexions seront présentées fin octobre et ensuite il y a une échéance décisive. Quel type de décision ? Quel type de mesure mode de bris ? Sachant que les caisses sont vides ? Qu'est-ce que vous pourriez'estce que vous pourriez annoncendez la perche qui est celle du budget ? euh 1,2 milliards d'euros d'augmentation sur le budget de l'éducation nationale. Prenant compte l'inflation, ça baisse sur le budget national de l'éducation nationale l'année prochaine 64 milliards
d'euros. C'est un des rares budgets qui ne sera d'ailleurs pas en baisse. Il sera discuté sauf si on prend sera discuté. Des économistes interrogés par France Info montrent que avec l'inflation finalement ça change rien. C'est un budget qui est stable stable soit en baisse selon le critère. Pardon je vous laisse parler. Vous me dites il sera discuté au Parlement le 12 novembre. Cette copie, on l'a toujours dit, est une copie de départ qui doit permettre les échanges encore une fois à l'Assemblée nationale et au Sénat. Je le redis, c'est un des seuls C'est un des seuls ministères pour lequel nous n'avons pas acté de gel budgétaire, précisément parce que c'est une priorité nationale et bien sûr que les lignes pourront bouger comme sur l'ensemble, ça pourra bouger parce que le parlement
votera parce que le parlement votera. Voilà. M Brjon, vous soutenez Édouard Philippe dans la campagne présidentielle, il a ironisé sur les revendications des lycéens en disant "J'ai vu sur des pancartes 8h 17h30, c'est trop long. Bah non, c'est pas trop long ou la cantine n'est pas bonne si c'est ça les revendications." Bon, est-ce que ça ne traduit pas un faussé entre vous et la jeunesse ? Vous savez, Édouard Philippe sans parler à sa place, il a des enfants qui ont l'âge des lycéens qui manifestent aujourd'hui dans la rue. Et je crois que de par sa position de père, de par sa position de mère du Havre aussi qui a en partie en charge l'éducation, qui côtoie
au quotidien dans une ville par ailleurs populaire les difficultés d'une partie de la jeunesse, il est particulièrement en prise particulièrement en prise avec ces difficultés. une maladresse là-dessus ? Non, je ne crois pas. Et et je crois qu'il aura l'occasion de s'exprimer dessus ce soir. Là encore, moi je le connais, je l'entends parler de ces questions-là. Il a dit dès le meeting du 5 juillet dernier que sa priorité c'était la jeunesse et que sa priorité c'était la France de nos enfants. Voilà, maintenant ça prend du temps. C'est des questions qui sont complexes et moi je suis convaincu que c'est celui qui est le plus à même d'y répondre. Mo Brgon, porte-parole du gouvernement et ministre délégué en charge de l'énergie. Merci d'être venu nous voir ce matin dans le studio du 830 France
info.
Maud Bregeon