Lisnard-Retailleau : Fracture chez les Républicains
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que, compte tenu de la démographie scolaire, il faut baisser le nombre de postes d'enseignants ?
- 5:20OuverteRéponse directe
Faut-il augmenter le nombre d'enseignants malgré la démographie ?
- 10:06OuverteRéponse partielle
Les aides ciblées permettront-elles de calmer la tension sociale sur les carburants ?
- 13:34OuverteRéponse directe
Est-ce une échappée solitaire de David Lisnard ou une fracture chez LR ?
- 19:45OuverteRéponse directe
Bruno Retailleau s'impose-t-il comme candidat LR ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:26Chiffre
« On a 25 % de naissances en moins par rapport à il y a 15 ans. »
- 2:42Fait
« La France est au-dessus de la moyenne européenne au niveau des effectifs par classe. »
- 3:58François DegoyeFait
« L'EBC, c'est une hérésie. Encore une fois, c'est l'abstraction. »
- 4:39François DegoyeFait
« Nous avons une baisse du niveau scolaire sur les apprentissages, sur les fondamentaux. »
- 7:15François DegoyePromesse
« Il faut retrouver des instituteurs dans les villages. »
- 10:06Fait
« Le carburant, c'est un élément extrêmement important qui est susceptible, un peu comme le pain sous la Révolution française. »
- 11:34Arnaud BenedettiFait
« La France est à l'os parce que dans mon esprit il commence large le mur de la dette. »
- 13:34David LisnardFait
« Je quitte LR parce que LR n'a pas quitté tout simplement ses ambiguïtés et la Macronie. »
- 16:55Arnaud BenedettiFait
« La droite républicaine dont on ne sait plus où elle est. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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Mais d'abord, on va voir ce qu'il s'est passé hier, justement, cette mobilisation avec Clément Guillaumeau.
Près de 10 % des enseignants ont répondu à l'appel de l'intersyndical hier, selon l'éducation nationale, entre 25 et 30 % selon les syndicats. Une grève, qui intervient alors que la publication de la carte scolaire a acté la suppression de 4000 postes à la rentrée prochaine. On pense que ces suppressions de postes vont aggraver les conditions de travail mais également la perte de sens du métier, c'est-à-dire que les collègues, ils ont à cœur ce service public et le service public de l'éducation et ils ont envie de faire Faire réussir tous les élèves, toutes les élèves, sauf qu'il faut leur donner les moyens. Et ça, pour l'instant, on ne l'a pas.
La porte-parole du syndicat majoritaire du premier degré enfonce le clou. Pour elle, la dégradation des les conditions de travail s'accélèrent année après année. « On a donc des élèves qui se retrouvent trop nombreux dans les classes, il faut quand même savoir que la France est au-dessus de la moyenne européenne au niveau des effectifs par classe, donc elle a des progrès. Et pour faire ces progrès-là, il ne faut pas fermer de classe. » Le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, a réagi à la mobilisation. Il a invoqué à nouveau une baisse démographique sans précédent pour justifier ses coupes. Il faut quand même se rendre compte effectivement, pardon d'y revenir, mais de ce qui se passe d'un point de vue démographique.
Aujourd'hui on a 25 % de naissances en moins par rapport à il y a 15 ans. D'accord ? Ça veut dire qu'entre l'élève qui est en maternelle aujourd'hui et l'élève qui est en terminale aujourd'hui, dans le même système scolaire, il y a 25 d'élèves en moins. Si nous n'en tenons pas compte, on va avoir un problème très clair dans quelques années, c'est qu'on n'aura plus besoin d'un côté des Français. Sauf qu'on pas. Les syndicats dénoncent une logique comptable de la part du gouvernement. Hier, un peu partout en France, ils réclamaient également des revalorisations salariales ou encore un meilleur accompagnement des élèves en situation de handicap. Et on va en parler avec vous ! Bonjour Françoise Degoye ! Merci d'être là, éditorialiste politique Arnaud Benedetti.
Bonjour Merci également d'être avec nous, directeur de la nouvelle revue politique. Et on va justement revenir sur cette grève. Alors les enseignants qui protestent contre la suppression du nombre de postes, 4000, ça a été inscrit dans le budget voter et contre les fermetures de classes liées à la nouvelle carte scolaire. Est-ce que, compte tenu de la démographie scolaire, il faut, comme le dit le gouvernement, comme l'a voté le Parlement, baisser le nombre de postes d'enseignants François. Écoutez, moi je veux bien qu'on fasse... On peut gérer sa vie avec des tableaux Excel. Vous savez, on peut gérer la vie dans l'abstraction. Voilà. On sait comment ça marche à Versy, lui et moi. Vous avez un type qui sort d'un bureau, qui regarde une Et après, il barre. Je caricature, mais c'est ça.
Ça, c'est les tableaux Excel, c'est l'abstraction. Et puis, il y a le ressenti. La température réelle et le ressenti. La réalité, c'est qu'il n'y a pas un seul endroit de France où vous allez trouver un parent d élèves à qui vous allez faire gober qu'il y a trop d'enseignants et que ces enseignants-là, il faut encore baisser le nombre. Alors je ne dis pas que c'est que la panacée, l'augmentation du nombre d'enseignants. Il y a bien sûr la formation, évidemment, la
mais c'est la réalité. Je veux dire, non, mais non, mais c'est vrai. Donc voilà, il y a la question de la formation. – Tu n'es pas gentil pour les bouchers ? – Non, mais je savais très bien ce que je veux dire. Il y a un certain nombre… Non, mais vraiment, il y a un certain nombre de politiques aussi qui me font penser à des sagneaux dans un congrès de boucher. Mais ça, c'est une blague à part. Non, bien sûr qu'il faut augmenter le nombre d'enseignants. L'EBC, c'est une hérésie. Encore une fois, c'est l'abstraction. Et j'en ai marre de cette complainte, mais parce qu'il va il va forcément Arnaud me dire les comptes publics, j'en ai marre de cette complage. C'est François qui a fait François et Arnaud ! Ce ne sont peut-être pas les cerchois là, mais les comptes publics, c'est vrai.
Ça ne peut pas le Ils sont quand même confrontés au mur de la dette et la nécessité malgré tout de maîtriser la dépense publique. Après, faut-il augmenter ? Non. Faut-il baisser ? Non. Fallait-il menir ? Certainement... Bon, la réalité, c'est que... Donc vous n'êtes pas d'accord avec le gouvernement et la droite qui disent qu'il y a une démographie scolaire et il faut baisser le nombre d'enseignants. La démographie scolaire, c'est vrai. C'est-à-dire que vous avez perdu, je crois, un million. Il y a un million d'élèves en moins depuis maintenant une dizaine d'années. C'est une réalité comptable, on ne peut pas la nier, c'est vrai. Ensuite, moi, ce que je crois, c'est qu'il faut en effet maintenir... Il faut maintenir, mais par contre, il y a un gros effort à faire aujourd'hui,
je pense sur la formation des enseignants et la formation des instituteurs. Je crois que c'est absolument capital parce que nous avons quand même un vrai sujet en France. Au-delà de l'encadrement, c'est la baisse du niveau scolaire et les classements PISA de ce point de vue-là sont quand même tout à fait significatifs et extrêmement inquiétants. Nous avons une baisse du niveau scolaire sur les apprentissages, sur les fondamentaux et je crois que là, il y a un effort à faire. L'éducation nationale étant quand même la matrice de beaucoup de choses, clairement, dans la société et elle l'a été historiquement dans la société française. Je pense que c'est vraisemblablement sur ce... J'allais dire, c'est cet effort qu'il faut faire et l'augmentation, encore une fois, moi je pense qu'il n'y a
vraisemblablement pas besoin d'augmenter aujourd'hui. Regarde la démographie, mais maintenir un niveau d'encadrement qui est le niveau d'encadrement que l'on connaît aujourd'hui me paraît, on les fait, bonne solution. Arnaud, l éducation nationale, c'est un tout. Ce n'est pas simplement le problème des professeurs. Où est passé le temps béni où nous avions des conseillers d'orientation ? Où est passé le temps béni où nous avions des infirmières scolaires ? Où est passé ce temps-là ? C'est un ensemble de l'éducation nationale. Tout ne peut pas reposer sur le professeur. Vous parlez encore une fois du mur de la dette publique. On ne va pas recommencer les débats budgétaires. C'est la réalité quand même. Oui, si on allait chercher de l'argent à l'endroit où il est,
on n'aurait pas ce problème de serrer le kiki, si je voulais, à l'endroit où il y a le véritable besoin. Sérieusement, je vous l'accorde, je suis d'accord avec vous, l'histoire noire de la République, c'est le creuset. Bien sûr que c'est le creuset républicain. Et comment est-ce que c'est possible de passer à la trappe, si vous voulez, véritablement ce qui, à mon avis, devrait être le cœur de la détermination politique ? Vous êtes bien d'accord qu'on a un problème de niveau ? Les classements, les classements, les classements de l'OCDE sont absolument, là-dessus, indiscutables. On a un problème sur les matières littéraires et on a un problème sur les matières scientifiques et sur les mathématiques où on était excellent.
Un petit Je pense que nous avons un problème, si nous avons un problème de lecture et de baisse du niveau culturel c'est parce que nous avons un problème d'apprentissage de l'écriture etc. On connaît tout ça par cœur. En plus moi je sors d'une famille de profs, ça va de l'instit au prof en prépa donc je suis un peu saturé de ce genre de sujet. Toujours les mêmes rengaines mais vous dites il faut baisser, moi je pense qu'il faut augmenter et surtout on reste à un constant. Moi je dis qu'il faut augmenter et il faut bien répartir. Il est impossible que les zones rurales se tapent non seulement des déserts médicaux, des déserts de services publics et maintenant des déserts scolaires. Vous avez moi je viens d'un petit village de montagne dans les Hautes-Pyrénées,
on avait la classe unique, on avait la classe unique, on avait la classe unique à mon époque, etc. Vous n'avez même plus cela. Vous avez sur 6 ou 7 vallées, il vous reste sur 3 vallées, il vous reste une école primaire. Ce n'est pas possible en fait. Vous épuisez les élèves, ils prennent le bus, ils vont apprendre à 40 kilomètres. Il faut mieux répartir, il faut retrouver des instituteurs dans les villages. On ne peut pas dans les zones rurales se taper le désert médical, le désert service public et le désert scolaire. Autre sujet d'actualité, c'est encore et toujours la hausse des prix du carburant. J'espère que le ministre de l'éducation m'entend, mais ça ne sert à rien. J'espère aussi. La hausse des prix du carburant, la porte-parole.
C'est le gouvernement Maude Bréjean ce matin, n'exclut pas d'autres aides dans les jours à venir. On l'écoute. On est entièrement conscient des difficultés. Il faut bien comprendre une chose. Personne ne sait dire comment ce conflit va On voit bien que l'évolution du baril de Brent, du pétrole, varie. Il peut faire plus 10 dollars, moins 15 dollars en fonction des paroles du président américain. Donc on essaie de prendre les décisions nécessaires, au bon moment, en fonction d'une situation internationale et géopolitique qui évolue. Pour autant, ça n'épuise pas le problème d'un certain nombre de professions qui vivent ces difficultés et qu on pourra aider, voilà, dans les temps à vivre. Elle n'exclut pas...
Alors évidemment, elle ne le dit pas clairement, ça reste un peu flou, mais elle n'exclut pas totalement d'autres aides. Il y a déjà eu un plan gouvernemental de Oui, parce qu'ils ont la pression. Ils ont la pression des transporteurs, ils ont la pression d'un certain nombre de professions indépendantes, je pense aux infirmières qui ont besoin de prendre leur véhicule pour aller soigner leurs malades. Donc si vous voulez, aujourd'hui ils sont en train de revenir sur finalement un discours qui il y a quelques jours ou quelques semaines était de dire finalement on ne peut rien faire en l'occurrence. Ils n'ont pas tellement de levier, ils ont deux levier, soit c'est la fiscalité, soit ils décident de plafonner les prix. Après ils vont vraisemblablement faire un certain nombre d'aides ciblées.
Est-ce que les aides ciblées permettront finalement de calmer une tension sociale qui monte ? Vous savez, le carburant c'est un élément extrêmement important qui est susceptible, un peu comme le pain sous la Révolution française. Aujourd'hui c'est le carburant, le moteur des grognes sociales. Je n'ai pas fait exprès, mais merci de le relever. En l'occurrence, je rappelle quand même qu'on a vécu il y a moins de 10 ans, en 2018, une crise sociale et politique majeure qui est la crise des gilets jaunes qui est partie à partir de l'augmentation d'une taxe, la taxe carbone. Donc de gens qui ont besoin de leur véhicule pour vivre, pour travailler, pour ramener leurs enfants à l'école.
Donc ça reste un sujet qui est, de ce point de vue-là, extrêmement inflammable, si vous me permettez. Oui, on m'a dit donc que c'est le festival des jeux de mots, c'est explosif aussi comme le moteur, explosion. Non mais je suis d'accord sur évidemment 100 % ok sur les carburants, après moi je rigole un petit peu si je me permets de ricaner, nous avons encore une fois assez de recul pour savoir qu'à chaque fois c'est la même histoire. Acte 1, crise au Moyen-Orient, acte 2 pétrole qui flambe on a déjà connu ça en 2003 un nombre incroyable de fois acte 3 le gouvernement dit non possumus acte 4 le gouvernement d'hypossumus voilà on peut pas et puis d'un seul coup un peu c'est tellement évident que nous allons au ralenti vers
des aides et c'est heureux je comprends encore une fois le cercle de la raison incarné par arnaud ici-bas c'est la lutte à le mur de la dette ce mur de la dette etc la France est à l'os parce que dans mon esprit il commence large le mur de la dette La réalité, c'est qu'on ira et ils seront obligés évidemment de lâcher parce que pour toutes les raisons qu'on sait. Et puis parce que voilà, ce n'est pas possible pour des millions de gens d'avoir le litre du gasoil à 2 ,5 euros, 2 2 ,80 euros. plus, on sait que c'est véritablement le début, en réalité. Nous ne savons pas où ça a été. – Voilà, c'est ça. L'élément essentiel, c'est qu'on ne sait pas combien de temps ça va durer. – Comment ça a été ? Personne ne le sait. – C'est le fait.
La durée risque de nécessité des mesures de la part des pouvoirs publics. Oui, alors en plus avec les menaces, je sais bien que maintenant, vous savez, il y a un côté chez Donald Trump, personne n'arrive à séparer le bon grain de l'ivraie, voire de l'ivresse, quelle est la réalité de ce ce qu'il dit ou pas, mais c'est vrai que ça menace d'attaquer l'île de Cargue et de tout détruire et de détruire les infrastructures pétrolières. C'est quelque chose d'extrêmement gravissime. On sait tous très bien, enfin on sait tous, je le sais grâce aux experts, en les lisant et en les écoutant, que détruire les infrastructures pétrolières de cargues, c'est déréguler le commerce mondial du pétrole mais pas simplement des engrais aussi pour des années et des années parce
qu'il s'est des années à reconstruire. Donc il y a tout tout ce caractère anxiogène qui fait que, de toute façon, le gouvernement devra lâcher. Et puis on connaît tous les présidents de la République. Ils fonctionnent tous de la même manière. Emmanuel Macron est en train de reprendre du poil de la bête dans tous les sondages d'opinion, grâce à la crise internationale, 2 points, 3 points, 4 points, quand vous avez atterri à 15 ou 18, vous êtes très heureux de remonter à 23, 25, etc. Il a envie de bien finir son mandat, Emmanuel Macron. Donc, dette ou pas. Vous savez très bien qu'à un moment donné, le feu vert sera donné pour aider les Français. Il ne peut pas terminer le mandat avec une crise sociale qui elle-même commence et on ne sait pas comment elle finit.
– Allez, on va terminer par la partie politique. On va voir d'abord ce qui se passe chez les Républicains. Hier, la cage de porte de David Lysnard qui a donc quitté officiellement les ALR. Il s'en est expliqué au 20h de France 2. On va l'écouter et on va écouter ce matin la réponse du patron des Républicains, Bruno Retaille. Alors je quitte LR parce que LR n'a pas quitté tout simplement ses ambiguïtés et la Macronie. C'est aussi simple que cela. C'est bien au-delà de la primaire. La confiance à François à Beyrou, l'abandon de la réforme des retraites, de la réformette des retraites parce qu'il faudrait passer une retraite par capitalisation. Bref, toutes ces ambiguïtés-là, pour moi, ne sont pas acceptables à 13 mois d'une présidentielle où nous devons
porter un projet très clair, très net, une alternative. Donc ce que je souhaite, c'est que l'on fasse gagner la France et pour faire gagner la France par rapport à tout ce que je vois dans le pays, tout ce que je vois sur le terrain, c'est d'avoir une proposition politique qui soit indépendante et gagnante. David, c'est un ami, donc je ne dirais pas mal de lui, simplement, je le lui ai dit, sa décision, je ne la comprends pas, je pense qu'il avait préparé des semaines ou des mois, bien sûr, il a créé sa boutique, donc je ne suis pas dupe. Je pense que ce sont des prétextes, oui bien sûr, les choses sont très claires, je n'ai rien à voir avec la Macronie, je viens de le redire au sujet de l'immigration, je n'ai pas voté, j'ai voté aucun budget
ou c nous n'avons pas voté les budgets, je regrette d'ailleurs que d'autres l'aient fait, je l'ai dit, je le redis, c'est tout, voilà. Alors est-ce qu'on est dans une échappée solitaire de David Lysnard ou est-ce que c'est l'illustration d'une vraie fracture chez les républicains il y a plusieurs fractures chez les républicains il y en a signé avec une il y en a plein en l'occurrence si vous voulez là où Lysnard n'a pas tort c'est quand il dit il n'y a pas de ligne claire aujourd'hui au niveau des républicains est-ce que vous êtes capable de situer les les républicains aujourd'hui dans le bloc central ou en opposition au bloc central c'est extrêmement difficile aujourd'hui même pour les observateurs et les commentateurs que nous sommes de dire où se retrouvent les républicains
quand Bruno Retailleau dit c'est clair on a rompu avec la Macronie on n'est pas macronistes sauf Pour vous, ce n'est pas clair. Non, ce n'est pas clair parce que forcément, vous avez des ministres qui sont à LR. Alors ils ne sont plus... Ils sont suspendus tant qu'ils sont ministres mais ils peuvent revenir le jour où ils ne sont plus ministres. un exercice de haute voltige en la matière. Donc c'est très compliqué. Et Bruno Rotaio, si vous voulez, aujourd'hui se retrouve dans une situation qui a été d'ailleurs celle de tous les présidents LR depuis 2017. Ils n'ont jamais été capables de desserrer l'étau dans lequel ils se retrouvent depuis l'élection d'Emmanuel Macron, entre, d'un côté, l'attractivité d'une partie de leur cadre, et voire parfois de leur électorat,
ce que l'on appelait la droite orléaniste, pour reprendre la typologie de René Raymond un peu hâtive. Mais enfin, elle est réelle, qui se retrouve en l'ancienne UDF, une partie, encore pas toute UDF, une partie de l'ancienne UDF, qui se retrouve dans le discours d'Emmanuel Macron. Et puis quand même, une grande attractivité du RN sur une partie de leur électorat, on l'a encore vu dans le sud-est lors des élections municipales. Donc ils n'ont jamais réussi à régler ce problème. Je n'en veux que pour preuve, quand même l'élection présidentielle qui me semble-t-il est l'élection étalon qui permet véritablement de mesurer, j'allais dire, l'efficacité électorale d'une force politique au niveau national.
Vous avez 20 % quasiment pour M. Fillon ou 19 % pour M. Fillon en 2017, ce qui est pas mal au regard quand même des difficultés qui avaient été celles de François Fillon à l'époque et Mme Pécresse qui est à moins de 5 % en en 2022. Donc, vous avez aujourd'hui un parti à droite, LR, qui est extrêmement affaibli électoralement, malgré les résultats des élections municipales, qui n'a pas de ligne politique très claire, et là-dessus, Lysnard n'a pas tort, et qui a un problème manifestement d'incarnation. Oui, alors moi, vous savez, je savoure, parce que pendant qu'on raconte les malheurs de la La droite, si vous voulez, ça permet de dire que la gauche française est probablement la plus bête du monde,
mais qu'elle n'est pas seule. Vous voyez que dans son malheur, la droite est probablement la plus bête du monde parce qu'il y a une forme de parallélisme des formes. Le socialisme municipal est une victoire, à l'évidence. Il y a deux formations qui ont gagné ces municipales, c'est les LR et c'est évidemment le Parti socialiste qui dirige les plus grandes villes, qui les a gardées, et les LR qui ont vraiment cartonné sur les villes moyennes, etc. Si je fais un résumé et ces deux grandes formations, la vieille maison d'un côté et puis la vieille maison de l'autre, même si elle a changé plusieurs fois de nom, eh bien cette droite La droite républicaine dont on ne sait plus où elle est, eh bien comme la gauche républicaine, jusqu'où est-ce qu'elle va ?
Olivier Faure dit « Elle va de Ruffin à Glucksmann ». Oui mais Jean-Luc Mélenchon ne dit pas ça. Donc vous voyez ce que je veux dire C'est-à-dire, la droite, je ne vois pas le chemin de la droite. Autant je ne vois pas le chemin de la droite tant que la droite n'a pas réussi à clarifier non seulement son offre programmatique, mais son offre de personne. Qui va entre Edouard Philippe, Gabrielle ? Vous pensez vraiment qu'Edouard Philippe va être candidat avec Gabriel Attal, Bruno Retailleau, Laurent Wauquiez, Gérald Darmanin ? Celui qui pointe à mon avis et qui va jaillir en septembre Pour moi, c'est Sébastien Lecornu qui ne dit rien mais qui se prépare. Il y a évidemment le programme, mais on arrête d'être hypocrite sur ce plateau, on parle vrai, on n'est pas des hypocrites.
L'idée générale de dire « le programme, on s'en fout. La présidentielle, vous savez très bien, c'est une personne et une idée ». Et alors s'il y en a un qui appelle à avoir une personne de la droite et du centre, ils sont plusieurs, mais ce matin, Laurent Wauquiez, le patron des députés LR a réitéré cet appel. On l'écoute. « Chaque parti à droite est en train de désigner son propre candidat à la présidentielle. On va se retrouver à avoir une multiplication de candidatures à la présidentielle et hier soit encore sur votre chaîne. » David Lissnard annonçait que c'était une candidature de plus et s'il y a plusieurs candidatures de droite au premier tour, il n'y en aura aucune au second tour. Voilà. Il l'appelle un dynamique, mais est-ce que les Républicains
peuvent se rallier à Édouard Philippe, Gabriel Attal ? Les divisions de la droite font perdre la droite. On a le même discours d'ailleurs à gauche. Les divisions de la gauche font perdre la gauche. Le problème, c'est que si vous voulez d'abord ils ne sont pas d'accord sur le mode de désignation et le mode, évidemment, puisqu'ils ont tous des arrière-pensées derrière, sur le mode de désignation de ce candidat unique. M. Wauquiez, il appelle une primaire qui irait de M. Philippe jusqu à Mme Knaffot. J'ai cru comprendre que M. Philippe ne voulait pas entendre parler de Mme Knaffot dans une primaire. C'est pour montrer la difficulté de l'exercice sur le plan pratique. On ne voit pas trop aujourd'hui comment ils peuvent désigner un candidat unique.
Moi, je pense que ce qui va faire la différence à un moment donné, et ça a déjà commencé, c'est la machine des sondages où là, on verra au fur et à mesure de l'avancer vers les échéances décisives se dégager un certain nombre d'offres politiques, même si je pense qu'il est trop tôt aujourd'hui pour dire quelles sont les bonnes offres politiques et les plus efficaces. Et justement, juste François, parce que vous parlez des sondages, on va regarder le baromètre Odoxa pour Public Sénat et la presse régionale publié hier, intention de vote au premier tour, Jordan Bardella largement devant, le deuxième c'est Édouard Philippe qui creuse l'écart, notamment dans son camp. Bruno Retailleau, il est à 8, Édouard Philippe est à 21. Est-ce qu'il s'impose à l'heure où on se parle comme le candidat ?
Pas du tout, mais en aucun cas, vous savez. D'abord, je parlais, je taquine et Arnaud qui est bien plus subtil que cela, je parlais du cercle de la raison. Vous savez, depuis 20 ans ou 30 ans, tous les candidats du cercle de la raison ont été battus. Tous ! Michel Rocard, bien sûr, Alain Juppé, Édouard Balladur. Édouard Philippe... Raymond Barre, j'allais le dire. Ah oui, j'avais oublié Raymond Barre. Raymond Barre était favori à la présidentielle en 88, en 86 3 favoris, la dure il n'y avait même pas besoin qu'il y ait un second tour si on écoutait Nicolas Sarkozy à l'époque qui était son porte-parole enfin son directeur de campagne donc stop la cavalerie, la mascarade parce que c'est une mascarade.
Je veux bien qu'on nous vende Edouard Philippe parce qu'il faut bien vendre quelque chose. Juppé, on s'est amusés. Bien sûr, hier, les réseaux sociaux sont pleins de ce sondage de l'IFOP et je n'ai rien contre notre ami Frédéric Dhabi. Je ne jette pas la pierre ni à lui, ni à Odoxa. Nous c'est Odoxa. Je ne me jette pas la pierre. Avril 2005. Avril 2007. Avril 2016. Non, c'est l'IFOP dont je parle. Avril 2016. Sondage IFOP. Un an avant, qui est en tête ? Alain Juppé, 36%. François Hollande, 16%.
Je suis tombé dans une faille spatio-temporelle. Donc je veux bien tout ce qu'on veut, je veux bien faire le jeu de commenter dans le vide la candidature d'Edouard Philippe, la course des petits chevaux à gauche, Raphaël Buxman, mais non, mais Mélenchon, mais alors François Hollande, mais Olivier... Écoutez, je veux tout ça parce que ça fait partie de la vie politique. La réalité, si vous voulez, seule contre le Je reprends toujours cette phrase de Lacan, un de ses élèves lui posait, parce qu'il se faisait appeler maître, « Maître, qu'est-ce que c'est le réel ? » Alors Lacan réfléchit et il répond « Le réel, c'est quand on se cogne. Voilà, je reprends toujours cette phrase. En septembre, on connaît le cinéma par cœur. Il y a une multitude de candidats.
En septembre, vous allez avoir le précipité et vous allez avoir le mur du réel qui n'est pas forcément le mur des sondage. Même septembre, c'est très précoce. J'ai un souvenir, c'était en janvier 1995, je me souvenais, vous avez un hebdo à Paris, je ne sais plus lequel, qui montrait Edouard Balladur en train de monter l'escalier de Matignon avec une une où il y avait écrit « qui l'arrêtera ? » Donc je crois qu'il faut faire preuve d'une très grande prudence. Ce qui est intéressant, c'est l'usage que l'on fait des sondages dans le combat politique. Parce qu'on voit ce qui est en train de se dessiner pour qui regarde un peu le dessous des cartes, c'est qu'on veut faire pression aujourd'hui sur deux candidats potentiels dans le bloc central,
qui sont M. Attal d'un côté et de l'autre évidemment M. Retailleau. On va voir se mettre en place, si vous voulez, progressivement, peut-être en tout cas, autour de la candidature d'Edouard Philippe, l'idée qu'il est l'homme qui finalement installe et remet le centre et la droite dans le jeu de la victoire à l'élection présidentielle. Et on va avoir progressivement monté des appels à ce que les candidats qui pourraient parasiter cette candidature se rallient à la candidature d'Edouard Philippe. Je ne dis pas que ça va se faire, mais c'est ce qu'il y a derrière, vraisemblablement, aujourd'hui, ce que nous sommes en train de vivre. Le problème, c'est d'avoir des observateurs qui connaissent un peu trop la musique donc notre travail c'est quand même un peu de désamorcer tout ça
et puis c'est un vrai travail de pédagogie à faire aussi avec les gens qui nous écoutent ça c'est le premier point le deuxième point par expérience vraiment mon expérience de journaliste et mon expérience de conseil à politique une primaire vous la gagnez quand vous êtes la personne qui dit peut faire gagner son camp
une loi des reins, aussi sûrement que la loi des reins du premier tour. Si il est démontré que vous pouvez gagner au second tour, eh bien généralement, vous avez une prime à la prime. Non mais il n'y a qu'un – On a un problème à gauche, c'est qu'il n'y en a pas un qui gagne au second tour. – Il n'y a qu'un candidat qui a réussi en gagnant une primaire à devenir président de la République, c'est François Hollande. Tous les autres ont échoué. – Oui, oui, mais parce que lui… – Je ne suis pas sûr que la primaire soit d D'ailleurs, l'alpha et l'oméga. Moi je pense que c'est l'alpha et l'oméga. Et François Hollande, évidemment, gagne aussi parce que les premiers sondages montrent qu'il peut battre Nicolas Sarkozy. 2006, Ségolène Royal gagne parce que les sondages montrent
qu'elle peut battre Nicolas Sarkozy. À gauche, on en a parlé de la droite, à gauche, à gauche, on a ce sujet. Personne, pas plus Raphaël Guzman que François Hollande ne peuvent gagner face à Barnella. Et on aura l'occasion de reparler de la gauche. Merci beaucoup, Françoise de Gouarno-Bendetti, d'avoir été avec nous. Merci à tous de nous avoir suivis à 15h. Vous suivrez en direct la séance de questions d'actualité au gouvernement, au Sénat et puis nous on se retrouve demain. Très bonne journée.
David Lisnard