Mathieu Bock-Côté : le Zemmour québecois de Bolloré et Cnews
Audio original de l'émission.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 84 %Défensif 16 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:56OuverteRéponse directe
Ta chronique s'organise autour de trois mini rubriques, les tops et les flops au microscope et le coup de cœur. Mais on va commencer par une sorte de droit de suite, quelques mises au point.
- 1:53FerméeÉludée
Des bébés décapités, vous nous confirmez cette information, et de nombreux bébés décapités ?
- 2:18ComplaisanteRéponse directe
Si plusieurs internautes ne m'ont pas compris, c'est que je me suis mal exprimé, donc je tenais à le corriger.
- 2:51OuverteRéponse directe
Un internaute m'a signalé, en fait, un petit bout de phrase. On va réécouter Pascal Praud.
- 3:03OuverteRéponse directe
Mais moi, je me posais une question : quand Madame Binet, quand Madame Binet, Sophie Binet, voit un micro de CNews et qu'elle refuse de parler, je fais comment ?
- 4:00OuverteRéponse directe
On m'a demandé également les références de l'article dont je parlais.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:23InvitéFait
« C'est un plan média, vraiment organisé par Tsaal, par l'armée israélienne pour montrer l'indicible. »
- 1:40InvitéChiffre
« Des femmes, des enfants, 40 bébés décapités. »
- 1:58InvitéFait
« Oui, c'est une information que j'ai énormément de mal à confirmer. Mais elle est malheureusement vraie. »
- 2:30PrésentateurFait
« À partir du moment où elle affirme quelque chose, elle devrait en apporter des preuves. »
- 4:07PrésentateurFait
« L'article qui pointe les liens entre Yael Brunpivet, la présidente de l'Assemblée nationale, et le RN, au travers notamment de Sébastien Chenu. »
- 4:33PrésentateurFait
« Mohamed Kassi, qui est enfin rétablie par l'ARCOM dans son honneur professionnel. »
- 6:15InvitéFait
« Une décision concernant son grave mensonge et donc qui l'a blanchi suite à son grave mensonge sur les ONG qui auraient quasiment collaboré avec le Hamas. »
- 7:50InvitéFait
« On peut s'émouvoir de cette faute de car, comme dit mon confrère Guillaume Tabard du Figaro. Mais moi, ce qui m'a indignée d'abord, sincèrement, ce sont les images de violences qui sont réapparues sur nos écrans un samedi. »
- 9:15PrésentateurFait
« Sabrina Agresti-Roubache, la sous-ministre chargée de la Ville et de la Citoyenneté, qui est intervenue en roue libre sur France Inter un matin, face à Léa Salamé, et qui a parlé des questions de cannabis dans des termes absolument hallucinants et faux. »
- 9:56InvitéFait
« Moi, perso, j'ai pris la tangente. Je ne pense pas que ce soit la solution et l'alpha et l'oméga de la résolution du trafic de drogue. »
- 10:17InvitéFait
« Vous laissez un guignol, racontez n'importe quoi, le 7-10 de France Inter. »
- 13:27PrésentateurFait
« La cérémonie de rentrée des manouchiens au Panthéon n'a pas été couverte. »
- 13:44InvitéFait
« Il y a barre ouverte pour Bardella au salon de l'agriculture avec des commentaires tout à fait sympathiques. »
- 15:54InvitéFait
« Mathilde Panot, Jean-Luc Mélenchon, Émeric Caron et compagnie, tous ces gens qui font une politique, enfin qui défendent une politique anti-israélienne, mais donc, en fin de compte, une façon indirecte de dire antisémite quand même. »
- 16:19InvitéFait
« Ils mettent des cibles dans le dos de tous les juifs, oui. »
- 17:17InvitéFait
« Les mamans ont découvert qu'elles pouvaient faire autre chose que de nourrir leur famille, c'est-à-dire d'avoir un métier, de travailler. D'être indépendante, c'était important aussi. »
- 18:16InvitéFait
« Il y a des jeunes gens qui n'ont jamais mangé de la cuisine. Ils mangent ce que maman a réchauffé, des trucs tout prêts, et il n'y a pas d'âme dans la nourriture. »
- 19:18InvitéFait
« Avec ce qui a été dit, à partir du moment où les Black Blocs ont des possibilités de venir au Salon de l'agriculture, d'ailleurs, on les invite à venir. »
- 20:30InvitéChiffre
« C'est aussi la première cause de mortalité dans le monde, selon l'institut Worldometer, 73 millions en 2022, soit 52% des décès, pour le cancer c'est 10 millions, et pour le tabag c'est 6,2 millions. »
- 20:44InvitéFait
« Et nous ne pouvons qu'appeler les sénateurs à avoir ce courage politique de dire les choses, de dire qu'inscrire l'avortement dans la Constitution, c'est une aberration. »
- 22:42InvitéFait
« Une infographie présentant un comparatif entre les causes de la mortalité générale dans le monde et le nombre d'IVG dans le monde a été diffusé. Ce sont des données incomparables. »
- 24:20InvitéFait
« Aujourd'hui, Sonia Mabrouk, elle vous entendrait ou Laurence Ferrari, elle dirait donc moi je ne suis pas une vraie journaliste aux yeux de Thomas Legrand. »
- 26:47InvitéFait
« Je ne connais pas beaucoup de filières qui disent qu'il faut abroger Egalim. »
- 28:18InvitéFait
« Autrement dit, on nous dit, si inculé, il n'y a rien à voir, vous n'avez rien vu, il n'y a rien à commenter. »
- 28:37PrésentateurFait
« Pour les abrutis qui voudraient tout mélanger, on ne fait pas référence à la Deuxième Guerre mondiale. »
- 28:54InvitéFait
« C'est le pari de la gauche radicale, globalement, de la Mélenchonie, et d'une partie de la Macronie, je crois. »
- 29:15InvitéFait
« Il y a une partition objective du territoire. Des territoires, aujourd'hui, se dérobent tout simplement aux mœurs françaises, aux lois françaises. »
- 31:00PrésentateurFait
« Il est très proche des idées de Margaret Thatcher. »
- 32:21InvitéFait
« Il avait soutenu en 1998 déjà un rapprochement alors que les régions, quatre régions, si mes souvenirs sont bons, le président de région avait pactisé avec le Front National. »
- 33:36InvitéFait
« Les leçons imagées de Mathieu Bocoté. »
- 34:10PrésentateurFait
« Le feuilleton Conseil d'État, Arcom, CNews ne rend pas service aux médias bollorés en les victimisant ? »
- 36:55PrésentateurFait
« Mathieu Boccote a dénoncé à l'antenne l'ONG Sleeping Giants. »
- 37:12PrésentateurFait
« Les Sleeping Giants créés en 2016, c'est une association, on pourrait dire, une milice numérique qui patrouille les réseaux sociaux pour dénoncer, en fait, pour identifier certaines marques qui financeraient, indirectement, sans en être consciente souvent, des publications accusées de tenir des propos haineux. »
- 37:53PrésentateurFait
« il s'agit d'assécher financièrement des titres de presse qui relève un discours condamné par les Sleeping Giants. »
- 38:11PrésentateurFait
« si vous n'êtes pas progressiste, vous êtes haineux. »
- 38:21PrésentateurFait
« je vais vous assassiner, je vais vous étrangler, ce n'est pas un discours haineux tel que le pensent les Sleeping Giants. »
- 38:31PrésentateurFait
« un homme ne pourra jamais être enceinte et accouché, ça, c'est un discours haineux. »
- 40:06InvitéFait
« Nous faisons quelque chose de très simple. Nous voyons une publicité sur un site ou un média et nous adressons un tweet et maximum un tweet par an à l'annonceur en disant regardez, votre publicité figura là, vous ne le savez pas. »
- 40:40InvitéChiffre
« À travers les années, nous avons quand même plusieurs milliers d'annonceurs et de marques qui ont cessé de financer des médias extrémistes à leur insu suite à nos alertes. »
- 41:40InvitéFait
« il y a eu des sanctions récordes et très importantes des mises en garde sans cesse durant des années »
Temps de parole
- Présentateur47 %
- Présentateur 231 %
- Invité8 %
- Invité 25 %
- Invité 34 %
- Invité 42 %
≈ 1,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Salut à toutes et à tous et merci de regarder le quatrième épisode de L'œil de Moumou, la chronique média de Mourad Guichard. Mourad Guichard est un journaliste indépendant qui pose un regard tranchant sur les grandes et les petites dérives de notre paysage audiovisuel et médiatique. Cette chronique a été dans un premier temps diffusée dans notre quasi quotidienne Toujours Debout. Et elle a pris son envol après une période d'incubation et elle a déjà rencontré une audience nombreuse et fidèle.
N'hésitez pas à en parler autour de vous, à partager le lien de la vidéo YouTube et à faire connaître ce nouveau rendez-vous du média sur notre chaîne YouTube et bien entendu sur la chaîne 350 de la Freebox. Salut Mourad. Bonjour à toutes et à tous. Bonjour à toi Théophile. Salut. Ta chronique s'organise autour de trois mini rubriques, les tops et les flops au microscope et le coup de cœur. Mais on va commencer par une sorte de droit de suite, quelques mises au point. Oui parce que je lis et je vous remercie pour vos très nombreux messages sur YouTube au bas de la vidéo. Et il y a une question qui est revenue à plusieurs reprises concernant cette histoire de bébé décapité.
Cette information balancée par l'armée israélienne est reprise sans aucune vérification par de nombreux médias. Je vous propose qu'on revoie juste cette scène et puis on en reparle juste après.
C'est un plan média, vraiment organisé par Tsaal, par l'armée israélienne pour montrer l'indicible. Écoutez, je vais vous dire ce qu'ont dit les reporters qui ont vu les images. Les enfants et même les bébés ont été tués également et de quelle manière ? Des femmes, des enfants, 40 bébés décapités. Des femmes, des enfants, des bébés décapités.
Elle a reçu une balle dans le dos et elle protégeait son bébé, un petit bébé d'un ou deux ans, un bébé qui a été décapité. Des bébés décapités, vous nous confirmez cette information, et de nombreux bébés décapités.
Oui, c'est une information que j'ai énormément de mal à confirmer. Mais elle est malheureusement vraie. Des maisons brûlées, des bébés décapités.
Alors, j'avais naturellement bien compris, comme tout le monde, qu'elle surjouait une espèce d'émotion qui faisait qu'elle ne pouvait pas confirmer, mais qu'en fait, c'était vrai. Et moi, la question que je vous posais, alors peut-être un peu rapidement, de toute façon, il n'y a pas de discussion. Si plusieurs internautes ne m'ont pas compris, c'est que je me suis mal exprimé, donc je tenais à le corriger. J'ai en fait précisé qu'à partir du moment où ce n'était pas une journaliste, parce que plein de gens pensaient que c'était une journaliste. En fait, non, c'est la porte-parole française de l'armée israélienne.
À partir du moment où elle affirme quelque chose, elle devrait en apporter des preuves. Et malheureusement, elle ne peut pas confirmer avec des preuves, puisque là où nous en sommes, actuellement, cette histoire de bébés décapités est en fait une fake news. Donc voilà, je voulais le préciser et m'excuser auprès des gens qui ont mal interprété mes propos ou alors qui m'ont mal compris. L'autre chose, c'est quelque chose qui m'a échappé. Un internaute m'a signalé, en fait, un petit bout de phrase. On va réécouter Pascal Praud. Il est en face de Christophe Deloire. Il lui crie dessus et une petite phrase m'avait échappé, mais que je trouve absolument amusante. Je vous laisse écouter.
Mais moi, je me posais une question. Quand Madame Binet, quand Madame Binet, Sophie Binet, voit un micro de CNews et qu'elle refuse de parler, je fais comment ? Quand j'invite Sandrine Rousseau tous les jours et qu'elle ne vient pas, je fais comment ? Et quand j'invite Jean-Luc Mélenchon tous les jours et qu'il ne vient pas, je fais comment ? Ces gens-là ne veulent pas venir. Et vous savez pourquoi ils ne veulent pas venir ? Parce qu'ils ne veulent pas parler à Éric Nolot. Ils ne veulent pas parler à Madame Dornelas. Ils refusent la conversation. Et vous m'accusez, moi, de pluralisme ? C'est eux qui ne veulent pas venir. C'est eux qui ne veulent pas venir. Alors, quand M.
Mélenchon, sur tous les plateaux, il ne veut pas parler avec Nolot. Pourquoi ? Parce que Nolot est très intelligent et il va le mettre en difficulté. Peut-être. Peut-être. Donc, ne parlez pas de pluralisme, s'il vous plaît. Et ne parlez pas de démocratie. Et ne donnez pas de leçons, s'il vous plaît. Surtout pas moi. Surtout pas moi. Je vous pose des questions depuis un quart d'heure. Il n'y a pas l'ombre d'une réponse. Effectivement, c'est savoureux. On ne peut pas l'accuser de ça. De beaucoup de choses, mais pas de ça. Une toute dernière chose. On m'a demandé également les références de l'article dont je parlais.
L'article qui pointe les liens entre Yael Brunpivet, la présidente de l'Assemblée nationale. Et le RN, au travers notamment de Sébastien Chenu, l'un des vice-présidents de l'Assemblée nationale. Donc, il s'agit d'un article de Nils Vilk, notre confrère, qui avait écrit dans Liberté Hebdo. Et on peut retrouver très facilement cet article sur Internet. Passons en revue tes tops de la semaine. Enfin, ton unique top. Eh oui, comme la semaine dernière, malheureusement, il n'y a pas de très bonnes nouvelles chaque semaine. Mais là, il y en a une particulièrement savoureuse.
C'est celle de Mohamed Kassi, qui est enfin rétablie par l'ARCOM dans son honneur professionnel, puisqu'il avait été convoqué par la direction de TV5, suite à un entretien avec Olivier Rafovitch, le porte-parole français de l'armée israélienne. Et il avait été humilié, en fait, publiquement, puisque l'information avait fuité. Eh bien, l'ARCOM a dit qu'il avait fait son travail en interrogeant Olivier Rafovitch. On va revoir ce passage, alors que Rafovitch le prend de très très haut, vous allez voir. Il n'y a aucune stratégie militaire qui fait que vous puissiez faire sortir, par exemple, si ces combattants s'y trouvent avant d'entrer dans l'hôpital ? C'est impossible ?
Écoutez, vous connaissez le Hamas, vous avez vu ce qu'ils ont fait. Ils ont insacré des enfants, ils vont entrer des femmes, brûler des gens, brûler des maisons. Vous croyez quoi ? Qu'ils se comportent selon le droit international ? Qu'ils se comportent selon la justice, selon le respect du droit humain ? Donc vous vous comportez comme le Hamas, c'est ce que vous nous dites ce soir ? Là, vous vous comportez maintenant, non pas comme un journaliste, mais comme quelqu'un qui prend une position politique. Vous venez de dire, le Hamas, comment s'est-il comporté ? Je vous demande si vous calquez sur eux. Non, non, non. Monsieur, je vous demande un peu de respect, s'il vous plaît.
Ce que vous nous dites, là, c'est une attaque à l'État d'Israël et à Tsaal. Alors reprenez votre propos pour qu'on le comprenne. Non, reprenez-vous votre propos pour que je comprenne. Merci beaucoup, Olivier Raffaudi, d'avoir été avec nous en direct ce soir sur TV5 Monde. Merci à vous. Et au final, à la fin, c'est lui qui gagne. C'est lui qui gagne et l'histoire nous aura donné raison, puisque ici, à plusieurs reprises, nous avions défendu son professionnalisme. Donc Mohamed, félicitations si tu nous écoutes. En avant donc maintenant pour les flops, toujours plus nombreux, malheureusement.
Oui, alors on va rester dans les bureaux de l'Arcom, qui a rendu une décision concernant la Queen Rutel-Krieff. Une décision concernant son grave mensonge et donc qui l'a blanchi suite à son grave mensonge sur les ONG qui auraient quasiment collaboré avec le Hamas. Je vais vous laisser regarder le petit extrait qui est en cause et ce sur quoi l'Arcom a dû se prononcer. Je vous laisse regarder. Un mot, vous voulez revenir sur la chronique d'hier ?
Oui, bien sûr, parce qu'elle a fait beaucoup parler, elle a fait beaucoup réagir. Et je voulais revenir sur une phrase lorsque je parlais d'Amnesty International, où je n'ai pas dit un mot sur les otages. Elle est factuellement fausse, puisque le 7 octobre même, Amnesty a demandé, vous allez le voir, la libération de tous les civils, dont les otages, et les nécessaires soins médicaux à leur apporter. Donc c'est une précision que je veux faire, très clairement et très nettement, mais elle ne change rien à ce que j'ai appelé le silence des ONG.
Selon toi, il y a un problème avec le verdict de l'Arcom ? Oui, parce qu'elle parle de propos erronés et l'Arcom estime qu'elle s'est excusée. En fait, elle ne s'est pas excusée du tout. Elle a présenté des excuses, mais enfin, à la fin, elle dit, c'est factuellement faux, mais je maintiens mes propos. Donc elle induit encore en erreur les téléspectateurs et je trouve ça assez problématique. Mais bon, c'est l'Arcom, on ne va pas ergoter dessus pendant trois ans. Et elle a été toujours la queen traumatisée par les scènes du Salon de l'agriculture du week-end dernier. Alors, c'est encore... Elle a vraiment l'art de nous livrer des moments de journalisme comme ça absolument lunaires.
Elle s'est dit traumatisée. Alors, devinez pourquoi ? Elle s'est dit traumatisée de la manière dont Macron a été reçu au Salon de l'agriculture. Déjà, ça pose un problème en soi. Par les violences, je peux l'entendre, les violences notamment de certains agriculteurs classés très, très à droite. Mais pourquoi elle s'est dit traumatisée ? Pour un fait complètement incroyable, je vous laisse écouter et on en parle juste après.
Alors, on peut s'émouvoir de cette faute de car, comme dit mon confrère Guillaume Tabard du Figaro. Mais moi, ce qui m'a indignée d'abord, sincèrement, ce sont les images de violences qui sont réapparues sur nos écrans un samedi. Vous voyez, c'est une forme de traumatisme pour moi. Le samedi, on revoit les images de violences, ça rappelle les gilets jaunes et ça va beaucoup choquer. Au lever du jour, le président a dû entrer par une porte dérobée dans le hall 5 du parc des expositions. C'est le journal Le Monde qui raconte dans le détail. Protégé par le GSPR, le groupe de sécurité de la présidence de la République.
Regardez cette cloison qui tombe, qui s'effondre, parce que dehors, l'attendaient les agriculteurs devant un bras zéro pour l'empêcher d'entrer. Dès qu'ils ont entendu qu'il arrivait, ils se sont précipités, ils ont escaladé les barrières. Et regardez, voilà ce à quoi on a... Ils ont fait paniquer les animaux quand même.
Parce que ça se passait un samedi et que ça lui rappelait les gilets jaunes. C'est complètement incroyable. Donc, mesdames, messieurs, qui nous écoutez, si vous voulez faire la révolution ou détrôner le roi au palais de l'Elysée, évitez de le faire un samedi rien que pour la Queen Ruth, s'il vous plaît. Et puis bon, les dimanches, ce n'est pas non plus le moment parce que c'est le jour du repos, le jour du Seigneur. Absolument, il faudra qu'on nous donne le bonjour. On verra ça avec elle dans une prochaine chronique. Alors, il ne faut pas dire n'importe quoi quand on est ministre. C'est un peu la leçon qu'on peut tirer de l'histoire que tu vas nous raconter là maintenant.
Oui, c'est en fait Sabrina Agresti-Roubache, la sous-ministre chargée de la Ville et de la Citoyenneté, qui est intervenue en roue libre sur France Inter un matin, face à Léa Salamé, et qui a parlé des questions de cannabis dans des termes absolument hallucinants et faux, et qui a parlé de salle de shoot en lieu et place des halte-soins-addiction. Quel terme exact ? Puisqu'en fait, c'est sur de l'accompagnement et ce n'est pas des salles de shoot qui encouragent les gens à aller se droguer. Et donc, ça a fait réagir Yann Biziou. Je vais vous lire sa réponse, mais juste avant, on va écouter l'extrait.
Regardez ce qui se passe aux Pays-Bas. Est-ce qu'on a envie de devenir un arco-État ? Moi, perso, j'ai pris la tangente. Je ne pense pas que ce soit la solution et l'alpha et l'oméga de la résolution du trafic de drogue. Parce que vous savez, je reviens à mon premier sujet, la prévention sur les conduites addictives. Ça rejoint aussi le fait que j'avais réussi à stopper l'installation d'une salle de shoot à Marseille. Oui, effectivement, vous vous y êtes opposé. Ça devait être la troisième en France.
Yann Biziou, qui est un spécialiste du cannabis. Absolument, c'est un spécialiste du droit de la drogue. C'est un universitaire très brillant. Et lui, alors, s'énerve sur les réseaux en disant, vous laissez un guignol, racontez n'importe quoi, le 7-10 de France Inter. Donc, il rappelle que les Pays-Bas n'ont pas ce qu'elle appelle narco-État, n'ont pas légalisé. C'est simplement une dépénalisation de fait. Quant au halte, je vous le disais, soins addiction et non salles de shoot, elle remplit un objectif constitutionnel de protection de la santé et relève accessoirement du ministère de la Santé et pas de la sous-ministre chargée de la ville.
Il y a aussi Teddy Riner qui est venu chouiner sur le plateau de Léa Salamé dans ce que tu appelles le TPMP des bobos. Absolument. Alors, c'est fou parce que chaque semaine, ils ont leur lot de choses complètement incroyables. Moi, demain, là où je n'ai pas de pression... C'est le plus important pour vous, les JO de tout ce que vous avez fait, ce qui va se passer là, oui. À la maison, toute la famille, je suis en train de me battre tous les jours pour avoir des places. Allô, Teddy ? Non, mais en fait, ils pensent que c'est la loterie.
Mais vous, vous devez vous battre ?
Mais bien sûr. Allô, on est trash ? Ok. La fédération, le champion que je suis, tout ce que j'ai ramené à la fédération, j'ai le droit à deux places. Mais j'aime ma fédération, j'aime mon sport. Un droit à deux places par jour. Comment ça, par jour ? Pour tous les Jeux ? Sur ma journée à moi.
Mais ce n'est pas possible, ça.
Ah oui, tu vois.
Ah non, mais ça, c'est impossible, ça.
Après, un truc que j'aimerais dire à tous les Français, parce que j'entends, c'est cher. La caméra, elle est là. Et je ne défends personne. C'est mes cinquièmes Jeux. Les Jeux Olympiques, ça reste quand même cher. Et pour avoir vu les prix, ils ont fait quand même l'effort qu'ils ne soient pas très chers pour tout le monde.
Ça dépend des...
Oui, après, les catégories VIP, tout ça, bien sûr, c'est cher. Mais, je vous assure, pour avoir vécu les Jeux Olympiques, on n'est pas plus qu'ailleurs. Alors, qu'est-ce que tu lui reproches à notre bon Teddy ? Ce que je lui reproche très clairement, en fait, à Teddy Riener, c'est qu'il a largement les moyens de s'offrir des billets. Qui dit aux Français qu'on n'a pas à se plaindre parce que l'État a fait un effort et que les billets, finalement, ne sont pas si chers que ça. Quand on connaît le prix des billets, c'est juste impossible. Et les cris de Léa Salamé qui dit « Oh, mais quelle honte, ce n'est pas possible, j'y crois pas », et ainsi de suite. Enfin, je trouve ça complètement fou.
Alerte, scandale. Mais exactement, il y a quand même d'autres scandales un peu plus criants. On se dit presque qu'il ne manque plus dans ce délire qu'Amélie ou Déracastera. Eh bien, elle s'y est mise puisqu'elle a volé à son secours sur les réseaux sociaux. Et elle dit « Tenez-vous bien, la ministre des Sports, ne t'inquiète pas Teddy Riener, tu auras bien six places pour ton entourage pour chacune de tes sessions. » On aurait aimé que ces places aillent évidemment à des jeunes qui n'ont pas les moyens, à des familles qui n'ont pas les moyens.
Elles iront à Teddy Riener dont on apprenait, notamment dans un article du Monde, je le cite, « Le salaire du judoka nommé MY dans le rapport, donc c'était Teddy Riener, le rapport de la Chambre régionale des comptes atteignait 429 293 euros en 2013, soit plus du double de celui de 2010. » Dans le document mis en ligne par France Bleu, il apparaît que Teddy Riener, licencié au club de Levallois depuis 2009, percevait en 2013, donc c'était déjà il y a plus de 10 ans, « un salaire net de 24 000 euros par mois bénéficiait d'un appartement, d'une voiture, etc. » et touche des primes de résultats qui peuvent s'élever à 30 000 euros le temps, le tout étant payé directement par la ville.
Je crois que c'est un tout petit peu indécent de venir sur un plateau de télé, sur le service public, pour venir pleurnicher quand on est dans ces conditions financières-là. Pauvre petit champion riche. Sur BFM, on n'a pas vu les manouchiens, mais plutôt Jordan Bardella, et tu vas nous expliquer pourquoi. Oui, alors c'est nos confrères d'arrêt sur image, en l'occurrence notre consoeur Nassira El-Mohadem, qui nous alerte sur le fait que la cérémonie de rentrée des manouchiens au Panthéon n'a pas été couverte. Et Fogiel explique qu'en fait, ça ne correspond pas à l'identité de la chaîne, qu'en gros, c'est par Robert Badinter, c'est ses mots.
Mais par contre, effectivement, il y a barre ouverte pour Bardella au salon de l'agriculture avec des commentaires tout à fait sympathiques. Je vous laisse écouter et regarder.
Quand vous pouvez le voir sur les images de Théo Touché, Jordan Bardella est en train de faire des selfies avec les visiteurs du salon de l'agriculture qui essaient de l'aborder. Tout se passe très bien. Jordan Bardella est arrivé aux alentours de 9h50. Il est allé voir la vache star du salon de l'agriculteur Oreillette. Puis maintenant, il se déplace dans le hall 1 en prenant le temps de parler avec les visiteurs qui essaient de l'alpaguer petit à petit dans leur chemin. Vous pouvez le voir, il y a énormément de monde, énormément de médias autour de lui également.
Et donc, voilà, on voit des selfies, on voit des jeunes et on apprendra un peu plus tard qu'en fait, ces jeunes sont pour la plupart des jeunes militants qui sont venus justement pour crier Jordan, Jordan et faire des selfies et montrer à quel point il était bien venu au salon de l'agriculture. Donc c'est en plus un bidonnage. Mais quand même, j'aimerais revenir un peu sur les arguments de Fogiel. Les Manouchians, c'est quand même un niveau d'héroïsme qui est supérieur à celui de Badinter, sans vouloir méconsidérer ce que Badinter a fait pour la France. Ce sont des gens qui ont donné leur vie pour que la France reste la France.
Exactement, j'étais pour des raisons personnelles, pour le coup, à la cérémonie et à chaque nom égrené, il était bien précisé, mort pour la France. Et y compris des gens très à droite reconnaissaient que ce lien d'être mort pour la France faisait qu'il n'y avait pas de discussion, pas d'ambiguïté effectivement sur le fait de les reconnaître, de les faire rentrer au Panthéon. Et quand on est journaliste, a priori, d'aller couvrir l'événement. C'est tout à fait exceptionnel et extraordinaire de la part de Fogiel. Même CNews a couvert cette cérémonie. Enfin, c'était des résistants, mais c'était les extrêmes, les extrêmes, les fameuses extrêmes.
Chez Aziza, Richard Berry était en roue libre sur les élus de la France insoumise. Il a tenu des propos. Alors c'est un grand naufrage de beaucoup d'acteurs, d'artistes comme ça, qui prennent des positions tout à fait folles par rapport à ce qui se passe à Gaza. Et là, Richard Berry a fait, pour paraphraser Teddy Riner, plus vite, plus haut et plus fort, je vous laisse écouter la manière dont il estime que le discours fantasmé des élus de la France insoumise, notamment, portait ses fruits.
Mathilde Panot, Jean-Luc Mélenchon, Émeric Caron et compagnie, tous ces gens qui font une politique, enfin qui défendent une politique anti-israélienne, mais donc, en fin de compte, une façon indirecte de dire antisémite quand même.
Vous considérez que ces gens, on va préciser les choses, Mélenchon et ses amis de LFI multiplient depuis, pas des mois, depuis des années.
Ils mettent des cibles dans le dos de tous les juifs, oui.
Des cibles ? Ils arment les tueurs anti-juifs ? Oui, c'est ça. Hein ? Ouais. Et comment, à travers, qu'est-ce qui vous fait dire ça ?
Bah, il y a de plus en plus d'actes antisémites, à force d'accabler, comme ils le font, les juifs, tout en disant que c'est les israéliens, parce qu'ils disent non, le Hamas n'a pas voulu tuer des juifs, ils ont voulu tuer des israéliens. C'est Mélenchon qui l'a dit. Tout le monde a bien compris.
Les soirs disent, c'est pas un pogrom, ils ont voulu tuer des israéliens, pas des juifs. Ça devient une tradition chez Aziza. Bah, Aziza les invite pour ça. Aziza, toutes les semaines, comme je vous le disais, demande à ce que les invités, les plus réactes qui soient, viennent se positionner sur LFI. Et il sait très bien où ça va se terminer. Il y avait eu le coup de l'ordure antisémite d'Amin El Khatmi. Et là, on monte encore d'un cran. Je trouve que c'est problématique. Et je pense que les autorités de régulation devraient se pencher sur cette chaîne, sur cette antenne de radio. Alors, on reste sur Radio-J pour le prochain flop.
Oui, alors là, on reste sur Radio-J comme une femme doit rester à la cuisine, puisque les femmes doivent rester à la cuisine. C'est ce qu'on a pu entendre de la bouche d'Alain Dutournier, qui est chef étoilé, mais qui est surtout un militant d'Alliance Rurale, qui est un groupuscule d'extrême droite, qui vient de se créer, qui présente une liste avec Willy Schrein, donc le monsieur chasse français, pour les prochaines européennes. Et là, on est à quelques jours du 8 mars, Journée internationale de lutte pour les droits des femmes. Et qu'est-ce qu'on entend et qu'est-ce qu'écoute ? Et sans broncher barbier, je vous laisse écouter. C'est tout à fait hallucinant.
C'est-à-dire qu'on a vécu tout ça. Les mamans ont découvert qu'elles pouvaient faire autre chose que de nourrir leur famille, c'est-à-dire d'avoir un métier, de travailler. D'être indépendante, c'était important aussi. Voilà, c'est la libération de la femme. La libération de la femme, c'est très bien, mais elle a fait aussi, elle a laminé. Il y a des jeunes gens qui n'ont jamais mangé de la cuisine. Ils mangent ce que maman a réchauffé, des trucs tout prêts, et il n'y a pas d'âme dans la nourriture. Donc après, on n'est pas éveillé, on n'est pas sensible, et on est prêt à manger toujours pareil, n'importe quoi.
Voilà, on ne peut pas dire mieux, on ne peut pas dire plus. On est en 2024, on est sur une radio au grand public, et on peut tenir ces propos-là sans être recadrés. Je trouve ça absolument exceptionnel. Les soulèvements de la terre ont fait parler d'eux, parce que Macron les aurait invités, des invités, puis nier les avoir invités, mais dans la sphère médiatique, il y a aussi eu quelques rebonds. Oui, alors, ils invitent toujours un peu tout le monde et n'importe qui. Là, en l'occurrence, c'est le membre de la droiteière coordination rurale, qu'on classe à l'extrême droite.
Et lui, alors qu'il a fait partie des gens qui ont traumatisé Rutel-Krieff, dont je vous parlais tout à l'heure en allant faire le coup de poing au Salon de l'agriculture, il va taxer les soulèvements de la terre, donc non pas des coûts terroristes, mais il a un scoop pour nous, je vous laisse écouter. Avec ce qui a été dit, à partir du moment où les Black Blocs ont des possibilités de venir au Salon de l'agriculture, d'ailleurs, on les invite à venir, parce que je pense qu'ils vont avoir du mal à la différence à repartir.
– Quand vous dites les Black Blocs, vous parlez des soulèvements de la terre ?
– Oui, c'est quand même des gendarmes, des forces de l'ordre qui ont été attirées. – Ce ne sont pas les Black Blocs, quand même. – Je peux vous dire qu'ils n'étaient pas loin, quand on voit… – En tout cas, je ne peux pas vous laisser appeler les soulèvements de la terre, les Black Blocs. – C'est pas une analogie, mais ce n'est pas vrai. – Non, mais je pense qu'il y en avait quand même, puisque les forces de l'ordre, moi j'en connais, ils m'ont dit qu'il y en avait, donc je ne veux pas dire qu'ils sont, mais il y en avait, et je pense justement que ce serait bien de savoir, mais ce n'est pas grave.
Je le redis, ça vient de la part de quelqu'un qui soutient la violence la plus extrême, comme on a pu le voir le week-end dernier, je trouve ça un peu gonflé de sa part. – Alors, on va parler d'un sujet qui a fait le buzz, c'est CNews et l'interruption volontaire de grossesse. – Alors, c'est une véritable bombe atomique, donc CNews a fait de la propagande anti-VG de manière complètement éhontée. Alors, je vais vous faire écouter la comparaison qui a été faite avec certaines maladies, dont le cancer et le tabagisme.
– C'est aussi la première cause de mortalité dans le monde, selon l'institut Worldometer, 73 millions en 2022, soit 52% des décès, pour le cancer c'est 10 millions, et pour le tabag c'est 6,2 millions. – Et nous ne pouvons qu'appeler les sénateurs à avoir ce courage politique de dire les choses, de dire qu'inscrire l'avortement dans la Constitution, c'est une aberration.
– Mais qu'est-ce que tu leur veux, Mourad ? Ils disent qu'ils ont fait une erreur. – Alors, ils disent qu'ils ont fait une erreur, ils sont intervenus à plusieurs sur les plateaux et sur les réseaux sociaux, sauf que ce n'est pas toujours la même raison. La première raison, cet extrait n'aura pas dû y être, mais enfin, il y était quand même à l'origine, ce n'est pas un hasard que ça se passe sur la télé de Bolloré, et surtout, ils parlent dans un deuxième temps d'un incident technique. Alors, incident technique, je ne vois pas en quoi ça peut être ça.
Alors, ce qu'ils enlèvent complètement, ce qu'ils occultent complètement, ces news, c'est qu'en fait, ils ont créé une émission qui est un espèce de… Alors, pardon pour les confrères et les consoeurs qui animent le jour du Seigneur sur le service public. C'est une espèce de jour du Seigneur, mais d'extrême droite. Et donc, forcément, à un moment donné, parce que ce n'est pas seulement cet extrait-là qui est concerné, toutes les missions étaient sur l'IVG, à culpabiliser les femmes et à les manipuler. C'était complètement fou. C'était un vrai lavage de cerveau. Donc, c'est toutes les missions qui étaient à revoir et à ne pas faire, du moins.
Et ça donne aussi l'idée, et c'est pour ça que ce sujet m'importe, parce que vous vous rappelez que Gérard Larcher, le président du Sénat, avait dit, entre son augmentation de 700 euros de l'enveloppe des frais et un ferme-ta-gueule à Mélenchon et peut-être deux ou trois sangliers, il avait dit que ce n'était pas du tout important, qu'il ne fallait surtout pas mettre du sociétal dans la Constitution, que l'IVG ne devait pas être constitutionnalisé et que ce n'était pas un catalogue où on mettait ce qu'on voulait, notre fameuse Constitution. Eh bien, là, on a la preuve évidente que, justement, il faut protéger l'IVG, car c'est un droit qui peut disparaître du jour au lendemain.
Alors, je précise que la chaîne a présenté ses excuses. On va peut-être en écouter un extrait. C'est assez... Alors, le plus virulent, bizarrement, vient de la part de Laurence Ferrari. Je vous laisse écouter notamment sa chute.
Nous souhaitons présenter nos excuses hier, dans l'émission Enquête d'Esprit, présentée par Emmerich Pourbet, une infographie présentant un comparatif entre les causes de la mortalité générale dans le monde et le nombre d'IVG dans le monde a été diffusé. Ce sont des données incomparables. Il est absolument impossible de comparer ces chiffres et de les mettre en miroir de ceux de la mortalité liée au cancer ou au tabac. L'interruption volontaire de grossesse est autorisée en France depuis la loi du 17 janvier 1975, la loi portée par Simone Veil. Il s'agit donc d'un droit garanti par la loi et il ne s'agit pour quiconque de le remettre en cause.
La chaîne CNews présente ses excuses à ses téléspectateurs pour cette erreur qui n'aurait pas dû se produire. CNews présente ses excuses auprès de toutes les femmes avec une pensée particulière pour celles dans le monde qui luttent pour obtenir le droit à disposer de leur corps et à toutes celles qui ont perdu la vie faute de pouvoir accéder à l'IVG. À titre personnel, j'ajoute que cette loi est très importante pour moi comme pour toutes les autres femmes et j'espère très sincèrement que ce droit acquis de haute lutte par nos mères, par nos aînés sera inscrit dans la Constitution.
Comme quoi, pour des raisons personnelles, parfois on peut avoir un petit éclair de lucidité mais ce n'est pas le premier dérapage, ce n'est pas la première chose qui pose problème sur cette chaîne. J'espère vraiment que l'ARCOM va faire son travail au moment du renouvellement de la concession. Et Moumou, ça s'embrouille chez les éditocrates. Ah oui, alors ça c'est quelque chose qui m'a fait sourire. Il y a eu une passe d'armes entre Thomas Legrand, notre confrère qui officie notamment en Libération et sur France Inter, et Sonia Mabrouk.
Car en fait Thomas Legrand s'est lancé dans une espèce de diatribe mais que je comprends tout à fait en se posant la question de savoir si c'était vraiment une chaîne d'information ou pas. Je vous laisse écouter le court extrait.
Aujourd'hui, Sonia Mabrouk, elle vous entendrait ou Laurence Ferrari, elle dirait donc moi je ne suis pas une vraie journaliste aux yeux de Thomas Legrand.
Sonia Mabrouk passe son temps à inviter des confrères généralement de la Bonosphère qui n'ont pas fait de reportage.
Elle passe son temps à inviter... Elle est intervieweuse le matin de politique. d'Eric Raoult, de Honfray qui explique... Pour le coup, elle reçoit sous la classe politique. Est-ce qu'une seule chose justifie qu'on caporalise CNews ? Est-ce qu'une seule de ces choses-là... Mettons l'ARCOM ! Répondez-leur ! Mais non, mais c'est fondamental ce débat. C'est extraordinairement dangereux ce qui est en train de se passer. Vous ne vous rendez pas compte ? Le cas de CNews est anecdotique.
CNews, et même si l'ARCOM virait CNews de son canalertien, CNews ferait un tabac sur une chaîne YouTube. Il se débrouillerait très bien.
Bien, alors, M. Thomas Legrand, vous mettez en cause CNews et vous me mettez en cause nommément, affirmant à tort que je reçois certaines personnalités dont le professeur Raoult. Alors, il se trouve que je ne l'ai pas reçu, mais vous n'êtes pas, il est vrai, un mensonge près. Et quand bien même l'aurais-je invité et l'aurais-je reçu comme tant d'autres confrères et consoeurs dans différentes chaînes et sur différentes ondes, eh bien, je ne m'en excuserai pas et certainement pas auprès de vous.
Que disait Thomas Legrand ? Il disait qu'il y avait zéro reportage, zéro enquête, que du commentaire, du blabla. Ce n'est pas vrai qu'il y a zéro reportage sur CNews. Non, ce n'est pas non plus une réalité absolue. Simplement, il est vrai que le blabla et l'entre-soi réac priment largement sur l'information, c'est-à-dire que c'est plus du commentaire d'information que de l'information. C'est ce que disait Thomas Legrand. Et c'est ce qui n'a pas plu, comme vous avez pu l'entendre, à Sonia Mabrouk qui est montée sur ses grands chevaux et qui en a profité pour se victimiser un petit peu. Mais on en reparlera tout à l'heure, je crois. Juste pour le plaisir, ce dernier flop. Oui, un petit flop.
Ce n'est pas spécialement médiatique, c'est juste le plaisir des images. C'est ce crash en plein vol du pauvre Marc Fénault, le ministre de l'Agriculture, qui s'est fait dédire par son président en l'espace de quelques heures, quelques jours. Et c'est un montage savoureux que je vous propose de voir. Et c'est signé, caisse de grève, un compte Twitter. Les propositions démagogiques du genre, on va fixer une obligation de prix plancher. L'objectif, c'est que dans la réforme que nous sommes en train de bâtir, et j'y reviendrai dans trois semaines, nous puissions avoir, justement, filière par filière, ces prix plancher. Je ne connais pas beaucoup de filières qui disent qu'il faut abroger Egalim.
Dans un texte de loi qui viendra dans les prochains mois, Egalim et la loi de modernisation de l'économie soient modifiés en ce sens. Nos amis de caisse de grève. Avec ton microscope, tu as choisi de scruter un personnage de télé haut en couleur, si on peut dire. C'est le polémiste Mathieu Bocoté de CNews. Regardons un petit florilège de ses sorties. Bonsoir. Bonsoir. Alors, question toute simple. Je vous pose la question à laquelle je cherchais à répondre sans être certain de ma réponse. On utilise le concept de guerre civile en ce moment pour décrire ce qui pourrait advenir en France.
Quel terme utiliseriez-vous pour parler de ce qui se passe en ce moment et de ce qui pourrait suivre si la situation s'embrasait? Séparatisme. Parce que dans les faits, il y a une volonté de s'étanchéiser par rapport à la culture française. Pas seulement par rapport à la laïcité. La laïcité, comme tout le monde, j'y adhère. Mais si on croit définir la France exclusivement par la laïcité, on en propose une définition bien pauvre et bien limitée. Non, c'est par rapport à la culture française. C'est s'étanchéiser.
C'est une volonté de la poupée jusqu'aux différentes tenues en passant par le halal, en passant par le halal partout, le halal systématique, en passant par les prières publiques, tout ça, en passant par la volonté aussi de se scandaliser quand on entend tel ou tel propos dans l'espace public. C'est une volonté de s'étanchéiser par rapport à la société d'accueil. C'est une volonté, soit dit en passant, Roubaix, c'est un cas, mais des petites républiques islamistes enclavés. Il y en a plus qu'un en France. C'est un peu ça le problème aussi. Ce n'est pas une exception. C'est un révélateur qu'on a vu hier dans ce documentaire.
Autrement dit, on nous dit, si inculé, il n'y a rien à voir, vous n'avez rien vu, il n'y a rien à commenter.
Exactement. Il n'y a rien à voir, rien ne s'est passé, rien n'a eu lieu, de quoi parlez-vous ? Et là, on est obligé de reprendre le terme utilisé il y a 13 ans par Marine Le Pen dans les circonstances, mais ce n'était pas la seule à l'utiliser, franchement, le terme d'occupation. Et là, je le précise, pour les abrutis qui voudraient tout mélanger, on ne fait pas référence à la Deuxième Guerre mondiale. Et si on parle d'occupation du territoire ? Est-ce que la France est appelée à changer sa laïcité pour, en quelque sorte, à codemoder cet islam qui la rejette ? C'est le pari de la gauche radicale, globalement, de la Mélenchonie, et d'une partie de la Macronie, je crois.
C'est un pari qui est fait, c'est-à-dire, globalement, on ne peut pas faire autrement, la laïcité doit s'adapter, la pression démographique est telle qu'il n'est plus possible de faire autrement. Mais au-delà des postures idéologiques, il y a simplement la reconnaissance des faits. Et parmi ces faits, il y a une partition objective du territoire. Des territoires, aujourd'hui, se dérobent tout simplement aux mœurs françaises, aux lois françaises. Et ces territoires, souvent, soit dit en passant, des municipalités, des mairies, peuvent être très bien gérés par la droite, soit dit en passant. Une partie de la droite républicaine a accepté l'effacement de la laïcité comme une donnée factuelle.
Permettez-moi de rester, pour l'instant, journaliste. Ça me donne un an, mais je ne vous le permets pas. Mais on ne vous le permet plus. Vous êtes un journaliste communiste. Bon, peut-être animateur. Il parle d'animateur. Animateur communiste. Animateur communiste. Vous avez parlé du système de classement idéologique des uns et des autres. Mais qu'en est-il, Mathieu Boccoté, de la définition de l'information et de l'opinion, selon François Jost ? Alors, on en a un peu parlé cette semaine. Moi, je trouve ça fascinant. C'est qu'on nous dit, il y a une chaîne qui fixe ce qu'est l'information. C'est BFM. Et si on s'éloigne de BFM, alors on bascule dans l'opinion. C'est dit comme tel.
Je n'exagère pas la portée de ce rapport, dont la méthodologie, de ce point de vue, est discutable. Je voudrais dire une méthodologie fascinante, à mon avis, de faiblesse intellectuelle. Alors, Moumou, qui est Mathieu Boccoté, est-ce que tu peux nous retracer un peu son CV ? Alors, il officie en France depuis une grosse dizaine d'années. Alors, il est officiellement sociologue. Il arrive, comme vous l'avez entendu, avec son accent chantant, il arrive d'outre-Atlantique. Donc, c'est une espèce d'immigré choisi. Il y a la fameuse immigration choisie, où on doit choisir uniquement des gens qui peuvent occuper des postes en tension, et ainsi de suite. Lui, il a été choisi par Bolloré.
Éditocrate, c'est un métier en tension, selon ton analyse ? Non, mais il n'est pas qu'éditocrate. Il est aussi essayiste. Alors, tout le monde est essayiste sur ses news. Je vous invite vraiment à regarder à l'occasion les petits bandeaux. Il est essayiste, il est sociologue, et il donne son avis à peu près sur tout, mais il est surtout ultra réac. Il est très proche des idées de Margaret Thatcher, pour vous donner un peu le truc. Le profil, il est évidemment anti-walk, et naturellement, il collabore au point, au Figaro Vox. Alors, le Figaro Vox, c'est comme le Figaro n'est pas assez à droite, ils ont créé un Figaro de droite extrême.
Évidemment, à valeur médiévale, on le retrouve également dans les colonnes de... Valeurs actuelles. Oui, pardon, excusez-moi, c'est une habitude. On le retrouve également dans les colonnes de causeurs, on le retrouve maintenant sur ses news, on l'a même vu chez Michel Onfray, qui est complètement parti en vrille, comme on avait pu le voir, et sur Europe 1.
C'est indépendantiste québécois, fustige évidemment le multiculturalisme, et l'islamisme, pour ne pas dire, et c'est toujours ténu la frontière, l'islam, voire même les Arabes, et ce qui pose le problème de la question de l'islamophobie, puisque beaucoup de musulmans utilisent ce terme d'islamophobie, mais en fait, aujourd'hui, j'ai vraiment le sentiment, en regardant les différentes émissions et en lisant un certain nombre de données, qu'on se cache derrière la critique de l'islam pour en fait critiquer très clairement les Arabes.
C'est-à-dire qu'on ne peut pas vous taxer en fait de raciste, puisque vous dites « Ah non, non, je critique une religion, et comme on est en France, j'ai le droit de critiquer une religion, et donc je condamne l'islamophobie comme un terme par avant, et en fait, derrière, quand on gratte, on se rend compte qu'il y a quand même une volonté de séparer les gens en fonction de leur origine présumée.
Dernière chose, il avait soutenu en 1998 déjà un rapprochement alors que les régions, quatre régions, si mes souvenirs sont bons, le président de région avait pactisé avec le Front National, ça avait donné des manifestations monstres, et bien lui était déjà en 1998 pour un rapprochement entre le RPR de l'époque et le Front National. Le Front National de Jean-Marie Le Pen. Absolument.
Alors, si on parle de Mathieu Bocoté, c'est parce qu'il s'inscrit dans le long lamento des Bolloré Boys and Girls qui s'expriment depuis que le Conseil d'État a enjoint l'ARCOM de surveiller un peu plus le respect des obligations de pluralisme qui sont attachées aux chaînes de la TNT, une grande complainte, un immense ouin ouin, dont témoigne cette vidéo de Christine Kelly qui est également une manière de faire la promo de son dernier livre Liberté sans expression.
Émotions, déclarations, passions, vous étiez plusieurs centaines à vivre cette grande soirée de conférences salles gavaux, conférences philosophiques, politiques, authentiques, uniques, un moment privilégié. Les envolées de Franck Ferrand, la lettre poignante de Sonia Mabrouk, les leçons imagées de Mathieu Bocoté, sans oublier Marc, Noémie ou la puissante Charlotte Dornelas. Ils nous ont tous emportés. Roche à rendez-vous avec le thème « Sommes-nous encore en démocratie ? »
Vous noterez le nombre de visages racisés mis en avant par hasard, par la vidéo, de manière assez habile, n'est-ce pas ? Avant de revenir à Bocoté, est-ce qu'au fond, le feuilleton Conseil d'État, Arcom, CNews, ne rend pas service aux médias bollorés en les victimisant ? C'est une question centrale, très importante, qui a fait débat et qui a vraiment... Et ça crée un espèce d'état de choc dans le milieu médiatico-politique parce qu'effectivement, il y a deux camps. Il y a ceux qui disent qu'il faut y aller, effectivement, l'Arcom doit faire son boulot, doit prendre des sanctions et ceux qui, effectivement, estiment que ça victimise et que ça renforce. Moi, je suis un peu entre les deux.
Pardon de faire mon Bayrou, mais je suis un peu entre les deux parce que... En même temps Macronien. C'est ça, absolument. Le coming out Macronien de Mourad Guichard. Tadam ! Continue. Merci pour vos commentaires. Je pense qu'il faut effectivement qu'il y ait une action de l'Arcom, mais il est absolument inévitable que cette victimisation sorte comme elle est sortie sur les plateaux de CNU. C'est évident. Ils n'attendent évidemment que ça. Ils ont un côté très vindicatif lorsqu'il s'agit de s'auto-défendre. Ils le font très régulièrement et se victimiser, notamment vis-à-vis du service public. Et là, quand ils disent si on nous applique ça à nous, il faut aussi l'appliquer au service public.
Il faut aussi, par exemple, l'appliquer aux médias. Il faut qu'on fasse venir des gens d'extrême droite sur les plateaux et ainsi de suite. Et j'ai envie de dire qu'il y a une espèce de logique là-dessus. En plus de la victimisation, il y a une espèce de logique et je trouve qu'on a mis le doigt dans quelque chose d'un peu problématique, sachant que la convention court jusqu'en 2025, si mes souvenirs sont bons. Donc, on va encore, pendant une longue année, être dans l'incertitude de savoir ce qui va se passer et on va avoir ce genre de discours de victimisation.
De toute façon, même si on leur retire le conventionnement, ils pourront toujours créer, Bolloré pourra toujours créer donc c'est une problématique dans laquelle on est lancé qui va être difficile à régler autre que de manière législative. Ou bien il pourra créer une chaîne de télévision qui n'est pas TNT, qui est sur les boxes comme le Média. Nous, au Média, on a l'agrément de l'ARCOM mais on est rejeté pour des raisons discrétionnaires par trois grandes boxes sur quatre. C'est-à-dire que c'est aussi une question de liberté et de pluralisme sur laquelle on aimerait entendre les personnes qui ont engagé l'action contre CNews.
Il est question de permettre à un média, le nôtre, qui est conventionné par l'ARCOM, d'avoir accès aux boxes et non pas seulement selon le bon vouloir des personnes qui possèdent ces boxes, notamment des personnes qui possèdent des boxes et qui possèdent également des médias d'information. Alors, au sujet de la censure affreuse subie par les médias d'un groupe puissant qui ne fait que grossir en rachetant d'autres médias très prestigieux, je parle donc du groupe Canal Plus Bolloré, CNew, C8, le journal du dimanche, Paris Match, etc. Europe 1. Mathieu Boccote a dénoncé à l'antenne l'ONG Sleeping Giants.
On a appris il y a quelques jours qu'un débuté, la majorité, a proposé que les Sleeping Giants pour le prix Nobel de la paix. On commence par de la pédagogie pour nos téléspectateurs. Alors, les Sleeping Giants créés en 2016, c'est une association, on pourrait dire, une milice numérique qui patrouille les réseaux sociaux pour dénoncer, en fait, pour identifier certaines marques qui financeraient, indirectement, sans en être consciente souvent, des publications accusées de tenir des propos haineux. Donc, imaginez la publication X, eh bien, vous avez la compagnie Y qui, sans le savoir, donne, prend la publicité pour la publication X. Et là, qu'est-ce qui se passe?
Eh bien, les Sleeping Giants disent, aha, vous, entreprise vertueuse, comment osez-vous financer ce titre de presse qui est haineux, qui tient les propos haineux, et ainsi de suite. Fondamentalement, il s'agit d'assécher financièrement des titres de presse qui relève un discours condamné par les Sleeping Giants. Le problème, c'est, qu'est-ce que la haine? Ce serait intéressant de savoir qu'est-ce que la haine. On ne le saura jamais vraiment, sinon que c'est un discours en contradiction avec le discours dominant progressiste. Donc, si vous n'êtes pas progressiste, vous êtes haineux.
Et quand on prend le temps de regarder ce qu'on appelle un discours haineux aujourd'hui, c'est un discours critique à l'endroit des revendications minoritaires. Ça, c'est un discours haineux. Mais inversement, si je dis, par exemple, cher Thierry, je vais vous assassiner, je vais vous étrangler, ce n'est pas un discours haineux tel que le pensent les Sleeping Giants. Mais si je dis, un homme ne pourra jamais être enceinte et accouché, ça, c'est un discours haineux. Il faut garder cela à l'esprit. Qu'est-ce qu'ils sont méchants, n'est-ce pas, cette ONG? Mais c'est quoi Sleeping Giants, Mohan?
Alors, c'est un groupe qui nous vient des États-Unis, donc qui est maintenant implanté chez nous et qui fait de la veille sur Internet, notamment, et qui va voir les sites comme CNews, les sites d'entreprises... Les sites des médias de manière générale. Oui, absolument, les médias de manière générale qui ont été condamnés pour des propos racistes, notamment, ou qui propagent un discours de haine. Et ils vont simplement alerter, une fois par an, ils vont alerter les marques qui ne sont pas au courant que leur logo apparaît ou leur publicité apparaît sur ces sites-là et qui, donc, vont leur signaler et leur demander très simplement est-ce que ça correspond à vos valeurs.
Voilà, ce n'est pas plus méchant que ça, il n'y a pas de harcèlement, il n'y a pas de pression, rien du tout. Et dans beaucoup de cas, les marques retirent, demandent à ce qu'on retire leur publicité et donc l'argent qui va avec, le financement qui va avec et du coup, évidemment, ça les rend un peu dingues comme on l'a vu. Mais je vais... La valeur actuelle a beaucoup souffert de ça et peut-être c'est d'ailleurs ce qui les a poussés à virer leur directeur de la rédaction, Geoffroy Le Gêne, qui s'est retrouvé à la tête de GDL. C'est l'une des possibilités mais ça leur fait très mal, évidemment, puisque sans argent, ils n'ont plus le moyen d'exister ou de se développer.
Je vais laisser Rachel que j'ai eue au téléphone. Alors, c'est assez précieux puisque leurs voix, ils sont évidemment anonymes, leur voix n'est pas très connue et là, l'une des voix, donc Rachel, va nous expliquer précisément le rôle, le but et le fonctionnement des Sleeping Giants. Je vous laisse l'écouter.
Nous faisons quelque chose de très simple. Nous voyons une publicité sur un site ou un média et nous adressons un tweet et maximum un tweet par an à l'annonceur en disant regardez, votre publicité figura là, vous ne le savez pas. Maintenant que vous le savez, et qu'il s'agit par exemple d'un média condamné pour racisme, est-ce que ce placement vous convient ? Et ça s'arrête là. Après, l'annonceur répond, ne répond pas, il reste, s'en retire et est tout à fait libre évidemment de faire cela. À travers les années, nous avons quand même plusieurs milliers d'annonceurs et de marques qui ont cessé de financer des médias extrémistes à leur insu suite à nos alertes.
La défense généralement des médias visés par nos actions et que nous serions dans la haine ou dans le harcèlement, c'est quand même très difficile d'argumenter ainsi si on sait qu'il s'agit d'un seul tweet par an et qu'il n'y a aucun discours haineux.
Nous sommes quand même particulièrement interpellés par le fait qu'une chaîne comme CNews qui a signé avec l'ARCOM une charte qui évidemment se base sur la loi de 1986 qui exige la pluralité d'opinions et le traitement honnête de l'information une loi qu'est CNews évidemment doit connaître également se questionne qu'est-ce la haine alors que ce n'est pas une chaîne comme n'importe quelle autre elle est condamnée pour racisme elle est condamnée pour homophobie et il y aura sans doute encore d'autres condamnations dans le futur il y a eu des sanctions récordes et très importantes des mises en garde sans cesse durant des années donc aujourd'hui cette chaîne se retourne et dit mais nous ne savons pas ce que c'est la haine ou ce n'est pas possible la pluralité ne doit pas être à l'intérieur de la chaîne mais bien au niveau total global de l'espace médiatique c'est absolument interpellant cette victimisation comme si les dirigeants ne savaient pas
alors Mourad on peut tout de même se demander si se servir des entreprises capitalistes pour combattre l'extrême droite n'est pas au fond un peu ambigu alors ils ne se présentent pas comme des gens engagés politiquement simplement ils sont contre la haine contrairement à ce que disait Bocoté tout à l'heure ils sont contre la haine contre les messages de haine de ségrégation et ils jouent à leur niveau avec les manettes dont ils disposent ils jouent leur rôle militant dans ce sens là mais à aucun moment ils se prétendent anticapitalistes ou je ne sais quoi d'autre et le seul moyen le seul endroit où ils peuvent agir je trouve et qu'ils ont bien choisi ce terrain là c'est le nerf de la guerre c'est à dire l'argent il n'y a que ça que peuvent entendre que peuvent entendre Bolloré et Consor et c'est là qu'ils appuient et c'est là que ça donne des résultats plutôt probants vu la réaction en face Alors on va passer à ton coup de coeur de la semaine Oui il est lié à l'actualité récente c'est à dire l'entrée de Missac et Méliné Manouchian au Panthéon et je voudrais revoir un livre vous proposer de revoir un livre qui ne date pas d'hier il date des années 60-70 c'est Les bataillons de la jeunesse ça a été écrit par Albert Ouzoulias et ça raconte la vie des jeunes résistants pendant l'occupation allemande dont était responsable en l'occurrence Albert Ouzoulias et donc comme je vous dis ça fait écho évidemment à l'entrée des Manouchians au Panthéon et je voulais saluer Pierre Ouzoulias son petit-fils qui lui a été la cheville ouvrière et l'artisan de l'entrée des Manouchians au Panthéon ce qui est une oeuvre Le sénateur Pierre Ouzoulias Oui le sénateur Pierre Ouzoulias qui est une oeuvre colossale dans la vie d'un militant comme lui et j'ai envie de lui dire qu'Albert Ouzoulias peut être très fier de lui et la boucle est bouclée je vous laisse sur ce conseil de lecture Merci Mourad et merci à vous d'avoir regardé l'œil de Moumou sur le Média sur le canal 350 de la Freebox sur Youtube ou sur notre site internet Le Média votre Média on le rappelle ne vit que des abonnements et des dons de celles et ceux qui l'aiment si vous le pouvez allez sur le Média et donnez-nous de la force donnez-vous de la force restez connecté au Média sur le Média
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