« Il en faudra PLUS aux socialistes pour voter le budget ! » - Alexandre Ouizille sur Public Sénat
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Alexandre, sénateur socialiste de Loise. On va évidemment revenir sur les annonces de Sébastien Lecnu, mais d'abord peut-être en un mot, comment vous qualifiez le discours de Sébastien Lecnu hier ? Me concernant, c'est un discours qui est court et son cap.
Alexandre, écoutez, on y a entendu ce qu'on voulait y entendre pour pouvoir rentrer dans la discussion budgétaire et puis la pilbot un discours de bonne foi sincère. Est-ce que Alexandrei vous dites on y a entendu ce qu'on voulait entendre ? Est-ce que vous dites le premier ministre hier, il a politiquement bien joué ?
Bah écoutez, je je moi je juge pas je donne pas les points aux uns et aux autres. C'est pas ça mon sujet. Mon sujet c'est que nous nous avions défini une ligne très claire au Paris socialiste qui était de dire que pour rentrer dans la discussion budgétaire, il fallait mettre un certain nombre de choses sur la table.
Ça veut pas dire que c'est le point d'arrivée, ça veut pas dire que c'est un laisser passer pour le budget, ça veut dire que c'est un billet d'entrée pour aller discuter. Et on a pris la responsabilité de le faire. On l'a fait sur deux choses.
La question de la réforme des retraites qui est à la fois une question de réparation démocratique et d'injustice sociale. Et on l'a fait, c'est un peu moins commenté mais je insister dessus parce que c'est très important parce que le Premier ministre a relâché l'hypothèse de déficit. C'est-à-dire que nous devions consolider les comptes publics trop rapidement à notre avis, c'est-à-dire le plan Bérou 4,7 dès l'année prochaine.
Là il indique que la CIPS devra être jusqu'à 5 %. Ce qui veut dire que nous récupérons entre 10 et 15 milliards d'euros pour enlever un certain nombre d'horreurs de notre point de vue qui sont notamment dans le budget de la sécurité sociale sur les franchises médicales, sur tout un tas de sujets qui sont importants pour nous sur l'année blanche qui condamne un certain nombre de gens et de de retraités aussi qui touchent des prestations. Donc vous voyez sur tous ces sujets-là, on va pouvoir travailler dans le budget et donc on pouvait maintenant rentrer dans la discussion budget et on va rentrer dans les détails.
Vous dites Frédéric Puiss un discours sans cap. Est-ce que hier vous dites pas Sébastien le cornu il laisse le débat parlementaire se faire ? Oui enfin il laisse le débat parlementaire mais je vais rebondir aussi sur vos propos et je trouve c'est assez intéressant qu'on soit là tous les trois avec des approches différentes.
Nous aussi on a une ligne. La ligne c'est la cohérence. Je suis désolé mais on nous a présenté une réforme des retraites il y a peu de temps en arrière sous un format qui prête sans doute la discussion avec sans doute une absence de discussion avec les partenaires sociaux et surtout sans que cela a été annoncé par le président de la République.
Donc sans qu'effectivement les Français soient informés de ce qui allait leur arriver. sociétant, on l'a voté, on l'a défendu, on a travaillé dans cet hémicycle pas à pas, heure par heure, on l'a tenu dans un souci financier, dans le souci aussi de se dire qu'on a un équilibre à trouver entre la natalité qui baisse, la durée de vie qui s'allonge et donc on a voté un texte qu'on a défendu. On revient sur ce texte parce qu'on s'aperçoit effectivement très bien que ce discours n'avait qu'un objectif et du reste, ça s'est passé dans l'hémicycle, hein.
Ce discours n'a été applaudi que par les socialistes parce qu'effectivement il n'avait qu'un seul objectif, répondre à une commande qui est celle d'une minorité en tout cas dans l'hémicycle. Ça veut pas dire que je ne respecte pas les électeurs qui votent qui votent pour pour votre parti chers collègues. Mais en tout état de cause, il n'avait que cet objectif. peut-être dire un mot en réponse si vous le voulez bien.
Le fait est que à l'Assemblée nationale, madame, vos députés aussi sur Twitter, on a vu ça fleurir, disent que eux aussi sont pour cette suspension de la réforme des retraites parce que à l'époque et on sent on sent que le nombre a encore grossi, que les conditions d'adoption, que le les modalités, le fait que ce soit finalement que ceux qui ont commencé à travailler tôt qui payent. Moi, je suis pas concerné par la réforme des retraites. J'ai commencé mais j'ai fait des études jusqu'à 24 25 ans.
Vous ajouter les annualités. Je suis absolument pas concerné par le décalage de l'âge. Le décalage ne concerne que les les gens qui ont commencé à bosser tôt et dur.
Donc vos députés, ils le voient, vous ne le voyez pas visiblement. Mais mais en fait, il y a un débat jusque dans vos R. D'abord, d'abord, on n pas là pour parler de nos situations personnelles.
On est on est non, c'est pas une question de LR. On est on n'est pas là pour parler de nos situations personnelles sur nos âges, sur nos retraites. C'est pas ça l'enjeu.
L'enjeu c'est l'équival une ligne de ligne politique différente entre les aller de l'assemblée et all est-ce que est-ce que la question elle est là ? Est-ce que la question elle est de savoir s'il y a une ligne différente entre madame Rossigno et monsieur Caner ? Est-ce que la question elle est là pour savoir [rires] s une différence entre les députés et les sénateurs socialistes ?
Ce n'est absolument pas la question. Absolument pas la question. La question n pas [rires] venez nous expliquer ce que nous défendons n'est pas défendable et je vous dis que dans votre propre camp il y a des gens qui le défend.
Moi je dis vous avez une ligne nous avons une ligne elle n'est pas la même et vous n'avez pas de ligne moi je suis en train de vous dire il y a des gens qui pensent des choses différemment chez vous c'est ce que je dire effectivement vous avez vous avez une ligne et vous représentez moins de 2 % aux élections présidentielles côé juste est-ce que selon vous Sébastien Lec a eu raison hier de suspendre la réforme des retraite un totem du macronisme Ah ben évidemment qu'il a eu raison parce que moi ce que j'entends depuis cette rentrée depuis qu'on ne siège pas à l'assemblée depuis septembre où on attend ce travail du gouvernement et ses propositions pour pouvoir discuter, c'est que les Français souhaitent qu'on travaille ensemble. Je crois que le sujet d'aujourd'hui n'est plus le sujet des lignes comme vous l'avez évoqué madame, des lignes des uns et des autres, voire même des lignes rouges. L'objectif de de Sébastien le Cornu, c'était de sortir d'une crise parlementaire complètement inestricable qui pouvait amener à une crise de régime extrêmement grave, à ne pas avoir de budget.
à avoir l'instabilité institutionnelle et économique pour le pays. Et donc le choix qu'il a fait, ce choix d'ouvrir le dialogue, de discuter avec des partis politiques, le Parti socialiste et les Républicains à l'Assemblée nationale autour d'un projet de budget, c'est aussi le choix de renoncement à des lignes rouges, des choix forts, vous avez raison madame, que nous avons porté je crois dans le bloc central avec cohérence, mais je trouve un peu exagéré que ce soi les républicains qui nous donnent une leçon de cohérence sur les retraites quand on sait que ça a toujours été l'allongement de la durée du travail des cotisations une ligne des républicains et qu'au moment du vote de la réforme des retraites en 2023, il y a 19 députés qui n'est pas voté ou qui est voté contre cette réforme et encore aujourd'hui c'est la cacophonie chez eux. Donc nous, je crois que la cohérence c'est de dire aujourd'hui soit on veut une démocratie parlementaire qui fonctionne, qui est sauvegardée avec un premier ministre qui a l'humilité de reconnaître aussi ce qui n'a pas fonctionné, ce qui a été une blessure pour les Français et moi m'associer à cela aujourd'hui ne me gêne absolument pas voire même je crois que c'est ce qui est nécessaire pour le pays.
Fré c'est la Macronie dans toute sa splendeur, excusez-moi de vous le dire, c'est le en même temps. Moi je suis désolé. Alors peut-être que vous n'avez pas travaillé beaucoup à l'Asson nationale.
C'était compliqué. aussi après le débat de la réforme des retraites à l'Assemblé nationale chez nous sur la réforme des retraites mais sur Ah si j'étais porte-parole de la réforme des retraites pendant toute la au sénat chè pendant plusieurs mois au sénat chers collègues donc ne nous faites pas ce griff là au sénat chers collègues on a travaillé pas sur cette réforme de retraite on a essayé de faire rentrer dans une réforme de retraite qui n'en était pas je le rappelle hein c un projet de finance de réforme de la sécurité sociale des mesures qui ont été ou pas acceptées et on essayé de travailler dur sur cette réforme. Notre cohérence, notre cohérence c'est de dire ce que nous avons dit hier, nous continuerons à le dire demain.
Donc je suis désolé. Hier vous étiez favorable à la retraite à 65 ans. Attendez, nous avons voté cette réforme, vous l'avez voté, nous l'avons défendu, vous l'avez défendu, demain, vous ne voulez plus la défendre, nous continuerons à la défend.
Je crois que c'est l'art du compromis. On est là vraiment dans une forte différence, madame, et je je respecte votre renoncement. Oui, parce que pour promis, il faut que chacun renonce à quelque chose.
Et je crois que les socialistes ont aussi renoncé à certaines de leurs lignes rouges en acceptant de ne pas voter la Ah bah je sais pas, c'est pas encore facile, je vous signale quand même hein. On va attendre de voir ce qui se passe hein. Et par ailleurs, je vous le dis quand même, si effectivement l'objectif du cap du président de la République, c'est effectivement de ne pas avoir censure à l'Assemblée nationale, ben moi je suis désolé mais c'est pas ce que j'attends d'un président de la République et c'est pas ce que j'attendais aussi d'un premier ministre pardon et d'un président de la République.
Donc vous vous dites Frédéric P il aurait mieux valu la censure voir une dissolution derrière que de suspendre la réformout. Pas du tout. Moi j'attendais un premier ministre j'attendais un premier ministre qui dessine effectivement des choses claires.
Nous avons 30 minutes de discussion. Qu'est-ce qu'il y a eu dans ce dans ce discours de politique générale ? Écoutez hier au Sénat, on va voir ce que va nous dire Sébastien Lecnu cet après-midi au Sénat puisqu'il n'était pas là.
Il était chez vous hier après-midi. Nous n'avons eu qu'une information, une seule information, c'est la suspension de la réforme des retraites. Rien sur la sécurité, rien sur les les les compétences régaliennes de l'État, rien sur la santé.
Parce que moi je vous attends chers collègues il a répondu aux question je crois qu'il il a réagi après les les expressions notamment monsieur sur les polices municipales sur la sécurité mais je vous dis j'entends les collègues socialistes j'entends les collèes j'ai déjà eu des discussions budgétaires je suis désolé de vous le dire mais j'ai fait plusieurs projets de loi de finance sécurité sociale et projet lo de finances dans cet hmicil je sais que nous n'avons pas les mêmes lignes je les respecte. Je les respecte mais j'attends de voir mais j'attends de voir si vous allez ou pas voter le budget. J'attends de voir ce qui va se passer sur le budget.
J'attends de voir, j'attends de voir le J'attends de voir le chantage que vous allez faire au premier ministre et ce qui va se passer demain parce que c'est ce qui s'est passé dans les discussions qui ont lieu et c'est ça a été effectivement ce que la déclaration de politique générale a indiqué hier, le chantage des socialistes. Nous sommes dans les mains d'une minorité et je la respecte. Et je la respecte juste pour information pour vous informer que 80 % des Français sont pour l'abrogation de la réforme des retraites.
Mais c'est sans doute c'est sans doute une minorité. Mais j juste pour dire pour pour dire les choses simplement euh évidemment que nous nous savons qu'à la fin ce ne sera pas le contrebudget des socialistes qui sera adopté par si le budget est adopté. En revanche, nous l'avons dit et je le redis ici, nous n'avons pas renoncé à la censure hier.
Nous avons renoncé à la censure maintenant parce que nous disions que la garantie pour rentrer dans le débat c'était la suspension de la réforme des retraites. Maintenant, il y a deux choses qui sont très importantes pour nous et deux choses et et je le dis parce que c'est ce qui va être l'objet des prochains jours, c'est qu'est-ce que la latitude que nous a donné le Premier ministre avec les 10 15 milliards d'euros où nous pouvons retrancher des mesures du budget, quelles vont être les mesures retranchées et donc nous allons y travailler. Et le deuxième point que nous avons c'est le couple justice fiscale pouvoir d'achat. la justice fiscale pour financer du pouvoir d'achat pour la France qui bosse.
C'est ça notre projet. Donc nous allons voir comment le budget avance et c'est à cette que nous jugerons en effet et on sait bien qu'à la fin ce sera pas tout notre budget mais il faut que ces chosesl dans la [rires] stratégie Alexandisie ça veut dire que vous allez rebrandir la menace de censure à chaque étape du débat parlementaire. Je dis pas à chaque étape, ça dépend comment se déroule le débat parlementaire.
Mais évidemment que si vous voulez euh si euh ce sont les classes, pour le dire simplement, si ce sont les classes moyennes et populaires qui paye la facture dans le budget parce que le budget initial évidemment à part cet acte sur la réforme des retraites ne nous va pas du tout. Ce budget initial est invotable pour les socialistes, disons-le franchement. Donc la question maintenant c'est et le premier ministre l'a aussi dit en ces termes, c'est le débat parlementaire qui va permettre de voir si il y a un compromis possible.
Nous nous allons, nous avons nous sommes engagés à quoi ? À deux bonnes fois y travailler. Voilà ce que nous avons fait hier.
Lout, est-ce que vous allez être sous la menace permanente d'une censure de la part des socialistes ? tout le débat parlementaire, ce mois qu'on va avoir à l'Assemblée puis au Sénat, ces 70 jours, ils vont être extrêmement difficiles. Il faut pas euh se cacher derrière ça.
Euh après, si je dis les deux motions de censure ne sont pas votées, ça veut dire tout simplement parce que effectivement comme l'évoqué Patrick Caner tout à l'heure, il y a un certain nombre de députés qui n'ont pas encore déterminé leur vote, qui ne vont pas suivre leur président de groupe. la vie de nos assembl des républicains. Si ce n'est pas si ce n'est pas si si la motion de censure n'est pas voter, ça veut dire tout simplement dans la démocratie parlementaire qui fonctionne aujourd'hui que une majorité de parlementaires de bords différents auront décidé de donner une chance supplémentaire à la France de démarrer.
Peut-être qu'à la fin, on aura une censure des uns ou des autres qui sera votée. Peut-être qu'on aura une dissolution. Moi, certains disent on a peur.
Moi, je crois on n pas peur. Simplement, moi je crois que si on peut faire avancer la France, c'est-à-dire avoir un budget qui serait adopté avec une nouvelle méthode 1493 comme celle proposée avec Sébastien Lecnu. Pendant ce temps-là, on peut avoir aussi des propositions de loi, des projets de loi qui avancent.
Celui sur les polices municipales qui sont très nécessaires à nos à nos élus locaux. Celui qui me tient à cœur sur la lutte contre les violences faites aux enfants où on a des des mesures d'urgence à prendre dans les écoles sur les violences intrafamiliales, celui sur la protection des commerces avec aujourd'hui une grande inquiétude des commerces des TPE PME. Si on peut continuer d'avancer plutôt que d'attendre en permanence le chaos du pays, et bien on est une majorité de parlementaires aujourd'hui à cette mis d'accord pour cette solution.
Et donc il faut qu'on assume aussi que pendant le débat on devra aussi continuer de faire des concessions et pas rester chacun sur ses lignes. Juste petite parenthèse que c'est important ce que vous dites vibou sur sur les défections possibles au sein de vos camps respectifs. Frédéric Puis Alexandrei.
Frédéric Pissa si vous étiez à l'Assemblée, vous auriez voté l'ascensure vous demain ? Non je ne pense pas. Je l'aurais pas voté.
Alors, je je sais que c'est une position qui diverge y compris de mes collègues sénateurs. Je je l'aurais pas voté parce que je ne suis pas pour le chaos, mais je n'aurais pas fait peser sur le gouvernement, j'allais dire un principe de censure permanente à chaque décision parce que c'est ce qui va se passer. Et juste, vous pensez que certains de vos collègues députés LR ne suivront pas les consignes de leur invoquer ?
C'est possible. Je ne sais pas, je sais pas. Franchement entre hier et aujourd'hui, j'ai pas fait le tour de tout le monde.
Donc je vous ai je vais vous répondre ensemble juste pour l'idée du chantage permanent. Je trouve que déjà le mot est totalement inapproprié. La question c'est est-ce que le compromis est fort et il permet aux socialistes de continuer à s'engager ?
C'est ça le sujet. Je je je vous signale juste que vous avez fait sauter un gouvernement parce qu'il y avait un bruno de trop à l'intérieur. Donc l'idée de dire que nous on va sur des hypothèses de fond et pas de personne, je pense c'est plus à notre honneur qu'à notre déshonneur.
Pour vous répondre sur la question ensuite de des députés socialistes, l'écrasante majorité des députés socialistes est sur la ligne qui a été définie. Je rappelle ça va jouer à quelques voix. Est-ce que il y a chez vous les quelques voies qui pourront faire en sorte ?
En tout cas, on est très loin des 25. Si s'il y a quelques députés, c'est une c'est c'est sur les doigts de ma c'est doig d'une main qu'on peut les compter. Donc on sera très loin de cela.
Mais c'est vrai qu'on entend chez les républicains monsieur Bami qui dit que il aurait voté la censure. Enfin on voit bien que vous êtes bien au fait de ce qui se passe chez les républicains. J'essaie de j'essaie de vous suivre [rires] de suivre pas essayer de passer audessus de la barre des deux puis après on juste on va on va continuer à parler de la réforme de traite parce qu'il y a une autre annonce c'est celle d'une conférence sociale.
On va écouter ce qu'en pensent les syndicats. Marie Liselon est secrétaire général de la CFDT. Elle était ce matin sur France Inter.
C'est une victoire, il faut savoir il faut savoir la savourer. Et moi rien ne me gâchera ce plaisir aujourd'hui de J'ai en tête tous ces visages pendant les manifestations de 2023 qui nous disaient il faut qu'on puisse obtenir un bouger. Il faut qu'on puisse continuer de porter notre combat.
CFDT elle est contre les 64 ans. On l' combattu on est sur la le remplacement de cette réforme par un système plus intelligent, beaucoup plus juste qui est le régime par point qui va pouvoir être débattu justement puisque le premier ministre a annoncé qu'il y aurait une discussion, une conférence sur les retraites. Elle peut aboutir selon vous Alexandis cette conférence sociale là où le conclap n'a pas vraiment abouti ?
Je sais pas. Ce que je sais c'est qu'en tout cas pour ce qui nous concerne, pour les partis politiques, nous avons à nous préparer à proposer en effet en 2027 notre vision du système de retraite et les uns et les autres et que cette suspension permet en effet d'avoir ce débat solement. Et je veux juste dire un mot sur ce qu'a dit Marie Lise Léon.
Moi, j'ai fait les 15 semaines de manifestation. Il y a eu 77 jours de congé sans solde. Ce qui se passe est important.
Vous n'imaginez pas le nombre de messages qu'on peut recevoir sur la suspension et ce qu'elle signifie pour les gens dans ce pays par rapport aux conditions d'adoption. J'ai discuté avec qui vous disent quoi du coup ? Mais qui nous disent merci en réalité.
Qui nous disent merci. Et juste pour aller aller au bout, je discutis avec Frédéric Dabi, son deur d'opinion bien connue de l'FOP qui me disait "C'est la seule réforme pour laquelle l'opposition ne faiblit pas." La seule normalement au bout d'un moment, une fois que les réformes sont adoptées, l'opposition elle ne faiblit pas parce que les conditions d'adoption ont été telles que les Français disent qu'il y a là une rupture de confiance.
Nous avons je crois réparé un bout des choses, pas tout un bout des choses hier. C'est pas le cas Fr c'estàd cette blessure démocratique pourquoi elle existe ? Mais est-ce que ce projet de réforme a été bien porté ?
La réponse est non. Ce n'était pas le bon véhicule. On a été censuré sur un certain nombre de dispositifs et après on a couru après avec des conclaves avec un an qui est repassé derrière qui est toujours pas voté d'ailleurs à l'Assemblée nationale.
Bref, ce n'était pas la bonne réforme. Mais en même temps, franchement, mais bien entendu, moi si je demande aux Français s'ils veulent travailler plus, mais personne va me dire "On veut travailler plus." Tout le monde va me dire on préfère effectivement partir à 62 ans avec une réformatau au plat.
Mais vous savez pas c'est le sentiment d'injustice mais oui vous avez raison parce qu'on a un président de la République qui s'est refusé un débat et qui s'est refusé un programme et qui s'est peut-être mais en tout cas nous on a une cohérence. On a une cohérence qui consiste à dire que l'équation des retraites elle est très simple. On a effectivement une baisse de natalité, un allongement de la vie et à un moment donné on a trouvé on a trouvé un équilibre travailler plus c'était l'équilibre contrô c'était pas le bon c'est toujours le même.
Je crois je crois mais on a travaillé sur cette base là ce n'est le sujet c'est la temporalité. On n'est pas aujourd'hui, je pense, à un moment où on doit réargumenter comme en 2023 sur la nécessité, l'urgente nécessité d'avoir une réforme de notre système de retraite pour protéger les générations à venir. Je crois que là-dessus, on est d'accord et on reste cohérent.
On est à un moment de crise extrêmement grave sur le pays sur lesquels sur laquelle une esquisse de solution est aujourd'hui possible, un espoir est un peu réouvert, même s'il il est très vite éteint euh par tous ceux qui disent que rien ne fonctionnera parce que par tous ceux qui veulent le chaos et la dissolution, la démission du président de la République. Et bien moi je crois qu'on doit profiter de ce moment effectivement pour travailler sur cette conférence sociale sur les retraites, être prêt pour le grand débat et le choix des Français sur un système qui engage pour des années à venir et qui engage l'avenir de nos enfants au moment de l'élection présidentielle de 2027. C'est cette nouvelle temporalité qu'on décide pour les retraites aujourd'hui.
Et puis dire aussi que dans le discours de de Sébastien Lecornu, il y a eu bien plus que l'annonce de la conférence sociale. Moi, j'ai entendu le retour d'une démocratie sociale, d'une considération pour les syndicats et les groupes politiques. D'ailleurs, le moi qui vient de se passer le montre.
L'écoute, la considération, c'est un message qu'attendent beaucoup de Français. un apaisement dans le discours, une humilité des dirigeants politiques et une plus grande confiance dans les syndicats. Moi, dans ma circonscription quand j'ai été élu député en 2022, un des premiers dossiers que j'ai eu à traiter, ce sont les syndicats en pleine réforme des retraites de l'usine Carlide qui m'ont interpellé en tant que député pourtant du bloc central pour qu'on vienne au secours d'une entreprise de 400 salariés qui n'avaient pas de projet de reprise et qui allait fermer.
Il y en a une nouvelle à Lille qui ferme malheureusement Exide à l'île sud et où là de la même façon les députés que nous sommes de tout bord sommes allés les voir avec les syndicalistes qui mènent le combat et donc ce respect aussi du corps social qui est réaffirmé par un premier ministre ben je crois que ça fait du bien à notre pays parce que il faut refonder ce contrat social. Il y a il y a un autre sujet qui est évidemment lié ou dire non je voulais simplement dire je pense qu'il faut avoir des principes forts. Dire la vérité au français et être cohérent.
Je suis désolé de vous le dire sur le dialogue social. Moi, j'ai été le sans doute le sénateur qui a porté le plus de projets de loi sur la mise en application des accords nationaux interprofessionnels de des représentants syndicaux. Nous les avons appliqués à la lettre au Sénat.
Qui les a démonté ? Votre majorité. Je suis désolé.
Donc il faut avoir la cohérence la vérité le contenu. Mais on ne parle pas du mépris du corps social. Si si effectivement on revient sur ce qu'on dit des erreurs madame sinon pas là aujourd'hui alors donc c'est pour ça moi ce que je souhaite moi ce que je souhaite c'est qu'un moment et je suis très heureuse que vous dites qu'il y a eu des erreurs et moi je souhaiterais aussi que le président de la République en assume sa part d'erreurs et pas simplement qu'on aille voir ce qui se passe de pas de pas bien chez les socialistes ce qui se passe de pas bien chez les républicains.
Regardez aussi ce qui se passe aussi chez vous. Bien sûr, on va parler du budget et des hausses d'impôts possibles. On va écouter le ministre de l'économie Roland l'escur ce matin sur RTL faire à peu près 25 milliards d'économie. 25 milliards d'économies au total. 25 milliards d'économies, 8 milliards de charges de la dette.
D'accord. Ça c'est incompressible. Et 14 milliards de hausse d'impôts, y compris évidemment les plus riches parce que tout le monde va devoir en faire, vous moi.
Et évidemment, il faut que ça se fasse de manière équitable. Mais le matraquage fiscal, ça ne marche pas. On sait bien que tout ça ça se traduit par des gens.
Vous allez demander aux riches aux plus riches pardon notamment donc cette contribution exceptionnelle une taxation de 2 % sur les holdings patrimonial, ça va rapporter combien au total ? Au total, on est sur 2 milliards et demi. Est-ce que là-dessus vous êtes satisfait Alexandre ?
Ah non, le le enfin ce sera le ce sera l'objet du débat parlementaire si vous voulez pour donner les ordres de grandeur à tous ceux qui nous écoutent. Nous on est sur on était au point de départ entre 15 et 20 milliards d'euros sur la taxe duman. Là, il est proposé de don Olivier Fort dit qu'il la proposera par amendement.
Donc bah évidemment, c'est nos idées, on peut les défendre quand même. La question ensuite, c'est là le gouvernement dit deux, en réalité c'est à peine deux dans ce qui est proposé. Donc il va falloir qu'il y ait sur la justice fiscale des du changement parce que dans ces 14 milliards qui sont aujourd'hui estimés, tous ceux qui seront pas payés par les uns seront donc payés par les autres.
Donc on revient sur la question du qui paye qui paye aujourd'hui euh la la réduction des déficits publics. Donc c'est là-dessus qu'il y a un travail qui est engagé pour nous et nous le redisons aussi. Les gens qui bossent dans ce pays, les classes moyennes et populaires doivent y trouver leur compte.
Nous avions et nous proposons toujours une mesure de baisse de la CSG qui est ciblée sur les gens qui sont entre le SMIC et 1920 € c'est-à-dire la moitié du monde du travail en France qui rapporte 900 € par an par exemple à une famille monoparentale. Et donc il faut qu'il y ait un couple entre la justice fiscale et que les classes moyennes y voi quelque chose aussi et qu'elles se disent pas qu'elles sont les vacheté du système advitamern sur sur la justice fiscale et ce sujet des personnes finalement qui ont un gros revenu, un gros patrimoine et qui par une organisation comptable avec des holdings, avec des placements, avec de bons conseils d'avocats réussissent à échapper à la part qui est du de leur impôts et de leur contribution à l'effort national, au fonctionnement des services publics. Moi, là-dessus, je suis complètement aligné.
Si ces 2 milliards euh ne sont pas suffisants par rapport à ce qui devrait être payé euh par ces personnes, et bien oui, il va falloir par amendement soutenir euh enfin, je veux dire, on ne peut pas euh quand on entend les chiffres, quelqu'un qui fait des efforts, qui travaille, qui a un métier pénible, qui a euh 20 % ou 15 % euh d'impôts euh sur son revenu chaque mois, chaque année et quelqu'un qui est très riche. Non, parce que la SAC Jucman là-dessus, je pense qu'on s'est largement exprimé et que même il y a une ouverture puisque tant qu'il y a une taxation qui est juste, on peut se retrouver. Nous, ce qu'on considérait injuste dans la taxe dumane, c'est la taxation de l'appareil productif, c'est-à-dire de ceux qui possèdent des entreprises qui créent de l'emploi parce qu'on ne veut pas ralentir l'activité économique.
Mais par contre, du capital qui rapporte beaucoup d'argent et que sur cet argent on paye pas suffisamment d'impôts par rapport à ceux qui travaillent et qui sont beaucoup moins riches, bah ça me semble assez simple comme raisonnement et et un raisonnement de bon sens. Je prends quand même le point qui me semble être un point important dans ce que vous dites, c'est en effet que vous en revenez de la théorie du ruisser et c'est très bien. Voilà, je Non mais je prends le point pour ça parce que c'est important d'entendre ce matin puis ça est-ce que vous soutiendrez une forme de taxation des ultra riches ?
Je crois que c'est pas vraiment le sujet parce que je pense que les les riches, les ultra riches par la question de la juscale, elle attendez attendez, je pense qu'il paye déjà les impôts après qu'on ait des réajustements à faire, on en a toujours fait dans les budgets, toujours on en a fait au PLF 25 qu'on en rediscute sur PLF 26, ça pose pas de difficulté, ça fait partie des débats. Après, c'est comment on baisse la dépense publique ? Je rappelle simplement mission travail emploi 2019 14 milliards d'euros, c'est le budget dont j'ai la charge, donc j'en parle d'autant plus aujourd'hui 22 milliards d'euros.
Comment est-ce qu'on va réussir à baisser toutes ces dépenses ? C'est ça le sujet, c'est ce quoi on aura à travailler et et c'est là où on va avoir quand même quelques difficultés. Je vous le dis, la dernière fois euh le budget est allé au bout au Sénat, uniquement au Sénat.
Nous avons voté le deux budget au Sénat. Un dernier mot rapidement chacun pour conclure si Sébastien Lecnu n'est pas censuré demain, est-ce que vous pensez que la discussion parlementaire ira jusqu'au bout qu'un compromis est possible sur ce budget ? Bah nous en tout cas, on fera le travail et on le fait sous l'égie du président de l'archer et on l'a commencé depuis bien longtemps déjà.
C'est le paris que nous avons fait. C'est un paris risqué, osé. C'est un paris assez innovant en réalité, mais la situation est neuve.
Donc il faut essayer de s'ilancer. En tout cas, on on ira dans le débat. Pelbou, vous êtes optimiste sur l'aboutissement.
Il faudra que dans notre groupe et au sein du bloc central, on soutienne aussi l'origine de ce compromis, les engagements de Sébastien [musique] le Cornu et que à chaque article du budget, on ne revienne pas sur ça parce que sinon ça mettra en danger bien sûr parce que diminuer fortement les dépenses, c'est forcément beaucoup de renoncement aussi et il faudra le faire comme l'a dit madame la sénatrice. Merci à tous les trois. Merci beaucoup d'avoir été avec nous pour ce débat.
Merci à tous de nous avoir suivi. Vous suivrez en direct sur notre antenne le discours de Sébastien Lecornu devant les sénateurs. Très bonne journée.
Alexandre Ouizille