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InterviewEurope1fr· 15 octobre 2026 9 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

«Le bilan d'Emmanuel Macron va disqualifier ses anciens Premiers ministres lors de la présidentielle», analyse Bruno Retailleau

Source d'origine 3 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:52OuverteRéponse directe

    David, vous avez 54 ans, qu'est-ce que vous faites dans la vie ?

  • 1:09FerméeRéponse directe

    Et vous avez voté en 2022 ?

  • 1:15OuverteRéponse partielle

    Et vous savez pour qui vous allez voter cette fois-ci ?

  • 2:19RelanceRéponse directe

    Jusqu'où, M. Retailleau, êtes-vous prêt à faire passer vos idées avant une ambition potentielle ?

  • 3:34RelanceRéponse directe

    Avec Édouard Philippe, par exemple, et certains ont dit qu'un deal est fait avec Édouard Philippe, qu'en pensez-vous ?

  • 5:52OuverteRéponse directe

    Êtes-vous prêt à agréger, au nom de l'union fait la force, Reconquête, Éric Zemmour ou Sarah Knafow ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:31PrésentateurFait
    « notre pays a donné à son histoire les accents d'un roman national, à sa langue le nom de Molière et au monde pas moins de 16 prix Nobel de littérature. »
  • 4:20InvitéFait
    « ce bilan va disqualifier, écoutez-moi bien, les anciens premiers ministres d'Emmanuel Macron. »
  • 4:33InvitéFait
    « Je pense qu'ils n'arriveront pas à s'éloigner de ce bilan. Ils seront rattrapés. »
  • 4:42InvitéFait
    « Ceux qui me connaissent bien, partir dans une élection présidentielle aujourd'hui, avec le boulot qu'il va falloir faire pour remettre la France à l'endroit en 2025, je pense que ça tient plus du sacrificiel que de la gloriole, vraiment. »
  • 8:04InvitéFait
    « Regardez par exemple sur le voile. Il y a eu quatre changements de pieds depuis le mois de septembre, entre la première déclaration d'un de ses adjoints et puis elle, peu importe. »

Temps de parole

  • Invité35 %
  • Présentateur32 %
  • Invité 227 %
  • ?4 %
  • Présentateur 22 %

≈ 16,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

Europe 1,

0:02
Locuteur

16h,

0:04
Présentateur

18h, Pascal Proulx et vous. On va être avec David dans une seconde. Je rappelle le livre de combat et d'espoir aux éditions de l'Observatoire. Aux éditions de l'Observatoire, c'est une série de lettres. Lettres à votre grand-père, lettres à Philippines, je l'ai dit, lettres aux Gilets jaunes, lettres à vos compatriotes musulmans, lettres aux parents d'enfants en difficulté. Et vous écrivez notamment, la France est une patrie littéraire, notre pays a donné à son histoire les accents d'un roman national, à sa langue le nom de Molière et au monde pas moins de 16 prix Nobel de littérature. Nos grands hommes eux-mêmes se sont souvent rêvés écrivains.

0:40
Locuteur

C

0:40
Présentateur

'est vrai, il y a chez vous la qualité du verbe, la qualité de l'écriture et le souci de faire perdurer cette histoire littéraire. David est avec nous, il habite Toulouse. David, vous avez 54 ans, qu'est-ce que vous faites dans la vie, David ?

0:56
Invité

Je suis délégué hospitalier, je travaille pour l'industrie pharmaceutique dans les épilepsies rares.

1:03
Présentateur

Et vous avez voté en 2022

1:05
Locuteur

? Oui,

1:07
Invité

oui, je vote toujours.

1:09
Présentateur

Et qu'est-ce que vous avez voté en 2022

1:10
Locuteur

? Eh

1:11
Invité

bien, j'ai voté personne,

1:13
Présentateur

comme on dit. Et vous savez pour qui vous allez voter cette fois-ci

1:17
Locuteur

? Alors,

1:19
Invité

justement, je pense qu'il y

1:20
Locuteur

a

1:20
Invité

beaucoup de Français qui aimeraient le savoir. Et c'est... Alors d'abord, un grand bonjour. Je suis tellement heureux de vous avoir, Pascal Praud, parce que j'adore votre émission. Je vous aime beaucoup. Et puis, je salue aussi M. Retailleau, qui... Je suis de ses idées de droite, évidemment, parce que de toute façon, là, il y a beaucoup, beaucoup de choses qu'il va falloir faire d'urgence. Mais j'avais une question qui n

1:45
Locuteur

'est

1:45
Invité

pas forcément facile pour lui,

1:47
Locuteur

qui

1:48
Invité

est jusqu'à... En fait, il

1:50
Locuteur

y

1:50
Invité

a les ambitions et les idées. Des idées qui peuvent se rejoindre. Il a cité lui-même David Lissnard, qui est en pleine évolution. Et nous, factuellement, qu'est-ce qu'on voit aujourd'hui en tant qu'électeur ? On est rendu à 39 candidats, avec une Natacha Polony qui vient se rajouter, des partis qu'on ne peut même pas citer tous les noms, on ne les connaît plus tous. Donc, c'est l'assurance d'avoir une finale extrême-gauche, Mélenchon d'un côté, et Marine Le Pen de l'autre, avec 39 personnes. Donc, ma question qui est un peu rude, c'est jusqu'où, M. Retailleux, êtes-vous prêt à faire passer vos idées avant une ambition potentielle ?

Parce que je sais que vous avez de l'expérience en politique, et qu'accéder à un poste suprême, ça peut parfois nécessiter de passer par différentes étapes. Et vu le, je dirais, le schéma d'évolution qui se présente en ce moment, est-ce que vous seriez prêt à vous ranger et à vous accorder avec une personne comme David Lysnard, à réduire, comme disait l'auditrice avant, le nombre de personnes pour avoir une vraie force de contradiction ? Parce qu'on va encore tous se faire voler les élections, si c'est le cas contraire. Et les partis qui s'appellent Horizon d'un côté, Nouvelle France de l'autre,

3:03
Locuteur

le

3:03
Invité

machin, etc., ça va faire un petit peu de voix, mais ça fera deux blocs et une finale annoncée. Et ça, on n'en veut pas. On veut soit vous, soit M. Lysnard, mais qu'il soit en vraie compétition, avec force et des vrais sujets. Mais est-ce que vous, vous êtes prêt à vous mettre derrière, quitte à être Premier ministre, avec du pouvoir, etc., ou est-ce que vos ambitions sont trop grandes ? Et on va encore se retrouver avec des personnes qui ont un peu aveuglé

3:30
Locuteur

de

3:30
Invité

Président.

3:30
Présentateur

On a un peu abordé cette question, David, mais on peut y retourner, effectivement, et puis l'élargir à ce moment-là. Avec Édouard Philippe, par exemple, et certains ont dit, je l'ai lu, un deal est fait avec Édouard Philippe, et en janvier, quoi qu'il arrive, M. Taillot rejoindra Édouard Philippe. Ça, c'est complètement

3:48
Invité

exclu. Moi, je pense qu'on est dans une situation catastrophique. D'abord, bonjour, David. La situation, le bilan d'Emmanuel Macron, il est désastreux. Après dix ans d'En Marche, plus rien ne marche. Regardez l'école, regardez l'hôpital, David est délégué hospitalier, regardez la justice, etc., plus rien ne marche. On est au bord d'une crise. Peut-être qu'il y

4:12
Locuteur

aura

4:12
Invité

une crise, d'ailleurs, à la grecque, ce qui serait terrible pour nos compatriotes, d'ailleurs, les plus modestes, les plus vulnérables, avant l'élection présidentielle. Par conséquent, ce bilan va disqualifier, écoutez-moi bien, les anciens premiers ministres d'Emmanuel Macron. Je ne crois pas un seul instant

4:27
Locuteur

qu

4:28
Invité

'ils puissent, ce n

4:29
Locuteur

'est

4:29
Invité

pas une question de qualité personnelle, pas du tout, c'est simplement une analyse politique. Je pense qu'ils n'arriveront pas à s'éloigner de ce bilan. Ils seront rattrapés. Les gens ont besoin d'une rupture, ils ne peuvent pas représenter une rupture. Je dis à David que, vous savez, bien sûr qu'on a tous des ambitions. Ceux qui me connaissent bien, partir dans une élection présidentielle aujourd'hui, avec le boulot qu'il va falloir faire pour remettre la France à l'endroit en 2025, je pense que ça tient plus du sacrificiel que de la gloriole, vraiment. Moi, j'ai toujours porté d'abord mes convictions, mes idées, et je suis un patriote. J'aime la France.

Et j'ai toujours considéré que notre job, chaque génération a un devoir, c'est de transmettre à la génération suivante une France meilleure. C'est ça que je souhaite. Et je le disais tout à l'heure en off, mais je peux le dire en on, à Pascal Praud, la semaine prochaine, je verrai, on déjeunera ensemble avec David, David Lysnard, et même d'ailleurs avec le maire de Béziers, Robert Ménard. Mais ce que je veux dire, c'est que je suis prêt à ce qu'il y ait une équipe, mais jamais je ne transigerai sur les convictions.

5:40
Présentateur

Alors justement, c'est intéressant. Vous êtes prêt à former une équipe, David Lysnard, je comprends. Le maire de Béziers, je comprends également.

5:49
Locuteur

Alors il le

5:50
Invité

serait peut-être, Robert

5:51
Locuteur

Ménard, mais est-ce

5:52
Présentateur

que vous êtes prêt à agréger, au nom de l'union fait la force, reconquête, que ce soit d'ailleurs ou Éric Zemmour ou Sarah Knafow, est-ce que vous imaginez être dans une sorte de dream team de droite, en tout cas tel que vous pourriez l'imaginer, ou sur la même affiche il y aurait Lysnard, Knafow, Robert Ménard et vous. Au-delà des hommes, je parle évidemment des idées.

6:18
Locuteur

Est

6:18
Présentateur

-ce que vos idées sont compatibles avec celles de reconquête ? C'est ça ma question.

6:22
Invité

Moi, ce que j'ai toujours voulu faire, j'ai jamais cru à ce qu'on a appelé l'union des droites. D'abord, Marine Le Pen est la première à dire qu'elle n

6:29
Locuteur

'est

6:29
Invité

pas de droite.

6:30
Locuteur

Mais j'ai toujours voulu,

6:31
Invité

j'ai toujours voulu, l'union des droites, mais par les électeurs, dans les urnes. Et les électeurs de reconquête, très franchement, ce sont souvent des anciens électeurs du RPR. Voilà, donc ils sont les bienvenus. Reconquête aujourd'hui, vraisemblablement, aura un candidat. Ce sera Éric Zemmour. Et c'est compliqué. Mais s'il n

6:52
Locuteur

'y a pas,

6:53
Présentateur

est-ce que vous

6:54
Locuteur

pourriez autour

6:55
Présentateur

d'une table ? Je parle des idées, je ne

6:57
Locuteur

parle

6:57
Présentateur

pas des hommes. Est-ce que vous vous sentez proche des idées de reconquête ?

7:01
Locuteur

Pas

7:01
Présentateur

exactement, puisque autrement vous seriez sans doute à reconquête, mais c'est le programme

7:06
Locuteur

commun

7:06
Présentateur

de François Mitterrand avec la gauche en

7:11
Locuteur

71 ou 74.

7:12
Invité

Éric,

7:13
Locuteur

c

7:13
Invité

'est un polémiste et il

7:14
Locuteur

a

7:14
Invité

un esprit de système.

7:16
Locuteur

Il

7:16
Invité

a un esprit de système, c'est-à-dire qu'il est dans l'idéologie. Et moi, je ne suis pas dans l'idéologie. J'ai des convictions, mais il y a la réalité. Il y a des gens, il y

7:26
Locuteur

a

7:26
Invité

des nuances qu'il n'a pas.

7:28
Locuteur

Mais Sarknafo,

7:29
Présentateur

par exemple, vous imaginez

7:31
Locuteur

davantage travailler avec elle ?

7:33
Locuteur non identifié

Plus moderne, si j'ose dire. Non,

7:35
Locuteur

mais ça c'est intéressant. Donc il n'y a pas de...

7:37
Locuteur non identifié

Moins idéologue, moins idéologue.

7:39
Locuteur

Il n'y a

7:39
Présentateur

pas de rejet des

7:41
Locuteur

idées de reconquête.

7:42
Présentateur

Je ne rejette personne. Si, vous rejetez par exemple Marine Le Pen,

7:45
Locuteur

je ne voudrais jamais vous direz travailler avec Marine Le Pen. Pas

7:47
Invité

ses électeurs.

7:48
Présentateur

Sa personne ne

7:48
Locuteur

rejette jamais les électeurs. Et je ne la

7:50
Invité

rejette pas en tant que telle. Je dis simplement, objectivement, je l'ai vu changer depuis des années, parce que j'ai une petite expérience aux politiques, d'avis sur tellement de choses que je ne sais même plus quelle est sa position sur tel ou tel point qui sont importants. Regardez par exemple sur le voile. Il y a eu quatre changements de pieds depuis le mois de septembre, entre la première déclaration d'un de ses adjoints et puis elle, peu importe. Mais ce que je veux dire,

8:14
Locuteur

c

8:14
Invité

'est que je m'adresse moins à tous les Français. Jamais, contrairement à beaucoup d'hommes et de femmes politiques, jamais je n'ai considéré les électeurs de Marine Le Pen comme des parias, comme des citoyens de seconde zone.

8:23
Présentateur

Il est 16h41, on a une tonne de questions évidemment à vous poser. On va marquer une pause, mais c'est vrai que je peux vous entendre également sur la France Insoumise. Vous aviez imaginé interdire la France Insoumise. Je ne

8:32
Locuteur

vois

8:32
Présentateur

pas comment c'est possible, Bruno Retailleau, d'interdire aujourd'hui un parti politique qui représente entre 15 et 20% de voix. Mais cette question, on pourra vous la poser après la pause. Et puis c'est les auditeurs. On va essayer d'avoir quand même un auditeur, peut-être, j'allais dire, de gauche. Quelqu'un qui soit en opposition, plus frontal en tout cas, que ce que nous avons entendu à l'instant avec Bruno Retailleau.

8:54
Locuteur

A

8:54
Présentateur

tout de suite. Alors rappelez-nous pour poser vos questions à notre invité, Bruno Retailleau, 01-80-20-39-21. Vous écoutez Pascal Preu et vous sur Europe 1.