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Débatyoutube.com· 11 octobre 2026 150 minContradictoireFond programmatiqueEnvironnement & énergieAgriculture & alimentationSantéEurope & international

Sortir des pesticides, changer d’échelle la bio : une urgence pour la santé ? | Présidentielle 2027

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 66 %Attaque 24 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 50:52OuverteRéponse directe

    Quelles mesures proposez-vous pour inciter les agriculteurs à déclarer leurs maladies professionnelles liées aux pesticides ?

  • 1:00:48OuverteRéponse directe

    Quelles mesures concrètes mettrez-vous en œuvre dès votre premier budget pour relancer la production biologique française ?

  • 1:01:27OuverteRéponse directe

    Quelles mesures concrètes mettrez-vous en œuvre dès votre premier budget pour relancer la production biologique française ? avec quel financement et quels objectifs chiffrés ?

  • 1:09:31OuverteRéponse directe

    Prêt à faire de la prévention en santé environnementale pendant les 1000 premiers jours une priorité ?

  • 1:14:33OuverteRéponse directe

    Comment concilier écologie et justice sociale face à la pauvreté alimentaire ?

  • 1:18:53OuverteRéponse directe

    Quels engagements concrets pour sortir l'agriculture de sa dépendance aux pesticides ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:47Hélène MokillonFait
    « On a cet objectif et pourtant les reculs politiques s'enchaînent. Loi du plomb, loi d'urgence agricole et aussi l'ommibus pesticide. »
  • 6:24Sébastien LemoineChiffre
    « En 13 ans, nous sommes passés de 0 à 10 fermes engagés en agriculture biologique représentant environ 700 hectares répartis sur notre territoire. »
  • 28:23Anna PicFait
    « La France s'abstient au niveau européen de manière très courageuse parce que tout simplement dans l'hémicycle la France, le gouvernement français pousse à la poursuite du glyphosate. »
  • 31:19Delphine BateauChiffre
    « La quantité de pesticides utilisés en France, elle a augmenté, y compris pour les produits dangereux. »
  • 34:43Franck Rincha GiroletPromesse
    « Nous, on propose que d'ici 2030 ou 2032, on ait amorcé cette baisse des pesticides pour aller vers une sortie de façon très nette. »
  • 35:27Franck Rincha GiroletChiffre
    « Nous souhaitons dédier 1 milliard d'euros à des PSE, des paiements pour services environnementaux. »
  • 41:51Benoît BitoChiffre
    « Les 10 milliards de packs distribués chaque année aux agriculteurs ne servent qu'à alimenter des PSE. »
  • 1:01:27Amandine LeerChiffre
    « Les surfaces agricoles biologiques stagnent autour de 10 % depuis 2021 et ont reculé 3 années consécutives. »
  • 1:04:21Mathilde IgnietChiffre
    « il y a 48 milliards de soutiens publics aujourd'hui qui sont destinés à l'alimentation. Si on prend les aides de la PAC, les exonérations de cotisation, les aides de l'État, les ou encore les aides la restauration collective. »
  • 1:10:54Delphine BateauFait
    « aujourd'hui il y a des milliers et des milliers de victimes des pesticides, mais aussi parce que ça représente la moitié du déficit de l'assurance maladie, l'explosion des cancers, des maladies cardio-vasculaires, des maladies neurodégénératives. »
  • 1:12:24Delphine BateauFait
    « manger bio ça coûte plus cher. Je l'ai entendu tout à l'heure et je voudrais casser ce cliché parce qu'en fait quand on sait cuisiner, on peut manger bio vraiment pour pas cher. »
  • 1:13:06Delphine BateauFait
    « la question c'est de faire de l'agriculture biologique la norme pour tout le monde et pas en gardant les budgets actuels et puis avec 1 milliard d'euros pour la politique, pour le bio. »
  • 1:15:17Amar BellalFait
    « on parle dans un pays où il y a 10 millions de personnes sous le seuil de pauvreté. Et donc la question des salaires, elle est importante et pour bien manger, je suis désolé, il y a des gens, c'est même pas de manger bio, c'est même pas cette question là qui se pose, c'est tout simplement de manger. »
  • 1:20:58AnnapFait
    « l'Union européenne s'était engagée à réduire de 50 % l'usage des pesticides d'ici 2030. Aujourd'hui, est-ce que c'est encore possible en 2027 de se dire est-ce que on pourra d'ici 2030 réduire l'usage des pesticides ? »
  • 1:26:06Yannick JadoFait
    « cette question de l'omnibus, cette question du camionnium Z il y a la même volonté de la part des gouvernements de dire qu'en fait à un moment donné l'intérêt économique prime sur la santé et sur l'environnement. »
  • 1:27:34Yannick JadoFait
    « on est à entre 3 et 20 m aujourd'hui évidemment on pousse à ce que ce soit au moins 100 m. »
  • 1:45:43Delphine BateauFait
    « soit on dit il y a un problème de santé publique majeur qui est un scandale sanitaire et on doit en sortir tout de suite. Moi, je peux pas entendre qu'on va continuer à empoisonner pendant 15 ans. »
  • 1:50:08Benoît BitauChiffre
    « on mobilise sur la question de l'eau 70 milliards d'euros par an. C'est entre 54 et 92 milliards exactement. »
  • 1:56:36MarbellalFait
    « l'agriculture, on peut pas décarboner. C'est des émissions pratiquement qui sont incompressibles. »
  • 1:59:31Fait
    « une réduction et pas une sortie. Oui. Alors, une sortie euh bah à terme en 2050, on est complètement sorti »
  • 1:59:40Fait
    « on a une contrainte climatique qui rejoint euh la transformation du modèle agricole où on se passe pratiquement de des engrais des engrais de synthèse et de pesticides »
  • 2:00:00Chiffre
    « on est autour de - 30 % de de de diminution globale de de de la consommation de viande »
  • 2:01:10Fait
    « on interdit immédiatement les pesticides les plus dangereux, le glyphosate, les néonicotinoïdes »
  • 2:01:20Fait
    « on arrête d'importer des produits qui sont euh qui contiennent les pesticides qui sont interdits chez nous »
  • 2:02:30Fait
    « il faut aussi pouvoir euh sortir de cette logique là euh hyperproductiviste »
  • 2:02:50Fait
    « on mettra des zones tampons pour protéger les enfants, des pesticides, donc autour des crèches, autour des écoles, autour des hôpitaux »
  • 2:03:10Fait
    « l'IFT c'est l'indice de fréquence traitement et donc je pense que c'est le NU qu'il faudra aussi euh réétablir comme indicateur de mesure des pesticides »
  • 2:06:04Fait
    « il manque des processus d'évaluation et de décision au niveau européen qui soient totalement transparents et coupé de l'influence des firmes agrochimiques »
  • 2:06:47Fait
    « on a des responsables politiques qui aujourd'hui n'osent pas affronter, pour le dire clairement, la FNSA »
  • 2:07:31Fait
    « ils continueront à être totalement perméable à ça »
  • 2:09:00Fait
    « Est-ce que c'est bien l'objectif final et quelle échéance ? Oui, c'est bien l'objectif final »
  • 2:09:20Fait
    « ça doit se réfléchir filière par filière »
  • 2:09:45Fait
    « la trajectoire doit être la réduction drastique dans les premières années pour aller vers une sortie des pesticides »
  • 2:12:39Fait
    « un objectif clair et lisible euh et plus réaliste et je vous dis ça en ayant été ministre »
  • 2:13:21Fait
    « on est dans une situation d'effondrement écologique qui menace à court terme la sécurité alimentaire du pays »
  • 2:14:03Fait
    « il doit y avoir une mobilisation nationale pour ne plus être le pays qui a le plus de cancer au monde »
  • 2:14:46Chiffre
    « nous nous disons 15 ans 100 % de d'agroécologie »
  • 2:15:29Fait
    « il faut réorienter les financements publics »
  • 2:16:57Fait
    « il faut revitaliser la démocratie, la décentralisation et la démocratie du quotidien »
  • 2:18:25Fait
    « l'agriculture française est en grave crise, ça on le voit d'année en année »
  • 2:20:36Fait
    « le faisceau de preuve entre le lien de l'exposition au pesticides et la santé n'est plus à démontrer »
  • 2:24:31Fait
    « le programme de la France insoumise euh qui est porté par notre candidat Jean-Luc Mélenchon et bien en fait des fois un programme c'est un programme de rupture de rupture avec le système ultralibéral et capitaliste »
  • 2:26:00Fait
    « il faut aussi écouter nos agronomes, le rythme que que l'on peut prendre »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:11

OK 1 2 et c'est micro

0:36

Alors, on attend un dernier candidat qui arrive incessamment sous peu. On va peut-être commencer. On va commencer. Comme il y a plusieurs prises de parole et on aimerait pas on aimerait pas perdre de temps. Euh un énorme énorme merci. Ah ouais Hélène Martin, je essayie de pas pleurer mais je suis hyper ému. Didier ? Ouais Didier Didier, on aimerait bien t'avoir avec nous. Didier de la massif Didier ? Ah ouis ! Cétait caché derrière sa casquette. Euh ouais, super ému et super fier

1:20

d'être là. Euh super. Enfin, j'en parlerai après euh d'avoir réalisé, mais c'est pas moi qui l'ai réalisé. Moi, j'étais peu présent, je suis un peu plus aujourd'hui. Euh c'est vraiment euh Martin avec les mutuels des santé planétaires, Hélène avec Génération Future, Didier avec la Massif, voilà, de faire quelque chose, quelque chose qui nous tient à cœur, euh l'arrêt d'épicid pour demain et surtout euh une planète euh pour nos enfants où l'on respire mieux. Je vous passe un peu la parole 2 minutes et après je ferai l'intro des dames d'abord. Hélène, bonjour à toutes et tous déjà merci

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beaucoup pour ceux qui sont présents là avec nous et pour ceux qui sont présents aussi en live. Euh moi je suis Hélène Mokillon, je suis chargée de mobilisation de Génération Future qui est une ONG qui lutte depuis plus de temps 30 ans contre les pesticides et toutes les substances chimiques toxiques pour vivre et grandir dans un monde sain comme l'a très bien dit Sébastien. On a cet objectif et pourtant les reculs politiques s'enchaînent. Loi du plomb, loi d'urgence agricole et aussi l'ommibus pesticide. En ce moment même, il y a des mobilisations contre ce projet de dérégulation européenne qui est qui ont lieu en même temps euh que ce débat. Mais ces reculs, ils passent pas inaperçus. citoyens, citoyennes, malades, euh personnes issues du monde agricole, du monde médical. Euh tout le

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monde est uni face à cette dérégulation et les différentes personnes qui prendront la parole pendant ce débat vont très bien le montrer. Euh et donc ça confirme tout ça que euh ce débat sur la sortie des pesticides euh c'est pas un débat qui restera cloisonné au mur de l'Assemblée nationale ni à celui du ministère de l'agriculture. C'est un débat qui dont toute la société s'empare et qui doit être au cœur des prochaines élections présidentielles. Et donc c'est pour ça que ce débat il existe pour vraiment montrer à quel point il est important pour l'opinion publique. Et avec les mutuels pour la santé planétaire, nous voulons que les candidats répondent devant vous à des questions simples. Soutiendront-ils la dérégulation ? Engageront-ils une véritable transition agricole ?

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Choisiront-ils la prévention plutôt que le curatif ? Je dis simples parce que pour nous la réponse est assez évidente. Nous sommes en octobre. qui dit octobre dit pour beaucoup de personnes octobre rose, ruban rose. Euh nous pour ça, on a un message clair. Ce que nous attendons des candidats et des candidates, ce n'est pas qu'il portent simplement un ruban, qu'ils agissent sur la prévention, mais qu'ils agissent aussi et surtout sur les causes de toutes ces maladies et de ces maladies politiques. Alors, merci aux candidats et aux candidates qui ont répondu présent aujourd'hui. Vous avez choisi de venir répondre, de venir nous expliquer clairement vos positions et pour ça on vous en remercie chaleureusement. Pour les autres, vous voyez leur nom juste ici sur les chaises. On a voulu vraiment

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le montrer que ils ont été invités mais qu'ils ont pas voulu répondre et être présents euh et présentes au débat alors que plus de 300 médecins les ont interpellés pour qu'ils viennent à ce débat et pourtant ils ont choisi d'ignorer notre invitation. Et pour nous, leur absence c'est déjà une forme de réponse sur l'intérêt qu'elle donne à la santé publique et aux générations futures. Donc maintenant, place au débat et je vais laisser la parole à Pierre. Ah pardon. Ah oui, je redonne la parole à Sébastien. Merci Hélène quand même. Merci Hélène. Je voulais juste faire un peu une intro. Je me présente, Sébastien Lemoine, je suis agriculteur biologique, président de la fabrique à sucre et adhérant cfondateur de cette belle Cuma

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Bioterritoire. Avant toute chose, je tiens à remercier chaleureusement, je l'ai dit, mutuel des santé planétaires et et toute l'équipe qui a qui a autour de moi vraiment pour le boulot formidable et toute l'équipe des bénévoles qui ont vraiment œuvré à cette journée. Je voudrais commencer par un mot sur le lieu qui nous accueille aujourd'hui. Nous sommes dans un hangar agricole au cœur de la campagne et je trouve que ce n'est pas un détail, c'est tout un symbole. Ici, pas de dorure, pas de tapis rouge, pas de grand bureau ministériel. Nous sommes dans un lieu où l'on travaille, où l'on stock du matériel, on conditionne des légumes. 6500 tonnes l'année dernière de légumes bio dans ce bâtiment où l'on construit jour après

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jour l'avenir de nos exploitations. Bref, nous sommes là où l'agriculture se vit réellement. Et puisque nous parlons politique présidentielle, permettez-moi cette petite remarque. Dans un hangar agricole, les discours peuvent être ambitieux, mais ce sont surtout les actes qui font pousser les résultats. Ce lieu nous rappelle une chose essentielle. La transition agricole ne se décidera uniquement ne se décidera pas pardon uniquement dans les palais de la République. Elle se construira aussi ici dans nos campagnes avec les agriculteurs et les citoyens. Sur notre territoire, nous avons fait le choix de l'action collective. Nous avons créé une cuma de matériel, c'est plutôt

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nos parents qui l'ont fait en 1967. Se cum de conditionnement et un groupe en employeurs. Trois outils concrets qui permettent aux agriculteurs de mutualiser leurs moyens, de limiter leur investissement et de s'engager plus facilement dans l'agriculture biologique. Et les résultats sont là. En 13 ans, nous sommes passés de 0 à 10 fermes engagés en agriculture biologique représentant environ 700 hectares répartis sur notre territoire. Derrière ces chiffres, il y a des femmes et des hommes qui ont osé changer leurs pratiques, prendre des risques et inventer de nouvelles façons de produire. Il y a surtout une conviction lorsque les agriculteurs disposent de bons outils, ils sont capables de faire

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évoluer leur modèle. Bien sûr, 10 fermes ne vont pas transformer toute l'agriculture française du jour au lendemain. C'est un exemple sur un territoire. Mais elle prouve qu'une autre voie est possible. Entre nous, mieux vaut 500 hectares de réalisation que 700 hectares de promesse. C'est c'est aussi cela la symbolique de ce hangar. Ici, on ne parle pas de l'agriculture comme d'un problème abstrait. On parle de notre métier, de notre revenu, de notre santé. de celle de nos sols et surtout surtout celle de l'avenir de nos enfants. Alors à l'occasion de ce débat présidentiel, je vous invite à dépasser les clivages politiques pour répondre

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aux questions fondamentales. Voulons-nous simplement parler d'un monde sans pesticide où sommes-nous prêts à donner aux agriculteurs les moyens économiques, techniques et humains pour le construire ? Car demander aux agriculteurs de changer sans leur donner les moyens de le faire, c'est un peu comme demander à un mécanicien de réparer un tracteur sans sa caisse à outil. Notre expérience démontre qu'en misant sur la coopérative, la mutualisation, l'accompagnement, nous pouvons faire progresser l'agriculture biologique et contribuer à protéger la santé humaine contre l'environnement. Je terminerai par cette conviction, il n'y a pas de fatalité. l'agriculture de l'avenir de notre agriculture ne se

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construira ni sur les agriculteurs, ni sans eux, mais avec eux. Et si nous voulons vraiment préparer un monde plus sain pour les générations futures, alors commençons par écouter celles et ceux qui chaque matin font vivre nos campagnes. Un grand merci encore une fois à toute l'équipe ici autour de moi et à toute l'équipe de bénévole. Et maintenant, puisque nous sommes dans un hangar agricole, je vous propose de laisser les belles paroles au de laisser les belles paroles au vestière et de passer aux choses sérieuses. Les idées, les propositions et les actes. Je vous remercie et passe au début de la construction d'un avenir meilleur.

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Merci beaucoup Sébastien. Sébastien Lemo Merci. Merci merci Pierre. Je voulais présenter Pierre Gérard, journaliste très connu et et qui va animer ce débat. Je te laisse la parole. Mercian. Merci pour le mot d'accueil. Merci pour l'accueil dans ton hangar agricole, dans cette cuma bio. Grâce à vous, on est on est dans un lieu d'agriculture et je trouve que c'est particulièrement intéressant. Bonjour à toutes, bonjour à tous. Je suis Pierre Girard. Alors, je ne suis pas journaliste politique mais journaliste scientifique. C'est un peu original pour présenter et animer un tel débat. Euh mais je suis spécialisé depuis 7 ans sur les questions d'agriculture et d'écologie dans le domaine scientifique. Je fais pas mal de reportage sur le sujet pour ma chaîne YouTube et c'est

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justement pour porter cette voix des faits scientifiques, cette voix du terrain agricole que les mutuels pour la santé planétaire et génération future m'ont invité à animer ce débat là et c'est très important de de le préciser. Alors, c'est pas un exercice. Je me suis plus à la maison dans un hangar agricole que dans les couloirs de l'Assemblée nationale ou au palais de l'Élysée. Je me sens un petit peu mieux ici avec vous, mais on va parler de sujets que je connais bien. Je voudrais juste vous donner quelques éléments de contexte parce que j'ai eu l'occasion moi de visiter plus de avant qu'on rentre dans dans le vif du débat, j'ai eu l'occasion de visiter plus de 200 fermes ces 7 dernières années qui sont engagées dans la transition agroécologique et dans la

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transition vers la bio. ce que j'ai vu moi sur le terrain, c'est assez important pour donner un peu le contexte du débat qu'on est en train d'avoir. J'ai j'ai envie de vous dire que toutes les agricultrices et tous les agriculteurs que j'ai rencontré qui sont dans cette transition, il y en a aucun qui m'a dit "J'utilise encore des pesticides aujourd'hui parce que j'aime empoisonner les personnes que je nourris." Toutes ces personnes-là que j'ai rencontré aujourd'hui, elles sont elles sont animées par l'envie de nous nourrir et par l'envie de travailler avec le vivant pour les vivants. Ça c'est quelque chose que j'ai vu vraiment dans toutes les fermes que j'ai visité. Mais ces personnes, ces agricultrices et ces agriculteurs, elles sont elles évoluent dans un environnement très

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contraint et contraint par les décisions de l'exécutif que que vous allez être dans dans quelques mois. Si vous êtes élu à cette élection présidentielle, c'est vous qui allez poser le cadre de travail et donc c'est très important de de poser les bonnes questions aujourd'hui. À côté de ça, euh j'ai j'ai vu aussi que cette transition vers la bio, cette transition vers un monde sans pesticides, elle était certes compliquée, mais elle était possible. J'ai visité partout en France et et en Europe des expériences sur des fermes dans des laboratoires sur des essais scientifiques qui montrent qu'il y a 1000 manières de se passer des pesticides. Et ça c'est extrêmement enthousiasmant aussi de se dire ça. J'ai envie de de vous en parler juste un tout petit peu avant qu'on rentre dans les

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aspects politiques du sujet. c'est de vous dire que pour se passer des pesticides, il y a des outils mécaniques, il y a des outils qui font intervenir par exemple l'intelligence artificielle, mais il y a aussi des outils de biocontrôle, des outils qui peuvent par exemple se servir des odeurs pour perturber les les insectes ravageurs. Il y a des des outils qui permettent aussi de de perfectionner les rotations de culture pour faire pour créer un équilibre naturellement dans les parcelles agricoles. Il y a finalement 1000 manières de le faire et il y a des agriculteurs et des agricultrices qui le font déjà aujourd'hui. Ça c'est important de le dire, c'est important de le préciser avant qu'on rentre dans dans le cadre politique. Alors, je vais vous nommer, vous qui êtes là derrière moi, dans

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l'ordre qui a été tiré au sort. C'est important parce qu'il y a un protocole pour ce débat qui a été strictement respecté. On va commencer à gauche par ANAPIC. Anapic représente la candidature représente pardon le parti socialiste. Anapic représente le Parti socialiste. Ensuite on a Delphine Bateau qui est candidate pour génération écologie. Puis Franck Rincha Girolet qui représente la candidature de François Ruffin. Puis Yannick Jadeau qui représente la candidature de Raphaël Gluxman. Benoît Bito représente la candidature de Marine Tondelier. Mathilde Diger représente la candidature de Jean-Luc Mélenchon et Amar Bellal représente la candidature de Fabien Roussel. Vous l'avez vu, Yannick Jado a essayé de déplacer la chaise qui était à côté de

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lui. Malheureusement, l'ordre a été également tiré au sort. C'est pour ça que je me suis permis de replacer. Quatre personnes n'ont pas répondu présentes à cette invitation des mutuels pour la santé planétaire et de génération en futur. Édouard Philippe, Gabriel Atal, Marine Le Pen, Bruno Retaillot sont absents et ont refusé de répondre aux questions qu'on voulait leur poser aujourd'hui. Symboliquement, leurs chaises vont rester vides avec leur nom en tant qu'absent. Voilà. Donc il y a c'est important de de se dire ça. Il y a toujours dans les éléments de contexte simplement rappeler rapidement avant que je vienne vous rejoindre sur sur le devant de la scène. Depuis que j'ai commencé à travailler sur le sujet de la bio, il y a eu un pacte vert européen qui a fixé un

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objectif clair qui est toujours officiellement l'objectif d'aujourd'hui de réduction de 50 % des pisticides d'ici à 2030. On est encore très loin d'avoir atteint cet objectif mais on est très proche de 2030 malheureusement. Il y a une trajectoire qui avait été engagée il y a quelques années qui sur les fermes, il y a une vraie réduction des usages depuis 201920. la fixation de ce pacte vert mais qui a pas forcément été suivi. Et euh moi qui suis allé ailleurs en Europe, j'avais juste envie de vous dire comment ça se passe par exemple en Croatie, en Hongrie, au Danemark où j'ai vu des agriculteurs des agricultrices qui sont engagés sur cette transition vers la bio. Je leur disais comment est-ce que vous réagissez notamment dans les nouveaux pays qui sont adhérents à l'Union européenne

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quand on vous fixe des objectifs aussi ambitieux ? vous en êtes tellement loin d'atteindre ces objectifs de - 50 % de réduction des pesticides. Et il disait oui, on est ils s'était pourtant engagés sur cette transition vers la bio. En fait, on est en standby. On est dans l'attente parce que nos politiques au niveau national nous disent c'est les objectifs européens mais on n'est pas sûr qu'on va les suivre. Donc attendez, attendez. Donc là encore une fois, je vous dis sur les fermes, on a besoin d'un signal clair de la part des politiques et c'est ce qu'on va essayer de clarifier aujourd'hui. À côté de ça, il y a les signaux, il y a les connaissances simplement avant que je vienne vous voir des scientifiques. Les connaissances des scientifiques, elles

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ont aussi énormément avancé depuis 2019. Je pense au nouveau rapport de l'INRAE et de l'INERME notamment. Les connaissances scientifiques aujourd'hui en terme d'impact sur la santé, l'impact des pesticides, elles sont très claires. Les scientifiques confirment qu'il y a une présemption forte de lien entre l'exposition professionnelle au pesticides et certaines maladies très graves. Parkinson, par exemple, des cancers, des maladies respiratoires chroniques, des lymphomes, des troubles cognitifs. Tout ça c'est beaucoup plus clair. est beaucoup plus clair concernant les expositions directes, les expositions indirectes, les exp les des expositions individuellement à certains pesticides mais aussi dans des effets cocktail. On va pas rentrer dans les détails, mais tout ça c'est clair. Les

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données scientifiques, les signaux des fermes, tout ça signale une urgence pour sortir des pesticides et faire changer d'échelle la bio. Donc c'est la question qu'on se pose aujourd'hui. Et pour ouvrir ce débat, je vais inviter Annie Tbomoni à à nous apporter un témoignage puisque Annie Tebomoni, bonjour, vous pouvez venir me rejoindre, il y a un micro qui est ici qui doit être encore allumé. Annie Tebomonie est chercheuse à l'INERME. Elle est aussi militante et elle a participé dans les années 90 au mouvement qui a conduit à l'interdiction de la miante à l'époque. Comment ça s'est passé Annie dans les années 90 ? Bonjour à chos. Bonjour à toutes et tous. Euh

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oui, effectivement, je suis chercheur en santé publique, spécialement sur les questions de santé au travail et je dirais que je suis là aujourd'hui parce que nous avons obtenu l'interdiction de la miante et il faut obtenir l'interdiction de tous les pesticides de synthèse. Je dirais que je c'est par ça que je voulais commencer. La mi dès la fin du 19e siècle, on connaissait déjà les problèmes de santé et il y a eu une lutte sourde entre d'un côté les industriels qui imposaient la production d'amiante dans des pays même où juste la personne ne l'avait utilisé et surtout il n'y ait

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les risques. Les victimes se multiplient, les scientifiques et les médecins alertent et il se passe rien en France. Absolument rien. Dans les années 70, un début de mobilisation parce que aucieux des scientifiques se rendent compte que au-dessus de leur tête, partout sur les murs et tout ça, les dalles de sol, vous avez de la miete et c'est une pollution. gigantesque sur le campus. Ils font une mobilisation des étudiants, des enseignants et puis ils se contentent pas d'être dans le campus. Il

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parlent des travailleurs qui ont construit mais qui sont aussi dans l'entretien de de Jucieux. Et puis surtout, ils vont voir des ouvrières d'une usine de textile amiante à Misol qui est dans une situation catastrophique. La miante est partout, l'usine vient de fermer et les ouvrières sont décimés. Mais évidemment, les industriels se défendent et il y a un décret qu'on a qualifié de décret assassin parce que ce décret, on le savait dès le départ, ne protégeit pas contre les maladies de la miante.

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Et puis les industriels se sont organisés avec le comité permanent amiante qui était une création des industriels avec de la coptation du ministère du travail, des syndicats pour essayer de faire croire que ils étaient spécialisés dans les effets sanitaires de la miante et en disant on peut utiliser la miante, on peut faire l'usage contrôlé de la miante. ce qui est une absurdité et on a eu 20 ans de fuite en avant et puis dans les années 90 alors je voudrais juste rappeler quelque chose qui s'est passé qui est le

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scandale du sang contaminé qui a été quelque chose qui a beaucoup inquiété l'État. Pourquoi ? parce que des industriels de l'industrie du sang, je vais pas développé, ont été mis en prison et pour la première fois, il y a eu une procédure pour carence fautive de l'État et là effectivement la miante devenait quelque chose d'important parce que les victimes s'organisaient parce que des scientifiques indépendants arrivaient à imposer le fait qu'il y avait des dangers énormes. que toutes les variétés d'amiantes étaient toxiques

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et en juillet 96, on a les résultats d'une expertise collective incerme qui dit toutes ce que je viens de vous dire, toutes les variétés sont absolument dangereuses et il faut arrêter d'exposer parce que ce sont des des milliers de victimes et l'interdiction va être décidé pratiquement 3 jours après la publication du rapport. Mais parce qu'il y a un mai, il y a 100000 morts à venir. Ça a été la projection des épidémiologistes à l'époque et malheureusement on est au-delà aujourd'hui. Pourquoi ? Parce

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qu'il y a il y avait il y a encore beaucoup d'amiantes. Il y avait il y a eu 80 kg d'amiantes par habitant importé en France. Et cette amiante, on le trouve partout, on le trouve dans les écoles. Les enseignants payent un tribut très lourd aujourd'hui depu est interdit depuis 97 complètement et 2005 en Europe. Donc ça veut dire que on est dans une situation où on paye aujourd'hui toujours les l'inconséquence des industriels qui ont continué cette production. Et je voudrais juste faire allusion à un autre pays qui est le Brésil puisque

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à la fin des années 60, Saint-Gobin et Éternite Suisse sont allés ouvrir la plus grande mine d'amiante d'Amérique latine, la troisème au monde dans un pays qui n'utilisait absolument pas la miante. Et Saint-Gobin est devenu le trè producteur mondial d'amiante par ses intérêts au Brésil. Donc c'est pas seulement chez nous. Qu'en est-il des pesticides ? Et bien, on peut dire que les leçons de la miante n'ont pas été tiré. On a le même processus historique. Je vais pas m'attarder. Les industriels de la chimie, des pesticides imposent

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les risques, les minimise, paye des scientifiques pour dire le contraire de ce que la science, les scientifiques sérieux, rigoureux commencent à montrer à partir des années 2000, des victimes commencent à s'organiser, des associations naissent, des demandes de reconnaissance en maladie professionnelle enfin commencent à être admise des procès, le procès de Manson qui a été condamné. Mais les industriels pour les pesticides ont deux alliés particulièrement

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lourds, la Commission européenne, mais aussi de très nombreux parlementaires. Donc la lutte est très dure. Il y a aussi cette stratégie de division des victimes en faisant comme si on pouvait opposer les agriculteurs avec les victimes de pesticides, avec les citoyens victimes et il faut arrêter ça. Mais il y a de nouvelles alliances qui se manifestent. On l'a vu la semaine dernière avec ce qui s'est passé le 3 octobre. Il y avait des victimes, il y avait des scientifiques, il y avait des médecins, il y avait surtout des agriculteurs qui étaient là pour dire

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"On a marre de produire en tuant d'abord nous-mêmes, nos enfants, nos voisins, nos riverins. Il faut que ça s'arrête. Alors vous qui représentez des présidentiables ou qui vient êtes présidentiables vous-même, qu'allez-vous choisir ? La santé de nous tous en commençant par les enfants ou bien une industrie mortifère La balle est dans votre camp.

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Merci beaucoup Anit Baumie pour ce ces paroles inspirantes. Je viens vous vous rejoindre et je peux pas m'empêcher de remarquer le parallèle aussi au niveau du timing. Anite Baumoni nous parlait de 1495. 95, c'était une élection présidentielle, celle de Jacques Chirac à l'époque, qui était sans doute pas étranger justement à ce timing qu'on a aujourd'hui avec le le il y a beaucoup de parallèles avec le timing des de la question de la sortie des pesticides et de la montée en échelle de la bio aujourd'hui. Alors, je vais vous proposer de vous présenter une à une, un à un. Vous avez 3 minutes chacune, chacun pour vous présenter. J'ai un chronomètre devant moi que vous ne voyez pas forcément. Je vais vous aider à je vous je peux vous faire un signe si vous

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voulez Anna, c'est vous qui commencez par tirage au sort Anna Pic pour le Parti socialiste. À vous. Et donc je rappelle simplement vous vous présentez pas simplement l'idée c'est de répondre à cette question, la question du débat. Sortir des pesticides, changer d'échelle la bio, une urgence pour la santé. À vous pour la réponse. Merci beaucoup de me passer la parole. J'ouvre donc ce débat. Donc je suis effectivement à je représente ici le Parti socialiste et les réponses que je donnerai s'inscrivent évidemment dans le projet socialiste que nous avons voté dernièrement. Je veux dire aussi que ce que je viens d'entendre de la part de Anne Tbaumonie fait vraiment écho à mon territoire. Il faut savoir que les

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victimes de la miante, c'est un une association extrêmement importante à Cherbourg en Cantin puisque nous avons une industrie qui a beaucoup souffert justement de la miante. Et bien ces victimes chaque année lorsqu'on commémore malheureusement et qu'on rend hommage aux morts de la miante font écho à ce combat contre les pesticides et contre ces produits phytosanitaires de synthèse que nous utilisons dans notre agriculture et ils font savoir le combat que nous devons mener pour leur interdiction. Je voulais revenir sur le contexte dans lequel nous discutons aujourd'hui. On a cru pendant un temps que finalement on était sur une pente plutôt ascendante

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concernant la finalement la sortie de ces produits de synthèse. On avait vu augmenter à la fois la production agricole biologique mais aussi la consommation de produits agricoles biologiques. Et au moment où finalement la crise Covid arrive, on a des entreprises agricoles dans la bio qui sont en bonne santé, qui ont des bonnes réserves, qui plutôt font face à assez bien dans un premier temps. Et puis on se dit même que la relance des circuits locaux et puis cette bonne assise financière va permettre finalement de continuer sur cette pente. Depuis 2023, il faut le dire, nous assistons à un véritable back clash, un retour en arrière, pas seulement du fait de la

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réduction des entreprises, mais ces entreprises ont souffert plus que d'autres parce qu'elles ont trouvé moins de leviers que d'autres au sortir de la crise de la COVID. Et par ailleurs et bien nous avons eu euh les premiers éléments du baclage politique et en 2023 c'est la prolongation de 10 ans euh par l'Union européenne de l'usage du glyphosate. Et il faut le dire, la France s'abstient au niveau européen de manière très courageuse parce que tout simplement dans l'hémicycle la France, le gouvernement français pousse à la poursuite du glyphosate. Le principe de précaution recule depuis c'est toutes les lois qui sont passées depuis sur les lois agricoles cherchent

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à réintroduire des produits qui sont dangereux que nous savons dangereux. Dans le même temps, la droite et l'extrême droite s'en prennent évidemment aux opérateurs d'expertise scientifique et technique de l'État et aux agents en charge du respect des lois et des règlements pour que nous n'ayons pas un débat sur des positions sencifiques. Et pourtant, les chiffres sont là. Les cancers augmentent 1 à 2 % chaque année, les cancers pédiatriques notamment. Et si il y a pas une seule cause, en tout cas la pollution de l'air, l'alimentation transformée, les produits physiosanitaires déjà terminé. Terminé. Bon ben, j'aurais pas pu avancer beaucoup. Terminé. On aura le temps d'avancer mais on va passer la la parole à votre voisine Delphine Bateau. Vous êtes candidate à la présidentielle pour

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génération écologie. À vous 3 minutes pour répondre à sortir des pesticides. Radio. Merci. D'abord merci à la Kuma BioTerritoire, à Génération Future, à Mutuel Santé planétaire, au collectif de soutien, aux victimes des pesticides de l'Ouest et à toutes et à tous d'organiser ce moment de vérité. Je me présente devant vous comme candidate de la sortie des pesticides, de l'agriculture biologique, du renouveau de la ruralité et de la pleine santé. On est dans un moment particulier puisqu'il y a un enjeu urgent à sauver notre agriculture dans une situation d'effondrement. Il y a aussi une urgence de santé publique parce qu'on ne peut pas accepter que la France soit le pays qui

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est au h parade pour l'incidence des cancers. Et le premier constat que je veux faire, c'est que je suis la seule candidate à l'élection présidentielle présente aujourd'hui. Je connais l'engagement de celles et ceux qui sont là. Il y a des absents mais il y en a aussi qui sont seulement représentés. C'est-à-dire qu'ils n'ont pas considéré que ce sujet était suffisamment grave, suffisamment essentiel pour faire le déplacement à samedi. Pour eux peut-être ce sujet est important, mais pas au point de venir en débattre aujourd'hui avec d'autres candidats. Moi, je suis là pour vous dire que ma candidature, elle répond à une double nécessité. la nécessité qu'il y ait un bulletin de

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vote pour cette cause parce que l'expérience que j'ai du pouvoir et de l'exercice des responsabilités, c'est que sans rapport de force électoral, même celles et ceux qui disent écrivent aujourd'hui des choses formidables dans leur dans leur programme ne le mettront pas en œuvre aux responsabilités. Donc il faut un rapport de force électoral et la deuxième nécessité c'est qu'il faut une nouvelle écologie de gouvernement et pas une écologie d'accompagnement. Et sur le fond, à mes yeux, le moment est venu de tirer tous les enseignements de l'échec, des plans écofitaux et de politique publique qui, vous savez, fixe des horizons lointains, d'objectifs qui reculent au fur et à mesure qu'on avance et dont on constate aujourd'hui l'échec

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total puisque la quantité de pesticides utilisés en France, elle a augmenté, y compris pour les produits dangereux. Et donc ma proposition c'est que 5 ans, on organise dans le prochain quinquena le passage intégral à l'agriculture biologique. C'est-à-dire qu'au terme des 5 ans, il n'y aura pas d'aide publique, d'aide la PAC pour des exploitations qui utilisent encore des engrais et des pesticides de synthèse. Ma deuxième proposition, c'est d'inscrire dans la Constitution la pleine santé parce que les dispositions de la linéa 11 du préambule de la Constitution ne sont pas suffisantes et qu'il faut un verrou constitutionnel pour empêcher des régressions telles que nous en avons

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connu avec la loi d'urgence agricole ou la loi du plomb qu'il faudra abroger. Et ma 3è proposition, c'est de créer un défenseur de la santé humaine et animale parce que nous avons besoin aujourd'hui d'avoir une institution et une autorité indépendante qui base ses prérogatives sur la science, qui est une forme de tutelle sur l'ess et santé publique France et qui puisse être saisie par les citoyennes et les citoyens. Le temps est écoulé. Merci Delphine Bateau

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Franck Rinchat Girolet, vous représentez la candidature de François Ruffin. Quelle est votre réponse à la question sortir des pesticides, faire changer l'échelle de la bio, une urgence pour la santé ? Alors, d'abord un tout un grand merci aux organisateurs pour cette belle table ronde et de nous permettre de nous exprimer. Alors, pour moi, la santé, c'est le point de départ. Quand on parle de pesticides de synthèse, la santé c'est le point de départ et la bifurcation de modèle, ça doit être un un point d'arrivée. Il faut se souvenir que les agriculteurs sont les premiers exposés au pesticides. On a un tableau de maladie professionnelle qui reconnaît certaines maladies oncologiques, les miél multiples, voilà, le cancer de la prostate et d'autres pathologies ainsi

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que Parkinson. On a assez de données maintenant sur tout ce qui est analyse scientifique pour prouver l'impact de de des pesticides sur la santé en général et les lié à certaines pathologies. Et j'aimerais avoir une pensée aussi pour pour les les populations des Antilles qui sont impactées par le clore déconne et qui sont pour moi enfin c'est un des plus grands scandales sanitaires des pesticides des dernières années, un cynisme sans nom de la part de l'État. Donc, j'ai une grande pensée pour aujourd'hui. Euh pour comprendre où on souhaite aller avec Debout et avec François Ruffin, il faut regarder un peu d'où on vient. Depuis les années 70, on avait 1600000 fermes. Aujourd'hui, on a 390000 fermes. Donc, les fermes ont

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grandi en taille. Et d'une nécessité de nourrir les populations, on est passé à une nécessité de produire pour répondre à des impératifs de marché. Et donc, il faut qu'on sorte de ces logiques qui sont en train de mettre en concurrence les agriculteurs les uns avec les autres. tout le temps euh au détriment de la santé publique pour répondre uniquement aux impératifs économiques. Et donc euh ce que nous proposons euh c'est bien sûr la sortie des pesticides filière par filière avec un temps de réflexion parce qu'on sort pas de la même façon des pesticides quand on est en céréales en viticulture ou en arboriculture. Mais la finalité c'est la sortie des pesticides avec des moments assez clairs, des bilans qui doivent être faits. Nous, on propose que d'ici

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2030 ou 2032, on ait amorcé cette baisse des pesticides pour aller vers une sortie de façon très nette. Et nous souhaitons accompagner notamment l'agriculture biologique. On chiffre dans notre projet les le besoin en argent public à 2 milliards en plus sur le budget de l'agriculture et nous souhaitons dédier 1 milliard d'euros à des PSE, des paiements pour services environnementaux. Et concernant la bio, nous souhaitons mettre dès l'arrivée au gouvernement un fond en place, un fond de garantie pour la bio avec le rétablissement notamment euh des aides au maintien qui ont été supprimées, l'augmentation du soutien à l'agence bio pour organiser les filières, la mise en place de prix minimum garantie avec une

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majoration notamment pour tout ce qui est produit bio et ça nous permettra de relancer justement cette dynamique pour la bio et d'inciter les agriculteurs qui ne sont pas en bio par les PSE à engager cette sortie. Il faut comprendre que si euh les la société a une attente forte en terme de santé et qu'elle attend beaucoup du monde agricole, euh elle attend notamment que les agriculteurs prennent soin de la biodiversité des ressources, et ben dans ce cas-là, la société doit prendre soin aussi du revenu des agriculteurs et leur assurer un avenir décent. Merci Franck Ranchagolet. À vous Yannick Jad. Jadu, vous êtes le représentant de la candidature de Raphaël Gluxman. Vous avez 3 minutes pour répondre à cette question.

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Merci. Bonjour à toutes et à tous.

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Merci. Bonjour à toutes et à tous. Euh vous excuserez Raphaël Glman, mais normalement le résultat de la primaire c'était ce soir à 20h, donc c'était un peu c'était un peu chaud pour être là euh avec vous aujourd'hui. Rendre hommage évidemment euh à aux organisateurs qui nous accompagnent depuis longtemps, nous responsables politiques pour essayer d'être plus efficace, plus pertinent, meilleur dans le débat législatif, rend hommage à à Annie et au combat qui a été mené notamment avec Henri sur la question de la miante et Annie évoqué la question de la justice et je pense que c'est un des points sur

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lesquels il va falloir travailler parce que depuis le sang contaminé, que ce soit sur la miante, que ce soit sur le chlore déconne ou sur d'autres sujets, en fait il y a pas de responsabilité politique à empoisonner et que de ce point de vue-là, le pôle de santé de notre justice fonctionne très très mal. Ce qui est totalement paradoxal et qui nous rassemble aujourd'hui, c'est qu'en fait je pense pas qu'il y ait de sujet sur lesquels on a écologiste une telle victoire culturelle. On a 8 9 français sur 10 qui veulent sortir des pesticides qui soutiennent l'agriculture biologique. On a quasiment les de tiers

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des agriculteurs aussi qui soutiennent la réduction des pesticides, le soutien y compris au paiement des services environnementaux. Euh on a incontestablement eu des victoires dans l'histoire quand on a arraché les OGM. On a réussi à ce qu'on en cultive pas. Dans les années 90, on avait gagné sur le concept de souveraineté alimentaire avec via Campesina au niveau international. Et en fait, alors qu'on a gagné culturellement, je pense qu'il y a peu de secteurs où on a aussi perdu politiquement. On citait le débat du plomb au moment où nous

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débattions de la loi du plomb au Sénat. Albert Chetard donc que tout le monde connaît disparaissait. Ça ça dit quelque chose aussi. Et pourtant on a cette on a cette victoire culturelle, on a les moyens la Pâque ramener au nombre d'agriculteurs dans notre pays, c'est 37000 € d'aide public par an par agriculteur. Donc on a les moyens d'organiser cette transition. Il y a la volonté citoyenne. Comment se fait-il qu'effectivement encore depuis le début de l'année, il y a dû avoir 144 dérogations sur les autorisations de pesticides, un score jamais vu par Gunevar et ce gouvernement, des reculs à

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tous les étages. Euh la remise en cause non pas simplement des objectifs de réduction des pesticides, mais la remise en cause de tous les outils. Et donc effectivement, on a les moyens de basculer sur le bio, mais il va nous falloir trouver une façon d'embarquer la société, d'embarquer les agriculteurs qu'on a pas forcément trouvé jusqu'ici. Merci Yannick Jado.

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Benoît Bot, vous êtes le représentant de la candidature de Marine Tondelier. Vous avez 3 minutes pour répondre à la question. sortir des pesticides, faire changer d'échelle de la bio, une priorité pour la santé. D'abord, merci pour avoir organiser cet événement qui est qui est central, fondamental. Euh excusez Marine Tondelier, mais vous pourrez être indulgent avec une jeune maman qui vient d'accoucher depuis moins de 3 semaines, qu'elle puisse pas forcément être là aujourd'hui. Euh donc moi je suis Benoît Bito, je suis paysan agronome, paysan bio et député écologiste de la deuxième circonscription où fleurissent des cancers pédiatriques, si je peux me permettre de d'utiliser le verbe fleurir et des mégavacines. Donc un territoire impacté par ce qu'on appelle une

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agriculture scientifique, industrielle. un peu dans tous les sens au cours de ces 30 dernières années où j'ai milité contre les pesticides pour l'agriculture biologique, que ce soit dans mon parcours de scientifique, de fonctionnaires, de paysans, d'élus aujourd'hui, alors que on pourrait capitaliser sur des expériences réussies et ça a été dit en en introduction, on bute sur un poncif qui plus le temps passe plus il m'agace, pas de suppression sans solution. Et bien moi, j'ai envie qu'on inverse cet adage et qu'on propose pas de solution sans suppression. Ce qu'on constate, c'est que quand on supprime, on est obligé d'avancer vers les solutions et notamment vers les solutions agronomiques. Donc supprimons les pesticides et on verra qu'on pourra

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capitaliser sur les expériences agronomiques qui fonctionnent pour faire la démonstration qu'on peut faire autrement. On peut aussi supprimer les subsides publics qui perfusent une agriculture dont on devrait se se dépêcher de la faire disparaître. euh de manière à ce que si elle est plus perfusée, on puisse réengager cette argent dans ce qu'on appelle les perments pour services environnementaux. Euh et aussi pour ceux qui voudraient continuer malgré tout à utiliser des pesticides, convoquer un principe fondateur qui notamment devrait financer les agences de l'eau qui est le principe polyer payer. Alors vous allez me dire c'est de l'écologie punitive mais on peut aussi être dans l'écologie de de solution. Moi, je préfère de très loin manier la carotte au bâton. Et donc on

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pourrait facilement imaginer, ça a été évoqué déjà, que les 10 milliards de packs distribués chaque année aux agriculteurs ne servent qu'à alimenter des PSE. Mais aussi les 70 milliards d'euros qu'on utilise chaque année pour réparer les dégâts de cette agriculture qu'utilis pesticides, que ce soit sur la santé, que ce soit sur la biodiversité, que ce soit sur le climat et j'attire votre attention que sans biodiversité, avec le dérèglement climatique, on menace la souveraineté alimentaire dangereusement. Et bien ces 70 milliards d'euros pourraient être l'enveloppe qui rémunère des agriculteurs qui prennent soin de l'intérêt commun. 80 milliards d'euros sur la table, pas un centime d'argent public supplémentaire, 400000 agriculteurs, on a 200000 € par agriculteur et par an pour les

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accompagner dans la bifurcation agroécologique et la suppression des pesticides. Donc en vérité, il y a un chemin qui permet de sortir de ce cercle vicieux pour avancer vers un cercle vertueux qui permettrait donc de protéger climat, biodiversité, santé tout en préservant la souveraineté alimentaire. Donc en vérité, si on est un peu responsable, il y a qu'une trajectoire de développement de l'agriculture biologique. Une seule trajectoire, c'est 100 % l'agriculture biologique en rémunérant les agriculteurs qui la pratiquent de manière à ce que les produits bio soient accessibles à tous les revenus, à tous les pores-monnaaies. Merci Bonito.

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Mathil, vous représentez la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Vous avez 3 minutes pour répondre à cette question. Je vous remercie. Merci pour votre invitation. Avant de commencer, je voudrais aussi apporter mon soutien et le soutien de la France insoumise à toutes celles et ceux qui se mobilisent ce weekend contre l'ommibus pesticide. Euh si et je voudrais du coup avant de continuer remercier Jean-Luc Mélenchon pour la confiance que qu'il me fait de le représenter aujourd'hui. Euh nous ce qu'on dit à la France insoumise et ce qu'il ce que Jean-Luc Mélenchon a dit c'est que nous sommes une équipe et donc c'est aussi pour ça que je suis là aujourd'hui. Notre boussole à la France insoumise pour pour l'agriculture, c'est une agriculture qui doit rémunérer

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dignement les paysans et les paysanes. C'est une agriculture qui doit nous nourrir et qui doit protéger le vivant, notre santé et l'environnement. Et pour y arriver et bien sur la question de la rémunération et si je dis ça c'est que en fait ça va aussi contribuer à développer l'agriculture biologique. Sur la question de la rémunération c'est important de pouvoir mettre en place des prix planchés qui rémunèrent dignement les les agriculteurs et les agricultrices. et ensuite de mettre en place un encadrement des marges parce que ce qu'on voit c'est que la grande distribution et les industriels se font des marges sur le dos des consommateurs et sur le dos des paysans et notamment sur les questions de l'agricult sur les produits en bio. On voit aussi qu'il y a

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des surmarges sur les produits bio. Ensuite pour une agriculture qui nous nourrit et bien je pense que il faut dire stop. arrêter de signer les accords de libre échange, arrêter d'importer des produits qui ne respectent pas les normes que le sont que l'on se fixe en France et puis mettre en place des prix minimum d'importation et et en somme tout ça c'est aussi lutter contre la concurrence desloyales et c'est finalement un protectionnisme solidaire et enfin une agriculture qui protège le vivant, notre santé et la et l'environnement. Et bien pour ça, il faut bon les constats, on les on vous l'avez fait, les pesticides tuent euh les pesticides polluent nos eau, pollue

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les sols et donc et bien il faut accompagner tout le monde. Oui, il faut accompagner les agriculteurs vers la transition agroécologique. Ça passe. Nous, on fait la à la France insoumise, on fait la proposition de créer une caisse de défaisance qui reprendrait la dette agriculteur qui s'engageraient à passer en 100 % bio. Et puis on pense aussi que il faut augmenter la consommation populaire et donc pour que les gens puissent aussi avoir les moyens et la possibilité de de consommer des produits de qualité, il faut augmenter les salaires, il faut faire en sorte que la la qu'on puisse avoir du 100 % bio et local dans la restauration collective. Et puis enfin, je crois que il y a aussi un enjeu à ce que dans la grande la grande distribution, il puisse y avoir

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un pourcentage de référence de produits bio qui soit accessible à tout le monde. Voilà les propositions que l'on fait et finalement quand on regarde la les les aides publiques qui sont données pour l'agriculture et l'alimentation, et bien je crois que il y a aussi une meilleure répartition des aides publiques à faire. Merci Mathilde

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Amar Bellal, vous êtes le représentant de la candidature de Fabien Roussel. Vous avez 3 minutes pour répondre à cette question. Alors merci, merci aux organisateurs, aux militants bénovols de d'avoir organisé cet événement. Effectivement, je représente Fabien Roussel qui est aussi maire de Saint-Amand les qui une commune pas très loin euh d'ici. Euh nous, notre analyse c'est que le euh on l'a dit, l'usage des pesticides, c'est un usage contraint. Euh les agriculteurs euh sont contraints par un système qui les pousse à produire toujours plus avec des rendements toujours plus importants parce que ben l'agriculture est inscrit

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dans le capitalisme et un capitalisme mondialisé avec des accords de libre échange et et donc il faut s'attaquer aussi au cœur de ce système qui pousse à produire toujours plus et qui euh et qui exerce une pression insupportable auprès des des agriculteurs. Et puis je dirais aussi que le le ce système de où on doit toujours produire plus avec des produits standardisés, c'est aussi le fait que les gens non ont des salaires tellement faibles qu'ils ne

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peuvent pas se procurer de de produits de bonne qualité. Et là aussi, il y a il y a cet enjeu-là de d'augmenter les salaires générals dans la population pour qu'ils puissent accéder à des produits de qualité. Et c'est très important aussi d'agir euh là-dessus. Euh alors nous on est pour euh euh d'abord une intervention publique euh sur les prix et les volumes euh à sorti d'un d'un régime de plan euh d'un d'un plan de d'assurance et de gestion des risques qui permettrait justement de desserrer cet étau-là et faire en sorte que les agriculteurs puissent passer à un autre modèle dans de bonnes conditions. Bien sûr, nous sommes pour soutenir les pratiques de l'agroécologie

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dans lequel dans laquelle l'agriculture bio s'inscrit. C'est important. Alors, il y a beaucoup de techniques, hein, on va pas les énumérer ici pour aller vers l'agroécologie, mais c'est aussi important pour une question de climatique aussi. C'estàd que si on veut euh si on veut produire moins d'engrais, ce qui ce qui émet énormément de CO2, si on veut faire sauter cette contrainte-là, euh et bien il faut transformer complètement l'agriculture pour qu'on ait moins d'engrais et moins de pesticides. Et donc, il y a aussi un enjeu climatique derrière à transformer en profondeur l'agriculture.

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Enfin enfin accompagner la sortie des pesticides, c'est aussi permettre à chaque agriculteur de façon personnaliser d'avoir un plan de sortie des pesticides en lien avec des objectifs qu'on pourrait construire au niveau régional et qui doit aussi s'inscrire dans un vaste dans un plan beaucoup plus vaste de l'adaptation au réchauffement climatique. Il faut il faut pas isoler cette question des pesticides des autres. Et je cite les les trois autres. Bien sûr, développer l'emploi et la formation et la recherche, on l'a dit, augmenter le nombre de d'exploitation malheureusement. Reste un mot et juste un mot le financement, je pense que la question du financement, elle est importante. Ça pose la question de la BCE. Non, je suis désolé, je dois vous stopper du coup parce que c'était juste

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un mot. On reviendra tout à l'heure. Merci. Je suis désolé, on a on a presque réussi à respecter les chronos de 3 minutes, donc je suis un peu strict. Merci à vous. Je rappelle que l'ordre, votre ordre sur scène et l'ordre des absents a été également tiré au sort. Donc je rappelle qu'Édouard Philippe, Gabriel Atal, Marine Le Pen et Bruno Rotaillot ont choisi de ne pas répondre à ces questions et ils sont absents et leurs chaises sont marquées. Elles resteront vite jusqu'à la fin du débat. Voilà, merci à toutes et à tous pour ces premiers mots et on va tout de suite passer. Il y aura pas de relance pour cette séquence là. On va pouvoir approfondir ça plus tard, mais je vais venir rejoindre au premier rang. Je vous quitte un instant. Je vais aller voir cinq personnes qui ont choisi de vous

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poser une question, qui souhaitent vous poser une question et on va aller les voir. On va commencer évidemment par les victimes des pesticides. José José Nadan nous vient du collectif de soutien aux victimes des pesticides de l'Ouest. José, je vais te demander de te lever si c'est possible. Je vais te passer le micro et tu vas pouvoir poser ta question aux candidates et candidates. Oui. Donc jean du collectif de soutien aux victimes du pesticides de l'Ouest. Là le actuellement il y a il y a peu de je peu de malades qui font des demandes de reconnaissance de maladie professionnelle. Il y a plusieurs raisons à cela. La première raison, c'est quand même qu'ils ne sont pas informés. La MSA pourrait les informer

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puisque la MSA les dossiers médicaux. La MSA ne fait rien dans ce sens. Elle ne fait rien parce qu'elle ne peut-être pas les moyens de financer les indemnités. Bon, c'est peut-être pas non plus à la MSA financer. En tout cas, que proposeriez-vous pour que justement inciter donc les agriculteurs à faire des dossiers ou pousser la MSA à les informer qu'est-ce que soit une obligation et aussi comment financer ces indemnités ? Est-ce que ça serait pas aux firmes chimiques de de payer les dégâts de de la vente de leur produit chimique ? Merci José. Reste reste debout un instant avec moi. La MSA Mutuel social agricole. Je vais te demander de piocher au hasard un nom d'un ou d'une des intervenantes. Qui est-ce qui va

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? C'est c'est pour Yannick. Yannique Jad. Je vous je vais vous demander à chaque fois de lire bien en entier le le petit la petite affiche. Bien. Merci. Merci pour ta question. Effectivement, je pense que beaucoup responsables politiques qui sont là et beaucoup des militants engagés, à chaque fois que on a parlé de l'omerta sur les maladies, les cancers, les lymphomes, les leucémies, les Parkinson, t la MSA, on a reçu un coup de téléphone de la pour dire "Vous exagérez, on vous jure, on On fait pas d'omerta. La

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réalité c'est que il y a une omerta sur ces maladies qui est une omerta des institutions parce qu'évidemment assumer les maladies c'est assumer les causes et c'est donc changer de modèle incontestablement quand ce sont des milliers des milliers des milliers de personnes qui sont malades et qui décèdent. Il y a un impératif, une exigence à ce moment-là, c'est évidemment de changer de modèle. Et puis c'est aussi, il faut le dire, un enjeu, j'allais presque dire psychologique. Je veux dire, il y a une il y a aussi un silence de la part des malades par fierté de dire on veut pas dire qu'on

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est atteint un cancer, on veut pas le dire à la coopérative, on veut pas le dire ou en tout cas on le dit entre nous et on voit y compris des histoires de famille où les maladies vont de père, de mère en enfant. Donc il y a incontestablement un travail de transparence à faire. Quand on se battait avec Emmanuel Amar les bébés sans bras, quand on était allé à Saint- Rogaien ou à Saint-Pisane sur les cancers pédiatriques, je veux dire l'omerta des institutions, la volonté délibérer des institutions de ne pas chercher. C'est ça qui est le plus dégueulasse en vrai, c'est de ne pas

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chercher et de ne même pas donner de raison aux parents quand on a quand il y a un cancer pédiatrique. Et donc il faut évidemment avoir des registres locaux, des registres nationaux, de la transparence, que tout ça y compris remonte à l'enesse pour que on ait un panorama extrêmement sérieux, notamment des cancers qui sont plus importants pour certains d'entre eux chez les agriculteurs, des cancers à proximité. Il y a eu l'étude de l'INCERM il y a 2 ans 3 ans sur les maladies à côté de la viticulture notamment. Euh et donc il faut cette transparence après, il faut

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évidemment l'automaticité de la reconnaissance des maladies, l'indemnisation, j'allais dire dès la première reconnaissance des maladies et qu'on n'est pas comme Paul François et beaucoup d'autres Paul parce qu'il a il a porté ça plus fortement d'autres un parcours du combattant qui est un parcours objectivement dégueulasse au regard des maladies dont les personnes person souffre et du de la répression, j'allais presque dire qu'il aurait faite à ces personnes quand elles veulent faire reconnaître leur maladie et surtout comme tu le disais faire payer les coupables qui doivent évidemment être les premiers à rembourser à indemniser

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les victimes. Merci Yan Jad. José, je vais te demander de repiocher le deuxième nom, la deuxième personne qui aura 4 minutes pour te répondre. Il s'agit de Benoît Bitau. Benoît Bitau, vous avez 4 minutes. Oui, merci beaucoup. Alors, effectivement, la MSA a le devoir de tenter de protéger population agricole. C'est c'est la raison pour laquelle on a nous les agriculteurs un régime particulier d'assurance, de retraite dont on pourrait discuter longtemps parce que pour le pour le côtoyer, c'est pas le meilleur que j'ai pu rencontrer dans mon parcours dans mon parcours professionnel pardon multicarrière.

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Euh effectivement, on a un problème avec cette EMSA qui a tendance à mettre la poussière sous le tapis par rapport à la problématique de ces pesticides pour une raison très simple et ils le disent très clairement cette année, c'est qu'ils sont en train de faire exploser le fond d'indemnisation des victimes des pesticides. C'est-à-dire que plus on reconnaît de malades professionnels, plus on est dans dans des difficultés à indemniser les familles qui sont concernées. Donc ça c'est pour le monde agricole. Et effectivement, je je j'emboîte je t'emboîte le pas quand tu dis que c'est les firmes qui produisent ces poisons qui euh sont des poisons dont on pourrait contester aussi l'évaluation de la toxicité et ça pour quand j'étais député européen avoir

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consulté à plusieurs reprises le directeur général de l'agence sanitaire européenne lui-même nous dit que la réglementation européenne n'est pas très très bien respectée notamment sur l'exposition dans la durée et sur la biodiversité mais nous dit aussi qu'il y a des trous dans la raquette dans cette réglementation, notamment sur l'évaluation de ce qu'on appelle les métabolites de décomposition qui sont rarement identifiés dans la recherche des maladies professionnelles et dans les faits cocktail que représenté commerciales. regarder les travaux de secret toxique sur ce sujet-là où on mélange en vérité une molécule qui est la seule évaluée avec des des coformulants, des surfactants qui sont en vérité pour certains nettement plus

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toxiques que la molécule elle-même. Euh effet cocktail amplifié par la l'apparition après l'utilisation des fameux métabolites de décomposition dont j'ai parlé. Mais surtout dans la vraie vie, on n'est jamais exposé à une seule molécule. On est toujours exposé dans notre environnement à de multitudes de de molécules et donc en vérité les organismes humains et en particulier ceux des enfants sont particulièrement explosés à une multitude de molécules et c'est ce qu'avait démontré d'ailleurs l'association dans la plaine d'onis où j'ai le plaisir et le et le bonheur d'être élu. Sur des enfants, on détecte des dizaines de molécules dans le même corps humain. Est-ce que vous mesurez ce que ça peut représenter ? Et donc c'est ça le rôle de la MSA. Mais le rôle de la

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MSA, c'est surtout de contribuer à ce qu'on protège définitivement la population agricole, mais aussi les riverins qui sont directement concernés. Parce que quand on est riverin d'une structure agricole qui utilise ses pesticides, on n'est pas il y a pas les outils de protection euh qui font ressembler les agriculteurs à des cosmonautes pour ces gens qui jouent dans leur jardin, étendent leur linge, je ne sais quoi d'autre. Et donc le rôle de la MSA devrait être de protéger ces gens-là et de protéger bien sûr les agriculteurs. Et puis encore une fois, quand j'étais député européen, il faut quand même pas se voiler la face. Une étude euh demandée par la commission montre que le premier risque au travail des agriculteurs,

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c'est l'exposition au pesticides et où ça fait froid dans le dos. c'est que au-delà des agriculteurs eux-mêmes qui manipulent et les agricultrices d'ailleurs qui manipulent les pesticides, leurs enfants sont nettement plus impacté par l'exposition leurs parents au pesticides et ça nous renvoie sur l'histoire de de leur mari, cette fleuris qui perd sa fille parce que dans son métier, elle manipule des fleurs qui sont contaminées par des pesticides et qu'on ne protège toujours pas. Donc euh le champ est immense. Il va falloir des enveloppes colossales pour accompagner ses victimes. Mais moi, ce que je propose et c'est le sens de cette de cette euh coalition de mutuel franco-belge, c'est de de d'engager de

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l'argent public dans la prévention pour sortir les pesticides. Et c'est pour ça que je vous ai parlé tout à l'heure de de redéployer beaucoup d'argent public non plus dans des solutions curatives mais dans de solutions de prévention et d'anticipation. enfin rémunérer, je dis et d'enfin rémunérer ceux qui prennent soin de l'intérêt commun et ça permettra aussi aux agriculteurs de sortir de la crise économique dans laquelle ils sont aujourd'hui. Merci Bonito.

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Vous aurez toutes et tous l'occasion de rebondir sur ce qui vient d'être dit par Yannick Jadou et Benoît Bitau. Mais on va passer tout de suite à la question suivante. On va parler de transition des modèles agricoles avec Amandine Leer qui est la présidente de Norabio. Amandine, je vais te demander de te lever. C'est c'est vous qui nous accueillez ici, Norabio, c'est ça que le hangar agricole, il sert à quoi d'habitude ? Alors, le hangar agricole, ici, vous êtes à la cuma bioterritoire, ça vous l'avez tous bien compris. C'est un hangar de stockage et de conditionnement de légumes produit un peu partout dans les Haut-Fance, mais majoritairement à quelques kilomètres de goût au cours. 100 % bio. Tout à fait. Je vous laisse poser votre question. Merci beaucoup. Bonjour à tous et toutes.

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Je m'excuse, ça s'est refermé. Alors, alors que les surfaces agricoles biologiques stagnent autour de 10 % depuis 2021 et ont reculé 3 années consécutives, malgré une reprise de la consommation et un objectif légal de 21 % de surface bio à l'horizon 2030, quelle mesure concrètes mettrez-vous en œuvre dès votre premier budget pour relancer la production biologique française ? avec quel financement et quels objectifs chiffrés à la fin de votre mandat afin que l'offre française puisse puisse répondre à cette demande des consommateur ? Merci. Alors Amandine, je vais vous demander de tirer au sort à votre tour un des petits papiers au hasard qui va vous répondre.

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Alors c'est madame Mathilde Igniet. Mathilde Igna, vous avez 4 minutes pour répondre à cette question. Merci. Déjà, j'aimerais commencer par dire que les objectifs aujourd'hui qui sont dans la loi, malheureusement, ils ne sont pas contraignants et donc et il y a pas les moyens en face pour pouvoir atteindre ces objectifs. Donc c'est aussi pour ça qu'on n'y arrive pas à les atteindre. Et donc pour pouvoir atteindre ces objectifs, il faut mettre les moyens en face. Et pour nous, ça passe par euh la bifurcation agroécologique et donc l'organisation de cette bifurcation écologique pour atteindre un système agricole euh 100 % bio le plus vite possible. Et ça, ça passe euh d'abord par euh les moyens via la les les moyens qui existent déjà. Donc, c'est d'abord

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par la restauration collective, le fait d'avoir une alimentation 100 % bio et locale et ensuite comment est-ce qu'on fait pour augmenter la SAU, la surface agricole d'utile en bio ? Et bien ça passe aussi par l'installation l'installation en agriculture et donc l'accompagnement à une enfin en tout cas la retravailler sur le parcours à l'installation et notamment par exemple chez les femmes. On constate qu'il y a plus de femmes qui vont s'installer en agriculture biologique par exemple, mais c'est aussi les femmes qui vont avoir le plus de difficultés à s'installer parce que ce sont des femmes et parce que il y a des préjugés sexistes en face qui vont leur dire que parce que c'est une femme, leur projet est moins viable. Donc déjà, il y a une lutte euh et euh à euh euh par exemple

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dans la formation agricole et ben moi je crois que il faut aussi travailler sur euh les inégalités de genre en agriculture euh parce que ça contribuera aussi à à améliorer l'installation euh des femmes en agriculture. Et ensuite euh évidemment il il remettre en place les aides au maintien en agriculture biologique. La suppression des aides au maintien a été une catastrophe puisque ça a fragilisé énormément de fermes derrière. Je parlais tout à l'heure des aides publiques et de la du fait de réorienter les aides publiques agricoles. Il y a 48 milliards de soutiens publics aujourd'hui qui sont destinés à l'alimentation. Si on prend les aides de la PAC, les exonérations de cotisation, les aides de l'État,

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les ou encore les aides la restauration collective. Donc en fait, on il faut reflécher ces aides publiques vers des systèmes agroécologiques pour accompagner les agriculteurs vers la transition en agriculture bio. Je parlais de la caisse de défaisance, de reprendre la dette pour ceux qui vont se s'engager au 100 % bio. Et enfin, évidemment, en 2027 et on est en plein dedans, on est en train de renégocier la politique agricole commune. La politique agricole commune fait quand même partie enfin c'est grâce c'est quand même aussi ça qui modèle le système agricole et donc les aides de la PAC elles doivent être aussi redirigées vers des systèmes en agriculture biologique. Et donc

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en 2027, il y aura aussi un enjeu à redéposer immédiatement un plan stratégique national pour réorienter les aides vers l'agroécologie et peut-être finir en disant parce que je suis déjà dépassé mon temps. Tout à fait. Et mais finir en disant que les aides de la PAC, il faut sortir de l'aide à à l'hectare et passer de l'aide à l'actif parce que ce qu'on voit c'est que aussi en agriculture biologique, c'est une agriculture qui est intensive en main d'œuvre et c'est ça qui fait aussi qu'on retrouve de la dynamique dans nos territoires ruraux. Merci Mathilde, vous étiez parfaitement dans les temps et je rappelle du coup que vous êtes vous représentez de la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Je vous laisse

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piocher la deuxième personne Amandine qui alors monsieur Franck Rincher Girolet qui représente la candidature de François Ruch. À vous. Merci. Alors oui, pour répondre à votre question sur le premier budget, j'en ai parlé tout à l'heure du coin d'introduction, c'est la mise en place. Je crois que le micro est ét ou sinon vous m'entendez ? Faut parler peut-être un peu plus fort ou alors voilà, un autre micro. Allez-y, on essae. Est-ce que ça fonctionne ? Ça fonctionne. Euh, est-ce qu'on peut l'amplifier un peu ? C'est bon, c'est bon. Parfait. Est-ce que c'est bon ? OK. Alors, j'en ai parlé tout à l'heure dès le premier budget. Ce qu'on souhaite mettre en

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place, c'est un fond de garantie pour la bio. Non, toujours pas. C'est bon. Si, c'est bon. On est emplié. Un fond de garantie pour la bio euh qui comprend plusieurs mesures. Donc, rétablir les aides au maintien qui ont été supprimées, euh l'augmentation du soutien notamment à l'agence bio pour organiser les filières, établir les prix minimum garanties et on prévoit une modulation pour tous les produits bio et les produits sous label. Euh, on prévoit aussi d'actionner le levier de la commande publique pour passer à 30 % d'ici 2030 et 35 % de bio d'ici 200 35 pardon. Et puis nous souhaitons développer une agriculture qui prend soin et j'ai parlé tout à l'heure des PSE et donc le but c'est de de flécher 1 milliard d'euros

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sur les PSE pour inciter les agriculteurs à pratiquer une agriculture qui prend soin notamment de la biodiversité et des ressources notamment la ressource en eau. On souhaite avec tout ça réorienter la PAC parce que c'est très important comme que ça a été déjà dit. On a une ME financière très importante et il faut la réorienter en prenant en compte les unités de travail dans dans les structures, rémunérer les premiers 50 hectares peut-être mieux et de façon un peu plus dégressive derrière et surtout plafonner les très grosses structures parce que si on continue à faire grossir les structures, on aura une agriculture qui va s'industri s'industrialiser de plus en plus. Et j'aimerais aussi parler peut-être de quelque chose qui moi me tient à cœur. Je la fin de HVE parce que

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mettre en concurrence des labels avec la bio, ça n'a aucun sens. le label le label haute valeur label haute valeur environnementale qui ne qui sur lequel on a fléchi de l'argent public et qui permet encore l'utilisation de pesticides alors que le but c'est bien d'alimenter une agriculture qui prend soin et qui se passe des pesticides. Donc ça ça fait partie des des mesures que moi je je souhaiterais ajouter à ça. Donc comment on fait ça ? Ben déjà on aide avec les politiques publiques qu'on met en place. Je vous ai parlé des prix minimum garantis mais ça va au-delà. c'est des tunnels de prix euh vraiment des tunnels de prix qui répartissent la valeur sur toute toute la la filière. Et donc du coup, il faut quand même qu'on ait un encadrement des marges aussi

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entre les distributeurs, les industriels et pour que les les agriculteurs ça soient beaucoup mieux rémunérés. Ce qu'on constate dans certains certaines filières, c'est que quand 100 € de de matière sont vendues, l'agriculteur touche en moyenne entre 7 et 8 € et ça c'est plus possible en fait. Il faut qu'on sorte de tout ça. L'encadrement des marches, j'en ai parlé, la commande publique et donc voilà à peu près ce que nous on souhaite, c'est vraiment faire en sorte que les agriculteurs se se soient rémunérés euh parce qu'ils prennent soin de la santé, de la biodiversité et que la ça soit bénéfique pour tout le monde. Merci. Merci Franck Rinchagola. Merci. Merci Amandine Lear. Je vous laisse vous rasseoir et je vais aller voir tout de suite la personne qui va

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poser la troisème question. C'est Olivier Pouillot qui est secrétaire général de l'association des Mutuels pour la santé planétaire qui nous accueille, qui organ qui coorganise ce débat avec Génération Future. Olivier, je vous passe le micro. Merci, c'est gentil à vous. Bonjour mesdames, messieurs. La question, je la pose au nom de MSP et puis de la mutalité française. Je la pose en ces noms-là. Alors, la période des 1000 premiers jours de la grossesse aux 2 ans de l'enfant constitue une période particulièrement sensible aux expositions environnementales, vous le savez tous, notamment au perturbateurs endocriniens. Madame à côté de moi et bien sur le sujet. Des dispositifs comme les ordonnances vertes qui associent sensibilisation et accès à une alimentation biologique pour les femmes

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enceintes expérimenteent une nouvelle manière d'agir très en amont sur la santé. Si vous êtes élu et êtes-vous prêt à faire la prévention en santé environnementale pendant les 1000 premiers jours, une priorité et à soutenir le développement et l'évaluation de tels dispositifs dans le cadre d'une responsabilité d'un financement partagé entre l'assurance maladie, les complémentaires santé et les collectivités. Merci à vous pour vos réponses. Olivier Pouillot, vous avez le droit de tirer au sort, vous êtes même invité à le faire. Delphine Bateau. Madame Delphine Bateau. Merci. Alors, la réponse est oui. Euh mais d'abord, je voudrais saluer l'engagement des mutuels de santé

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planétaire parce que ce que vous engagez est extrêmement important. Non seulement parce qu'aujourd'hui il y a des milliers et des milliers de victimes des pesticides, mais aussi parce que ça représente la moitié du déficit de l'assurance maladie, l'explosion des cancers, des maladies cardio-vasculaires, des maladies neurodégénératives, je fais pas toute la liste, qui sont liées au pesticides mais aussi à la malbouffe, à l'alimentation ultra transformée et plus généralement à des facteurs environnementaux et qu'on sait malheureusement au regard du de la quantité de conttain minant et de toxiques qui sont dans l'environnement que cette tendance va

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hélas se poursuivre pour un certain nombre d'années. Comme vous parlez des ordonnances vertes, euh permettez-moi de rendre hommage au docteur Christian Quichot qui est décédé, qui était un ami qui a développé les ordonnances vertes dans les deux sèvres. Moi ce que je constate autour de ce qui se passe sur les ordonnances vertes, c'est que ça va au-delà en fait de la prescription des paniers bio. Il y a de l'éducation populaire, il y a de l'éducation culinaire parce que c'est pas vrai que manger bio ça coûte plus cher. Je l'ai entendu tout à l'heure et je voudrais casser ce cliché parce qu'en fait quand on sait cuisiner, on peut manger bio vraiment pour pas cher. Donc c'est c'est très important de casser cette idée que bio égale cher, ce

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n'est pas vrai. Vraiment, ce n'est pas vrai. Donc il se passe quelque chose en fait auour autour des ordonnances vertes et ça devient un projet de territoire. C'est-à-dire que euh ce on relie l'éluc, les agriculteurs, le médecin euh voilà, il se passe quelque chose qui euh pour moi est le prémise d'un projet alimentaire territorial et d'une réorganisation en fait des territoires autour de la sécurité en alimentation, de la sécurité en eau et cetera. Alors ensuite la démarche bien sûr les 1000 premiers jours, mais faut aller au-delà. Euh ce qui est dangereux pour les enfants à naître, ce qui est dangereux pour les bébés, ce qui est dangereux pour les adolescents, ce qui est dangereux pour les femmes, en fait c'est dangereux pour tout le monde. Donc la

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question c'est de faire de l'agriculture biologique la norme pour tout le monde et pas en gardant les budgets actuels et puis avec 1 milliard d'euros pour la politique, pour le bio. La question c'est d'arrêter de détruire et que l'argent public aille au seul modèle agricole qui est vertueux pour la nature dans une situation aujourd'hui qui encore une fois je me permets d'insister, on n'est pas dans une situation linéaire. Ce qui est en train de se passer dans les campagnes aujourd'hui, c'est un effondrement de l'agriculture. Donc on doit sauver, on doit empêcher aujourd'hui que des exploitation disparaissent et qu'elle soit reprise à l'agrandissement et aller toujours plus loin dans l'industrialisation de l'agriculture. et

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on doit organiser une conversion rapide à l'agriculture biologique pour des raisons de santé publique mais aussi pour des raisons d'adaptation au changement climatique parce que ça vous a pas échappé que ce qu'on a vécu au cours de l'été 2026 risque malheureusement de se reproduire. Merci Delphine Bateau. Je rappelle que vous êtes candidate à la présidentielle pour génération écologie. On va Olivier Pouill tirer au sort le nom de la deuxième personne qui vous répondra. Monsieur Amar Bellal. Monsieur Amar Bellal qui est représentant de la candidature de Fabien Roussel. Allez-y. Vous avez 4 minutes. Alors est-ce Oui, parfaitement. Je pense que quand on parle de ces

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sujets-là, il faut pas oublier de il faut pas oublier qu'on qu'on parle dans un pays où il y a 10 millions de personnes sous le seuil de pauvreté. Et donc la question des salaires, elle est importante et pour bien manger, je suis désolé, il y a des gens, c'est même pas de manger bio, c'est même pas cette question là qui se pose, c'est tout simplement de manger. Et donc il faut aussi que au niveau des salaires, il y ait une augmentation et que les gens puissent se nourrir correctement, bio bien sûr, mais qui puissent se nourrir. Je pense que c'est pas une question annexe et on peut pas balayer d'un revers de main la question de la faiblesse des salaires. Je voulais déjà dire ça parce que c'est très important

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quand on parle d'écologie de toujours se rappeler de ça. On parle dans un pays avec 10 millions de personnes sous le seuil de la pauvreté et parfois nos débats sur les modes de consommation peuvent apparaître comme une provocation chez les gens qui n'aspirent qu'à consommer, ils y arrivent pas. Donc voilà, je voulais je voulais redire cet aspect-là. Alors, sur la question euh en en l'occurrence euh euh d'abord euh il se trouve que c'est le député euh Hubert Vulfranc, communiste qui a porté euh la bataille sur le pictogramme euh déconseillé aux femmes enceintes pour les les questions sur les produits contenant des perturbateurs endocriniens. Donc la cette question là, ça a été une bataille de nos

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parlementaires communistes et les autres parlementaires de gauche. Là, je trouve que ici on est plutôt dans un débat où il y a que la gauche. Alors, on risque d'être souvent d'accord sur pas mal de choses. C'est un peu ça a été dit, hein. C'est dommage que les les candidats de droite n'étaient pas ne soient pas là parce qu'on aurait pu avoir des débats un petit peu plus avec un petit peu plus de friction. Bon, ils ont choisi de ne pas l'être en fait. Voilà, exactement. Mais c'est voilà, je je le redis ici. Alors bien sûr, nous on est pour comment dire cette proposition là parce qu'effectivement les 1000 premiers jours ça coûte très cher à la société quand on on a un enfant qui part mal dans la vie

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parce que c'est c'est pour la vie hein, ça c'est clair. Donc les ordonnances vertes, on est pour bien sûr, on est pour aussi le fait que de l'élargir. Je crois que la question de de manger plus sain, plus plus avec moins de viande, avec un régime plus végétal, elle se fera pas par injonction. C'est vraiment une question de travail au niveau des générations et les générations bah c'est déjà la cantine, les cantines scolaires et cetera. Et on n'y arrivera pas avec de l'injonction, avec de la morale en disant voilà la liste ce qu'il faut manger et cetera. Ça ça on on pourra faire des campagnes. Alors, on arrivera à convaincre des gens hein de manger moins de viande et cetera, mais c'est vraiment en mettant dans l'éducation

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nationale énormément de moyens et en en diffusant ces pratiques là auprès des générations qu'on arrivera à ce basculement là. Et je dirais euh euh voilà ce que j'aurais à dire là-dessus, mais il y a un travail parlementaire qui a été fait justement sur cette question là euh de euh de de d'alerter de d'avoir des des outils d'alerte sur l'exposition des femmes enceintes, mais aussi plus généralement dès le plus basage. Voilà. et et on pense que c'est alors je parle en tant que communiste, vous savez que la sécurité sociale a été inventée par un ministre communiste et pour nous

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la santé ça n'a pas de prix donc on est absolument convaincu que c'est quelque chose de central à à tous les âges he de de la naissance jusqu'à la fin de vie. Merci à Marvelal Olivier Louillot. J'espère que vous êtes satisfaits des enfin que vous avez bien écouté les réponses. Je vous rassure he je pense qu'il y a pas mal de points de de friction potentielle, j'en reconnais certains. On y arrivera dans dans la suite du débat. En tout cas, je voulais passer tout de suite la parole à au docteur Juditth Louillot. Je vais vous inviter à vous lever. Judith, vous êtes médecin généraliste et vous êtes aussi le relais local de génération future à Lille. Et vous avez une question, je vous passe le micro. Donc moi, je suis médecin généraliste dans le nord. Donc dans mon cabinet, je

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vois tous les jours les conséquences des perturbateurs endocriniens sur la santé. Il y a pas un mois sans que il y a une nouvelle femme qui a un cancer du sein. Il y a pas une semaine sans que je trouve un diabète chez des personnes qui sont minces. Et dans le carnet de santé des enfants, il y a une double page sur les troubles du neurodéveloppement qui dit haut et effort que ça touche un enfant sur 6. Donc voilà, c'est vraiment mon quotidien. Donc vous l'avez dit, on le sait, la la preuve du caractère néfaste des pesticides de synthèse n'est plus approuvée. Les pesticides tuent. Alors moi, je suis frappée parce qu'on met des moyens humains et financiers immenses pour dépister, les mots occultes, les les mammographies et pour les guérir aussi. Mais vraiment,

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c'est insupportable qu'on s'attaque pas aux causes des maladies. Donc et qu'on ne cherche pas à supprimer l'exposition au pesticides, bah des des agricultures, des agriculteurs et des agricultrices qui sont les première victimes des pesticides et puis des femmes, des enfants, des hommes, de tout le monde. Pourtant, on l'a tous dit, les reculs s'enchaînent, la loi du plomb, la joile d'urgence agricole et maintenant l'ommibus pesticide à Bruxelles qui permet d'autoriser des substances dangereuses jusqu'à 25 ans avec le soutien de la France. Ça c'est vraiment insupportable. Alors, ma question est simple. Quels engagements concrets prenez-vous pour sortir notre agriculture de sa dépendance au pesticides de synthèse ? Je vous demande des engagements précis, pas des

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intentions. Qu'est-ce que vous ferez décofito ? Quel objectif réel de réduction mesurer avec quel indicateur fiable ? Avec quel moyen et pour quand ? Adopterez-vous enfin des mesures réellement protectrices dès à présent pour les populations exposées, notamment en milieu rural comme des distances de non traitement et une vraie information du public ? Et si oui, lesquels ? Et sur l'ommibus, est-ce que vous allez retirer le soutien de la France à Bruxelles ? Et encore, quel soutien aux caisses de sécurité sociale alimentaire pour bien manger pour tous dès aujourd'hui ? Merci. Merci. Donc si j'ai bien suivi, le dernier papier doit être celui de madame

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Annap qui représente le Parti socialiste. Vous voulez juste vérifier ? Et ben c'est bien ça. Tout va bien. Je n'ai pas disparu dans le fond du SA. Vous avez 4 minutes. Merci beaucoup. Alors évidemment beaucoup de questions et puis finalement c'est la question centrale sur laquelle on est depuis le début. On l'a dit, l'Union européenne s'était engagée à réduire de 50 % l'usage des pesticides d'ici 2030. Aujourd'hui, est-ce que c'est encore possible en 2027 de se dire est-ce que on pourra d'ici 2030 réduire l'usage des pesticides ? laisse 3 ans. Alors en tout cas, peut-être que cet objectif, il est pas absolument réalisable en Europe, mais il faudra

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considérer qu'il l' parce que sinon nous ne ferons pas les efforts nécessaires. Dans le projet socialiste, nous souhaitons pourvoir sortir des pesticides de synthèse en 15 ans. Alors, c'est pas aussi rapide que ce que disait Delphine Bateau, mais 15 ans, c'est déjà quelque chose qui est très concret et très palpable. L'indicateur, évidemment, il faut le reconnaître. On peut pas se fixer des objectifs ambitieux de réduction des pesticides si la méthode employée pour mesurer la réduction euh elle donne l'impression d'avoir réussi grâce à un indicateur qui est très criticable et sans aucun effet concret sur le le terrain. Et il faut évidemment

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dénoncer ce qui s'est passé en 2024 lorsque le gouvernement français a décidé d'abandonner l'indicateur national pour mesurer l'utilisation des pesticides dans le cadre du plan écopyito puisque finalement on a perdu la crédibilité de cet indicateur en ne tenant pas compte de la toxicité relative des différents pesticides et en se basant que sur la diminution globale du volume. Finalement, on a oublié tout ce dont on a parlé tout à l'heure, c'est-à-dire les effets cocktails et cetera et que les objectifs à atteindre étaient nettement plus faciles en volume que si on pense véritablement à ce à l'impact

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qu'ils peuvent avoir. Et il faut revenir au NU, même si évidemment on mesure bien que c'est une question qui peut sembler technique mais elle est extrêmement politique au regard de ces conséquences. Les zones tampons, oui, il faut établir des zones tampon, pas seulement avec les habitations, mais aussi tout ce qui est proche des routes, des trottoirs, des pistes cyclables, tout ce qui peut finalement impacter la la population générale parce queil n'y a pas lorsqu'on est dans sa maison seulement qu'on est impacté, euh les produits euh les produits chimiques sont évidemment dans l'air aussi et c'est tout à chacun dans votre cabinet que vous croisez qui est impacté par ces

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pesticide l'information des riverins. Il nous faut là aussi nous demandons à ce qu'il y ait puisse y avoir euh des informations extrêmement précises sur ce qui est déversé par le biais d'alerte. Finalement par SMS. Aujourd'hui, on peut très clairement utiliser des réseaux de formation au riverin qui pourraient permettre à tout le moins de mieux se protéger lorsqu'encore il y a des produits et c'est parfois des produits qui sont pas forcément des pesticides de synthèse qui peuvent être directement mais qui sont des produits qui restent quand même dangereux pour la santé dans leur volatilité. sur la question du retrait du soutien de la France à l'omnibus de Bruxelles.

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Alors, malheureusement, il semble et je pense qu' d'autres le diront, mais il semble que cet Omnubus finalement euh et ben il soit adopté avant les prochaines élections présidentielles. Donc, on aura à regretter qu'il soit adopté. Alors, peut-être pas, mais toutefois, c'était pas le cas. Effectivement, les solutions et ce qui est proposé aujourd'hui par la Commission européenne pour régler les problèmes réels du système d'autorisation des pesticides ne sont pas les bonnes. Ça va à l'encontre de ce que nous pourrions souhaiter et de l'objectif de sortir à 15 ans des pesticides de synthèse et d'entrer dans l'agroécologie. Merci Annap. Je reviens avec mon sau,

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vous voir Judit. Donc là, je précise simplement que j'ai enlevé uniquement le petit papier d'Anapic et donc on va tirer au sort. J'ai remis tous les autres. Oui. Donc monsieur Yannick Jad à vous de répondre. Merci. Euh alors, c'est pas sûr que ce soit adopté parce que comme le Parlement européen euh ne l'a pas encore mis à son agenda et que il est quand même peu probable que euh il soit voté au Parlement européen comme il a été adopté en Conseil, ça veut dire quand même que euh il va y avoir après trilogue et de nouveau faut que ce soit voté. Donc j'ai du mal à croire que ils arrivent à faire ça d'ici d'ici le mois d'avril. Bon, en tout cas, évidemment, faut se mobiliser,

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faut se mobiliser compte parce que on le voit d'ailleurs et euh la semaine prochaine, oui, la semaine prochaine, enfin en tout cas le 22, non, le 22 au Sénat, nous allons de nouveau déposer une proposition de loi sur le Camum. Et pourquoi je fais le lien avec le Cammium ? Parce qu'en fait cette question de l'omnibus, cette question du camionnium Z il y a la même volonté de la part des gouvernements de dire qu'en fait à un moment donné l'intérêt économique prime sur la santé et sur l'environnement. C'est ça le sujet. dans ce qu'a décidé le gouvernement sur le Cadmium aujourd'hui, il y a quand

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même cette idée de au fond on a un point d'étape tous les ans pour voir l'impact sur les filières. On voit bien ce que ça veut dire en fait. Dire qu'ils nous disent "OK, on va vous écouter sur les objectifs mais en fait on va mettre en place tous les processus qui vont nous permettre au fond de reporter de ne pas faire." Donc ça c'est quand même une une énorme difficulté. Euh en quelques mots, on a eu avec Benoît, on a eu un petit débat sur l'intérêt des zones de non traitement euh parce qu'en fait non mais de manière très brève, bon on est à entre 3 et 20 m aujourd'hui évidemment on pousse à ce que ce soit au

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moins 100 m. Bon, ce qui n'empêche pas la volatilité évidemment d'un certain nombre de molécules et euh la contamination des organismes euh bien sûr. Mais pourquoi c'est intéressant ? Quand on a porté au Sénat une proposition de loi sur les zones de non traitement, on en a fait surtout un outil démocratique. L'idée qu'à l'échelle locale, il y ait obligation de rendre transparente toutes les opérations d'épendage de traitement pour être sûr qu'en fait pas simplement les habitants que ce soi déclaré en mairie d'ailleurs que de donner du pouvoir au maire. Vous vous souvenez euh toute cette question des décrets euh antipesticides qui avaient

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été déposés et qui ont été combattu ? Vous connaissez ce qu'a réussi à faire la FNSEA sur les chartes qui au fond sont des chartes à l'initiative des pollueurs euh sans contrôle, sans suivi, sans sanction. Donc comme ça, tout va bien. Mais l'idée qu'il y ait un débat local, une information transparente local sur l'ensemble des traitements, c'est quand même intéressant. Ça donne un outil aux habitants pour discuter avec les agriculteurs et potentiellement réduire les tensions entre les agriculteurs et les habitants. Et puis ça pourrait parfaitement alimenter tous les travaux et tous les registres de l'anesse pour suivre effectivement aussi la question des maladies qui se

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développent. Et puis enfin euh parce qu'on le voit tout à l'heure euh c'est toi qui disait que les les agriculteurs euh euh se se s'équiper en cosmonaute ou en tortue ninja euh quand il y a tous quand même les exemples où euh vous avez euh une journée l'agriculteur qui notamment va traiter ses arbres fruitiers habillés comme ça et puis le lendemain vous avez tous les ouvriers agricoles qui arrivent main nu en masque et qui ramassent en Et ça c'est quand même un énorme problème. Ils le font sans gant. Donc c'est peut dire que ils ont les mains qui sont complètement couvertes et ils en mettent et ils en ingurgitent et ils se contaminent de manière permanente.

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Donc encore je finis pardon. Donc encore une fois je reviens sur cette question des des des ZNT où il y a un enjeu pour moi essentiel de démocratie locale sur l'usage des pécis. C'est aussi une façon de combattre l'empoisonnement. Merci Yannick Jado. Et en parlant de démocratie, vous vous m'offrez la transition parfaite pour notre prochaine personne Fabrice d'Alongeville. Vous êtes maire d'OG Saint-Vincent si je me trompe pas, une petite une commune de Loise. Oui. Et vous êtes surtout le maire qui a sorti de l'oubli les cahiettes d'oléance de l'époque des gilets jaunes. Quelle est votre question ? Oui, ben bonjour à tous. Merci de pour tout ça. Euh juste le corpus des

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doléances 2018-29 euh il est toujours pas publicisé et il y a toujours pas eu de devoir de suite. On va faire les 8 ans le au mois de au mois de novembre. Donc juste pour info, dans ce corpus, il y a il y a quatre grands éléments. En fait, les gens aspirent à une République plus juste, plus solidaire, plus écologique et plus démocratique. Donc je vais directement relier la question démocratique avec les aires de captage d'eau potable parce que je suis également vice-président du syndicat des des eaux de mon village et on alimente 25000 habitants. Euh la question démocratique et la place du citoyen dans les aires de captage, elle est inexistante. Ils ne sont là que par délégation avec les élus et souvent dans les syndicats d'eau, c'est des agriculteurs qui sont qui sont présents.

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Donc la question démocratique et la présence et la capacité de décider des gens, ce qu'ils aspirent dans le dans le corpus, ils aspirent à ça dans le corpus d'addoléance. En fait, c'est ça que j'aimerais j'aimerais vous poser comme question en fait. De quelle manière vous imaginez transformer et donner la capacité des citoyennes et des citoyens à décider aussi dans le cycle de l'eau qui soit grand ou le petit et jusque où vous êtes prêt à aller pour que cette présence des citoyens puisse aborder la question qui est très importante aujourd'hui entre sur la protection de la ressource en eau. Est-ce qu'on agit en préventif ? C'est-à-dire qu'on accompagne celles et

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ceux qui par leur activité peuvent polluer la ressource en eau. Donc l'activité agricole qui n'est pas contrôlé et dans ce cas-là ou alors en curatif et c'est là où ça va être le plus terrible. C'estàd qu'on agit pas en amont, c'est en aval et c'est là que ça va coûter le plus cher. Donc les citoyens et les citoyens sont là aussi pour décider de ça. Donc de quelle manière vous imaginez faire évoluer la présence des citoyennes et des citoyens au plus près des aires de captage d' potable ? Merci Fabrice. Restez debout, je vais vous faire piocher tirer au sort le nom de la personne qui va vous répondre. Franck Rinchet ou Girolet. Est-ce que ça marche ce coupl ? Ouais, ça marche. Il faut parler un petit peu

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fort Franch Girol que vous représentez François Ruffin. Oui. Alors sur la question de l'eau, ce que souhaitent les citoyens, c'est pouvoir décider aussi de la question de l'eau et ne pas payer uniquement la facture parce que on est toujours concerné par la facture de l'eau et la dépollution. on paye la dépollution, mais en fait ce qu'on veut c'est aussi pouvoir décider de la gestion sur les territoires. Et donc dans notre projet, ce que nous nous proposons de renforcer les clés, les commissions locales de l'eau et de d'inclure dans les clés un collège citoyen tiré au sort et et donc d'inclure vraiment ces citoyens dans dans les commissions locales de l'eau et leur permettre d'être formé, d'être informé sur les enjeux de territoire et leur donner un

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pouvoir de vote puisque en fait ils doivent être aussi avec les autres les autres acteurs de ces clés que ce soit les agric agriculteurs, les industriels, les collectivités ou les associations être en capacité de voter après avoir été informé des enjeux des territoires. Donc ça c'est ce que nous proposons. On sait que le territoire n'est pas doté de clés partout et donc nous soyons nous enfin nous nous souhaitons renforcer justement la l'installation de de clés partout donc de commission locale de l'eau et l'État doit être le garant des décisions des commissions locales de l'eau puisqu'on a vu ce qui s'est passé sur le sage vilaine. Quand on soumet ces ces commissions locales de l'eau à des pressions qu'elles soient industrielles ou agricole, on peut avoir des décisions

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de retour en arrière ou de l'inaction qui se met sur le territoire. Donc l'État doit être vraiment un garant des décisions qui doivent être prises sur les territoires. Et pour sortir des pollutions notamment au niveau des captages, moi j'ai retenu un chiffre. En 45 ans, on a fermé à peu près 15000 captages en France, plus d'un/ers à cause des des pollutions au nitrates et au pesticides. Et donc, on a un enjeu majeur à imaginer une autre agriculture sur les aalimentation de captage et c'est possible. Moi, j'habite en Charante Maritime et sur un captage sur lequel on a eu une pollution clortoluron, un herbicide classé CMR2, euh le préfet après avoir pris connaissance d'une étude hydrogéologique a décidé avec l'agglomération de la

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Rochelle et l'agence de l'eau de péréniser un un périmètre de 150 hectares et de dire qu'il fallait sortir des pesticides et des intrans pour protéger l'eau parce que investir sur ces périmètres et protéger l'eau, c'est protéger notamment l'eau pour les générations futures. Donc c'est faisable, il faut qu'on accompagne justement ce changement d'agriculture et qu'on accompagne la mise en place de filière du côté de la Charante Maritime. Ça a été fait avec notamment le chambre pour le bâtiment et avec le Miscantus. Et donc il faut qu'on imagine territoire par territoire quelles filières peuvent être rémunératrices en plus des aides qui peuvent être apportées par l'État pour les agriculteurs. Voilà donc les terminer terminé peut-être par dire que les agriculteurs ont un pouvoir d'action

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sur la qualité de l'eau. Euh les citoyens doivent pouvoir aussi décider mais si les agriculteurs prennent soin de la qualité de l'eau, ils doivent être aussi rémunérés pour ça. Voilà. Merci beaucoup. Fabrice, je vous laisse piocher le nom de la deuxième personne qui va vous répondre. Anap, madame Anapic qui représente le Parti socialiste. Merci. Alors cette question l'au évidemment c'est un enjeu démocratique sur laquelle la dernière loi d'urgence agricole est revenue fortement puisque'en réalité c'est vrai que il y a les points de captage qui sont le plus local mais l'eau c'est une question de bassin et

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c'est pour ça que l'agence les agences de l'eau et sont des outils démocratiques essentiels où sont représentés évidemment les usagers les les professions et qui et et les élus et qui permettent d'avoir un travail qui ensuite se déploie. Ces agences de l'eau, elles ont été particulièrement affaiblies, elles ont été attaquées. Normalement, les recettes de l'eau vont à l'eau pour payer les dépollutions, pour payer les aménagements. Or, depuis 2018, ça n'est plus le cas. les recettes de l'eau, il y a un plafonnement de la dépense vers l'eau. En fait, on se sert de la facture des usagers pour aller payer tout autre

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chose que ce qui pourrait servir. Il y a des outils qui peuvent effectivement rapprocher les citoyens. On peut comprendre que ça puisse être extrêmement compliqué quand on a l'impression que tous les outils sont de concentrés dans des mains qui c'est un entretoit de la gestion depuis cet été. C'est donc le préfet qui prend les décisions, en tout cas de manière plus autoritaire que ce ne fut le cas autrefois. Cette démocratie de l'eau, il faut la remettre en marche. J'ai vécu dans une j'ai été élu aux responsabilités d'ailleurs d'une collectivité qui avait en régie publique à la fois

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l'eau, la production et la consommation et la distribution de l'eau, mais aussi l'entièreté du cycle de l'eau et de ce qu'on appelle la gémapie, c'est-à-dire la gestion des milieux aquatiques. et très régulièrement. Il y avait un enjeu que nous avions tout de suite identifié, c'était celui de créer des espaces de dialogue citoyen avec des journées de l'eau, avec cette capacité à mettre en lumière les conflits d'usage et la manière dont on pouvait les résoudre collectivement. La puissance publique, elle ne peut pas faire seule. Elle doit faire avec ceux qui effectivement sont sur le territoire. Et c'est un enjeu

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démocratique comme on le disait tout tout à l'heure, on parlait des plans alimentaires territoriaux où là aussi ça doit se construire avec l'entièreté du territoire. Et bien les collectivités territoriales qui sont directement concernées et qui sont directement en contact avec c'est leurs concitoyens doivent mettre en œuvre ce genre de concertation de construction des politiques publiques. Si nous sommes des élus représentés pour effectivement porter la voie et les orientations qui ét ont été choisies par une majorité, nous voyons chaque fois l'intérêt de d'apporter la voix du citoyen sur des questions très précises. que nous ayons des orientations et que nous soyons élus

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pour celle-ci, c'est une évidence, mais nous pouvons et nous devons impliquer dans ce qui fait le quotidien et l'eau, la qualité de l'eau, ce la manière dont on la distribue, la manière dont on exploite et les conflits d'usage dont elle peut être l'objet, c'est évidemment un enjeu citoyen et il nous faut remettre cette démocratie là et pouvoir combiner la démocratie représentative et la démocratie citoyenne dans des objets qui existe en réalité dans nos collectivités. Merci Anap représenter le Parti socialiste. Merci infiniment à vous 5, à José, à Olivier, à Judith, à Amandine et à Fabrice d'être venu jusqu'ici pour participer et poser votre question dans ce débat présidentiel sur la sortie des

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pesticides. Merci beaucoup. On peut vous applaudir aussi.

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Je vous rejoins sur sur la scène pour passer à la suite du débat. Je vous rappelle que la partie à laquelle on s'attaque maintenant, ça va pas être de répondre à des questions, mais d'essayer de vraiment d'identifier les points peut-être de friction, les points qui vont vous différencier et puis rendre vos candidatures bien compréhensibles sur le sujet de la sortie des pesticides, du changement d'échelle de la bio et de cette urgence pour la santé dans ce débat des mutuels pour la santé planétaire et de génération future. Je regarde, je jette un petit coup d'œil à vos chronos. Je vois que évidemment Yannick Jado et Annapi, vous avez un petit peu d'avance. qu'on va faire en sorte de revenir à l'équilibre. Euh je vous propose de commencer par Il y a eu une question de plus donc c'est normal

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vous n'avez pas triché, je confirme. C'est de ma faute. C'est la faute de du nombre de candidats qui ont décidé de de venir répondre et tant mieux. Merci d'être là. Donc Mathilde, je vois que vous êtes la plus en en retard sur le chrono. Je vous propose de commencer. Vous vous représentez la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Quand on parle de points de de différenciation, est-ce qu'il y a une des questions, une des cinq questions sur laquelle vous souhaiteriez rebondir ? Oui, merci. Moi, j'aimerais bien rebondir sur la question du collectif de soutien aux victimes de pesticides de l'Ouest parce que du coup, j'avais aussi travaillé sur une proposition de loi pour améliorer la reconnaissance et l'indemnisation des victimes de pesticides et ça fait partie du coup

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aussi des mesures qu'on mettra en place en 2027. Oui, effectivement euh il y a besoin de renforcer l'information au potentiel victime parce que c'est-à-dire que à partir du moment où on sait qu'un agriculteur euh est en agriculture conventionnelle, bah on sait qu'il y a des potentiels risques qui soient victimes de pesticides et donc il doit être informé de ça. Ensuite, je crois qu'il y a quand même sur les questions des maladies professionnelles, il faut faut il faudra qu'on harmonise les tableaux de maladie professionnelle pour que il y ait pas de différence entre le régime général et le régime agricole parce que du coup dans la dans le parcours d'une personne qui va un coup être dans le rég sous dans le

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régime agricole ou dans le régime général, le parcours pour faire reconnaître sa maladie comme maladie professionnelle est d' est d'autant plus compliqué Et ensuite, je pense que euh il y a un enjeu à ce que l'indemnisation, elle commence dès euh la première constatation médicale de la maladie. Euh et évidemment sur la question du financement du fond d'indemnisation des victimes de pesticides. Euh déjà quand on sait que les fabricants de pesticides sont présents au sein du conseil de gestion du fond d'indémisation de victimes de pesticides, je crois que c'est une aberration et que ils doivent sortir de ce conseil de gestion. Euh et ensuite là, c'est sur la c'est en c'est sur la question des maladies professionnelles. Mais en fait ce qu'on constate c'est

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qu'il y a des gens qui sont malade euh euh parce que le monde est empoisonné, parce que l'environnement euh est pollué et donc euh nous euh la France insoumise au pouvoir et bien on créera un fond d'aide aux victimes qui sera abondé par les les consommations les consommations polluantes. Voilà donc parce que en fait il y a un enjeu à travailler effectivement sur la question des maladies professionnelles mais en fait de manière générale sur la question des malades victimes de des pesticides et victimes de la pollution de l'environnement. Voilà ce que je voulais ajouter sur ce sujet. Merci Delphine Bateau. Je me tourne vers vous parce que vous au chrono, vous êtes la deuxième personne. C'est le c'est la elle l'a pas rattrapé, vous inquiétez pas. Je c'est le principe. L'idée c'est

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que vous puissiez vous répondre. L'idée c'est que vous puissiez vous répondre. On va essayer d'arriver, si vous voulez connaître la science derrière, on va essayer d'arriver à 13 minutes. On va essayer d'arriver à 13 minutes mais aussi de se laisser le temps éventuellement de de vous répondre les uns aux autres. Donc on n'est pas obligé de rester sur les mathématiques pures. La question que j'ai envie de vous poser, al soit vous répondez directement à l'une des cinq. Ouioui, j'ai j'ai je veux répondre à certaines questions. Oui, mais vous pensez qu'il y a pas de point de friction comme le Si si. Voilà, je laisse ça. Euh alors, d'abord, moi aussi je voudrais répondre au collectif de soutien aux victimes des pesticides de l'Ouest puisque Sébastien Lemoine en

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introduction tout à l'heure demandait des actes euh et j'ai parmi mes actes d'être à l'origine de la création du fond d'indemnisation. Mais le fond d'indemnisation qui a été créé, il n'a pas été créé dans les modalités que nous proposions avec d'autres parlementaires comme Dominique Potier, Nicole Bonnefois puisque nous ce qu'on voulait la réparation intégrale du préjudice et on voulait qu'il y ait les riverins et donc les propositions sur lesquelles vous nous interrogez sur la date des faits de la rente à la date de la constatation, sur l'obligation d'information par la MSA pour moi sont des évidences ainsi que l'évolution du tableau des maladies professionnelles et je voudrais vous rendre hommage puisqueen fait grâce à votre travail, il y a quand même plus de plusieurs

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dizaines voire centaines de personnes qui ont été indemnisé que vous avez réussi même à faire reconnaître des maladies comme liées au pesticides alors qu'elles n'étaient pas inscrites dans le tableau des maladies professionnelles. Donc ça, il faut le bien sûr qu'il faut le faire. Euh je je voudrais repartir de la question qu' a posé euh la docteur. Euh en fait soit on dit il y a un problème de santé publique majeur qui est un scandale sanitaire et on doit en sortir tout de suite. Moi, je peux pas entendre qu'on va continuer

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à empoisonner pendant 15 ans et qu'on va attendre 15 ans pour sortir des pesticides. Et encore, le Parti socialiste propose 15 ans mais dans le programme des verres qui a été publié cet été, c'est 24 ans. C'est la sortie en 2050. Donc il faut changer de logique. La logique sur laquelle tout le monde est là dans le débat et avec laquelle je pense moi qu'il faut rompre, c'était la logique de la réduction progressive. C'était une logique de on va dire aux agriculteurs de réduire petit à petit. On va sortir certaines substances. On va dire qu'il faut réduire les quantités et puis on va tenter aussi de réduire l'exposition. C'est la question

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des zones de non traitement. Mais un poison reste un poison. Euh vous le mettez à 100 m et même à 500 m, il va quand même dans l'air, dans les sols, dans l'eau et cetera. Donc il faut en sortir. À mon sens, la logique de réduction ne peut pas marcher parce que ce qu'il faut faire, c'est un projet positif. Donc ce n'est plus une logique de réduction des pesticides, c'est une logique de passage à l'agriculture biologique en mobilisant tous les leviers de l'État pour le faire. Et en particulier euh il se trouve que la prochaine élection présidentielle, elle concorde avec le avec le le moment de négociation de la nouvelle Pâque et qu'il y a en plus même à l'échelle nationale en cas de difficulté dans le cadre de la négociation avec la nouvelle

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PAC, on a une marge de manœuvre à l'échelle nationale importante avec le plan stratégique national. Donc moi vraiment je j'invite à tirer tous les enseignements de l'échec du plan écofyo. Euh je voudrais dire aussi un mot sur la gouvernance de l'eau parce que la situation de l'eau aujourd'hui en France euh est en train de basculer. On l'a vu venir de loin avec des prélèvements totalement excessifs et des pollutions massives bien avant qu'arrive là-dessus en plus les effets du changement climatique. et c'est en train de devenir un problème de sécurité nationale. Donc est-ce que vous avez en mémoire ce que la Cour des comptes présente comme le

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schéma simplifié de la gouvernance de l'eau ? Il y a un rapport de la il y a plein de rapports de la Cour des comptes sur la la gestion de l'eau et il y en a un où ils mettent un tableau qui présente la soi-disant gestion représentation de la gouvernance de l'eau et on comprend rien. On comprend rien et c'est fait exprès. Et moi, il me semble qu'on doit organiser les choses dès maintenant dans les territoires à l'image de ce qui est en train d'être fait dans le bassin de l'Eteron dans les Alpes Maritimes où en fait la situation est tellement critique que des élus locaux, des citoyens ont créé un conseil citoyen de l'eau et sont en train en fait d'enclencher un mouvement de réappropriation citoyenne de mais l'eau qui est là à notre

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robinet, elle vient d'où ? On la paye combien ? Est-ce que on sait qu'on Est-ce qu'on sait quel quelle sécurité on a en matière d'approvisionnement dans un contexte de changement climatique ? Est-ce qu'elle est pollué ? Est-ce qu'elle est pas polluée ? Pourquoi est-ce que les choses ne changent pas ? On a besoin qu'il y ait un mouvement démocratique de réappropriation pour pouvoir ensuite effectivement procéder à des réformes qui sont indispensables tant sur le financement puisqueaujourd'hui on est dans le principe pollué payeur que dans les règles du jeu de de qui décide et les équilibres de cette gouvernance qui à mes yeux doit évoluer et être redessinée. Merci. Je voudrais vous passer le micro Benoît

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Vitau. Vous vous représentez la la candidature de Marine Tondelier. Delphine Bateau vient de vient de parler des 15 ans qui sont proposés par le Parti socialiste pour sortir des pesticides. Vous proposez Delphine Bateau 5 ans. C'est ce que vous aviez dit au début de ce débat. Benito les 24 ans de pour la sortie des pesticides. Les 24 ans. Pourquoi 24 ans ? Alors, les 24 ans, c'est effectivement faire disparaître les les pesticides avant 2050. Ça veut dire aussi que on se donne les moyens de réussir ce cette trajectoire et cette trajectoire passe par des négociation immédiate du redéploiement des politiques publiques. C'est ce que j'ai dit tout à l'heure. C'est-à-dire que si on on rattrape les 10 milliards d'euros de la PAC qui perfus une agriculture

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qu'on devrait voir disparaître dans les meilleurs délais quand on connaît les dégâts qu'elle qu'elle engendre sur la santé euh la biodiversité, le climat, on devrait la faire disparaître cette agriculture-là. Et donc tant qu'on la perfuse, elle existera. Et sortir de ces politiques curatives qui font que on mobilise sur la question de l'eau 70 milliards d'euros par an. C'est entre 54 et 92 milliards exactement. C'est des chiffres de le basique, c'est des chiffres de l'Institut Veblin. C'est c'est les chiffres du commissariat du développement durable et de l'écologie qui nous disent que ça coûte horriblement cher de dépolluer l'eau une fois qu'elle est polluée. Et bien rattrapons cet argent public. J'ai parlé de 80 milliards d'euros tout à l'heure. Si on met 80 milliards d'euros sur la

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table avec les 10 milliards d'euros de la PAC, enfin 70 + 10 pardon, ça fait 80. On a 400000 agriculteurs, on dispose en moyenne en moyenne de 200000 € par agriculteur et par an pour les accompagner dans la bifurcation agroécologique. Je vous garantis que si on fait ça dès la prochaine Pâque poste 2027 et que on profite de cette élection présidentielle pour également en concordance avec cette PAC poste 2027, on met en place le redéploiement des politiques publiques qui sont aujourd'hui tournées vers des solutions curatives, vers des solutions préventives. il y aura bien longtemps en 2050, il y aura plus de pesticid en agriculture et qu'on aura plus besoin de dépolluer l'eau, de dépolluer l'air ou de ou de se questionner sur la santé

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publique. Et et c'est et c'est là où ça devient intéressant parce qu'on parle aussi d'agriculture, c'est que si on fait ça, au-delà des prix planché dont tu as parlé, au-delà de de rémunération plus dignes des producteurs, on rémunère et je suis très à cheval sur le vocabulaire, on rémunère des acteurs de l'agriculture qui prennent soin de l'intérêt commun. On n'est plus dans la logique de subvention, d'aide qui font que parfois les agriculteurs ont l'impression d'être assistés. On est en train de les rémunérer comme quand on rémunère le médecin, vous êtes médecin madame, on sort notre carte vitale et c'est l'argent public qui rémunère le médecin parce que la le médecin prend soin de notre santé. Et bien là, on prend soin du climat, on prend soin de la biodiversité, on prend soin de notre

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nourriture, on prend soin de notre santé et donc on rémunère ces acteurs-là qui en plus prennent soin de ressources vitales que sont l'eau qu'on respire euh l'eau qu'on boit tous les jours et l'air qu'on respire à chaque instant qui sont déterminants sur la santé publique et notamment sur les 1000 premiers jours qui ont été évoqués. Donc 2050 c'est effectivement un objectif. Mais si on dès 2027 on met tout ça, moi je je suis agriculteur, je connais pas d'agriculteur qui si demain on leur dit "Vous avez 200000 € par an et vous n'utilisez plus de pesticides et on vous accompagne sur la bifurcation agroécologique vont vous dire non gardez vos 200000 € nous on continue d'utiliser des pesticides." Il n'existe pas ces agriculteurs là. Ils n'existent pas. surtout dans un contexte surtout dans un

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contexte où ils sont en grave difficulté économique et qu'ils cherchent euh à à essayer de rebondir. Et quand on sonde ce monde agricole, 2/ ti3 d'entre eux ne remettent pas en cause l'intérêt de l'agroécologie. Même 27 % disent que c'est une réelle opportunité. Donc accompagnons-les, mais ça ça nécessite un peu d'audace et de courage politique. Faisons du bas d'Interre. Est-ce que Badinter a attendu que l'opinion publique soit convertie à la nécessité d'abolir la peine de mort pour le faire ? Et bien nous aujourd'hui, on a suffisamment d'éléments scientifiques qui nous montrent qu'on ne doit plus différer le moment d'accompagner les agriculteurs sur une autre agriculture. Faisons-le maintenant. Et je vais citer Clémenceau. Clémenceau disait "La guerre

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est un sujet bien trop sensible pour le confier aux militairees. Et bien, faisons de l'agriculture un véritable débat de société. Versons ce sujet-là dans un débat de société et prenons en compte que quand on parle d'agriculture, on parle de l'alimentation de tout le monde. On parle de l'eau qu'on boit tous les jours, on parle de l'air qu'on respire, on parle de notre santé, on parle de beaucoup d'argent public. Et bien à l'image de ce que disait Clémenceau, tout ça est un sujet bien trop sensible pour le confier aux seuls agriculteurs et donc replaçons ça dans un débat de société. Profitons de cette élection présidentielle pour le faire et faisons dès 2027 un redéploiement de l'argent public pour sauver les agriculteurs, notre santé, l'eau, l'air, la biodiversité, le climat.

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Merci Benoît Bitau. Je rappelle que vous représentez la candidature de Marine Tondelier sur les les points de différentiant à Marbellal, vous parliez donc du fait que vous seriez sans doute toutes et tous d'accord. Euh est-ce que là-dessus sur le cet objectif de sortir clairement des pesticides, est-ce que vous êtes d'accord là-dessus avec votre candidat Fabien Rousal ? Est-ce que vous et si oui, quelle est la trajectoire ? Quelle est l'échéance ? Et aussi quels sont les indicateurs ? On en a rapidement parlé avec. Quels indicateurs on utilise ? Est-ce qu'on utilise le NOU ou est-ce qu'on utilise le nouvel indicateur européen HR1 ? Euh alors euh d'abord sur l'argent public parce que là aussi ça va être peut-être un un une friction mais euh je pense que euh sur

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l'argent public, je pense que ça suffira pas de faire Robin des Bois, c'est-à-dire prendre aux riches, aller chercher les euh comment dire faire il faut le faire, réforme de la fiscalité et cetera. Ça, il faudra le faire. Mais euh il y a tellement d'argent en jeu que il va falloir se poser la question euh du financement au niveau européen. Aujourd'hui, c'est la BCE, la Banque centrale européenne qui décide euh de libérer des lignes de crédit pour euh investir massivement. La France ne peut plus le faire. Donc le débat il se porte sur le rôle de la BCE et je pense qu'il faut faire sauter ce ce verrou là et que la BCE décide d'ouvrir des lignes de crédit pour le climat, l'agriculture, l'éducation, la recherche et cetera. Ça c'est très important. Ça suffira pas. La

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question c'était est-ce que l'objectif final c'est de sortir des pesticides ? Bien sûr, mais ça coûtera de l'argent. C'est ça. C'est donc ça revient ça revient à à cette questionlà aussi hein. Et donc et alors nous sur cette question de du modèle agricole, c'estàd sortir des pesticides et aussi sortir des engrais, on a fait un plan climat qui s'appelle empreinte 2050 et la question le le le comment dire le poste CO2 de l'agriculture, il est assez énorme parce que c'est le seul domaine qu'on ne peut pas décarboner. peut décarboner les transports euh le le logement et cetera, l'industrie, mais l'agriculture, on peut pas décarboner. C'est des émissions pratiquement qui sont incompressibles.

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On peut les diminuer mais pas les réduire à zéro. Non, on peut pas les réduire à zéro. Et donc et donc et oui oui et et donc nous dans dans notre simulation Ah oui mais c'est l'adèm tout n'est pas à zéro, on est à selon les scénarios à une en 30 millions de tonnes de CO2 en 2050 émis 30 entre 30 et 40 et donc c'est important et donc pour pouvoir réduire ces émissions de CO2 au niveau de du poste agriculture et ben il faut se passer d'engrais et Ça ça du coup ça colle avec l'idée que il faut transformer l'agriculture et et ne et arrêter avec les régions spécialisé les régions spécialisées en céréales. Moi je viens de Bretagne, c'est une région

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plutôt spécialisée en en élevage et cetera. Donc il faut transformer cette agriculture là pour se passer d'engrais et donc ça colle avec cet objectif climatique. Et ça colle aussi avec l'objectif climatique parce que on aura besoin d'un puit de carbone qui sera préservé et l'agriculture telle qu'elle est euh euh telle qu'elle est pratiquée actuellement, elle ne favorise pas euh la préservation de ces puits de carbone. Donc nous on a fait donc ce plan climat là, on a fait une simulation sur tous les secteurs et y compris l'agriculture. On atterrit sur une France qui émet 54 millions de tonnes de CO2, ce qui fait un puit de carbone de 54 millions de tonnes. Et dans les 54 millions de tonnes, il y a les 30 et

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quelques millions de tonnes euh de l'agriculture. Et ce plan, il s'appelle empreinte 2050. C'est un travail original qui est reconnu par des gens comme Cédric Vilani, comme euh Jean-Marc Jeankovichi. Il y a des des l'académie des sciences est très intéressé l'académie des technologies donc c'est c'est un travail sérieux il nous l'aurait dit hein si on déconnait complètement il nous l'aurait dit tout de suite hein donc et c'est sont des gens ce sont des scientifiques qui renommés et pardon pardon à Marbellanal mais vous me parlez de la séquestration du carbone du plan climat mais sur le les pesticides sur la sortie des pesticides c'est quoi l'échéance la sortie des pesticides on est sur 2035 moins de 50 % donc on est là-dessus alors c'est peut-être pas suffisamment

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ambieux pour pardon excusez-moi. Vous n'êtes pas 35 2035- 50 %. Donc une réduction et pas une sortie. Oui. Alors, une sortie euh bah à terme en 2050, on est complètement sorti parce que le plan le plan que nous avons fait le plan qui climat que nous avons fait euh l'impôt, c'est-à-dire qu'on a une contrainte climatique qui rejoint euh la transformation du modèle agricole où on se passe pratiquement de des engrais des engrais de synthèse et de pesticides. On a une transformation. Ce que je veux dire par là, parce que ce que je veux dire par là, c'est que il y a euh comment dire euh ça rejoint deux

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objectifs. L'objectif climatique et l'objectif de sortie des pesticides et et de d'une de l'agro de le comment dire du système chimique hein de de l'agriculture rejoint aussi l'objectif climatique. Ça c'est intéressant de le dire et nous on l'a prouvé aussi à travers notre plan Kim où cette contrainte là a été une contrainte très forte qui a posé parce que diminuer la consommation de viande, c'est un débat y compris dans la société. on le propose et on est autour de - 30 % de de de diminution globale de de de la consommation de viande. Mais c'est pas parce que on s'est dit un jour que ce serait bien, mais c'est parce que on est obligé vu la contrainte qu'on a au

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autour des émissions de de l'élebage, hein. Donc voilà, je voulais qu'on parle quand même de climat ce soir-là parce que c'était important de relever que il y avait des objectifs communs. C'est c'est un sujet important évidemment et je pense que personne ici ne vous dira le contraire et ça rejoint évidemment deux objectifs qui vont vers une souveraineté vers une une autonomie pardon de de l'agriculture évidemment mais là il y a quand même un petit risque d'amalgame puisque la question ici c'est vraiment la sortie des pesticides la montée en échelle de la bio. Et donc on est c'est vraiment la question que que je vous posais mais vous avez répondu avec cette réduction de 50 % à à échéance 2035. Voilà. Et Mathilde Digna, je vous je vous pose la question également.

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Est-ce que vous voulez clarifier la trajectoire qui est souhaitée par votre candidat Jean-Luc Mélenchon ? Oui, merci. Moi je crois que bon en fait plus vite on activera les leviers qu'on a qu'on a à notre disposition, plus vite on en sortira en fait des de la de l'utilisation des pesticides. Donc ça veut dire passer d'abord ça veut dire que on interdit immédiatement les pesticides les plus dangereux, le glyphosate, les néonicotinoïdes euh que on arrête d'importer des produits qui sont euh qui contiennent les pesticides qui sont interdits chez nous. Et en fait ça enfin par exemple la question du glyphosate c'est clair enfin dire il devait être interdit il est toujours pas

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enfin c'est vraiment alors que depuis le temps quand on dit il faut l'interdire bah pourquoi ça pas été fait donc ça c'est immédiatement il faut l'interdire et ensuite la sortie des pesticides elle s'encre vraiment dans une planification agroécologique et donc dans dans un processus donc effectivement moi je pense que quand même il y a une partie du mond monde agricole qui est aujourd'hui euh bah ils sont pas encore prêts parce que aussi on aura dit que les pesticides ça ça leur c'est ce qui leur ramenait ben ce qu' ce qui leur permettait de produire, ce qui leur permettait de pouvoir gagner leur vie au final parce qu'ils arrivent à produire. Et donc tout ça, il va falloir il faut aussi pouvoir euh

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sortir de cette logique là euh hyperproductiviste. Euh et donc pour ça et ben ouais, il va falloir mettre euh de accompagner ces agriculteurs là et donc c'est là où on réoriente effectivement les aides de la PAC, les aides publiques et cetera. Ensuite, ben effectivement, je pense qu'il faut, on en a parlé tout à l'heure, mais mettre nous, on mettra des zones tampons pour protéger les enfants, des pesticides, donc autour des crèches, autour des écoles, autour des hôpitaux. et je parle des hôpitaux. Euh je pense que là on voit l'état aussi de l'hôpital public qui s'effondre et du coup ça a aussi un impact sur les personnes qui sont malades des pesticides. Euh donc il faudra remettre de l'argent public dans euh les services publics et dans

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l'hôpital public. Et ensuite sur Écofito, il y avait une question aussi. Donc je j'en j'en parle parce que ça euh je pense que là on est aujourd'hui c'est l'indicateur c'est l'IFT qui est en fait un indicateur qui est nettement moins bien que le NU c'est pardon c'est le HR1 qui est le nouvel indicateur européen qui a été adapté pour pondérer sur la dangerosité des pesticides et et du coup l'IFT c'est l'indice de fréquence traitement et donc je pense que c'est le NU qu'il faudra aussi euh réétablir comme indicateur de mesure des pesticides. Euh et enfin on a un principe qui est quand même de le principe de précaution euh qui doit nous permettre aujourd'hui

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de pouvoir euh ben nous opposer euh à euh la réautorisation de de pesticides et et aussi de pouvoir nous permettre de nous opposer à des à l'omnibus par exemple pesticides. Je pense que le principe de précaution, il a il est pas assez enfin nous en tout cas je je le vois dans les combats qu'on mène contre contre les pesticides. Malheureusement il est remis en cause notamment par l'extrême droite qui encore cette semaine remet en cause ce principe de précaution alors que justement c'est ce principe de précaution qui permet de de protéger la santé de toutes et tous. Merci l'extrême droite qu'on pourra malheureusement pas interroger puisqu'ils ont décidé de pas être

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présents à ce débat-là. Juste ma mati liget, peut-être que je l'ai pas bien entendu mais vous avez un un une échelle temporelle pour la sortie des pesticides dont vous dont vous parlez. Ben en fait euh le plus vite possible. Donc est-ce que le je peux vous dire d'ici 5 ans je peux vous dire mais à partir du moment où on active maintenant les moyens qu'on a à notre disposition euh ben en fait on se lance déjà dans cette planification de sortie des pesticides et de et du coup de de monter en puissance de l'agriculture biologique parce que l'objectif final c'est quand même d'arriver à à des une SAU qui soit en 100 % bio. Merci. Donc on a parlé Mathilde Dignet a

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parlait du du sujet du du glyphosate. Malheureusement les principaux intéressés sont pas pas présents ici mais vous étiez Benoît Abito Yannick Jado au Parlement européen à ce moment-là. Qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce qui manque pour justement interdire des pesticides dangereux comme le glyphosate ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce qui a manqué ? Est-ce que vous voulez prendre la parole Yannick Jado ou Benoît Bito là-dessus ? C'est pas un cadeau comme question. Qu'est-ce qui a manqué ? Il manque des processus d'évaluation et de décision au niveau européen qui soient totalement transparents et coupé de l'influence des firmes agrochimiques en vrai. Et c'était une suggestion de de Delphine

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dans la campagne de 2022, c'était la loi de séparation des lobby de l'État. Je veux dire, on a un enjeu quand même de sortir totalement les lobbyes. Ce qui se passe sur Omnibus, c'est vraiment le fait que les lobby sont plus des gens qui viennent vous voir en vous promettant des weekends à Ibissa. Ce sont des gens qui ont des représentants dans toutes les systèmes de comologie, de tous les lieux où se décident des choses qui après vont être soumis aux politiques. Donc il y avait cet aspect-là. Et puis il y a il faut reconnaître que on a des responsables politiques qui aujourd'hui n'osent pas affronter, pour le dire clairement, la FNSA et

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aujourd'hui la FNSA qui devient le pire d'elle-même sous la pression de la coordination rurale. C'est aussi ça aujourd'hui. Donc c'est la trouille des des responsables politiques, des gouvernements d'affronter un lobby qui aujourd'hui considère qu'en fait il a il a le droit à tout et vous avez des ministres qui passent leur temps à anticiper ce que peut être la demande de la FNSA sans même que la FNS soit les exprimé. Donc c'est pour ça que je dis qu'il y a un enjeu quand même de justice qu'à un moment donné les responsables politiques soient comptable de leur décision en matière d'empoisonnement puisqu'on parle d'empoisonnement potentiellement devant la justice parce

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que sinon je pense que ils continueront à être totalement perméable à ça. Et puis je vais juste dire un un dernier mot parce que mon temps est le temps est écoulé. Effectivement le temps est écoulé. Donc ce sera mon dernier mot c'est ça ? Bon euh la semaine prochaine, on dépose une proposition de loi au Sénat. On va débattre d'une proposition de loi au Sénat. C'est pour bloquer justement 100 produits de première nécessité, produits frais évidemment produits bio au maximum des enfin au zéro marge pour la grande distribution. Alors ça concerne pas Biocob qui dis commence pas à m'envoyer des des des betteraves. Je vais devoir vous couper Yan Jado si

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vous Donc non mais c'est c'est vachement intéressant parce que c'est vraiment dans les dans les marges de la grande distribution euh ils font leur marge sur les produits frais ils font quasiment zéro marge sur Coca-Cola. Donc en fait, il faut complètement inverser ça. D'ailleurs, Boris est aussi impliqué est aussi impliqué là-dedans. Donc c'est vraiment l'idée de rendre ces produits accessibles et moins cher que les produits les plus polluants. Merci. Merci. Merci beaucoup. Franch Girola, je vais vous passer la la parole. Est-ce que vous souhaitez rebondir sur une des questions qui avait été posées par nos cinq françaises et français ou est-ce que vous pouvez vous préférez peut-être clarifier la

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trajectoire qui est proposée par votre candidat François Ruffin sur la sortie des pesticides ? Est-ce que c'est bien l'objectif final et quelle échéance ? Oui, c'est bien l'objectif final. Vous dire que il y a une échéance déjà actée, ça serait vous mentir en fait le plus tôt sera le mieux effectivement et on pense nous que ça doit se réfléchir filière par filière. Il doit y avoir des discussions. On sort pas de la même façon des pesticides quand on est céréalier ou quand on est viticulteur. Et tout ça, ça doit ça doit comme le disait Mathilde en fait ça doit fonctionner quand on déjà on protège les agriculteurs des concurrences mondialisées. Si on ne les protège pas, ça ne marchera pas. et euh sur les filiales, enfin les filières, il faut vraiment que on ait un travail puisque

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dans certains territoires, les filières pour les productions biologique n'existe pas encore. Donc le plus tôt sera le mieux mais effectivement euh on laisse on laisse les interp discuter mais la trajectoire doit être la réduction drastique dans les premières années pour aller vers une sortie des pesticides. Merci. Est-ce que vous voulez rebondir sur une des cinq questions qui avaient été posées par les Françaises et les Françaises ? Moi, j'aimerais parler des ordonnances vertes parce que je trouve que l'outil est relativement formidable. On a déjà des expériences qui qui ont fonctionné, je pense notamment à Strasbourg où ça a été mis en place, où on commence à avoir un recul et on peut voir ce qui s'est passé, c'est que ça a allumé un cercle vertueux avec les agriculteurs, les

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collectivités. Euh ça a permis de mettre tout le monde autour de la table, les médecins, euh les sages-femmes et euh ça permet aussi de faire euh c'est un véritable outil de prévention, ça permet aussi de faire de l'information et de la pédagogie auprès de de publics qui sont parfois éloignés des questions de santé environnementale. Et ce que moi je j'aurais proposé, ce que ce que je pense être une bonne trajectoire, c'est ce que propose aussi la maison de la bio par un fond d'amorçage des ordonnances vertes au niveau national qui puisse venir en soutien des collectivités pour doubler déjà très rapidement le nombre de territoires concernés par les ordonnances vertes et pour permettre aussi à des collectivités de de lancer les projets parce que des fois c'est un

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manque de soutien de l'État et ce que proposait aussi la maison de la bio, c'était de fléchir l'argent public euh vers les le public le plus précaire. On sait que en France, on a à peu près 650000 naissances. Euh, on a 30 % de ces femmes qui sont des femmes en grande précarité et donc du coup l'argent public doit aussi soutenir ces femmes euh via les ordonnances vertes et leur permettre d'avoir de l'information et leur permettre de l'avoir de la nourriture saine et accès une nourriture biologique au moins le temps de leur grossesse. Voilà un peu ce que ce que j'aurais aimé dire là-dessus parce que je pense vraiment que il faut il faut pas généraliser, ça sera pas demain en claquant des doigts mais il faut qu'on amorce une augmentation du nombre de d'ordonnances vertes sur le territoire.

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Delphine bateau, est-ce que vous souhaitez utiliser les une puisqu'on est dans les mathématiques 1 minute et 10 secondes pour pour rebondir justement sur ce qui a été dit sur les trajectoires parce que non plus tard c'est pas encore la conclusion. C'est pas encore la conclusion mais j'avais envie quand même de revenir vers vous après avoir entendu les différentes trajectoires temporelles sur la sortie des pesticides. Il y a quand même beaucoup de points de divergence entre vous. Vous êtes celle qui avait proposé la trajectoire la plus courte ces 5 années avant la sortie des des pesticides. Oui, parce qu'un objectif clair et lisible euh et plus réaliste et je vous dis ça en ayant été ministre, il est plus réaliste que la confusion et

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les horizons qui reculent et qui et qui ne sont jamais atteints. On a besoin aujourd'hui parce qu'en fait on est majoritaire dans la société française à vouloir la santé environnementale et on a besoin de comprendre que pour une agricultrice ou un agriculteur, c'est plus compliqué d'arrêter un produit en restant dans le même système de production chimique que sur une durée de 5 ans qui est plus longue que les 3 ans actuels, se convertir à l'agriculture biologique avec les les accompagnements et les aides nécessaires. Donc, on doit de mon point de vue changer de braquer et comprendre

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que ce débat qui est à la fois un débat de santé publique et un débat aussi de sécurité alimentaire pour le pays et de sécurité en eau ne peut pas reprendre aujourd'hui dans les mêmes termes qu'il était il y a 5 ans, il y a 10 ans, il y a 15 ans, il y a 20 ans ou il y a 25 ans. Pourquoi ? parce qu'on est dans une situation d'effondrement écologique qui menace à court terme la sécurité alimentaire du pays dans une situation où il y a 11 millions de Français qui sont en situation de précarité énergétique et où on a une explosion du nombre de maladies et des dépenses d'assurance maladie liées lié à cet empoisonnement en fait.

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Donc j'estime que ça doit être un sujet qui est au premier rang des débats de la campagne présidentielle. J'estime que dans le pays qui a adopté le plan de Chirak sur le cancer, il doit y avoir une mobilisation nationale pour ne plus être le pays qui a le plus de cancer au monde. Et donc oui, je considère qu'on peut utiliser la quantité incroyable d'argent public qui est mis aujourd'hui pour détruire, pour polluer et pour empoisonner en la mettant sur la conversion à l'agriculture biologique. C'est simple, c'est clair et je pense qu'il y a une vraie différence entre nous.

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Merci Dfin Bateau, candidat de génération écologie. Est-ce que c'était votre votre conclusion ? Non, c'était pas votre si Oui, on peut considérer que c'était votre conclusion. C'était pas mal, nous dit Yannick Jado. Je ne suis pas juge. Du coup, est-ce que vous êtes d'accord qu'on passe à la conclusion ? Vous avez une minute pour conclure ce débat ? Ça vous va ? Anic, je vous propose de commencer. Merci. Bon, évidemment, on aura pas eu l'occasion de tout dire. Je crois que euh globalement les mesures que nous souhaitons prendre très rapidement dans la réorientation des financements et d'assurer la rémunération des agriculteurs dans ce nouveau dans ce nouveau projet et dans cette

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transformation de l'agriculture, elles sont globalement similaires. Oui, il faut réorienter les financements publics. Nous nous disons 15 ans 100 % de d'agroécologie. Ça veut pas dire qu'on a'ura pas arrêté les pesticides avant. Ça veut dire que c'est 100 % agroécologie en 15 ans. Donc ça demande évidemment le travail d'avoir cette capacité effectivement à ne pas faire de ne pas réintroduire les produits parce que 15 ans c'est trois mandats. Donc il nous faut assurer un nouveau principe qui n'est pas que celui du principe de précaution mais qui est aussi celui de du principe de non abaissement des règles précédentes. c'està-dire de ne pas pouvoir revenir sur des choses qui

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ont déjà été faites parce que là nous sommes en train de recommencer en effet à se dire qu'il faudra redire les choses sur les néonicotinoïdes, qu'il faudra redire les choses sur le glyphosate, qu'il faudra redire les autres, ça n'est pas possible. Donc il faut qu'on introduise ce principe là et puis c'est aussi une question d'alimentation, on l'a dit, et de chute de la biodiversité. Donc il faut aller très vite, très loin avec cette ces mesures précises, cette réorientation des financements rémunérer évidemment finalement ce le bénéfice environnemental de cette nouvelle agriculture pour que ces agriculteurs puissent en vivre. Et puis il y a la question de la démocratie parce que ça ne fonctionnera pas sans il y a évidemment ce que nous pouvons faire au niveau de l'État mais je crois qu'il

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faut revitaliser la démocratie, la décentralisation et la démocratie du quotidien. Et c'est un enjeu majeur si on veut que ça puisse fonctionner puisqu'on l'a dit, entre 80 et 90 % des gens sont d'accord pour en finir avec ces produits qui tuent. Mais si nous ne pouvons pas avoir ces cette pression-là, ce rapport de force, et bien nous n'y parviendrons pas et chaque fois nous aurons un retour en arrière. Alors, pour cesser le retour en arrière, il faut financer cette transformation agroécologique. Il faut évidemment rejeter les produits entrant qui n'appliquent pas les mêmes règles et favoriser la décentralisation et le rôle

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de citoyens pour pouvoir mettre les mesures en place, notamment par les plans alimentaires territoriaux, notamment par les ordonnances vertes, notamment par tout un tas de sujets qui seront aussi finalement des solutions qui viendront de l'imagination de nos concitoyens. Merci Annapic. Vous représentez le Parti socialiste. Je vous propose de où est-ce qu'on on choisit ? Est-ce que je je rebas les cartes ? Non, vous voulez conclure peut-être Fran Rinch Girelais pour représenter François Ruffin. Bon, moi ce que je constate c'est que l'agriculture française est en grave crise, ça on le voit d'année en année. On parle de crise économique avec la mise en concurrence mondialisée. On l'a dit, en crise climatique, c'est en train d'arriver de plus en plus. On voit

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énormément de problématiques avec la gestion des ressources en eau et de toutes ces crises euh il peut naître une opportunité l'opportunité de d'imaginer un nouveau modèle un modèle qui répond aux attentes des agriculteurs en terme de prix et de revenus, en terme de protection vis-à-vis de l'ensemble des des marchés mondiaux et qui réconcilie aussi ce modèle agricole avec les attentes sociétales en terme de santé, de biodiversité et de qualité de l'eau. Et donc du coup le le prochain modèle agricole devra prendre en considération c'est toute toutes ces questions là de santé publique et devra être le garant. Et euh je souhaite vraiment que qu'on que qu'on y arrive parce qu'en fait on doit réconcilier le monde agricole avec

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euh les attentes sociétales. Merci Cracher Girolet. Yannique Jadu. Vous avez le temps votre temps est en réalité écoulé mais si vous voulez faire très court pour une petite conclusion de 30 secondes peut-être on relève le défi. C'est vous qui vouliez parler de votre actualité au Parlement. C'est notre actualité collective. Euh simplement bon selon la célèbre expression, les pesticides, il y en a qui en meurent et il y en a qui en vivent. Et donc nous avons des adversaires, il faut les combattre, ils sont puissants mais je suis convaincu qu'on a la

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société avec nous parce que que ce soit sur les questions de climat, sur toutes les questions écologiques et évidemment la question de l'agriculture et de l'alimentation, c'est un magnifique projet. Pendant les années 90, on avait porté ce beau projet de souveraineté alimentaire, ce qui est pas la souveraineté alimentaire de la FNSA. qui est celle où sont les citoyens avec les paysans qui construisent notre avenir agricole, notre avenir alimentaire, notre autonomie vis-à-vis des engrais russes ou du soja brésilien ou des euh des pesticides. Et donc c'est un magnifique projet. Ça a été cité, tu as cité Clémence ? J'aurais juste cité de Gaulle. Non

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De Gaulle, vous êtes en train d'exploser le compteur. Je suis désolé passez le micro à votre collègue. C'est grâce à de Gaulle qu'on a le cirque le centre international sur la recherche sur le cancer. Vous venez de nous parler de votre actualité collective, on va rester dans le collectif. Merci Yannick Jad vous représentiez la candidature de Marine Ton de pardon de Raphaël Gluxman. Pardon. Excusez-moi. Il fallait que le lapsus arrive. Mais l'élection terminée. L'élection n'est pas terminée. Benoabito, vous vous représentez la candidature de Marine Tondelier. On vous écoute. Il paraît, il paraît. Euh moi je j'ai envie de conclure sur peut-être une une absente du débat, c'est la science. C'est-à-dire que on est en train de demander aux citoyens de décider. On est

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en train de d'expliquer aux élus que il faut qu'ils soient un peu plus lucide sur les décisions qu'ils prennent. Mais cette lucidité là, cette éveil citoyen exige qu'on s'appuie sur la donnée scientifique. Et aujourd'hui, les scientifiques nous éclairent depuis tellement longtemps. On a entendu un président de la République nous dire qui aurait pu prévoir. Mais quel scandale ! Quel scandale ! parce que les prédictions on les connaît, les projections on les connaît. Et donc moi ce que je demande aujourd'hui c'est qu'on fasse de la politique en responsabilité et en s'appuyant sur les éclairages scientifiques dont on dispose. Le faisceau de preuve entre le lien de l'exposition au pesticides et la santé n'est plus à démontrer. La science nous le montre quand j'étais député

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européen, on a une initiative citoyenne européenne qui s'appelait "Savons les abeilles, sauvons les paysans" qui était blindé d'études scientifiques qui venait du monde entier et qui nous montrait que si on voulait sauver la souveraineté alimentaire mais aussi sauver les paysans, sauver leurs revenus, on est en train de parler d'une crise économique majeure en agriculture pour sauver le le revenu des agriculteurs, on a besoin de retravailler sur le lien entre l'agriculture et la biodiversité, entre l'agriculture et le climat, ça a été évoqué. mais surtout de réinventer une agriculture qui les préserve pour sauver la souveraineté alimentaire et donc le revenu des agriculteurs. Et donc c'est ça qu'on doit faire quand on est élu, c'est s'appuyer sur la science et ne

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plus se laisser endormir par les lobby dont tu parlais Yannick de la FNSEA, avoir peur de ce corporatisme agricole qui effectivement peut parfois être un peu inquiétant et surtout répondre aux attentes sociétales, aux attentes citoyennes. On a plus de 2 millions de citoyens qui ont signé une pétition contre la loi du plomb. Qu'est-ce qu'on en a fait ? On a voté la loi du plomb sans débat et on a eu un débat sans vote. Mais c'est fini ça. Il faut qu'on arrête avec des attitudes comme ça parce que ce qu'on fait quand on fait ça, c'est qu'on chasse les électeurs des urnes où on les conduit vers un vote un vote un vote de rejet et ça c'est pas possible. Et donc appelons à la science, appelons à respecter les attentes sociétales et effectivement convoquons

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le principe de précaution, convoquons le principe de prévention. Quand on a autant de preuves de la de la cause euh de la maladie et qu'on sait que d'autres pratiques sont disponibles, et bien convoquons le principe de précaution et accompagnons la bifurcation agricole. Il y a urgence et faisons-le dès 2027. Merci. Bonito

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Mathilde Digna, vous avez un petit peu plus vous avez 1 minute 30 si vous souhaitez. Ouais. Euh ben dire que le programme de la France insoumise euh qui est porté par notre candidat Jean-Luc Mélenchon et bien en fait des fois un programme c'est un programme de rupture de rupture avec le système ultralibéral et capitaliste dans lequel on a une poignée de personnes qui capte l'argent au détriment de la santé des gens et il faut rompre avec ça. Il faut faire face au géant des pesticides qui et et pour faire face à ces géants des pesticides, il faut du courage politique. Il faut du courage politique pour stopper pour stopper l'empoisonnement du monde qui crée des maladies qui créent des

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maladies qui sont des maladies politiques. Et donc face à ces maladies politiques, il faut des actes politiques. Et nous en 2027 avec la insoumise, nous sommes prêts. On aura le courage politique, nous avons le courage politique de défendre la santé de toutes et tous et faites-nous confiance. Merci Mathilde Lignet pour représenter la candidature de Jean-Luc Mélenchon à Marbellal. Vous représentez Fabien Roussel. À vous pour le mot de la fin. Oui, le mot de la fin. Je un un monde alors un monde avec zéro pesticides dans le dans le système économique, le capitaliste, c'est l'autre mot qu'on a pas beaucoup utilisé ce soir-là. Moi, ça me paraît impossible, c'est-à-dire avec

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cette course à la production, à la rentabilité qui pressure, ces Marques se disait que le capitalisme épuise l'homme et la terre et on est en plein dedans. la santé des hommes et la santé des sols et et donc c'est la candidature, c'est l'objet de la candidature de Fabien Roussell, une candidature communiste pour remettre au centre du débat ce système qu'il faut questionner et remettre en question et remettre en cause. Et puis je je déplore quand même que et l'autre mot c'est vrai la science construire une trajectoire rationnelle de sortie des pesticides sinon on risque de se payer de mots. Et ça c'est très important dans les deux sens aussi bien

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dans l'expertise scientifique de la santé mais aussi l'expertise scientifique de qu'est-ce qu'on peut faire. Et il faut aussi écouter nos agronomes, le rythme que que l'on peut prendre. Et je termine là-dessus. Euh moi je je j'ai beaucoup parlé de financement parce que c'est c'est la question politique. Le nerf de la guerre, c'est quand même aussi l'argent et c'est c'est un rapport de force. Moi, je déplore que l'Europe trouve de l'argent pour augmenter le budget militaires et planifier une augmentation du budget militaire avec un un objectif de pourcentage de PIB. Elle est incapable de le faire pour les politiques climatiques ou pour les politiques de buffurcation agricole. Et ça c'est regrettable. On met de l'argent pour pour la guerre, mais par contre on narrive pas à en trouver pour la

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question du climat. Et ça c'est absolument euh c'est c'est un recul de civilisation pour moi. C'est-à-dire que l'humanité priorise ce genre de choses alors que on est on est face à des enjeux de survie et d'habitabilité de la terre. C'est c'est c'est scandaleux. Merci. Merci à Marbellal pour la candidature de Fabien Rousell. Merci beaucoup à vous sep d'être venus, d'avoir accepté de répondre à ces questions. Merci infiniment aux cinq citoyennes et citoyens qui sont venus poser les leurs. Merci beaucoup. Merci aussi à Annie Tomonie d'être venu témoigner sur l'histoire de l'amiante et nous donner de l'espoir pour cette sortie des pesticides. Merci beaucoup à vous toutes et à vous tous. Et je repasse la parole à Martin de des mutuels pour la santé planétaire.

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Merci à à toutes et tous. Je vais juste vous dire euh deux mots très courts avant d'aller nous restaurer. Il y a tout un programme jusqu'à 23h. Donc je vais vous dire qu'est-ce qui va se passer jusqu'à 23h. Je souhaite que deux inconnus invisibles soient salués. Il y a plus de 1000 personnes qui ont suivi ce débat en ligne et Stéphane et Franck Kalis, c'est grâce à eux.

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Et l'équité fait partie de la démocratie. Il y a eu un chronomètre et c'est Nathan.

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vous dire que nous avons la chance que des agriculteurs bio soient présents et partage leurs produits. Vous dire aussi que

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une bonne soupe vous attend avec des légumes donc produit ici. Et puis donc il y aura un spectacle avec Élise Bordé à 20h30 et aussi très important à 20h15 nous allons célébrer les 1 ans du serment de Cambré. Il y a 1 an, nous étions réunis dans la ferme de Sébastien Lemoine, 60 organisations, belges, françaises, européennes dans l'idée que on peut gagner, on doit gagner, on doit généraliser la bio pour la santé publique. Et donc, il y aura un discours de Sébastien Lemoine sur où en est la fabrique à sucre aujourd'hui. Et puis aussi, nous présenterons pourquoi 20 mutuelles santé françaises et belges qui protègent 14 millions de personnes font un tour d'Europe avec des victimes des

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pesticides. Cette année, on fait 1200 km à vélo, 5 pays, un grand événement au Parlement européen où beaucoup de victimes seront présentes et les mutuels dans les années 90 ont contribué à faire interdire la miante et donc on est dans cette même état d'esprit par rapport au pesticides. Merci à tous.

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Merci beaucoup et on et on compte sur vous pour porter ce sujet dans la campagne. Merci. Merci à toutes et tous. Il a pas de parole à la salle. Il n'y a pas de parole à la salle.

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avec un candidat à la présidence.