Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 5 juin 2018 23 minContradictoireActualité / polémiqueTransportsImmigration & asileEurope & internationalInstitutions & élections

Nicolas Dupont-Aignan invité de Jean-Michel Aphatie et Bruce Toussaint

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:11OuverteRéponse directe

    Nous allons aborder votre actualité politique, le dialogue qui n'a pas l'air simple que veut nouer avec vous Marine Le Pen.

  • 0:18OuverteRéponse partielle

    Le Sénat va se prononcer aujourd'hui sur la réforme de la SNCF que présente le président de la République.

  • 0:33FerméeÉludée

    C'est une bonne nouvelle que cette réforme puisse passer et que la SNCF puisse vivre sa vie désormais ?

  • 0:49RelanceRéponse directe

    En surcoût, c'est-à-dire ?

  • 1:24OuverteÉludée

    Qui profite à la SNCF ?

  • 1:46OuverteRéponse partielle

    Et le statut des cheminots ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:01Invité politiqueFait
    « Et puis la SNCF, qui avait une vocation à redistribuer les profits de certaines lignes vers les déficits d'autres lignes, fermera petit à petit et renverra sur les régions. »
  • 1:37Invité politiqueFait
    « Mais partout où cela a existé, faire passer des trains de différentes natures, de différentes compagnies sur des voies uniques, ça n'a jamais marché vraiment bien. »
  • 1:49Invité politiqueFait
    « Et en Angleterre, on a l'exemple précis, on est en train de renationaliser et ça coûte une fortune aux usagers. »
  • 3:31Invité politiqueFait
    « Je me réjouis au moins que le gouvernement reprenne la dette, et que ça allège les finances de la SNCF. »
  • 4:12Invité politiqueFait
    « Tout dépend de la capacité de l'État à garder ce que j'appelle une action une golden share ou une action forte pour éviter qu'une entreprise nationale qui a des conséquences très importantes sur la vie du pays ne soit emparée par le privé. »
  • 7:56Invité politiqueFait
    « J'ai simplement dit à Marine Le Pen que face à un de ses soutiens du second tour de la présidentielle qui avait été très correct, même après le débat du second tour, je n'avais rien dit. »
  • 7:58Invité politiqueFait
    « Je suis le seul homme politique qui, au second tour, a osé la soutenir. »
  • 10:01Invité politiqueFait
    « Moi, j'ai mis 5 jours à négocier un infléchissement du programme de Marine Le Pen sur des points qui me paraissaient fondamentaux. Notamment l'euro, pas de sortie immédiate. »
  • 11:32Invité politiqueFait
    « C'est que les Français ne croient plus dans le système qui les gouverne. Et ils ont élu Macron en croyant qu'il allait changer les choses. »
  • 19:24Invité politiqueFait
    « J'ai proposé un référendum d'initiative populaire. Les Français n'ont jamais été consultés sur l'immigration, jamais depuis 40 ans. »
  • 20:20Invité politiqueChiffre
    « Je vous fais remarquer, Jean-Michel Apathy, que 80% des Français y sont favorables. »

Temps de parole

  • Nicolas Dupont-Aignan65 %
  • Présentateur18 %
  • ?10 %
  • Présentateur 23 %

≈ 42,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:02
Locuteur

L

0:03
Présentateur

'invité de France Info ce matin est Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne, président de Debout la France, Jean-Michel Apathy. Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour à vous deux. Nous allons aborder votre actualité politique, le dialogue qui n'a pas l'air simple que veut nouer avec vous Marine Le Pen. Mais avant, quelques questions d'actualité. Le Sénat va se prononcer aujourd'hui sur la réforme de la SNCF que présente le président de la République. Cette réforme, le président de la République, va sans doute la faire aboutir à la mi-juin. Il y aura une commission mixte paritaire qui clorera sans doute les débats législatifs.

C'est une bonne nouvelle que cette réforme puisse passer et que la SNCF puisse vivre sa vie désormais ?

0:39
Nicolas Dupont-Aignan

Malheureusement, si c'était cela, je m'en réjouirais. Mais malheureusement, les Français vont payer très cher cette réforme en surcoût,

0:47
Locuteur

en

0:47
Nicolas Dupont-Aignan

fermeture de petites lignes.

0:49
Locuteur

En surcoût, c'est-à-dire ?

0:50
Nicolas Dupont-Aignan

En surcoût, c'est-à-dire que les tarifs vont augmenter. Ah bon ? Bien sûr, puisque quelques compagnies privées écumeront les lignes rentables.

0:59
Locuteur

Il

0:59
Nicolas Dupont-Aignan

n

0:59
Locuteur

'y

0:59
Nicolas Dupont-Aignan

en a que deux, Paris-Lyon et Paris-Lille. Et puis la SNCF, qui avait une vocation à redistribuer les profits de certaines lignes vers les déficits d'autres lignes, fermera petit à petit et renverra sur les régions. Le coût des petites lignes, cela veut dire beaucoup de soucis à se faire pour tous ceux qui habitent en province. Et je regrette cette ouverture européenne à la concurrence, qui est une fausse concurrence. Je suis

1:23
Locuteur

pour la concurrence.

1:24
Présentateur

Qui profite à la SNCF ? Non. Qui est sur quelques marchés, enfin qui

1:26
Locuteur

est

1:26
Présentateur

sur des marchés étrangers,

1:28
Locuteur

européens

1:28
Nicolas Dupont-Aignan

notamment. Vous savez, moi je suis pour la concurrence. Je ne suis pas Mélenchon. Je pense qu'il faut de la concurrence quand il y a possibilité de concurrence. Mais partout où cela a existé, faire passer des trains de différentes natures, de différentes compagnies sur des voies uniques, ça n'a jamais marché vraiment bien.

1:46
Locuteur

Et le statut

1:46
Présentateur

des

1:46
Nicolas Dupont-Aignan

cheminots ? Et ça n

1:47
Locuteur

'a

1:47
Nicolas Dupont-Aignan

jamais vraiment marché bien, j'insiste. Et en Angleterre, on a l'exemple précis, on est en train de renationaliser et ça coûte une fortune aux usagers. Et s

1:54
Présentateur

'il

1:54
Locuteur

faut

1:54
Présentateur

être complet, en Allemagne, ça marche ?

1:56
Nicolas Dupont-Aignan

En Allemagne,

1:57
Locuteur

ça marche

1:57
Nicolas Dupont-Aignan

sur certaines lignes, c'est différent. Et il n'y a pas du tout le territoire français qui a beaucoup de petites lignes.

2:02
Locuteur

Ça ne marche

2:02
Présentateur

pas en Grande-Bretagne et ça marche à

2:03
Locuteur

l'Allemagne.

2:03
Présentateur

Ça

2:03
Locuteur

ne marche

2:04
Présentateur

pas tant que ça. D'accord. Chacun son avis. Non, ce n

2:07
Locuteur

'est

2:07
Présentateur

pas un avis. Je ne

2:08
Locuteur

sais

2:08
Présentateur

pas, j'ai lu des papiers, parce

2:09
Locuteur

que

2:09
Présentateur

je ne

2:09
Locuteur

suis

2:09
Présentateur

pas allemand. J'ai lu des papiers. Le statut des cheminots ?

2:12
Nicolas Dupont-Aignan

Le statut des cheminots, je pense qu'il faut une évolution. Mais pour autant, je pense que ce n

2:17
Locuteur

'est

2:17
Nicolas Dupont-Aignan

pas la question majeure. Je pense que la question majeure, c'est le coût des investissements,

2:24
Locuteur

la dette. Et je me réjouis sur un point... Excusez

2:26
Présentateur

-moi, le statut des cheminots, est-ce que c'est une bonne chose qu'en 2020, ou une mauvaise chose, des gens soient employés à la SNCF non plus sous le statut des cheminots, mais sous un statut différent ? Je

2:35
Locuteur

connais

2:36
Nicolas Dupont-Aignan

bien le statut des cheminots, parce que j'étais maire 22 ans d'une ligne qui bordait le RERD. D'une ville qui bordait le RERD. Aujourd'hui, avec le statut des cheminots,

2:44
Locuteur

avec

2:44
Nicolas Dupont-Aignan

le statut, qu'on dit très favorable, la SNCF n'arrive pas à recruter. Donc, on peut supprimer le statut des cheminots, mettre un statut privé, ça ne coûtera pas moins cher. Donc, je pense qu'il faut le modifier à terme, parce que je pense qu'à terme, les Français veulent l'égalité des statuts. Et qu'il

3:01
Locuteur

y

3:01
Nicolas Dupont-Aignan

a des gens qui travaillent très dur dans les transports routiers, partout, qui n'ont pas de statut. Donc, mais c'est un faux débat. On a voulu diviser les Français sur le statut des cheminots, on a voulu en faire des boucs émissaires. À terme, il faudrait une égalité de tous les travailleurs français. Mais, je le dis, ce n

3:15
Locuteur

'est

3:15
Nicolas Dupont-Aignan

pas le problème majeur. Le problème majeur, ce sont les investissements énormes du TGV qui ont été faits, qui pèsent sur la rentabilité

3:22
Locuteur

de la SNCF,

3:23
Nicolas Dupont-Aignan

et à la

3:24
Locuteur

demande de tous les gouvernements,

3:26
Nicolas Dupont-Aignan

et qui ont été utiles pour certains. Dans tous les pays, des investissements ferroviaires ont un coût. Je me réjouis au moins que le gouvernement reprenne la dette, et que ça allège les finances de la SNCF.

3:36
Présentateur

Autre sujet, le groupe hôtelier Accor se dit prêt à acheter la part que l'État possède dans le capital d'Air France, un peu plus de 13%, une part qui valorisait à peu près 500 millions d'euros. Et le gouvernement, il réfléchit de manière plutôt positive, ou voit la demande d'accord de manière plutôt positive. On va écouter la secrétaire d'État, Delphine Jenny Stéphane, qui s'exprimait sur Boursorama.fr.

3:57
Locuteur

Le

3:57
Invité

gouvernement est

3:58
Locuteur

ouvert

3:59
Invité

sur le principe dès lors qu'il y

4:01
Locuteur

a

4:01
Invité

une discussion entre les deux entreprises qui fait apparaître un projet industriel qui tient la route et qui crée de la valeur pour les entreprises.

4:08
Présentateur

Une alliance Accor Air France. Bonne, mauvaise chose ? Tout dépend

4:12
Nicolas Dupont-Aignan

de la capacité de l'État à garder ce que j'appelle une action une golden share ou une action forte

4:18
Locuteur

pour

4:19
Nicolas Dupont-Aignan

éviter qu'une entreprise nationale qui a des conséquences très importantes sur la vie du pays ne soit emparée par le privé. Donc, pourquoi pas céder quelque part ? Mais moi, je tiens à ce que l'État garde

4:30
Locuteur

une

4:30
Présentateur

action. Et là, il s'agit d'Accor veut racheter les 13%

4:33
Nicolas Dupont-Aignan

?

4:33
Locuteur

Oui,

4:33
Nicolas Dupont-Aignan

la totalité

4:33
Locuteur

de l'État. Eh bien, je pense que l'État doit garder

4:35
Nicolas Dupont-Aignan

une part. Ça ne veut pas dire qu'il ne

4:37
Locuteur

faut

4:37
Nicolas Dupont-Aignan

pas un peu de souplesse. La vraie question, ce n'est pas ça encore. C'est la manière dont l'État a géré cette compagnie depuis tant d'années. Oui, la vraie question...

4:44
Locuteur

La vraie question, c'est la concurrence déloyale. Non, mais la vraie question, c'est la concurrence déloyale. Les problèmes se posent comme

4:49
Nicolas Dupont-Aignan

ça. La vraie question,

4:50
Locuteur

c

4:50
Nicolas Dupont-Aignan

'est la concurrence

4:50
Locuteur

déloyale. Il n'y a

4:51
Présentateur

pas de concurrence déloyale.

4:52
Nicolas Dupont-Aignan

Si, Air France fait l'objet. Ben si. Quand vous avez une compagnie comme Ryanair qui est en Irlande et qui ne paye pas de taxes, et que de l'autre côté, vous avez Air France qui a été accablée de taxes par tous les gouvernements, il ne

5:03
Locuteur

faut

5:03
Nicolas Dupont-Aignan

pas s'étonner qu'Air France vole mal. Donc, il

5:05
Locuteur

y a

5:05
Nicolas Dupont-Aignan

un moment, il faut que l'État soit cohérent. La vraie question, c'est la concurrence loyale. Parfois, il y

5:10
Locuteur

a

5:10
Nicolas Dupont-Aignan

des privilèges aussi à enlever, mais la vraie question, c'est la concurrence loyale. Mais

5:13
Locuteur

si c'est la concurrence loyale, qu'est-ce que vous voulez dire ? Regardez ce qui se passe sur le transport routier. Non, mais si

5:15
Nicolas Dupont-Aignan

on peut parler de tous les transports, par exemple.

5:17
Locuteur

Vous voulez

5:17
Nicolas Dupont-Aignan

parler...

5:17
Locuteur

C'est la même

5:18
Nicolas Dupont-Aignan

problématique.

5:18
Présentateur

Qu'est

5:18
Locuteur

-ce

5:18
Présentateur

que c'est la concurrence loyale ? Vous voulez dire qu'il faudrait faire converger en Europe tous les systèmes sociaux... Je

5:24
Locuteur

dis qu'on ne devrait pas

5:25
Nicolas Dupont-Aignan

pouvoir intervenir en France. Vous êtes plus européens que les fédéralistes, alors.

5:34
Locuteur

On

5:34
Nicolas Dupont-Aignan

peut aller que si on n'accepte pas que des pays trichent avec le libre-échange. Je vais vous donner l'exemple des transports routiers. Vous savez mon combat contre le travail détaché. Est-ce qu

5:44
Locuteur

'on

5:44
Nicolas Dupont-Aignan

veut faire de la SNCF, du transport aérien, la caricature de ce qui s'est passé dans le transport routier où des dizaines de milliers d'emplois ont été supprimés car vous avez des travailleurs roumains, polonais, qui viennent en France sans payer les charges sociales ? La vraie question, c'est est-ce que la France est capable de défendre son modèle social ? Pour ça, il faut qu'un travailleur qui vient de

6:02
Locuteur

l

6:02
Nicolas Dupont-Aignan

'extérieur paye les charges sociales des Français. Sinon,

6:05
Locuteur

on

6:05
Nicolas Dupont-Aignan

n'aura plus d'artisans français, plus de transports routiers, plus de cheminots, plus de pilotes d'avions.

6:10
Locuteur

C'est ça la

6:10
Nicolas Dupont-Aignan

vraie question.

6:11
Présentateur

C'est un modèle social que personne n

6:12
Locuteur

'a

6:12
Présentateur

copié parce que c'est un modèle social où la part des dépenses publiques est la plus importante et où les prélèvements obligatoires

6:19
Locuteur

sont les plus importants. J'ai dans

6:21
Présentateur

mon programme

6:22
Locuteur

présidentiel, M. Apathy, j'avais dans mon programme

6:24
Nicolas Dupont-Aignan

présidentiel la baisse des charges sur les producteurs français pour relocaliser. Mais tout est une question d'équilibre. On peut baisser les charges sociales sur les producteurs français et on peut éviter la concurrence déloyale. Il faut trouver un juste milieu.

6:36
Présentateur

Donc nous allons poursuivre cette discussion en abordant plus directement votre relation avec le Front National. Dans quelques instants. En effet, vous restez avec nous, Nicolas Dupont-Aignan. Il est quasiment 8h40, l'essentiel de l'info, Edwige Koupès. Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne, président de Debout la France et l'invité de France Info ce matin, Jean-Michel Apathy. Jeudi, Marine Le Pen vous a tendu la main en prévision des élections européennes qui se dérouleront au printemps prochain, mai 2019. Vous avez pour l'instant refusé l'offre d'une alliance avec Marine Le Pen. Elle pense que vous l'avez fait, ce refus. Vous l'avez exprimé parce que vous avez peur.

Elle l'a dit à France Bleu Nord, c'était hier.

7:14
Invité

Je ne crois pas que les propos de Nicolas Dupont-Aignan soient définitifs. Je ressens de sa part une crainte en quelque sorte d'être absorbé dans le mouvement Rassemblement National. Ce n'est pas mon objectif, je le dis de la manière la plus claire qui soit.

7:29
Présentateur

Bon, vous avez peur ? D'être absorbé dans le Rassemblement National ?

7:32
Nicolas Dupont-Aignan

Dans ma carrière politique ou dans ma vie politique, ne pas avoir eu trop peur. J'avoue que

7:37
Locuteur

je

7:37
Nicolas Dupont-Aignan

n

7:37
Locuteur

'ai

7:37
Nicolas Dupont-Aignan

pas très bien compris de recevoir une lettre de Marine Le Pen publique alors que son bureau à l'Assemblée Nationale est quasiment en face de moi. Vous

7:48
Locuteur

n'en avez pas parlé

7:48
Présentateur

avant

7:49
Nicolas Dupont-Aignan

? Jamais. Donc je n

7:50
Locuteur

'ai

7:50
Nicolas Dupont-Aignan

pas très bien compris sa démarche. S'il y a une personne qui ne peut pas être suspecte

7:55
Locuteur

de

7:56
Nicolas Dupont-Aignan

vouloir la division du camp national ou des patriotes, c'est moi. Je suis le seul homme politique qui, au second tour, a osé la soutenir. Donc j'ai simplement dit à Marine Le Pen que face à un de ses soutiens du second tour de la présidentielle qui avait été très correct, même après le débat du second tour, je n'avais rien dit. Vous auriez pu en me dire plus que vous en avez dit.

8:16
Locuteur

Vous

8:16
Nicolas Dupont-Aignan

auriez pu en dire plus. Je trouve que ce sont des méthodes un peu politiciennes, peut-être parce qu'elles venaient de créer le Rassemblement National et qu'elles voulaient donner l'impression qu'elles ouvraient les bras. La question n'est pas là.

8:27
Locuteur

L

8:28
Nicolas Dupont-Aignan

'union, elle est vitale, notamment face à Macron. Mais l'union que je veux faire,

8:33
Locuteur

et

8:33
Nicolas Dupont-Aignan

où elle est la bienvenue, c'est une union beaucoup plus large. Le duo qu'on a mené à la présidentielle

8:40
Locuteur

n'a pas

8:40
Nicolas Dupont-Aignan

suffi.

8:41
Locuteur

D

8:41
Nicolas Dupont-Aignan

'autre part, l'union, pour moi, n'a de sens que s'il y

8:44
Locuteur

a

8:44
Nicolas Dupont-Aignan

un projet.

8:45
Locuteur

On

8:45
Nicolas Dupont-Aignan

ne s'unit pas pour s'unir. On s'unit quand on travaille. Moi, j'ai entamé avec Debout la France, avec des partenaires, les centres des indépendants, Jean-Frédéric Poisson du Parti Chrétien-Démocrate, des non-inscrits, Jean-Louis Masson, des gens qui viennent des Républicains, des gens qui viennent du Front National. J'ai entamé une démarche de travail. Parce que j'ai essayé de tirer les leçons de la présidentielle.

9:05
Locuteur

On

9:05
Nicolas Dupont-Aignan

n

9:05
Locuteur

'a

9:05
Nicolas Dupont-Aignan

pas gagné.

9:06
Locuteur

Il

9:06
Nicolas Dupont-Aignan

faut comprendre pourquoi. Peut-être parce que les Français n'étaient pas convaincus par le projet. L'affaire européenne, elle est vitale pour l'avenir du pays. Donc moi, je travaille à la fin de l'été. J'espère que notre projet sera terminé. J'espère que Marine Le Pen aura travaillé. J'espère que Laurent Wauquiez aura travaillé. Et

9:20
Locuteur

je

9:20
Nicolas Dupont-Aignan

pense que tous les deux devront dialoguer avec nous sur un projet, sur du sérieux.

9:27
Présentateur

Qu'est-ce qui a changé depuis mai 2017 ? Il y a un an tout juste, vous étiez les meilleurs amis du monde. Aujourd'hui, vous dites pas question.

9:33
Nicolas Dupont-Aignan

Non,

9:34
Locuteur

vous traduisez

9:35
Nicolas Dupont-Aignan

bizarrement.

9:36
Locuteur

Ce qui a

9:36
Nicolas Dupont-Aignan

changé,

9:37
Locuteur

d

9:37
Nicolas Dupont-Aignan

'abord, ce n

9:38
Locuteur

'est

9:38
Nicolas Dupont-Aignan

pas du tout le même contexte électoral.

9:40
Locuteur

Il

9:40
Nicolas Dupont-Aignan

y

9:40
Locuteur

a

9:40
Nicolas Dupont-Aignan

un an, une élection présidentielle. Je suis candidat au premier tour. Au premier tour, chacun développe sa pensée. J'ai développé un projet. J'ai presque eu 2 millions de Français qui m'ont quand même suivi, dans un contexte difficile, reconnaissez-le.

9:51
Locuteur

Il

9:52
Nicolas Dupont-Aignan

fallait choisir entre Macron

9:53
Locuteur

et

9:54
Nicolas Dupont-Aignan

Le Pen. J'ai fait mon choix et j'ai négocié. François Fillon a soutenu Macron au bout d'un quart d'heure, à 20h15. Moi, j'ai mis 5 jours à négocier un infléchissement du programme de Marine Le Pen sur des points qui me paraissaient fondamentaux. Notamment l'euro, pas de sortie immédiate. Sur des points divers, il y avait 6 points.

10:12
Locuteur

Dans

10:12
Nicolas Dupont-Aignan

ma vie politique, je suis toujours parti des idées. J'ai quitté l'UMP quand ils ont trahi le référendum de 2005 du non. Je ne mets pas la charrue avant les bœufs. Je ne suis pas dans la cuisine. L'enjeu, ce n

10:22
Locuteur

'est

10:22
Nicolas Dupont-Aignan

pas de sauver le Rassemblement national.

10:25
Locuteur

L

10:25
Nicolas Dupont-Aignan

'enjeu, c'est de sauver la France. Ça part d'une démarche sérieuse. Et je suis désolé d'avoir dit non. En l'occurrence, là, je sais que ça a été mal pris peut-être par certains. Mais qu'importe. Vous avez un contact ? Je veux... J'espère en avoir. De toute façon,

10:39
Locuteur

je

10:39
Nicolas Dupont-Aignan

n

10:39
Locuteur

'ai

10:39
Nicolas Dupont-Aignan

pas besoin de passer par l'extérieur. On en parlera. Parce que, encore une fois, je pense que les Français, qui ne veulent pas de Macron et qui ne votent pas de Mélenchon, attendent de notre part

10:49
Locuteur

une

10:50
Nicolas Dupont-Aignan

démarche de fond, une démarche méticuleuse, des propositions fondamentales, notamment pour l'Europe. On n

10:56
Locuteur

'a

10:56
Nicolas Dupont-Aignan

pas parlé des migrants. On n'a pas parlé de l'affaire fondamentale de l'action économique. On l'a dévoilé, là, sur le problème de

11:02
Locuteur

la concurrence déloyale. Les Français

11:05
Nicolas Dupont-Aignan

attendent des hommes politiques,

11:06
Locuteur

au-delà de la cuisine

11:07
Présentateur

politicienne.

11:07
Locuteur

On

11:07
Présentateur

connaît votre projet sur l'Europe. Vous vous dites, on va travailler sur l'Europe, on va présenter un projet.

11:11
Locuteur

Oui, je

11:11
Nicolas Dupont-Aignan

veux améliorer encore

11:12
Locuteur

les choses. Non, mais

11:13
Nicolas Dupont-Aignan

vous connaissez, mais vous allez être surpris.

11:14
Locuteur

Sur

11:14
Nicolas Dupont-Aignan

quel point ? Sur, justement, par exemple, les GAFA. Comment se fait-il que la Chine et les États-Unis s'emparent de toutes les nouvelles technologies

11:21
Locuteur

?

11:22
Nicolas Dupont-Aignan

Ça, je n'en ai pas parlé jusqu'à maintenant. Sur la concurrence loyale ou déloyale, sur l'aide à l'Afrique, les Français... Moi, j'ai compris une chose à la présidentielle. Je vais vous dire ce que j'ai compris. C'est que les Français

11:32
Locuteur

ne

11:34
Nicolas Dupont-Aignan

croient plus dans le système qui les gouverne. Et ils ont élu Macron en croyant qu'il allait changer les choses. En fait, c

11:38
Locuteur

'est

11:38
Nicolas Dupont-Aignan

le pire des systèmes. Mais pourquoi ils n

11:40
Locuteur

'ont

11:40
Nicolas Dupont-Aignan

pas voté Marine Le Pen au second tour ? Pourquoi ils n'ont pas été seulement convaincus, même s'il y en a quand même 10 millions qui ont voté pour nous, si je puis dire ? Eh bien, c'est parce qu'ils n'étaient pas encore convaincus par le sérieux de notre programme. Eh bien, moi, je tire les leçons, je bosse avec des gens très différents. Je veux ouvrir sur les Républicains. Parce que quand je vois que M. Castaner va faire des listes communes aux municipales, avec les Républicains de M. Wauquiez, je sais que les électeurs républicains ne veulent pas de ça. Du moins, une partie d'entre eux. Et je veux tendre la main aux

12:08
Locuteur

ces

12:08
Nicolas Dupont-Aignan

Républicains. Bref, je veux

12:09
Locuteur

une une plus large, plus solide. Les Républicains, ils ont envie de s'allier

12:11
Nicolas Dupont-Aignan

avec vous

12:11
Locuteur

?

12:12
Nicolas Dupont-Aignan

L'électorat, oui, la base. Ah, l'électorat. Les dirigeants, non, ils sont en train de faire la magouille électorale, la cuisine, avec En Marche.

12:19
Locuteur

Ah

12:19
Nicolas Dupont-Aignan

bah oui. M. Wauquiez a dit que ces listes municipales seraient ouvertes à En Marche. Alors,

12:24
Présentateur

moi, qu'on m'explique, comment ? C'est avec le magouillard que vous allez être obligé de parler, si vous voulez, vous alliez avec les

12:30
Locuteur

Républicains. Je vais parler avec... Si

12:31
Présentateur

vous les qualifiez comme ça, c'est mal parti.

12:33
Nicolas Dupont-Aignan

Non, parce qu'il y

12:33
Locuteur

a

12:33
Nicolas Dupont-Aignan

un moment, Jean-Michel Apathy, les affaires du pays sont trop graves, il faut de la franchise. Oui, si vous les

12:39
Locuteur

qualifiez de magouillard,

12:40
Nicolas Dupont-Aignan

je dis... C

12:41
Locuteur

'est

12:41
Nicolas Dupont-Aignan

des magouillards que je

12:42
Locuteur

fais

12:42
Nicolas Dupont-Aignan

les Républicains ? Sont en train de magouiller avec En

12:46
Locuteur

Marche.

12:47
Nicolas Dupont-Aignan

Je sais que l'électorat,

12:49
Locuteur

à la

12:49
Présentateur

base...

12:49
Locuteur

C

12:49
Présentateur

'est sallié politiquement,

12:51
Locuteur

c

12:51
Présentateur

'est pas

12:51
Locuteur

des magouilles. Ben alors, écoutez, excusez-moi. C'est pas

12:52
Présentateur

malhonnête. Vous pouvez y être opposé

12:54
Locuteur

politiquement, mais

12:55
Présentateur

magouiller, c'est un terme...

12:57
Locuteur

Ah bah si. Jean-Michel

12:58
Invité

Apathy.

12:59
Locuteur

Déjà le rimeur. J'assume ce que je

13:00
Invité

dis. D'accord. Et

13:01
Locuteur

vous, vous avez magouillé en

13:02
Invité

2017

13:03
Locuteur

avec Marine Le Pen ? Pas du tout, parce que c'était sur un problème de fond. Ben là, c'est la même chose. Non, excusez-moi. Je

13:08
Nicolas Dupont-Aignan

vais être très précis. Comment Laurent Wauquiez, qui est président du premier parti d'opposition,

13:12
Locuteur

qui

13:13
Nicolas Dupont-Aignan

se dit, et qui critique sans arrêt Emmanuel Macron, peut-il ouvrir les listes municipales des Républicains avec l'accord de M. Castaner à la majorité ? Les Français attendent de la clarté politique. On est dans l'opposition, ou on est dans la majorité. Moi, j'ai toujours été clair dans ma vie politique. On part des idées. Après, ce que je dis peut ne pas plaire à certains, mais reconnaissez au moins le mérite de la cohérence. Et la cohérence,

13:37
Locuteur

ça

13:37
Nicolas Dupont-Aignan

passe par le travail. L'élection européenne,

13:39
Locuteur

elle

13:39
Nicolas Dupont-Aignan

est dans un an. On a le temps.

13:40
Locuteur

La cohérence aurait été de

13:41
Présentateur

dire oui à Marine Le Pen, il

13:42
Locuteur

y

13:42
Présentateur

a une semaine, honnêtement. Non, parce que le programme n'est pas établi. J'ai eu

13:46
Locuteur

une expression... Mais le programme sort

13:47
Présentateur

d'une élection présidentielle où le débat a duré des mois et des mois. Sur l'Europe,

13:51
Locuteur

excusez-moi. Sur l'Europe, parce que ça a été votre cheval de bataille. Eh bien, je vais vous donner un exemple. Si je ne travaillais pas

13:57
Nicolas Dupont-Aignan

suffisamment sur ce point, vous n'avez pas remarqué qu'il y

14:00
Locuteur

a

14:00
Nicolas Dupont-Aignan

eu un petit bug au débat sur l'euro

14:02
Locuteur

?

14:02
Nicolas Dupont-Aignan

Vous en avez assez parlé. Oui, mais... Vous ne croyez pas... Excusez-moi,

14:06
Locuteur

M. Apathy, vous ne croyez pas... Même vous, quand vous dites que je ne suis pas

14:07
Présentateur

pour la sortie immédiate

14:08
Locuteur

de

14:08
Nicolas Dupont-Aignan

l'euro, on ne comprend pas

14:09
Locuteur

bien.

14:09
Nicolas Dupont-Aignan

Vous ne croyez pas qu'il faut travailler ce point-là ? D'ailleurs, si je ne le travaillais pas, vous seriez le premier, dans les futures interviews au moment des élections européennes, à me dire qu'est-ce que vous proposez là-dessus.

14:18
Locuteur

Les Français

14:19
Nicolas Dupont-Aignan

attendent de leurs hommes politiques, peut-être de la clarté, du sérieux, parce qu'il s'agit de l'affaire de la France et pas des partis politiques.

14:31
Présentateur

Je ne change pas

14:32
Nicolas Dupont-Aignan

d'avis là

14:32
Présentateur

-dessus. On regardera au mois de septembre ce que vous dites sur l'Europe, l'euro et tout

14:36
Locuteur

ce qui

14:37
Présentateur

reste. On voulait juste vous faire entendre peut-être la personnalité la plus curieuse à droite qui va peser ou pas dans les futurs mois ou les futures années dans le débat politique.

14:48
Locuteur

C

14:48
Présentateur

'est Marion Maréchal-Le Pen. On a du mal à suivre quelquefois sa stratégie. On l'écoute.

14:54
Invité

Je suis et resterai toujours un membre de la famille Le Pen, mais en tout cas, ce qui est sûr, c'est que c'était un montré politique. Aujourd'hui, je sors de l'avis politique, je suis sortie de

15:01
Locuteur

l

15:01
Invité

'avis politique et j'ai envie de mener à bien cette nouvelle carrière dans le privé.

15:07
Présentateur

Voilà, donc c'est Marion Maréchal, puisqu'elle souhaite et c'est très respectable, évidemment qu'on l'appelle comme ça désormais. Marion Maréchal, vous pensez que ça va être une actrice des prochains mois ? Vous l'espérez ? Vous parlez avec elle ? Je n'en sais rien.

15:17
Locuteur

Elle a dit qu

15:18
Nicolas Dupont-Aignan

'elle prenait du recul. Et vous y croyez ?

15:20
Locuteur

Parce que prendre du recul et

15:21
Présentateur

apparaître tout le temps sur

15:23
Locuteur

la scène publique... Mais c'est vous qui

15:24
Nicolas Dupont-Aignan

allez mettre vos caméras de télévision

15:26
Locuteur

devant elle.

15:27
Présentateur

Si elle disait non...

15:29
Locuteur

Écoutez,

15:29
Nicolas Dupont-Aignan

moi je n'en sais rien, il

15:30
Locuteur

faut

15:30
Nicolas Dupont-Aignan

lui poser la question. Vous

15:31
Locuteur

parlez avec elle

15:32
Nicolas Dupont-Aignan

? Bien sûr que je peux parler

15:33
Locuteur

avec elle. Vous avez parlé

15:34
Présentateur

récemment avec

15:34
Nicolas Dupont-Aignan

elle

15:34
Locuteur

? Pas

15:35
Nicolas Dupont-Aignan

récemment, mais j'ai parlé souvent avec elle. Vous

15:37
Locuteur

espérez qu'elle

15:38
Nicolas Dupont-Aignan

revienne dans la vie politique ?

15:40
Locuteur

C

15:41
Nicolas Dupont-Aignan

'est à elle de décider. C'est

15:42
Locuteur

une

15:43
Nicolas Dupont-Aignan

femme indépendante. Moi, vous savez, j'aime bien les

15:44
Locuteur

gens indépendants de nature. Sur

15:46
Nicolas Dupont-Aignan

les questions sociétales, tout ça,

15:47
Locuteur

c

15:47
Nicolas Dupont-Aignan

'est... Oui, on a des points d'accord, des points de désaccord. Vous savez,

15:51
Locuteur

la

15:52
Nicolas Dupont-Aignan

France a besoin de talent. La France a besoin de renouvellement. Moi, mon seul objectif, c'est une nouvelle offre politique qui rassemble tous les amoureux de la France, j'appelle ça les amoureux de la France, et qui arrive à convaincre les Français qu'il y

16:04
Locuteur

a

16:04
Nicolas Dupont-Aignan

une autre voie possible que celle de M. Macron, qui

16:06
Locuteur

fait

16:07
Nicolas Dupont-Aignan

beaucoup de mal au pays,

16:09
Locuteur

et

16:09
Nicolas Dupont-Aignan

qui arrive aussi à convaincre les Français qu'on peut construire une autre Europe beaucoup plus protectrice et beaucoup plus utile pour la nation. C'est mon combat, je le mène depuis un certain temps, et je ne dévierai pas de mon calendrier. Tout le monde aime la France, mais tout le monde l

16:22
Locuteur

'aime. Oui, mais on l'aime chacun à sa façon, c'est la démocratie.

16:24
Nicolas Dupont-Aignan

J'estime que M. Macron abîme la France et fait souffrir les Français. On a encore le droit d'être en opposition, mais l'opposition, pour être crédible, doit être sérieuse. Et c'est tout l'enjeu du débat des mois qui viennent.

16:36
Présentateur

8h51. Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne, président de Boules à France, et l'invité de France Info ce matin, Jean-Michel Apathy. L'extrême droite est au pouvoir désormais en Italie. Le nouveau ministre de l'Intérieur qui dirige la Ligue s'appelle Matteo Salvini. Il était en Sicile dimanche et il parlait des immigrés clandestins.

16:56
Locuteur

On

16:56
Présentateur

l'écoute.

17:01
Invité

Je le dis à haute voix, les immigrés réguliers et les honnêtes gens n'ont rien à craindre, mais pour les immigrés clandestins, fini le bon temps, préparez vos valises.

17:17
Présentateur

Fini le bon temps.

17:18
Locuteur

D

17:19
Nicolas Dupont-Aignan

'abord,

17:19
Locuteur

je ne considère pas ce gouvernement

17:21
Nicolas Dupont-Aignan

comme un gouvernement d'extrême droite.

17:23
Locuteur

Je tiens à le dire. J'ai dit que la Ligue était d'extrême droite. C'est

17:24
Nicolas Dupont-Aignan

le gouvernement du peuple italien. C'est une très bonne nouvelle pour l'Europe. Est-ce que c'est... La

17:29
Présentateur

Ligue n'est pas un mouvement d'extrême

17:30
Locuteur

droite ? Non, pas pour moi.

17:30
Nicolas Dupont-Aignan

D'accord. C'est quoi ? C'est un mouvement de droite, mais ce n

17:34
Locuteur

'est

17:34
Nicolas Dupont-Aignan

pas un mouvement d'extrême droite. D'accord. Ne confondons pas les choses. Deuxième point, enfin, enfin, un discours clair.

17:43
Locuteur

Fini le bon temps. Fini le bon temps, oui, parce que... C'est du

17:46
Présentateur

bon temps pour

17:46
Locuteur

les clandestins ? Il faut... C'est du bon temps dans les camps... Les mots...

17:49
Nicolas Dupont-Aignan

Ah,

17:49
Locuteur

la

17:49
Nicolas Dupont-Aignan

politique, c'est des mots,

17:51
Locuteur

hein.

17:51
Nicolas Dupont-Aignan

Oui, mais enfin, la vraie question, c'est d'être clair. Donc c'est du bon temps ou

17:55
Locuteur

pas ?

17:55
Nicolas Dupont-Aignan

Monsieur Apathy, quand le Canada, quand l'Australie, disent exactement la même chose, et mieux, font la même chose, parce que M. Salvini n'a pas encore fait. Moi, j'attends au pied du mur.

18:07
Locuteur

Tout

18:07
Nicolas Dupont-Aignan

le monde trouve ça très bien.

18:09
Locuteur

On

18:09
Nicolas Dupont-Aignan

reçoit M. Trudeau avec tous les égards, un homme généreux. Vous ne qualifiez pas d'extrême droite.

18:14
Locuteur

Non,

18:14
Nicolas Dupont-Aignan

mais

18:14
Locuteur

ils

18:15
Présentateur

n'ont pas les mêmes problèmes d'immigration.

18:18
Locuteur

Là,

18:18
Présentateur

nous sommes face à des arrivées

18:20
Locuteur

d'immigrés nombreux

18:21
Présentateur

depuis

18:21
Locuteur

trois ans. Monsieur Apathy,

18:21
Présentateur

pourquoi l'Australie... Le Canada,

18:23
Locuteur

qu'on n'ait pas ce problème. Pourquoi l

18:24
Nicolas Dupont-Aignan

'Australie n'a pas les mêmes problèmes d'immigration ? Parce que l'Australie a clairement dit

18:29
Locuteur

que

18:29
Nicolas Dupont-Aignan

toute personne qui arriverait dans son pays serait expulsée. Ce qui est extravagant, c'est qu'on dénie à l'Europe... C'est pas du tout le

18:36
Locuteur

monde.

18:36
Nicolas Dupont-Aignan

Excusez-moi. On dénie à l'Europe les moyens qu'utilisent la plupart des pays du monde. C'est-à-dire, les clandestins doivent repartir dans leur pays. Tant qu

18:46
Locuteur

'on

18:46
Nicolas Dupont-Aignan

ne fera pas ça, l'Europe sera submergée par un flot migratoire. Le terme d'ailleurs de submersion, d'invasion, a été utilisé même, le terme de submersion, par le ministre M. Collomb.

18:57
Locuteur

Vous

18:58
Nicolas Dupont-Aignan

le reprenez à votre compte

18:58
Présentateur

?

18:59
Nicolas Dupont-Aignan

Je le reprends

18:59
Locuteur

et je l'assume. Vous

19:00
Présentateur

pensez que le grand remplacement, c'est un

19:02
Locuteur

risque que pour la France ?

19:03
Nicolas Dupont-Aignan

Je dis simplement qu'on ne peut pas continuer à avoir des millions de clandestins qui arrivent sur le sol européen. Comme il n'y

19:10
Locuteur

a

19:10
Nicolas Dupont-Aignan

pas de frontière entre la France et l'Allemagne, qu'est-ce qui se passe ? Des centaines de milliers de migrants acceptés par Mme Merkel viennent en France profiter des aides sociales qui sont beaucoup plus fortes qu'ailleurs. Le benchmarking dont parlait M. Collomb. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que j'ai proposé un référendum d'initiative populaire. Les Français n'ont jamais été consultés sur l'immigration, jamais depuis 40 ans. Avec cinq questions, très simples. Cinq ?

19:34
Locuteur

Cinq

19:35
Nicolas Dupont-Aignan

points. Contrôle des frontières. Suppression des aides sociales pendant cinq ans si vous ne travaillez pas. Vous devez travailler cinq ans quand vous êtes étranger avant de bénéficier des aides sociales. Expulsion des délinquants étrangers,

19:44
Locuteur

c

19:44
Nicolas Dupont-Aignan

'est quand même ce qui se fait dans tous les pays du monde. et puis quota par nationalité et par profession en fonction

19:50
Locuteur

des besoins migratoires. Sur le contrôle des

19:51
Présentateur

frontières, ce que reproche notamment Matteo Salvini à la France, c'est d'avoir rétabli un contrôle aux frontières entre la France et l'Italie en 2016 pour empêcher le passage des migrants. Vous voyez, c'est compliqué de s'y retrouver. Mais c'est

20:01
Locuteur

très simple. C'est ce qu'il reproche à la France. C'est très simple. Vous

20:03
Présentateur

avez rétabli un contrôle

20:04
Locuteur

aux frontières et c'est un mauvais coup que vous avez porté contre l'eau. D'abord, ce contrôle aux

20:06
Nicolas Dupont-Aignan

frontières est très lâche et vous le savez très bien. Oui, mais c'est l'existence mais il

20:10
Locuteur

faut

20:10
Nicolas Dupont-Aignan

rétablir les contrôles dans tous les pays.

20:12
Locuteur

Il

20:12
Nicolas Dupont-Aignan

faut une double coque.

20:14
Locuteur

Les

20:14
Nicolas Dupont-Aignan

bateaux qui tiennent la mer ont une double coque. La coque nationale des contrôles nationaux, c'est ce que je propose. Je vous fais remarquer, Jean-Michel Apathy, que 80% des Français y sont favorables. Rétablir les contrôles aux frontières, de vrais contrôles.

20:26
Locuteur

C'est-à-dire finir avec

20:27
Nicolas Dupont-Aignan

Schengen

20:27
Locuteur

?

20:27
Nicolas Dupont-Aignan

Totalement finir. Totalement. Et il faut...

20:29
Locuteur

80% des Français y sont favorables. Ça sera à des points

20:31
Nicolas Dupont-Aignan

près de l'élection européenne. Les Français devront trancher ce point. Et puis, il faut aussi une coopération européenne. parce que c'est pas tout seul qu'on y arrivera. Il faut une coopération européenne pour en finir avec les passeurs qui tuent en Méditerranée, en finir avec les ONG qui font venir les migrants sur le sol italien et enfin, mettre en place un vrai plan de développement économique vers le Maghreb et vers l'Afrique car il faut bien sûr traiter la cause. C'est un projet global que je défends depuis des années. Sinon, nous aurons le chaos migratoire que nous vivons dans nos communes. C'est tout.

21:03
Présentateur

Mais la cause, on ne la traite pas depuis des années parce qu'on ne

21:05
Locuteur

peut

21:05
Présentateur

pas décider à la place des pays africains et des pays arabes de leur politique. On ne

21:10
Locuteur

va

21:10
Présentateur

pas s'introduire dans leur politique. Vous trouvez

21:12
Nicolas Dupont-Aignan

normal,

21:12
Locuteur

M. Apathy, que l'on

21:14
Présentateur

donne... C'est la bonne conscience de tous les

21:16
Locuteur

discours. La cause, on ne peut pas la traiter. Vous trouvez normal que la Banque Centrale

21:20
Nicolas Dupont-Aignan

Européenne finance pour près de 60 milliards d'euros par mois

21:25
Locuteur

les

21:26
Nicolas Dupont-Aignan

banques, la création monétaire des banques privées, de la finance internationale et n

21:31
Locuteur

'ait

21:31
Nicolas Dupont-Aignan

pas été capable depuis des années, parce que là, l'Europe serait utile, de

21:35
Locuteur

mettre sur la

21:35
Nicolas Dupont-Aignan

table quelques milliards pour permettre la stabilisation des populations, pour contrôler nos frontières.

21:41
Présentateur

Je vous faisais juste remarquer que dans le discours sur l'immigration, la notion de « on va régler les problèmes des pays africains à

21:47
Locuteur

leur place »,

21:48
Présentateur

c'est de la bonne conscience.

21:49
Locuteur

Ça ne suffit pas. C'est pourquoi,

21:50
Nicolas Dupont-Aignan

M. Apathy,

21:51
Locuteur

je veux contrôler les frontières, supprimer

21:54
Nicolas Dupont-Aignan

l'aide sociale qui sert d'appel d'air, expulser les clandestins. Oui, ils doivent faire leur bagage. Il y

21:59
Locuteur

a

21:59
Nicolas Dupont-Aignan

un moment, il faut dire les choses crûment, parce que sinon, ce sont les Européens, les Français qui feront leur bagage, c'est-à-dire qui ne sont plus Français dans leur propre pays.

22:07
Présentateur

Pendant la campagne des Européennes, vous pourrez vous associer par exemple à la Ligue italienne ? Nous verrons où nous en serons.

22:13
Locuteur

Ce sont des partenaires

22:14
Nicolas Dupont-Aignan

pour vous ? Pour moi, le Mouvement 5 étoiles est déjà un partenaire et la Ligue italienne, le gouvernement italien doit être soutenu. Et je me réjouis qu'Orban ait été réélu très largement par le peuple et il est temps

22:26
Locuteur

que les peuples... Un vrai

22:27
Présentateur

démocrate, Victor

22:27
Locuteur

Orban. Il est

22:28
Nicolas Dupont-Aignan

temps que le peuple...

22:29
Présentateur

Un vrai démocrate,

22:30
Locuteur

Victor Orban. Un vrai démocrate, autant

22:30
Nicolas Dupont-Aignan

que les autres. Et il est temps

22:32
Locuteur

que les peuples de Rome reprennent en main leur destin.

22:36
Nicolas Dupont-Aignan

Reprennent en main leur destin. Car je ne crois pas que la France avec des camps de migrants le long des autoroutes soit un modèle

22:44
Locuteur

d'esprit républicain.

22:45
Présentateur

Merci beaucoup, Nicolas Dupont-Aignan. Très bonne

22:47
Locuteur

journée.

22:47
Présentateur

Merci à vous.

22:47
Locuteur

Merci à vous.